‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 226 sur 712 · ESC · texte numérisé non relu

ESC

( < -loDJie , La partie inférieure et i*^iu5 pro-

clie de k ba^e. (Es-ca-pe.)

ESCARBOT. s. m. iScaraSceuj.) E^oèce d'insecte du genre des Scarabées. (EÎ-car-bô.)

ESCAJRJBOUCLE- s. f. ( CarbuHciUus. ) Pierre précieuse qui a beaucoup d'éclat , et qui eit d'un rouge foncé. (Es-car-bou-cle,)

ESCARCELLE. ». f. {ScarceMa, it.) Grande bourse à l'antique. Se dit fafli. et par plaisanterie. (Es-car-së-le.)

ESCARGOT, s. m. ( Scoraècuu. ) Espèce de limaçon. (Es-car-gô.)

ESCARMOUCHE, s. f. (Scaramuccia, W..] Combat entre de petits détachements ou entre des tirailleurs, lorsque deux années sont proches l'une de l'autre. (Es-car-mou-ciie.)

ESCARMÛUCHER. V. n. {Scaramuccïare.) Combattre par escarmouches, j Se dit, fam., Des discussions et des disputes. ( Es-carmou-ché.)

ESCARMOUCHEUR. s. m. Celui qui va à l'escamiouche. ("Vi.) (Es-car-mou-cheur.}

ESCaROLE. s. f. Plante potagère, espèce de chicorée à feuilles larges. (Es-ca-ro-le.)

ESCaROTIQUE. adj. des i g. et s. m.

{Escarothiciis.) Se dit Des substances caustiques qui brûlent les parties >-ivantes et déterminent la formation d'une escarre. (Es-caro-tic-e.)

ESCARPE, s. f. {Scarpa , it) Mtiraille de terre ou de maçonnerie qui règne au-dessus du foiiid.u i"6tp de la place. (Es-car-pe.)

^sCARPEMZST. 8. m. Pente roide. (Escar-pe-man.)

ESCaRPER, V. a. ( Scorpa, it.) Couper droit, de haut en bas. Se dit en parlant D'un rocher, d'un fossé, etc. j Escarpé, eï. adj. Rocher escarpé , chemin escarpé , Rochw , chemin fort rude , que l'on ne gravit que difficilement, '^-car-pé.)

ESCaRPLX. s. m. {Scarpuwy it) Soulier à simple semelle. Pop., Jouer de t escarpin. S'enfuir. 'Es-car-pin.j

ESCARPOLETTE.' s. f. {Scarpoletta , \V, Espèce de siège suspendu par des cordes, sur lequel on se place pour être balancé dans l'air. ( Fam. , Une tête à l'escarpolette. Un étourdi. (Es-car-po-lë-te.)

ESCARRE, s. f. {Escharra.) Croûte qui résulte de la mortification d'une partie , queUe qu'en soit d'aileurs la cause, j (Ti.) Ouverture faite avec violence , avec fracas. (Es-ca-re.)

ESCAVEÇADE. s.f. {Cabesson, esp.) Secousse du caveçon, pour presser le cbeval d'obéir. (Es-ca-ve-sa-de.)

ESCJEST. s, m. {Sciens.) S€ dit, adv. et fam., A bon escient. Sciemment, sachant bien ce qu'on fait, ou Tout de bon, sans feinte. Dites- \ous cela à bon escient? Je parle a bon escient. On dit, dans le premier sens, À mon eicient , à son escient. (E-si-an.)

ESCT.ATRF. s. m. Oiseau de proie dont

èsc

k cor^ c»t àkosà^ , et qui f oie bieb. ( Et dè-re.)

ESCLANDRE, a, m. {Scand^ium. ) Mal- Leur, accideot qui fait du bruit, de TécUt, et qui est accompa^Tic de qq. honte. | Faire esclandre , Quereller qqn. en public. Causer de l'esclandre. Faire tapage, occasionner qq. scandaie. (Es-clAn-dw.)

E'^CLaTaGE. s. m. Servitude; l'état, la condition d'un esclave. : L'état d'une personne dominée par qq. passion. | Tout ce qui tient dans une sorte d'assujettissement , de dépendance. ; L'esclavage de la rime, La géoe , la contrainte qu'elle impose. ( Une paj-ure de diamants ou d'autres pierres précieuses, qui descend sur la poitrine. (Es-cla-va-je.)

ESCLAVE, s. des a g, et adj. Celui , celle qui est en servitude, et sous la puissance absolue d'un maitre. j Se dit de Ceux qui , par flatterie . par intérêt , se mettent dans la dépendance de qqn. , et suivent aveuglément ses volontés. I £^« esclave de sa parole , Tenir religieusement ce qu'on promet (Escla-ve.)

ESCOBARDER. v. n. User de réticences, de mots à double entente , dans le dessein de tromper. Fam. (Ës-co-bar-dè.)

ESCOBARDÈRIE. s, f. Subterfuge, faux fuyant . mensonge alroit. Fam. (Ës-co — )

'ESCOFFIO^r s. m. Ancienne coiffure à l'usage des femmes du peuple. Se dit par mépris. (Es-<^o-fion.)

ÉSCOGRiFFE. 5. m. Cdui qui prend hardiment sans demander. | Un homme de grande taille et malbàd. Fam. (Ès-co-sri-fe.)

E-^COMPTE. 5, m. {Ex, computian: Remise fiaite au payeur par cekii qui reçoit un payement avant l'échéance . ou avant le terme fixé par les usages du commerce. (Ëscon-te. )

ESCOMPTER, v. a. {Ex, computare. ) Faire l'escompte, le calculer et le réduire. Payer à quelqu'un le montant d'un effet avant l'échéance , moyennant un escompte, ^s-con-té.)

ESCOPE. s. f. Sorte de pelle de bois longue, étroite, creuse et recourbée, qui sert à prendre et à lancer de l'eau. (És-co-pe.)

ESCOPETT^. >. f. ( Escopetta , esp. ) Arme a feu , espèce de fusil de guerre ou de carabine que l'on portait ordin. en bandoulière. Ës-co-pe-te.j

ESCOPETTERJE. s. f. Salve, décharge de plusieurs escopettes, carabines, fusils ou mousquets. (Ti.) (Ès-co-pe-te-rie.)

ESCORTE, s. f. {Scorto, it.) Troupe ar mée qui escorte une personne , wn convoi des bagages, qui accompa^e pour protéger défendre ou surveiller pendant la marche I Se dit de Taisseaux de guerre qui accoui pagnent, dans le même dessein, des bâtiments de transport, des navires marchanda etc. I Faire escorte. Servir d'escorte, [i'c ta tctcorte de Escorté car. ''Ës-cor-te.)

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ESP

ESCORTER. V. a. Accompagner pourl protéger, défendre ou surveiller pendant la I marche. (Ës-cor-té.)

ESCOUADE, s. f. (Scuadra, it.) Fraction d'une compagnie de gens de guerre, sous les ordres d'un caporal ou d'un brigadier. (Ës-coua-de.)

ESGOURGÉE. s. f. Fouet qui est fait de plusieurs courroies de cuir. | Se dit Des coups donnés avec cette espèce de fouet. (Vi.) (Ës-cour-jée.)

ESCOURGEON, s. m. Espèce d'orge hâtive qu'on fait ordin. manger en vert aux chevaux. (Ês-cour-jon.)

ESCOUSSE. s. f. Mouvement, élan, course qu'on prend de qq. distance pour mieux sauter, pour s'élancer avec j)lus de force, avec plus de légèreté. Fam. (Es-cou-se.) '

ESCRIME, s. f. Art de faire des armes ; exercice par lequel on apprend à se battre à l'épée ou au sabre. (Ës-crime.)

ESCRIMER. V. n. {Schirmen , ail.) S'exercer à faire des armes, à se battre à l'épée ou au sabre, j Fam., Disputer l'un contre l'autre sur qq. matière d'érudition , de science. | Pron., S'escrimer à faire qq. chose, S'exercer , s'appliquer à le faire. | S'escrimer de qq. ch.. Savoir s'en servir. (Ës-cri-mé.)

ESCRIMEUR, s. m. Celui qui entend l'art d'escrimer. (Ës-cri-meur.)

ESCROC, s. m. Fripon, fourbe, homme qui a coutume de tirer qq. ch. des gens par fourberie, par artifice. (És-crô.)

ESCROQUER, v. a. Tirer qq. ch. d'une personne par fourberie, par artifice. (Ës^ croc-é [c m.].)

ESCROQUERIE, s. f. Action d'escroquer.

(Ës-croc-e-rie.)

ESCROQUEUR, EUSE. s. Celui, celle qui escroque. (Ës-croc-eur ; eu-ze [c m.].)

E-SI-MI. Ancien terme de musique, par lequel on désignait Le ton de mi. (É-si-mi.)

ESPACE, s. m. {Spatiwn.) L'étendue indéfinie. Une étendue limitée, et ordin, superficielle. I Absol. , Cette étendue qui embrasse l'univers. ( L'étendue du temps, j Subst. f. Se dit de Petites pièces de fonte, plus basses que la lettre, qui ne marquent point sur le papier, et qui servent à séparer les mots l'un de l'autre. (Ës-pa-se.)

ESPACEMENT, s. m. Distance entre un corps et un autre. | L'intervalle qu'on laisse entre les mots ou entre les lignes. (Ës-pase-man.)

ESPACER. V. a. Ranger plusieurs choses de manière à laisser entre elles les espaces nécessaires. | Se dit en parlant Des mots, des lignes, et quelquefois même des lettres. (Ës-pa-sé.)

ESPADON, s. m. {Spada, it. ) Grande et large épée qu'on tenait à deux mains. | Le sabre dont on apprend à se servir. | Espèce de grand poisson dont le museau est armé

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d'un os plat et allongé comme un glaive. (Ës-pa-don.)

ESPADONNER. v. n. Se servir de l'espadon. (Ës-pa-do-né.)

ESPAGNOLETTE, s. f. {Espanol, esp.) Sorte de ratine fine. | Une espèce de ferrure à poignée servant à fermer les châssis d'une fenêtre. (Ës-pa-/zo-lë-te [n m.].)

ESPALIER, s. m. {Palus.) Rangée d'arbres fruitiers dont les branches sont étendues, couchées, dressées contre un mur, et assujetties, soit avec des clous, soit par un treillage. (Ës-pa-lié.)

ESPALMER. V. a. Nettoyer, laver la carène d'un bâtiment, d'une embarcation, ayant de l'enduire de suif ou autre matière. (Ës-pal-mé.)

ESPARCETTE. s. f. Nom vulgaire du Sainfoin, dans plusieurs provinces. On dit aussi Éparcet. |(És-par-së-te.)

ESPARS, s. m. pi. Longs mâtereaux de sapin , qui servent à faire des mâts de chaloupe et de canot, des bouts-dehors de vergues , etc. (Ës-par.)

ESPÈCE, s. f. (Species.) Division du genre; réunion de plusieurs êtres, de plusieurs choses sous un caractère commun qui les distingue des autres êtres , des autres choses appartenant au même genre. | Sorte , qualité. I L'espèce humaine. L'universalité des hommes, le genre humain, j Fam., Cest une plaisante espèce d'homme. C'est un homme sans considération. (Vi.) | Des gens de toute espèce , Des gens de tout état, de toute condition. I Fam. , Une espèce de valet de chambre, etc., Un homme qui, sans être proprement un v.alet, etc., en fait les fonctions. Une espèce d'avocat, etc. , Un mauvais avocat, etc. ( En arithm., Grandeurs de la même espèce. Celles qui sont de la même nature. | Le cas particulier sur lequel il s'agit de prononcer. I Au plur., Les pièces de monnaie d'or ou d'argent. — Les apparences du pain et du vin après la transsuostantiation. — Les images, les représentations des objets sensibles, reçues par les sens, et de là portées dans l'imagination. | Les poudres mélangées qui forment la base des électuaires. | Se dit de Diverses substances végétales divisées en fragments plus ou moins menus, qui ont entre elles qq. analogie de propriétés. (Êspè-se.)

ESPÉRANCE, s. f. ( Sperare. ) Attente d'un bien qu'on désire, et qu'on croit qui arrivera. | La personne ou la chose sur laquelle on fonde son espérance. | L'une des trois vertus théologales, celle par laquelle nous espérons posséder Dieu , et obtenir les moyens nécessaires à cette fin , par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Chrtst. ( Ëspé-ran-se.)

ESPÉRER. V. a. (Sperare.) Attendre un

ien qu'on désire , et que l'on croit oui ar-

bien qu'i

que

ESP

riiera. | "V. u. Espérer en Dieu, f Se conttniit qqfs. avec la prép. De. (Ës-pé-ré,)

ESPIEGLE, adj. et s. des 2 g. Fin, subtil, c\eillé. Fam. (Ës-piè-gle.)

ESPIÈGLERIE, s. f. Petite malice que fait un enfant vif et éveillé. Fam. (Ës-piègle-rie.)

ESPINGOLE. s. f. Gros fusil court, dont le canon est fort évasé , et que l'on charge de plusieurs balles, (Ës-pin-go-le.)

ESPION, s. m. {Spione , it.) Celui qui se mêle parmi les ennemis pour épier. Quiconque est chargé d'observer les actions , les discours d'autrui, pour en faire son rapport, j on emploie qqfs, son fém. Espionne. (Espion.)

ESPIONNAGE, s. m. Action d'espionner, métier d'espion. (Ës-pio-na-je.)

ESPIONNER. V. a. Épier les actions , les discours d autrui, pour en faire son rapport. (Ës-pio-né.)

ESPLANADE, s. f. (Spianata, it.) Espace uni et découvert au devant d'un édifice , au devant d'une place fortifiée, etc. (Ës-plana-de.)

ESPOIR, s. m. {Sperare.) Espérance, Ce mot n'a pas de pluriel. (És-pouar.)

ESPONTON. s. m. [Spontone, it.) Arme d'hast, sorte de demi-pique que portaient autrefois les officiers d'infanterie, et dont on se sert sur les vaisseaux quand on ^ient a l'abordage. (Ës-pon-ton.)

ESPEINGALE. s. f. Espèce de fronde dont on se servait anciennement dans les armées. (Ës-prin-ga-le.)

ESPRIT, s. m. {Spiritus.) Substance incorporelle. Se dit de Dieu. I Le Saint-Esprit, r Esprit consolateur, l'Esprit rii'i/iant, Noms qne l'on donne à la troisième personne de la Trinité. I Z'or^^e du Saint-Esprit, Ordre de chevalerie institué par Henri EII, | Absol., Saint-Esprit, Lacroix en broderie d'argent que les chevaliers de l'ordre portaient sur leur habit et sur leur manteau, | Se dit Des anges. — Esprits bienheureux , Les âmes qui sont en paradis , et Les anges. ] Mauvais anges. | Se dit Des prétendus revenants. jTertu, puissance surnaturelle qui remue Tâme, qui opère dans l'âme, j Se dit Des grâces et des dons de Dieu, j L'âme. { Rendre l'esprit , Mourir. [ En esprit , Par la pensée , en imagination. | Absol., se dit par opposition à la Chair. | L'ensemble des facultés intellectuelles. I Être bien dans l'esprit de qqn., Avoir son estime, sa bienveillance, j L'attention, la présence d'esprit, j La facilité de la conception et la vivacité de l'imagination, j L'imagination seule, j La conception seule. I Le jugement seul. | Se dit Des pensées fines, ingénieuses, piquantes, j Faire de t esprit, courir après l'esprit. Chercher à montrer de l'esprit. | Humeur, caractère, j La disposition, l'aptitude qu'on a à qq. ch. ; ou Le principe, le motif, les vues par lesquelles

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