FAB
F. s. m. et f. Lettre consonne, la sixième de l'alphabet. Lorqu'on l'appelle Effe, suivant la prononciation ancienne et usuelle, le nom de cette lettre est féminin. Lorsqu'on l'appelle» ^e, suivant la méthode moderne, ce nom est masculin. | Quand cette lettre est à la fin d'un mot, elle se prononce presque toujours , même devant une consonne.
FA. s. m. La quatrième note de la gamme d'ut. J Le signe qui représente cette note.
FABAGO. s. m., ou FABAGELLE. s. f. Plante dont les f&uilles épaisses ressemblent à celles du pourpier, et qui passe pour vermifuge. (Fa-ba-gô, ou Fa-ba-jë-le.);
FABLE, s. f. {Fabula:) Apologue, récit dans lequel on cache une vérité , une moralité sous le voile de qq. fiction. | Le sujet d'un poëme épique, d'un poëme dramatique, d'un roman, f Fausseté, chose controuvée. | Toutes les fables de l'antiquité païenne.
FABLIAU, s. m. {Fabula.) Sorte de poëme, de conte en vers, qui était fort à la mode dans les premiers âges de la poésie française. (Fa-bli-ô.)
FABRICANT, s. m. {Fabricans.) (Qqns.
écrivent Fabriquant.) Celui qui fabrique ou qui fait fabriquer. | Un fabricant d'étoffes. Celui qui tient une filature de coton, de laine, etc.
FABRICATEUR. s. m. {Fabricator.) Celui qui fait , qui fabrique qq. ch.
FABRICATION, s. f. {Fabrîcatio.) L'art de fabriquer ; L'action de fabriquer, ou Le résultat de cette action. ( — ca-sion.)
FABRICIEN ou FABRICIER. s. m. Celui qui est chargé d'administrer la fabrique d'une église. On le nomme plus ordin. Marguiilier. (Fa-bri-siin ; ou Fa-brisié.)
FABRIQUE, s. f. {Fabrica.) Construction d'un édifice. | En parlant D'une église paroissiale. Tout ce qui appartient à cette église. I Le corps , l'assemblée de ceux qui sont chargés d'administrer la fabrique d'une église. | Fabrication. |Fam., Cela est de sa fabrique, Il a controuvé cela, c'est un mensonge qu'il fait. | Se dit en parlant Du lieu, de la ville même où l'on fabrique. | Un établissement où l'on fabrique. | Bâtiment dont la principale décoration consiste dans l'arrangement et l'appareil des divers matériaux dont il est composé, j Toute construction qui orne un parc, etc., telle qu'un pont, une tour. | Se dit Des édifices, des ruines d'architecture, etc., qui entrent dans la composition d'un tableau* et surtout d'un paysage. (Fa-bric-e.)
FABRIQUER, v. a. {Fabrlcare.) Faire certains ouvrages suivant les procédés d'un art mécanique. | Faire fabriquer , tenir une
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fabrique. | Pabriauer une pièce , etc. , Faire une fausse monnaie. (Fa-bric-é [c m.].)
FABULEUSEMENT, adv. D'une manier»
fabuleuse. ( — lea-ze-man.)
FABULEUX,EUSE.adj.(Fa^tt/ojuj.)Feint, controuvé, inventé, j Qui appartient, qui • rapport à la Fable, f Se dit De ce qui passe la croyance, quoique réel. (Fa-bu-leu; ze.)
FABULISTE, s. m. Auteur qui a écrit des fables.
FAÇADE, s. f. {Faciès.) Un des côtés d'un bâtiment , d'un édifice , lorsqu'il se présente au spectateur , ou lorsqu'il décoré une place , une rue, etc. j Le côté où se trouve la principale entrée. (Fa-sa-de.)
FACE. s. f. {Faciès.) Yisage.iPop. , Couvrir la face à ^qn.^ Lui donner un soufflet. | La mesure qm sert à déterminer les proportions d'une figure, et qui est égale à la longueur du visage. | Superficie. | Désigne Les diverses portions de surface plane qui terminent un solide. | T. d'anat. Une des parties qui composent la superficie d'un organe. I Le devant d'un édifice ou d'une de se& parties considérables. | Les faces de l'architrave, Les bandes dont elle est composée. Faire face. Être tourné vers un certain côté. Présenter le front. — Pourvoir ou parer à qq. ch., ne pas se trouver au dépourvu, dans le besoin. | L'état , la situation des affaires. I Se dit Des divers aspects , des divers points de vue sous lesquels une chose, une affaire peut être examinée, considérée. | Au jeu de la bassette, La première carte que découvre celui qui tient la banque, j Se dit Des cheveux qui couvrent les tempes. | Eir FACE. loc. adv. Par devant. J En présence. I Vis-à-vis. I Dk face. loc. adv. Du côté où l'on voit toute la face, tout le devant. I Face a face. loc. adv. S'emploie en parlaat De deux personnes qui sont en présence l'une de l'autre , dont l'une a le visage tourné vers celui de l'autre. | À i-a face. loc. adv. En présence de, à la vue de. | De prime face. loc. adv. D'abord. On dit De prime abord. (Fa-se.)
FACE, ÉE. adj. Être bien face. Avoir le visage plein et une belle figure. Fam. (Fa-sé.)
FACER. V. a. T. du jeu de la bassette. Amener pour face une carte qui est la même que celle sur laquelle un joueur a mis son argent. TFa-sé.)
FACETIE, s. f. {Facetia.) Bouffonnerie, plaisanterie de paroles ou de gestes, pour divertir , pour faire rire. (Fa-sé-sie.)
FACÉTIEUSEMENT. adv. D'une manière facétieuse. (Fa-sé-sieû-ze-man.)
FACÉTIEUX, EUSE. adj. Plaisant, qui divertit , qui fait rire. (Fa-sé-sieû ; ze.)
FACETTE, s. f. Petite face , l'un des côtés d'un corps qui a plusieurs petits côtés. (Fa-së-te.)
FACETTER, v. a. Tailler à facettes un diamant, une pierre précieuse. (Fa-sé-té. )
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FÂCHER. V. a. Mettre en colère, indis-
rer fortement. | Causer du déplaisir, de peine. | Pron. , Se mettre en colère. | Impers. // me fâche, etc., Je suis chagrin, je suis affligé.
FÂCHERIE, s. f. Mécontentement, déplaisir, chagrin.
FÂCHEUX , EUSE. adj. Qui fâche , qui donne du chagrin. — Subst. m. Le fâcheux de C affaire est (jue... \ Impers., Il est fâcheux , C'est une clïose triste, désagréable. | Pénible, difficile , malaisé. | Malaisé à contenter , bizarre, peu traitable. | FIcheux, subst., Un homme incommode , importun , ou dont la présence dérange. (Fâ-cheû ; ze.)
FACIAL, ALE. adj. Qui appartient, qui a rapport à la face. (Fa-si-al.)
FACIENDE. s. f. (Faciendus.) Cabale, intrigue. Se dit en mauvaise part. (Vi.) (Fasi-an-de.)
FACILE, adj. des -x g. ( Facilis. ) Aisé, qui ne donne point de peine; qu'on peut faire, qu'on peut exécuter sans peine. | Qui ne sent point la gène, qui parait fait sans peine , sans effort. I Qui crée , qui exécute aisément sans effort. I Condescendant , doux, complaisant.
A Se dit De celui qui manque de fermeté ans l'occasion, qui a une indulgence, une complaisance excessive. (Fa-si-le.)
FACILEMENT, adv. Aisément, avec facilité , sans peine. (Fa-si-le-man.)
FACILITÉ, s. f. {Facilitas.) Qualité de ce qui est aisé à faire , à employer , etc. | Moyen, manière facile, absence d'obstacle. I Se dit Des commodités, des délais accordés à un acheteur , à un débiteur. | Disposition, naturelle ou acquise, qui permet de faire qq. ch. sans peine, sans effort. | Absol. , L'aptitude à concevoir, à produire, à travailler facilement. | La manière facile dont une chose est ou semble faite, | Condescendance, complaisance. | Se dit Du manque de fermeté , d'une indulgence , d'une complaisance excessive. | Facilité de mœurs, Disposition naturelle à vivre , à s'accommoder aisément avec tout le monde. ( Fa-sili-té.)
FACILITER. V. a. Rendre facile. ( Fa-si- U-té.)
FAÇON, s. f. {Facere^ Manière dont une chose est faite , ou la forme qu'on lui a donnée. I Les façons d'un bâtiment , La forme rétrécie d'une jpartie de sa carène , à l'avant et à l'arrière. [ Le travail de l'artisan qui a fait qq. ouvi'age. | Le labour que l'on donne à la terre, à la vigne. | L'action de faire, d'inventer, de composer qq. ch. Fam. | Manière, sorte. I Façon de parler , Phrase, locution , expression. | Cest une façon de parler. Ce que je dis , ce qu'il dit , etc. , ne doit pas être pris à la lettre , à la rigueur. | Fam. , Des gens d'une certaine façon , Des gens d'un certain rang , d'un certain état. | Fam., L'air la mine, le maintien, le port
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d'une personne. | L'apparence de certaines choses. ( Au plur. , Les manières propres à une personne, ses actions, ses procédés, etc. I Se dit, absol.. Des manières où il y a de l'affectation, de l'afféterie. | Manière cérémonieuse et gênante de témoigner ses égards , sa politesse , sa circonspection , sa retenue, etc. Fam. | Se dit De& difficultés qu'une personne fait de se déterminer à qq. ch. Fam. | Soin excessif, attention, circonspection trop exacte en de certaines choses. Fam. j Dk façon que. loc. conj. Tellement que. j En telle sorte que, de telle manière que. (Fa-son.)
FACONDE, s. f. {Facundia.) Yieux mot qui signifie, Éloquence, faciUté à parler d'abondance. I Loquacité , trop grande abondance de paroles. Fam.
FAÇONNER, v. a. Travailler une chose , lui donner une certaine façon, une certaine forme. ( Donner la dernière façon à un ouvrage , l'enjoliver, en embellir la forme. | Le labour qu'on donne à la vigne, aux terres, I Fam., Former l'esprit, les mœurs par l'instruction, par l'usage. | Accoutumer. | V. n. Se dit Des difficultés qu'on fait d'accepter qq. ch. ( Fa-so-né. )
FAÇONNIER , 1ÈRE. adj. Qui fait trop de façons, qui est incommode par trop de cérémonies, par trop d'attention et de circonspection dans de petites choses. ( Fa-sonié. )
FAC-SrMILE. s. m. Expr. lat. La copie, l'imitation exacte, imprimée ou gravée, d'une pièce d'écriture, d'une signature, etc. ( — mi-lé. )
FACTEUR, s. m. {Factor.) Faiseur. Se dit De ceux qui font, qui fabriquent des instruments de musique. | Celui qui est chargé de qq. négoce, de qq. trafic, etc., pour qqn. | Celui qui est chargé de distribuer, de remettre à leurs adresses les lettres envoyées par la poste, j Chacune des quantités qui servent à former un produit.
FACTICE, adj. des a g. ( Factitius. ) Qm est fait ou imité par art. ( Fac-ti-se. )
FACTIEUX , EUSE. adj. Qui excite ou cherche à exciter des troubles dans un État, dans une ville, dans une société; ou Qui est de qq. cabale, de qq. faction. | Subst. , Le chef des factieux. ( Fac-sieu ; ze. )
FACTION, s. f. ( Factio. ) Le guet que font successivement les soldats d'un poste. | Se dit en parlant De toute personne qui sç tient dans un endroit pour guetter ou attendre qqn. ou qq. ch. | Parti, cabale dans un État, dans une ville, dans un corps, etc. ( Fac-sion. )
FACTIONNAIRE, adj. Qui est obligé à faire faction. | Subst. m. Une sentinelle ou une vedette. ( Fac-sio-nè-re. )
FACTORERIE ou FACTORIE. s. f. {Factor. ) Le lieu , le bureau où sont les facteurs
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ou agents d'une compag;nie de commerce en pays étranger.
FACTOTUM, s. m. Mot lat. (Autrefois on prononçait, et plusieurs écrivaient, Factoton, ) Celui qui se mêle , qui s'ingère de tout dans une maison. Fam. ( Fac-to-to-me. )
FACTUM. s. m. T. iat. Mémoire, exposé sommaire des faits d'un procès, et des moyens d'une des parties. (Vi.)]Se dit par dénigrement De tout écrit qu'une personne publie pour attaquer, pour se défendre, etc, (Facto-me. )
FACTURK s. i.\ Factura.) État, mémoire qui indique en détail la quantité , la qualité et le prix des marchandises ^u'un négociant, etc., envoie à qqn., associe, ou autre. | La manière dont une pièce de musique e£t composée. — Se dit en parlant De versification.
FACULTATIF, lYE. adj. Qui donne la faculté. I Qui laisse la faculté de faire ou de ne pas faire une chose i dont on peut, à son gré, faire ou ne pas faire usage. ] [ c m. ]
FACULTÉ, s. f. ( Facultas. ) Puissance physique ou morale qui rend un être capable d'agir de certaine manière , de produire certains effets. I Facilité , talent , aptitude. I Pouvoir , moyen , droit de faire une chose. I La faculté d'un Ugat^ Ses pouvoirs. I Au plur.. Les biens, les ressources, les moyens d'une personne. | Le cor^is ou l'assemblée des professeurs chargés du haut enseignement d'une science ou de la littérature, dans l'université. | Absol., La faculté de médecine. | [cm.]
FADAISE, s. f. Niaiserie, ineptie, bagatelle , chose inutile et frivole. ( Fa-dè-ze. )
FADE. adj. des a g. ( Fatuus. ) Insipide , sans saveur, ou de peu de goût. | Se sentir le cœur fade. Avoir, éprouver du dégoût. | Qui n'a rien de piquant, de vif, d'animé, d'agréable.
FADEUR, s. f. Qualité de ce qui est fade, de ce qui est insipide. | Un certain manque de grâce, d'agrément et de vivacité. Un excès de flatterie. | Louange fade.
FAGOT, s. m. Faisceau de menu bois, de branchages. | Pop., L'âme du fagot. Le dedans du fagot, composé du plus petit bois. I Cet homme sent le fagot , Il est soupçonné d'hérésie , d'impiété. | Conter des fagots , faire des fagots. Conter des bagatelles, des choses frivoles, ou fausses et sans vraisemblance. I Se dit en parlant D'un ouvrage de eharpenterie, de menuiserie, ou de tonnellerie, qu'on a démonté, et dont les pièces sont liées en paquet, pour qu'elles occupent moins d'espace, et qu'elles puissent être remontées au besoin. ( Fa-gô. )
FAGOT AGE. s. m. Le travail d'un faiseur de fagots. | Le bois qui n'est propre qu'à faire des fagots. ( Fa-go-ta-je. )
FAGOTER. V. a. Mettre en fagots. | Fapi. , Mettre en mauvais ordre , m^ arran-
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ger. I Habiller mal et avec mauvais goût. | Fagotb , ûc. part. | Fam. , mal vêtu. ( Fago-té. )
FAGOTEUR. s. m. Faiseur de fagots. | Fam. , Celui qui fait mal qq. ch.
FAGOTIN. s. m. Singe habillé que les opérateurs, les charlatans ont avec eux sur leur théâtre. Ce nom a passé Aux valets d'opérateur ou de charlatan qui amusent le peuple par des bouffonneries et des lazzi. | Fam., Un mauvais plaisant.
FAGOUE. s. f. Glande qui est au haut de la poitrine des animaux, et que dans les veaux on appelle Rïs.
FAGUENAS. s. m. Odeur fade et mauvaise, sortant d'un corps malpropre ou malsain. Fam. et vi. ( Fag-e-na. )
FAIBLE, adj. des a g. ( Flexihilis. ) Débile, qui manque de force, de vigueur. | Dans un âge faible. Dans l'enfance, dans les premiers temps de l'adolescence. | Qui manque de puissance, de ressources, etc. 1 Qui est dépourvu de talent, de génie , etc. j S'applique aux productions de l'art ou de l'esprit. I Qui manque de force morale, qui est trop indulgent, trop facile, etc. | Se dit Des choses qui n'ont pas assez de grosseur, d'épaisseur, de force , de solidité , etc. j Se dit D'un poste, d'une place de guerre peu fortifiée, j Qui est peu considérable en son genre sous le rapport de la quantité, de l'étendue, de la valeur, de l'intensité, de l'énergie, etc. j S'emploie souvent avec la prép. De, suivie d'un substantif qui caractérise le genre de faiblesse. Ce cheval est faible de reins, j Subst. m. Toute personne faible, qui manque de puissance, de ressources. I Ce qu'il y a de moins fort, de moins soliae, etc. , dans une chose. | Ce qu'il y a de défectueux en qq. ch. I Le principal défaut auquel une personne est sujette, sa passion dominante. ( Fë-ble. )
FAIBLEMENT, adv. Avec faiblesse, d'une manière faible. (Fë-ble-man.)
FAIBLESSE, s. f. {Plexibilitas.) Débilité , manque de force, de vigueur. | Défaillance, évanouissement, jsyncope. | Manque de puissance, de ressources, etc. ( Manque de génie, de talent. | S'applique aux productions de l'art ou de l'esprit. (Ce manque de force morale qui dispose à trop d'indulgence , ou qui rend facile à troihper , à émouvoir, à intimider, etc. ( Avoir de la faiblesse , avoir un faible, du faible pour qqn.. Avoir un grand penchant pour lui , une grande disposition à trouver bien ou à excuser tout ce qui vient de lui. I Se dit D'un défaut de raison, d'empire sur soi-même, et Des fautes qui en sont la suite. | Les faiblesses de Inhumanité, Il y à des faiblesses qui sont bien excusables, \ Le manque ou le peu de grosseur, d'épaisseur, de force, de solidité, etc., de certaines choses | Se dit D'une chose peu /çposi^éj^a^, ga son genre. (Fë-blè^se,). .,| %„i,„ ^i \y,\i ';,ax.-
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FAIBLIR. V. n. Perdre de sa force, de son ai'deur, de sou courage, de sa résistance. (Fë-blir.) ,
FAÏENCE, s. f. (Faenza, n. pr.) Sorte de poterie de terre vernissée, ordin. à fond blanc. (Fa-ian-se.)
FAÏENCERIE, s. f. Lieu , établissement où l'on fabrique de la faïence. | Se dit Des marchandises de faïence. (Fa-ian-se-rie.)
FAÏENCIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait ou qui vend de la faïence, ( Fa-ian-sié.) FAILLIBILIl É. s. f. Possibilité de faillir, de se tromper, (Fa-Ui-bi-li-té [11 m.].)
FAILLIBLE, adj. des -x g. Qui est exposé à l'erreur , qui peut se tromper, (Fa-Uible [Il m.].)
FAILLIR. V. n. ( Fallere, ) ( Je faux , // faut; nous /aillons , ils faillent. Je f aillais. Je faillis. Je faudrai. Paillant.) Fkire qq. ch. contre son devoir , contre les lois. | Errer , se tromper, se méprendre en qq. ch, [Céder, manquer, finir, j Fam. , Le cœur me faut , se dit Lorsqu'on se sent qq. faiblesse , et qu'on a besoin de manger. [ À jour f aillant. Lorsque le jour est près de manquer. | Manquer à exécuter, à faire. ("Vi). | Se dit Pour exprimer qu'une chose a été sur le point d'arriver, qu'il a tenu à peu qu'elle n'arrivât, qu'elle n'eût lieu. | Se dit D'un négociant, d'un banquier qui fait une banqueroute non frauduleuse. | Faii^li. subst. m. Un négociant, un banquier qui a fait faillite. (Fa-iUr [Il m.].)
FAILLITE, s. f. Banqueroute non frauduleuse. (Fa-lli-te [Il m.].)
FAIM. s. f. {Famés.) Besoin et désir de manger, ( Mourir de faim , Avoir extrêmement faim. — Manquer des choses nécessaires à la vie, | Subst. , C'est un meurt-defaim , C'est un homme qui n'a pas de quoi vivre. | La faim insatiable des richesses , L'ardeur de les posséder. (Fin.)
FAIM-VALLE. s. f. Maladie des chevaux, spasme qui les fait s'arrêter tout à coup lorsqu'ils sont échauffés, et qui ne cesse qu'après qu'ils ont pris de la nourriture. (Fin-va-le.)
FAÎNE, s. f. {Fagina.) Le fruit du hêtre. (Fê-ne.)
FAINÉANT , ANTE. adj. et subst. {Facere.) Paiesseux, qui ne veut point travailler, qui ne veut rien faire. | Rois fainéants , Se dit , dans l'Histoire de France , de certains rois de la première race , qui ont abandonné l'exercice du pouvoir aux maires du palais. (Fé-né-an.)
FAINÉANTER, v. n. Être faftiéant , ne vouloir rien faire. (Fé-né-an-té.)
FAINÉANTISE, s. f. Paresse lâche, vie du fainéant. (Fé-né-an-ti-ze.)
FAIRE, v. a. {Facere.) {Je fais, il fait ; nous faisons , ils font. Je faisais. Je fis. J'ai fait. Je ferai. Je ferais. Fais. Que je fasse. Que je fisse. Faisant.) Créer, former, pro-
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duire , engendrer. | Cet enfant fait ses dents, Lt« denu lui viennent. | Fabri<[uer, compçser, jtroduire. | Se dit en parlant De tout ce qu'un sujet opère, effectue, exécute, accomplit, etc., soit dans l'ordre physique, soit dans l'ordre moral. | Faire tant de points. Gagner tant de points. Faire le jeu , Mettre les enjeux, etc. | Faire qq. ch. pour qqn. , Lui accorder ou lui faire oblenir qq. ch. | Fam., Se laisser faire, se dit D'une personne qui ne se défend pas. | Se dit De certaine^ fonctions de guerre. | Se dit, en parlant Des choses qui marquent Espace et étendue, et qui s'exécutent et s'accomj)lissent par le mouvement d'un lieu à un autre. | Faire le nord. Naviguer au nord, | Disposer, airanger mettre dans l'état convenable. | Amasser, assembler, mettre ensemble. | Gagner, acquérir. I En parlant De troupes. Lever, mettre sur pied, j Employer ses forces, ses, talents, l'activité de son esprit à qq. ch'. ; s'en occuper, y passer son temps. ( Ne faire que de sortir , etc. , N'être sorti , etc. , que depuis très - peu de temps. | Observer, mettre en pratique. | Se dit en parlant Des différentes professions qu'on embrasse, et des différents emplois. ( Faire le diacre, faire le sous-diacre , Faire les fonctions de diacre, de sous-diacre. | Faire l'histoire, faire le portrait , etc.. Peindre l'histoire, le portrait , etc. | Représenter. | Faire un tel ou tel personnage. Se donner pour avoir telle ou telle qualité. | Se dit , De quiconque cherche à paraître ou feint d'être ce qu'il n'est pas. | Mettre de l'affectation à se montier avec telle ou telle qualité. | Se donner certains airs ; prendre certaines manières, j Donner à une personne ou à une chose une qualité , la mettre dans un certain état. | Se construit avec la prép. De on avec un équivalent, dans le sens de Changer, transformer en. I Suivi de la prép. De, Employer qqn. ou qq. ch. , en disposer, eu tirer parti de façon ou d'autre. | N'avoir que faire de qqn. ou de qq. ch , N'en avoir aucun besoin, j Dire, prétendre, pubher qu'une chose est , en donner une certaine opinion. I En parlant De marchandises, etc., s'emploie Pour mai'quer le prix qu'on en demande, j Accoutumer , habituer. | Former , façon ner, perfectionner qqn. | Se dit De deux ou de plusieurs choses qui, par leur union, leur assemblage, servent à Sormerun tout. | Se dit De ce qui est l'essence d'une chose, de ce en quoi elle consiste. | Causer, attirer, exciter ; être roccasion de qq. ch. | Faire, se construit avec un infinitif ou avec un subjonctif, et se dit De tout ce qui est la cause prochaine ou éloignée de qq. ch., de tout ce qui donne lieu, de tout ce qui donne occasion à une chose, à une action. | Importer, concerner, être de qq, considération.! S'emploie d'une manière relative, avec la pluplart des autres verbes. Cet hommg n'aime
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postant le jiu qu'il faisait , Il ne l'aime plus tant qu'il l'aimait. | Se dit, absol., en parlant Des jeux de cartes où chacun donne les cartes à son tour , et De certains autres jeux où chacun tour à tour est obligé de faire qq. ch. 1 V. n. Travailler, opérer, exécuter, agir, j Avoir fort h faire, Avoir beaucoup à travailler pour venir à bout de qq. ch. ( Fam., C'est à faire à lui, se dit en parlant D'un homme qu'on reconnaît très capable de faire une chose. | Faire pour qqn.. Le suppléer , tenir sa place ; Être son commissionnaire , son agent, sa caution.
I V. n. Avoir une influence , un effet qcq. I V. n. Être convenable , produire un effet agréable. | En parlant Des mots. Prendre telle ou telle forme , telle ou telle terminaison. | Dire. (Vi. et fam.) | V. n. et a. Fam., Se décharger le venti'e. | Impers., indique L'étal de l'atmosphère, du temps, ou qq. phénomène, qq. révolution .Uraosphérique, etc. — Marque la natiu'e, l'état, la disposition, les qualités de certaines choses. I Être praticable, être produit, formé, exécuté, arriver, venir à être.jPron. et fam., Devenir. | Pron. et, absol.. S'améliorer, se perfectionner, se bonifier avec le temps. ] Impers, et avec le pronom Se , se résout par les verbes Être, arriver. \ Subsl., Il y a loin du 'vouloir au faire. \ La manière de peindre, de sculpter, de graver. | F'ait, aite. part. Cela 'vaut fait. Regardez la chose comme faite. | C'est fait de moi, etc., Je suis perdu. | Etre fait pour, Être propre à , être capable de. | Un homme fait, Un homme qui est dans un âge mûr. | Ce fromage est fait , Il est temps de le manger, | Ce mot est fait , Il est autorisé par l'usage. | ,Vent fait, Vent qui ne varie plus, et qui paraît devoir durer. (Fè-re.)
FAISABLE, adj. des 2 g. Qui se peut faire, qui n'est pas impossible, qu'il est permis de faire. (Fë-sa-ble.)
FAISAN, s. m. (Phasianus.) Oiseau de la grosseur d'une poule, et qui se nourrit d'insectes dans les bois. | Poule faisane, ou Poule faisande, La femelle du faisan. (Fëzan.)
F AISANCES, s. f. pi. Tout ce qu'un fermier s'oblige par son bail de faire ou de fournir sans diminution du prix du bail. (Fë-zan-se.)
FAISANDEAU, s. f. Jeune faisan. (Fëzan-dô.)
FAISANDER (SE), v. pron. Se dit Du gibier qu'on garde, comme cela se pratique ordin. pour les faisans, afin qu'il se mortifie et qu'il acquière du fumet. ^Fë-zan-dé.)
FAISANDERIE, s. f. Lieu où l'on élève des faisans. (Fè-zan-de-rie.)
FAISANDIER. s. m. Celui qui nourrit et élève des faisans. (Fë-zan-dié.)
FAISCEAU, s. m. (Fascis.) Assemblage de certaines choses liées ensemble. 1 Au
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plur. et absoL, Les faisceaux de verges avec une hache au milieu, qui étaient, cher les anciens Romains, le symbole de la puissance des HiBigistràts.l Prendre les faisceaux. Être élevé à la dignité consulaire. | Un assemblage de fusils qu'on forme en engageant les baïonnettes les unes dans les autres , de manière que les fusils se soutiennent mutuellement et forment une espèce de pyramide. I Esjpèce de piquet autour duquel on range des fusils. | Faisceau de rayons lumineux, Cône de rayons lumineux qui partent d'un même point. (Fè-sô.)
FAISEUR, EUSE. s. Celui , celle qizi fait qq. ch., qui fait habituellement certains ouvrages. I Fam., Cest un faiseur de livres, etc., se dit, par mépris, D'un auteur, etc. | Par dénigiement, Celui qui fait ou qui dit souvent certaines choses. | Absol., Celui qui travaille habituellement pour un autre, ou qui fait le travail d'un autre. (Fë-zeur ; eu-ze.)
FAIT. s. m. (Factum.) Action, chose faite, ce qu'on fait, ce qu'on a fait. | Cela est du fait d'un tel. C'est un tel qui en e?l l'auteur. | Les hauts faits, les beaux faits d'armes. Les exploits militaires. | Voies de fait , Les actes de violence, les mauvais traitements, j Voie défait. Tout acte par lequel on s'empare violemment d'une chose sur laquelle on n'a point de droit reconnu. | En venir au fait , En venir à l'exécution, j Prendre qqn. sur le fait, Le surprendre dans le temps même où il fait une action qu'il voulait cacher. | Événement, toute chose qui arrive, qui a lieu, ou Le récit qui en est fait. ( L'événement, le cas, l'espèce dont il s'agit. | Fam., Aller au fait, Tenir au fait. En venir à l'essentiel, au principal, à l'intéressant. \ Au fait. Tout bien considéré. | Fam., Le fait est que.... La vérité est que.... | Fenn., Entendre bien son fait. Être habile dans sa profession. | Être au fait, Être bien iustruil. | Se dit De toute chose dont on a reconnu , vérifié, constaté l'existence. | Ce qui est propre et convenable à qqn. | La part qui revient , qui appartient à qqn. dans un total. | Fam. , Donner à qqn. son fait , Se venger de lui, ou par qq. discours , ou par qq. violence, j Fam. , Dire à qqn. son fait. Lui parler vertement, avec force , lui dire ses vérités. | Dans le fait, par LE faît. loc. adv. Réellement, effectivement, au fond, quelles que soient les apparences.] De fait. loc. adv. En réalité, véritablement. I Effectivement. | En fait de. loc. prép. En matière de. | Si fait. loc. adv. et pop. Au contraire. | Tout à fait. adv. Entièrement. ( Fè ; ou Fët. )
FAÎTAGE, s. m. L'ensemble du comble d'un bâtiment, la charpente, la couverture, etc. La pièce de bois qui termine le comble, et sur laquelle s'appuient les chevrons. | Une table de plomb que les couvreurs mettent au