GOG
GODELUREAU, s. m. Jeune honiine qui lait i'aj^rcable el le galaul dans le jiioiide. Se dit en mauvaise part. Fam. (Go-delu-rô. )
GODENOT. s. m. Petite figure de bois ou d'ivoire qui représente un homme, et dont les joueurs de gibecière se servent pour amuser les spectateurs. (Go-de-nô.)
GODER. V. n. Se dit D'un vêtement qui fait de faux plis , soit parce que la coupe en est mauvaise, soit parce que les parties en sont mai assemblées.
GODET, s. m. {Ctipa.) Sorte de petit vase à boire. | Se dit Des augets attaches à des roues, dont ou se sert pour élever de l'eau. I Se dit De certaines choses, naturelles ou artificielles, qui ont, ou à peu près, la forme de godets à boire. (Go-dë.)
GODIYEAU. s. m. Pâté chaud composé d'andouillettes, de hachis de veau, et de béatilles. (Go-di-vô.)
GODRON. s. m. Certains pUs ronds qu'on faisait autrefois aux fraises, et qu'on fait encore aux jabots de chemise, à certaines coiffures des femmes , etc. (Vi.) | Se dit De certaines façons qu'on fait aux bords de la vaisselle d'argent, et qui ont la forme d'un œuf allongé. I Se dit De certains ornements de même forme qu'on fait aux ouvrages de sculpture et de menuiserie.
GODRONNER. v. a. Faire des godrons.
(Vi.) I En botan.. Feuille godronnée , Feuille dont les bords sont plissés naturellement. (Go-dro-né.)
GOÉLAND, s. m. Nom donné à certains oiseaux de mer qui sont de grandes mouettes. (Go-é-lan.)
GOÉLETTE, s. f. Bâtiment à deux mâts, du port de cinquante à cent tonneaux. (Go-é-le-te.)
GOÉMON, s. m. Nom que l'on donne, en certains lieux, aux varechs ou herbes marines qui croissent le long des côtes , sur les rochers. (Go-é-mon.)
GOÉTIE. s. f. {Goétia , gr.) Espèce de magie par laquelle on invoquait les génies malfaisants, pour nuire aux hommes. (Goé-sie.)
GOFFE. adj. des 2 g. {Goffo, it.) Mal fait , grossier , maladroit. Fam. et vi. (Go-fe.)
GOGAILLE. s. f. Repas joyeux. Pop.
(Go-ga-Ue [11 m.].)
GOGO (À), loc. adv. À son aise, dans l'abondance. Fam.
GOGUENARD, ARDE. adj. et subst.
Plaisant, railleur. (Gog-e-nar.)
GOGUENARDER. v. n. Faire de mauvaises plaisanteries. Fam. (Gog-e-nar-dé.)
GOGUENARDERIE. s. f. Mauvaise plaisanterie. Fam. (Gog-e-nar-de rie.)
GOGUETTES, s. f. pi. Propos joyeux.
Fam. I Fam., Chanter goguettes à qqn,. Lui dire des injures. (Gog-ë-te [g m.].)
GON
GOINFRE, s. m. Celui qui met tout son plaisir à manger. Pop. (Gouin-fie.)
GOINFRER. V. n. Manger beaucoup cl avidement. Pop. (Gouin-fré.)
GOINFRERIE, s. f. Gourmandise sans goût. Pop. (Gouin-fre-rie.)
GOItRE. s. m. {Guttur.) Tumeur qui se forme au devant de la trachée-artère et du larynx. (Goua-tre.)
GOiTREUX, EUSE. adj. Qui est de la nature du goitre. | Adj. et subst. Se dit De ceux qui sont atteints du goitre. (Gouatreu ; ze.)
GOLFE, s. m. {Kolpos, gr.) Partie de mer plus ou moins vaste, qui entre, qui avance dans les terres, et dont l'ouverture du côté de la mer est ordin. fort large.
GOMME, s. f. (Gummi.) Substance visqueuse qui découle de certains arbres, qui s'épaissit à l'air, et qui estsoluble dans l'eau. I Gomme élastique ou Caoutchouc, Substance végétale qui a beaucoup d'élasticité. (Go-me.)
GOMME-GUTTE. s. f. Gomme-résine, jaune, acre, amère, qui s'emploie en médecine comme purgative, mais surtout en peinture, pour l'aquarelle. ( Go-me-gu-te. )
GOMME-RÉSINE, s. f. Suc végétal, principalement composé de gomme et de résine , dont une partie se dissout dans l'eau , et l'autre dans l'esprit-de-vin. (Go-me-ré-zi-ne.)
GOMMER, v. a. Enduire de gomme. | Gommer une couleur, Y mêler un peu de gomme. ( Go-mé. )
GOMMEUX, EUSE. adj. ( Gummosus.) Qui jette de la gomme. | Qui est ou qui lient de la nature de la gomme. ( Go-meu ; ze.)
GOMMIER, s. m. T. de botan. Arbre d'Amérique, espèce d'acacia qui donne beaucoup de gomme. Gommier blanc. Gommier rouge. ( Go-mié. )
GOMPHOSE. s. f. ( Gomphosis. ) Espèce d'articulation immobile, par laquelle les os sont emboîtés l'un dans l'autre , comme un clou et une cheville dans un trou : telle est l'insertion des dents dans les mâchoires. (Gon-fo-ze.)
GOND. s. m. (Gomphus.) Morceau de fer coulé et rond par la partie d'en haut, sur lequel tournent les pentures d'une porte. ( Gon. )
GONDOLE, s. f. (Gondola, it. ) Petit bateau plat et fort long , qui est particuhèrement en usage à Venise pour naviguer sur las canaux , et qui ne va qu'à rames. | Petit vaisseau à boire, long et étroit, qui n'a ni pied ni anse. ( Gon-do-le. )
GONDOLIER, s. m. ( Gondoliere , it. ) Celui qui mène les gondoles. ( Gon-do-lié. )
GONFALON. s. m. Bannière d'église à trois ou quatre fanons , qui sont des pièces pendantes. On dit aussi Gonfanon.
GONFALONIER. s. m. Celui qui porte le gonfalon. On a longtemps donné ce titre
40^6 GOR
aux chefs de qqnes. des républiques modernes d'Italie. On dit aussi Gonfanonîer. (Gonfa-lo-nié. )
GONFLEMENT, s. m. Enflure. ( Gonfle-man. )
GONFLER. V. a. et n. {Conflare.) Rendre nflé , faire devenir enflé. | Se dit Des enures causées par des flatuosités.
GONIN. s. m. C'est un maître gonîn , C'est un fripon adroit et rusé. Voilà un tour de maître gonin. Il m'a joué cent tours de maître gonin. Pop.
GONIOMÈTRE, s. m. ( Gonia metron , gr.) Instrument qui sert à mesurer les angles des cristaux naturels.
GONIOMÉTRIE. s. f. Art de mesurer les angles.
GORD. s. m. Pêcherie composée de deux rangs de perches plantées dans le fond de la rivière, qui forment un angle, au sommet duquel est un filet où les deux rangs de perches conduisent le poisson. ( Gor. )
GORDIEN, adj. m. V. Noeud.
GORET, s. m. Petit cochon. ( Go-rë. )
GORGE, s. f. ( Gurges. ) La partie antérieure du cou. I Se couper la gorge avec qqn.y Se battre en duel avec lui. | Prendre qqn. à la gorge , Le contraindre avec violence à faire qq. ch. | Le cou et le sein d'une femme. | La partie supérieure de la chemise d'une femme.- j Le gosier. | Gorge chaude , La chaii* des animaux vivants que l'on donne aux oiseaux de proie. | L'entrée, l'orifice de certaines choses. | L'entrée d'une fortification du côté de la place. | Un détroit , un passage entre deux montagnes, j Une moulure concave. | Bâton ou morceau de bois tourné auquel on attache les estampes , etc., pour pouvoir les rouler. ( Gor-je. )
GORGÉ, ÉE. adj. T. de blason. Se dit D'un lion, d'un cygne, ou autre animal, qui a le cou ceint d'une couronne dont l'émail est différent de celui de l'animal. (Gor-jé.)
GORGii- DE-PIGEON, adj. invariable et s. m. Se dit D'une couleur composée et mélangée , qui paraît changer suivant les différents aspects du corps coloré, comme celle de la gorge des pigeons. ( Gor-je-de-pijon. )
GORGÉE, s. f. La quantité de liqueur que l'on peut avaler en une seule fois. (Gor-jée.)
GORGER. V. a. Soûler, donner à manger avec excès. [ Combler^ remplir. | Au jeu de reversi , Gorger le quinola , Contraindre à le jouer. ( Gor-jé. )
GORGERETTE. s. f. Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes. (Vi.) ( Gor-je-rë-te. )
GORGERIN. s. m. Pièce de l'armure qui servait autrefois pour couvTir et défendre la gorge d'un homme d'armes. | Partie du chapiteau dorique au-dessus de l'astragale de la colonne. ( Gor-je-rin, )
GORGONE, s. f. (^Gorgones,) Selon la
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Fable, il y avait trois Gorgones, Méduse, Euryale, et Sthényo : elles avaient le pouvoir de pétrifier ceux qui les regardaient.
GOSIER, s. m. La partie intérieure de la gorge par où les aliments passent de la bouche dans l'estomac. | Le canal par où sort la voix, et qui sert à la respiration. | Un beau gosier. Une belle voix. ( Go-zié. )
GOSSAMPIN. s. m. Espèce de fromager, grand arbre de la famille des Malvacées, qui croît dans les Indes, en Afrique et en Amérique. ( Go-san-pin. )
GOTHIQUE, adj. des 2 g. ( Gothicus. ) Qui vient des Goths , qui est fait à l'imitation des Goths. | Fam. et par une sorte de mépris. Qui paraît trop ancien, hors de mode, j Subst. m., dans le premier sens, Le gothique domine dans cette architecture, S. f. La gothique. L'écriture gothique. (Go-tic-e.)
GOUACHE, s. f. ( Gouazzo, it. ) Genre de peinture où l'on emploie des couleurs détrempées avec de l'eau de gomme. | Se dit Des petits tableaux de genre peints à la gouache.
GOUDRON, s. m. {Kitran, ar.) Matière noirâtre, liquide et gluante, que l'on retire des arbres résineux en les faisant brûler, et qui est d'un grand usage dans la marine pour enduire les bâtiments, les cordages, etc.
GOUDRONNER, v. a. Enduire ou imbiber de goudron. ( Gou-dro-né. )
GOUDRONNÉ, ÉE. participe. Toile goudronnée.
GOUET. s. m. V. Arum.
GOUFFRE, s. m. Abîme, trou large et profond. | Se dit De toutes les choses où l'on fait des frais , des sacrifices , des pertes immenses. | Un grand nombre de malheurs, de misères , de chagrins , qui accablent à la fois une personne, une famille, etc. (Goufre. )
GOUGE, s. f. Espèce de ciseau servant aux menuisiers, aux sculpteurs et à d'autres ouvriers, (Gou-je.)
GOUJAT, s. m. Valet d'armée. | Fam. , Un homme sale et grossier. ( Gou-ja. )
GOUJON, s. m. ( Gobio. ) Petit poisson blanc qu'on prend ordin. à la ligne. ( Cheville de fer qui sert à lier les pièces de certains ouvrages , de certaines machines,
GOULÉE. s. f. (Gula.) Grosse bouchée.
GOULET, s. m. ( Gula. ) Le cou d'un vase dont l'entrée est étroite. (Vi. ) On dit Goulot. I L'entrée étroite d'un port, d'une rade. ( Gou-lë. )
GOULETTE. s. f. K Goulotte.
GOULOT, s. m. ( Gula. ) Le cou d'un vase dont l'entrée est étroite. (Gou-lô.)
GOULOTTE. s f. ( Gula. ) Petite rigole pour servir à l'écoulement des eaux. | Petit canal de pierre ou de marbre, qui a une pente douce, et qui est interrompu de distance en distance par de petits bassins, pour
GOU
le jeu des eaux. On dit aussi GouUtte. (Goulo-te. )
GOULU, UE, adj. et subst {Gulo. ) Qui aime à manger, et qui mange d'ordin. avec aTidité.
GOULÛMENT, adv. Avidement. ( Gouhl-man. )
GOUPILLE, s. f. ( CusjFticula. ) Petite fiche, petite cheville de laiton ou d'autre métal, dont on se sert pour arrêter qqs. parties d'une montre ou d'autres ouvrages semblables. | [ 11 m. ].
GOUPILLON, s. m. Aspersoir, petit bâton au bout duquel il y a des soies de cochon , et qui sert à l'église pour prendre de l'eau bénite, et pour la répandre sur les objets qu'on bénit, ou la présenter à qqn. | Instrument destiné au même usage , qui consiste en une boule de métal creuse , percée de petits trous , et placée au bout d'un manche de même métal ou de bois. | Se dit De certaines brosses qui ont de la ressemblance avec un goupillon de bois. | [ 11 m. ]
GOURD , OURDE. adj. ( Gurdus. ) Qui est devenu comme perclus par le froid.
( Gour. )
GOURDE, s. f. Monnaie d'argent , qu'on nomme plus ordin. Piastre,
GOURDE, s. f. Calebasse , courge séchée et vidée, dont les soldats , les pèlerins , etc., se se^^'ent pour porter de l'eau , du vin , etc.
GOURDIN, s. m. {Cordino, it. ) Gros bâton court. Pop.
GOURE, s. f. ( Ghour, ar.) Toute drogue felsifiée.
GOUREUR. s. m. Celui qui falsifie les drogues. | Celui qui trompe dans un petit commerce, dans un échange Pop.
GOURGANE. s. f. Petite fève de marai»
qui est douce et de bonne qualité.
GOURGOURAN. s. m. Etoffe de soie travaillée en gros de Tours , et qui vient des Indes.
GOURMADE. s. f. Coup de poing. Fam.
GOURMAND, ANDE. adj. Qui mange avec avidité et avec excès. | Subst., se dit Des personnes. | Branches gourmandes , Branches d'un arbre fruitier qui absorbent la nourriture des autres branches. (Gourman.)
GOURMANDER. v. a. Réprimander avec dureté, avecdes parolesrudes et impérieuses. I Gourmander un cheval , Le manier rudement de la main. | Un carré de mouton gourmande de persil t Lardé de persil.
GOURMANDISE, s. f. Yice de celui qui est gourmand. Gourmandise insatiable. Le péché de gourmandise. Satisfaire sa gourmandise. (Gour-man-di-ze. )
GOURME, s. f. Se dit Des mauvaises humeurs qui surviennent aux jeunes chevaux. ( Jeter sa gourme, se dit JDes enfants qui ont qq. maladie delà ^em. | Fam., se dit D'un jeune homme qui vient d'entrer dans le
GOU
monde, et qui y fait beaucoup de fohes.
GOURMFJl. v. a. Mellre la gourmette à un cheval. | Fam., Battre à coups de poing. I Fam., Être gourmé. Affecter un maintien composé et trop grave.
GOURMET, s. m. Celui qui sait bien connaître et goûter le vin. ( Gour-më. )
GOURMETTE, s. f. Petite chaînette de fer qui tient à un des côtés du mors d'un clieval , et qu'on accroche à l'autre côté en la faisant passer sous la ganache. | Fam., Lâcher la gourmette à qqn.. Lui donner plus de liberté qu'il n'en avait auparavant. (Gourmë-te.)
GOUSSAUT ou GOUSSANT. s. m. Cheval court de reins, et dont l'encolure et la conformation annoncent de la force. — Adj., Un cheval gossaut. ( Gou-sô , ou Gou-san. )
GOUSSE, s. f. ( Concha. ) Cosse , enveloppe des graines, des semences dans les plantes légumineuses. | Gousse d'ail. Petite tête d'ail. I Au plur., Ornement d'architecture particulier au chapiteau ionique. ( Gou-se. )
GOUSSET, s. m. ( Concha. ) Le creux de l'aisselle. ] La mauvaise odeur qui vient du gousset. | Cette petite pièce da toile qu'on met à la manche d'une chemise à l'endroit de l'aisselle. | Petite poche qui est en dedans de la ceinture d'un pantalon. I Espèce de petite console de menuiserie servant à soutenir des tablettes. (Gou-së.)
GOÛT. s. m. (Gustus.) Celui des cinq sens par lequel on discerne les saveurs. | Saveur. I Odeur. | L'appétence des aliments. | La faculté de sentir, de discerner les beautés et les défauts qui se trouvent dans les ouvrages d'esprit , dans les productions des arts. | Absol., Le bon goût. | Le sentiment agréable ou avantageux qu'on a de qq. ch. | L'incUnation qu'on a pour certaines personnes, pour certaines choses. | Ouvrages de goût. Ouvrages, objets qui ne sont faits que pour l'agrément, pour l'ornement. | La manière dont une chose est faite, le caractère particulier de qq. ouvrage, j AbsoL, Bon goût , agrément , grâce , élégance, j Le caractère d'un auteur, etc. ; le caractère général d'un siècle. ( Gou. )
GOÛTER, v. a. (Gustare.) Exercer le sens du goût sur ce qui a de la saveur, j Examiner la saveur, la qualité d'une chose, en mettant dans la bouche une petite partie , une petite quantité de cette chose. | V. a. et n. Boire ou manger qq. peu d'une chose dont on n'a pas encore bu ou mangé. ( Y. a. et n. Se dit en parlant Des choses dont on ne juge que par l'odorat, j V. n. Essayer, éprouver. | V. a. Approuver, trouver bon, agréable. | Sentir qq. ch., en jouir.
GOÛTER, v. n. Manger légèrement entre le dîner et le souper.
GOÛTER, s. m. Petit repas qu'on fait entre le dîner et le souper.
GOUTTE, s. f. {Gutta.) Petite partie
GOU
d'une chose liquide. | Une quantité peu considérable. I Mère goutte. Le vin qui coule de la cuve ou du pressoir sans que l'on ait pressuré le raisin. | La mesure de certaines liqueurs qui s'emploient à très-petite dose. j Au plur., Certains remèdes liquides qui ne s'administrent ordin. qu'à très-petite dose, à cause de leur énergie. | Petite partie tirée d'une fonte d'or ou d'argent, qu'on remet à l'essayeur pour avoir le rapport du titre. ( Se dit De petits ornements de forme conique placés dans le plafond de l'ordre dorique ou sous les Iriglyphes. | Adv,, Ne voir goutte , n'entendre goutte , se dit pour donner plus de force à la négation. Fam. | Goutte à GOUTTE, loc. adv. Goutte après goutte.
(Gou-te. )
GOUTTE, s. f. Maladie qui affecte particulièrement les articulations, et qui est caractérisée par la douleur, la rougeur et le gonflement de ces parties.
GOUTTELETTE, s. f. Petite goutte de qq. liqueur. (Gou-te-lë-te.)
GOUTTEUX , EUSE. adj. et subst. Qui est sujet à la goutte. (Gou-leu ; ze. )
GOUTIIÈKE, s. f. ( Gutta. ) Petit canal par où les eaux de la pluie coulent de dessus les toits. I Fam., Le toit même. | Bande de cuir qui avance autour de l'impériale d'un carrosse, et qui sert à empêcher que la pluie n'y entre pjœ les portières. | T. de relieur. La coupe creuse qu'ils donnent à la tranche du livre opposée au dos. | Se dit Des fentes ou raies creuses qui sont le long de la perche du merrain de la tête du cerf, j Se dit De certains enfoncements que présentent les os. ( Gourtiè-re. )
GOUVERNAIL, s. m. ( Gubernaculum. ) Pièce de bois attachée à l'arrière d'un vaisseau , d'un navire , d'un bateau , el qui sert à le gouverner, à le faire aller du côté (ju'on veut. I Le gouvernement d'un Étal. ( Gouvër-nall [ H m. J. )
GOUVERNANCE, s. f. Juridiction qui existait autrefois dans qqs. villes des Pays- Bas , et à la tête de laquelle était le gouverneur de la place. i^Gou-vér-nan-se.)
GOUVERNANTE, s. f. La femme du gouverneur d'une province, d'une place. | Femme qui a le gouvernement d'une province, d'une ville. I Femme à laquelle on confie l'éducation d'un ou de plusieurs enfants. | Femme :^ui a soin du ménage d'un homme veuf ou d'un célibataire. (Gou^vër-nan-te.)
GOUVERN"E. s. f. {Guberna.) Ce qui doit servir de règle de conduite dans une affaiie. (Gou-vër-ne.)
GOUVERNEMENT, s. m. Action, charge, ou manière de gouverner, de régir, d'administrer. I Absol., Le gouvernement des États. I Avoir qq. ch. en son gouvernement , Etre chargé a'en avoir soin. ( La constitution d'un État. I Ceux qui gouvernent un État. | La charge ae gouverneur dans une province ,
GRA
dans une ville, etc. | La ville et le pays qui sont sous le pouvoir du gouverneur. | L'hô tel du gouverneur. (Gou-ver-ne-man.)
GOUVERNER, v. a. ( Gubernare. ) Diriger, conduire. | Régir, conduire avec autorité. I Avoir grand crédit , grand pouvoir, s>\iv l'esprit de qqn. | Fam. , Comment gouvernez-vous un tel? Comment êtes- vous avec lui? I Avoir l'administration, la conduite de qq. ch. | Administrer avec épargne. | Le soin qu'on a qu'une chose soit en bon état, qu'elle ne périsse pas. | Le soin que l'on prend des enfants ou des malades. | Se dit De la manière d'élever, de soigner toutes sortes d'animaux. | T. de gramm. Régir. ! Se dit D'un État démocratique, d'un gouvernement où le pouvoir est exercé par le peuple. I Tenir une conduite bonne ou mauvaise dans sa vie, dans ses mœurs, dan* les affaires. (Gou-vër-né.)
GOUVERNEUR, s. m. Celui qui commande en chef dans une province, dans une place forte, dans une maison royale. | Celui qui est commis pour avoir soin de l'éducation et de l'instruction d'un jeune seigneur, d'un jeune prince. ^Gou-ver-neur.)
GOYAVE, s. f. Fruit du goyavier. (Gouaia-ve.)
GOYAVIER, s. m. Grand arbre d'Amérique et des Indes orientales, appelé aussi Poirier des Indes , qui porte un fruit long ou ovale, à peu près gros comme une pomme dfi; reinette. (Goua-ia-vié.)
GRABAT, s. m. (Graèa/uj.) Méchant lit, tel que ceux des pauvTcs gens. | Prov., Être sur le grabat , Être malade, au lit. (Gra-ba.)
GRABATAIRE, s. des 2 g. Se dit De ceux qui différaient jusqu'à la mort à recevoir le baptême, j Se dit D'une personne habituellement malade ou aUtée. Fam. (Graba-iê-re. )
GRABUGE, s. m. Querelle, différend, noise. Fam. (Gra-bu-je.)
GRÂCE, s. f. {Gratia.) Faveur qu'on fait à qqn. sans y être obligé. | Être en grâce auprèi du prince , Y être en considération , en faveur. | Bonnes grâces , au plur. , La faveur ou la bienveillance , l'amitié qu'une personne accorde à une autre. | Pardon, indulgence. I Le pardon que le prince accorde de son autorité souveraine à un criminel , en lui remettant la peine que méritait son crime. j Lettres de grâce , ou Grâce , Lettres par lesquelles le souverain accorde la grâce d'un criminel. | Faire grâce à qqn.. Lui accorder, lui remettre ce qu'il ne pouvait pas demander avec justice. | Faire grâce à qqn. d'une chose. Ne pas l'exiger de lui, ou La lui épargner. I L'aide et le secours que Dieu donne aux hommes pour faire leur salut. | An de grâce , se dit De chacune des années de l'ère chrétienne. | Remercîment, témoignage de reconnaissance. ( Au plur., Prière que l'on fait à Dieu après le repas pour le remercier
GRA
de ses bions. | Certaiu agrément dans les personnes et dans les choses, j De bonne
frdce. De bonne volonté, sans répugnance. Au plnr. , Les trois déesses qui étaient les compagnes de Vénus, et dont le pouvoir s'étendait à tout ce qui fait l'agrément , le charme de la vie. | Titre d'honneur que l'on donne au\ ducs en Angleterre. | De gkàce. loc. adv. Par grâce, par pure bonté. (Orâ-se.)
GKACIABLE. adj. des 2 g. Qui est rémissible, digne de pardon. Fait graciable , cas graciable. (Gra-si-a-ble.)
GRACIER. V. a. Faire grâce à un criminel , lui remettre sa peine. (Gra-si-é.)
GRACIEUSEMENT, adv. D'une manière gracieuse. (Gra-sieû-ze-man.)
GRACIEUSER. v. a. Faire des démonstrations d'amitié ou de bienveillance à quelqu'un. Fam. (Gra-si-eu-zé.)
GRACIEUSETÉ, s. f. Honnêteté , civilité.
I Gratification. Fam, (Gra-si-eu-ze-té.)
GRACIEUX, EUSE. adj. [Gratiosus.) Agréable , qui a beaucoup de grâce et d'agrément. I Poli , doux , civil. (Gra-sieu ; ze.)
GRACILITÉ, s. f. {Grncilkas.) Qualité de ce qui est grêle. (Gra-si-li-té.)
GRADATION, s. f. {Gradatio.) Augmentation successive et par degrés. ( Figure de rhétorique, par laquelle on assemble plusieurs idées , plusieurs expressions qui enchérissent les unes sur les autres. | Le passage insensible d'une couleur à une autre. | Cet artifice de composition qui consiste à faire saillir le personnage ou le groupe principal. I T. d'archit. La disposition de plusieurs parties qui sont rangées par degrés ou les unes au-dessus des autres, et qui symétrisent par leurs formes et leurs ornements. (Grada-sion.)
GRADE, s. m. (Gradus.) Dignité, degré d'honneur , d'avancement. | Se dit Des différents degrés que l'on acquiert dans les universités. I Se dit Des lettres qu'on obtenait en vertu des grades qu'on avait acquis.
GRADÉ, adj. Qui a un grade dans l'armée.
GRADIN, s. m. (Gradus.) Petit degré qu'on met sur des autels, sUr des buffets, etc. , pour y poser des chandeliers , des vases de fleurs, etc. | Se dit Des bancs élevés graduellement les uns au-dessus des autres , pour placer plusieurs personnes , dans les grandes assemblées , dans les théâtres , dans les écoles , etc.
GRADUATION, s. f. [Gradus,) Dinsion en degrés. | Chnmhre graduée, Bâtiment destiné à faire évaporer l'eau dans laquelle le sel est dissous. (Gra-du-a-sion.)
GRADUEL, ELLE. adj. (Gradus.) Qui va par degrés. | Psaumes graduels , Certains psaumes que les Hébreux chantaient sur les degrés du temple. | Subst. m. Désigne des versets qui se disent entre l'épître et l'évangile , et qui se chantaient autrefois au jubé. I
GRA
1 Livre qui comprend tout ce qui se chante au lutrin penclaut la messe, ((ira-du-ël; ë-le.)
GRADUELLEMENT, adv. D'une manière graduelle,' par gradation. (Gra-du-ë-le-
GRADITER. v. a. (Gradus.) Marquer de« degrés de division. | Augmenter par degrés. | Conférer des degrés dans qqne. des facultés de théologie, de droit, etc. | Gradué, subst. m. Celui qui a pris de^ degrés dans qqne. des facuhés de théologie, de droit, etc.
GRAILLEMENT. s. m. (Crassus.) Son cassé ou enroué de la voix. (Gra-Ue-man [11 m.].)
GRAILLER, v. n. Sonner du co" sur un ton qui sert à rappeler les chiens (Gra-lle [Il m.].)
GRAILLON, s. m. (Crassus.) Les restes ramassés d'un repas. | Goût de graillon , Goût de viande ou de graisse brûlée. (Gra-Uon [Il m.].)
GRAIN, s. m. (Granum.) Le fruit et la semence du froment , du seigle. | Gros grains , Le froment , le méteil et le seigle. Menus grains, L'orge, l'avoine, le mil, la vesce , etc. I Le fruit de certaines plantes et de certains arbrisseaux. | Se dit De certaines choses faites à peu près en forme de grain. | Se dit Des petites parties de certaius auias ou monceaux. I Fam. , T^^' avoir pas un grain de bon sens , etc. , En être tout à fait dépourvu. | Petit poids qui , dans les anciennes divisions de mesure, vaut la 72^ partie d'un gros, j Se dit Des petites aspérités qui cou\Tent la surface de certaines étoffes, de certains cuirs, etc. I Se dit Des parties tenues , et serrées entre elles , qui forment la masse des pierres , des métaux , etc. | Pluie soudaine et de peu de durée. | Certain tourbillon qui se forme tout à coup, et qui, à proportion de sa violence, fatigue plus ou moins le navire. Le nuage qui annonce le grain de vent. (Grin.)
GRAINE, s. f. (Granum.) La semence de qqs. plantes. (Grë-ne.)
GRAINETIER, s. m. K Grènetter.
GRAINIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui vend en détail toutes sortes de grains. (Grënié.)
GRAISSAGE, s. m. Action de graisser.
(Gre-sa-je.)
GRAISSE, s. f. (Crasstis.) Substance onctueuse et aisée à fondre, répandue en diverses parties du corps de l'homme ou de l'animal. | La graisse de la terre , La substance la plus onctueuse, et qui contribue le plus à la fertilité de la terre. | La fertihté de la terre. (Gre-se.)
GRAISSER. V. a. Frotter, oindre de graisse, de qq, ch. d'enctueux. | Fam., Graisser la patte à qqn,, Donner de l'argent à quelqu'un pour le çagner.|Pop. , Graisser les épaules à qqn., Lm donner des coups de bâton. | Souiller de
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graisse, | Rendre sale et crasseux. | Ce vin graiose , Il file comme l'huile , lorsqu'on le verse. (Grè-sé.)
GRAISSEUX , EUSE. adj. Qui est de la nature de la graisse. (Grè-seu ; ze.)
GRAMEN. s. m. Mot lat. Gramiuée. (Gramë-ne.)
GRAMINÉE. adj. des 2 g. et s. f. {Gramineits.) Se dit D'une famille de plantes fort nombreuse , à laquelle appartiennent le blé , l'avoine , l'orge , le chien-dent , etc.
GRAMMAIRE, s. f. {Grammatica.) L'art qui enseigne à parler et à écrire correctement. I Livre où sont exposées les règles d'une langue, du langage. (Gram-mè-re.)
GRAMMAIRIEN, s. m. Celui qui sait , qui enseigne la grammaire , qui a écrit sur la grammaire. | Se disait, chez les anciens, De ceux qui s'adonnaient à l'étude ou à l'enseignement des lettres en général. (Gram-mëriin.)
GRAMMATICAL, ALE. adj. {Grammatica.) Qui appartient à la grammaire , qui est selon les règles de la grammaire.
GRAMMATICALEMENT, adv. Selon les règles de la grammaire. (Gra-ma-ti-ca-Ieman.)
GRAMMATCSTE. s. m. (Grammadsta.) Celui qui enseigne , qui fait profession d'enseigner la grammaire. S'emploie par dénigrement.
GRAMME, s. m. {Gramma.) L'unité de poids des mesures métriques , équivalente à un peu moins de dix-neuf grains. (Gra-me.)
GRAND, ANDE. {Grandis.) Quia beaucoup de hauteur, de profondeur, de longueur , de largeur , de volume , ou de capacité, I Se dit Pour marquer simplement différence ou égalité de dimension entre les objets que Ton compare . | Se dit De la taille d'une personne qui prend de la croissance. | Se dit Des animaux et des plantes. | Fam. , Une grande personne, se dit D'une personne faite. I Se dit Des choses qui passent un peu la mesure déterminée qu'elles ont ordin. | Se dit Des choses physiques ou morales qui surpassent la plupart des autres choses du même genre ; de celles qui sont considérables, extraordinaires, étonnantes, distinguées, etc. j Qui est en grande quantité. | Fam. , Ils sont grands amis , Extrêmement amis. | Important , principal. | Se dit Des personnes qui sont fort au-dessus des autres par leur naissance, leur pouvoir, leur dignité, leur richesse, leur génie, etc. | Courageux , magnanime, noble. I Absol. , Trancher du grand. Affecter la grandeur, la magnificence. | Surnom de qqs. princes et de qqs. personnages illustres , qui se sont élevés au-dessus des autres par leurs actions héroïques , par leur mérite extraordinaire. | Titre de certains dignitaires , de certains officiers qui en ont d'autres sous eux. | Absol. , Monsieur le Grand, désignait autrefois Le grand écuyer
GRA
du roi. I Titre de divers princes souverains. | On donne ce même titre Aux chefs de certains ordres. ( Se donne à Certains officiers principaux des mêmes ordres. | Se dit en parlant De certaines charges de divers monastères d'hommes ou de femmes. | Grande , devant un subst. fem. qui commence par une consonne, perd qqfs. Ve dans la prononciation , et même dans l'écriture. À grand' peine. I Subst. m. Se dit Des principaux d'un État, des grands seigneurs d'un royaume. — Désigne, en Espagne , Ceux d'entre les seigneurs titrés qui oht le privilège de se couvrir devant le roi. I Subst. m., absol.. Le sublime. I En grand. loc. adv. De grandeur naturelle. | Travailler en grand, Travailler sur un vaste plan, d'après une Mie générale et complète. | Penser, agir en grand , D'une manière grande, noble , élevée. | À la grande, loc. adv. À la manière des grands seigneurs. (Yi.) (Gran.)
GRANDELET , ETTE. adj. Diminutif de Grand. Fam. (Gran-de-lë ; ë-te.)
GRANDEMENT, adv. Avec grandeur. | Beaucoup, extrêmement. Fam. (Gran-dc man. )
GRANDESSE. s. f. {Grandeza, esp.) Dignité du grand d'Espagne. (Gran-dë-se.)
GRANDEUR, s. 1. {Grandis.) Étendue en hauteur, en longueur, en largeur, etc. j Absol., Tout ce qui est susceptible d'augmentation et de diminution. | Se dit De certaines choses physiques ou morales qui surpassent la plupart des autres choses du même genre. I La puissance unie à la splendeur, à la majesté. | Absol. , Le pouvoir , les dignités , les honneurs. | Noblesse , élévation , dignité. I U^ titre d'honneur qu'on donne, en parlant , en écrivant à un grand seigneur , aux évêques , etc.
GRANDIOSE, adj. des 2 g. et subst. m.
{Grandioso ^ it.) Se dit, surtout dans les beaux-arts. De ce qui impose, de ce qui frappe l'imagination par un caractère de grandeur , de noblesse , de majesté. (Grandi-o-ze.)
GRANDIR. V. n. ( Grandire. ) Devenir grand, croître en hauteur. | Fig., Grandir en sagesse.
GRANTDISSIME. adj. des 2 g. Superlatif de grand. Fam. (Gran-di-si-me.)
GRAND'MÈRE. s. f. Aïeule. | Pop., on dil qqfs. Mère-grand. (Gran-mè-re.)
GRAND-ONCLE, s. m. Le frère du grand-père ou de la grand'mère. (Granton-cle.)
GRAND-PÈRE. s. m. Aïeul. (Gran-pè-re.)
GRAND'TANTE. s. f. La sœur du grand père ou de la grand'mère. (Gran-tan-te.)
GRANGE, s, f, {Granum.) Bâtiment où l'on serre les blés en gerbes. (Gran-je.)
GRANIT, s. f. {Granito, it.) Pierre fort dure, qui est composée naturellement d'un assemblage d'autres pierres de différente» couleurs.
GRA
GRANn'ELLE. adj. ( Granitella , it.) Il se dit Du marbre ressemblant au granit. (Grani-të-le.)
GRANITIQUE, adj. des i g. Qui est formé de granit. (Gra-ni-tic-e.)
GRANUIATION. s. f. {Granum.) Opération par laquelle on réduit les métaux en petits grains , que l'on nomme Grenaille. \ Au plur., Lésion organique consistant en de petites tumeurs arrondies, qui se rencontrent surtout dans les poumons (Gra-nu-lasion.)
GRANULEPl. V. a. (Granum.) Mettre un métal en petits grains. | Marbre granulé, Qui est comme formé de petits grains.
GRANULEUX, EUSE. adj. Qui est divisé en petits grains. | Qui a, qui présente des granulations. (Gra-nu-leû; ze.)
GRAPHIQUE, adj. des 2 g. {Grapldcus.) Se dit Des descriptions, des opérations qui, au lieu d'être simplement énoncées par le discours, sont données par une figure. ( Qui a rapport à l'écriture, à la manière de représenter le langage par des signes. (Grafic-e.)
GRAPHIQUEMENT, adv. D'une manière graphique. Se dit Des choses dont on donne une description graphique. (Gra-fic-e-man.)
GRAPHOMÈTRE. s. m. {Graphe, metron, gr.) Instrument de mathématiques, dont on se sert pour mesurer les angles, dans les opérations de l'arpentage. (Gra-fo-mè-tre.)
GRA PIN. s. m. V. Grappin.
GRAPPE, s. î.{Grappo, it.) L'assemblage des grains qui composent le fruit de la vigne, le raisin ; Tout assemblage de grains , de fleurs, ou de fruits, qui ont naturellement la même disposition. | Vin de grappe, Yin qui coule naturellement du raisin sans qu'on le presse. | Mordre à la grappe. Saisir avidement une proposition, croire aveuglément à une promesse, j Se dit De petites excroissances molles , et ordin. rouges, qui viennent aux pieds des chevaux , des ânes , des mulets, et dont l'assemblage forme une espèce de grappe. | Grappe de raisin, Assemblage de balles ou de biscaïens enfermés dans un sachet, et qui se tirent comme mitraille.
(Gra-pe.)
GRAPPILLER, v. n. Cueillir ce qui reste de raisins dans une vigne, après qu'elle a été vendangée. | Y, n. et a. Fam., Faire qq. petit gain. (Gra-pi-Ué [11 m.].)
GRAPPILLEUR, EUSE.s. Cehii, celle qui grappille. | Fam,, Un homme qui grappille, qui fait de petits profits illicites. (Grapi-lleur; eu-ze [11 m.].)
GRAPPILLON. Petite grappe de raisin prise d'une plus grande. ( Gra-pi-llon [ 11 m.].)
GRAPPIN, s. m. {Greif, ail.) (Plusieurs écrivent Grapin.) Petite ancre qui a quatre ou cinq branches recourbées , dont on se sert pour les embarcations telles que chaloupes,
GRA
5oi
canots, etc. | Instrument de fer à plusieurs pointes recourbées, dont on se sert pour accrocher un bâtiment ennemi. (Gra-pin.)
GRAS, ASSE. adj. {Crassus.) Qui est formé de graisse, ou Qui est onctueux. | Qui a beaucoup de graisse. | Pop., Sortir bien gras d'un emploi, se dit D'un homme qui s'est enrichi dans un emploi. | Ce c/teval a la Tue grasse , Sa vue s'obscurcit. [ Se dit Des mets où il y a plus ou moins de graisse. | Se dit Des mets, des aliments qui consistent en viande, ou qui sont préparés avec de la viande. | Sali , imbu de grai>jse ou de qq. matière onctueuse. | Se dit De certaines liqueurs (jui s'épaississent trop avec le temps. | Adv., Pain gras-cuit. Pain qui n'a pas levé, qui est pâteux faute de cuisson. I Terre grasse , Terre forte, tenace, faur geuse. — L'argile dont on se sert pour dégraisser les habits , et pour en ôter les taches. I Subst., Peindre à g^as , Retoucher avant que la couleur soit sèche. | Fam., Obscène, hcencieux. | Gras, subst. m. Se dit Des parties grasses de la viande. | Le gras de la jambe, L'endroit le plus charnu de la jambe. I La viande, les mets gras. (Gra. Gra-se.)
GRAS-DOUBLE, s. m. La membrane dp l'estomac du bœuf. (Gra-dou-ble.)
GRAS- FONDU, s. m., ou GRAS-FON- DURE. s. f. Maladie des chevaux, qui consiste en une inflammation du bas-ventre , principalement du mésentère et des intestins, et qui est ordin. produite par l'excès du chaud ou du travail. (Gra — .)
GRASSEMENT, adv. Vivre grassement.
Vivre commodément et à son aise. Payer, récompenser généreusement, au delà de ce qu'on doit. Fam. (Gra-se-man.)
GRASSET, ETTE. adj. Qui est un peu gras. Fam. (Gra-së; ë-te.)
GRASSETTE. s. f. Plante de la famille des Personnées. On la nomme ainsi parce que ses feuilles sont grasses, luisantes, et qu'elles paraissent comme frottées de suif. (Gra-së-te.)
GRASSEYEMENT, s. m. Manière dont prononce une personne qui grasseyé. (Grasë-ie-man.)
GRASSEYER, v. n. Parler gras, prononcer mal certaines consonnes , et principalement les r. (Gra-sé-ic.)
GRASSOUILLET, ETTE. adj. Diminutif de Grasset. Fam. (Gra-sou-llë, ë-te [H m.].)
GRATERON. s. m. Plante dont les tiges et les fruits sont hérissés de petits crochets, et s'attachent aux vêtements; n. autr.
Rîèble.
GRATICULER. v. n. (Craficula.) Se dit Du moyen employé par les peintres et les dessinateurs pour conserver exactement dans une copie les proportions de l'original. On dit aussi Craticuler. \ [c m.]
GRATIFICATION, s. f. { Gratificatio .)
5oa
GRA
Don , libéralité qu'on fait à qqn. ; récompense surérogatoire. ( — ca-sion.)
GRATIFIER, v. a. {Gratificare.) Favoriser qqn. en lui faisant qq. don, qq. libéralité. I Fam., Attribuer mal à propos qq. ch. à qqn.
GRATIN, s. m. La partie de certains mets liquides, farineux, etc., qui reste attachée au fond des vases où on les a fait cuire, et qui est souvent rousse et brûlée. | Manière d'apprêter cen^ins mets avec de la chapelure de pain.
GRATIOLE. s. f. {Gratiola.) Genre de plantes de la famille des Persoiinées. L'espèce officinale, qui croît dans nos marais, a reçu le nom vulgaire à' Herbe à pauvre homme , à cause de ses propriétés fortement purgatives, qui en font un remède économique pour les pauvres gens. (Gra-sio-le.)
GRATIS, adv. Mot iat. Gratuitement, par pure grâce , sans qu'il en coûte rien. | Subst. m. // a obtenu le gratis de ses bulles.
GRATITUDE, s. f. {Gratus.) Reconnaissance d'un bienfait reçu. *
GRAITE-CUL. s. m. Le fruit en forme de bouton rouge et allongé qui succède à la rose. Le fruit de l'églantier ou rosier sauvage. (Gra-te-cu [c m.].)
GRATTELEUX , EUSE. adj. Qui a de la grattelle. (Gra-te-leu ; ze.)
GRAITELLE. s. f. Menue gale. ( Gratë-le.)
GRATTE PAPIER, s. m. Se dit, par dénigrement, Des copistes de bureau, des clercs d'avoué, de notaire, etc. Fam. (Grate-pa-pié.)
GRATTER, v. a. Racler, ratisser. ( Passer les ongles ou qq. ch. de semblable, un peu fortement et à plusieurs reprises, sur qq. endroit du corps. | Frotter la partie où il démange. I Se dit Des animaux qui, avec leurs ongles , remuent la terre. ( Gra-té. )
GRATTOIR, s. m. Instrument propre à gratter le parchemin, le papier, etc., pour en enlever l'écriture ou les taches. jSe dit De certains instruments qui servent à gratter, à creuser, à nettoyer, etc. ( Gra-touar. )
GRATUIT , UITE. adj. ( Gratuitus. ) Qu'on donne gratis, sans y être tenu. \ École gratuite. École où l'instruction est gratuite. I Scpposition gratuite , Supposition qui n'a aucun fondement.
GRAl UITÉ. s. f. Caractère de ce qui est gratuit.
GRATUITEMENT, adv. Gratis, d'une manière gratuite, de pure grâce. | Sans fondement, sans motif. ( Gra-tui-te-man. )
GRAVATIER. s. m. Charretier payé pour enlever les gravois dans un tombereau. ( Gra-va-tié. )
GRAVATIF, IVE. adj. ( Gravatus. ) Se dit Des douleurs qui consistent dans un sentiment de pesanteur , ou qui en sont accompagnées.
GRA
GRAVATS, s. m. pi. V, Gravois.
GRAVE, adj. des 2 g. ( Gravis. ) Pesant. Les corps graves, — Subst. m., Les graves, j Sérieux, qui agit, qui parle avec un air sage, avec circonspection et dignité. | Se dit Du maintien, de l'air, du ton, etc. | Adj. et subst. Se dit Des choses qui excluent toute idée d'enjouement , de plaisanterie, de gaieté. j Auteur grave , Qui est d'un grand poids. | Important, qui est de conséquence. | Qui peut avoir des conséquences fâcheuses. | Se dit Des sous, des notes basses. | Accent grave. Accent qui va de gauche à droite ( "^ ).
GRAVELÉE. adj. f. Cendre gravelée.
Cendre faite de lie de vin calcinée.
GRAVELEUX, EUSE. adj. Qui est mêlé de gravier. | Fruit graveleux , Fruit dont le cœur est formé d'une espèce de gravier. I Qui est relatif à la gravelle, ou Qui la dénote, j Adj. et subst. Qui est sujet à la gravelle. | Se dit, fam., Des discours trop libres. ( Gra-ve-leu ; ze. )
GRAVELLE. s. f. Maladie causée par de petites concrétions semblables à du sable ou à du gravier, qui se développent dans les voies uriuaires. ( Gra-vë-le. )
GRAVELURE. s. f. Discours, propos trop libre et approchant de l'obscénité.
GRAVEMENT, adv. D'une manière grave et composée. |En musique, indique Un mouvement lent. ( Gra-ve-nian. )
GRAVER. V. a. ( Graphis. ) Tracer qq.
trait, qq. figure, avec le burin, avec le ciseau, sur du cui\Te, sur du marbre, etc. | Se dit De l'action de graver, sur une planche de cuivre ou d'autre matière, la copie d'un tableau , d'un dessin , poiu- la reproduire ensuite plusieurs fois sur le papier, sur la toile, etc. , par le moyen de l'impression. .| Graver qq. ch. dans l'esprit, L'im"primer fortement dans l'esprit.
GP..AVEUR. s. m. Celui dont la profession est de graver.
GRAVIER, s. m. Gros sable mêlé de fort petits cailloux. |Se dit Du sable qui se trouve dans le sédiment des urines. ( Gra-vié. )
GRAVIR. V. n. ( Gradi. ) Grimper, monter avec effort à qq. endroit roide et escarpé , en s'aidant des pieds et des mains. | V. a. Gravir une muraille, j Monter avec effort.
GRAVITATION, s. f. 4ction de graviter, ou Tendance que les corps ont naturellement les uns vers les autres. ( Gra-vi-ta-sion. )
GRAVITÉ, s. f. ( Gravitas. ) Pesanteur. I La qualité d'une personne ou d'une chose grave ; l'air , le ton grave et sérieux. | L'importance des choses. | Se tlil d'un son qlcq., par rapport aux sons plus élevés, dans l'échelle générale.
GRAVITER. V. n. Tendre et peser vers un point.
GRAVOIS. s. m. pi. La partie la plus grossière qui reste du plâtre, après qu'on l'a
GRE
sassé. On dit qqfs. Gravau. I Les menus débris d'une muraille qu'on a démolie ou d'un bâlimeut que l'on fait, ( Gra-voua. )
OR A V LIRE. s. f. L'art ou la manière de graver. | L'ouvrage du graveur. ( Estampe.
GRÉ. s. m. {Gratum.) Volonté, caprice, fantaisie. I Se dit figur. , au sens physique et au sens moral. | Bonne, franche volonté qu'on a de faire qq. eh. | Don gré, mal gré , De gré ou de force. | Goût , sentiment , opinion. \ Prendre en gré , Recevoir avec patience, avec résignation. I ^acoir o-rg à qqn., Êire satisfait d'une chose qu'il a dite ou faite. I De gré à gré , À l'amiable.
GREBE, s. m. Oiseau aquatique dont le plumage est d'un blanc argenté.
GREC, ECQUE. adj. {Grœciis.) Y grec, La pénultième des lettres de l'alphabet français. I L'Église grec(jue. Toute l^glise d'Orient. I Subst. , se dit De ceux qui sont de l'Église grecque. | Fam. , Être grec en qq. ch. , Y être fort habile, trop habile. ] Grec. subst. m. La langue grecque. ( Grée ; ëc-e. )
GRÉCLSER. v. a. ( Grœcissare. ) Donner une forme grecque à un mot d'une autre langue. ( Gré-si-zé, )
GRECQUE, s. f. Ornement composé d'une suite de lignes droites qui reviennent sur elles-mêmes, en formant toujours des angles droits. ( Grëc-€. )
GREDIN, INE. s. Mendiant, gueux de profession. (Vi. ) | Fig. , Personne qui n'a ni bien, ni bonnes qualités, ni considération. Fam.
GREDIN. s. m. Espèce de petit cliien à longs poils.
(;RED INERTE, s. f. Misère, gueuserie.
Fam. et vi.
GRÉEMENT. s. m. ( Plusieurs écrivent Grément. ) L'ensemble de toutes les choses nécessaires pour gréer un bâtiment ; La manière dont elles sont arrangées , disposées. | L'art ou l'action de gréer les bâtiments. ( Gré-man. )
GRÉER. V. a. Garnir un bâtiment de toutes les voiles , manœu^Tes , poulies , etc. , dont il a besoin pour être en état de naviguer. ^ Gré-é. )
GRÉEUR. s. m. Celui qui fait métier de gréer les bâtiments.
GREFFE, s. m. ( Graphium. ) Le lieu i'un tribunal où sont déposées les minutes des jugements, des arrêts, celles de divers actes de procédure, et où se font certaines déclarations, certains déj>ôts. | Se disait Des droits du greffe, des émoluments qu'on lirait du greffe. ( Grè-fe. )
GREFFE, s. f. (GraphLs.) Petite branche que l'on coupe, ou œil qu'on lève à la branche d'un arbre qui est en sève, et que l'on ente dans un autre arbre, afin que la branche ou i'œil reprenue, et que l'arbre sur lequel ou ente porte le fruit de l'arbre d'où la branche OU l'œil a été tiré, | L'opération par laquelle
GRÈ
on ente une greffe sur un arbre , et Le résultat de cette opération.
GREFFER, v. a. Faire une greffe, enter. (Ore-fé.)
GREFFEIIK. s. m. Celui qui greffe, qui sait greffer. ( Gré-feur. )
GREFFIER, s. m. Fonctionnaire qui tient le greffe : il est en outre chargé d'écrire , à l'audience, les minutes des jugements, des arrêts, et d'assister le juge dans certaines occasions. ( Gré-fié. )
GREFFOIR, s. m. Petit couteau dont on se sert pour greffer. ( Gré-fouar. )
GRÉGE. adj. Se dit De la soie quand elle est tirée de dessus le cocon. (Gré-je.)
GRÉGEOIS, adj. m. {Grœcus.) Peu grégeois. Espèce d'artifice dont on se servait anciennement à la guerre, et qui brûlait dans l'eau. (Gré-joua.)
GRÉGORIEN, ENNE. adj. Se dit Du chant d'église ordonné par Grégoire F', et Du calendrier réformé par Grégoire XIII en iSîS. ( Gré-go-ri-in ; ë-ne.)
GRÈGIŒ. s. f. Espèce de haut-de-chaussus, de culotte. | // a bien mis de l'argent dans ses grègues , Il s'est bien enrichi. Pop. j Tirer ses grègues. S'enfuir. Pop. ( Grèg-e.)
GRÊLE, adj. des i g. (Gracilis.) Long et menu. | Se dit D'une voi.v aiguë et faible. | Ton grêle , Le ton le plus haut d'un cor ou d'une trompette. — S. m. Sonner du grêle.
GRÊLE, s. f. Eau qui, étant congelée en l'air par le froid, tombe par grains, | Une grêle d^ traits , etc.. Une grande quantité de flèches, etc., qui tombent à la fois, qui se succèdent rapidement, [Petite tumeur arrondie et fexme qui se développe dans le tissu des paupières,
GRÊLER, verbe impers. Se dit Quand il tombe de la grêle. | V, a. Gâter par la grêle. |Fam. , Cet homme a été grêlé. Il a fait de grandes pertes, j Grêlé, ée. part. | Fam., Avoir r air grêlé. Être mal vêtu, avoir l'air miséraJjle* Ce prédicateur est grêlé , Il est peu suivi. | Fam. , Qui a beaucoup de marques de petite vérole.
GRELIN, s. m. Nom des cordages commis deu.x. fois , dont la grosseur n'excède pas onze pouces.
GRÊLON, s. m. Grain de grêle fort gros.
GRELOT, s. m. ( Crotalwn. ) Espèce de sonnette, petite boule de métal creuse et percée de trous, dans laquelle il y a un morceau de métal qui la fait résonner dès qu'on la remue. ( Fleurs en grelot , Fleurs qui ont la forme d'un grelot. (Gre-lô.)
GRELOTTER, v. n. Trembler de froid.
(Gre-lo-té.)
GRELUCHON. s. m. Nom qu'on donne à l'amant aimé et favorisé secrètement par une femme qui se fait payer par d'autres amants. Fam. et libre.
GRÉMENT. s. m. V. Gréement.
GRÉJVUAL. s. m. ( Gremuim. ) Morceau
GRE
d'étoffe qui fait partie des ornements pontificaux , et qu'on met sur les genoux du prélat officiant pendant qu'il est assis.
GRÉMIL. s. m. Genre de plantes , dont l'espèce officinale a reçu le nom Milgaire à^ Herbe aux perles, Parce que ses semences sont blanches et approchent de la figure d'une perle.
GRENADE, s. f. ( Granatum. ) Fruit bon à manger, et qui contient quantité de grains rouges, chacun renfermé dans une petite cellule. I Petit globe de fer, creux, qu'on charge de poudre et qu'on jette avec la main, ou avec des fusées , etc. ( Se dit De certains ornements militaires qui représentent une grenade.
GRENADIER, s. m. Petit arbre, originaire d'Afrique, qui produit de belles fleurs, et dont quelques espèces portent le fruit que l'on nomme Grenade. [ Se dit Des soldats d'élite qui forment la première compagnie des bataillons d'infanterie, et qui originairement étaient chargés de jeter des grenades. I Fam. , Femme de haute taille qui a des manières libres et hardies. (Gre-na-dié.)
GRENADIÈRE. s. f. Gibecière qui faisait aufrefois partie de l'équipement d'un grenadier, et dans laquelle il portait les grenades, j Celle des capucines d'un fusil de munition à laquelle s'attache la bretelle. | Mettre son fusil à la grenadière, Le placer sur les épaules , en lâchant la bretelle.
GRENADILLE. s. f. Plante d'Amérique dont les semences ont un goût approchant de celles de la grenade ; n. autr, Fkur de la Passion. \ [11 m.]
GRENADIN, s. m. Petit fricandeau.
GRENADnsE. s. f. Soie qu'on emploie dans la fabrication de la dentelle noire.
GRENAILLE, s. f. ( Granum. ) Métal réduit en menus grains. | Se dit Des rebuts de graine qui servent principalement à nourrir la volaille. ( Gre-na-Ue [11 m.].)
GRENAILLER. v. a. Mettre un métal en petits grains. (Gre-na-llé [11 m.].)
GRENAT, s. m. Sorte de pierre précieuse dont la couleur est très- variable, mais qui est le plus ordin. d'un rouge analogue à celui des semences de la grenade. ( Gre-na. )
GRENAUT. s. m. Espèce de poisson qui a la tète fort grosse. (Gre-nô.)
GRE?ŒLER. V. a. Préparer une peau ou qq autre chose semblable, de manière qu'elle pcU"aisse couverte de grains.
GRENER. v. n. Produire de la graine , rendre beaucoup de grains, j T. a. Réduire en petits grains. | Greneler. ( Grené. subst. m. Se dit Des parties d'un dessin, d'une gravure , etc. , qui offrent une multitude de petits points fort rapprochés les uns des autres.
GRÈNETERIE. s. f. Commerce que fait un marchand grènetier-
GRÈNETIER , 1ÈRE. s. Celui , celle qui
GRÉ
▼end des graines. | Se dit D'un officier au grenier à sel , qui jugeait en première instance des différends relatifs aux gabelles. ( Grè-ne-tié. )
GRÈNETIS. s. m. {Granum.) Le tour fait de petits grains relevés en bosse au bord des médailles, des monnaies. | Le poinçon qui sert à marquer ces petits grains. (Gre-ne-ti.)
GRENETTES. s. f. pL Petites graines qu'on fabrique à Avignon , et dont les peintres en miniature se servent pour la couleur jaune. On les nomme aussi Graines d'Avignon. ( Gre-në-te. )
GRENIER, s. m. (Granarium.) Partie la plus haute d'un bâtiment , destinée à serrer les grains ou les fourrages. | L'étage d'une maison qui est immédiatement sous le comble. I Province, pays fertile, dont on tire beaucoup de blé. ( Se dit en parlant Des grains , du sel , du charbon , etc. , qu'on charge sur un navire, sur un bateau, sans les mettre dans des sacs , dans des caisses ou dans des paniers. ( Gre-nié. )
GRENOUILLE, s. f. ( Ranunculus. ) Petit animal quadrupède et ovipare qui vit ordin. dans les marais. | La partie creuse qui est placée sur la platine d'une presse, et qui reçoit le pivot de la vis. ( Gre-nou-lle [11 m.].) '
GRENOUILLER, v. n. iNTOgner. Pop. et vi. ( Gre-nou-Ué [11 m.].)
GRENOUILLÈRE, s. f. Lieu marécageux où les grenouilles se retirent. ' Lieu dont la situation est humide et malsaine. ( Gre-noullè-re [11 m.].)
GRENOUILLET. s. m. Espèce de muguet qui croît sur les montagnes et les collines, et dont les feuilles ont qq. ressemblance avec celles du laurier. ( Gre-nou-Uë [11 m.].)
GRENOUILLETTE. s. f. ( Ranunculus. ) Espèce de renoncule qui croît dans les marais. I Tumeur qui se forme sous la langue par l'accumulation de la salive clans ses conduits excréteurs. (Gre-nou-llë-te [11 m.].)
GRENU, UE. adj. {Granosus.) Qui a beaucoup de grains. (Se dit De certains cuirs dont le grain est beau et pressé. | Qui est ou semble composé de petits grains. \Buile grenue , Celle qui est figée en petits grains el qui est la meilleure.
GRÈS. s. m. Pierre formée de grains de sable plus ou moins fins. | Sorte de poterie de terre , fabriquée avec une glaise naturellement mêlée d'un sable fin. ( Gré. )
GP.ÉSIL. s. m. Petite grêle fort menue et fort dure. ( Gré-zill [11 m.].) '
GRÉSILLEMENT, s. m. Action de grésil- 1er, ou État de ce qui est grésillé. ( Gré-zille-man [11 m.].)
GRÉSILLER, v. impersonnel. Se dit Du grésil qui tombe. Il grésille.] V, a. Faire que qq. ch. se fronce, se rétrécisse, se racornisse, se retire. (Gré-zi-Ué [11 m.].)
GRI
C-RÉ-SOL. Ancien terme de musique par lerjuel on désignait le ton de sol. (Jé-ré-sol.)
(iRESSERIE. s. f. coll. Pierres de grès mise^ en teuvre.lDes pots, des cruches, des vases , etc. , faits de grès. ] La roche ou carnère d'où l'on tire le grès. ( Grè-se-rie. )
GRÈVE, s. f. Lieu uni et plat, couvert de gravier, de sable, le long de la mer ou d'une grande rivière. | Absol. , à Paris , Place publique qui e^t située sur le bord de la Seine, et où l'on faisait autrefois les exécutions.
GREVER. V. a. Léser, faire tort, apporter du dommage. | Charger, surtout en matière de contributions et d'hypothèques. 1 Être gre^'é de suhstituliona , Être héritier ou légatah-e à charge de substitution. — Subst. m. Le grevé.
GRIANNEA.U. s, m. Jeune coq de bruyère. (Gri-a-nô. )
GRIBLEITE. s. f. Petit morceau de porc frais ou salé, de veau, de volaille, etc., mince, haché, battu et enveloppé de petites tranches de lard , qu'on met rôtir sur le gril. ( Gri-blë-te. )
GRTBOLTILLAGE. s. m. Mauvaise peinture ; écriture mal formée. Fam. (Gri-boulla-je [11 m.\)
GRIBOUILLER, v. n. Faire du gribouillage. Fam, ( Gri-bou-Ilé [11 m.].)
GRIBOUILLETTE. s. f. Jeu d'enfants.
Jeter une chose à la gribouillette , La jeter au milieu d'une troupe d'enfants, qui cherchent à s'en saisir. Fam. ( Gn-bou-Uë-te Tll
GRJÈCHE. adj. des i g. (Gravis.) Ort'icgricche. Ortie dont la piqûre est douloureuse.
GRIEF, lÈTE. adj. (Gravis.) Grand, considérable , énorme. | Se dit en mauvaise part. (Griëf.)
GRIEF, s. m. ( Gravis. ) Dommage que l'on reçoit , lésion que Ton souffre en qq. ch. I La plainte que l'on fait pour le douimare reçu. I Au plur. , Les écritures que l'on lait pour montrer en quoi ou a été lésé par un jugement dont on est appelant.
GRIÈVEMENT, adv. D'une manière griève, excessivement. (Gri-è-ve-man. )
GRIÈVETÉ. s. f. ( Gravitas. ) Énormité.
GRIFFADE, s. f. Coup de griffe, j La blessure qu'un oiseau ongle fait avec ses serres. ( Gri-fa-de. )
GRIFFE, s. f. {Greif, ail.) Ongle crochu, pointu et mobile de certains animaux , tels que le tigre, le chat , etc. , ou d'un oiseau de proie. I L'extrémité de la patte des animaux pourvus de griffes. | Fam., Le pouToir qu'une personne exerce injustement ou avec dureté sur une autre, la rapacité des gens de chicane, etc. | Se dit Des caïeux de renoncule, d'anémone, etc., à cause de la ressem-| blance qu'ils ont avec les griffes d'animaiLX. * jUne empreinte imitant la signature d'une 1
GRl
personne , et L'instrument qui sert à faire cette empreinte. ( Gri-fe, )
GRIFFER, v. a. ( Grtifen, ail.) Prendre avec la griffe. ( Gri-fé.)
GRIFFON, s. m. (Greif, ail.) Espèce d'oiseau de proie semblable à l'aigle. | Animal fabuleux, moitié aigle et moitié lion. | Espèce de chiens qtji ont les poils du corps durs et peu nombreux , et ceux de la tète longs , hérissés et mêlés. (Gri-fon.)
GRIFFONNAGE, s. m. Écriture si mal formée, qu'il est presque impossible de la lire. Fam. ( Gri-fo-na-je. )
GRIFFONN-ER. v. a. Écrire mal, et d'un caractère très-difficile à lire. | Fam. , Composer, rédiger avec précipitation et négligence. j Dessiner grossièrement qq. ch. (Gri-fo-né.)
GRIFFÔNNEUR. s. m. Celui qui griffonne. Par dénigrement, Ln auteur qui écrit beaucoup et vite, ou Un auteur sans taleuU Fam. ( Gri-fo-neur. )
GFilGNON. s. m. ^Morceau de l'entamure du pain du côté qu'il est le plus cuit. (Grinon [n m.].)
GRIGNOTER, v, n. Manger doucement en rongeant, j Pop. , Faire qq. petit profit dans une affaire. ( Gri-/?o-té [n m.].)
GIUGNOTIS. s. m. Travail du graveur, qui consiste en points, en tailles courtes en traits tremblés. ( Gri-no-ti [n m.].)
GRIGOU, s. m. Un misérable qui n'a pas de quoi vi%Te; ou Celui qui, avant de quoi vivTe, fait le gueux et vit d'une manière sordide. Pop.
GRIL. s. m. ( Craticxda. ) ( L ne se prononce point dans le langage familier, cl se mouille quand on la prononce. ) Ustensile de cuisine qui est fait de plusieurs verges de fer parallèles , attachées à qq. distance l'une de l'autre , et sur lequel on fait rôtir de la viande ou du poisson. | Fam. , Être sur le gril , Souffrir beaucoup de corps ou d'esprit.
GRILLADE, s. f. INIanière d'apprêter certaines viandes en les grillant, j Se dit Des viandes grillées, j [U m.]
GRILLAGE, s*", m. Opération de métal lurgie, qui consiste à faire passer le minéral par plusieurs feux , avant que de le faire fondre. | Garniture de Cl de fer en treilbs qu'on met aux fenêtres, aux portes ntrées, etc. ! Un assemblage de })ièces de charpente croisées carrément , qu'on établit sur un terrain où Ton veut bâtir. ( Gri-Ua-je [11 m.].)
GRILLE, s. f. ( Craticuia. ) Assemblage à claire-voie de barreaux de fer ou de bois, se tj-aversant les uns les autres , et servant à fermer une fenêtre ou qq. autre ouverture. I Sorte de grille en petits carreaux fort serrés , qui est dans les parloirs de religieuses, j Absol. , Le parloir même, j Treillis de fer maillé , de trois à quatre pouces de jour, qui sépare le chœur des religieuses d'avec le chœur ou la nef de leur église. | Se dit De certaines clôtures ou séparations qui sont
GRl
formées principalement de barreaux montant î et parallèles, et qui ont qqfs. des ornements. I Se dit Des barres de fer sur lesquelles on place le charbon dans un fourneau au-dessus du cendrier. | La plarjue de fer trouée qui est sur une râpe, et qui sert à pulvériser le tabac. | Dans un jeu de paume, Espèce de fenêtre carrée, qui est sous le bout du toit hors du service, et élevée à deux pieds de terre. | [11 m.]
GRILLER. V. a. Rôtir sur le gril. | Se dit en parlant De ce qui est brûlé pour avoir été trop près du feu. | Se dit De la chaleur du soleil. I Se dit, fam.. De toute chaleur qui se fait trop vivement sentir. | V. n. Faites griller ces côtelettes. \ Fam. , Griller de Jaire une chose. Avoir un grand désir, une extrême impatience de la faire. | [Il m.]
GRILLER. V. a. Fermer avec une grille.] Fam. , Griller une fille , La faire religieuse.
GRILl^T. s. m. , ou GRILLETTE. s. f.
T. de blas. Sonnette ronde qu'on met au cou des chiens et aux jambes des oiseaux de proie. { Gri-llë ; ou Gri-lle-te [Il m,].)
GRILLETÉ, ÉE. adj. T. de blas. Se dit Des oiseaux de proie qui ont des sonnettes aux pieds. | [11 m.]
GKILLON. s. m. Petit insecte qui aime les lieux chauds , et qui fait un bruit aigu et perçant.) [Il m.]
GRIMAÇANT, ANTE. adj. Qui grimace.
(Gri-ma-sao.)
GRIMACE, s. f. {Ringi.) Contorsion du visage faite souvent à dessein. | Fam. , Faire la grimace, se dit aussi Des habits, des étoffes, etc., qui font qq. mauvais pli. | Feinte, dissimulation. | Se dit D'une boite destinée à contenir des j>ains à cacheter, (;t dont le de-ssus est une espèce de pelote où l'on met les épingles. ( Gri-ma-se.^
GRIMACER. V. n. Faire une grimace , des grimaces. [ Se dit De l'expression outrée de la physionomie. I Se dit Des habits, des étoffes, etc., qui font qq. mauvais pli. (Gri-ma-sé.)
GRIMACIER , 1ÈRE. adj. et subst. Qui fait ordin. des grimaces. | Qui minaude sourent. | Hypocrite. ( Gri-ma-sié. )
GRIMÀUD. s. m. {Ringi.) On appelait ainsi , par mépris , dans les collèges , Les écohers des basses classes. | Un mauvais écrivain. ( Gri-mô. )
GRIME, s. m. {Ringi.) T. de mépris qui se dit Des petits écoliers. Fam. et vi. | Se dit, au théâtre , Des personnages de vieillards ridicules. Jouer les grimes , ou , adj., Les pères grimes.
GRIMELIN. s. m. T. qui se dit , par mépris. D'un petit garçon. | Joueur qui joue toujours fort petit jeu et fort mesquinement. Fam. et vi.
GRIMELIN AGE. s. m. Petit jeu où l'on ne fait que grimehner. | Petit gain qu'on fait , qu'on ménage dans une affaire dans un marché. Fam. et vi. ( — na-je. )
GRI
GRIMELINER. v. n. Jouer mesquinement en petit jeu. I Faire qq. petit j,ain, ménager qq. petit profit dans un maiché, dans une affaire. Fam. et vi.
GRIMER (SE.) V. pron. {Ringi.) Se peindre des rides sur le visage, et prendre les airs et les manières convenables po ir rej^résenter un vieillard, ime duègne, e'c.
GRIMOIRE, s. m. Li\Te dont on dit que les magiciens se servent pour évoquer les démons, etc. j Se dit, fam., Des discAurs obscurs, et Des écritures difficiles à lire, ( Gri-moua-re. )
GRIMPANT, ANTE. adj. Qui grimpe, qui a l'habitude de grimper. (Grin pan.)
GRIM-PER. v. n. Gravir, monlei à qq.
endroit en s'aidant des pieds et des n aius \ Se dit Des animaux. jSe dit Des plantes don la lige s'élève en s'accrochant aux cor )5 voisins. | Se dit, fam.. Des lieux hauts, ou l'on monte avec peine. (Grin-pé.)
GRIMPEREAU. s. m. Petit oiseau q.ii grimpe le long des 'arbres. (Grin-|)e-rô.)
GRIMPEURS, s. m. |il. Ordre d'oiseaox qui ont les doigts disposés et conformés de manière à pouvoir monter facilement le long des arbres, des murailles, etc., tels que les perroquets et les ])ies. (Crrin-peur.)
GRINCEMENT, s. m. Action de grincer les dents. (Grin ce man )
GRINCER, v. a. {Ringi.) Grincer les dents , Les serrer lesuuiîs contre les autres ou de douleur, ou de colère, en retirant le» lèvres, et avec qq. frissonnement, j V. n. Grincer des dents. (Giin se.)
GRINGOLÉ, ÉÈ. a Ij. T. de blas. Se dit Des pièces terminées eu têtes de serpent.
GRINGOTTER. v n {Fringultire.) Se dit Des petits oiseaux.. Fredonner. { Se dit Fam., Des personnes qui fredonnent mal. | V. a. // nous a gringotté un air. (Giingo-té.)
GRINGUENAUDF,. s. f. Petite ordure qui s'attache aux émonctoires et ailleurs par malpropreté. Bas. (Giing e-nô-de.)
GRIOTTE, s. f. Espèce de cerise à courte queue, grosse et noirâtre, plus douce que les autres. (Grio-te.)
GRIOTTE, s. f. Marbre tacheté de louge et de brun.
GRIOTTIER. s. m. Arbre qui poile des griottes. ' (Gri-o-tié.)
GRIPPE, s. f Fantaisie, goût capricieux I Fam,, Prendre qqn. en grippe. Se prévenir défavorablement contre lui. | Ës^iéce de catarrhe épidemique. (Gri-pe.)
GRIPPER, v. a. (r;my£«, ail.) Atlrnpor, saisir subtilement. Fam. | Se dit, pop,, 1 )es per sonnes qui dérobent, qui ravissent le bien d'autrui. | Pop., Gripper qqn. ^ l'arrêter pour le mettre en prison. | ft-on., se dit Des étoffes qui se retirent en se fro içant. | Fam., Se prévenir défavorablement et sans rabon. (Gri-pé.)
GRI
GîlIPPE-SOU. s. m. Celui qui était chargé par les rentiers de recevoir leurs rentes, moyennant une légère remise. | Se dit, par mépris , D'un homme qui fait de petits gains sordides. Fam. (Gri-|)e-sou.)
GRIS, ISE. adj. {Grau, ail.) Qui est de couleur mêlée plus ou moins de blanc et de noir. I Fam., Être tout gris , Avoir des cheveux gris. [ li fait gris. Le tenips est couvert et froid. | Fam., Être gris. Etre à demi ivre. I f^in gris. Vin fort paillet. | S. m. La couleur grise. (Gri. Gri-ze.)
GRISAILLE, s. f. {Grau, ail.) Peinture qui se fait avec deux couleurs, l'une claire, l'autre brune, et qui représente des objets supposés blancs. | Un mélange de cheveux bruns et de cheveux blancs dont on fait des perruques. (Gri-za-lle [Il m.].)
GRISAILLER.v. a. Barbouiller de gris.
(Gri-za-llé [11 m.].)
GRISÂTRE, adj. des 2 g. Qui tire sur le gris. (Gri-zâ-ire.)
GRISER. V. a. Faire boire qqn. jusqu'à le rendre demi-ivre. | En parlant Des Uqueurs em\Tantes, de la fumée du tabac, etc., Porter à là tête, étourdir. (Gri-zé.)
GRISET. s. m. Jeune chardonneret qui est encore gris, qui n'a pas encore pris son rouge et son jaune vif. (Gri-zë.)
GRISETTE. s. f. Vêtement d'étoffe grise de peu de valeur, que portent les femmes du commun. | Jeune fille ou jeune femme de médiocre condition. Fam. ( Gri-zë-te.) GRISOLLER, v. n. Se dit Du chant de l'alouetie. (Gri-zo-lé.)
GRISOÎN" , ONNE. adj. et subst. Qui est gris. Se dit Du poil, ou Des personnes par rapport au poil. | Subst. m. Homme de livrée qu'on faisait habiller de gris pour l'employer à des commissions secrètes. | Pop., Un âne, un baudet. Être monté sur un grison. ( Gn-zon ; o-ne. )
GRISONNER, v. n. Devenir grison. (Gri zo-né.)
GRISOU, s. m. Le gaz inflammable qui se dégage de certaines espèces de houilles. Adj., Le feu grisou. (Gri-îOU.)
GRIVE, s. f. {Grau, ail.) Oiseau bon à loaiiger, dont le plumage est mêlé de blanc et de brun , et qui est à peu près de la grosseur d'un merle.
GRIVELÉ, ÉE. adj. {Grau, ail.) Qui est lâcheté, mêlé de gris et de blanc.
GRIVELÉE. s. f. Petit profit illicite et secret qu'on fait dans un emploi. Fam. et vi.
GRI VELER. V. a, ou n. {Greifen , ail.) Faire qqs. petits profits illicites dans un emploi, dans une charge. Fam.
GRIVÈLERIE, s. f. Action de griveler.
Fam et vi.
GRIVELEUR. s. m. Celui qui fait des grivelées. Fam. et vi.
GRIVOIS, OISE. s. et adj. Qui est alerte,
GRO
éveillé, d'une humeur libre et hardie. Fam. (Gri-voua ; oua-ze.)
GROG. s. m. T. angl. Boisson à l'usage des marins, qui est composée ordin. d'une partie d'eau-de-vic et de trois parties d'ttau.
GROGNARD, ARDE. adj. et subst. Qui est dans l'habitude de grogner. Fam. (Gro- «ar [n m.].)
GROGNEMENT, s. m. Cri des pourceaux.
Se dit, fam., Des personnes. (Gro-«e-man [u m.].)
GROGNER, v. n. {Grunnire.) Se dit Du cri du cochon. | Fam., Murmurer. (Gro-«é [n m.].)
GROGNIEUR , EUSE. adj. et subst. Qui grogne souvent par chagrin , par mécontentement. (Gro-rteur ; eu-ze [n m.].)
GROGNON, adj. et subst. {Grunnire.) Grogneur, grondeur. Fam. (Gro-«on [n m.].) GROIN, s. m. {Grunnire.) Museau de cochon. (Grouin.)
GROLLE. s. f. r. Freux.
GROMMELER, v. n. Murmurer, se plaindre entre ses dents quand on est fâché. Fam. (Gro-me-lé.)
GRONDEMENT, s. m. Bruit soui'd.
(Gron-de-man.)
GRONDER, v. a. {Grunnire.) Murmurer, se plaindre entre ses dents, j Se dit Des animaux. | Se dit Des choses qui produisent un bruit sourd. | Réprimander avec humeur, avec colère.
GRONDERIE. s. f. Réprimande faite avec humeur, avec colère.
GRONDEUR, EUSE. adj. et subst. Fâcheux, qui aime à gronder , à réprimander. ( — eu-ze.)
GRONDIN, s. m. Poisson. V. Ronctx.
GROS, OSSE. adj. {Grossus.) Qui a beaucoup de circonférence et de volume. | Se dit pour marquer Différence ou égalité de volume entre les objets que l'on compare. I Fam., Faire le gros dos, se dit Des chats lorsqu'ils relèvent leur dos en bosse, j Grossi, enflé accidentellement. | Fam. , Être gros de savoir, de dire (jq. ch., etc., En avoir une extrême envie. (Vi).|Lû mer est grosse , Elle est fort agitée. Gros temps, se dit Lorsque le vent est violent et la mer très-élevée. | Au fém., se dit D'une femme enceinte. | Épais, grossier. | Grosse viande, La viande de boucherie. I Fam., Gros rire. Rire bruyant et prolongé. | Fam., Gros juron , Jurement, blasphème grossier. | Fam., Grosses vérités. Vérités si palpables que tout esprit peut les saisir. — Reproches graves et mérités. | Gros vert, gros bleu, etc., Vert foncé, bleu foncé, etc. I Se dit De certaines choses qui surpassent la plupart des autres choses du même genre, en étendue, en volume, en nombre, en valeur, en importance, etc. | Grosse voix. Voix grave et forte. I Gros péclié. Péché grave. | Grosse fièvre , Fièvre violente, ( Mettre à la grosse aventure ou à la grosse, Mettre
GRO
une somme d'argent sur qq. navire de commerce, au hasard de la perdre si le navire périt. I Riche, opulent. Fam. | Subst. m. La partie la plus grosse. | Le gros d'une armée, La principale partie d'une armée. | Le gros du monde, La plus grande partie du monde. | Le gros de l'eau, La pleine mer, au temps des syzygies de la lune. | Ce qu'il y a de principal et de plus considérable. | Se dit Du revenu fixe et certain d'une cure. ( Le droit que l'on payait aux fermiers des aides pour chaque muid de vin que l'on vendait en gros. | Gros de Naples, gros de Tours, Noms de certaines étoffes de soie que l'on fait à Naples, à Tours, et qui sont un peu plus fortes que les taffetas ordinaires. I Une des subdivisions de l'ancienne livre poids de marc, valant la 128 partie de cette livre, ou la huitième partie d'une once.
I Adv., Beaucoup. \ll y a gros h parier que,
II y a de fortes raisons de croire que. ( En GROS. loc. adv. Qui se dit en parlant De marchandises qu'on vend ou qu'on achète en pièces , en ballots , en futailles , etc. | Se dit en parlant Des circonstances principales d'un événement, d'une affaire, etc. | Tout en GROS. loc. adv. et pop. Seulement. (Grô. Grô-se.)
GROS-BEC. s. m. Genre d'oiseaux qui ont le bec court, gros et dur. (Grô-bëc)
GROSEILLE, s. f. Espèce de petit fruit bon à manger , un peu acide, qui vient par grappes. (Gro-zë-lle [11 m.].)
GROSEILLIER, s. m. Arbrisseau qui porte des groseilles. (Gro-zë-llé [11 m.].)
GROSSE, s.' f. (Grossus.) Douze douzaines de certaines marchandises. (Grô-se.)
GROSSE, s. f. Grossus.) Écriture en gros caractères, qui est principalement usitée comme exercice pour les commençants. | L'expédition d'une obligation , d'un contrat, etc., ou d'un jugement, d'un arrêt, qui est délivrée en forme exécutoire par un notaire, par un greffier, et qui est ordin. écrite en plus gros caractères que la minute. I Se dit De certaines écritures dont les unes sont des copies et les autres des originaux. |
GROSSERIE. s. f. Nom générique des gros ouvrages que font les taillandiers. | Le commerce en gros. ( Grô-se-rie. )
GROSSESSE, s. f. L'état d'une femme enceinte , et La durée de cet état. ( Grôsë-se. )
GROSSEUR, s. f. La circonférence, le volume de ce qui est gros. | Tumeur. ( Grôseur. )
GROSSIER , 1ÈRE. adj. (Grossus.) Epais, qui n'est pas délié , qui n'est pas délicat. ( Se dit Des aliments peu recherchés , communs , de basse ou de mauvaise qualité. | Les plaisirs grossiers , Les plaisirs des sens. | Se dit Des ouvrages qui ne sont pas proprement et délicatement faits. I Rude, mal poli, peu civilisé. I Adj. et subst., Malhonnête , incivil. |
GRO
Discours grossier. Discours contraire à la bienséance, à la pudeur. (Qui suppose beaucoup d'ignorance , de sottise , de déraison, ou de maladresse. | Ignorance grossière. Grande, profonde ignorance. (Grô-sié.)
GROSSIÈREMENT, adv. D'une manière grossière. I Sommairement, imparfaitement. ( Grô-siè-re-man. )
GROSSIERETE, s. f. Caractère de ce qui est grossier, rude ; manque de délicatesse. | La rudesse qui vient du défaut de civilisation. I Impolitesse, défaut de civilité dans ce qu'on dit ou ce qu'on fait.] Parole grossière, rude, malhonnête. | Se dit en parlant De ce qui suppose beaucoup d'ignorance, de sottise, de déraison ou de maladresse. (Grô-siè-?"^té.)
GROSSIR, v. a. ( Grossus.) Rendre gros. I Faire paraître gros. | Exagérer. | Grossir sa "voix. Lui donner plus de volume et de gravité. ( V. n. Devenir gros. ( Grô-sir. )
GROSSISSEMENT, s. m. Action de grossir, de rendre ou de faire paraître gros; Le résultat de cette action. ( Grô-si-se-man.)
GROSSOTER. v. a. (Se conj. c. Employer.) Faire la grosse d'un acte , d'un contrat , d'un jugement , d'une requête , etc. (Grô-soua-ié.)
GROTESQUE, adj. des 2 g. et subst. ( Grottcsca , it. ) Se dit Des figures bizarres et chargées, imaginées par un peintre, et dans lesquelles la nature est outrée et contrefaite. I Ridicule , bizarre , extravagant. | Subst. m. Ce qui est dans le genre grotesque. I Subst. m. Se dit De certains danseurs bouffons , dont le pas et les gestes sont outrés. ( Gro-tësc-e. )
GROTESQUEMENT. adv. D'une manière ridicule et extravagante. ( Gro-tësc-e-man. )
GROTTE, s. f. {Grotta, it.) Antre, caverne naturelle ou faite de main d'homme. ( Gro-te. )
GROUILLANT, ANTE. adj. Qui grouille, qui remue. Pop. | Tout grouillant de 'vers , Tout plein de vers, ( Grou-llan [11 m.].)
GROUILLEMENT, s. m. Mouvement et bruit de ce qui grouille. ( Grou-lle-man [li m.].)
GROUILLER, v. n. Remuer. | Se dit en parlant Du bruit (fue les flatuosités causesit qqfs. dans les intestins.] Fourmilier: alors il se construit avec la prép. De. Pop. ( Grou- Ué [11 m.].)
GROUP, s. m. Sac cacheté plein d'or oti d'argent, qu'on envoie d'une ville à une autre.
GROUPE, s. m. (Groppo , it.) Assemblage d'objets tellement rapprochés ou unis, que l'oeil les embrasse à la fois. | Un certain nombre de personnes réunies et rapprochées. | Une réunion qcq. d'objets formant un tout distinct.
GROUPER. V. a. Mettre en groupe. | Grouper des colonnes y Les disposer deux a deux. I Réunir, rassembler, j Pron., se dit
GUE
Des personnes, | Y. n. T. de peinture. Ces fio^ures groupent bitn ensemble,
GRUAU, s. m. Grain mondé et moulu fjrossièrenient. | La bouillie de gruau, et L'eau ou tisane de gruau, j Pain de gruau , Pain de qualité supérieure, qui se fait avec la fleur de farine. (Gni-ô.)
GRUE. s. f. {Crus.) Sorte de gros oiseau de passage qui rôle fort haut et par bandes. ( Faire le pied de grue , Attendie longtemps sur ses pieds. | Fam., Cou de grue , Cou long et grêle. — Fam. , Niais , sot. | Constellation de l'hémisphère austral , qui n'est point visible dans nos climats.
GRUE. s. f. {Grus.) Grande machine de bois qui sert à élever de grosses pierres pour les bâtiments, et d'autres grands fardeaux.
GRISERIE, s. f. Juridiction où les ofiiciers commis pour la garde des bois, des forêts , jugeaient des délits et des dommages qui s'v commettaient. | Le lieu où s'exerçait cette juridiction, j Le droit de justice que le roi avait dans les bois de qqn. (Grû-rie.)
GRUGER. V. a. {Grainô , gr.; Briser qq. ch. de dur ou de sec avec les dents, j Manger , se dit en plaisantant. | Fam. , Gruger qqn. , Lui manger son bien. (Gru-jé.)
GRUME, s. f. Le bois coupé qui a encore son écorce.
GRUMEAU, s. m. {Gntmus.) Petite portion durcie ou caillée de sang, de lait ou de qq. autre matière liquide. (Gru-mô.)
GRU^MELER ;SE;. v. pron. Se mettre en grumeaux.
grumeleux:, EUSE. adj. Qui eit composé de grumeaux, j Qui a de petites inégalités dures, au dehors ou au dedans. ( Grume-leu ; ze.)
GRUTER, ÈRE. adj. Qui a rapport à la grue. Faucon orurer, Qui est dressé à voler la grue. Faisan grurer , Qui ressemble à une Ejue. ^Grui-ié.)
GRUTER. adj. m. S'est dit Dun seigneur qui avait un certain droit sur les bois de ses vassaux. | Subst. , Officier qui connaissait en première instance des délits commis dans les forêts et dans les rivières de son département.
GRUTÈRE. s. m. Sorte de fromage qui dre son nom d'un lieu de la Suisse où il se fait. (Grui-iè-re.)
GUTÉ. s. m. ( Vadum. ) Endroit d'une rivière où l'eau est si basse et le fond si ferme, qu'on y peut passer sans nager et sans s'embourber. I Fam. , Sonder te gué , Faire qq. tentative sous main dans une affaire, pressentir les dispositions où peuvent être ceux de qui elle dépend. (Gé [g m."'.)
GUT.ARLE. adj. des 2 g. Que Ton peut passer à gué. (Gé-a-ble [g m.].)
GUTIBRES. s. m. pi. Nom" que portent les restes de l'ancienne nation persane, épars aujourd'hui en diver»es contrées de la Perse €t des Indes. (Gè-bre [g m.].)
GUE
GUEDE. s. f. {Glastum.) Plante crucifère, dont les feuilles servent à teindre en bien foncé, et qui est principalement cultivée dans le nord de la France. On l'appelle aussi, et ph^s ordin., Pastel. (Gè-de [g m.],)
GUÉDER. V. a. Soûler, faire manger avec excès. Fam. et vi. (Gé-dé [g m.].)
GUÉER- v. a. {yiqua.) Baigner, laver dans l'eau. (Gé-é [g m.].)
GUELFE, s. m. {Guei/o, it.) Partisan d'une faction qui soutint longtemps en Italie les prétentions des souverains pontifes contre celles des empereurs (Gél-fe [g m.].)
GUEMLLE. s. f. Haillon , chiffon. | Se dit, au plur. , de Toutes sortes de bardes vieilles et usées. | Se dit Des choses de peu d'importance. Fam. (Ge-ni-lle [g dur.].) GUTNILLOX. s. m. Petite guenille. Fam.
(Ge-ni-llon [g dur.].)
GUTINIPÈ. s. f. Femme malpropre, mausi-uc, ot de la lie du peuple. | Fam. (Ge-ni-pe [ «y dur. ].)
GUENON, s. f. Genre de singes de l'ancien continent , qui ont une longue queue. | La femelle d'un singe. | Fam., Une femme très-laide. (Ge-non [g dur.]. ) GUENUCHE. s, f. Petite guenon.
GUÊPE, s. f. {Vespa.) Grosse mouche presque semblable à une abeille , qui a un aiguillon , et qui fait de mauvais miel. ( Gêpe [g m.].)
GUEPIER, s. m. Lieu où les guêpes construisent des gâteaux et des alvéoles, qui forment un groupe revêtu d'une enveloppe en tout ou en partie. Prov. et fig. Tomber, donner dans le guêpier, dans un guêpier, se trouver sans Je xouloir au milieu des gens dont on n'a que de mauvais traitements à attendre. ( Gê-pié [g m.].)
GUTERDON. s. m. Loyer, salaire, récompense. (Ti.) (Gër-don [g m.].)
GU'ERDO^fN'ER. v. a. Récompenser. (Ti.) (Gër-do-né [g m.].)
GUTIRE ou GU'ÈRES. (On n'écrit Guères que dans les vers.) Adv. S'emploie avec la négative, et signifie , Pas beaucoup , peu. | Presque point ; alors il est suivi de Que. (Ge-re [g m.].)
GUERET. s. m. [Vervactum.) Terre labourée et non ensemencée, j Se dit, poét,, de Toutes les terres propres à porter des grains, qu'elles soient ensemencées ou qu'ellei ne le soient pas. (Gé-rë [g m.].)
GUXRLDON. s. m. Sorte de meuble qui n'a qu'un pied , et qui sert principalement à soutenir des chandeliers , des flambeaux. ^Gé-ri-don [g m.].)
GUlRIR. V. a. {Curare.) Déli\Ter de maladie , faire revenir en santé , redonner la santé, j Se dit en parlant des maux, des maladies. | T. n. Recou\Ter la santé. | Se dit Des maux, et des parties affectées de qq. mal. | V. a. pron. Se dit en parlant
5io
GUE
Des maux du cœur, de l'esprit , ou de l'imagination. (Gé-rir [g m.],)
GUÉRISON. s. f. Recouvrement de la santé. I Se dit en parlant Des maux , des maladies, qui guérissent naturellement ou avec le secours de l'art. ( Gé-ri-zon [g m.]. )
GUÉRISSABLE, adj. des 2 g. Qu'on peut guérir , qui n'est pas incurable. ( Gé-risa-ble [g m.].)
GUERITE, s. f. {JVarte, ail.) Petite loge de bois ou de maçonnerie, petit réduit où une sentinelle se met à couvert contre les injures du temps. | Se dit de Certains petits cabinets, ouverts de tous côtés, qu'on fait qqfs. au haut des maisons. (Gé-ri-te. )
GUERRE, s. f. Querelle, différend entre deux princes ou deux nations, qui se vide par la voie des armes; Action d'un prince, d'un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression , à une invasion , etc. I L'art militaire, la connaissance des moyens que l'on doit employer pour faire la guerre avec avantage. | Faire bonne guerre , Garder dans la guerre toute l'humanité et toute l'honnêteté que les lois de la guerre permettent | Faire la guerre avec qqn.. Servir avec lui en temps de guerre dans les armées de la même nation, du même parti. ( Nom de guerre^ Nom que chaque soldat prenait autrefois en s'enrôlant. — Nom supposé que l'on prend pour n'être pas connu. — Sobriquet donné à qqn. par plaisanterie. | Toute espèce de débat , de démêlé, d'attaque, de lutte, j Fam., Faire la guerre à qcjn. , Lui faire souvent des réprimandes sur qq. ch. j Se dit en parlant Des bêtes qui en attaquent d'autres pour en faire leur proie. | Nom D'un jeu qui se joue sur un billard. (Gè-re [g m.].)
GUERRIER , 1ÈRE. adj. Qui appartient à la guerre. | Qui est porté , qui est propre à la guerre. | Avoir l'air guerrier , Avoir l'air d'un homme de guerre, j Subst. m. Celui qui fait la guerre , et qui s'y plaît. Au fém.. Une ^vaillante guerrière. \ Soldat. (Gèrié [g m.].)
GUERROYER, v. n. Faire la guerre.
Fam. (Gè-roua-ié [g m.].)
GUERROYEUR. s. m. Celui qui se plaît à faire la guerre. Fam. (Gè-roua-ieur [g m.).)
GUET. s. m. {Vache, ail.) Action par laquelle on observe , on épie ce qui se passe, ce qui se fait. | La surveillance qu'on exerce, pendant la nuit, dans une place de guerre, dans une ville. (Vi.)|Se disait d'Un soldat placé en sentinelle pour faire le giiet. ( La troupe chargée de faire le guet ou la ronde pendant la nuit, j Mot du guet. Le mot 'donné à ceux qui font le guet, afin que les gens du même parti se puissent reconnaître. I Le détachement des gardes du corps qui demeurait , la nuit , près de la personne du roi pour le garder. (Gè [g m.].)
GUET-APENS. s. m. Embûche diessée
GUE
pour assassiner qqn. , ou pour lui faire qq. grand outrage. | Tout dessein prémédité de nuire. (Gè-ta-pan [g m.].)
GUETRE, s. f. Sorte de chaussure qui sert à couvrir la jambe et le dessus du soulier, et qui se ferme ordin. sur le côté avec des boutons. I Pop., Tirer ses guêtres. S'en aller. (Gê-tre [g m.].)
GUÊTRER. v, a. Mettre des guêtres à qqn. (Gê-tré [g m.].)
GUETTER. V. a. (TFachen, ail.) Épier, observer à dessein de surprendre , de nuire. I Fam. , Attendre qqn. à un endroit où il ne croit pas qu'on le cherche, ou L'attendre simplement à un endroit où il doit passer. (Gè-té [g m.].)
GUETTEUR, s. m. Nom que l'on donne aux hommes placés sur des hauteurs le long des côtes , pour signaler les bâtiments qui paraissent au large, leurs manœuvres, etc. (Gè-teur [g m.].)
GUEULARD, ARDE. s. Celui, celle qui a l'habitude de parler beaucoup et fort haut. Pop. (Geu-lar [g m.].)
GUEULE, s. f. {Gula.) La bouche, dans la plupart des quadrupèdes carnassiers et des poissons. I Se dit, pop. et par mépris, en parlant Des personnes. | Bassem. , Il n'a c/ue de la gueule. C'est un grand hâbleur. | Bassem., Mois de gueule. Paroles sales, déshonnêtes. j Fam. , Gueule fraîche , Personne de bon appétit et toujours prête à manger. | Se dit de l'ouverture de plusieurs choses, (Geu-le [g m,].)
GUEULÉE. s. f. Grosse bouchée ou goulée ; ce qui tient dans la bouche d'une personne, d'un animal, etc. ( Paroles sales, déshonnêtes. Bas. (Geu-Iée [g m.].)
GUEULER. V. n. Parler beaucoup et fort haut ; ou Se plaindre en criant, j V. a. Se dit D'un lévrier qui saisit bien le lièvre avec sa gueule. (Geu-lé [g m.].)
GUEULES, s. m. T. de bîas. La couleur rouge. (Geu-le [g m.].)
GUEUSAILLE. s. f. Canaille , multitude de gueux. Pop. (Geû-za-lle [g et 11 m.].)
GUEUSAILLER. v. n. Faire métier de gueuser. Pop. (Geû-za-Ué [g et 11 m.].)
GUEUSANT, ANTE. adj. Qui gueuse actuellement. (Geû-zan [g m.J.)
GUEUSARD. s. m. Gueux, coquin. Fam. (Geu-zar [g m.].)
GUEUSE, s.'f. {Qiessen, ail.) Pièce de fer fondu , qui n'est point encore purifiée. (Geù-ze [g m.]
GUEUSER. v. n. (Quœrere.) Mendier, faire métier de demander l'aumône. | V. a. Gueuser son pain. Fam. (Geu-zé [g m.].)
GUEUSERIE, s. f. Indigence, misère, pauvreté. | Mendicité. | Une chose vile et de peu de prix. Fam, (Geu-ze-rie .[g m.].)
GUEUX, EUSE. adj. Indigent, nécessiteux , qui est réduit à mendier. Fam. | Cette corniche est gueuse, Elle est trop dénuée
GUI
d'ornements. ( Se dit D'une personne qui ua [las de quoi vi\Te selon son état, selon ses désirs. ' Gceux. subst. m. Celui qui demande l'aumône, qui fait le métier de quemauder. ) C<K|uin, fripon. | Gcscse.
subsu fem.Meudianie.\^Vi.; (^Geu;2e Lgm.].)
GL'I, s. m. (f^lscum,) Plante parasite qui naît 5ur les branches de certains arbres, du poirier, de l'aubépine, du chêne, etc. L^j Gaulois fauaient gmnd cas du gui de chêne. ( Gi Tg m.]. )
GUICHET, s, m. [Ostium.) Petite porte pratiquée dans une grande. | Fam., Être prit un giùcket. Être pris au moment où l'on allait s évader. | Se dit Des portes d'une armoire, d'un butTei. (Ti.) j Petite ouverture ou frMPtre pratiquée dans une porte, et par laquelle on peut parler à qqn., ou lui faire passeï qq. ch. , sans être obligé d'ouvTir la porte ^Gi-ehe [z m,\)
Gl ICHETIEK. s.' m. TaJet de geôlier. qui OM<re et ferme les guichets, et qui a soin (I empêcher que les prisonniers ne s'évadenl. ^Gi-che-tié [g m.].}
G [IDE, s, m. {Guida, ÏV Celui ou celle , ' ;it une personne, et l'accompagne rcontrer le chemin, j Se dit Des |.o...;.L^ du pays qui connaissent les routes tt dh-ii;«*ot la marche des détachements, ; Se dit Des hommes d'une troupe sur lesquels tous 11'» autres doivent régler leurs mouvements dans les évolutions, | Celui ou celle qui donne des instructions pour la conduite de la ^ie. ou pour celle d'une atïaire. | Tout ce qui dirige ou inspire qqn. dans ses travaux, dans ses études, dans ses actions, etc. j Sert aussi de titre de Divers ou\Tages qui renferment des conseils sur la manière d'accomplir certains devoirs, des instructions sur un ait, des renseignements sur un pays. etc. (Gi de^[g m.l^
GUIDE, s. f. Lanière de cuir , espèce de rêne qu'on attache à la bride d'un cheval attelé à une voilure, à un chariot, et qui sert à couduire le cheval. (Gi-de [g m.].",
GUIDE-ÂNT. s, m. Petit livre qui contient l'ordre des fêtes, ei celui des oùices relatifs à chaque fête, j Tout ce qui contient des instructions , des règles propres à guider dans un travail , dans l'exercice d'un art , etc. Fam. ;Gi-dà-ne [g m.^,.)
GUIDER, v. a. {Guidart , it.^ Accompagner quelqu'un pour lui montrer le chemin, j Se dit Des choses qui mettent sur la voie. [Faire aller, diriger, gouverner. i^Gi-dé
GUIDONS, s. m. Petit drapeau d une compagnie. I Celui qui porte le guidon. | La charge de guidon. Se dit De petits drapeaux qni servent poui l'alignement dans les manœuvres de l'infanterie. Se dit, en t. de mar.. De banderoles plus courtes et pfus larges que la flamme, et fendues à leur extrémité. | S'est dit dans le seas de Guide. | Marque que
GUI
i l'on fait au bout d'une ligne, pour indiquer I l'endroit où doit être placée la note qui commence la ligne suivante. (Gi-don [g m.].)
Gv,'1GNARD. s. m. Espèce de pluvier de la grosseur d'un merle , bon à manger et fort délicat. (Gi-war [g et n m ].}
GUIGNE, s. f. {Guinda, esp.) Espèce de cerise douce, assez approchante du goût et de la forme du bigarreau. (Gi-/ie [g et n m.].)
GUIGNER. V. n. {Guinar , esp.) Fermer à demi les yeux , en regardant du coin de l'œil, i V. a. Lorgner , regarder sans faire semblant, | Former qq. dessein sur qq. personne. sur qq. ch. Fam, (Gi-/2e [g el n m.].)
GUIGNIER. 6. m. Arbre qui porte les guignes. (Gi-/?é [g et n m.j.)
GUIGNON. s. m. Malheur. Fam. (Gi--7on [g et n m.].)
GUILDITE. s. f. Eau-de-vie, esprit tiré du sucre. On dit plus ordin. Tafia. (Gildi-ve [g m.].)
GUILÉE, s, f. Pluie soudaine et de peu de durée. On l'appelle plus ordin. Giboulée ,Gi-lée [g m.].)
GUILLAGE. s. m. Fermentation par le moyen de laquelle la bière récemment entonnée pousse hors du tonneau cette écume que les brasseurs nomment Levure. (Gi-Ua-je [g et 11 m.].)
GUILLAUME, s. m. Sorte de rabot. ^Gillô-me [g et 11 m.].)
GUILLEDOU, s. m. C-ourir le guilledou.
Aller souvent, et principalement pendant la nuit, dans des lieux suspects. Pop, (Gi-lledou [g et 11 m.].)
GUILLEMET, s. m. Signe ressemblant à une double virgule ( » ), qui se met au commencement et à la fin d'une citation, et souvent même au commencement de chacune des lignes qui la composent. (Gi-Ue-më [g et U m.],}
GUILLEMETER. v. a. Distinguer par des guillemets. 'Gi-Ue-me-té [s et U m.l.)
GUILLERET. ETTE. adj. Éveilié, léger.
Fam. i Fam. , Habit guilleret. Habit trop léger pour la saison. I Se dit Des discours, des propos un peu libres. (Gi-lle-re; ë-te [g et H m.j.)
GUILLERL s. m. Chant du moineau. (Gi- Ue-ri 'g et 11 m.].)
GUÎLLOCHER. v, a. Faire un guillochis sur qq. ch. Gi-llo-ché [g et U m.\)
GUILLOCHIS. s, m. Ornement composé de lignes, de traits ondes qni s'entrelacent ou se croisent avec svmétrie, (Gi-ilo-chi [g et 11 m.].)
GUILLOTINE, s. f. Instrument de supplice, ((ui tranche la tête par une opération purement mécanique et tres-prompte, (Gi-llo- Li-ne [g et 11 m.l)
GUILLO'nXÉR. V. a. Trancher la tête aa moven de la guillotine. (Gi-llo-ti-né [g et U m.].)
5i2 GUS
GUIMAUVE, s. f. {Dismalva.) Espèce de mauve qui a la tige plus haute et les feuilles plus petites que les mauves ordinaires. (Gimô-ve [g m.].)
GUIMBARDE, s. f. Sorte de chariot long et couvert , à quatre roues , qui sert de coche ou de fourgon. I Petit instrument sonore, de fer ou de laiton , composé de deux branches, entre lesquelles est une languette qui vibre lorsqu'on la touche. (Gin-bar-de [g m.].)
GUIMPE, s. f. Morceau de toile dont les religieuses se servent pour se couvrir le cou ! et le sein. (Gin-pe [g m.].)
GUINDAGE. s. m. Action d'élever les fardejiux au moyen d'une machine. (Gin-da-je [g m.]
GUINDANT. s. m. La hauteur d'un pavillon du côté où il est attaché. (Gin-da-je
GUINDER. v. a. {JV'inde y ail.) Hausser, lever en haut par le moyen d'une machine. ( Se dit en parlant De l'esprit , et des choses d'esprit où l'on affecte trop d'élévation. | Cet homme est guindé. Il a l'air contraint, il veut paraître grave. (Gin-dé [g m.].)
GUINGAN. s. m. Sorte de toile de coton. (Gin-gan [g m.].)
GUINEE, s. f. {Guinea, angl.) Monnaie d'or qui se fabrique en Angleterre , et qui vaut vingt-six francs quarante-sept centimes de notre monnaie. | Sorte de toile de coton. (Gi-née [g m.].)
GUINGOIS, s. m. Travers, ce qui n'est point droit , ce qui n'a point de figure , la situation qu'il devrait avoir. | Se dit fig. et fam. I Dk guingois, loc. adv. et fam. De travers. (Gin-goua [g m.].)
GUINGUETTE, s. f. Cabaret hors de la ville , où le peuple va boire , les jours de fêtes. I Fam., Une petite maison de campagne. (Ging-ë-te [g m.].)
GUIPURE, s. f. Espèce de dentelle de fil ou de soie , où il y a de la cartisane. ( Gipu-re [g m.].)
GUIRLANDE, s. f. Couronne, chapeau de fleurs , festons de fleurs. | Se dit De certaines choses ([ui , par la manière dont elles sont assemblées ou disposées, imitent des festons, des guirlandes. | Se dit Des ornements de feuillages ou de fleurs dont les sculpteurs et les peintres décorent les bâtiments. (Gir-lan-de [g m.].)
GUISE, s. f. {^^eùie , ail.) Manière, façon. } En guise de. loc. prép. À la façon , à la ressemblance de, en manière de. (Gi-ze
GUITARE, s. f. {Cithara.) Instrument de musique qui a six cordes , et dont on joue en pinçant les cordes. (Gi-ta-re [g m.].)
GUITARISTE, s. m. Celui qui joue de la guitare. (Gi-ta-ris-te [g m.].)
GUMÈNE. s. f. T. de blas. Le câble d'une ancre. I [g m.]
GUSTATIF. adj. Se dit Du nerf qui trans-