FEN
féminins , se dit Des noms substantifs ou adjectifs qui désignent ou qualifient soit les êtres femelles , soit ceux qu'on leur assimile, quant au genre, dans le langage. ] Terminaison féminine. Terminaison dont la dernière lettre est un E muet, ou dans laquelle les consonnes qui suivent l'E muet ne se prononcent point ordinairement.] Féminin, subst. , Genre féminin.
FÉMINISER, v. a. (Feminus.) T. de gram. Faire du genre féminin. (Fé-mi-ni-zé.)
FEMME, s. f. {Femina.) Celle qui est la compagne de l'homme. | Bonne femme , outre sa signification ordinaire , veut dire aussi Une femme âgée. | Fam. , Elle est femme , se dit Pour faire entendre que celle dont on parle a les penchants , les faiblesses , les défauts ordinaires à son sexe. | Sage-femme , Accoucheuse. ( Se dit D'un homme sans force, sans courage. | Fam., Celle qui est nubile. | Celle qui est ou qui a été mariée. | Prendre femme , Se marier, (Fa-me.)
FEMMELETTE, s. f. diminutif. T. de dédain. Une femme d'humeur légère et d'un esprit borné. I Un homme faible, sans énergie. Fam. ( Fa-me-lë-te. )
FÉMUR, s. m. T. lat. L'os de la cuisse.
FENAISON, s. f. ( Fenum. ) Action de couper les foins. | Le temps où on coupe les foins. ( Fe-në-zon. )
FENDANT, s. m. Coup donné du tranchant d'une épée de haut en bas. (Vi.) j Pop. , Faire le fendant. Faire de grandes menaces , parler comme un fanfaron qui veut se faire craindre. ( Fan-dan. )
FENDERIE. s. f. L'art et l'action de fendre le fer et de le séparer en verges , après qu'il a été mis en barre. | Le lieu où se font toutes les opérations de la fenderie. ( Fan-de-rie. )
FENDEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fend. I Dans les forges , Celui qui préside à la fenderie; et, dans les ardoisières. Celui qui fend les pierres d'ardoise. ( Fan-deur ; eu-ze. )
FENDILLER (SE), v. pron. Se dit Du bois ou d'une autre matière où il se forme de petites fentes, des gerçures. ( Fan-di-llé [11 m.].)
FENDOIR. s. m. Outil qui sert à fendre, à diviser. ( Fan-douar. )
FENDRE, v. a. {Findere. ) Diviser, couper en long. | Fam. , Fendre la tête à qan. , L'incommoder en faisant un grand bruit. | Fendre le cœur, se dit De ce qui excite une très-vive compassion. | Séparer, écarter les parties d'un corps , d'une masse qcq, , en les traversant avec un certain effort. | Faire que les parties d'un corps continu se séparent, et laissent des intervalles entre elles. | V. n. La tête me fend , le cœur me fend , pour marquer un violent mal de tête , un grand sentiment de compassion. | Pron., Devenir divisé, séparé, s'enlr'ouvrii-, se gercer.
FER
I En t. d'escrime , Écarter les jambe» de manière à porter en avant un pied loin de l'autre. I Fendu, tik. adj. Des yeux bien fendus. Des yeux grands et un peu longs. | Être bien fendu , se dit D'un homme qui a les cuisses et les jambes longues. ( Fan-dre. )
FÈNE. s. f. F. Faîne.
FENESTRÉ, ÉE. adj. (Fenestra.) T.
d'hist. nattir. Percé à jour. ( Fe-nës-tré. )
FENÈTRAGE. s. m. coll. Toutes les fenêtres d'une maison. I L'ordre, la disposition pour les jours, pour les fenêtres d'une maison. ( Fe-nê-tra-je. )
FENÊTRE, s. f. ( Fenestra. ) Ouverture faite dans de certaines parties d'un bâtiment, pour donner du jour et de l'air à l'intérieur. | Se dit Du bois et du vitrage qui composent la croisée. | Se dit Des deux ouvertures placées à la paroi interne de la cavité du tympan.
FENIL. s. m. [Feniîe.) Le lieu où l'on serre les foins, à la campagne. (Fe-nill [11 m.].)
FENOUIL, s. m. ( Feniculum, ) Plante aromatique de la famille des Ombellifères , *qui porte des fleurs jaunes, et qui croît surtout dans le midi de l'Europe. | La graine de (a même plante. ( Fe-noull [11 m.]. )
FENOUILLET. s. m., ou FENOUIL- LETTE. s. f. Espèce de pomme qui a le goût du fenouil. ( Fe-nou-llë ; ou — Uë-te [11m.].) ,
FENOUILLETTE. s. f. Eau-de-vie rectifiée et distillée avec de la graine de fenouil.
FENTE, s. f. {Findere.) Petite ouverture en long. | Bois de fente , Celui qu'on débite en le fendant pour en faire des échalas, des lattes, des cercles, du merrain, etc. | Se dit Des gerçures ou intervalles qui accompagnent souvent les filons métalliques, et qui sont qqfs, remplis de mine. ( Fan-te. )
FENTON. s. m. (Qqns. écrivent Fan ton.) Sorte de ferrure qui sert principalement à lier le cliambranle d'une cheminée avec le reste de la maçonnerie. ( Fan-ton. )
FENUGREC. s. m. Plante légumineuse dont la graine a l'odeur forte, quoique assez agréable, et qui passe pour émolliente et adoucissante. ( Fe-nu-grëc. )
FÉODAL, ALE. adj. ( Fides. ) Se dit De ce qui appartient, de ce qui a rapport à un fief, et De ce qui concerne les fiefs en génk.vd\.\ Droit féodal. Le droit qui traite des fiefs, des matières féodales. | Gouvernement féodal , Celui d'un pays qui est partagé en fiefs.
FÉODALEMENT. adv. En vertu du droit de fief. ( Fé-o-da-le-man. )
FÉODALITÉ, s. f. Qualité de fief; ou La foi et hommage qu'un vassal doit à son seigneur. I Le régime féodal,
FER. s. m. (Ferrum.) Métal dur et malléable, d'un gris clair et brillant, dont l'emploi dans les arts est très-considéi'able , et qui , uni à un peu de cliarbon , donne l'a-
FER
cier et la fonte. | Fam. , ^w/r un bras d&ftr. Avoir le bras très-fort. — Exeicer avec du-reié, avec rigueur un pouvoir, dont on est revêtu. \ Age^ siècle de fer , Le plus barbare, le plus corrompu des quatre âges que les poètes distinguent dans les premiers tempi du monde. | ifn sceptre de fer, Une autorité dure et despotique. | La pointe de fer ou d'autre métal qui est au bout d'une pique, d'une flèche, etc. 1 Le fleuret, l'épée. |Fam. , Battre le fer. Faire des armes, s'exercer à l'escrime avec des fleurets. | Poét. , se prend pour Poignard, épée, sabre, et généralement pour toutes sortes d'armes semblables. | Se dit De plusieurs instruments et outils de fer qui servent à divers usages. | Instrument de fer pour repasser le linge. | Le demi-cercle de fer, plat, dont on garnit eu dessous la corne des pieds des chevaux, des mulets, des ânes. I Enfer à cheval, En forme de croissant, de demi-cercle. ( Au plur. , Des chaînes , des ceps, des menottes, etc. j Poét. , Un état d'esclavage, d'oppression. I La tyrannie qu'exerce l'amoui*. ( Fèr. )
FER. s. Cheptel de fer. Celui par lequel le propriétaire d'une métairie la donne à ferme , à la charge qu'à l'expiration du bail le fermier laissera des bestiaux d'une valeur égale au prL\ de l'estimation de ceux qu'il aura reçus.
FER-BLANC, s. m. Tôle recouverte d'étain. (Fër-blan.)
FERBLANTIER, s. m. Celui qui tiavaille en fer-blanc, qui fait , qui vend des ouvrages de fer-blanc. (Fër-blan-tié.)
FER-CHAUD, s. m. Sentiment d'ardeur à l'épigastre, avec éructation d'un liquide très-âcre. (Fër-chô.)
FÉRET. s. m. Sorte d'hématite qui est une vraie mine de fer. (Fé-rë.)
FÉRIAL, ALE. adj. (Ferialis.) Qui regarde la férié, qui est de férié.
FÉRJE. s. f. (Feria.) Terme dont l'Église se sert pour désigner Les différents jours de la semaine. Le lundi est appelé La seconde férié, et ainsi de suite jusqu'au vendredi, qui s'appelle La sixième férié. \ Se disait, chez le5 anciens Romains, Des jours pendant lesquels il y avait cessation de travail prescrite par la rehgion. | Désignait aussi Un jour de foire.
FÉRIÉ, adj. m. (Feriatus.) Se dit Des jours où il y a cessation de travail prescrite par la religion. Le jour de Pâques et le jour de Noël sont des Jours fériés.
FÉRJR.v.a.(/'(^/7Ve.)Frapper.(Vi.)— ^a/2j coup férir, Saus se itattie, sans en venir aux mains; ou , fam., Sans éprouver de résistance. I lERu, UE. part. Blessé, frappé de qq. ch. Ce cheval a le tendon féru. | Fam., // est féru contre un tel , Il est iudisposé contre lui.
FEULER. V. a. Plier entièrement une
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voile , la serrer et l'attacher en paquet tout le .long de sa vergue. (Fër-lé.)
FEïUViAGE. s. m. Le prix convenu pour une ferme. (Fër-naa-je.)
FERMANT, ANl^. adj. Qui se ferme.
Meuble fermant^ Meuble qui se ferme à clef; À jour fermant, Quand le joiu* finit; et À portes fermantes , Quand on ferme les portes d'une place de guerre. (Fër-man.)
FERME, adj. des a g. {Firmus.) Qui tient fixement. | Qui se tient fixement sans chanceler, sans reculer, sans s'ébranler. | Qui est compacte et solide. | Terre ferme ^ Le continent , et tout ce qui tient au continent , sans être environné d'eau ; à la. o ifférence des îles. I Yigoureux , fort. | Avoir la main ferme , Avoir la main sûre, j Avoir le jugement ferme. Avoir l'esprit droit et solide. | Se dit D'une manière d'exécuter vigoureuse et hardie. | Style fi.Tne , Style qui a de la concision et de la force. I Assuré. | Constant, invariable, inébranlable. | Qui ne se laisse point abattre par l'adversité, qui ne peut êfte intimidé, ni ébranlé. | Adv. , Fortement , d'une manière ferme. | Tenir ferme , Résister courageusement, vigoureusement. I Se dit, absoL, Lorsqu'on veut exciter , encourager. (Fër-me.)
FERME, s, f. Convention par laquelle le propriétaire d'un héritage , d'une rente, d'un droit, abandonne la jouissance de son héritage , de sa terre , de ses droits à qqn. , pour un certain temps et moyennant un certain prix. I S'est dit Des conventions de ce genre par lesquelles le roi déléguait à des particuliers le droit de percevoir certains revenus publics. ( S'est dit Des administrations chargées de percevoir les revenus pubUcs donnés à ferme. | La chose donnée à ferme. | L'habitation du fermier, les bâtiments d'exploitation d'une terre donnée à ferme. | Au théâtre. Toute décoration montée sur un châssis qui se détache en avant de la toile de fond , telle qu'une colonnade, un obélisque, un arbre, etc. I Un assemblage de pièces de bois qu'on place de distance eu distance, pour porter le faîte et les chevrons d'un comble.
FERMEMENT, adv. D'une manière ferme, avec force , avec vigueur, j Avec assurance , constamment , invariablement. ( Fër-meman. )
FERMENT, s. m. {Permentum.) Levain, substance qui a la propriété d'exciter une fermentation dans le corps auquel on le mêle. I Ce qui fait naître ou entretient sourdement les haines , l'esprit de discorde , de rébellion, etc. (Fër-man.)
FERMENT ATIF , lYE. adj. Qui a la vertu de produire la fermentation. ("Vi.) (Fër-manta-tif.)
EERMENTATION. s. f. {Fermentaûo.) Mouvement interne qui se manifeste dans un liquide, dans un corps, et qui en agite et décoflipose les parties. | La chaleur et l'agitation At% esprits, (Fer-iuan-ta-sion,''
FER
FERMENTER, v. n. {Fermentare.) Êtr« en fermentation. | Être dans l'agitation , être en grand mouvement, j Se dit Des passions dangereuses qui naissent et s'entretiennent secrètement.. (Fër-man-té.)
FERMER. V. a. (Firmare.) Clore ce qui est ouvert, en boucher l'entrée ou l'ouverture avec une porte , un couvercle , une trappe , etc. | Cesser en un lieu les exercices, les travaux, etc., qui s'y font habituellement. I Se dit en parlant De l'entrée , de l'ouverture même (fue l'on bouche , et en parlant Des objets qui servent à la clôture. | Fermer un tiroir , Le faire rentrer dans le meuble où il est emboîté. | Fermer sa porte à qqn. , Ne plus vouloir l'admettre che2 soi. | Fermer les rideaux , Tirer les rideaux. | Absol., Fermer la porte , les portes. | Interrompre un passage, le rendre impossible ou très-difficile. I Empêcher , p^ une résistance , par une défense qcq. , l'accès , l'entrée ou la sortie, j Rapprocher l'une contre l'autre des parties dont l'écartement formait une ouverture. | Fermer une lettre , Plier et cacheter une lettre, j Clore , arrêter , terminer. | Enclore. I V. n. Cela ferme à clef (Fër-mé.)
FERMETE, s. f. (Firmitas.) L'état de ce qui est ferme, difficile à ébranler, de ce qui ne chancelle point. | La qualité d'un corps solide, compacte. I Vigueur , force, j Fermeté de la main , Sûreté de la main pour exécuter qq. ch. I Dans les beaux-arts , Une exécution vigoureuse et hardie. | Assurance. | Constance, énergie, force morale. (Fër-me-té.)
FERMETURE, s. f. Ce qui sert à fermer. I L'action de fermer les portes. (Fër-metu-re.)
FERMIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui prend des héritages ou des droits à ferme. | S'est dit De ceux auxquels les di'oits du roi étaient affermés. (Fër-mié.)
FERMOIR, s. m. Petite attache, agrafe d'argent ou d'autre métal , qui sert à tenir un Uvre fermé. | Outil tranchant dont les menuisiers et les sculpteurs se servent pour ébaucher leurs ouvrages. (Fër-mouar.)
FÉROCE, adj. des 2 g, {Ferox.) Qui est farouche et cruel, j Se dit Des personnes, surtout pour exprimer une cruauté réfléchie ou dans laquelle on semble se complaire. | Se dit De certaines choses propres à un animal, à une personne féroce. (Fé-ro-se.)
FÉROCITÉ, s. f. {Ferocitas.) Qualité d'un animal féroce, j Se dit Des personnes. (Fé-rosi-té.)
FERRAILLE, s. f. coll. (Ferrum.) Vieux morceaux de fer usés ou rouilles. (Fë-ra-Ue [11 m.].)
FERRAILLER, v. n. Faire du bruit avec des lames d'épée ou de sabre, en les frappant les unes contre les autres. | Se. dit Des spadassins , des gens qui cherchent les occasions de se battre à l'épée. | Disputer fortement, contester. Fam. (Fë-ra-l!e [llm.l.)
FÉR
FERRAILLEUR, s. m. Marchand de ferraille. I Fani. , Un honimc qui se bat souvent à réi)ée , qui en cherche les occasions. (Fera-Heur [11 m.].)
FEKRANDINIER. s. m. Ouvrier qui fabrique les étoffes de soie, et surtout une espèce d'étoffe qu'on appelait autrefois Ferrandine. (Fë-ran-di-nié.)
FERRANT, adj. m. Qui ferre. Maréchal ferrant f Artisan qui ferre les chevaux, bs mulets , etc. (Fë-ran.)
FERREMENT, s. m. {Ferramentum.) Outil de fer. | Au plur. , Les garnitures de fer qui entrent dans la construction d'un bâtiment, d'une machine, etc. (Fë-re-man.)
p-ERRER. v. a. Garnir de fer. | Attacher des fers aux pieds d'un cheval, d'un mulet, etc., avec des clous. \ Ferrer des aiguillettes, un lacet. En garnir les extrémités de ferblanc, de cuivre ou d'autre métal, j Ferrer d'or, de cuivre. Garnir d'or, d'argent, etc., ce qui est ordin. garni de fer. | F'erré , ée. part. Eau ferrée , Eau dans laquelle on a eieint un fer rouge, ou dans laquelle on a mis en dissolution des matières ferrugineuses. | Chemin ferré , Chemin dont le fond est ferme et pierreux, et où l'on n'enfonce point. I F'am. , Cet homme est ferré , Il est extrêmement habile dans telle matière. (Fè-ré.)
FERRET. s. m. Diminutif. Fer d'aiguillette ou de lacet. (Fë-rë.)
FERREUR. s. m. Celui qui ferre. Ferreur d'aiguillettes. (Fë-reur.)
FERRIÈRE. s. f. (Ferrarius.) Sac de cuir dans lequel on porte tout ce qui est nécessaire pour ferrer un cheval , et autres choses propres à remédier aux accidents qui surviennent en voyage. (Fë-riè-re.)
EERRONNÉRIE. s. f. Lieu où l'on vend, où l'on fabrique les gros ouvrages de fer. (Fë-ro-ne-rie.)
FERRONNIER, ÎÈRE. s. (Ferrum.) Celui, celle qui vend des ouvrages de fer. (Fëro-nié.)
FERRUGINEUX, EUSE. adj. {Ferrugineus.) Qui tient delà nature du fer, ou qui a des parties de fer. (Fë-ru-ji-neu ; ze.)
FERRURE, s. f. (Ferrum.) Garniture de fer. I L'action de ferrer les chevaux , ou Le fer qu'on y emploie. | La manière dont on ferre un cheval. (Fë-ru-re.)
FERTILE, adj. des 2- g. (Fertilis.) Fécond, qui produit , qui rapporte beaucoup. (Fërti-le.)
FERTILEMENT. adv. Abondamment, vec fertilité. (Fër-ti-le-man.)
FERTILISER, v. a. Rendre fertile. (Fër- -li-zé.)
FERTILITÉ, s. f. {Fertilitas.) Qualité de ce qui est fertile. ] Se dit en parlant be l'esprit , de l'imagination. (Fër-ti-li-té.)
FÉRU , UE. F. le part, du v. Férir.
FÉRULE, s. f. (Ferula.) Genre de plantes ombelliféres qui croissent principalement