‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 245 sur 712 · FAM · texte numérisé non relu

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avec la particule En, et le pronom de la 3* personne, et se conj. avec l'auxiliaire Être.\ Tant s'en faut que. loc. adv. Bien loin que. ( Fa-louar.)

FALOT, s. m. {Phalos , gr.) Espèce de grande lanterne ordin. faite de toile. | Grand vase qu'on emplii de suif, de poix-résine et d'autres matières combustibles, pour éclairer les abords d'un lieu de fête, les cours d'une grande maison , etc. On dit plus ordin. Pot à feu. (Fa-lô.)

FALOT, OTE. adj. et subst. Ridicule, plaisant, drôle. Fam.

FALOTEMENT. adv. D'une manière falote. ( — te-man.")

FALOURDE.' s. f. Gros fagot de quatre ou cinq bûches de bois à brûler, liées ensemble.

FALQUER. v. n. Faire falquer un cheval, Le faire couler sur les hanches en deux ou trois temps, et en formant un arrêt ou demi-arrêt. (Falc-é [c m.].)

FALSIFICATEUR, s. m. Celui qui falsifie.

FALSIFICATION, s. f. {Falsificatio.) Action par laquelle on falsifie , ou É^at de la chose falsifiée. ( — ca-sion.)

FALSIFIER. V. a. {Falslficus.) Altérer, changer, dénaturer qq. ch., avec dessein de tromper. ( Altérer une substance par un mauvais mélange. | Falsifier de la monnaie. L'altérer quant à la valeur intrinsèque.

FALUN. s. m. Assemblage de coquilles brisées qu'on trouve en masse à une certaine profondeur de terre, et qu'on emploie en engrais comme la marne.

P'ALUNER. v. a. Répandre du falun sur un champ.

FALUNIÈRE. s. f. Mine de falun, endroit^ d'où Ton extrait du falun.

FAME. s. f. {Fama.) Renommée. Rétabli en sa bonne fdme et renommée.

FAMÉ, ÉE. adj. {Fama.) Qui a telle ou telle réputation. Fam.

FAMÉLIQUE, adj. des 2 g. et subst. {Famelicus.) Qui est souvent tourmenté de la faim, faute d'avoir de quoi la satisfaire. (— lic-e.)

FAMEUX, EUSE. adj. (Famosus.) Renommé, célèbre, insigne dans son genre.

(Fa-meu; ze.)

FAMILIARISER, v. a. ( FamiUarîs. ) Rendre familier avec qqn. | Absol, Prendre des manières trop familières. | Accoutumer, habituer. | Se familiariser un auteur. Le posséder bien, l'entendre sans peine. (Fami-lia-ri-zé.)

FAMILIARITÉ, s. f. {Familiarîtas.) Privante, manière de vi\Te familièrement avec qqn. | Au plur.. Les manières familières.

FAMILIER, 1ÈRE. adj. {Familiaris.) Qui a une habitude particulière avec qqn., qui vil avec lui librement et sans façon, sans cérémonie, comme on a coutume de vivTe

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avec les gens de sa famille. | Se dit Des «hoses oîi il y a de la familiarité. J Tenue , mot familier, etc., Qui ne peut entrer que dans le langage familier. | Terme, exprès sion qui ne sont pas assez respectueux, eu égard aux personnes à qui ou devant qui l'on parle. I Ordinaire , habituel , accoutumé. I Se dit De ce que l'on coimaît, de ce que l'on sait ou que l'on fait bien, pour l'avoir souvent vu, éprouvé, étudie, pratiqué, etc. I Familier, subst. m. Celui qui affecte la iamiliarité avec les personnes d'un état au-dessus du sien. | Se dit De ceux qui vivent habituellement et familièrement. avec une personne éminente. | Les familiers de ta maison. Ceux qui sont reçus habituellement et familièrement dans une maison. | Nom des officiers de l'inquisition, en Espagne et en Portugal. (Fa-mi-lié.)

FAMILIÈREMENT, adv. D'une manière familière. ( — re-man.)

FAJVIILLE. s. f. coll. (Familia.) Toutes les personnes d'un même sang, comme enfants, frères, neveux, etc. j Se dit qqfs. De Earents qui habitent ensemble; Du père, de i mère et des enfants, ou même Des enfants seulement, j Fils, file de famille , Celui, celle qui vit sous l'autorilé de son père et de sa mère, ou sous l'autorité d'un tuteur. I En droit romain , Père de famille , Toute personne qui jouit de ses droits, qui n'est point sous la puissance d'autrui. | Sainte famille, Tableau qui représente Notre-Seigncur , la Vierge, sainl Joseph, el saint Jean. | Race, maison; se dit De ceux qui sont de même sang par les mâles. | Enfant de famille , Jeune homme d'une naissance honnête. | Se prend pour Toutes les personnes, parentes ou non, maîtres ou serviteurs, qui vivent dans une même maison, i En parlant Des grands d'Italie , se dit De toutes les personnes attachées au servif^e d'une maison. | Un assemblage de plusieurs genres ou espèces qui ont un certain nombre de caractcrt;s communs. | La réunion , la collection des mots qui ont une même racine. I [Il m.]

FAML\E. s. f. (Famés.) Disette générale dans une ville, dans une province, etc., de pain et des autres choses nécessaires à la nourriture. ( P'am., Crier famine. Se plaindre hautement de la disette où l'on se trouve , ou que l'on craint.

FANAGE, s. m. Action de faner l'herbe d'un pré fauché; ou Le salaire de ceux qui sont employés à ce travail. | Tout le feuillage d'une pbnte, (Fa-na-je.)

FANAISON. s, f. Temps de faner le foin. (Fa-në-zon.)

FANAL, s. m. (Phanos , gr.) F.spèce de grosse lanterne dont on se sert sur les vaisseaux, j Se dit Des feux qu'on aliimie durant la nuit sur des tours, à l'entrée des ports et le long dès plages maritimes , pour indi-

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quer aux bâtiments la route qu'ils doivent tenir. On dit plus ordin. Phare. \ Ce qui sert de guide, de lumière dans les arts, dans les sciences, etc.

FANATIQUE, adj. des ii g. (Fanattcus.) Aliéné d'esprit, qui croit avoir des apparitions , des inspirations. | Qui est emporté par un zèle outré, et souvent cruel, pour une religion. | Qui se passionne à l'excès pour un parti, pour une opinion, etc. | Se dit Des passions, des doctrines, etc. [ Subst., Il J a aes fanatiques dans toutes les religions. (Fa-na-tic-e.)

FANATISER, v. a. Rendre fanatique pour une religion, une secte, etc. ( — ti-zé.)

FANATISME, s. m. Illusion du fanatique, de celui qui se croit inspiré. | Un zèle outré, et souvent cruel , pour une religion, ou Un attachement opiniâtre et violent à un parti, à une opinion, etc. j Une secte de fanatiques.

FANE. s. f. (Fenum.) Se dit Des feuilles tombées de l'arbre qui les a produites. | Se dit Des feuilles qui tiennent encore aux plantes. | L'enveloppe foliacée id^.la.£|eur des anémones et des renoncules. ;

FANER. V. a. ( Fenum. ) Tourner et retourner l'herbe d'im pré fauché, pour la faire lÉcher. | Flétrir, f Altérer l'éclat d'une couleur, du teint.

FANEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fane les foins. ( — eu-ze.)

FANFAN. s. m. T. fam. dont les mères et les nourrices se servent en caressant leurs enfants.

FaNFARE. s, f. Sorte d'air exécuté par des cors ou des trompettes. | L'air qu'on sonne au lancer du cerf.

FANFARON, adj. m. Qui fait le brave, qui se vante de l'être, et qui ne l'est pas. | Qui vante trop, qui exagère sa bravoure, qui veut trop la faire paraître. | Se dit De celui qui se vante trop en qq. ch. que ce soit, et qui veut passer pour valoir plus qu'il ne vaut en effet. | Se dit De l'air, des manières, des discours, j Subst. m. Faux brave, poltron qui fait le brave. | Celui qui se vante au delà de la vérité ou de la bienséance, qui promet par ostentation plu* qu'il ne peut tenir.

FANFARONNADE, s. f. Rodomontade , vanterie en paroles. (■ — ro-na-de.)

FANFARONNKRIE. s. f. Caractère du fanfaron; habitude de faire, de dire des fanfaronnades. ( — ro-ne-rie.)

FANIRELUCHE. s. f. Se dit, par mépris , D'un ornement vain, frivole et de peu de valeur. Fam.

FANGE, s. f. [Fango, it.) Boue, bourbe I Se dit, par mépris. D'une condition basse, abjecte. | L'état d'avilissement d'une persontie qui vil dans fa débauche. | Se dit Des voluptés du monde, par oppcsition «La vie dévote. (Fan-Je.)

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FANGEUX, EUSE. adj. Boueux , plein de fange, (Fan-jeu ; ze.)

FANDN. s, m. La peau qtii pend sous la gorge d'un taureau, d'un bœuf. | Se dit Des lames cornées qui garnissent transversalement le palais de la baleine. | L'assemblage de crins qui tombe sur la partie postérieure des boulets du pied d'un cheval, et cache l'ergot. I Cet ornement, de la largeur d'une étole, que les prêtres et les diacres portent au bras gauche lorsqu'ils officient. | Au plur., Les deux pendants de la mitre d'un évèquè ou d'un archevêque , et Les pendants d'une bannière.

FANONS, s. m. pi. Sorte d'attelle , d'une forme particulière, qu'on employait autrefois dans les fractures de la cuisse et du bras , pour maintenir les fragments des os en contact. (Fa-non.)

FANTAISIE, s. f. (Phantasia.) L'imagination , la faculté imaginative de l'homme. (Yi.) I Esprit , pensée , idée. | Humeur, envie , désir, volonté. | Opinion, sentiment, goût. I Caprice , boutade , bizarrerie. | Toute chose qui est moins utile qu'elle n'est curieuse par sa nouveauté ou par Sa bizarrerie. I Peindre de fantaisie, Peindre sans avoir de modèle qu'on se propose d'imiter. j Se dit Des ouvrages oii l'on suit plutôt les caprices de son imagination que les règles de l'art , mais sans abandonner tout à fait ces dernières. (Fan-të-zie.)

FANTASMAGORIE, s. f. {Phantasma, agora, gr.) Sorte de spectacle qui consiste à faire apparaître, dans un lieu obscur, des images qui semblent être des ombres, des fantômes que l'on évoque. | L'abus des effets produits par des moyens surnaturels ou extraordinaires.

FANTASMAGORIQUE, adj. des a g.

Qui appartient à la fantasmagorie. ( — ric-C;) FANTASQUE, adj. des i g. ( Phantasticus.) Capricieux, sujet à des fantaisies, à des <^prices. ] Bizarre, extraordinaire dans son genre. (Fan-tasc-e.)

FANTASQUEMENT. adv. D'une manière fantasque et bizarre. (Fan-tasc-e-man.)

FANTASSIN, s. m. {Fantassino, it.) Soldat à pied, soldat d'infanterie. (Fan-ta-sin.) FANTASTIQUE, adj. des 2 g. {Phantasticus.) Chimérique. | Qui n'a que l'apparence d'un être corporel, qui est sans réalite. (Fantas-tic-e.)

FANTOCCINI. s. m. pi. T. it. Se dit des marionnettes auxquelles on fait exécuter des scènes sur un théâtre. (Fan-toc-chi-ni.)

FANTÔME, s. m. {Phantasma.) Spectre, vaine image qu'on croit voir. | Un homme inaigre , défait et défiguré. | Ce qui n'est qu'en apparence, ce qui n'a point de réalité. I Chimère qu'on se forme dans l'esprit. | Au plur., Les images produites dans le cerveau par l'impression des objets extérieurs. (Vi.) I Espèce de statue ou de mannequin de

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