‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 258 sur 712 · FIS · texte numérisé non relu

FIS

I Pam., Entendre finesse à qq. ch.^ Donner un sens fin et malin à qq. ch. | Un acte de finesse , une ruse. ( Fi-në-se. )

FINET, ElTE. adj. Diminutif de Fin.

Fam. et peu usité. ( Fi-në, ë-te. )

HTNEn E. s. f. Étoffe légère de laine ou de coton. ( Fi-në-te. )

FINL s. m. y. le part, du v. FrwiR.

FINIMENT. s. m. Qualité d'un ouvrage soigné et fort travaillé. (Vi.) ; on dit, Le fini. ( Fi-ni-man. )

FINIR, y. a. {Finîre.) Achever, terminer, cesser. ( Finir un ouvrage , Y mettre la dernière main. [Être la fin, le terme de qq. ch. I S'emploie avec la prép. De, suirie d'un infinitif indiquant l'action qu'on finit, qu'on cesse. Finir de parler, etc. | Fam., En finir. Finir, cesser. | Absol., se dit , Dans les arts du dessin , pour exprimer une exécution minutieusement soignée. | V. n. Se terminer, ou Être terminé. | Prendre fin , arriver à son terme. | Avoir une certaine fin, une certaine issue, arriver à un certain résultat. | Mourir. | S'emploie avec la prép. Par, suivie d'un infinitif indiquant L'action qui est le terme ou le résultat de ce qui a précédé. | Fini, ik. adj. Soigneusement terminé. | Limité , qui a des bornes, j Subst. m. Le fini et l'infini, Ce qui a des bornes et ce qui n'en a pas. I Un nombre fini , Un nombre déterminé. I Fiwr. subst. m. La qualité d'un ouvrage terminé avec soin, fort travaillé.

FIOLE, s. f. {Phiala.) Petite bouteille de verre.

FIORITURES, s. f. pi. {Fioritura, it. ) T. de musiq. Se dit De toute espèce d'ornement, et en particulier De certains traits composés de gammes diatoniques ou chromatiques, de traits en tierces ascendantes ou descendantes , etc. ( Fio-ri-tu-re, )

FIRMAMENT, s. m. {Firmamentum.) Cette apparence de voûte circulaire qui environne la terre, et à laquelle les astres semblent attachés. (Fir-ma-man.)

FIRMAN. s. m. Un édit, un ordre, un permis du Grand Seigneur , ou de qq. autre souverain de l'Orient.

FISC. s. m. (Fiscus.) Le trésor du prince, le trésor de l'État. | L'administration chargée de la conservation des droits du fisc.

FISCAL, ALE. adj. (Fiscalis.) Qui appartient au fisc, qui regarde, qui concerne le fisc. I Se dit, en mauvaise part. De celui qui montre un grand zèfe pour l'intéiêt du fisc.

FISCAlirÉ. s. f. Système des lois relatives au fisc, ou Connaissance de ces lois. (Vi.) I En mauvaise part, Une disposition à étendre, à augmenter les droits du fisc, la perception des impôts.

FISSIPÈDE. adj. des a g. et subst (Fissus , pes.) Se dit Des quadrupèdes qui ont le pied divisé en phisieurs doigts ou jparties, tels que les chiens, les chats, etc. [Se dit

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Des oiseaux dont les doigts ne sont pas réunis par une membrane. (Fi-si-pè-de.)

FISSURE, s. f. (Fissura.) Gerçure, petite fente, petite crevasse. | Fracture longiludinale d'un os qui est seulement fêlé ou fendu. (Fi-su-re.)

FISTULE, s. f. {Fistula.) Ulcère dont l'entrée est étroite et le fond ordinairement large, et qui communique avec une cavité naturelle, ou avec un conduit excréteur.

FISTULEUX, EUSE. adj. {Fistuîosiis.) Qui est de la nature de la fistule. | Se dit Des tiges et des feuilles qui sont creuses intérieurement comme une flûte. (Fis-tu-Ieu; ze.)

FIXATION, s. f. Opération de chimie par laquelle xm corps volatil ou facile à dissiper est rendu fixe, j L'action de fixer , de déterminer, et qqfs. Le résultat de cette action. (Fic-sa-sion.)

FIXE. adj. des i g. (Fixas.) Qui ne se meut point , qui demeure toujours arrêté au même lieu , qui ne change point de place. | Douleur fixe , Douleur qui se fait sentir toujours au même endroit, dont le siège est fixe. I Idée fixe , Idée dominante , dont l'esprit est sans cesse occupé, obsédé. | Qui ne varie point , certain , déterminé. | Se dit par opposition À ce qui n'est pas casuel. — Subst. m. Lefixe.\SQ dit Des corps qui ne peuvent point être volatilisés par le feu. | Subst. m. pi. En chimie , Les corps fixes; en astronomie, Les étoiles fixes. | Fixe, s'emploie adv. pour commander à une troupe de rester immobile, après qu'elle a exécuté certains mouvements. (Fic-se.)

FIXEMENT, adv. D'une manière fixe.

(Fic-se-man.)

FIXER, V. a. (Fixas.) Attacher, affermir , arrêter. | Faire que ce qui est volatil ou gazeux cesse de YètTe.\ Fixer qq, ch. sur le papier, etc.. L'écrire , le peindre , etc. | Faire résider, faire demeurer en qq. lieu. | Établir , en parlant De résidence, de domicile, etc. | Régler, déterminer. | Faire qu'une personne ou une chose ne soit plus changeante , versatile , indécise , etc. ( Fixer l'attention , Captiver l'attention. | Se fixer à cjq. ch, , S'y an-êter, s'y déterminer. | Fixé, ée. part. Être fixé. N'avoir plus aucun doute, aucune incertitude sur qq. ch. ] Subst. m. Un petit tableau à l'buile ordln. peint sur taffetas et appliqué à une glace , qui lui tient lieu de vernis. (Fic-sé.)

FIXITÉ, s. f. Qualité de ce qui est fixe La propriété qu'ont certains corps de n'être point volatilisés par l'action du feu, | Se dit en pai'lant de ce qui n'est point changeant, versatile , indécis. (Fic-si-té.)

FLACCIDITÉ, s. f. (Flacciditas.) État d'une chose qui est molle, flasque, qui n'offre aucune résistance à la pression. (Flac-sidi-té.)

FLACON, s. m. (Fiasco , esp.) Espèce de bouteille qui se ferme avec un bouchon de

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même matière, ou avec un bouchon de métal.

FLAGELLANT, s. m. Nom de certains fanatiques qui se flagellaient en public. (Flajël-lan.)

FLAGELLATION, s. f. (Flagellatio.) Action de fouetter , de faire subir à qqn. le supplice du fouet. | L'action de se flageller. | Un tableau représentant la flagellation de Notre-Seigneur. (Fla-jël-la-sion.)

FLAGELLER, v. a. (Flagellare.) Fouetter, faire subir le supplice du fouet. | // a été vigoureusement flagellé , Il a été cruellement maltraité , en discours ou par écrit, j Pron. , se dit De ceux qui se fouettent par esprit de mortification. (Fla-jël-lé.)

FLAGEOLER, v. n. Se dit Des jambes du cheval , lorsque la faiblesse ou la fatigue les rend tremblantes. (Fla-jo-lé.)

FLAGEOLET, s. m. Petit instrument à vent , qui a un bec par lequel on l'embouche, et dont on peut varier les sons au moyeu des ti'ous dont il est percé. (Fla-jo-lë.)

FLAGORNER, v. a. et n. Flatter souvent et bassement. Fam.

FLAGORNERIE, s. f. Flatterie basse et fréquente. Fam.

FLAGORNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui flagorne. Fam. ( — eu-ze.)

FLAGR^VNT , AN TE. adj, (Flagrans.) Qui a lieu, qui se fait, qui se commet actuellement.

FLAIR, s. m. L'odorat du chien. (Flèr.)

FLAIRER. V. a, (Flare.) Sentir par Todorat. ( Fam., Pressentir, prévoir. (Flè-ré.)

FLAIREUR. s. m. Celui qui flaire. Un flaireur de table , de cuisine , Un parasite. Fam. (Flè-reur.)

FLAJVIANT. s. m. (Flamma.) Oiseau de l'ordre de Échassiers, à taille élevée, qui habite les rivages des mers méridionales , et qui est ainsi nommé à cause de la belle couleur rouge de son plumage. On lui a donné aussi les noms de Pkénicoptère et de £éckaru.

FLAMBANT, AN"TE. adj. Qui flambe.

I T. de blas. Se dit Des pals ou paux ondes et aiguisés en forme de flamme, (Flan-ban.)

FLAMBE, s. f, (Flamma.) Nom vulgaire de la plante n. autr. Iris des marais. (Flan-be.)

FLAMBEAU, s. m. (Flammare.) Espèce de torche de cire qu'on porte à la main, j Se dit Des chandelles de cire ou de suif qu'on allume pour éclairer l'intérieur des maisons. Se dit aussi Des chandeliers. | Poét. , Le flambeau du jour, le flambeau du monde, Le soleil. iSe dit Des lumières de la raison, du génie, e la science , etc. (Flan-bô.)

FLAMBER, v. n. (Flammare.) Jeter de la flamme. | V. a. Passer par le feu ou par-dessus le feu. I Flambé, ée. par plaisanterie, Ruiné , perdu , dont il n'y a plus rien à attendre. (Flan-bé.)

FLAMBERGE. s. f. Épée. Se dit en piai-

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santant , Mettre flamberge au vent , Mettre répéeà la main, tirer son épée du founeau. (Flan-bër-je.)

FLAMBOYANT, ANTE. adj. Qui Gamboie, qui brille beaucoup. | T. de peint. Contours flamboyants , Contours coulants, balancés et souples. (Flan-boua-ian.)

FLAMBOYER, v. n. ( Flammare. ) Jeter une flamme brillante , ou Briller comme une flamme très-vive. (Flan-boua-ié.)

FLAMINE. s. m. {Ftamen.) Prêtre , chez les Romains, ainsi nommé d'un voile couleur de feu qu'il avait droit de porter comme une marque de sa dignité.

FLAMME, s. f. ( Ftamma. ) La partie la plus lumineuse et la plus subtile du feu, celle qui s'élève au-dessus de la matière qui brûle. ) Flammes du Bengale , Sorte d'artifice qui brûle sans bruit, et qui donne une lumière très-nve. | Se dit, poét., en parlant De la passion de l'amour. I Banderole longue et étroite qui va en diminuant en pointe jusqu'à son extrémité , et qu'on attache aux mâts ou aux vergues des navires. | Lostrument d'acier dont on se sert pour saigner les chevaux. (Flâ-me.) FLAMMÈCHE, s. f. Petite parcelle d'une matière combustible qui s'élève en l'air toute enflammée. (Fla-mè-cne.)

FLAN. s. m. Pièce de métal qu'on a taillée et préparée pour en faire une pièce de monnaie , un jeton , une médaille.

FLAN. s. m. Sorte de tarte faite avec de la crème, etc.

FLANC, s. m. {Fianco, it. ) Côté de l'homme ou des animaux , la partie qui est depuis le défaut des côtes jusqu'aux hanches. I Par le flanc droit , par le flanc gauche. Termes dont on se sert pour ordonner aux soldats d'une troupe de se tourner chacun à droite ou à gauche. | Fam. , Se battre les flancs pour qq. ch., Fîiire beaucoup d'efforts pour y réussir. | Le ventre, ou la partie du ventre qui est comprise entre les deux flancs. I Le côté de diverses choses. | Fam., Prêter le flanc. Donner prise sur soi.

(Flan.)

FLANCONADE. s. f. Botte de quarte forcée qu'on porte dans le flanc de son adversaire.

FLANDRIN. s. m. Sobriquet que l'on donne aux hommes élancés , qui n'ont pas une contenance ferme. Fam.

FLANELLE, s. f. Étoffe légère de laine. (Fla-në-le.)

FLANQUANT , ANTE. adj. On appelle Angle flanquant , bastion flanquant. Celui d'où l'on découvre le pied de qq. autre partie des fortifications d'une place, de manière qu'on peut en défendre les approches. (Flancan. )

FLANQUEMENT. s. m. T. d'archit. militaire. Action de flanquer, ou Le résultat de cette action. (Flanc-e-man.)

FLANQUER, v. a. {Fixico, it.) Se dit De

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la partie d'une fortification qui en voit une autre , et qui lui sert de défense. | Construire, élever la partie d'une fortification qui doit en flanquer une autre. | Se dit Des ou>Tagei ou des ornements qui sont aux extrémité* d'une façade. | Se dit, fam., D'objets placés en flanc, à côté de qq. ch. | Lancer, jeter brusquement. ( Pop. , Flanquer un coup de poing , Appliquer un coup de poing. | Pron., Se flanquer dans la boue. S'y laisser tomber, ou y marcher étourdiment. | Flarqué, ke. part. Se dit, en t. de blas., Des pals, arbres, et autres figures qui en ont d'autres à leur côté. (Flanc-é [c m.].)

FLAQUE, s. f. Petite mare d'eau qui croupit. (Flac-eJ

FLAQUEE. s. f. Une certaine quantité d'eau ou d'autre Uqueur qu'on jette avec impétuosité contre qqn. , contre qq. ch. Fam. (Flac-ée [cm.].)

FLAQUER. V. a. Jeter avec impétuosité de l'eau ou une autre liqueur contre qqn. , contre qq. ch. Fam. , et peu usité. ( Flac-é [cm.].)

FLASQUE, adj. des a g. ( Flaccus. ) Mou , qui est sans force , sans vigueur. | Se dit Des parties du corps qui ont perdu leur fermeté. I Se dit Du style, des ouvrages d'esprit où il n'y a point de force, de verve. ( Flasc-e. )

FLASQUE, s. m. Chacune des deux pièces principales d'un affût.

FLÂTRER. V. a. Se dit en parlant Des chiens mordus de qq. animal enragé, auxquels on applique sur le front un fer chaud en forme de clef, pour les garantir, dit-on , de la rage.

FLATTER, v. a. Louer excessivement dans le dessein de plaire, de séduire. | Flatter une personne, La peindre plus belle ou moins laide qu'elle n'est. | Excuser par une complaisance répréhensible. j Tromper en déguisant îa vérité, ou par faiblesse, ou par une mauvaise crainte de déplaire. | Traiter avec trop de douceur et trop de ménagement ce qui a besoin d'être traite d'une autre manière. I Flatter une plaie , N'y appliquer que des remèdes trop doux. | Caresser. | Flatter le dé. Jeter doucement les dés en jouant. — Fam., Déguiser, adoucir qq. ch. de fâcheux par des termes qui en cachent une partie, ou qui font le mal moins grand. | Délecter, charmer. | Causer un vif plaisir, une grande satisfaction. | Flatter les passions, etc., de

Îfqn., Complaire aux passions, etc., de qqn« eur donner son approbation, ses louanges I Flatter sa douleur. En adoucir le sentiment par des pensées consolantes.'] Flatter qqn. de qq. ch.. Lui faire espérer qq. ch. | Pron. Avoir ou vouloir donner une trop haute idée de soi-même , de ses ressources , etc. I S'entretenir dans l'espérance, s'amuser de l'espérance de qq. ch. | Se persuader. ( Fla-té. )

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FLATTEPilE. s. f. Louange fausse ou exagérée, douuée dans le dessein de se rendre agréable. ( f la-te-rie. )

FLATTEUR , EUSE. adj. Qui flatte , qui loue avec exagération. | Miroir flatteur, Miroir où l'on se voit plus beau qu'on n'est.^ [ Avoir les manières flatteuses , Avoir les manières douces et insinuantes. | Qui témoigne l'approbation, la louange, la faveur. [ Agréable. I Caressant. I Subst. , Adulateur, celui qui cherclie à séduire , à se faire bien venir par de fausses louanges, ou par de basses complaisances. ( Fla-teur ; eu-ze. )

FLATTEUSEMENT. adv. D'une manière flatteuse. Il est peu usité. (Fla-teu-ze-raan.)

FLATUEUX, EUSE. adj. {Flatus.) Venteux, qui a des vents. (Fla-tu-eù; ze.)

FLATUOSrrÉ. s. f. Vents dans le corps.

( Fla-tu-o-zi-té. )

FLÉAU, s. m. {Flageîlim.) Instrument qui est composé de deux bâtons d'inégale longueur, attachés l'un au bout de l'autre avec des courroies , et qui sert à battre le bié- I Se dit Des grandes calamités qui affligent le genre humain , et que l'on attribue souvent à qq. vue secrète de la Providence, j Se dit De ceux par qui l'on croit que la Di- \inité châtie les peuples. | Se dit De tout ce qui est nuisible, funeste, redoutable. | Personne qui vous fait éprouver de grandes importunités , une sorte de persécution , etc. I La verge de fer aux extrémités de laquelle sont suspendus les deux bassins d'une balance, j Barre de fer qu'on met derrière les portes cochères, et qu'on tourne à demi pour ouvrir les deux battants. ( Flé-ô. )

FLÈCHE, s. f. Trait qu'on lance avec un arc ou une arbaJète. j Se dit De certaines choses qui sont faites en forme de flèche, j Se dit De certains signes représentant une flèche, dont on se sert dans les cartes géographiques, dans les plans, etc., pour indiquer le côté du nord ou la direction d'un courant d'eau. | Constellation de l'hémisphère boréal, qui est ordin. représentée par la figure d'une flèche dans les cartes astronomiqiies. j La flèche d'un arc, La portion de ligne droite qui, menée perpendiculairement au milieu de la corde, est terminée à l'arc. I Longue pièce de bois cambrée qui joint le train de derrière d'un carrosse avec celui de devaut. | La partie d'un clocher qui surmonte la tour ou la cage , et qui est en pointe, en pyramide. | Petit ou\Tage composé de deux côtés , qu'on élève ^^s-à-vis les angles saillants ou rentrants du chemin couvert, à l'extrémilé de son glacis. | Chacune des languettes pointues, de deux couleurs, tjui sont au fond du trictrac, et sur lesquelles on fait les cases, j Flèche de lard , Ce qu'on a levé de l'un des côtés d'un cochon, depuis l'épaule jusqu'à la cuisse.

FLÉCHIR. V. a. ( Flectere. ) Ployer, courber, i Fléchir le i^enou, les genoux devant

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qqn., S'abaisser, s'humilier devant lui. | V. n. Fléchir sous le joug , S'y soumettre. | V. a. Émouvoir à compassion, attendrir, adoucir.] V. n. Se soumettre, s'abaisser. | Cesser de persister dans des sentiments de dureté ou de fermeté. I Céder, ne plus résister, ne plus combattre avec la même vigueur.

FLÉCHISSEMENT, s. m. Action de fléchir. I L'état d'un corps qui fléchit. ( Fiéchi-se-man. )

FLÉCHISSEUR, adj. et subst. m. Se dit Des muscles destinés à faire fléchir certaines parties. ( Flé-chi-seur. )

FLEGMAGOGUE. adj. des a g. et s. m.

{Phlegma, agô , gr.) (On écrit aussi Phlegmagogue. ) Se disait autrefois Des médicaments qu'on croyait propres à purger la pituite. ( Flëg-ma-gog-e. )

FLEGMASIE. s. f. T. Phlegmasib.

FLEGMATIQUE, adj. des i g. {Phlegmatîcus. ) Lymphatique, pituiteux; qui abonde en flegme , en pituite. | Se dit D'une personne dont le caractère est froid , qui s'émeut difficilement. ( Flëg-ma-tic-e. )

FLEGME, s. m. ( Phle^ma. ) Sérosité ; humeur aqueuse , laquelle mit partie constituante du sang, du lait, etc. Dans ce sens, on écrit aussi Phlegme.\Se dit De la pituite, des matières aqueuses , épaisses et filantes , qu'on jette en crachant , en vomissant , etc. | La qualité d'un esprit posé, patient, qui se possède; dans ce sens, il ne se dit point au pluriel. I La partie aqueuse , insipide et inodore que la distillation dégage des corps. ( Flëg-me. )

FLEGMON. s. m. ( Phlegmone. ) (On écrit aussi Phlegmon.) Inflammation du tissu cellulaire , accompagnée de rougeur, de gonflement et de douleur, et qui se termine ordin. par suppuration. ( Flëg-mon. )

FLEGMONEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature du flegmon. ( Flëg-mo-neu; ze.)

FLÉTRIR. V. a. Faner entièrement, ternir, ôter la couleur, la vivacité, la fraîcheur. I Se dit De ce qui altère ou dinunue la pureté, le mérite, l'agrément, etc. , de certaines choses. I .abattre, ôter l'énergie, la vigueur, le courage. | Diffamer, déshonorer, dégrader, ou traiter comme infâme. | Marquer una personne d'un fer chaud, en punition d'un crime.

FLÉTRISSANT, ANTK. adj. Qui flétrit, qui déshonore, ( Flé-tri-san. )

FLÉTRISSURE, s. f. L'altération qui arrive à la fraîcheur et à la vivacité des Qeurs et des coideurs, ou à la beauté et à la délicatesse du teint , de la peau. | Tache à la repu tation , à l'honneur. | La marque d'un fer chaud , imprimé par ordre de justice sut l'épaule d'un criminel. ( Flé-tri-su-re. )

FLEUR, s. f. ( Plos. ) Production des végétaux, ordin. colorée, et qqfs. odorante, qui précède le fruit , et qui porte les organes 1 de la reproduction. | Se dit Des plantes à

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deurs que l'on cultive pour l'agrément. | Pleur de la passion ( grenadille ). Pleur de jalousie ( amarante tricolore ). Pleur de tous les mois (souci des jardins). Pleur de coucou (primevère à fleurs jaunes. ) Etc. | Se dit Des figures , de5 représentations de fleurs , et même de fruits, de feuilles, etc. | Étoffe à fleurs. Étoffe où il y a des figures de fleurs , etc. , tissues ou brochées avec l'étoffe. | En parlant De certaines choses , Le temps où elles sont dans toute leur beauté , dans leur plus grand éclat. I Poétiq. , Une personne jeune , aimable, belle, ou même Un jeune enfant | Ornement , embellissement, j Légère blancheur qui paraît sur la peau de certains fruits lorsqu'ils n'ont point encore été maniés. | Le lustre, l'éclat, etc. , de certaines choses (jui durent peu. | La première vue, le premier usage d'une chose nouvelle. ] Élite , choix , ce qu'il y a de meilleur, d'excellent. | Il se dit De certaines substances solides ou volatiles , produites par sublimation ou décomposition. I Pleurs du vin. Petits flocons de moisissure qui paraissent sur le vin lorsqu il vient à se gâter. | A fleur de. loc. pré^jos. Presque au niveau de. | Ce^te médaille est à fleur de coin. Elle est parfaitement conser v A?

FLEURAISON. s. f. {Florere.)l.e dtn. ' loppement et l'épanouissement des fleurs L'époque où les plantes fleurissent; ou L'état des plantes en fleur. La gelée a retardé la fleuraison. Il faut attendre l'époque de lafleuraison. On dit aussi Floraison (Fleu-rë-zon.)

FLEURDELISER. v. a. Marquer d'une fleur de lis avec un fer chaud. | Fleurde- LisÉ , ÉE. adj. T de blason. Qui est orné , semé de fleurs de lis. ( — li-zé. )

FLEURÉ, ÉE. adj. T. de blas. Se dit Des pièces terminées en fleurs, ou bordées de fleurs. On dit aussi Fleureté et Plturonné,

FLEURER. V. n. {Flos.) Répandre une odeur, exhaler une odeur.

FLEURET, s. m. Certaine espèce de fil fait de la niatière la plus grossière de la soie. // entre beaucoup de fleuret dans cette étoffe. j Un ruban qui est fait de ce môme fil. | Fleuret de coton ^ de laine ^ de fil , Le coton, la laine, le fil de choix. 1 Épée à lame carrée, sans pointe et tranchant, qui est terminée par une espèce de bouton garni de cuir, et dont on se sert à l'escrime. [Certain pas de danse. (Fleu-rë, )

FLEURETÉ. adj. F. Fi,kurb.

FLEURETTE, s. f. Petite fleur. [Propos galant , cajolerie que l'on dit à une femme. ( Fleu-rë-te. )

FLEURIR. V. n. ( Plorere. ) Pousser des fleurs , être en fleur. | Être dans un état de prospérité, de splendeur; être en crédit, en réputation. Alors il fait souvent Plorissait à l'imparfait de l'indicatif, et toujours Florissant, au participe ou adj. verbal, l'un et l'autre empruntés du verbe inusité Plorir. \ V. a. Parer d'une fleur, d'un bouquet, etc.

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