‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 220 sur 712 · ENN · texte numérisé non relu

ENN

ENLAIDIR. V. a. Rendre laid. | V. n. Devenir laid. (An-lë-dir.)

ENLAIDISSEMENT, s. m. Action d'enlaidir, ou Le »ésultat de cette action. (Anlë-di-se-man.)

ENLÈVEMENT, s. m. Action d'enlever, d'emporter qq. ch. d'un lieu. | Rapt, ravissement ; action par laquelle une personne est enlevée malgré elle, ou par laquelle une chose est enlevée malgré celui à qui elle appartient, ou malgré celui qui la désire. (An-lè-veman.)

ENLEVER. V. a. {J'enlève. J'enlèverai.) Lever en haut. 1 Lever en haut avec rapidité , avec violence. | Cela enlève la paille , Cela est au-dessus de tout , ou Cela est décisif. On dit plus ordin. Cela lève la paille. \ Ravir, emmener, emporter par force. [ Emporter , retirer, ôter qq. ch. d'un endroit. | Enlever des marcliandises , Se hâter de les acheter , de sorte que les autres marchands n'en trouvent plus que difficilement. | Enlever qqn.y se dit De ce qui fait mourir qqn. promptement, d'une manière inattendue. | Enlever un poste, etc. , ôter un poste, etc. , à l'ennemi , et s'en rendre maître en peu de temps. \Enlever les suffrages. Obtenir un succès brillant. | Transporter d'admiration , ravir , charmer. | Séparer, détacher une chose de celle sur laquelle elle est appliquée , ou à laquelle elle est adhérente. | Oter , faire disparaître. (An-le-vé.)

ENLEVURE. s. f. Petite vessie ou bube qui vient sur la peau. (Vi.) On dit Élevure. (An-le-vu-re.)

ENLIER. V. a. (JLi^are.) Joindre et engageiiides pierres eiisemble, en élevant un mur. (An-lié.)

ENLIGNER. v. a. Placer plusieurs corps contigus sur une même ligne. (An-li-«é [n m.].)

ENLUMINER, v. a. {Luminare.) Colorier une estampe , etc. , y mettre les couleurs convenables, j Pron., Se mettre du rouge. | Enluminer son style , T répandre des ornements qui ont de l'éclat , mais qui sont peu naturels. | Fam, , Rendre rouge et enflammé , se dit en parlant Du teint , du visage. (Anlu-mi-né.)

ENLUMINEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fait métier d'enluminer des estampes, etc. (An-]u-mî-neur ; eu-ze.)

ENLUMINURE, s. f. Art d'enluminer, d'appliquer des couleurs sur des estampes , etc. ] L'action d'enluminer, et le résultat de cette action. | Une estampe , une gravure enluminée. I Fam., en parlant Du style, se dit Des ornements qui ont de l'éclat , mais qui sont peu naturels. (An-lu-mi-nu-re.)

ENNÉAGONE. s. m. (Ennagonus.) Figure qui a neuf côtés. (Ën-né-a-go-ne.)

ENNÉANDRIE. s. {.{Ennea, anêr, gr.) Classe du système de Linné , qui renferme

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les plantes dont la fleur a neuf étamines. (Ën-né-an-drie.)

ENNEMI , lE. s. {Inimicus.) Celui , ce!|fl qui hait qqn., qui veut du mal à qqn. 1 Pron. , Ami au prêter, ennemi au rendre. | Le diable , le démon. | Se dit De ceux avec lesquels on est en guerre. | Se dit pour marquer Toute sorte d'aversion, d'éloignement qu'on peut avoir pour Des choses mauvaises ou bonnes, justes ou injustes. | Se dit Des animaux, lorsqu'on veut marquer l'aversion d'une race pour une autre race. | Se dit Des choses entre lesquelles on remarque une sorte d'antipathie , d'opposition. | Se dit De certaines choses qui sont nuisibles à la santé. I S'emploie aussi comme adj. | Couleurs ennemies , Couleurs qui , par leur opposition , produisent un effet dur. (Ë-ne-mi.)

ENNOBLIR. V. a. {Nobilis.) Donner de la noblesse, de l'élévation, de la dignité, du lustre. (An-no-blir.)

ENNUI, s. m. Lassitude, langueur, fatigue d'esprit , causée par une chose dépourvue d'intérêt , monotone , déplaisante ou trop prolongée. | Cet abattement de l'esprit qui fait qu'on est las de tout , qu'on ne trouve de plaisir à rien. | L'ennui de la ine , Le dégoût de la vie. | Inquiétude , chagrin , déplaisir , souci. (An-nui.)

ENNUYANT , ANTE. adj. Qui ennuie.

Se dit De ce qui chagrine, qui importune ou qui contrarie actuellement. (An-nuiian.)

ENNUYER. V. a. Causer de l'ennui, fatiguer l'esprit par qq. ch. d'insignifiant, de monotone , de déplaisant , ou de trop long. I Pron. , Éprouver de l'ennui. | S'ennuyer de qqn. , de qq. ch, , En éprouver du dégoût , s'en lasser. (An-nui-ié.)

ENNUYEUSEMENT. adv. Avec ennui, ou D'une manière ennuyeuse. (An-nui-ieûze-man.)

ENNUYEUX , EUSE. adj. Qui ennuie , qui est propre à ennuyer , qui ennuie habituellement. I Se dit, subst.. Des personnes. (An-nui-ieu ; ze.)

ÉNONCER. V. a. (Enuntiare.) Exprimer ce qu'on a dans la pensée. | Énoncer faux , Avancer qq. ch. contre la vérité. | Pron. , S'exprimer. | Énoncé , subst. Un simple énoncé, Une chose avancée sans explication, sans développement ; Un faux énoncé , Une chose avancée contre la vérité. (É-non-sé.)

ÉNONCIATIF, rVE. adj. {Enunciativus.) Qui énonce. (É-non-si-a-tif.)

ÉNONCIATION. s. f. (Enuntiatio.) Action d'énoncer ; ou Les termes qu'on emploie pour énoncer quelque chose. ] L'action de nier ou d'affirmer. | La manière de s'énoncer , quant à l'expression et quant au ton de la voix. (É-non-sia-sion.)

ENORGUEILLIR, v. a. (Qqns. prononcent Enorgueillir.) Rendre orgueilleux. (Annorg-é-lUr [11 m.].)

ENR

ÉNORME, adj. des 2 g. (Enormis.) Démesuré, qui excède de beaucoup la grandeur ou la grosseur accoutumée. [Se dit De tout ce qui est excessif dans son genre.

ÉNORMÉMENT, adv. Excessivement.

(É-nor-mé-man.)

ÉNORMITÉ. s. f. (Enormitas.) Excès de grandeur ou de grosseur. | En parlant De crimes, de méfaits, Gravité, atrocité.

ÉNOUER. V. a. (Enodare.) Éplucher les draps , en ôter les nœuds.

ENQUÉRANT, ANTE. adj. Qui s'enquiert avec trop de curiosité. Fam. et vi. (Anc-é-ran [c m.].)

ENQUÉRIR (S'). V. pron. {Quœrere.) {Je m'enquiers, ils'enquiert; nous nous enquérons, ils s'enquièrent. Je m'enquérais. Je m'enquis. Je m'enquerrai. Je m'enquerrais. Enquierstoi , qu'a s'enquière. Que je m'enquière. Que je m'enquisse.) S'informer , faire des recherches. |Enquis, iSK. part. T. de pratique. Interrogé. Se dit De témoins. (Sanc-é-rir [c m.],)

ENQUERRE. v. a. Vieux mot, synonyme de S'enquérir , examiner , rechercher. A enquerre , Marque qu'un mot , un fait , etc. , a besoin d'être vérifié. T. de blas. , Armes à enquerre. Armes qui ne sont pas selon les règles ordinaires du blason , et qui offrent métal sur métal, ou couleur sur couleur. (Anc-è-re [c m.].)

ENQUÊTE, s. f. (Quœsitum.) Recherche , preuve qui se fait en justice par audition de témoins. | Convertir les informations en enquête , sign. Civiliser un procès criminel. | Les enquêtes , se disait , dans les pcu-lements , Des chambres où l'on jugeait les appellations des sentences rendues sur procès par écrit. | Se dit De certaines recherches en matière de commerce, d'industrie, de haute administration , faites par ordre de l'autorité. (Ancê-te [cm.].)

ENQUÊTER (S'), v. pron. S'enquérir. | Ne s'enquêter de rien. Ne se soucier, ne se mettre en peine de rien. Fam, et vi. (Saucê-té [c m.].)

ENQUÊTEUR, adj. m. Se disait d'Un juge ou officier commis pour faire des enquêtes. (Anc-ê-teur [c m.].)

ENRACINER (S'), v. pron. Prendre racine. (San-ra-si-né.)

* ENRAGEANT, ANTE. adj. Qui cause beaucoup de peine, un chagrin violent. Fam. (An-ra-jan.)

ENRAGER, v. a. Être saisi de la rage.

(Vi.) I Se dit De celui qui souffre une douleur excessive, | Se dit en parlant D'un besoin vif et pressant , accompagné de douleur , ou D'un désir ardent et violent, | Se dit en parlant D'un dépit , d'un déplaisir sensible, I Être enragé contre qqn. , Être dans une grande colère contre lui. | Enragé , ée. part. Un animal enragé , Un animal qui a la rage. 1 1' am. , Un mal enragé , Un mal violent. ) EiraAGÉ , subst. , Un homme fougueux , im-

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