‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 264 sur 712 · FOL · texte numérisé non relu

FOL

FOÎS. s.f. (priées.) S'emploie surtout avec des mois qui indiquent un nombre , et se dit en parlant Des actions , des événements qui se réitèrent ou qui peuvent se réitérer. | Une fois par an. Une fois l'an. Deux fois par semaine. Une ou deux fois la semaine. Se dit en pariant De quantités , de nombres qu'on augmente, qu'on diminue, ou que l'on compare à d'autres. | De fois à autre. De temps en temps. |i)'««/r«ybw. En d'autres moments, en d'autres occasions. [ J la fois , tout à la fois y En même temps , ensemble, j Une fois, À une certaine époque, ou Dans une certaine occasion. | Une fois que, dès qu'une fois, lorsqu'une fois , etc., Dès que , lorsque, quand. ( Foua. )

FOISON, s. f. {Vices.) Abondance, grande quantité. Il ne prend jamais l'article et n'a point de pluriel. Fam. | À roisow. adv. Abondamment. ( Foua-ron. )

FOISONNER. V. n. Abonder. | En parlant De certains animaux, Multiplier. | Se dit Des viandes , des mets apprêtés de manière qu'ils paraissent davantage , qu'ils fournissent plus à manger. ( Foua-zo-né. )

FOL, OLLE. adj. {Toll, ail.) V. Fou.

FOLÂTRE, adj. des 2 g. Qui aime à badiner, à jouer. I Se dit De l'air, des manières, des actions , etc.

FOLAtRER. ▼. n. Badiner, faire des actions folâtres,

FOLATREBJE. s. f. Action folâtre, parole folâtre.

FOUACE, ÉE.'adj. {Foliaceus.) Qui est de la nature des feuilles, qui a l'apparence d'une feuille. ( Fo-li-a-sé. )

FOLICHON, ONNE. adj. et subst. Folâtre , badin. ( — o-ne. )

FOLIE, s. f. {Toll, ail.) Démence, aliénation d'esprit. I Aimer à la foli* , Aimer éperdument , avec excès. | Imprudence , extravagance, manque de jugement. | Cette gaieté vive et ordin. bruyante dans laquelle on fait ou on dit des choses peu raisonnables, mais propres à divertir, | Se dit Des actes d'imprudence, d'extravagance. | Se dit Des excès , des écarts de conduite ; ou Des choses peu raisonnables qu'on fait par divertissement. I Se dit Des propos gais , sans objet et sans suite; ou Des pensées, des idées bizarres , ridicules , absurdes. I Une passion excessive et déréglée pour qq. ch. f Se dit De maisons de plaisance construites d'une manière recherchée, bizarre, ou dans lesquelles on a fait des dépenses excessives, extravagantes.

FOLIÉ, ÉE. adj. {Foliatus.) Se dit De certains produits dont les cristaux ressemblent, ou à peu près, à de petits feuillets.

FOLIO, s. m. {Folium.) M. lat. Feuillet. Se dit en parlant De registres, de manuscrits, etc., numérotés par feuillets, et non par pages.] Le chiffre numéral qui se met au haut de chaque page.

FON

FOLIOLE, s. f. ( Folium. ) Chacune dei petites feuilles qui forment une feuille composée. I Chaque pièce d'un calice ou d'un involucre.

FOLLEMENT, adv. Avec folie, d'une manière folle, imprudemment, témérairement ( Fo-le-man. )

FOLLET, ÈTTE. adj. Qui fait ou dit par habitude de petites folies. Fam. | Subst. m. Follet, Sorte de lutin familier qui, selon le préjugé populaire , est plus malin que malfaisant. | Poil follet, Le poil rare et léger qui vient avant la barbe , et Le duvet des petits oiseaux. ( Fo-lë; ë-te.)

FOIXICULAIRE. s. m. { FolUcularis. ) Celui qui rédige des feuilles périodiques. (Fol-li-cu-lè-re [c m.].)

FOLLICULE, s. m. ( FolUculum. ) Fruit capsulaire, membraneux et allongé, qui n'a qu'une seule valve , et qui s'ouvre par une suture longitudinale. | Subst. m. et f. Follicules de séné. Les gousses purgatives du séné. [ En t. d'anat., il est synonyme de Crypte. (Folli-cu-le [c m.].)

FOINIENTATION. s.f. {Fomentatio.) Application d'un médicament liquide et chaud sur une partie malade, pour adoucir, fortifier, résoudre, etc. ; ou Le médicament même qu'on applique. ( Fo-man-ta-sion. )

FOMENTER, v. a. {Fomentare.) Adoucir, fortifier, etc., une partie malade, en y appliquant qq. remède, en y laisant des fomentations. I Entretenir, faire durer. (Fo-man-té. '

FONCER, v. a. {Fundus.) Mettre un fond à un tonneau, à une cuve, etc.| V. n. Foncer à Pappointement , Fournir aux dépenses nécessaires. Fam. et vi. | Fowci , ee. adj. Sifiifie Riche , qui a un grand fonds d'argent. Fam. , Être foncé. Être habile dans une science, dans une matière, la connaître à fond. iSe dit D'une couleur, d'une teinte chargée, lorte. (Fon-sé.)

FONCIER , 1ÈRE. adj. Se dit De celui à qui le fonds d'une terre appartient. [Qui est établi sur le fonds d'une terre. | Qui est relatif à un immeuble, aux biens-fonds en général. | (Vi.) Qui a de l'habileté, de la science dans son art, dans sa profession. (Fon-sié.)

FONCIÈREMENT, adv. À fond. | Dans le fond. (Fon-siè-re-man.)

FONCTION, s. f. {Punctio.) Action qu'on feit pour s'acquitter des obligations, des devoirs d'un emploi , d'une charge ; Pratique de certaines choses attachées de droit à une charge , à un emploi. Cette charge , cet emploi même. | L'action des différents oi^anes , exécutée conformément à leur destination m\}xré\.e.\ Cela fait fonction de... Cela sert, est employé en guise de... (Fonc-sion.)

FONCTIONNAIRE, s. Celui ou celle qui remplit une fonction. (Fonc-sio-nè-re.)

FONCTIONNER, v. n. Faire sa fonctioii, agir. (Fonc-sio-né.)

FON

FOND. s. m. (Furuius.) L'endroit le plus bas , le plus intérieur d'une chose creuse. ] Le fond d'un tonneau , (tune bouteille, etc., La partie de liquide qui reste au fond. | La partie la plus basse de la mer, d'une rivière, etc., par rapport à la surface ; La terre , le sable , la vase, qui est immédiatement sous l'eau. | La hauteur de l'eau dans un endroit donné, j Couler à fond un bâtiment , Le faire aller a fond, le submerger. | V. n. Se dit D'un bâtiment qui va à fond, qui s'enfonce dans l'eau. | Couler qqn. àjond, Ruiner son crédit, sa fortune, etc. I Un terrain considéré surtout par rapport à son deg;ré de fermeté, à sa qualité, à ça composition. | De fond en comble , Entièrement, depuis le fondement jusqu'au faîte. I Fam. , Faire fond sur... Compter sur... | Ce qu'il y a de plus éloigné de l'entrée , de l'abord ; ce qu'il y a de plus reculé, de plus retiré dans un lieu , dans un pays. | Ce qui forme le côté d'une chose opposé à l'entrée, à l'ouverture. | Cet assemblage de petites douves qui ferme les tonneaux et les futailles par l'un des deux bouts , ou par tous les deux. I Cet assemblage de petits ais , ou Ce châssis garni de sangles , qui porte la paillasse et les matelas d'un Ut. | En parlant D'étoffes, La première ou plus basse tissure sur laquelle on fait qq. dessin, ou qq. nouvel ou>Tage. I L'étoffe même sur laquelle on ajoute qq. broderie. | Le champ sur lequel les figures d'un tableau sont peintes. | Les plans les plus reculés d'un paysage, ou La représentation du lieu de la scène dans un tableau d'histoire, etc. | La décoration qui forme le fond de la scène. | Ce qu'il y a d'essentiel dans une chose , ce qui la constitue principalement.] Un fond de raison, de 'vérité, etc., se dit de Ce qu'il y a de raisonnable , de vrai , etc. , dans une chose. | Ce qui fait la matière d'un procès. | Ce qu'il y a de plus intérieur, de plus intime, ou de plus caché dans le coeur , dam l'esprit , etc. | A FOKD. loc. adv. Jusqu'au fond, entièrement, complètement, tout à fait. [Au fowd, DAirs LE FOWD, loc. adv. À juger des choses en elles-mêmes, et indépendamment de qq. circonstance légère. (Fon.)

FONDAMENTAL, AXE. adj. {Fundamentum.) Qui sert de fondement à un édifice, aune construction. | Se dit û^. Son fondamental. Celui qui sert de fondement à l'accord on au ton. (Fon-da-man-tal.)

FONDAMENTALEMENT, adv. Sur de bons fondements , sur de bons principes. (Fon-da-man-ta-le-man.)

FONDANT, ANTE. adj. {Fundere.) Qui a beaucoup d'eau, et qui se fond dans la bouche.] Adj. et subst. m. Se disait Des remèdes que l'on croyait propres à fondre les humeurs , et à les rendre fluides. | Subst. m. Désigne Les substances qui ser\ent à accélérer la fusion de certains corps. | Verre ten-

FON

dre que l'on mêle avec les couleurs qu'on veut appliquer sur les métaux.

FONDATEUR , TRICE. s. ( Fundator. ) Celui , celle qui a fondé qq. établissement , ou qq. religion , qq. doctrine, | Celui qui a fondé qq. église, qq. monastère, etc., avec un revenu fixe pour les faire subsister. | Se dit de Ceux qui fondent des hts dans un hôpital, des bourses dans un collège, des messes dans une église, etc. ( — tri-se.)

FONDATION, s. f. ( Fumiatio. ) Se dit Des travaux qui se font pour asseoir les fondements d'un édifice , d'une construction; et Des fondements mêmes. | Le fossé, la tranchée que l'on fait pour y placer les fondements. | L'action de fonder, de créer qq. établissement. | Se dit en parlant D'un fonds légué pour des œu>Tes de piété, ou pour qq. autre usage louable. (Fon-da-sion.)

FONDEMENT, s. m. {Fundamentum.) La maçonnerie qui sert de base à un édifice, à une construction, et qui se fait dans la terre jusqu'au rez-de-chaussée. | Au plur., Le creux , le fossé que l'on fait pour commencer à bâtir. | Ce qui sert de base , de principal soutien. | Cause, motif, sujet. | L'anus, l'ouverture par où sortent les gros excréments. (Fon-de-man.)

FONDER. V. a. {Pundare.) Mettre les premières pierres, les premiers matériaux pour la construction d'un bâtiment, d'un édifice. | Fonder une 'ville , Être le premier i la bâtir. | Établir le premier qq. ch., créer, instituer. | Donner un fonds suffisant pour l'établissement et l'entretien de qq. ch. de louable, d'utile. ] Appuyer de raisons, de preuves; établir sur des principes, sur des faits. | Fonder q<jn. de procuration. Lui donner sa procuration. | Fokdé, éï. part. Une personne fondée d* procuration. — Subst. m. Un fondé de procuration. \ Adj., Juste, légitime , raisonnable.

FONDERIE, s. f. Le lieu où l'on fond et où l'on purifie le métal tiré d'une mine. ] Lieu où l'on fabrique certains objets avec du métal fondu. | Lieu où l'on fond la cire. | L'art de fondre les métaux.

FONDEUR, s. m. Ouvrier en l'art de fondre les métaux.

FONDOIR. s. m. Lieu où les bouchers fondent leurs graisses et leurs suifs. (Foiv douar.)

FONDRE. V. a. {Fundere.) Liquéfier ou rendre fluide par le moyen du feu, delà chaleur, une substance plus ou moins solide, j FoTidre les métaux^ Fabriquer, mouler certains objets avec des métaux que l'on fond à cet effet. I Jeter en moule. | Dissoudre. | Fondre les humeurs. Les rendre plus fluides. Fondre une obstruction , La faire disparaître, j Unir et combiner une chose avec une autre. ( Se dit Des couleurs, des teintes contiguës , lorsqu'on les joint et qu'on les mêle , de manière que le passage de l'une à l'autre soit

FON

ménagé. | Pron. , Se liquéfier par l'effet de iachadeur ou autrement, se dissoudre. | V. n. Le sucre fond dans l'eau. \ Fam. , // s'est fondu ^ il est fondu, se dit De qqn. ou de qq. ch. qui a disparu tout à coup, sans que l'on sache ce qu'il est devenu. | Pron. , Se mêler , s'unir, se lier. | V. n. S'abîmer, s'écrouler. | Tomber impétueusement, s'abattre. | Assaillir, attaquer impétueusement et tout à coup,

FONDRIÈRE, s. f. {Fundus.) Ouverture à la superficie de la terre , faite par des ravines d'eau, ou par qq. autre accident. | Terrain marécageux sous lequel les eaux croupissent, où l'on enfonce et l'on s'embourbe.

FONDS, s. m. {Fundus.) Le sol d'une terre, d'un champ, d'un héritage. | ie yôn</j et le très-fonds , Le fonds et tout ce qui en dépend, j Une somme plus ou moins considérable destinée à qq. usage. | Fam., au plur., Un avoir, un pécule en argent. | Au

Slur., Les fonds destinés à servir les intérêts es rentes ou des actions créées par les caisses publiques. Le prix de ces rentes , de ces actions. | Un bien, un capital qcq. | Un établissement industriel ou commercial, avec ce qui en dépend. | Ce qu'une personne a d'esprit, de capacité, de savoir, de vertu, etc. j Une science, une matière, un sujet, par rapport à ce qu'ils peuvent fournir de ressources ou offrir de résultats. (Fon.)

FONDUE, s. f. {Fundere.) Mets qui se fait avec du fromage fondu au feu.

FONGIBLE. adj. des 2 g. Se dit Des choses qui peuvent être remplacées par d'autres de même nature, comme sont toutes celles qui se consomment par l'usage, et qui se règlent par nombre, poids ou mesure. (Fonji-ble.)

FONGOSITÉ. s. f. {Fungositas.) Terme de chirurgie, synonyme de Fongus. (Fongo-zi-té.)

FONGUEUX, EUSE.adj.(Ff/«^o;f«i.) T.

de chirur. Qui est de la nature du fongus. Il se dit Des chairs mollasses, des excroissances baveuses qui s'élèvent en forme de champignon stu* les parties ulcérées, et Des parties mêmes où viennent ces chairs. Chairs fongueuses. Ulcère fongueux. (Fongeu; ze [g m.].)

FONGUS. s. m. T. lat. Excroissance charnue, molle, spongieuse, qui a la forme d'un champignon, et qui s'élève sur la peau, etc.] [g m.]

FONTAINE, s. m. {jPons.) Eau vive qui sort de terre. | Tout le corps d'architecture qui sert pour l'écoulement, pour le jeu des eaux d'une fontaine. | Un vaisseau de cuivre, de grès, ou de qq. autre matière, dans lequel on garde de l'eau, pour les usages domestiques, etc. | Se dit De certaines machines d'où l'on fait jaillir ûu liquide par la pression et la force élastique de l'air.

FOR

Le robinet et le canal de cuivre , d'étain, etc., par où coule l'eau d'une fontaine, ou le vin d'un tonneau, ou qq. autre liqueur que ce soit. I Fontaine de la tête, Endroit au haut de la tête où aboutissent les sutures. (Fon-të-ne.)

FONTAINIER. s. m. V. Foktknier.

FONTANELLE, s. f. Se dit de Certains espaces membraneux que présente le crâne , avant son entière ossification, aux points où les angles de plusieurs os contigus tendent à se réunir. (Fon-ta-në le.)

FONT ANGE. s. f. {Fontange, n. pr.) Nœud de rubans que les femmes portaient autrefois sur leur coiffure. (Fon-tan-je.)

FONTE, s. f. {Fundere.) Action de fon dre, de liquéfier, de résoudre en liquide; ou Action de ce qui fond , de ce qui se liquéfie. I L'action ou l'art de mouler certains objets qu'on fait avec du bronze ou avec qq. autre métal fondu. | Le fer fondu. | Une certaine composition de métaux dont le cui\Te fait la principale partie. | L'ensemble de toutes les lettres et de tous les signes composant un caractère complet de telle ou telle grosseur. | Ce tableau est dune belle fonte. Les passages des teintes y sont bien liés, bien fondus.

FONTE, s. f. Chacun des deux fourreaux de gros cuir que l'on attache à l'arçon d'une selle , pour y mettre des pistolets.

FONTENIER. s. m. ( On dit et on écrit aussi Fontainier.) Celui qui est chargé de conduire et de faire aller les fontaines , de las entretenir, de les faire jouer. | Celui qui fait , qui vend des fontaines de grès, de cuivre, etc., pour les usages domestiques. (Fonte-nié.)

FONTICULE. s. m. {Fonticulus.) Petit ulcère artificiel pratiqué par le chirurgien, soit avec un instrument tranchant, soit avec un caustique. On dit plus ordin. Cautère. \ [cm.]

FONTS, s. m. pi. {Pons.) Bassin , grand vaisseau de pierre , de marbre ou de bronze, où l'on conserve l'eau dont on se sert pour baptiser. | Tenir un enfant sur leS fonts , En être le parrain ou la marraine. | Fam. , Tenir qqn, sur les fonts, S'en entretenir avec détail. (Vi.) | Questionner qqn. (Fon.)

FOR. s. m. ( Forum. ) Juridiction , tribunal de justice. | Le for extérieur, L'autorité de la justice humaine La juridiction temporelle de l'Eglise. fZe yôr intérieur. L'autorité que l'Église exerce sur les âmes et sur les choses purement spirituelles; Le jugement de la propre conscience.

FORAGE, s. m. Action de forer, ou Le résultat de cette action. (Fo-ra-je.)

FORAGE, s. m. Droit seigneurial qui s« levait sur le vin.

FORAIN, AINE. adj. {Foras.) Qui est de dehors, qui n'est pas du lieu. \ Marchand forain, ou simplement Forain, Marrband

FOK

qui parcourt avec ses marchandises les villes, les campagneô, les marches. (Fo-rin ; ë-ne.)

FORBAN, s. m. ( Foras, bannus.) Corsaire ((ui exerce la piraterie sans commission d'aucun prince, et qui attaque également ami et ennemi.

FORÇAGE, s. m. Excédant que peut avoir une pièce au-dessus du poids prescrit par les ordonnances. (For-sa-je.)

FORÇAT, s. m. Homme condamné aux travaux forcés, j Se dit de Ceux qui, chez certains peuples, sont employés, comme esclaves, au service des galères ou à d'autres travaux pénibles. (For-sa.)

FORCE, s. f. (Forns.) Vigueur, faculté naturelle d'agir vigoureusement. | La force de [âge , L'âge où un être organisé est dans toute sa force. I To//r de force ^ Action qui exige beaucoup de force. | L'aptitude à réûéchir, à concevoir, à produire. | L'habileté, le talent, l'expérience qu'on a dans un art, dans un exercice, etc.; et, en général, les ressources dont on peut disposer, etc. | La puissance d\in peuple, dun État, etc. |£//-6' en force. Être en état de se défendre et d'attaquer. | La force d'une place. Ses moyens de défense , ses fortifications , sa ^ai-nison , etc. I Au plur, ,Les troupes d'un Liât, d'un souverain, etc. | Violence, contrainte, ou Pouvoir de contraindre. | La fermeté d'âme, de caractère, etc. | N'avoir pas la force de faire une chose, Ise pouvoir pas se déterminer à la faire. |En parlant des choses, Solidité, pouvoir de résister. | La propriété qu'ont certaines choses d'imprimer à d'autres une impulsion plus ou moins grande, de les mettre en mouvement. | L'impulsion qu'a reçue le corps poussé, lancé, jeté. | Impétuosité. I Énergie, activité, j L'énergie du style, des expressions, etc. | La valeur d'un radscunement , d'une preuve, etc. [L'autorité, l'influence d'une chose. \ Toute cause ou puissance à laquelle on attribue la propriété de produire ou de déterminer certains effets, certains phénomènes. | Le caraclère ressenti dans les formes. L'emploi des couleurs les plus vigoureuses , distribuées avec intelligence. I Adv,, Beaucoup, en grande quantité, et se met avant le subst. \ A force de, loc. prép. qui peut avoir pour complément un substantif, ou un verbe à l'infniitif. Par beaucoup de. |À toute force, loc. adv. Par toutes sortes de moyens. | À tout prendre , absolument parlant. | À force, loc. adv. et fam. Beaucoup, extrêmement. | De force.

loc. adv. qui sert à marquer diverses sortes d'efforts ou de violences, selon les différentes choses dont on parle. | Par force, à FORCE ouverte, DE VIVE FORCE, loc. adv. Eu employant la force, la violence, par une violence manifeste. (For-se.)

FORCEMENT, adv. Par force , par contrainte. I Par une conséquence rigoureuse. (For-sé-man.)

FORCENÉ, ÉE. adj, et subst. {Foras, sensus.) Furieux et hors aesens. Forcené d» rage , de colère. ( For-se-né. )

FORCEPS, s. m. (Forceps.) T. lat. Nom générique de toutes les espèces de pincettes, ciseaux, tenettes, et autres instruments qui servent au chirurgien pour saisir et tirer les corps étrangers. | Instrument en forme de grande tenette , dont on se sert en chirurgie. Les hf-andies d'un forceps.

FORCER, w a. Briser, lompre, ouvrii qq. ch. avec violence, | Forcer une clef^ une serrure. Fausser, tordre qq, ch. à une clef, aux ressorts d'une serrure, de manière qu'ils ne peuvent plus jouer. [Prendre par force. I Forcer une héte, La prendre avec des chiens de chasse, après l'avoir courue et réduite aux abois. I Contraindre , obliger à qq. ch.. violenter. | Forcer nature, Vouloir faire plus qu'on ne peut. [ Forcer le pas, Presser le pas. i Pron. , Faire qq. eu. avec trop de force et de véhémence. | Se contraindre, faire effort sur soi - même. | Forcé , ée. adj. Qui manque de naturel, qui est contraint, affecté. I En parlant Des ouvrages d'esprit , qui s'éloigne du naturel , de la vérité ; qui est mal amené, tiré de trop loin, etc. (For-sé.)

FORCES, s. f. pi. Espèce de grands ciseaux qui servent à tondre les draps , à couper des étoffes , des feuilles de laiton , etc. (For-se.)

FORCLOSE, v. a. ( Foras, claudcre. ) Exclure de faire qq, acte, qq. production en justice , parce que le temps préfix en est passé.

FORCLUSION, s. f. {Foras, claudere.) Exclusion de faire une production en justice , faute de l'avoir faite dans le temps. (For-clu-zion.)

FORER, v, a, {Forare.) T, d'arts. Percer.

FORESTLER, 1ÈRE. adj. Qui concerne les forêts. | Arbres forestiers , Arbres dont se composent les grandes forêts. | Adj. et subst. m. Qui a qq. charge, qq. fonction dans les forêts. | Les forestiers de Flandre, Les anciens gouverneurs de Flandre , avant qu'il v eût des comtes. (Fo-rës-tié.)

FORÊT, s. f. {Forst , ail.) Grande étendue de terrain planté de bois; ou L'assemblage d'arbres qui occupent , qui couvrent cette étendue. | Une forêt de mâts, Un grand nombre de vaisseaux réunis, (Fo-rê.)

FORET, s. m. {Forare.) Instrument de fer ou d'acier dont on se sert pour faire des trous dans le métal, dans le bois, etc. | Le petit foret avec lequel on perce un tonneau, (Fo-rë.)

FORFAIRE. v. n. {Foras , facere.) Faire qq. ch, contre le devoir. | V, a For faire un fief. Le rendre confiscable de droit au profit du seigneur féodal. (For-fè-re.)

FORFAIT, s. m. Crime énorme commii avec audace. (For-fè.)

FORFAIT, s, m. Traité, maichc par lequel une des parties s'oblige à faire ou à

FOR

fournir qq. c h. pour un certaiii prix, à perte ou à gain.

FORFAIIX^RE. s. f. Prévarication, | Un délit qui entraînait la confiscation du fief par le seigneur. (For-fe-tu-re.)

FORFANTE. s. m. Mot it. Hâbleur, charlatan, fanfaron. Fam. et vi.

FORFAJN'TERIE s. f. Hâblerie, charlatanerie. | Fanfaronnade, ou Fanfaronnerie.

FORGE, s. f. Lieu où Ton fond le fer quand il est tiré de la mine, et où on le met en barre. | Le fourneau où certains artisans chauffent le métal qu'ils emploient , et l'enclume où ils le battent. | L'atelier d'un maréchal ferrant. (For-je.)

FORGEABLE. adj. des 2 g. Qui peut se forger. (For-ja-ble.)

FORGER. V. a. {Fabricare.) Donner une forme au fer, ou à qq, autre métal , par le moyen du feu et du marteau, | Se dit D'un cheval qui, en marchant, touche les fers des pieds de devant avec les fers des pieds de derrière. | Fam., Inventer, controuver. (For-

FORGERON, s. m. OmTier qui travaille le fer au marteau, après l'avoir fait chauffer à la forge, (For-je-ron.)

FORGEUR. s. m. Celui qui est employé aux travaux de la forge.] Fam., Celui qui invente qq. fausseté. (For-jeur.)

FORHUIR. v. n. Forhuir du cor, du cornet, du huchet. Sonner du cor, etc., pour rappeler les chiens. (Fo-ru-ir.)

FORJETER, V. n. {Foras , jactare.) Se jeter en dehors , sortir de rahgnement ou de l'aplomb.

FORLANCER. v. a. Faire sortir ime bête de son gîte. (For-lan-sé.)

FORLIGNER. v. n. {Foras , iinea.) Dégénérer de la vertu de ses ancêtres , faire qq. action indigne de la vertu de s>e& aïeux. (For-h-«é [n m.],)

FORLONGER. v. n. {Foras , elongare.) Se dit Des bêtes qui, étant chassées, s'éloignent du pays où elles font leur séjour ordinaire. I Se dit Du cerf, quand il a bien de l'avance sur les chiens. (For-lon-jé.)

FORMALISER (SE.), v. pron. {Fomialls.) S'offenser, se piquer, trouver à redire. (Forma-li-zé.)

FORMALISTE, adj. des 2 g. et subst. Qui s'attache scrupuleusement aux formes, aux formaUtés. | Façonnier, vétilleux dans les moindres choses qui regardent les devoirs de la vie civile.

FORMALITÉ, s. f. {Formalitas , b. 1.) Formule prescrite ou consacrée ; manière formelle, expresse, ordinaire de procéder, de faire certains actes civils, judiciaires, administratifs, religieux. I Cérémonie, acte d'une civilité recherchée, Fam.

FORMAT, s. m. {Formatas.) La dimension d'un volume en hauteur et en largeur. (For-ma.)

FOR

FORMATION, s. f. {Formaîlo.) ActioB par laquelle une chose se forme, est produite. 1 Le mouvement par lequel une troupe prend une certaine disposition. | L'ensemble des couches ou portions de terrains , de gîtes de substances minérales qui paraissent avoir été formés à la même époque et ensemble, j L'action de former , d'organiser , d'instituer. | La manière dont un mot se forme d'un autre mot, ou dont un mot passe pai" ses diverses formes.. (For-ma-sion.)

FORME, s. f. {Forma.) Ce qui détermine la matière à être telle ou teUe chose. | T. did. Forme substantielle ^ Forme inhérente à la substance , forme qui détermine et complète l'être. I Sous forme liquide , etc. , À l'état de liquide , etc. | La forme d'un mot, se dit en pariant D'un mot considéré par rapport à sa composition , à ses modifications. | La figure extérieure d'un corps , la configuration d'une chose. | Au plur. , Les contours d'un objet. I S'appUque souvent Aux tours du style, aux diverses façons d'exprimer la pensée. I La constitution , le mode particulier de certaines choses. | La manière dont une chose est ou peut être faite, présentée , traitée. | La formule usité dans certains actes ou écrits, la manière dont on les rédige habituellement. ( Par forme de... En manière de... | Manière ou façon d'agir, de se conduire, de procéder, etc. , conforme à certains usages , à certaines règles établies. | Absol., se dit Des formes judiciaires. I Au plur. , Les façons de s'exprimer ou d'agir propres à une personne. — Absol. et fam. , Formes polies, | Le modèle qui sert à donner à certaines choses la forme qu'elles doivent avoir. | Forme brisée, Forme composée de pièces qui peuvent se séparer. | La partie d'un chapeau qui est fait sur le modèle de bois , La partie de dessus d'un sou- Her. I Châssis de fer qui contient des pages de caractères plus ou moins nombreuses , selon le format. | Châssis de bois , garni d'un tissu métallique , servant à fabriquer le papier. I Eanc garni d'étoffe , et rembourre. I Se dit Des stalles qui sont dans un chœur, j Un lièvre en forme. Un lièvre au gîte. | Bassin pratiqué dans un port , pour y faire entrer les bâtiments qu'on veut radouber ou réparer. | Tumeur calleuse qui rient au paturon d'un cheval.

FORMEL, ELLE. adj. {Formalis.) Exprès, précis , positif , clair. (JFor-mël ; ë-le.)

FORMELLEMENT, adv. En termes exprès, précisément, clairement. |Se disait, en t. did,, par opposition à Matériellement. (Formë-le-man.)

FORMER. V. a, {Formare.) Donner l'être et la forme. ( Produire , faire , opérer , ou Composer , constituer, ( Fabriquer , figurer , façonner. | Produire dans son esprit, concevoir dans son esprit. | Proposer , exposer ce qu'on a conçu , Je mettre en avant, j Organiser, instituer, établir, j Former une entre-

FOR

{/risc , La concevoir et travailler à l'exécuttîr. I Instruire , fa(ionner par l'instruction ; faire contracter à qqn. certaines habitudes conveuables. |Se dit, en parlant Du goût, du style, etc. I Se dit pron., Des choses dont la forme devient plus parfaite, plus prononcée. | Pren- Ire une certaine disposition, un certain arrangement. Une troupe qui se forme sur la droite ou sur la gauche en bataille. \ Absol. Les régiments se formèrent devant les casernes. FORMICA-LEO. s. m. V. Focrmi-hok.

FORMICANT. adj. m. (Formicare.) Pouls fçrmicant , Pouls petit, faible et fréquent.

FORMIDABLE, adj. des 2 g. (Formidabilis. ) Redoutable , qui est à craindre , ou qui inspire une grande crainte.

FORMIER. s. m. Ouvrier qui fait et vend des formes pour les chaussures. ( For-mié. ) FORMUER. V. a. {Foras, mulare.) Faire passer la mue à un oiseau.

FORMULAIRE, s. m. {Formmarius,)Uvre , recueil de formules. | Tout ce qui contient qq. formule, qq. formalité à observer, quelque profession de foi. | S'est dit, absol., Du bref émané de la cour de Rome au sujet du livre de Jansénius. (For-mu-lè-re. )

FORMULE, s. f. (Formula.) Modèle qui contient les termes formels et exprès dans lesquels un acte authentique, solennel, religieux, etc., est ou doit être conçu. \ Formule algébrique , Un ensemble de termes algébriques qui compose l'expression la plus gétiérale d'un résultat le calcul. | Se dit Des recettes pharmaceutiques, des ordonnances de médecin, rédigées conformément aux règles et dans le langage de l'art. | Se dit De certaines fa(^ons ie s'exprimer dont on se sert habit uellement dans les diverses relations delà vie. Des formules de politesse. Laissons, de côté ces vaines formules , et parlons ai>ec franc/lise. La formule qui termine une lettre.

FORMULER, v. a. Rédiger une ordounauce de médecine selon les règles et avec les termes de l'art. | Formuler un acte , etc., Le rédiger en la forme accoutumée. | Donner la formule qui exprime le résultat général d'un calcul.

FORPAÏTRE ou FORPAISER. v. n. Se dit Des bètes qui vont chercher leur pâture dans des lieux éloignés de Leur séjour ordinaire. (For-pâ-tre, ou For-pë-zé. )

FORS. prép. {Paris.) Excepté , honnis , à la réserve de, // sont tous morts , fors deux ou trois. « Tout est perdu , fors t honneur, » écrivait François I*', après la bataille de Pavie. (Vi.) (For.)

FORSENANT. adj. (i^oraj, sensus.)Se dit D'un chien courant qui a beaucoup d'ardeur.

FORT, ORTE. adj. {Partis.) Robuste , vigoureux. I Grand et puissant de corps, épais de taille. I II se dit également des choses et signifie gros et épais de matière capable de

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porter un poids ou de résister au choc. 1 Se dit De» étoffes, des toiles, du cuir, e\c.\ Terre forte. Terre grasse, tenace, et difficile à labourer. I En parlant Des places de guerre, Qui est en état de résister aux attaques de l'ennemi. | Se dit Des troupes que leur nombre et leurs ressources mettent à même d'attaquer et de se défendre avec avantage. | En parlant Des bois, des blés, etc.. Touffu, rangé près à près. I Rude, difficile, pénible. | Qui est considérable dans son genre. | Impétueux, grand, violent, énergique dans son genre. | Qui fait une vive impression sur le goût ou sur l'odorat. I Qui est excessivement acre, désagréable au goût, à l'odorat. | En parlant D'un liquide, d'une couleur, etc., Chargé. | Puissant. I Qui est bien fondé, qui est appuyé sur de bons principes. | Se dit Des expressions, du style, etc., lorsqu'ils joignent l'énergie à la justesse. | Se dit Des expressions , des termes , des propos durs et offensants. | Fam. , Cela est fort, 'voilà qui est fort, se dit D'une chose qui étonne désagréablement , qui paraît extraordinaire , ou difficile à croire. | Habile , expérimenté , capable. I Avoir l'esprit fort y Avoir de la vigueur, de la pénétration et de l'étendue d'esprit. | Courageux, magnanime, ferme. | Se faire fort. S'engager à qq. ch. , se rendre caution. | Se met avec la prép. En , ou avec la prép. De, suivie d'un substantif qui indique le genre de force, la cause , la qualité, etc. , qui rendent fort. | Fort, subst. m. Celui qui a la force ou la puissance. | Les forts de la halle, Les portefaix qui font le service de la haUe aux blés de Paris. | L'endroit le plus fort d'une chose. | L'endroit le plus épais et le plus touffu d'un bois. | Le repaire de certains animaux qui se réfugient toujours dans l'endroit le plus épais du bois. | Fam. , Le genre de mérite ou de savoir, la qualité qui distingue une personne. | Le temps où une chose est dans son plus haut point , dans son plus haut degré. | Un ouvrage de terre ou de maçonnerie , en état de résister aux attaques de l'ennemi. |Adv., Vigoureusement. I Extrêmement, beaucoup. (For. For-te.) FORTE, adv. T. de musique , emprunté de l'itahen. Fort. Il se met , dans une pièce de musique, aux endroits où le son doit être renforcé. (For-té.)

FORTEMENT, adv. D'une manière vigoureuse, ferme, soUde. | Avec énergie, avec force , avec ardeur. (For-te-man.)

FORTE-PIANO, s. m. T. it. Espèce de clavecin dont la construction est telle, qu'on peut renforcer ou adoucir le son à volonté. (For-té-pi-a-no.)

FORTERESSE, s. f. (Partis.) Lieu fortifié, destiné à recevoir une garnison et à défendre un pays. (For-te-rë-se.)

FORTIFIANT, ANTE. adj. Qui augmente

les forces. I Subst. m. Prendre des fortifiants.

FORTIFICATION, s. f. Ouvrage de terre

FGS

ou de maçonnerie qui rend une place forte. I L'art de fortifier. | L'action même de fortifier. ( — ca-sion.)

FORTIFIER. V. a. {Fortificare.) Rendre fort, donner plus de force. | Faire des ou- TTages pour mettre une ville, un poste, etc., en état de résister à Tennemi. | Pron. , Devenir fort , plus fort.

FORTIN, s, m. diminutif. Petit fort.

FORTIORI (À). Expr. lat. À plus forte raison. (A-for-si-o-ri.)

FORTITRER. v. n. {Foras, trahere.) Se dit Des cerfs ou d'autres bêtes qui évitent de passer daus les lieux où il y a des relais ou des chiens frais amenés poior les courre.

FORTRATT, AITE. adj. {Foras, tractus.) Se dit D'uu cheval outré de fatigue. (Fortrè; è-te.)

PORTRAITURE, s. f. Fatigue outrée d'un cheval. (For-trë-tu-re.)

FORTUIT, UITE. adj. {Fortuitus.) Qm.

arrive par hasard , d'une manière imprévue. (For-tui.)

FORTUITEMENT, adv. Par cas fortuit , par hasard. (For-tui-te-man.)

FORTUNE, s, f. {Ft>nuna.)YLai&asà, chance. I Bonne fortune , Chance heureuse , heureux hasard. — Se dit Des faveurs d'une femme, j Bonheur. | Malheur , péril , danger , risque, j Tout ce qui arrive ou peut arriver de bien ou de mal à qqn. | La bonne , l'heureuse fortune de qqn. , les succès qu'il obtient. | L'avancement et l'établissement dans les biens, dans les emplois , dans les honneurs , etc. I Les biens de la fortune , Les richesses, les honneurs , les emplois , etc. | Homme de fortune , Celui qui , d'un fort petit commencement , est parvenu à de grands biens. | Faire fortune, en parlant Des choses , Obtenir du succès , être accueilli , goûté. [ L'état , la condition où l'on est, I Biens , richesses , état d'opulence. J La divinité païenne qui était censée faire, à son gré, le bonheur et le malheur.

FORTUNÉ, ÉE. adj. Heureux. ] Qui donne le bonheur , où l'on trouve le bonheur.

FORT-YÊTU. s. m. Homme qui a un habit au-dessus de son état. Fam. et vi. (Forvê-tu.)

FORUM, s. m. Mot lat. Se dit Des places où le peuple s'assemblait , à Rome , pour les affaires publiques , et de Celles où se tenait quelque marché. | Se dit Des places où se tenaient les foires , dans les villes dépendantes de l'empire romain. (Fo-ro-me.)

FORURE. s. f. {Forare.) Trou fait avec un foret.

FOSSE, s. f. {Fossa.) Creux dans la terre, fait par la nature ou par l'art, et qui est plus ou moins large et profond. | L'endroit que l'on creuse en terre pour y mettre un corps mort. | Basse-fosse , Cachot très-profond dans une prison. | Se dit De certa" nés cavités , plus ou moins profondes , que préaaitent divers organes. (Fo-se.)

FOU

FOSSÉ, s. m. {Fossa.) Fosse creusée en long pour clore , pour enfermer qq. espace de terre , ou pour faire écoider les eaux , ou pour la défense d'une place. (Fo-sé.)

FOSSETTE, s. f. {Fossa.) Petit creux que les enfants font en terre , pour jouer à qui y fera tenir plus de noix , de billes , de petites pièces de monnaie , etc. , en les y jetant d'une certaine distance. ( Le petit creux que certaines personnes ont au bout du menton, ou qui se forme au milieu de la joue quand elles rient. (Fo-së-te.)

FOSSILE, adj. des 2 g. {Possilis.) Se dit Des substances qui se tirent de la terre, j Se dit Des dépouilles , des débris , ou des formes, des empreintes de corps organisés, qu'on trouve dans les couches de la terre. | Subst. m. Se dit De toutes les substances qui se tirent de la terre , telles que minéraux , pétrifications, etc.; mais surtout Des animaux et des plantes fossiles. (Fo-si-le.)

FOSSOTAGE. s. m. Action de fossoyer, ou Travail du fossoyeur. (Fo-soua-ia-je.)

FOSSOTER. v. a. (Se conj. c. Employer.) Fermer avec des fossés. (Fo-soua-ié.)

FOSSOYEUR, s. m. Celui qui creuse les fosses pour enterrer les morts. (Fo-souaieur.)

FOU ou FOL, FOLLE, adj. {Toll, ail.) (On emploie Fol devant un subst. , au sing., commençant par une voyelle ou par une h non aspirée.) Qui a perdu le sens , l'esprit. | Être fou d'une personne , d'une chose , L'aimer avec une passion démesurée, y avoir un attachement excessif. | Chien fou , Chien enragé. I Simple, crédule, ou Malavisé, imprudent , extravagant. | Qui est contraire à la raison, à la prudence, à la modération. | Excessif, pro(6gieux. I Fo/ a^/7e/. Appel mal fondé. (Vi.) I Fou rire y Rire dont on n'est pas le maître. | Folle farine, La plus subtile fleur de la farine. | Extrêmement gai , badin, enjoué. | Subst. , Celui qui a perdu le sens , qui est tombé en démence. — Celui qui fait, qui dit des extravagances, ou qui est crédule, imprudent , ou qui a une gaieté folle, turbulente. I S. m. Un bouffon. | Au jeu des échecs, se dit d'Une certaine pièce dont la marche est toujours par une Ûgne transversale, en coupant l'angle des carrés. | Oiseau palmipède des Antilles, ainsi nommé parce qu'Û se pose sans précaution sur les bâtiments , et s'y laisse qqfs. prendre à la main. (Fo-le.)

FOUACE, s. f. Sorte de pain fait de fleur de farine en forme de galette , et ordin. cuit sous la cendre. (Foua-se.)

FOUAGE. s. m. Sorte de droit et de redevance qui se payait en certaines provinces par chaque feu ou maison. (Foua-je )

FOUAILLE. s. f. Part que l'on fait aux chiens après la chasse du sanglier. (Foua- 11e pi m.].)

FOUAILLER. v. a. Donner souvent des coups de fouet. (Foua-Ué [Il m.].)

FOU

FOUDRE, s. f. {Pulgiir.) Le feu du ciel, la matière électrique lorsqu'elle s'échappe de la nue en produisant une vive lumière et une violente détonation. [ Comme la foudre, Avec une grande rapidité, avec une grande impétuosité. | Poét., Les foudres de la guerre, Les canons , l'artillerie. J S. m. Poudre de guerre. Grand général d'armée. | Le courroux de Dieu , l'indignation d'un souverain, etc. I Les foudres de r éloquence , Les arguments victorieux par lesquels un orateur confond ses adversaires. | S. m. Cette représentation de la foudre que les peintres et les sculpteurs donnent ordin. pour attribut à Jupiter, et qui consiste en une espèce de grand fuseau, du milieu duquel sortent plusieurs petits dards en zigzag.

FOUDRE, s. m. (Fuder , ail.) Grande tonne, vaisseau d'une très-vaste capacité, qui peut contenir beaucoup de muids de vin ou de qq. autre liquide.

FOUDROIEMEm'. s. m. (On prononce Poudroîment.) Action par laquelle une personne, une chose est foudroyée. (Fou-drouaman.)

FOUDROYANT, ÂNTE. adj. Qui foudroie, ou Qui frappe aTcc la rapidité de la foudre, j Apoplexie foudroyante , Violente attaque d'apoplexie qui cause promptement la mort. { Qui exprime un grand courroux , une vive indignation. | Qui épouvante, ou qui interdit et confond. (Fou-droua-ian.)

FOUDROYER, v. a. (Fulgurire.) (Se conj. c. Employer.) Frapper de la foudre. | Battre, détruire à coups de canon, de mortier, etc. I Terrasser, atterrer, confondre. (Fou-droua-ié.)

FOUÉE. s. f. Sorte de chasse aux oiseaux, qui se fait la nuit à la clarté du feu.

FOUET, s. m. Cordelette de chanvre ou de cuir , qui est attachée à une baguette , à un bâton, et dont on se sert pour conduire et pour châtier les cbevaux et autres animaux. | Espèce de petite corde fort menue et fort pressée, dont les cochers et les charreliers se servent ordin. pour mettre au bout de leurs fouets. | Lanière de cuir qui est attachée au bout d'un petit bâton, et dont 1.JS enfants se servent pour faire tourner un saboL | Fam., Coup de fouet. Ce qui hâte une affaire. | Le fouet de l'aile, Le bout de l'aile d'un oiseau. ] Se dit Des coups de verges dont on châtie les enfants. | Se dit Des coups de verges dont la justice fait châtier qqs. criminels, en certains pays. (Fouë.) FOUETTER, v. a. Donner des coups de fouet ; ou Donner le fouet. | Fouetter de la crème, des œufsy etc.. Battre de la crème, des œufs, etc., avec àos verges, pour les faire mousser. ] Y. n. Se dit De la pluie, de la grêle, etc., quand elles frappent violemment contre qq- ch. | Se dit Du canon, lorsqu'il donne en qq. lieu sans obstacle. | Fouetté.

FOU

adj. Qui est marqué de petites raies comme de coups de fouet. (Fouë-té.)

FOUETTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fouette. Fam. (Fouë-teur; eu-ze.)

FOUGASSE, s. f. {Pocus.) Espèce de petite mine ou de fourneau de mine. (Fouga-se.)

FOUGER. V. n. Se dit du sanglier qui arrache des plantes avec son boutoir. (Fou-jé.) FOUGÈRE, s. f. Plante herbacée dont les feuilles sont grandes et extrêmement découpées, et qui croît ordin. dans les terrains sablonneux. | Absol. et poét. Un verre à boire. | Au plur. , se dit De la famille de plantes cryptogames dont la fougère est le genre prinblpal. (Fou-jè-re.)

FOUGON. s. m. Lieu oîi se fait la cuisine dans certains petits bâtiments de la Méditerranée.

FOUGUE, s. f. Mouvement violent et im pétueux, ordin. accompagné de colère. | Ardeur, impétuosité naturelle. | Enthousiasme, feu, verve. I Mdt, vergue de fougue, etc., Mât, vergue d'artimon. (Foug-e.)

FOUGUEUX, EUSE. adj. Qui est sujet à entrer en fougue, ardent, impétueux. (Fougeû; ze [g m.].)

FOUILLE, s. f. Le travail qu'on fait en fouillant dans la terre. (Fou-Ile [U m.].)

FOUILLE- AU-POT. s. m. Petit marmiton.

(Fou-Uô-po.)

FOUILLER. V. a. {Podere.) Creuser pour chercher qq. cb. | Fouiller qqn.. Chercher soigneusement dans ses poches, dans ses habits. I Fouiller un bois, Le faire visiter par des troupes. | Travailler avec le ciseau les parties renfoncées d'une statue , d'un bas-relief, etc., ou Pratiquer des enfoncements qui puissent produire des ombres fières et vigoureuses. Donner de la force aux touches et aux ombres qui représentent les enfoncements. I V. n. Fouiller dans un champ. | Chercher qq. ch. en remuant , en déplaçant les objets qui peuvent le cacher. | Y. n. Consulter, examiner, rechercher curieusement.

(Fou-Ué [n m.].)

FOUINE, s. f. Espèce de martre , animal carnassier, de la grosseur d'un chat, qui étrangle les petits oiseaux, les poulets, les pigeons, etc. | Instrument de fer à deux ou trois fourchons, qu'on met au bout d'une perche, et qui sert à élever les gerbes sur le tas. I Espèce de trident propre à percer de gros poissons.

FOUIR. V. a, (Fodere.) Creuser. Se dit en parlant De la terre.

FOULAGE, s. m. T. d'arts et métiers.

Action de fouler, ou Le résultat de cette action. (Fou-la-je.)

FOULANT, ANTE. adj. Qui foide. ] Pompe foulante , Pompe qui élève l'eau en la pressant.

FOULARD, s. m. Étoffe de soie, ou de soie et coton, fort légère, dont on fait des

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mouchoirs, des cravates, des fichus , etc. , et qui offre ordin. des dessins variés. | Un mouchoir, une cravate, etc. , de foulard. (Fou-lar.)

FOULE, s. f. {Fullo.) Presse, multitude de personnes qui s'entre-poussent. I Grand nombre, grande quantité , multiplicité. | Le vulgaire , le conunun des hommes , le grand nombre des personnes ou des choses ordinaires dans leur genre. | L'action de fouler des draps , des chapeaux, etc. ( Chez les fabricants de chapeaux. L'atelier où l'on foule. I Oppression, vexation. | Ew foule, loc. adv. En se pressant, ou en grande quantité, en grande multitude.

FOULÉE, s. f. Temps pendant lequel, dans la marche, le pied du cheval pose sur le sol ; ce qu'on appelle autrement Jppui. \ Au plur,, Traces légères que la bête laisse de son pied , en passant sur l'herbe ou sur les feuiUes.

FOULER. V. a. {Fullo.) Presser qq. ch.

qui cède, qui ne résiste pas beaucoup. 1 Fouler aux pieds ^ Traiter avec mépns. [ Poét., Marcher sur. | Opprimer par des exactions, surcharger d'impôts, | Blesser en foulant, en pressant fortement, | Se dit Des personnes, en parlant d'une entorse, d'un tiraillement violent de qq. partie. | Faire battre ou parcourir un terrain par le limier ou par la meute, j Y. n. Se dit De l'action de la presse sur les feuilles qui reçoivent l'impression.

FOULERIE. s. f. Atelier où l'on foule les draps, les cuirs, etc.

FOULOIR. s. m. Instrument avec lequel on foule. ( Fou-louar. )

FOULON, s. m. ( Fullo. ) Artisan qui foule , qui apprête les draps et autres étoffes de laine. | Moulin à foulon. Moulin qui sert à fouler les draps, | Terre à foulon , Sorte de terre qui sert à dégraisser les draps.

FOULQUE, s. f. ( Fulica. ) Espèce de poule d'eau. ( Foulc-e. )

FOULURE, s. f. Contusion, blessure d'une

Sartie foulée, | L'action de fouler les étoffes e laine , les cuirs , etc. | Au plur, , Marques légères que le pied du cerf laisse sur l'herbe ou sur les feuilles.

FOUR. s. m. ( Fumus, ) Ouvrage de maçonnerie voûté en rond , avec une seule ouverture par devant, et dans lequel on fait cuire le pain, la pâtisserie, etc. \ Pièce de four^ Gâteau ou autre pièce de pâtisserie qui se cuit au four. | Le heu où est le four, et où se rendent ceux qui veulent cuire, | Se dit Des lieux voûtés et ouverts par en haut , où l'on fait cuire la chaux, la trique, etc, J Le lieu où l'on cachait ceux que l'on enrôlait par force.

FOURBE, s. f. ( Furtum. ) Tromperie basse et odieuse, j L'habitude de tromper , la disposition à tromper, à fourber.

FOXJRBE. adj. des a g. et subst. ( Fur- >

FOU

tum.) Qui emploie, pour tromper, des ruses odieuses, une adresse maligne et perfide.

FOURBER, V. a. Tromper d'une manière basse et odieuse.

FOURBERIE, s. f. Tromperie coupable, et qui tient de la fourbe. J La disposition à faire des fourberies.

FOURBIR. V. a. (Furbire, it. ) Nettoyer, polir, rendre clair en frottant.

FOURBISSEUR. s. m. Artisan qui fourbit, et qui monte des sabres, dfô épées, etc. ( Four-bi-seur. )

FOURBISSURE. s. f. Nettoiement, polissure. ( Four-bi-su-re. )

FOURBU, UE. adj. Se dit Des chevaux, des mulets, etc, qui perdent tout à coup l'usage de leurs jambes, soit pour avoir trop travaillé , soit pour avoir bu trop tôt après avoir eu chaud.

FOUBURE. s. f. Maladie d'un cheval ou de qq, autre animal fourbu.

FOURCHE, s, f. {Furca. ) Instrument qui consiste en un long manche de bois terminé par deux ou trois branches ou pointes de bois, de fer, qui vont en s'écartant. | Faire la fourche, se dit D'une chose qui se dirise en deux ou trois par l'extrémité ; D'un chemin qui aboutit à deux ou à trois autres,

FOURCHER. V. n. Se partager, se diviser en deux ou trois par l'extrémité, en manière de fourche. ( Fam. , La langue lui a fourché, se dit D'une personne qui, par méprise, a prononcé un mot pour un autre à peu près semblable.

FOLTICHETTE. s. f. ( Furea. ) Ustensile de table, qui a deux, trois ou quatre pointes ou dents par le bout, et dont on se sert pour prendre les viandes. ( Instrument de même forme , mais plus long et plus gros , dont on se sert pour tirer la viande des grandes marmites, f Déjeuner à la fourchette , Manger de la viande à son déjeuner. | Instrument en forme dT , dont les soldats se servaient autrefois pour appuyer leur mousquet en tirant. I Instrument de même forme , qui sert à assujettir des cisailles, | Long morceau de bois à deux pointes de fer, qui est attaché à la flèche d'un carrosse, et que l'on baisse pour empêcher que le carrosse ne vienne à reculer, quand il est sur une pente. | Le petit os divisé en deux branches, qui est entre les deux ailes d'une volaille. | Pop., La fourchette de r estomac. Le bréchet. | Un certain endroit du pied du cheval, qui est plus élevé que le dedans du pied, et qui finit au talon. I Cette partie de la manchette qui garnit l'ouverture de la manche d'une chemise d'homme. ( Four-chë-te, )

FOURCHON. s. m. Une des pointes de la fourche ou de la fourchette, j L'endroit d'où sortent les branciies d'un arbre.

FOURCHU, UE. adj. Qui se fourche, fourché, j Menton fourchu. Menton qui est

FOU

marqué, à son milieu, d'un léger sillon ou renfoncement.

FOURGON, s. m. Espèce de charrette couverte dont on se sert ordin. dans les armées et dans les voyages.

FOURGON, s. m. Longue perche de bois garnie de fer par le bout , et servant à remuer, à arranger le bois et la braise dans le four.

FOURGONNER, v. n. Remuer avec le fourgon du four. | Remuer le feu sans besoin avec lei pincettes, et le déranger en le voulant accommoder. Fam. j Fouiller maladroitement en brouillant et en mettant tout sens dessus dessous. Fam. ( Four-go-né. )

FOURMI, s. f. ( Pbrmica. ) Petit insecte qui vit en société, et qui fait ordin. sa demeure sous terre. | Pop. , Avoir des fourmis dans qq. partie du corps, Y éprouver des picotements.

FOURMILIER, s. m. Quadrupède de l'Amérique méridionale, qui se nourrit d'insectes et surtout de fourmis. | Se dit De certains oiseaux des forêts de la Guyane , qui vivent de fourmis. ( Four-mi- Ué. )

FOURMILIÈRK s. f. Lieu où se retirent, où habitent les fourmis, et où elles pratiquent ordin. des espèces de loges , de galeries et d'étages. | Se dit De toutes les fourmis qui habitent la même fourmilière. | Une grande quantité de certains autres insectes ou animaux , et même Un grand nombre de personnes.

FOURMI-LION. s. m. Insecte ainsi appelé parce qu'à l'état de larve il se nourrit de fourmis et d'autres petits insectes semblables qui tombent dans un trou en forme d'entonnoir, qu'il a pratiqué lui-même dans le sable, et où il se tient blottL

FOURMILLEMENT, s. m. Picotement, comme si l'on sentait des fourmis courir sur la peau. ( Four-mi-Ue-man [11 m.J. )

FOURMILLER, v. n. ( Formica. ) Abonder. I Se dit De certaines choses qui sont réunies en très-grande quantité. | Se dit D'un picotement entre cuir et chair qu'on sent qqfs. à la peau. (Four-mi-Ué [11m.].)

FOURNAGE. s. m. Ce que l'on paye au fournier pour la cuisson du pain. ( Fourna-je. )

FOURNAISE, s. f. (Furnus.) Sorte de graud four. | Fig. , Creuset. ( Four-nè-ze. )

FOURNEAU, s. m. ( Furnus. ) Petite construction de maçonnerie ou de brique, soit portative, soit à demeure, et à plusieurs cavités , dans lesquelles on met du charbon , de la braise, pour cuire ou chauffer les mets. Ustensile , ordin. de terre ou de fer, qui sert au même usage, dans les petites cuisines. | Se dit De certains vaisseaux , et De certaines constructions de maçonnerie ou de brique, qui servent, dans les arts, à soumettre diverses substances à l'action du feu. | Un grand four où l'on fond le verre. 1 Un creux

FOU

fait en terre, et chargé de poudre, pour faire sauter un rocher, une muraille, ou qq. ouvrage de fortification. | Le fourneau d'une pipe. Cette partie évasée d'une pipe, dans laquelle on fait brûler le tabac. ( Four-nô. )

FOURNÉE, s. f. La quantité de pain qu'on fait cuire ou qu'on peut faire cuire à la fois dans un four.] Se dit en parlant D'autres choses que l'on expose à l'action de la chaleur dans le» fours, f Se dit , fam. , D'un certain nombre de personnes qui sont nommées à la fois aux mêmes fonctions , etc.

FOURNIER, 1ÈRE. i. (Fumarius.) Celui, celle qui tient un four public , et qui y fait cuire le pain. | Au jeu de billard , Celui qui faisait passer sa bille sous l'archet ou la passe, par le côté du but. ( Four-nié.)

FOURNIL, s. m. Le lieu où est le four et où l'on pétrit la pâte. ( Four- ni. )

FOURNIMENT, s. m. Sorte d'étui dont les mousquetaires à pied se servaient , dans le xvHi" siècle, pour mettre leur poudre, et qui est également à l'usage des chasseurs. | Se dit De certains objets d'équipement à l'usage de chaque soldat , et particulièrement de la buffleterie. ( Four-ni-man. )

FOURNIR. V. a. (Furnus.) Pourvoir, approvisionner. V. n. C'est (ai qui fournit dans cette maison. | Garnir. 1 Livrer, donner, procurer, faire avoir, | Produire, exposer, établir. I Achever, parfaire. [ Fournir la carrière y La parcourir tout entière. | V. n. Subvenir, contribuer en tout ou en partie. | Suffire. | FouRWi. adj. Qui est épais, touffu.

FOURNISSEMENT, s. m. Fonds que chaque associé doit mettre dans une 'société. I Se dit Des choses qui, dans un partage, doivent être respectivement comptées entre les copartageants , en dépense ou en recette , en rapports et retours. ( Four-ni-se-man.)

FOURNISSEUR, s. m. Celui qui entreprend de faire la fourniture de qq. marchandise, de qq. denrée. ( Four-ni-seur. )

FOURNITURE, s. f. Provision fourme ou à fournir. L'action même de fournir, d'approvisionner. I Ce que les tailleurs, tapissiers, et autres semblables artisans, ont coutume de fournir en employant l'étoffe , la matière principale. | Les petites herbes dont on accompagne les salades.

FOURRAGE, s. m coll. La paille, le foin et toute autre espèce d'herbe qu'on donne pour nourriture aux bestiaux , aux chevaux, etc., lorsqu'on ne les fait point paître. | L'herbe qu'on coupe et qu'on amasse, à l'armée, pour la nourriture des chevaux. | L'action même de couper le fourrage. | Se dit Des troupes commandées , tant pour faire le fourrage que pour le soutenir. | Le foin ou l'herbe dont on se sert pour bourrer le ca non , etc. ( Fou-ra-je. )

FOURRAGER, v. n. Couper et amasser du fourrage. | V. a. Ravager. ( Fam. , Pourra-

FOU

ger des papiers. Les mettre en désordre. (Fou-ra-jé.)

FOURRAGÈRE, adj. f. Se dit Des plantes propres à être employées comme fourrage. ( Fou-ra-jè-re. )

FOURRAGEUR. s. m. Celui qui va au fourrage. ( Fou-ra-jeur. )

FOURRÉ, s, m. Endroit d'un bois , d'un bosquet, etc., où il y a un assemblage épais d'arbrisseaux , d'arbustes , de broussailles. ( Fou-ré. )

FOURREAU, s. m. Gaîne , étui , enveloppe. I Se dit De certaines robes d'enfant. [ La peau qui couvre le membre génital d'un cheval. (Fou-rô.)

FOURRER, v. a. (Furnus.) Introduire, faire entrer, placer en qq. endroit , mettre parmi d'autres choses. | Fam. , Ne savoir où se fourrer, Ne savoir où se cacher, ne savoir comment se dérober à la confusion qu'on éprouve. | Donner avec excès et sans réflexion. I Insérer hors de propos, | Introduire qqn. dans une maison, dans une société , etc. ; ou Le faire entrer, l'engager dans une affaire. Tous ces sens sont fam. | Garnir, doubler de peau avec le poil. | Pron. , Se vêtir chaudement. I FouRKÉ , ÉE. part. ] Langues fourrées , Langues recouvertes d'une autre peau que la leur, et avec laquelle on les fait cuire. | Fam., Paix fourrée, Fausse paix, faite de mauvaise foi par les deux parties. | Pajs fourré. Pays rempli de bois , de haies , etc. ( Fou-ré. )

FOURREUR. s..in. Marchand pelletier, artisan qui travaille en pelleterie. (Foureur. )

FOURRIER, s. m. Officier qui sert sous un maréchal des logis, et dont la fonction est de marquer le logement de ceux qui suivent la cour. I Le sous-officier d'une compagnie qui est principalement chargé de pourvoir au logement des soldats quand ii3 passent dans qq. ville, et de répartir entre les escouades les vi^Tes , etc. ( Fou-rié. )

FOURRIÈRE, s. f. Office qui fournit le bois pour le chauffage de la maison du roi et des princes. | Le Ueu où l'on met ce bois. ( Fou-riè-re. )

FOURRURE, s. f. Peau de certains animaux , dont on se sert pour doubler, garnir ou orner les robes , les habits , etc. ; on en fait aussi des manchons , des bonnets , etc. | Une robe fourrée, ou garnie, ou ornée de fourrures. | T. de blas. Un fond de fourrure qui est ou d'hermine ou de vair. (Fouru-re. )

FOURVOIEMENT, s. m. Erreur de celui qui s'égare de son chemin. ( Four-vouainan.)

FOURVOYER, v. a. ( Foras, via. ) ( Se conj. c. Employer. ) Égarer, détourner du chemin. | Faire fourvoyer qqn. , Faire qu'il se four>'oie. | Se dit De méprises grossières. Fam. ( Four-voua-ié. )

FRA

FOUITIAU. s. m. C'est un des noms vulgaires de l'arbre qu'on appelle plus ordin. Hêtre. ( Fou-tô. )

FOUTELAIE. s. f. Lieu planté de fouteaux ou de hêtres. ( Fou-te-lèe. )

FOYER, s. m. Âtre , lieu où se fait le fêu. I La dalle de pierre ou de marbre que l'on met au devant d'une cheminée, pour éloigner du feu le plancher et les parquets. | La salle commune où se rassemblent les acteurs, et Celle où les spectateurs peuvent se réunir pour converser et pour se chauffer. [ Maison, demeure, pays natal.] L'endroit où se réunissent les directions des rayons lumineux qui , partant d'un même point , sont réfléchis ou réfractés par des surfaces courbes. I Foyer de lumière , Le point d'où part , d'où rayonne une lumière plus ou moins vive. I Cette ville est le foyer des lumières , Les arts et les sciences y fleurissent plus que partout ailleurs. ( Foua-ié. )

FRAC. s. m. Habit d'homme qui ne couvre par devant que la poitrine, et qui se termine par derrière en de longues basques plus ou moins étroites.

FRACAS, s. m. {Frangere.) Rupture ou fracture avec bruit et violence. | Tout bruit semblable à celui d'une chose qui se fracasse, |Tout ce qui se fait avec tumulte, avec désordre et grand bruit, | Se dit en parlant De& personnes qui cherchent et qui obtiennent une sorte de vogue, qui font du bruit dans le monde. | Se dit en parlant Des choses qui excitent l'attention du public, qui font scandale. (Fra-ca.)

FRACASSER, v. a. Briser, rompre en plusieurs pièces. (Fra-ca-sé.)

FRA.CTION. s. f. ( Fractio. ) Action par laquelle on rompt, on divise, [ Portion, partie, I Se dit. Des quantités qui contiennent un certain nombre de parties de l'unité, (Fracsion,)

FRACTIONNAIRE, adj. des 2 g. Se dit De tout nombre, entier ou non, qui est actuellement présenté sous la forme d'une fraction. (Frac-sio-nè-re,)

FRACTURE, s. f. {Fractura.) Rupture avec effort. | Solution de continuité, ou division faîte subitement dans les os ou les cartilages durs, par la violence de qq. cause externe.

FRACTURER, v. a. T. de chirur. Briser, casser.

FRAGILE, adj. des 2 g. (Fragilis.) Aisé à rompre, sujet à rompre , sujet à se cassa*. iQui n'est pas solidement établi, qui peul aisément être détruit. | Sujet à tomber en faute. (Fra-ji-le.)

FRAGILITÉ, s. f. {Fragilitas.) Disposition à être facilement cassé, brisé. | Instabilité. I Facilité à tomber en faute, (Fra-ji-li-té.)

FRAGMENT, s. m. {Frasmentum^ Morceau de qq. chose qui a été cassé , brisé, j Une petite partie qui est restée d'un livre ,

FRA

d'un traité, d'un ouvrage, j Morceau d'un livre, d'un ouvrage qui n'est point encore terminé, ou qui n'a pu rètre. (Frag-man.)

FRAI. s. m. Action de frayer. L'action propre aux poissons pour la multiplication de leur espèce. | Se dit Des oeufs de poisson mêlés avec ce qui les rend féconds. |Le petit poisson. I L'altération , la diminution de poids que l'usage et le frottement apportent à la monnaie. (Frè.)

FRAÎCHEMENT, adv. Avec un fiais agréable. | Fig. et fam. , Froidement. | Récemment. Fam. (Frê-che-man.)

FRAÎCHEUR, s. f. {Fngescere.) Froid doux et modéré, qui tempère la chaleur de l'atmosphère, et qui cause une sensation agréable. J Froiduïe, froid. | Une douleur causée par un froid humide. | Le lustre, le brillant, l'éclat agréable des fleurs, du teint, des couleurs, etc.] Un venl très-faible qui suit ou qui précède le calme. (Frê-cheur.)

FRAÎCHIR. V. n. {Frigescere.) Se dit Du vent qui devient plus fort. (Frè-chir.)

FRAIRIE. s. f. {Frater.) Partie de divertissement et de bonne chère. Fam. (Frè-rie.)

FRAIS, AÎCHE. adj. {Frigescere.) Médiocrement froid , plus froid que chaud , et propre à tempérer une trop grande chaleur. Adv., Boire frais. \ Froid. | Vent frais. Vent médiocrement fort, et bon pour faire route. I Récent, nouvellement produit, cueilli, arrivé , etc. | S'emploie figur. Être frais de qq. ch. , En avoir la mémoire récente. | Qui a'a point été salé, fumé, etc. | Se dit Des choses sujettes à se sécher ou à se corrompre, lorsqu'elles n'ont point encore souffert d'altération , malgré le laps de temps. | Qui a de la fraîcheur , de l'éclat , du lustre , etc. | Être frais , Avoir bon visage , avoir un air de vigueur, de santé. | Se dit , par moquerie. De qqn. à qui il est arrivé un accident , ou qui en est menacé. [Délassé, qui a recouvré ses forces par le repos, j Troupes fraîches , Troupes qui ne sont point fatiguées , et qui n'ont point encore donné. [Frais, subst. m. Air frais , froid modéré. | Frais , Fraîche. adv. Nouvellement, récemment. |Z)« beurre frais battu. Une fleur fraichc-éclose. ( Frè. Frè-che.)

FRAIS, s. m. pi. Dépense, dépens. ] Fam. , A peu de frais , Sans beaucoup de peine, de soins , etc. 1 Fam. , Faire les frais de qq. ch., Fournir la matière ou le fond de qq. ch. , contribuer le plus à qq. ch. ] Au billard, etc. , La dépense que l'on fait dans le jeu. (Frè.)

FRAISE, s. f. {Fraga.) Petit fruit qui est fort agréable au goût , et qui vient sur une plante dont la tige est très-basse. (Frè-ze.)

FRAISE s. f. Le mésentère de veau et d'agneau. | Espèce de collet à plusieurs doubles et à plusieurs plis ou godrons , qui tourne autour du cou, et qui a, par sa forme, qq. ressemblance avec une fraise de veau.

FRA

I Un lang de pieux qui garnit une fortification de terre par dehors , vers le milieu du talus , et présente la pointe à l'ennemi. | La forme des moules et des [)ierrures de la têle du cerf, du daim et du chevreuil.

FRAISER, v. a. Plisser en manière de fraise, j Fraiser la pâte, La bien pétrir.. ( Frè-ze. )

FRAISF.ITE. s. f. Petite fraise. ( Frèzë-te. )

FRAISIER, s. m. Petite plante de la famille des Rosacées, qui produit les fraises, et dont la fleur est blanche. ( Frë-zié. )

FRAISIL. s. m. Cendre du charbon de terre dans une forge. (Frë-zi.)

FRAMBOISE, s. f. ( Fraga. ) Petit fruit bon à manger, qui croît sur un arbrisseau épineux. ( Fran-boua-ze. )

FRAMBOISER. v. a. Accommoder avec du jus de framboise. ( Fran-boua-zé. )

FRAMBOISIER, s. m. Arbrisseau épineux à fleurs rosacées, qui porte les framboises. ( Fran-boua-zié. )

FRAMÉE. s. f. Arme des anciens Germains, des Francs.

FRANC, s. m. ( Francus. ) Unité monétaire du système métrique, laquelle se divise en dix parties appelées décimes , et en cent appelées centimes. | S'employait autrefois pour désigner La li^Te tournois. ( Fran. )

FRANC , ANCHE, adj. {Frangere.) Libre.

I Franc de toute passion , etc. , Libre et exempt de toute passion, etc. | Franc-bord , L'espace de terrain laissé libre sur le bord d'une rivière , d'un canal. Tout le bordage extérieur d'un bâtiment , depuis la quille jusqu'à la première préceinte. | Exempt d'impositions , de charges , de dettes. | Sincère , loyal , qui dit ce qu'il pense, j Le vent est franc , Sa direction est telle, que le bâtiment peut, avec ses voiles orientées obliquement à la quille, suivre la route déterminée. I Se dit Des choses où il y a de la sincérité , de la loyauté , de la candeur, etc. I T. d'arts , etc. Se dit en parlant D'un faire aisé , hardi , où il n'y a ni timidité ni tâtonnement, j Vrai. | Terre franche. Bonne terre. [ Entier, complet. | Franc tillac , Pont, tillac de plain-pied, sans interruption. jSe dit Des arbres qui portent du fruit doux sans avoir été greffés. | S. m. Enter franc sur franc , Enter un scion d'aibre franc sur un autre arbre franc. | Franc, adv. Ouvertement , résolument , sans déguiser , sans biaiser. ] Absolument, entièrement.

FRANC,' ANQUE. s. Nom générique des Européens qui habitent ou commercent dans le Levant et en Barbarie, et qui ne sont point sujets à la c^pitatiou. | Adj. Langue franque. Sorte de jargon mêlé de français, d'italien , d'espagnol , etc., qui est en usage parmi les Francs de la basse classe. (Fran. Franc-e. )

FRANÇAIS, adj. et s. n . ( Frank , ail.)

466 FRA

Cela n'est pas français , se dit D'un propos ou même d'une action contraire à l'honueur, à la délicatesse , à la galanterie. | Fam., Entendez-vous le français ? Comprenez-vous bien mon avertissement, mes menaces, ma réprimande , etc. ? | Adv., Parler français , S'expliquer clairement, intelligiblement, j Fam., Parler français à qqn., Parler à qqn. avec autorité et d'un ton menaçant. | Fam., En bon français , Franchement et sans ménagement. ( Fran-sè. )

FRANC-ALLEU, s. m. F. Alleu.

ERANCATU. s. m. Sorte de pomme qui se conserve longtemi^s.

FRANC-ÉTABLE (DE), loc. adv. On le dit Lorsque deux bâtiments se portent l'un sur l'autre de manière que leurs étraves ou éperons s'entre-choquent avec violence. | [cm.]

FRANC-FIEF. s. m. K Fief.

FRANC-FUNIN. s. m. F. Funin.

FRANCHEMENT, adv. Avec exemption de toutes charges , de toutes dettes. | Sincèrement, ingénument. | Librement, avec hardiesse et précision, sans se retenir ni hésiter. ( Fran-che-man. )

FRANCHIR. V. a. {Frangere.) Sauter franc, passer en sautant par-dessus'qq. ch. j Passer, traverser vigoureusement , hardiment des lieux , des endroits difficiles , de grands espac.es , etc.

FRANCHISE, s. f. ( Frangere. ) Exemption, imm>mité, | La faculté accordée aux ouvriers qui n'étaient point passés maîtres de travailler pour leur propre compte en certains lieux ou quartiers déterminés. | Se dit Des droits d'asile attachés à certains lieux, j Asile, j Sincérité, loyauté, candeur. T. d'art. La qualité de ce qui est franc, hardi. ( Fran-chi-ze. )

FRANCISATION, s. f. Acte qui constate qu'un navire est français. ( Fran-si-za-sion. )

FRANCISCAIN, s. m. Rehgieux de l'ordre de Saint-François d'Assise. ( Fran-sisc-in [cm.]

FRANCISER, v. a. Donner une terminaison, une inflexion française à un mot d'une autre langue, j Se dit D'une personne qui prend l'air, le maintien, les manières françaises. ( Fran-si-zé. )

FRANCISQUE, s. f. Arme des anciens Francs , sorte de hache d'armes à deux tranchants. ( Fraursisc-e. )

FRANC-MAÇON, s. m. Celui qui est initié à la franc-maçonnerie. ( Fran-ma-son. )

FRANC-MAÇONNERIE, s. f. Association S2crète qui fait un emploi symbolique des instruments à l'usage de l'architecte et du maçon, et dont les membres se réunissent dans des lieux qu'ils appellent Loges. Les pratiques de cette association. ( Fran-ma-sone-rie. )

FRANCO, adv. T. it. Sans frais.

FRANCOLIN. s. m. Sorte d'oiseau plus

FRA

gros que la perdrix , et qui est bon à manger.

FRANC-QUARTIER, s. m. Le premier quartier de l'écu, qui est à la droite du côté du chef, et qui est moins grand qu'un vrai quartier d'écartelm-e , et d'un émail différent du reste de l'écu. ( Fran-car-tié. )

FRANC-RÉAL. s. m. Sorte de poire, dont il y a deux espèces, le Franc-réal d'hiver, et le Franc-réal d'été, ( Fran-ré-al. )

FRANC-SALÉ. s. m. Droit de prendre à la gabelle certaine quantité de sel sans payer. ( Fran-sa-lé. )

FRANGE, s. f. Tissu de qq. fil que ce soit , d'où pendent des filets , et dont on se sert pour orner les vêtements , les meubles , etc. ( Fran-je. )

FRANGER, v. a. Garnir de frange. | Frangé , ée. Se dit De ce qui a un bord découpé en manière de frange. (Fran-jé.)

FRANGER ou FRANGIER. s. m. Artisan qui fait de la frange. (Fran-jé ; ou Franjié.) j •

FRANGIPANE, s. f. {Frangipani, n. pr.) Pièce de pâtisserie contenant une crème où il entre des amandes et d'autres ingrédients. I Espèce de parfum. (Fran-ji-pa-ne.)

FRANGIPANIER. s. m. Arbuste des îles d'Amérique, qui a des i^apports avec le laurier-rose , et qui donne un suc laiteux , épais et ti'ès-caustique. (Fran-ji-pa-nié.)

FRANQUE. adj. f. V. Franc.

FRANQUETTE, s. f. Â la bonne franquette , Franchement , ingénument. Pop.

(Franc-ë-te [c m.].)

FRAPPANT, ANTE. adj. Qui fait une impression vive sur les sens , sur l'esprit , sur l'âme, (Fr a-pan.)

FRAPPE, s. f. Empreinte que le balancier fait sur la monnaie. | Un assortiment complet de matrices pour fondre des caractères d'imprimerie. (Fra-pe.)

FRAPPEIMENT. s. m. Action de frapper.

(Fra-pe-man.)

FRAPPER, v. a. et n. Donner un ou plusieurs coups. I Frapper F air de cris , etc., Pousser des cris qui retentissent au loin, j Fam., Frapper son coup. Produire l'effet qu'on se propose. | Donner une empreinte à ({(.]. ch. au moyen d'une matrice ou autrement. I En parlant De la lumière, Se diriger vers , tomber sur. | Se dit Dé l'impression qui se fait sur les sens, sur l'esprit, sur l'âme. I Frapper de glace , Rafraîchir, rendre extrêmement frais par le moyen de la glace. I Absol., Faire périr, exterminer, ou Affliger par qq. grand malheur, par une calamité. I Être établi , assigné sur. | Attacher fortement et à demeure. | Absol. et fam., se remplir l'imagination de qq. pensée sinistre. | Frappé , ée. part. Drap bien frappé, Drap fort et serré. | Vers bien frappés , etc., Vers, etc., où il y a beaucoup de force et d'énergie. | Éti'e frappé de qq, ch., En être

FRA

atteint, attaqué, saisi. [ Subst. m. Le temps de la mesure où l'on baisse le 'pied ou la main pour la marquer. Adj,, Tt-mjjs frappé. (Fra-pé.)

FRAPPF.UR, EUSE. s. Celui, celle qui frappe. Fam. (Fia-peur; eA-ze.)

FRASQUE, s, f. {Frasca, it.) Action extravagante, imprévue, et faite avec éclat. Fam. (Frasc-e.)

FK.il'ER. s. m. Mot lat. Un garçon chirurgien. (Vi.) Un mauvais chirurgien. | Sur les vaisseaux , Celui qui est charge de raser les hommes d'une compagnie ou de l'équipage. (Fra-tèr.)

FRATERNEL, ELLE. adj. {Fraternus.) Qui est propre à des frères, tel qu'il convient entre des ffères. (Fra-tër-nël ; ë-le.)

FRATERNELLEMENT, adv. En frère, d'une manière fraternelle. ( Fra- tër-në-leman.)

FRATERNISER, v. n. Yi\Te d'une manière fraternelle avec qqn. ; ou Se promettre mutuellement une amitié fraternelle. (Fratër-ni-zé.)

FRATERNITÉ, s. f. (Fraternitas.) Relation de frère à frère. | Union fraternelle, amitié fraternelle. | La liaison étroite que contractent ensemble ceux qui, sans être frères , ne laissent pas de se traiter réciproquement de frères. (Fra-tër-ni-îé.)

FRATRICIDE, s. m. {Frairicida.) Celui qui tue son fi'ère ou sa sœur. | Le crime que commet celui qui tue son frère ou sa sœur. (Fra-tri-si-de.)

FRAUDE, s. f. (Fraits.) Tromperie, action faite de mauvaise foi. | L'action de soustraire des marchandises ou des denrées aux droits de douanes, d'octroi, etc. | En fraude, loc. adv. Frauduleusement.

(Frô-de.)

FRAUDER. V. a. (Fraudare.) Tromper, décevoir. (Vi.) | Frustrer par qq. fraude. | Éluder par qq. ruse le payement des droits imposés sur une marchandise , sur une denrée. (Frô-dé.)

FRAUDEUR , EUSE. s. Celui , celle qui fraude. Celui , celle qui fait la fraude , la contrebande. (Frô-deur ; eû-ze.)

FRAUDULEUSEMENT, adv. Avec fraude (Frô-du-leu-ze-man.)

FRAUDULEUX, EUSE. adj. {Frauditlosus.) Enclin à la fraude, j Fait avec fraude.] Banqueroutier frauduleux , Celui qui fait une banqueroute frauduleuse. (Frô-duleu ; ze.)

FRAXINELLE. s. f. {Fraxînus.)V\^n\e qui est ainsi nommée parce que ses feuilles approchent de celles du frêne, et qui a la propriété, lorsqu'elle est en pleine fleur, de rendre l'air environnant inflammable. (Kracsi-në-le.)

FRAYER. Y. a. (Frîcare.) (Se conj. c.

Payer.) Marquer, tracer, pratiquer. Se dit en parlant D'un chemin. | Se frayer un pas-

FRE

sag^e , S'ouvrir un passage, j Frôler, trotter contre qq. ch., toucher légèrement qq. ch. en passant. | V. n. Se dit Des choses qui s'usent, qui diminuent de volume par le fioiternent. | Se dit Des poissons, quand ils s'approchent pour la génération, j Fam., Avoir habituellement des relations, ou Se convenir, s'accorder. (Frë-ié.)

FRAYEUR, s. f. (Frngor.) Peur, crainte, émotion , agitation véhémente de l'âme, causée par l'image d'un mal véritable ou apparent. (Frë-ieur.)

FRAYOIR. s. m. {Frîcare.) Marques qui restent sur les baliveaux contre lesquels le cerf a bruni son bois nouveau pour en détacher la peau velue qui le couvre. (Frëiouar.)

FKEDAINE. s. f. Trait de libertinage, folie de jeunesse, Fam. (Fre-dë-ne.)

FREDON. s. m. Espèce de roulement et de tremblement de voi.x dans le chant. ("Vi.)

FREDONNEMENT, s. m. Le chant de celui qui fredonne. (Fre-do-ne-man.)

FREDONNER, v. n. Faire des fredons.

(Ti.) I Chanter entre ses dents , et sans articuler d'une manière distincte, j V. a. Fredonner un air. (Fre-do-né.)

FRÉGATE, s. f. {Fregata) Bâtiment de guerre qui n'a qu'une seule batterie couverte , et qui porte moins de soixante bouches à feu. j Oiseau de mer d'une trèsgrande envergure, et dont le vol est très-rapide.

FREIN, s. m. {Prenum.) Mors , la partie de la bride qu'on met dans la bouche du cheval pour le gouverner. | Fam., Ronger son frein, R.etcnir son dépit, son ressentiment en soi-même. | Ce qui bride ou retient qq. partie. | Tout ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison. (Frin.)

FRELAMPIER. s. m. T. de mépris Un homme de peu et qui n'est bon à rien. Pop. et vi. (Fre-lan-pié.)

FRELATAGE. s. m. ou FRELATERIE.

s. f. Altération dans les liqueurs ou dans les drogues, pour les faire paraître meilleures ou plus agréables. ( — ta-je.)

FRELATER, v. a. Mêler qq. drogue dans une boisson , pour en déguiser les mauvaises qualités , pour la faire paraître plus agréable à la vue et au goût.

FRELATER lE. s. f. F. Frei.atage.

FRELA'TEUR. s. m. Celui qui frelate.

FRÊLE, adj. des 2 g. {Fragilis.) Fragile , aisé à casser, à rompre. | Une santé, un corps frêle , Faible,

FRELON, s. m. Sorte de grosse moucheguêpe.

FRELUCHE. s. f. Petite houppe de soie, sortant d'un bouton, du bout d'une ganse, ou de qq. autre ouvrage.

FRELUQUET, s. m. Homme léger, frivole et sans mérite. Fam. (Fre-luc-ë [c w.].)

FRÉMIR. V. n. {Fremere.) Être ému avec

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qq. espèce de tremblement , par l'effet de la crainte, de la colère, etc. | Se dit D'une chose qui vibre, qui tremble rapidement et légèrement ; et De ce qui produit , en s'agitant, un bruissement léger, un faible murmure. I Se dit De l'eau et de toute autre liqueur, lorsqu'elle chauffe, et qu'elle est près de bouillir. La mer frémit. Elle commence à s'agiter.

FRÉMISSANT, ANTE. adj. Qui frémit.

(Fré-mi-sau.)

FRÉMISSEMENT, s. m. Espèce d'émotion, de tremblement qui vient de qq. passion violente. [ Un tremblement dans les membres, qui précède oi^ accompagne une indisposition. | Un commencement d'agitation dans les corps naturels, ou Une agitation accompagnée d'un bruissement léger. | Une suite de vibrations rapides, sui-tout en parlant Des corps sonores. (Fré-mi-se-man.)

FRÊNE, s. m. {Frax'mus.) Arbre forestier dont les deux espèces principales sont : le Frêne commun, qui s'élève à une grande hauteur, et qui fournit un bois sans nœuds propre au charronnage; et le Frêne de Calabre ou Frêne à manne, dont on tire la manne par incision.

FRÉNÉSIE, s. f. ( Phrenesls. ) Égarement d'esprit, aliénation d'esprit, fureur violente. I Se dit De toutes sortes d'extrémités où Von s'abandonne par l'emportement de qq. passion que ce soit. (Fré-né-zie.)

FRÉNÉTIQUE, adj. des 2 g. et subst.

{Phreneticus.) Atteint de frénésie , furieux. ( — tic-e.)

FRÉQUEMMENT, adv. Souvent. (Fréca-man,)

FRÉQUENCE, s. f. {Frequentla.) Réitération, répétition fréquente. | La fréquence du pouls, La vitesse des battements du pouls, (Fré-can-se.)

FRÉQUENT, ENTE. adj. (Frequens.) Qui arrive souvent. | Pouls fréquent , Pouls qui bat plus vite qu'à l'ordinaire. (Fré-can; an-te.)

FRÉQUENTATIF, IVE. adj. Se dit D'un mot dérivé qui exprime , outre l'idée primitive, l'idée accessoire de répétition, de fréquence. I Subst. m. Clignoter est le fréquentatif de Cligner. (Fré-can-ta-lif.)

FRÉQUENTATION, s. f. {Frequentatio.) Communication habituelle avec d'autres personnes. (Fré-can-ta-sion.)

FRÉQUENTER, v. a. {Frequentare.)YlSLnler, avoir un fréquent commerce, de fréquentes relations , voir souvent ; ou Aller souvent dans un heu. | Fréquenter les sacrements. Aller souvent à confesse , et comniuûier souvent. | Y. n. Il fréquente au logis. \ Fréquenté, ée, part. Se dit Des lieux où À y a, où il va ordin. beaucoup de monde. I Port fréquenté , Port OÙ il vient d'ordinaire beaucoup de navires. (Fré-can-té.)

FRÈRE, s. m. {Frater.) Celui qui est né

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de même père et de même mère , ou de l'un des deux seulement, j Fam. , Demi-frère, Celui qui n'est frère que du côté paternel ou du côté maternel. | Frères jumeaux, Ceux qui sont nés d'un même accouchement. | Frère adoptif. Celui qui a été adopté par le père naturel et légitime d'un autre enfant. | Se dit De tous les hommes en général, comme étant tous sorlis d'un même père, comme étant tous de la même espèce. | Se dit De tous les chrétiens, comme étant tous enfants de Dieu par le baptême. | Titre que tout religieux prend dans les actes publics, et Le nom que l'on donne ordin. à tout religieux qui n'est pas prêtre. | Au plur., Titre que l'on joint au nom de certains ordres religieux. \F aux frère, Celui qui trahit ou une sdciété, ou qqn. de cette société.

FRESAIE. s. f. Espèce d'oiseau nocturne, que le peiq^le croit de mauvais augure ; n. autr. Effraie. (Fre-zèe.)

FRESQUE, s. f. {Fresco, it.) Manière de peindre avec des couleurs détrempées dans de l'eau de chaux, sur une muraille fraîchement enduite, j Toute peinture, tout tableau à fresque. (Frësc-e.)

FRESSURE, s. f. coll. Se dit De plusieursparties intérieures de qqs. animaux prises ensemble, comme sont le foie, le cœur, la rate et le poumon. (Fré-su-re.)

FRET. s. m. {Fretum.) T. de marine marchande. Louage d'un bâtiment , soit en tota- Uté, soit en partie. | Le prix du fret. | La cargaison, le chargement d'un navire de commerce. (Fret.)

FRÉTER. V. a. T. de marine. Donner un bâtiment à loyer, en totalité ou en partie.

FRÉTEUR, s. m. T. de mar. Celui qui donne un bâtiment à loyer.

FRÉTILLANT, ANTE. adj. Qui frétille.

FRETILLEMENT, s. m. Mouvement dece qui frétille. (Fré-ti-Ue-man [11 m.].)

FRÉTILLER, v. n. Se remuer, s'agiter par des mouvements vifs et courts. | Pop.^ Les pieds lui frétillent. Il a impatience d'aller. ([11 m.]

FRETIN, s. m. Le menu poisson. ] Se dit,, fam., De choses de rebut, et qui sont de nulle valeur, de nulle considération.

FRETTE. s. f. {Fretus.) Lien ou cercle de fer dont on entoure l'extrémité du moyeu des roues, la tète àts pilotis, etc., pour empêcher qu'ils n'éclatent, qu'ils ne se fendent. (Frë-te.)

FRETTÉ, ÉE. adj. T. de blas. Se dit Des pièces couvertes de bâtons en sautoir , qui forment des losanges. (Fré-îé.)

FRETIER. V. a. Mettre une frette.

(Frë-té.)

FREUX, s. m. Oiseau qui ressemble beaucoup à la corneille, et qu'on nomme aussi Grolle. (Freu.)

FRI

TRIABILITÉ. s. f. Qualité de ce qui est friable.

FRIAliLE, adj. des 2 g. {Fnahil'is.) Qui |ieut aisément être réduit on poudre.

FRIAND, ANDE.adj. Qui aime la clicrc fine et délicate, et qui s'y connaît. Sulxst., C'est un friand, c'est une friande. Fam. 1 Avoir le goût friand. Avoir le goût délicat. I Un morceau friand, Un morceau délicat. (Fri-an.)

FRIANDISE, s. f. Goût pour la cIu'mc fine et délicate. |Au plur., Certaines choses délicates k manger, comme des sucreries et la pâtisserie. ( — di-ze.)

FRICANDEAU, s. m. {Frixus.) Morceau de veau lardé, qu'on sert en entrée de tabh'. (Fri-can-dô.)

FRICASSÉE, s. f. Viande fricassée. (Frica-sée.)

FR[CASSER. V. a. {Frixus.) Faire cuire dans la poêle, etc., qq. ch., après l'avoir coupé par morceaux. ( Pop. , Dissiper en débauches et eu bonne chère. (Fri-ca-sé.)

FRICASSEUR. s. m. Un mauvais cuisinier. (Fri-ca-scur.)

FRICHE, s. f. Terrain qui ne rapporle point, soit que la culture en ait été négligée depuis longtemps, soit qu'on ne l'ait jamais cultivé. I En friche, loc. adv. Sans culture. FRICTION, s. f. (Frictio.) Frottement que l'on fait sur qq. partie du corps, à sec ou autrement , avec les mains, avec une brosse, avec de la flanelle, etc. (Fric-sion.)

FRICTIONNER, v. a. Faire une friction, des frictions. (Fric-sio-né.)

FRIGIDITÉ, s. f. {Frigidus.) État d'un homme impuissant. [Une sensation de froid. (Fri-ji-di-té.)

FRIGORIFIQUE, adj. des 2 g. {Frigorificus.) Qui cause le froid. ( — fic-e.)

FRILEUX, EUSE. adj. l-ort sensible au froid. (Fri-leu ; ze.)

FRIMAIRE, s. m. Le troisième mois du calendrier républicain. (Fri-mè-re.)

FRIMAS, s. m. Grésil , brouillard froid et qui se glace en tombant. (Fri-ma.)

FRIME, s. f. Le semblant, la mine que l on fait de qq. ch. Pop.

FRINGALE, s. f. Faim subite et inopinée, dont on est saisi qqfs. hors de l'heure accoutumée des repas. Fam.

FRINGANT, ANTE. adj. Qui est fort alerte, fort éveillé, fort vif, et dont la vivacité se manifeste par des mouvements rapides et fréquents.

FRINGUER. V. n. Danser, sautiller en dansant. (Vi.) | Se dit Des chevaux fringants. (Fring-é [g m.].)

FRIPER. V. a. Chiffonner. Fam. 1 Gâter , user. Fam. I Pop., Consumer, dissiper en débauches. | Manger goulûment. Bas.

FRIPERIE, s. f. Se dit Des habits , des meubles qui ont servi à d'autres personnes, et qui sont fripés et usés. V'à.vL\.\Se jeter sur

FRI

la friperie de qqn. , Se jeter sur qqn. pour le maltraiter, j)Our le battre. Se moquer de (|(jn. , en dire du mal. | Le u)éticr d'acheter, de raccommoder (;t de revendre de vieux hal)its el de vieux meubles. | Le lieu où logent ceux qui font ce métier. Acheter un habit à la friperie. Il ne s'habille jamais qu'à la friperie.

l'RIPE-SAUCE. s. m. Gomfre, goulu. Un liiaiivais cuisinier. Bas. ( — sô-se.)

FRIPIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait le uiélier d'acheter, de raccommoder et de revendre de vieux liabits et de vieux meubles, j Fam.; Fripier d'écrits, Plagiaire, compilateur maladroit et sans goût. (Fri-i)ié.)

FRIPON, ONNE. s. Celui, celle qui vole adroitement. | Une personne fourbe, sans bonne foi. | Un enfant vif et malin ; Un jeune homme léger et étourdi. Adj. Coquet , éveillé. ( — o-ne.)

FRIPONNEAU.s, m. Diminutif familier de Fripon. (Fri-po-nô. )

FRIPONNER. V. a. Escroquer, dérober, attaquer qq. ch. par adresse. Se dit aussi en parlant des personnes. | Absol., Faire des tours, des actions de fripon. (Fri-po-né. )

FRIPONNERIE, s. f. Action de friuon.

Faire une friponnerie. C'est une friponnerie. (Fri-po-ne-rie. )

FRIQUET. s. m. Moineau delà plus petite espèce. (Fric-ë [c m.].)

FRIRE. V. a. ( Frigere.) {Je fris , Je frirai. Je frirais. Fris.) Faire cuire dans une poêle avec du beurre roux, ou du sain-doux, ou de l'huile bouillante. | Pop., N'avoir plus de quoi frire , Être ruine. | V. n. Le beurre frit dans la poêle. \ Frit , ite. part, et pop. Cet homme est frit. Il est ruiné, perdu. | Tout est frit. Tout a été mangé, dissipé.

FRISE, s. f. Partie de l'entablement qui est entre l'architrave et la corniche. | Une surface plate et continue formant un bandeau. (Fri-ze.)

FRISE, s. f. Sorte d'étoffe de laine à poil frisé. 1 Sorte de toile venant de Frise en Hollande.

FRISER. V. a. Crêper , anneler , boucler. I Se dit en parlant Du poil des étoffes. | Friser qqn., Lui friser les cheveux. | Fam. , Raser, effleurer, j Fam. , Friser l impertinent , le fat, etc., Faire des actions, tenir des discours qui sentent l'impertinence, la fatuité, etc. | V. n. Se dit Des cheveux , des poils qui se crêpent , qui se mettent en boucles, j Se dit Des caractères qui doublent, qui papillotent. (Fri-zé.)

FRISOTTER, v. a. Friser souvent £t par menues boucles. (Fri-zo-té.)

FRISQUETTE, s. f. Châssis que les imprimeurs mettent sur la feuille blanche, afin d'empêcher que les marges et tout ce qui doit demeurer blanc ne soient maculés. ( Friscë-te [c m.].)

FRISSON, « m. fPhrissein, gr.) Tremble-

FKO

ment causé pai le froid qui précède la fièvre. Le saisissement qui naît de la peur, de Thorreur, ou de qq. autre émotion violente. | Se dit en parlant D émotions légères et même agréables. (Fri-son.)

FRISSONNEMENT, s. m. Léger tremblement causé par les approches de la fièNTC. j Un frémissement soudain, un trouble causé par qq. émotion très-vive. (Fri-so-ne-man.)

FRISSONNER, v. n. Avoir le frisson. | Le frémissement soudain que cause une émotion Irès-vive. (Fri-so-né.)

FRISURE, s, f. Fa(j-on de friser, j L'état de ce qui est frisé. | Cette sorte de petits grains que l'on forme sur les étoffes de laine, etc., en frisant le poil. (Fri-zu-re.)

FRniLLAIRE. s. f. Plante liliacée, dont la fleur, semblable par sa forme à celle de la tulipe, est parsemée de petits carreaux blancs et rouges imitant les cases d'un échiquier. (Fri-til-Iè-re.)

FRITTE, s. f. Mélange de substances terreuses et de substances salines , auquel on a fait éprouver un commencement de fusion pour en former le verre. | L'action de cuire ce mélange. (Fri-te.)

FRITURE, s. f. L'action ou la manière de frire. | Le beurre ou l'huile qui sert à frire, et qu'on garde ensuite pour le même usage. I Le poisson frit.

FRIVOLE, adj. des 2 g. {Frivoîus.) Yain et ié";er, qui n'a nulle importance, nulle solidité. I Se dit Des personnes. | Subst. masc. Se dit Des choses. Le goût du frivole.

FRIVOLITÉ, s. f. Caractère de ce qui est frivole. | Se dit Des choses frivoles.

FROC. s. m. ( Frocus , b. 1. ) La partie de l'habit monacal qui couvre la tête et tombe sur l'estomac et sur les épaules. Tout l'habit. j Prendre le froc , Se faire moine.

FROCARD. s. m. T. de mépris. Un moine. Fam. (Fro-car.)

FROID, s. m. {Frîgus.) Privation, absence de rhaleur; ou Sensation que fait éprouver l'absence, la perte, la dimiutition de la chaleur, j Le froid de l'air , l'état de la température quand elle est froide. | Un air sérieux et composé , et qui ne marque nulle émotion. | Fam., Il Y a du froid entre eux, se dit en parlant de Deux personnes dont l'amitié a souffert qq. altération. | Le manque de chaleur, de mouvement, d'intérêt dans les ouvrages d'esprit. (Froua.)

FROID, OIDE, adj. (Frlgidus.) Qui est privé de chaleur, qui communique ou qui ressent le froid. | Vêtement froid , Vêtement qui ne garantit pas assez du froid. | Humeurs froides , Les scrofules ou écrouelles. j Refroidi. j Déjeuner froid. Déjeuner composé de mets froids. I l'iandes froides^ Viandes préparées pour être mangées froides. | Qui sert à corriger l'excès de la chaleur animale, ou qui îa détruit. I Flegmatique, sérieux, qui ne seineul point. | Fam., Faire le froid , Faire le

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