‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 236 sur 712 · ÉTR · texte numérisé non relu

ÉTR

sol., Exister. // n'est plus, Il est mort, j S'emploie Lorsqu'on attribue à qqn. ou a qq. eh. une qualité, un état, une manière d'exister absolue ou relative. ( Cela est, cela n'est pas, Cela est \Tai , cela n'est pas vrai. Cda sera, cela ne sera pas. Cela arrivera, cela n'arrivera pas. | Fam., Foilà ce que c'est , Voilà en quoi consiste la chose. — La chose est faite maintenant comme il convient, j // est, se dit, poét., pour II y a. ( // est jour. Il fait jour. | S'emploie avec les prép. A, Dans et En, lorsqu'on veut indiquer La relation au lieu , au temps , ou L'état , la disposition, le genre d'occupation, etc. | Être À (]q. ck. , S'en occuper, ou Y prêter attention. J Fam,, Vous n'y êtes pas , se dit À une personne qui se méprend sur le mot d'une énigme, d'un discours, d'une action, etc. Se dit À une personne qui ne saisit pas , qui ne touche pas le point d'une affaire , ou qui ne s'y prend pas bien pour faire^ qq. ch. j Être à plaindre , à blâmer, etc. , Etre digne de compassion , de blâme, j Suivi de la prép. A, Appartenir, | Je suis tout à tous , Je suis dans la disposition de vous servir. | // n'est point à lui, il n'est plus à lui, se dit D'un homme agité d'une violente passion. ( S'emploie avec la plupart des autres prép. de lieu, surtout pour indiquer, au propre , La situation relative, et, au figuré, L'état, la condition, la disposition. | S'emploie d'une manière analogue avec les advs, de lieu. | Être avec qqn. , Se trouver qq. part avec lui , ou Vivre habituellement avec lui. | Avec la prép. De , précède les mots qui indiquent — le lieu d'origine : — l'auteur d'une chose , d'un ouvrage: — la profession, la condition : — la qualité propre à un sujet : — la matière: — l'occupation. | Il est de la justice défaire telle chose, La justice oblige à faire telle chose, j Suivi de la prép. De, signifie aussi Être compris dans , faire partie de. | Avec la prép. De , signifie encore Entrer en part , en société , s'intéresser. | Précédé de la particule En , se dit en parlant Du point où l'on est parvenu dans un travail, dans une étude , de l'état où est une affaire. — Se dit encore , impersonn. , Du résultat , des conséquences d'une chose. | Précédé de la particule En, sert qqfs. à comparer, à marquer similitude , conformité. | Suivi de la prép. Pour, sert à marquer préférence ou prédilection. | Sert à marquer la destination, l'objet I S'emploie comme auxiliaire pour former les verbes passifs. | Sert à former les temps composés de qqs. verbes neutres et ceux de tous les verbes qui s'emploient avec le pronom personnel. | Sert à conjuguer, dans qqns. de leurs temps, les verbes actifs qu'on emploie impersonn. avec le pronom réfléchi. ( È-tre. Je sui. Tu ë. Il ë.)

ÊTRE. s. m. Ce qui est. | Une personne contre laquelle on est indigné. | Existence. |

ETR

Au plur. , Les diverses parties de la distrliiation d'une maison.

ÊTRE. s. m. À blanc être, À blanc estoc.

ÉTRÉCIR. V. a. {Strictus.) Rendre étroit , rendre plus étroit. | Ètrécir un cheval , Le ramener graduellement sur un terrain moins étendu que celui qu'il parcourait, j Pron. , Devenir plus étroit. (É-tré-sir.)

ÉTRÉCISSEMENT. s. m. Action par laquelle on étrécit , ou État de ce qui est élréci. (É-tré-si-se-man.)

ÉTREINDRE. v. a. {Stringere.) (Se conj.

c. Atteindre.) Serrer fortement en liant. ( Embrasser, presser entre ses bras. (É-trindre.)

ÉTREmTE. s. f. Serrement , action par laquelle on étreint. | L'action de presser qqn. entre ses bras, (É-trin-te.)

ÉTRENNE. s. f. {Strena.) Présent qu'on fait le premier jour de l'année. | Le premier argent que les marchands reçoivent dans la journée , dans la semaine. | Le premier usage qu'on fait d'une chose. (É-trë-ne.)

ÉTRENISÏR. V. a. Donner les étrennes. | Être le premier qui achète à un marchand, qui donne à un pauvre. | Faire usage d'une chose pour la première fois. | V. n. Se dit en parlant Du premier argent qu'un marchand reçoit de sa marchandise dans la journée, dans la semaine. (É-trë-né,)

ÉTRÉSILLON. s. m. Se dit De pièces de bois qu'on place en travers dans les tranchées d'une fondation, dans les galeries d'une mine, etc., pour empêcher les terres de s'ébouler; ou dans un bâtiment , pour étayer les murs qui déversent ou qu'on reprend sous œuvre. (É-tré-zi-llon [Il m.].)

ÉTRÉSILLONNER. v. a. Soutenir, étayer avec un étrésillon, avec des étrésillons. (É-trézi-llo-né [11 m,].)

ÉTRIER. s. m. Espèce d'anneau de fer ou d'autre métal , qui pend à droite et à gauche par une courroie à une selle de cheval , et qui sert à appuyer les pieds du cavalier. | Le vin de l'étrier. Le vin que l'on boit au moment du départ. I Courir à franc étrier , Courir la poste à cneval. | Tenir l'étrier à qqn. , L'aider dans qq, entreprise. ( Bandage dont on se sert pour la saignée du pied. | Pièce de fer en forme d'étrier, qu'on emploie pour soutenir une poutre, (É-trié.)

ÉTRILLE, s. f. {Strigilis.) Instrument de fer avec lequel on ôte la crasse , l'ordure qui s'est attachée à la peau et au poil des chevaux , des mulets , etc. | Un cabaret où l'on fait payer trop cher. | [Il m.]

ÉTRILLER. V. a. Frotter , nettoyer avec rétrille. | Fam. , Étriller qqn. , Le battre , le maltraiter, j II a été bien étrillé , se dit D'un homme qui a eu une maladie violente , ou qui a perdu beaucoup au jeu, ou à qui on a fait payer sou gîte trop cher. J [11 m.]

ÉTRIPER. v. a. Ôter les tripes d'un ani-

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