‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 232 sur 712 · ETA · texte numérisé non relu

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d'installer, d'assurer, de fonder, d'instituer, etc. [Ce qui est établi pour l'utilité publique, pour l'exercice ou l'expleitation d'une industrie, etc. I Les établissements de saint Louis , Le code de lois donné par ce prince. | État, poste avantageux, condition avantageuse. | L'action de procurer un état, une condition avantageuse. ( É-ta-bli-se-man.)

ÉTAGE, s. m. ( Stagium , b. 1. ) Espace entre deux planchers dans un bâtiment.

Ordin. , Premier étage, signifie Celui qui e^t au-dessus du rez-de-chaussée et de Tentresol. I Se dit en parlant Des maisons où il n'y a que le rez-de-chaussée. | Se dit en parlant Des choses disposées par rangs les unes audessus des autres. ! Fam. , C'est un sot à triple étage, C'est un homme extrêmement sot. j Degré d'élévation ou d'infériorité, j Condition , rang dans la société. ( É-ta-je. )

ÉTAGER. V. a. Disposer, tailler par étages. (É-ta-jé.)

ETAL s. m. ( Stabilire.) Pièce de bois dont on se sert pour appuyer, pour soutenir qq. construction ou partie de construction qui menace ruine, ou que l'on reprend sous œuvre. Qqns. disent Etaie ; et alors le mot est fém. I Se dit De gros cordages dormants qui vont de la tête des mâts se fixer sur l'avant , pour les soutenir contre les efforts qui tendraient à les renverser vers l'arrière. ( É-tè. )

ÉTADfL s. m. La partie la plus fine de la laine cardée. (É-tin.)

ÉTAIN". s. m. {Stannum.) Métal blanc, léger, qui crie lorsqu'on le plie. | Etain de glace, Le bismuth. (É-tin.)

ÉTAL. s. m. Sorte de table sur laquelle on expose en vente de la viande de boucherie. { La boutique même où l'on Tend de la viande.

ÉT.ILAGE. s. m. Exposition de marchandises qu'on veut vendre , ou ces marchandises mêmes. | Se dit Des marchandises de choix, et qqfs. de rebut, qu'on étale, qu'on déploie pour servir de montre. | Certain droit qu'on prélève pour permettre aux marchands d'étaler. | Se dit, par plaisanterie. De la toilette, des ajustements , surtout en parlant Des femmes. | Tout ce dont on fait parade par vanité, par ostentation. (— la-je.)

ETALAGISTE, adj. et s. m. Se dit D'un marchand qui expose sa marchandise en vente dans les rues, sur les places, dans les marchés. ( — la-jis-te.)

ÉTALER. V. a. Exposer en vente des marchandises, des denrées, etc. |Fam., Étaler sa marchandise, Tirer vanité de ce qu'on fait, de ce qu'on a de rare, de singuher. | Étendre, déployer, montrer en détail. | Étaler son jeu, Montrer toutes ses cartes, les étendre sur la table, i Montrer avec ostentation. jPron., S'étendre de son long. Fam. I

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ÉTALIER. adj. et s. m. Celui qui vend k

viande pour le maître boucher. (É-ta-lié.)

ÉTALINGCER. v. a. Amarrer un câble.

un grelin, etc., à l'organeau de l'ancre. (Éta-ling-é [g m.].)

ÉTALON, s. m. Cheval qui sert à ta multiplication de l'espèce.

ETALON, s. m. Modèle de poids, de me- Mjre, qui est réglé, autorisé et conservé [Kir le magistrat, et auquel les mesures , les poid- Jes marchands , doivent être conformes, ETALONNAGE ou ÉTALONNEMENT, s. m. Action d'étalonner des poids ou des mesures. ( — lo-na-je ; ou — lo-ue-man. ) ÉTALONNER, v. a. Imprimer certaine marque sur un poids, sur une mesure, pour attester qu'ils sont conformes à l'étalon, ou qu'on les a rectifiés sur l'étalon. | Ce marchand fut mis à l'amende parce que ses mesures n étaient pas étalonnées. ( É-talo-né. )

ÉTALONjN'ELTI. s. m. Ofïicier commis pour étalonner, pour vérifier les poids el mesures. (É-ta-lo-neur.)

ÉTAMAGE. s. m. Action d'étamer ou État de ce qui est étamé. (É-ta-ma-je.)

ÉTA^NLBOT. s. m. Forte pièce de bois qui, élevée à l'extrémité de la quUle d'un bâtiment, termine l'arrière de la carène. (Étan-bô.)

ÉTAMER. v. a. {Stannum.) Enduire la surface d'un métal d'une couche d'étain fondu, pour empêcher la rouille ou le vertde-gris de s'y former. | Etamer une glace, un miroir, Y mettre le tain.

ÉTAMEUR. s. m. OuvTier qui étame.

ÉT-\MINE. s. f. {Stamen.) Petite étoffe mince, qui n'est pas croisée. [ Tissu peu serré, fait de crin, de soie ou de fil, qui sert à passer le plus délié de la farine, qq. poudre ou qq. liqueur. | Fam., Passer par l'étamine, se dit D'une personne dont on examine sévèrement la conduite, la doctrine. Se dit Des choses qui sont examinées eu détail et à la rigueur.

ÉTA-MINE. s. f. [Stcmen.) L'organe mâle des fleurs , qui est ordin. formé d'un filet plus ou moins allongé, et d'une espèce de tête, nommée anthère, dans laquelle est renfermée la poussière fécondante.

ÉTA3UNIER. s. m. Celui qui fait de l'étamine. (É-ta-mi-nié.)

ÉTA:\iPER. V. a. Étamper^ un jer de cheval, Y faire les huit trous. (É-tan-pé.)

ÉTA:MURE. s. f. La matière qu'on emploie pour rétamage.

ÉTANCHEMENT. s. m. Action d'étancher. (É-tan-che-man.)

ÉTANCHER. v. a. (Stagnare.) Arrêter l'écoulement d'un liquide qui s'enfuit par qq. ouverture. | Etancher la soif. Apaiser la soif. I Etancher la soif des honneurs , des richesses, etc., La satisfaire.

ÉTANÇON. s. m. Grosse pièce de boii

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qu'on met sous un mur ou sous des terres minées, pçur les soutenir. (É-tan-son.)

ÉTANÇONNER. v. a. Soutenir par des élançons. (É-tan-so-né.)

ÉTANFICHE. s. f. Hauteur de plusieurs lits de pierre qui font masse ensemble.

ÉTANG, s. m. (Sta^um.) Grand amas d'eau retenu par une chaussée, et dans lequel on nourrit du poisson. (É-tan.)

ÉTAPE, s. f. Prorision de vivres et de fourrages que l'on distribue aux troupes lorsqu'elles sont en route. | Le lieu où l'on distribue l'étape aux soldats. | Brûler l'étape. Ne pas s'arrêter dans un lieu d'étape. | (Vi.) Ville de commerce où l'on décharge les marchandises , les denrées qu'on y apporte de dehors.

ÉTAPIER. s. m. Celui qui a le soin de fournir et de distribuer l'étape aux gens de guerre. (É-ta-pié.)

ÉTAT. s. m. (Status.) Disposition dans laquelle se trouve une personne, une chose, une affaire. | L'état de nature, se dit Des mœurs, de la vie habituelle des peuples sauvages, et de qqs. hommes x&o\ks.\ Mettre qqn. en état de faire qq. ch, , Lui en donner les moyens. | Mettre les choses, les Ueux en état. Mettre les choses, les lieux dans la disposition convenable à leur destination. I Tenir une chose en état , La tenir ferme, ae manière qu'elle ne se dérange pas. — La tenir prête. | Tenir les choses en état. Les tenir en suspens , les laisser comme elles sont. | Faire état, Estimer, faire cas. Présumer, penser. Se proposer de. Être assuré de, compter sur. (Vi.) I Liste, registre. | Mémoire, inventaire, j Tenir un grand état , Vivre splendidement et avec représentation. Tenir un état. Représenter. | Profession, condition. ( Le tiers état, La partie de la nation française qui n'était comprise ni dans le clergé, ni dans la noblesse. | États généraux , ou , absol.. Les états, s'est <lit, en France, De l'assemblée des trois ordres du royaume, qui étaient le clergé, la noblesse et le tiers état. I Les états de Blois, etc., Les états généraux tenus à Blois, etc. 1 La forme du gouvernement d'un peuple , d'une nation. | Le gouvernement, l'administration d'un pays, d'une société politique. |Fam.,-^y7<**''« d'état. Affaire importante. | Un peuple, en tant qu'il est constitué en corps de nation, qu'il forme une société politique distincte. | Se dit Des pays qui sont sous une même domination. | L'État ecclésiastique. Les États du pape. (É-ta.)

ÉTAU. s. m. {Stabilire.) Machine dont les serruriers et qqs. autres ouvriers se servent pour tenir fermes et serrés les objets qu'ils travaillent, et qui est formée de deux pièces de fer, appelées Mâchoires. \ Étau à main. Petit étau dont on se sert en le tenant à la main. (É-tô.)

ÉTAYEMENT. s. m. Action d'étayer, ou État de ce qui est étayé. (É-të-ie-man.)

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