GAN
sans art et sans cadence. Fam. (Gan-ba-de.)
GAMBADER, v, n. Faire des gambades.
(Gan-ba-dé.)
GAMBILLER, v. n. {Campa.) Remuerles jambes de côté et d'autre , lorsqu'on est assis ou couché. Fam. (Gan-bi-Ué [11 m.].)
GAMBIT. s. f. T. du jeu d'échecs. On dit Jouer le gnmbit. Lorsque, après avoir poussé le pion du roi ou celui de la reine deux pas, on pousse encore celui de leur fou deux pas. (Gan-bi.)
GAMELLE, s. f. {Camélia.) Sorte d»
grande écuelle de bois ou de fer blanc qui est en usage sur les vaisseaux et dans les armées , et dans laquelle plusieurs matelots ou plusieurs soldats mangent ensemble. (Gamë-le.)
GAMIN, s. m. Petit garçon. Pop., et se dit ordin., par mépris. Des petits garçons qui passent leur temps à jouer et à nolissonner dans les rues.
GAMME, s. f. La suite des sept notes principales de la musique, disposées selon leur ordre naturel , dans l'intervalle d'une octave. I Chanter à qqn. sa gamine. Lui faire une forte réprimande, ou lui dire ses vérités. (Ga-me.)
GANACHE, s. f. {Ganascia, it.) La mâchoire inférieure du cheval. | Pop., Une personne qui est dépourvue de talent, de capacité.
GANER. V. n. T, du jeu de l'hombre.
Laisser aller la main.
GANGLION, s. m. {Ganglion, it.) Nom donné à divers organes qui ont l'apparence de petits pelotons , de glandes ou de nœuds, et dont on ignore en général les fonctions, j Tumeur ronde ou oblongue, dure, indolente, et qui ne cause aucun changement de couleur à la peau.
GANGRÈNE, s. f. {Gangrena.) Mortification totale de qq. partie du corps, qui s'étend qqfs. avec rapidité. | Se dit Des doctrines pernicieuses , de la corruption des moeurs, etc. (Can-grë-ne.)
GANGRENER (SE), v. pron. Se corrom pre en sorte que la gangrène se forme. (Can-gre-né.)
GANGRENEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature de la gangrène. (Can-gréneu; ze.)
GANGUE, s. f. {Gang, ail.) Se dit Des substances pierreuses ou autres qui accompagnent ou enveloppent les métaux dans le sein de la terre. (Gang-e.)
GANO. T, du jeu de l'hombre, qui signifie. Laissez-moi venir la main.
GANSE, s. f. Cordonnet de soie , d'or, d'argent, etc. , qui sert ordin. à attacher un bouton. I Ce cordonnet , quand il sert de boutonnière.
GANT. s. m. {Vagîna.) Partie de l'habillement, qui couvre la main, et chaque doigt séparément. | Il prend divers compléments
GAR
qui servent à indiquer, soit La matière dont les gants sont faits, soit Les lieux où ils sont faits , soit L'odeur qui domine dans l'apprêt qu'on leur donne. | Jeter le gant. Défier qqn. au combat. Relever le gant, Accepter le défi. (Gan.)
TtANTELÉE. s. f. Espèce de campanule qui est assez commune dans les bois.
GANTELET, s. m. Espèce de gant couvert de lames de fer par le dehors de la main, qui faisait autrefois partie de l'armure d'un homme armé de toutes pièces. | Espèce de bandage qui enveloppe la main et les doigts comme un gant. | Morceau de cuir dont certains artisans, tels que les bourreliers et les relieurs, se couvrent la paume de la main quand ils travaillent. (Gan-te-lë.)
GANTER. V. a. Mettre des gants. | Ces gants gantent bien, Ils sont bien justes à la main.
GANTERIE, s. f. L'art, le métier, ou le commerce du gantier.
GANTIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait ou qui vend des gants. (Gan-tié.)
GARANCE, s. f. Plante de la famille des Rubiacées, dont l'espèce commune est cultivée en grand dans le midi de la France, à cause de ses racines, qui fournissent une belle teinture rouge. | La couleur rouge qu'on tire de cette plante. | Adj. des 2 g. Se dit Des étoffes qui sont teintes en garance. (Ga-ran-se.)
GARANCER. v. a. Teindre en garance.
(Ga-ran-sé.)
GARANT, ANTE. s. iJVarte, ail.) Celui, celle qui répond de son propre fait ou du fait d'autrui. } Celui qui est caution d'un autre, qui répond de sa dette. | Celui qui est obligé de faire jouir un autre de la chose qu'il lui a vendue ou transportée à titre onéreux ou gratuit. | Auteur dont on a tiré un fait, un principe qu'on avance, un passage que l'on cite ; ou une personne de qui on tient une nouvelle. | Sûreté, garantie. Sa conduite passée vous est un sûr garant de sa fidélité pour l'avenir. Cette action est le meilleur garant que 'vous puissiez avoir de leur probité.
GARANTIE, s. f. Engagement par lequel on garantit. | Le dédommagement auquel on sbblige. I Sûreté, ce qui garantit une chose, ce qui la rend indubitable. | Garantie individuelle , La protection que les lois doivent à tout citoyen.
GARANTIR, v. a. (Warte, d'ail.) Se rendre garant , répondre une chose , du maintien, de l'exécution d'une chose. | Assurer I9 bonté, la qualité d'une marchandise pour un certain temps , sous peine de dédommagement ou de nullité de la vente. | Rendre sûr, certain, indubitable. | Affirmer, certifier. j Défendre qqn. contre une demande, ou L'indemniser du tort qu' il souffre par une
GAR
éviction , une condamnation, etc. | Mettre à Tabri, préserver de. | Garanti, subst. m. Celui qu'on est oblige de garantir,
GARBURE, s. f. Espèce de potage épais fait de pain de seigle, de choux, de lard et autres ingrédients.
GARCETTE. s. f. tresse de bitord ou de fil de caret , plate , plus ou moins large , et terminée en pointe. ( Gar-së-te. )
GARÇON, s. m. Enfant mâle, par opposition à Fille. I Fam., Un jeune homme, un homme. | Dîner de garçons , Oîi il n'y a que des hommes. | Brave garçon, se dit, par éloge. De celui qui a fait une chose dont on est satisfait. | Celui qui demeure dans le célibat. I Se dit Des ouvriers qui travaillent chez les maîtres. | Se dit De ceux qui servent les acheteurs chez les marchands; des domestiques de collège, de café, etc., et des employés subalternes de certains établissements , de certaines administrations., ( Garson. )
GARDE, s. f. {Warte, ail.) Action ou commission de garder, de conserver , de défendre, de soigner, de surveiller, qqn. ou qq. oh. I Protection. | Être de bonne garde. Garder longtemps ce qu'on possède. — Se dit Du vin , des fruits , etc. , qui se conservent longtemps sans se gâter. | Un corps de troupes spécialement chargé de garder, de défendre un souverain. | Garde nationale^ Troupe non soldée, qui est composée de citoyens. I Guet, action par laquelle on observe ce qui se passe, afin de n'être point surpris, de prévenir qq. danger, etc. | Ce chien est de bonne garde , Il garde bien, il avertit bien. ( Prendre garde, Avoir soin, avoir attention , avoir l'œil sur qq. ch., sur qqn. | N'avoir garde défaire une chose. N'avoir pas la volonté ou le pouvoir de la faire, en être bien éloigné, j Se dit Des gens de guerre qui montent la garde. | Corps de garde, Certain nombre de soldats placés en un lieu pour monter la garde. | Manière de tenir le corps et l'épée ou le fleuret, telle que l'on soit à couvert de l'épée ou du fleuret de son adversaire, et que l'on puisse aisément le frapper ou lui porter une botte. ( La partie d'une épée, d'un sabre ou d'un poignard, qui est entre la poignée et la lame, et qui sert à couvrir la main, f Fam., Monter une garde à qqn.. Le réprimander vivement. | S^en donner jusqu'aux gardes y Faire un grand excès, f Une ou plusieurs basses cartes de la même couleur que la carte principale qu'on veut garder. | Au plur., La gar-niture qui se met dans une serrure, pour empêcher que toutes sortes de clefs ne l'ouvrent. I Un feuillet blanc que l'on met au commencement et à la fin d'un livre.
GARDE, s. m. {JVarte, alL ) Gardien, surveillant, conservateur. | Subst. f. Femme dont la profession est de garder et de soigner les malades. | Subst. m. Se dit De
GAR
ceux que l'on charge de garder, de surveiller une personne qu'on ne veut pas laisser échapper. | Un homme armé qui fait Sartie de la garde d'un roi, d'un gouverneur. Garde royal. Garde municipal. Soldat e la garde royale, de la garde municipale. GARDE-BÔURGEOISE. s. f; C'était, à l'égard des bourgeois, le même droit que celui de garde-noble à l'égard des nobles. ( — bour-joua-ze. )
GARDE-BOUTIQUE, s. m. Tout objet que le marchand a depuis longtemps dans sa boutique, et qu'il ne peut vendre. ( — lic-e.)
GARDE-CORPS, s. m. T. de niar., synonyme de Garde-fou. ( — cor. ) 'garde-feu. s. m. Grille de fer, ou plaque de fer-blanc, de tôle, etc., etc., qu'on met devant une cheminée pour prévenir les inconvénients du feu.
GARDE-FOU. s. m. Balustrade , parapet ou barrière qu'on met au bord des ponts , des terrasses, etc., pour empêcher de tomber en bas.
GARDE-MANCHE, s. m. Fausse manche que l'on met par-dessus la manche de l'habit , ou même de la chemise , quand on fait un travail qui peut les salir.
GARDE-MANGER, s. m. Lieu pour garder ou serrer de la viande et autres choses servant à la nourriture. | Petite armoire formée ordin. de châssis garnis de toile , et destinée au même usage. ( — man-jé. )
GARDE-MEUBLE, s. m. Lieu où l'on garde des meubles.
GARDE-NOBLE, s. f. Droit qu'avait le survivant de deux époux nobles de jouir du bien des enfants , venant de la succession du prédécédé, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint un certain âge, à la cliarge de les nourrir, de les entretenir et de payer toutes les dettes , sans être tenu de rendre aucun compte.
GARDE-ROBE. s. f. Chambre destinée à renfermer les habits, le linge, et toutes les hardes de jour et de nuit. | Se dit De tous les habits et de toutes les auti'es hardes qui sont à l'usage d'une personne. | Le lieu où l'on met la chaise percée.
GARDE-ROBE. s. m. Tablier de toile que mettent qqs. femmes pour conserver leurs vêlements.
GARDE-ROBE. s. f. Nom donné vulgairement à diverses plantes odorantes, telles que certaines armoises , qui éloignent ou font périr les insectes , et qu'on met , pour cette raison , parmi les habits et les autres hardes.
GARDER, v. a. ( Warte, ail. ) Conserver une chose, l'empêcher de se perdre, de se gâter, etc. j Retenir qq. ch., ne pas s'en dessaisir; rester en possession de qq. ch. | Garder la chambre, le lit. Se tenir dans sa chambre, dans son lit, pour cause de qq. incommodité. | Garder une médecine, Ne
GAR
pas la vomir. | Conserver, retenir. | Garder un secret, Ne pas le révéler. | Observer. I Se dit en parlant Des personnes que l'on continue d'employer pour les choses de leur profession. | Réserver. | Fam., La garder à qqn. , Conserver du ressentiment contre qqn. | Se dit en parlant Des personnes ou des choses à la conservation , au soin , à la surveillance desquelles on s'est commis. | Fam., En donner à garder à (jcjn. , Lui en faire accroire. I Se dit D'une personne qui se tient assidûment auprès d'un malade , auprès d'une femme en couche, pour les soigner et les servir. | Prendre garde que les prisonniers ne s'évadent. | Se dit Du soin qu'on prend des troupeaux, lorsqu'on les mène paître, j Défendre, protéger. | Préserver, garantir. I En parlant D'un joi. Veiller à sa sûreté. ( Se dit en parlant D'un lieu, d'un poste que l'on est chargé de défendre. | Pron., Prendre garde , se pi'éserver de qq. ch.
GARD EUR, EUSE. s. Celui, celle qui garde. ( — eu-ze.)
GARDE-VUE. s. m. Sorte de visière , ordin. garnie ou doublée de taffetas vert, qu'on place au-dessus des yeux , pour garantir la vue du trop grand éclat de la lumière.
GARDIEN, lENNE. s. Celui, celle qui protège ou qui est commis pour protéger qqn. ou qq, ch. — Adj. , Ange gardien. \ Celui qui garde (\(\. ch. , qui est chargé de veiller à sa conservation. | Celui qui est commis par justice pour garder des meubles saisis , des scellés, etc. I Titre qu'on donne au supérieur d'un couvent de religieux de Saint-François. (Gar-diin; ië-ne.)
GARDON, s. m. Petit poisson blanc d'eau douce.
GARE, Impératif du verbe Garer, qui s'emploie par manière d'interjection, lorsqu'on avertit de se ranger, de se détourner pour laisser passer qqn. ou qq. ch. Fam. ( Se dit Pour avertir qqn. du châtiment qu'il éprouvera s'il ne prend garde à lui , s'il ne fait pas mieux son devoir , etc. | Se dit en parlant De ce qu'on appréhende pour soi ou pour les autres.
GARE. s. f. {Warte, ail.) Lieu destiné, sur les rivières, pour y retirer les bateaux de manière qu'ils soient en sûreté, qu'ils soient à l'abri des glaces et des inondations, et n'embarrassent point la navigation.
GARENNE, s. f. Lieu , à la campagne, où il y a des lapins , et où l'on prend soin de les conserver. I Lieu particulier, près du château, que le seigneur faisait garder avec plus de soin. (Ga-rë-ne.)
GARENNIEB.. s. m. Celui qui a soin d'une garenne, qui a une garenne en garde. (Gare-nié.)
Garer, v. a. Faire entrer, et attacher, amarrer un bateau dans une gare. | Garer un train de bois , Le lier. |Pron. , se dit Des bateaux qui se rangent de côté uour en laisser
GAR
passer d'autres, j Fam., Se préserver, se déiendre de qqn, , de qq. ch., l'éxiter.
GARGARISER, v. a. {Gargarizare.) Se laver la gorge avec de l'eau, ou avec qq. autre liqueur, en la faisant entrer le plus avant qu'il se peut , et en la repoussant à diverses reprises pour s'empêcher de l'avaler. (Gar-ga-ri-zé.)
GARGARISME, s. m. Liqueur faite exprès pour guérir le mal de gorge , en s'en gargarisant. | Action de se gargariser.
GARGOTAGE. s. m. Repas malpropre, et viande mal apprêtée. Pop. (— ta-je.)
GARGOTE, s. f. {Gurgustium.) Petit cabai'et 011 l'on donne à manger à bas prix. | Se dit, par mépris , de Tous les méchants petits cabarets , et de tous les lieux où l'on mange malproprement.
GARGOTER. v. n. Hanter les méchants petits cabarets , les gargotes, j Boire et manger malproprement.
GÂRGOTIER, 1ÈRE, s. Celui, celle qui tient une gargote. | Se dit, par mépris, de Tous les mauvais cabaretiers ou traiteurs , et de tous les cuisiniers qui apprêtent mal à manger. (Gar-go-tié.)
GARGOUILLADE. s. f. Pas de danse.
(Yi.) (Gar-gou-lla-de [11 m.].)
GARGOUILLE, s. f. {GurguUo.) L'endroit d'une gouttière ou d'un tuyau par où l'eau tombe, et qui est souvent orné d'une figm-e de qq. animal. (Gar-gou-lle [11 m.].)
GARGOUILLEMENT, s. m. Bruit que fait quelquefois l'eau dans la gorge, dans l'estomac et dans les entrailles. (Gar-gou-lieman [11 m.].)
GARGOUILLER, v. n. Se dit en parlant De ce que font de petits garçons lorsqu'ils s'amusent à barboter dans l'eau. Pop. (Gargou-llé [11 m.].)
GARGOUILLIS, s. m. Bruit que fait l'eau en tombant d'une gargouille. Fam. (Gargou-lli [11 m.].)
GARGOUSSE. s.f. {Cartoccio, it.) Charge pour un canon, enveloppée de papier fort ou de serge , etc. (Gar-gou-se.)
GARIGUE. s. f. Se dit , en qqs. provinces, Des landes ou terres incultes. (Ga-rig-e.)
GARNEMENT, s. m. Mauvais sujet, libertin, vaurien. Fam. (Gar-ne-man.)
GARNIR, v. a. {JVarnen , ail.) Fournir , pourvoir des choses nécessaires. | Pron. , Se munir, se pourvoir. Fam. | Se dit en parlant Des choses que l'on joint à une autre comme ornement , comme accessoire , etc. j Se dit Des choses mêmes qui sont le complément nécessaire ou l'ornement, l'accessoire d'une autre. | Remplir, occuper un certain espace. | Se dit encore en parlant Des choses qu'on double, qu'on renforce avec d'autres , pour les faire durer plus longtemps, j Chambre garnie, etc. , Chambre , etc. , qu'on ioue fournie de toutes les choses né-