‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 31 sur 712 · ALI · texte numérisé non relu

ALI

ALEXIPHARMAQUE. adj. des a gen.

(Alexo, pharmacon , gr. ) Remèdes que l'on croyait propres à expulser du corps les principes morbiliques, ou à prévenir l'effet des poisons pris à l'intérieur. (A-lëc-si-far-mac-e.)

ALEXJTÈRE. adj. des 2 g. { AlexÔ , iher y gr. ) Médicaments qu'on employait pour prévenir l'effet des poisons , des venins mis en contact avec l'extérieur du corps. ( A-lëc-si-tè-re. )

ALEZAN , ANE. adj. De couleur fauve , tirant sur le roux. Un cheval de poil alezan. I Subst. , Un cheval de poil alezan.

ALÈZE. s. f. Drap ou lé de toile, plie en plusieurs doubles, dont on se sert pour soulever les malades et les tenir propres.

ALGALIE. s. f. {Algalia.) Sonde creuse.

ALGANON. s. m. Chaîne qu'on met aux galériens.

ALGARADE, s. f. {Algarada, esp.) Insulte faite brusquement, avec un certain éclat, sans sujet. Fam.

ALGÈBRE, s. f. {Algebra.) Partie des mathématiques qui, considérant les grandeurs d'une même nature sous la seule acception abstraite de leur inégalité, les exprime par des caractères communs à toutes leurs valeurs particulières , et développe ainsi leurs relations de quantité les plus générales.

I Fig. et fam. , C'est de l'algèbre pour lui ,

II n'entend rien à la chose. (Al-jè-bre.) ALGÉBRIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient à l'algèbre. (Al-jé-bric-e.)

ALGÉBRISTE. s. m. Celui qui sait l'algèbre. (Al-jé-bris-te.)

ALGIDE. adj. des 2 g. {Algidus.) Qui fait éprouver une sensation de froid glacial. (Ab ji-de.)

ALGUAZIL. s. m. {Alguazil, esp.) T. de mépris. Gens que la police ou la justice charge de faire des arrestations. (Al-goua-zil.)

ALGUE, s. f. {Alga.) Sorte d'herbe qui croît dans la mer, et qu'elle jette qqf. sur ses bords. (Alg-e.)

ALIBI, s. m. {Alibi.) Présence d'une personne dans un lieu autre que celui où a été commis le crime ou le délit. Ne prend pas d'S au plur.

ALIBIFORAIN. s. m. {Alibi, foras.) Propos qui n'a point de rapport à la chose dont il est question. Fam. (A-li-bi-fo-rin.)

ALIBILE. adj. des 2 g. {Alibilis.) Qui est propre à nourrir.

ALIBORON. s. m. ( Aliborum.) Fam.

Maître aliboron , Homme ignorant, stupide, ridicuie.

ALIDADE, s. {.{Al, hada, ar.) Règle mobile qui tourne sur le centre d'un instrument avec lequel on prend la mesure des angles.

ALIÉNABLE, adj. des 2 g. Qui se peut aliéner.

ALIÉNATION, s. f. {Alienatio.) Transport de la propriété d'un fonds. |Éloignement de personnes les unes pour les autr«s.

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\AUénatîon mentale. Folie. (A-li-é-na-sion.)

ALIÉNER. V. a. {Alienarc.) Transférer à un autre la propriété d'un fonds. |Fig., Aliéner les cœurs, Faire perdre l'affection. | Subst., Qui a perdu l'esprit.

ALIGNEMENT, s. m. Ligne qu'on tire , pour diriger en ligne droite, | La ligne indiquée par la voirie pour la direction d'une rue. I L'action d'aligner. (A-li-zze-man [n m.].}

ALIGNER. V. a. {Ad, linea.) Ranger, dresser sur une même ligne droite. (A-li-«é [nm.].)

ALIMENT, s. m. (Alimentum.) Nourriture. I L'action de nourrir. | Au plur., Ce quïi faut pour nourrir et entretenir une personne. (A-li-man.)

ALIMENTAIRE, adj. des 2 g. (Alimentar'ius. ) Qui est propre à servir d'aliment. (A-li-man-tè-re.)

ALIMENTATION, s. f. Action de nourrir. (A-îi-man-ta-sion.)

ALIMENTER, v. a. Nourrir , fournir les aliments nécessaires. (A-li-man-té.)

ALIMENTEUX , EUSE. adj. Qui nourrit. (A-li-man-teu ; ze.)

ALINÉA, loc. adv. ( Ad, linea. ) A la ligne. I Observez les alinéa. \ S. m. Passage , paragraphe compris entre deux alinéa.

ALIQUANTE. adj. des 2 g. {Aliquantus) Se dit Des parties qui ne sont pas exactement contenues dans un tout. (A-li-couan-te.)

ALIQUOTE. adj. f. {Aliquotus.) Partie aliquote , Partie contenue un certain nombre de fois juste dans un tout. | Subst. Deux est une aliquote de six. (A-li-co-te.)

ALITER. V. a. (Lectus.) Forcer à se mettre au lit, à garder le lit. | Pron., Se tenir au lit.

ALIZE, s. f. Sorte de fruit aigrelet , de la grosseur d'une petite cerise.

ALIZÉ, adj. m. Se dit De vents réguliers qui régnent entre les deux tropiques, et qui soufflent de l'est à l'ouest.

ALIZIER. s. m. ( Alisaria. ) Arbre de la famille des Rosacées, qui porte des alizés. (A-li-zié.)

ALKALI, et dérivés. ^. Alcali , etc.

ALKÉKENGE. s. m. {Alcamùium.) Plante de la famille des Solanées, dont le fruit est une baie légèrement aigrelette , renfermée dans une vésicule rougeâtre. (Alc-é-can-je.)

ALKERMÈS. adj. des 2 g. et subst. {Al, chermes , ar.) Nom donné à diverses préparations dans lesquelles il entre du suc de kermès. (Alc-ër-mès.)

ALLAH, s. m. {Allah, ar.) Nom que les mahométans donnent à Dieu , et qui est leur exclamation ordinaire de joie. (Al-lâ.)

ALLAITEMENT, s. m. Action d'allaiter.

(A-lë-te-man.)

ALLAITER, v. a. {Allactare.) Nourrir de son lait. (A-lë-té.)

ALLANT, s. m. Celui qui va. | Les allants $t les venants, (A-lan.)

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ALLANT, ANTE. adj. Qui aime à aller, à courir. (A-lan.)

ALLANTOÏDE. s. f. {Allantos, eidos, gr.) L'une des membranes qui appaitiennent au fœtus de certains animaux.

ALLÈCHEMENT. s. m. Moyen par lequel on allèche. (A-lè-che-man.)

ALLÉCHER, v. a. ( Allicere. ) {J'allèche. J'allécherai.) Attirer par qq. appât. jFig., Attirer par le plaisir, par l'espérance, etc. (A-lé-ché ; ja-lë-che ; ja-lé-che-ré.)

ALLÉE, s. f. Passage entre deux murs parallèles , qui conduit de l'entrée d'une maison dans l'intérieur. | Lieu propre à se promener, qui s'étend en longueur, et qui est bordé d'arbres ou de verdure. | Plur., Action d'aller. (A-lée.)

ALLÉGATION, s. f. {Âllegatio.) Citation d'un passage, d'un fait, etc. | Proposition d'une chose qu'on met en avant. (A-lé-gasion.)

ALLEGE, s. f. {Ad, levis.) Embarcation qui sert à alléger un bâtiment. | Mur d'appui d'une fenêtre , moins épais que l'embrasure. (A-lë-je.)

ALLEGEANCE, s. f. Soulagement, adoucissement. (A-îé-jan-se.)

ALLÉGEMENT, s. m. Soulagement. (Alé-je-man.)

ALLÉGER. V.' a. {Allevare.) {J'allège, J'allégerai.) Soulager d'une partie d'un fardeau. | Diminuer un poids, un fardeau. I Calmer l'inquiétude, diminuer le mal. (A-lé-jé.)

ALLÉGIR. V. a. {Alleviare.) Diminuer en tous sens le volume d'un corps. (A-lé-jir.)

ALLÉGORIE, s. f. {Allogoria.) Espèce de fiction dont l'artifice consiste à présenter un objet à l'esprit de manière à lui donner l'idée d'un autre. | Métaphore prolongée. [ Ouvrage dont le fond est cette espèce de fiction. (A-lé-go-rie.)

ALLÉGORIQUE, adj. des 2 g. Qui tient de l'allégorie , qui appartient à l'allégorie. (A-lé-go-ric-e.)

ALLÉGORIQUEMENT. adv. D'une manière allégorique. (A-lé-go-ric-e-man.)

ALLÉGORISER. v. a. Expliquer selon le sens allégorique, donner un sens allégorique. (A-lé-go-ri-zé.)

ALLÉGORISEUR. s. m. Celui qui allégorise. (A-lé-go-ri-zeur.)

ALLÉGORISTE. s. m. Celui qui explique un texte dans un sens allégorique. (A-lé-goris-te.)

ALLÈGRE, adj. des 2 g. {A lacer.) Dispos, agile, gai. Fam. (A-lè-gre.)

ALLÈGREMENT, adv. D'une manière allègre. (Vi.) (A-lé-gre-man.)

ALLÉGRESSE, s. f. Joie qui éclate au dehors, | Joie publique. | Les sept Allégresses, Certaines prières à la Vierge. (A-lé-grë-se.).

ALLÉGRETTO, adv. {Allegretto, it.) Dimin. ài^ Allégro. (Al-lé-grë-to.)

ALLÉGRO, adv. {Allegro, it.) On le n et

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au commencement d'un air , pour indiquer que cet air doit être joué vivement et gaiement. I Suhst. , L'air même.

ALLÉGUER, v. a. (^Allegare.) Citer une autorité, un passage, un fait , etc. | Mettre en avant. (A-iég-é.)

ALLELUIA, s. m. {Alléluia, hébr.) T.

hébr. , Louez le Seigneur. | Petite plante qui fleurit vers le temps de Pâques, dont les feuilles ont un goût aigi-elet, et qui fournit le sel d'oseille. (Al-lé-lui-ia.)

ALLEMAND, s. m. {Ail, marin.) Une querelle d'Allemand^ Suscitée sans sujet. (A-leman.)

ALLEMANDE, s. f. Espèce de danse vive et gaie. | Airs sur lesquels on exécute cette sorte de danse. (A-le-man-de.)

ALLER. V. n. {Vadere.) {Je 'vais, tu vas, il va; nous allons, vous allez, ils vont, f allais. Je suis allé. J'allai. JUrai. J'irais. Va. Que faille. Que j'allasse. Allant. Allé.) Se mouvoir, se transporter, être transporté d'un lieu à un autre. | Aller à Rome. \ Aller bien , Être dans le bon chemin.] Aller de pair, Être égal, pareil. | Aller au bois, etc., Aller se pourvoir de bois, etc. | Résister à. Cette étoffe va à la lessive, etc. \ S'adresser à. | Aller aux voix, Recueillir les voix. [Être sur le point de. Ils vont partir. Exprime L'idée d'une certaine durée de l'action. Un ruisseau qui va serpentant. \ Marque L'écoulement du temps. Ces ouvriers vont bien lentement.] L'étendue, Son manteau va j'usquà terre. | Où mène un chemin. Ce sentier va à la fontaine. I La manière dont une chose est située ou figurée. Ceîte étoffe va de ^/a/j. |La manière dont on agit. Aller vite en besogne. I S'adapter à, s'ajustera. Cette clef ne va pas a cette serrure. \ Il sert À affirmer avec plus de force. Allez, nous en viendrons à bout.\ Se dit De ce que l'on hasarde au jeu. J'y vais de cinq francs. \ Marque De quoi il s'agit. Songez qu'il y va de votre fortune. \ Faire ses nécessités naturelles. Un remède qui fait aller par haut et par bas. \ Précédé du verbe laisser, Ne plus retenir , lâcher. Je le laisse aller où. il veut. | Avec en , Partir, sortir d'un lieu. // s'en va. \ Fig. , Aller son chemin , Poursuivre son entreprise. | Subst. Le pis aller, Le pis qu'il puisse arriver. (A-lé ; je-vè ; tu-va ; nou-z-a-lon.)

ALLEU, s. m. {Allodlum.) Franc-alleu, Fonds de terre , soit noble , soit roturier , qui est exempt de tous droits seigneuriaux. (A-leu.)

ALLIACÉ , ÉE. adj. Qui tient de l'ail.

(A-li-a-sé.)

ALLIAGE, s. m. Combinaison d'un métal avec un ou plusieurs autres métaux. | Métaux que l'on combine avec un métal plus précieux. I Fig. Il y a peu de vertus humaines

qq.

(A-li-a-je.)

ALLIAIRE. s. f. {Allieria.) Plante de la

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famille des Crucifères, qui a une odeur d'ail- (A-li-è-re.)

ALLIANCE, s. f. Union par mariage. | La confédération qui se fait entre deux ou plusieurs États. I Affinité spirituelle. | Mélange de plus, choses différentes. | Bague d'or ou d'argent composée de deux cercles réunis. (Ali-an-se.)

ALLIER. V. a. {Alligare.) Mêler , combiner. [Unir, joindre. I Joindre par mariage. |At.i.ié, ée. subst. Celui qui est jointà un autre par affinité. | Celui qui est ligué avec un autre. (A-h-é.)

ALLIER, s. m. Sorte de filet à prendre des perdrix. (A-lié.)

ALLITÉRATION, s. f. {Alliteratio.) Répétition recherchée des mêmes lettres ou des mêmes syllabes. (Al-li-té-ra-sion.)

ALLOBROGE. s. m. {Allobrox.) Nom d'un peuple ancien; il sert à désigner Un homme grossier , qui a le sens de travers. Fam. (Al-lo-bro-je.)

ALLOCATION, s. f. {Ad, locatio.) Action d'allouer. (Al-lo-ca-sion.)

ALLOCUTION, s. f. (.^//ocm^/o.) Harangue que les généraux et les empereurs romains faisaient à leurs troupes. | Médailles au revers desquelles ces généraux sont représentés parlant à des soldats. | Discours adressé par un chef à ceux qu'il commande. (Al-lo-cusion.)

ALLODIAL , ALE. adj. {Allodialis.) Qui est tenu en franc-alleu.

ALLODIALITÉ. s. f. Qualité de ce qui est allodial.

ALLONGE, s. f. Ce qu'on ajoute à un vêtement , à un meuble , pour l'allonger. (Alon-je.)

ALLONGEMENT, s. m. Augmentation de longueur, ce qui est ajouté à la longueur. |Fig. , Lenteur affectée et recherchée dans les affaires. (A-lon-je-man.)

ALLONGER, v. a. (Elongare.) Augmenter la longueur d'une chose. Déployer. Porter. I Augmenter la durée. | Allongé, adj. Un fruit déforme allongée. (A-lon-jé.)

ALLOUABLE. adj. des 2 g. Qui se peut accorder. ( A-lou-a-ble. )

ALLOUER, v. a. {Ad, locare.) Approuver , passer une dépense employée dans un compte. Donner. (A-lou-é.)

ALLUCHON. s. m. Pointe ou dent placée à la circonférence d'une roue. (A-luchon.)

ALLUMER, v. a. {Ad, lumen.) Mettre le feu à. I Fig. , Allumer la guerre , Êti'e cause de la guerre. | Fig., Un teint allumé. Un teint rouge , échauffé. (A-lu-mé.)

ALLUMETTE, s. f. Brin de bois ou de chanvre , soufré par le bout , et servant à allumer. (A-lu-më-te.)

ALLUMEUR, s. m. Celui qui est chargé d'allumer régulièrement. (A-lu-meur.;

ALLURE, s. f. Façon de marcher, j Fig. et

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