‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 22 sur 712 · AER · texte numérisé non relu

AER

ADUSTE. adj. des 2 g. Qui est comme brûlé.

ADUSTION. s. f. {Adust'io.) Brûlure ou cautérisation.

ADVENIR. V. n. V. Avewir.

ADVENTICE, adj. des 2 g. {Jdventltlus.

Qui n'est pas naturellement dans une chose. (Ad-van-ti-se.)

ADVENTIF, IVE. adj. Se dit , en droit romain , D'une sorte de pécule concédé aux fils de famille.

ADVERBE, s. m. {Ad^erblum.) Partie indéclinable du discours, qui modifie les verbes et les adjectifs, (Ad-vër-be.)

ADVERBIAL, ALE. adj. Qui tient de l'adverbe. (Ad-vër-bi-al.)

ADVERBIALEMENT, adv. Dune manière adverbiale. (Ad-vër-bi-a-le-man. )

ADVERBIALITÉ. s. f. Qualité d'un mot qui est considéré comme adverbe, (Ad-vër-)

ADVERSAIRE, s. m. et f. {Adversarius.) Celui sur lequel on veut remporter l'avantage. ( Ad-vër-sè-re. )

ADVERSATîF, IVE. d.à\.{Adversatlo,)T.

de gram. Qui marque opposition. (Ad-vër-)

ADVERSE, adj. des n g. {Adversus.) Contraire, opposé. (Ad-vër-se.)

ADVERSITÉ, s. f. {Advenllas.) tiâ.\., situation de celui qui éprouve les rigueurs du sort, j Malheur. (Ad-vër-si-té.)

AD YN AMIE. s. f. {A, dunamls, gr, ) État morbide caractérisé par l'abattement de la physionomie et des chairs, la difficulté du mouvement ou son impossibilité , l'affaiblissement des sensations , etc, ( A-di-na-mie. )

ADYNAMIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à radynamie. (A-di-na-mic-e. )

AÉRER, V. a. ( Aer. ) Donner de l'air.

AÉRIEN, lENNE. adj. Qui est d'air, qui appartient à l'air. (A-é-ri-in; ë-ne.)

AERIFÈRE. adj, des a g. V. Aériew.

AÉRIFORME. adj, des 2 g. {Aer, forma.) Se dit Des fluides qui diffèrent et ressemblent par leur constitution physique à l'air atmosphérique.

AÉROGRAPHIE, s. f. {Aer, graphe, gr.) Description , théorie de l'air. ( A-é-rogra-fie. )

AÉROLITHE. s. m. {Aer, lithos , gr. ) Pierre tombée du ciel. ( A-é-ro-li-le. )

AÉROLOGIE. s. f. {Aêr, logos, gr. ) Traité sur l'air. ( A-é-ro-Io-jie. )

AÉROMANCIE. s. f. ( Aêr, manteîa, gr.) Art prétendu de deviner par le moyen de l'air, ( A-é-ro-man-sie. )

AÉROMÉTRIE. s. f. {Aêr, metron. gr.) Science de l'air.

AÉRONAUTE. s. des 2 g. {Aêr, naittês, gr. ) Celui , celle qui parcourt les airs dans un aérostat. ( A-é-ro-nô-te. )

AÉROSTAT, s, m. {Aêr, stasis, gr.) Espèce de ballon , au moyen duquel on peut s'élever dans Patmosphère. (A-é-ros-ta. )

AÉROSTATION, s. f. Art de faire de«

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aérostats et de les employer. ( A-é-rosta-sion, )

AÉROSTATIQUE, adj. des 2 g. Qui a rapport à l'aérostation. ( A-é-ros-ta-tic-e.)

AÉTITE. ( Aéthês, gr. ) Espèce de pierre nommée aussi Pierre d'Aigle.

AFFABILITÉ, s. f, ( ^/a^/AVo^. ) Qualité de celui qui reçoit et qui écoute avec bonté et douceur. (A-fa-bi li-té.)

AFFABLE, adj. à^s. 2 g. {Affahilis. ) Qui a de l'affabilité. (A-fable.)

AFFABLEMENT. adv. Avec affabilité.

( A-fa-ble-man, )

AFFABULATION, s. f. ( Affahulatio.) Partie d'une fable qui en explique le sens moral, (A-fa-bu-la-sion, )

AFFADIR, v. a, ( Acl , fatuus. ) Rendre fade. I Causer une sensation désagréable au palais, à l'estomac, parqq, ch. de fade.(A-fa-dir,)

AFFADISSEMENT, s. m. Effet que produit la fadeur ( A-fa-di-se-man. )

AFFAIBLIR, v, a. Rendre faible, ( A-féblir.)

AFFAIBLISSANT, ANTE. adj. Qui affaiblit, (A-fë-bli-san.)

AFFAIBLISSEMENT, s. m. Diminution de forces, ( A-fë-bli-se-man. )

AFFAIRE, s, f. ( Affarium. ) Ce qui est le sujet de quelque occupation. | J'en fais mon affaire , Je m'en charge , je réponds du succès. I Tout ce qui se traite en juridiction. I Toutes les choses qu'on a à démêler avec quelqu'un. | Affaire d'honneur^ on simpl,, affaire , Duel. Chose à la convenance de qqn. C'est son affaire. Chose pénible ou malaisée, j Action de guerre. [ Convention, transaction commerciale, entreprise d'industrie. | Au plur. La profession de commerçant. | Événements. | Avoir affaire de , Avoir besoin de. | // faut prendre garda à qui on a affaire, j Poiwt d'affaire, loc adv. En aucune manière. ( A-fè-re. )

AFFAIRÉ , ÉE. adj. Qui a bien des affaires. Fam. (A-fè-ré.)

AFFAISSEMENT, s, m. État de ce qui est affaissé. (A-fë-se-man.)

AFFAISSER, v. a. Faire que àts choses qui sont l'une sur l'autre tiennent moins d'espace en hauteur. | Faire ployer, (A-fë-sé.)

AFFAITER. v, a. {Ad, factiiare.) A^-pnvoiser un oiseau de proie. (A-fé-té.)

AFFALER, v. a. Manier, soulager un cordage pour l'aider à courir dans sa poulie, et à descendre plus facilement, | Se dit Du vent qui pousse un bâtiment vers la côte et le met en danger d'échouer. | Pron., Se laisser glisser le long d'un cordage , etc. , pour descendre plus vite. (A-fa-lé.)

AFFAMER, v.a. (/''amw.) Retrancher les vivres, causer la famine. |Aff\mé. adj. Qui a de l'avidité pour qq. chose. (A-fa-mé,)

AFFÉAGEMENT. s. m. Action d'afféager.

(A-fé-a-je-man.)

AFFÉAGER. y. a. Aliéner une partie de

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ion Cef à teuir en arrière-fîef ou en roture.

(A-fé-a-jé.)

AFFECTATION, s. f. {Àffectatio.) Çtytaine manière de parler ou d'agir, qui s'éloigne du naturel. (A-fëc-ta-siou.)

AFFECTER, v. a. {Jffcctare.) Marquer une espèce de prédileclion et d'attachement. (Faire nn usage fréquent, et même vicieux, de certaines choses. | Chercher à montrer des quaUtés qu'on n'a pas. | Prendre quelque chose à tâche. | Rechercher une chose avec ambition. | Destiner. | Faire une impression fâcheuse, rendre malade. | Fig. , Émouvoir.] A.FFECTÉ, ÉE. adj. Qui a de l'affectation, où il y a de l'affectation. (A-fëc-té.)

AFFECTIF, IVE. adj. Qui inspire, qui est propre à inspirer de l'affection. (A-fëctif.)

AFFECTION, s. f. {Affectio.) Sentimeul qui fait qu'on aime, qu'on préfère qqn., qu'on se plait à qq. ch. j Mouvement de l'ame. |T. de méd.. Maladie. (A-fëc-sion.)

AFFECTIONNER, v. a. Avoir de l'affection pour qqn. (A-fëc-sio-né.)

Affectionné, ée. Terme de civilité employé dans la souscription des lettres. Yotre très -humble et très - affectionné servitew. (A-fëc-sio-né.)

AFFECTUEUSEMENT, adv. D'une manière affectueuse. (A-fëc-tu-eu-ze-man.)

AFFECTUEUX, EUSE. adj. {Affectuosus.) Qui montre ou qui marque beaucoup d'affection. (A-fëc-tu-eu ; ze.)

AFFÉRENT, ENTE. adj. {Afferens.) Portion , part afférente , La part qui revient à chacun des intéressés dans un objet indivis ou dans un partage. (A-fé-ran; an-te.)

AFFERMER, v. a. {Firma.) Donner à ferme, j Prendre à ferme. (A-fër-mé.)

AFFERMIR, v. a. (Firmare.) Rendre ferme et stable. (A-fër-mir.)

AFFERMISSEMENT, s. m. Action par laquelle une chose est affermie. Etat d'une chose affermie. | Action d'améliorer. (A-fërmi-se-man. )

AFFÉTÉ, ÉE. adj. {Affectatus .) Qui est plein d'affectation. (A-fé-té.)

AFFÉTERIE, s. f. Manière affétée de parler ou d'agir. (A-fé-te-rie.)

AFFETTUOSO. {Affetuoso , it. ) T. de mus. Expression tendre. (A-fé-tu-o-zo.)

AFFICHE, s. f. Feuille que l'on applique contre les murs , pour avertir le public de qq. ch. I Petites Afficlies , Feuille périodique d'annonces. (A-fi-che.)

AFFICHER. V. a. {Affigere.) Appliquer aux murs un placard, j Fi g. , Affecter. | Publier. (A.-fi-ché.)

AFFICHEUR, s. m. Celui qui affiche.

(A-6-clieur.)

AFFIDÉ, ÉE. adj. et subst. {Ad,fidus.) A qui on se fie. (A-fi-dé.)

AFFILER. V. a. {Ad, filum.) Aiguiser le tranchant émoussé d'un instrument. (A-fi-lé.)

4FFILIATION. s. f. Association à une

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compagnie,à une communauté.(A-fi-li-a-sion.)

AFFILIER. V. a. ( AdJiUare. ) Associer à soi. Se dit lies corporations, etc. | Affilik, KK. subst. Cette corporation a des affdiés, (A-fi-li-é.)

AFFINAGE, s. m. Action par laquelle on débarrasse les métaux , etc. , de matières étrangères. (A-ll-na-je.)

AFFINER. V. a. T. d'arts. Purifier. | Fig. et pron,, Devenir plus fin, plus délié. (Aû-ué.)

AFFINERIE. s. f. Lieu où l'on affine, (A-fi-ne-rie.)

AFWNEUR. 5. m. Celui qui affine. (A-fineur.)

AFFINITÉ, s. f. {Affinitas.) Alliance, degré de proximité que le mariage fait acquérir. I Affinité spirituelle. Celle qui se contracte entre les parrains et les marraines , et les personnes dont ils ont tenu les enfants. I Conformité , convenance. | Liaison. ( En chimie, La tendance que les parties constituantes d'une substance, ou de substances de nature différente , ont à s'unir ensemble. (A-fi-ni-té.)

AFFINOIR. s. m. Instrument au travers duquel on fait passer de lin ou le chanvre pour l'affiner. (A-fi-nouar.)

AFFIQUET, s. m. Tarure. Au plur. , Petits ajustements d'une femme. Fam. | JPetit bâton creux qui sert aux femmes qui tricotent pour soutenir l'aiguille., (A-fic-ë [c. m.].)

AFFIRMATIF, lYE. adj. Qui affirme.

(A-fir-ma-tif.)

Affirmative. Subst. et absol., Toute proposition pai' laquelle on affirme.

AFFIRMATION, s. f. ( Affirmatio. ) Action d'affirmer. | T. de proc. , Assurance avec serment et dans les formes juridiques. (Afir-ma-sion.)

AFFIRMATIVEMENT, adv. D'une ma^ nière affirmative. (A-fir-ma-ti-ve-man.)

AFFIRMER, v. a. {Affirmare.) Assurer, soutenir qu'une chose est vraie. | En log. , Exprimer qu'une chose est. | T. de palais , Jurer, assurer avec serment. (A-fir-mé.)

AFFLEURER, v. a. Réduire deux corps contigus à une même surface, sans saillie de l'un sur l'autre. | Neut. Ces pièces de bois affleurent bien. (A-fleu-ré.)

AFFLICTIF, lYE. adj. Il n'est usité qu'au féminin. Les peines âfflicùves sont Les peines corporelles et physiques qui frappent directement la personne du condamné. ( Aflic-tif.)

AFFLICTION, s. f. {Afflictio.) État de tristesse et d'abattement d'esprit. | Accident. (A-flic-sion.)

AFFLIGEANT, ANTE. adj. Qui afûige.

(A-ûi-jan.)

AFFLIGER, v. a. {AJfligere."\ Causer de l'affliction. | Mortifier son corps. [Désoler un pays par des calamités. (A-fli-jé.)

Affligé, ék. subst. Consoler Us affligés.

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AFFLUENCE. s. f. Concours et chute d'eaux , d'humeurs, etc. | Fig. , Grande abondance de choses. (A-flu-an-se.)

AFFLUENT, ENTE. adj. Se dit Des ririères qui se jettent dans une autre. |Subst., La Seine et ses affluents. | Humeurs qui affluent. I Fluide qui se porte dans un sens déterminé. (A-flu-an ; an-te. )

AFFLUER. V. n. {Affluere.) Couler vers.

I Fig. , Abonder. (A-flu-é.)

AFFLUX, s. m. {Fluxtis, ad.) T. de méd., Concours des liquides vers une partie. (A-flu.)

AFFOLER. V. a. Rendre excessivement passionné. 'Psim.\Aîguille affolée, Aiguille d'une boussole lorsqu'elle est dérangée de sa direction naturelle. (A-fo-lé.)

AFFORAGE. s. m. Droit qui se payait à un seigneur pour la vente du vin. (A-fo-ra-je.)

AFFOUAGE, s. m. Droit de prendre du bois dans une foret pour se chauffer; (Afou-a-je. )

AFFOURCHE. s. f. T. de mar. Qui sert à affourcher un bâtiment. (A-four-che.)

AFFOURGHER. v. a. {Ad, furca.) Disposer deux ancres en les jetant à la mer, de manière que leurs câbles forment une espèce de fourche. |Fam., Se mettre à califourchon. (A-four-ché. )

AFFRANCHIR, v. a. {Frah, ail.) Rendre libre , exempter. | Affranchir une lettre , En payer le port au bureau. (A-fi-an-chir.)

Affrancht, ie. subst. Esclave à qui on a donné la liberté.

AFFRANCHISSEMENT, s. m. L'action par laquelle on affranchit un esclave. État de la personne affranchie. | Exemption. | Délivrance de la tyrannie. (A-fran-chi-se-

AFFRE. s. f. Extrême frayeur. Les affres de la mort. (A-fre.)

AFFRETEMENT, s. m. Convention pour le louage d'un bâtiment. (A-fré-te-man.)

AFFRÉTER, v. a. {Ad, fretum.) Prendre un bâtiment à louage , en totalité ou en partie. (A-fré-té.)

AFFRÉTEUR, s. m. Celui qui prend un bâtiment à louage. (A-fré-teur.)

AFFREUSEMENT, adv. D'une manière affreuse. (A-freu-ze-man.)

AFFREUX, EUSE. adj. Qui cause ou qui est propre à causer de l'effroi. | Extrêmement laid. [Fort dépravé. (A-freu ; ze.)

AFFRIANDER. v. a. Rendre friand. | Attirer par qq. ch. d'agréable au goût. (Afri-an-dé.)

AFFRIOLER, v. a. Attirer par qq. ch.

d'agréable au goût. | Fig. , Attirer par qq. ch. d'utile ou d'agréable. | Fam. ( A-fri-o-lé.)

AFFRONT, s. m. {Ad frons.) Injure, outrage. I Déshonneur , honte. (A-fron.)

AFFRONTER, v. a. Attaquer avec hardiesse, avec intrépidité.

Affronté, t. de blas. , se dit De deux animaux qui se regardent. (A-fron-té.)

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