ETE
dir. I Tenir un certain espace, se prolonger jusqu'à un certain endroit. | Se dit Des personnes, en parlant De leur propriété. [ Se dit de la vue, de la voix. | S'étendre sur qn. sujet. En parler au long. | Prou., Durer. | Etes du, UE, adj. Se dit De certaines choses qui, dans leur genre , sont grandes, larges, vastes, aie, (É-tan-dre.)
ÉTENDUE, s. f. Dimension d'une chose en longueur, largeur et profondeur, j Se dit pour indiquer L'ne ou deux des trois dimensions. I La superficie d'une chose. | Se dit Du temps. — Se dit De diverses choses, j L' étendue d'un discours , etc. , Sa longueur. (É-tan-due.)
ÉTERNEL, ELLE. adj. {.Etamalls.)^ Qui n'a point eu de commencement et n'aura jamais de fin. ( Subst. m. Dieu. | Une proposition d'éternelle vérité, Une vérité immuable et nécessaire. 1 Qui n'aura jamais de fin, quoiqu'il ait eu un commencement, j Qui doit durer si longtemps, quon n'en sait point la fin. | S'applique, fam., Aux choses qui sont dites, qui sont répétées trop souvent, i Fam., Un causeur , un harangueur éternel , Un homme qui parle trop , qui harangue trop longtemps. (E-tèr-nël ; ë-le.) ÉTERIN'ELLE. s, f. Plante. P\ Immortelle.
ÉTERNTXLEVIENT. adv. Sans commencement et sans fin. I Sans fin, quoiqu'il v ait eu un commencement, j Fam., Continuellement, toujours. ^É-tër-në-le-man.)
ÉTERNISER, v. a. Rendre éternel ; Faire qu'une chose ne finisse point, qu'elle dure très-longtemps. (É-ter-ni-zé.)
ÉTERNITÉ, s. f. {Mternitas.) Durée qui n'a ni commencement ni fin. \ Une durée qui a un commencement, mais qui n'aura point de fin. La vie à venir. | Un temps fort long. I De toute éternité, De temps immémorial. (É-tër-ni-té.)
ÉTERNLTER. v. n. (Sternutare.) Faire le mouvement involontaire qu'on appelle Éternument, et qui est excité par qq. picotement au fond des narines. (É-ter-nu-é.)
ÉTERNUMENT, s. m. Mouvement, effort subit et convuliif des muscles qui servent à l'expiration, dans lequel l'air, après une grande inspiration commencée et un peu suspendue, est chassé tout d'un coup et avec violence par le nez et par la bouche. (É-tër-nu-man.)
ÉTÉSIEN. adj. m. {Etesîœ.) Se dit Des vents réguliers qui soufOent chaque année pendant un certain nombre de jours dans les mers du Levant, dans la Méditerranée. (Été-zi-in.)
ÉTÊTEMENT. s. m. Action d'étêter un arbre. (É-té-te-man.)
ÉTÊTER. V. a. Couper, tailler k tête d'uu arbre. ( Ététer un clou, une épingle, En ôter la tête.
ÉTEUF. s. m. (On ne prononce point
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l'F, SI ce n'est dans les vers, lorsque le mot suivant commence par une voyelle.; Petite balle dont on se sert pour jouer à la longue paume. | Renvoyer l'éteuf , F^.^'poUiSer avec vigueur une injure, une raillerie. (É-teû.)
ÉTEULE ou ESTEl'BLE. s. f. Chaume; ce qui re^te sur la terre du tuyau des grains, quand on a fait la moisson, (ou Es-teu-ble.)
ÉTHER. s. m. {.-Etlier.) Nom que les anciens donnaient à l'air pur et léger des hautes régions de l'atmosphère. | La matière fluide et subtile qu'on supposait reuipiir l'espace dans lequel se meuvent les corps célestes. | Liqueur spiritueuse très-volatile qu'on obtient par la distillation d'un acide mêlé avec de l'esprit-de-vin ou alcool. (É-tèr.)
ÉTHÉRÉ , ÉE. adj. [^tnereus.) Qui est de la nature de l'éther. j Poétiq. , La voûte étherée , Le ciel. (É-lé-ré.)
ÉTHIOPS. s. m. yj£thiops.) On donnait autrefois ce nom à certains oxydes et à des sulfures métalliques. (É-ti-ops.)
ÉTHIQUE, s. f. (Ethica. T. de l'école.
Science de la morale, | Les Éthiques d'Aristote , Les ouvrages moraux d'Aristote. (Étic-e.)
ETTLMOÏDAX , ALE. adj. Qui appartient à l'ethmoïde. (Ët-mo-i-dal.)
ETHNIOIDE. adj. et s. m. {Éthmos, eidos, gr.) Os du crâne , dont la lame supérieure est criblée de petits trous. (Ët-mo-i-de,)
ETHNARCKIE. s. f. Province qui était sous le commandement d'un ethnarque. j La dignité d'ethnarque. (Ët-nar-chie.)
ETHNARQUE. s.' m. {Etknarches.) T.
d'hist. ancienne. Celui qui commandait dans une province. CËt-narc-e.)
ETHNIQUeI adj. des 2 g. {Ethnicus.) Païen, idolâtre, gentil. T. ecclésiast. | Mot ethnique, [Mot qui désigne l'habitant d'un certain pays ou d'une certaine ville. (Et-nic-e.)
ETHNOGRAPHE, s. m. Celui "qui s'occupe d'eiiinographie , qru en fait son étude. ^Ët-no-^ra-fe.)
ETHNOGRAPHIE, s. f. Partie de la statistique qui a pour objet l'étude et la description des divers peuples. fËt-no-gra-fie.)
ETHNOGRAPHIQL"i. adj. des 2 g. Qui appartient, qui est relatif à l'ethnographie. (Et-no-sra-fic-e.)
ÉTHOLOGIE, s. f. {Ethologus.) Discours ou traité sur les mœurs. (É-to-lo-jie.)
ÉTHOPÉE, s. f. (Ethopœus.) T. did. Peinture et description des mœurs et des passions humaines. (É-to-pée.)
ÉTIAGE. s. m. Le plus grand abaissement des eaux d'une rivière. ,'É-ti-a-je.)
ÉTIER. s. m. Canal qui sert à conduire l'eau de la mer dans les marais salants. (É-tié.)
ÉTTNCELANT, A^TTE- adj. Qui étincelle.
(É-tin-se-lan.)
ÉTIN CELER, v. n. Briller, jefer des édatt de lumière, j Cet owrage ét'mceUe dtaprit.
Zio8 ETO
Il est plein de choses spirituelles. (É-liuse-lé.)
ÉTINCELÉ. adj. Écu étlnceld. Celui qui est semé d'étincelles. T. de blas. (É-tin-se-lé.) ÉTINCELLE, s. f. {Scintilla.) Pelile parcelle de feu, bluette. | Se dit en parlant De l'esprit , de l'âme. (É-lin-së-le.)
ÉTINCELLEMENT. s. m. Éclat de ce qui étincelle. (É-tin-së-le-man.)
ÉTIOLEMENT. s. m. Altération , décoloration qu'éprouvent les plantes lorsqu'elles lèvent dans un endroit obscur, ou lorsque, parvenues à un certain degré d'accroissement , elles cessent de recevoir l'action de la lumière et de l'air, (É-li-o-le-man.)
ÉTIOLER. V. a. Faire éprouver à une plante l'espèce d'altération , de dccoioiatiou que l'on nomme Étiolement. (É-ti-o-lé.)
ÉTIOLOGIE. s. f. {^tiologia.) Partie de la médecine qui traite des diverses causes des maladies. (É-ti-o-lo-jie.)
ÉTIQUE. adj. des 2 g. {Hecticus , gr.) Qui est dans l'étisie. | Fièvre étlque , Fièvre lente , longue et habituelle, qui dessèche tout le corps, i Maigre, atténué. — Se dit De qqs. animaux. (É-tic-e.)
ÉTIQUETER, v. a. Mettre une étiquette , distinguer par une étiquette. (É-tic-e-té.)
ÉTIQUETTE, s. f. Petit écriteau qu'on met, qu'on attache sur un sac de procès, et qui contient les noms du demandeur et du défendeur, celui de l'avoué, etc. | Se dit de Ces petits écriteaux qu'on met à des sacs d'argent, à des liasses de papiers, à des paquets de bardes , etc. , pour iiidiquer ce qu'ils contiennent. | Se dit Des usages établis dans la maison d'un prince, du cérémonial de cour, 1 Se dit Des formes cérémonieuses usitées entre particuliers, pour se témoigner mutuellement des égards, j Se dit Des différentes formules dont on se sert soit dans les lettres, soit dans les placets , selon les personnes à qui on les adresse. (E-tic-ë-te [c m.],) ÉTIRER. V. a. Étendre, allonger.
ÉTISIE. s. f. {Hecticus, gr.) Phthisie, maladie qui dessèche et consume le corps. ( Éti-zie.)
ÉTOFFE, s. f. {Stoff, ail.) Tissu de soie, de laine, de coton, de poil, de fil d'or ou d'argent , etc. , dont on fait des habits , des meubles, etc. | La matière de qqs, autres ouvrages de manufacture. | Fam. , Qualité , condition, naissance, mérite , etc. j Au plur. , Ce que l'imprimeur fait payer, à raison de tant pour cent , au delà des frais d'impression, afin de se cou\Tir des dépenses que nécessite le matériel , la correction , l'éclairage, etc. (É-to-fe.)
ÉTOFFER, v. a. Mettre de l'étoffe, de la matière en quantité suffisante et de qualité convenable, à qq. ouvrage de manufacture. I Garnir de tout ce qui est nécessaire , soit pour la commodité, soit pour l'ornemeat. (É-to-fé.)
ETO
ÉTOILE, s. f. {Stella.) Astre qui brille de sa lumière propre, et qui paraît toujours fixe au même point du ciel. | L'étoile du berger, La planète de Yénus. | Z/Oo-er, coucher à la belle étoile , Coucher dehors , en plein air. | Se dit, abusivement, de Ces météores , appelés aussi Étoiles tombantes , que l'on voit courir dans l'air la nuit , et s'éteindre incontinent. | Destinée. | Petit artifice qui imite, dans les airs, l'éclat d'une étoile. | Se dit de Certains ornements auxquels on suppose quelque ressemblance avec une étoile, et qui ont ordin. cinq rayons. | Se dit , en t. d'impr. , dans le même sens (\\i Astérisque. L'astérisque destiné à remplacer chacune des syllabes ou des lettres d'un mot qu'on ne veut pas écrire en entier. | Marque blanche sur le front d'un cheval dont le corps est d'une autre couleur. | Le centre où se réunissent plusieurs allées d'un parc, ou plusieurs routes d'une forêt. | Un fortin à quatre, cinq ou six angles saillants. (Ë-toua-le.)
ÉTOILE, ÉE. adj. Semé d'étoiles. (Étoua-lé.)
ÉTOILER (S'). V. pron. Se fêler en forme d'étoile. (Sé-toua-lé.)
ÉTOLE. s. f. ( Stola. ) Longue bande d'étoffe que les prêtres portent au cou , lorsqu'ils remplissent certaines fonctions ecclésiastiques, et qui pend des deux côtés par devant.
ÉTONNAMMENT, adv. D'une manière étonnante. (É-to-na-man.)
ÉTONNANT, ANTE. adj. Qui étonne, qui surprend. | C'est un homme étonnant , Se dit D'un homme extraordinaire, soit en bien soit en mal. (É-to-nan.)
ÉTONNEMENT. s. m. Surprise causée par qq. ch. d'extraordinaire, d'inattendu. | Admiration.] Ébranlement. (É-to-ne-man. ) ÉTONNER, v. a. {Attonare.) Surpendre par qq. ch. d'inopiné, d'extraordinaire. | Ébranler , faire trembler par qq.^ grande , qq. violente commotion. | Pron. , Être étonné , troublé, effrayé. | Trouver étrange, singulier , extraordinaire. (É-to-né.) ÉTOUFFADE. s. f. V, Estouffadk.
ÉTOUFFANT, ANTE. adj. Qui fait ([u'on étouffe , qu'on respire difficilement. Temps étouffant. Chaleur étouffante. (É-tou-fan.) ETOUFFEMENT. s. m. Difficulté de respirer. (É-tou-fe-man.)
ÉTOUFFER. V. a. Suffoquer ; faire perdre la respiration , faire mourir , en privant d'air. | V. n. Avoir la respiration empêchée ; ou Mourir faute d'air. | Fam., Étouffer de rire. Rire avec excès , jusqu'à perdre la respiration. 1 Se dit De ce qui dérobe aux plantes l'air nécessaire à leur végétation. | Éteindre, en interceptant l'air. | Supprimer, cacher, surmonter. | Étouffer des sons. Les rendre moins éclatants , les amortir. | Détruire, dissiper, faire cesser. (É-tou-fé,) ÉTOUFFOIR. s. m. Espèce de boîte faite
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(le m^tal , dont on se sert pour étouffer et éteindre des charbons. | Se dit De petites pièces de drap qui servent, dans un piano, à étouffer les sons, et qui s'abaissent au moyen d'une pédale. ( É-tou-fouar. )
ETOUPE. s. f. ( Stupa. ) La partie la plus giossière, le rebut de la filasse, soit de chanvre, soit de lin. | Fam. , Mettre te feu aux étoupesy Déterminer tout à coup qq. mou- Tement impétueux, comme la colère, etc.
ÉTOUPER. V. a. Boucher avec de l'étoupe ou avec qq. autre chose semblable.
ÉTOUPILLE. s. f. {Stupa.) T. d'artillerie. Petite mèche inflammable qu'.on introduit dans la lumière d'une pièce , et qui sert d'amorce. I [ H m. ]
ÉTOUPILLON. s. m. Petite mèche d'étoupe suivée qu'on introduit dans la lumière d'une pièce pour pré.server la charge de l'humidité. I [ 11 m. ]
ÉTOURDERIE. s. f. Action d'étourdi, ou Habitude de faire des actions d'étourdi. ÉTOURDI , lE. adj. et subst. ( Stordido , it ) Qui agit sans réflexion , sans considérer ce qu'il fait. | À l'étourdie, loc. adv. À la manière d'un étourdi, inconsidérément.
ÉTOURDIMENT. adv. À l'étourdie. ( — di-man. )
ÉTOURDIR. V. a. Causer dans le cerveau un ébranlement qui trouble, qui suspend en qq. sorte la fonction des sens, | Fam. , Etourdir les oreilles. Importuner, fatiguer par trop de paioles. j Causer de l'étonnement , de l'embarras, f Calmer en mangeant qq. peu. | Étourdir une douleur, en parlant D'une douleur physique, L'endormir. En parlant D'une douleur morale. Faire que l'esprit en soit moins occupé , en soit distrait. I S'étourdir sur qq. ch., Se distraire de qq. ch., s'empêcher d'y penser.
ÉTOURDISSANT, ANTE. adj. Qui étourdit. ( É-tour-di-san. )
ÉTOURDISSEMENT. s. m. Impression', ébranlement causé par qq. ch. qui étourdit. j Le trouble que cause un malheur, une mauvaise nouvelle. ( — di-se-man. )
ÉTOURNEAU. s. m. (Sturnus.) Sorte d'oiseau de passage, dont le plumage noirâtre est marqué de petites taches grises. On l'appelle aussi Sansonnet, j Fam., Un jeune homme léger et inconsidéré. | Subst. et adj. Se dit D'un cheval qui a le poil gris-jaunâtre.( É-tour-nô.)
ÉTRANGE, adj. des 2 g. {Exiraneus.) Qui n'est pas dans l'ordre, dans l'usage commun; qui est singulier, extraordinaire, inconcevable. ( É-tran-je. )
ÉTRANGEMENT, adv. D'une manière étrange , contre l'ordre et l'usage communs , extrêmement , excessivement. ( É-tran-jeman.)
ÉTRANGER, ÈRE. adj. {Extraneus.) Qui est d'une autre nation, qui appartient, qui a rapport à une autre nation. ] Être étran-