‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 329 sur 712 · IMI · texte numérisé non relu

IMI

pensée , conception. (Yi.) | La croyance, l'opinion qu'on a de qq. ch. sans beaucoup de fondement. | Fantaisie bizarre, idée folle et extravagante. (I-ma-ji-na-sion.)

IMAGINER. V. a..{Imaginare.) Se représenter qq. ch. dans l'esprit. | Inventer. | Avec lepron. pers., régime indu-ect, signifie tantôt Se représenter qq. ch. dans l'esprit, tantôt. Se figurer qq. ch. sans beaucoup de fondement. | Croire, se persuader.

IMAN. s. m. Ministi-e de la religion mahométane.

IMARET. s. m. Hôpital chez les Turcs.

(I-ma-rë.)

IMBÉCILE, adj. des 2 g. et subst. {Imbecillis.) Qui est dans l'imbécillité. | Se dit D'une personne dépourvue d'esprit, ou qui parle, qui agit sottement. Fam. | Imbécile de corps et d'esprit, se dit D'une personne à qui l'âge ou les indispositions ont ôté les forces du corps et affaibh la raison. (Inbé-si-le.^

IMBECILEMENT. adv. Avec imbécillité.

(In-bé-si-le-man.)

IMBÉCILLITÉ, s, f. {Imbecillitas.) Faiblesse d'esprit qui ôte plus ou moins la faculté de raisonner, de comprendre, etc. | Sottise, niaiserie. (In-bé-sil-li-té.)

IMBERBE, adj. des 2 g. (Imberbis.) Qui est sans barbe. | Très-jeune. (In-bër-be.)

IMBIBER. V. a. (Imblî>ere.) Abreuver, pénétrer d'eau ou de qq. autre liquide. | Pron. , Devenir imbibé d'eau ou de qq.

autre liquide. (In-bi-bé.)

IMBIBITION. s. f. (Imbibitum.) L'action d'imbiber, ou L'action, la faculté de s'imbiber. (In-bi-bi-sion.)

IMBRIQUÉ , ÉE. adj. Se dit Des parties qui se recomTcnt les unes les autres comme les tuiles d'un toit. (In-bric-é.)

IMBROGLIO, s. m. ( Mot it. ) Embrouillement , confusion. | Pièce de théâtre dont l'intrigue est fort compliquée. ( Inbro-ho ; ou In-bro-lle [11 m.].)

IMBU , UE. participe passé de l'ancien verbe Jmboire (Imbibere). (Imbutus.) Se dit au fig., Qui est rempli , pénétré. On l'applique Aux opinions , aux doctrines , aux préjugés , aux principes. (In-bu.)

IMITABLE, adj. des 2 g. (Imitabilis.) Qui peut être imité , qui doit être imité. IMITATEUR, TRICE. adj. (Imitator ; trix. ) Qui imite , qui s'attache à imiter. I Subst., Personne qui règle sa conduite, ses actions sur cel^s d'une autre. | Écrivain ou artiste qui imite le style, la manière, le genre d'un autre, (-tri-se,) IMITATIF , lYE. adj. Qui imite.

IMITATION, s. f. ( Imitatio. ) Action d'imiter , ou Le résultat de cette action. [ Cela est au-dessus de toute imitation , Se dit D'une chose qu'il est impossible de bien imiter. | Se dit Des ouvrages où l'on s'est proposé d'en imiter d'autres. | Cet ouvrage

IMM

est une imitation de r allemand, de l'an.' glais, etc.. Est l'imitation d'un ouvrage écrit en allemand , en anglais , etc. | Imitation , V Imitation de Jésus-Christ , lî\Te de piété très-estimé. | A l'imitation de. loc. prép. A l'exemple de, sur le modèle, etc. (I-mi-ta-sion.)

IMITER. V. a. (Imitare.) Faire ou s'efforcer de faire exactement la même chose que fait une personne , un animal ; contrefaire, copier. | Prendre la conduite, les actions d'une personne pour modèle. | Faire l'image , la ressemblance d'une chose. | Se dit D'un écrivain , d'un artiste qui s'efforce de prendre , dans ses compositions , le style, le genre, la manière d'un autre, ou qui fait un ouvrage dont l'idée principale, le plan, etc., lui ont été suggérés par l'ouvrage d'un autre. | Cet ouvrage est imité de l'anglais, de l'allemand, etc., Est iiaiité d'un ouvrage écrit en anglais , en allemand , etc. I Se dit Des choses, et signifie alors Ressembler. (I-mi-ta-sion.)

IMMACULÉ , ÉE. adj. ( Immaculatus. ) (Dans ce mot et dans les suivants , on prononce les deux M, et l'I conserve le son qui lui est naturel.) Qui est sans tache de péché. L'immaculée conception de la Vierge, ou La conception immaculée, [cm.]

IMMANENT , ENTE. adj. ( Immanere. ) Qui est continu, constant. (Im-ma-nan; an-te.)

IMMANGEABLE, adj. des 2 g. {In, manducare.) Qui ne peut se manger. (Imman-ja-ble.)

IMMANQUABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut manquer d'être , qui ne peut manquer d'arriver, de réussir. (Im-man-ca-ble.)

IMMANQUABLEMENT, adv. Infailliblement, sans manquer. (Im-man-cable-man. )

IMMARCESSIBLE. adj. des 2 g. {Immarcessibilis.) Qui ne peut se flétrir. ( Immar-së-si-ble.)

IMMATÉRIALITÉ, s. f. Qualité, état, manière d'être de ce qui est matériel.

IMMATÉRIEL, ELLE. adj. {In, materialis.) Qui est sans aucun mélange de matière. (Im-ma-té-ri-ël ; ë-le.)

IMMATÉRIELLEMENT. adv. D'une manière immatérielle, en esprit. (Im-ma-té-rië-le-man.)

IMMATRICULATION, s. f. Action d'immatriculer, ou État de ce qui est immatriculé. (Im-ma-tri-cu-la-sion [cm.].)

IMMATRICULE, s. f. (/«, matricula.) Enregisti'ement. Il s'est dit en parlant Des rentes sur l'Hôtel- de- Ville. ( Se dit au jourd'hui De l'inscription d'un huissier parmi ceux qui ont le droit d'instrumenter près d'un tribunal. La patente qui lui confère ce droit, [cm.]

IMMATRICULER, v. a. Mettre dans la matricule , insérer dans le registre, [cm.]

IMM

IMMÉDIAT, ATE. adj. {Immédiate,) Qiïi agit, qui est produit sans intermédiaire. I Qui suit ou précède sans intermédiaire.

IMMÉDIATEMENT, adv. D'une manière immédiate, | Immédiatement après ^ Aussitôt après, incontinent après. (Im-mé-di-ate-man.)

IMMÉMORIAL , ALE. adj. (Immemor.) Qui est si ancien qu'on n'en sait pas l'origine, qu'il n'en reste aucune mémoire.

IMMENSE, adj. des 2 g. ( Immensus.) Qui est sans bornes , sans mesure ; Dont l'étendue , la grandeur est infinie. Se dit De Dieu. | Qui est d'une très-grande étendue; Qui est très-considérable en son genre. (Im-man-se.)

IMMENSÉMENT, adv. D'une manière immense. (Im-man-sé-man.)

IMMENSITÉ, s. f. (Immensitas.) Grandeur infinie, sans bornes. Se dit De Dieu, I Très-vaste étendue. | Se dit Des choses physiques ou moi^ales qui sont très -considérables dans leur genre. (Im-man-si-té.)

IMMERSION, s. f. (Immersiim.) Action par laquelle on plonge dans l'eau ou dans qq, autre liquide, j L'entrée d'une planète dans l'ombre d'une autre planète. (Im-mër-sion.)

IMMEUBLE, adj, des 2 g. et subst. {Immobilis.) Qui ne peut être transporté d'un lieu à un autre. Il se dit des biens-fonds , et de certaines autres choses qui leur sont assimilées par une fiction de la loi, | Im^ meuble fictif, Toute chose que l'on considère comme immeuble, quoiqu'elle ne le soit pas de sa nature.

IMMINENCE, s. f. (Imminentia.) Qualité de ce qui est imminent. (Im-mi-nan-se.)

IMMINENT, ENTE. adv. (Immine/is.) Qui est près de tomber sur qqn, , sur qq. ch. (Im-mi-nan; an-te.)

IMMISCER (S'). V. pron. (Immiscere.) Se mêler. Se dit De celui qui est appelé à une succession, et qui jouit des biens qui la composent comme propriétaire, | S'ingérer mal à propos dans quelque affaire , se mêler de qq. ch. sans en avoir l'autorisation, le droit. (Sim-mi-sé.)

IMMIXTION, s. f. {Immixtus.) Action de s'immiscer dans une succession. (Immics-tion. )

IMMOBILE, adj. des 2 g. {Immobilis.) Qui ne se meut pas. | Fig. , au sens moral, Ferme , inébranlable.

IMMOBILIER, ÈRE. adj. Immeuble, ou composé de biens immeubles, j Subst. , Les biens immeubles. (Vi.) (Im-mo-bi-lié.)

IMMOBILISATION, s. f. Action d'immobiUser, ou Le résultat de cette action. (Im-mo-bi-li-za-sion.)

IMMOBILISER, v. a. Donner à un effet mobilier la qualité d'immeuble, le convertir fictivement en immeuble. (Im-mo-bi-li-zé.)

IMMOBILITÉ, subst, f. {Immobilitas.)

IMM

L'état d'une chose qui ne se meut point. L'état d'un homme qui ne se donne aucun mouvement sur rien.

IMMODÉRÉ, ÉE. adj. (Immoderatus.) Excessif, violent.

IMMODÉRÉMENT, adv. Sans modération, avec excès. (Im-mo-dé-ré-man.)

IMMODESTE, adj. des 2 g. {Immodestus.) Qui manque à la modestie, à la pudeur , aux bienséances. | Se dit Des choses qui sont contraires à la modestie, à la pudeur, (Im-mo-dës-te.)

IMMODESTEMENT. adv. D'une ma nière immodeste. (Im-mo-dës-te-man.)

IMMODESTIE, s. f. ( Immodestia. ) Manque de modestie, de bienséance. | Manque de pudeur. (Im-mo-dës-tie.)

IMMOLATION, s. f. {Immolatio.) Action d'immoler. (Im-mo-la-sion.)

IMMOLER. V. a. {Immolare.) Offrir en sacrifice). Se dit Des victimes qu'on tuait chez le peuple juif pour les offrir en sacrifice à Dieu , et De celles que les païens offraient aux idoles. | Se dit Du sacrifice sanglant et du sacrifice non sanglant de Jésus-Christ. | Fig. , Immoler qqn. à sa rage , à sa fureur , etc. , Le tuer dans un transport de rage, de fureur, etc. | Poét., Tuer, massacrer , égorger. | Fig. , Ruiner , perdre qqn., ou détruire une chose, y renoncer, s'en priver, pour satisfaire qq. passion, pour obéir à quelque nécessité , à qq.

devoir, etc. | Fig. et fam. , Immoler qqn.^ Le railler , le tourner en ridicule. | Pron. , Exposer , sacrifier sa fortune , son bien-être ou sa vie pour qqn. , pour qq. ch. | Fig. et en plaisantant. Je m'immole , Je surmonte ma répugnance , je fais ce qu'on veut , et que je ne voulais pas faire. // s'est immolé de bonne grâce. Il s'est laissé railler, il a entendu raillerie.

IMMONDE, adj, des 2 g. {Immundus^ Sale, impur. | L' esprit immonde , les esprits immondes , Le démon, les diables.

IMMONDICE. s. f. ( Immundities. ) Ordure, boue, saletés entassées dans les maisons, dans les rues. | Immondice légale. L'impureté légale dans laquelle les Juifs tombaient lorsqu'il leur était arrivé de toucher qq. ch. d'immonde. (Im-mon-di-se.)

IMMORAL, ALE. adj. (/«, moralis.) Qui est sans principes de morale, sans mœurs, j Se dit Des choses contraires à la morale.

IMMORALITÉ, s. f. Opposition aux principes de la mor^e , absence de ces principes.

IMMORTALISER, v. a. Rendre immortel dans la mémoire des hommes. (Im-morta-li-zé.)

IMMORTALITÉ, s. f. {Immortalitas.) Qualité, état de ce qui est immortel. | Espèce de vie perpétuelle dans le souvenir des hommes.

IMMORTEL, ELLE, adj, (Jmmorta'tu.)

JMP

Qui n'est point sujet à la mort. | Se dit , poét., Des choses qui ne peuvent point périr. I Se dit , fig. , De ce qu'on suppose devoir être d'une très-longue durée. | Se dit Des choses dont on suppose que la mémoire doit toujours durer. | Se dit, subst., Des divinités du paganisme. (Im-mor-tël; ë-le.) IMMORTELLE, s. f. Plante de la famiUe des Composées, qui est ainsi nommée parce f[ue ses fleurs ne se fanent jamais. | Se dit Des fleurs mêmes de cette plante.

IMMORTIFICATION, s. f. {In, mortificatio.) État d'une personne qui n'est pas mortifiée. (Im-mor-ti-fi-ca-sion.)

IMMORTIFIÉ, ÉE. adj. {In, mortificare,) Qui n'est point mortifié.

IMMUABLE, adj. des i g. {Immutabîlis.) Qui n'est point sujet à changer.

IMMUABLEMENT, adv. D'une manière immuable, (Im-mu-a-ble-man.)

IMMUNITÉ, s. f. {Immunitas.) Exemption d'impôts, de devoirs, de charges, etc. | Immunités ecclésiastiques, Les exemptions et les privilèges dont les ecclésiastiques jouissent.

IMMUTABILITÉ, ^s. f. {ImmutabiUtas.) État, qualité de ce qui est immuable.

IMPAIR, AIRE. adj. {Impar.) T. d'arith. , opposé à Pair. Il se dit Des nombres entiers qui ne sont pas composés de couples complets d'unités, j Années impaires, Celles qui sont exprimées par un nombre impair. | Fém., se dit Delà foliole terminale de certaines feuilles pinnées. (Im-pèr; è-re.)

IMPALPABLE, adj. des 2 g. {In, palpare.) Se dit De ce qui est si ténu, si fin, si délié, qu'il ne fait aucune impression sensible au toucher.

IMPANATTON. s. f. {In, panis.) Il n'est d'usage qu'en parlant De l'opinion des luthériens, qui croient que la substance du pain n'est pas détruite dans le sacrement de l'eucharistie, et que le corps de Jésus-Christ y est avec le pain. (In-pa-na-sion.)

IMPARDONNABLE, adj. des 2 g. Qui ne mérite point de pardon, qui ne doit pas être pardonné. (In-par-do-na-ble.)

IMPARFAIT, ATTE. adj. {Imperfectus.) Qui n'est pas achevé. | À qui il manque qq, ch. pour être parfait. | Livre imparfait, LivTe imprimé où il manque qqs. feuilles, j Prétérit ou passé imparfait, ou, subst., Imparfait, Temps du verbe qui sert à indiquer une action considérée comme présente par rapport à un temps passé ; et qu'on emploie qqf. aussi, dans les suppositions, par rapport à un temps présent ou même à un temps futur, (In-par-fè ; è-te.)

IMPARFAITEMENT. adv. D'une manière imparfaite. (In-par-fè te-man.)

IMPARISYLLABIQUE, adj. des a g.

{Impar, syllabicus.) (S se prononce fortement, comme dans Syllabe.) T. de grant, grecque. Il se dit Des noms qui ont, ja

IMP

génitif singulier, une syllabe de plu£ qh'au nominatif. (In-pa-ri-sil-la-bic-e.)

IMPARTABLE. adj. des 2 g. {Impertire.) Qui ne peut être partagé. (Vi.) (In-paita-ble.)

IMPARTAGEABLE. adj. des 2 g. Qui ne peut être partagé, qui n'est pas susceptible de partage. (In-par-ta-ja-ble.)

IMPARTIAL, ALE. adj. {In, partes.) Exempt de partiahté, qui ne sacrifie point la justice ou la vérité à des préventions, à des affections, à des considérations particuhères. (In-par-sial.)

IMPARTIALEMENT. adv.Sans partiaUté.

(In-par-sia-le-man.)

IMPARTIALITE, s. f. Quahté, caractère de celui qui est impartial. (In-par-sia-U-té.)

IMPASSE, s. f. Cul-de-sac, petite rue qui n'a point d'issue. (In-pa-se.)

IMPASSIBILITÉ, s. f. {Impassibilitas.) Quédité de ce qui est impassible. (In-passi-bi-li-té.)

IMPASSIBLE, adj. des 2 g. {Impasslbilis.) Qui n'est pas susceptible de souffrance. ( Se dit De celui qui, par la force de son caractère, s'est mis au-dessus de la douleur. | Qui ne se laisse déterminer dans ses jugements par aucune considération particulière. (In-pas-si-ble.)

IMPASTATION. s. f. {Posta, b. 1.) T.

de maçonnerie. Composition faite de substances broyées et mises en pâte. (Tn-pasta-sion.)

IMPATIEMMENT.adv. Avec impatience, avec inquiétude d'esprit, avec chagrin. (Inpa-sia-man.)

IMPATIENCE, s. f. {Impatientia) Manque de patience; sentiment d'inquiétude que l'on éprouve, soit dans la souffrance d'un mal, soit dans l'attente de qq. bien. I Au plur. , L'espèce d'irritation nerveuse que cause l'impatience. (In-pa-si-an-se.)

EMPATIENT, ENTE. adj. {Impatiens.) Qui manque de patience, soit dans la souffrance de qq. mal, soit dans l'attente de qq. bien, j Poét., Impatient du joug , impatient au frein, etc. , Qui ne peut supporter, souffrir le joug, le frem, etc. (In-pasi-an; an-te.)

IMPATIENTANT, ANTE. adj. Qui impatiente. (In-pa-sian-tan.)

IMPATIENTER, v. a. Faire perdre patience. I Pron. , Perdre patience. (In-pasi an-té.)

IMPATRONISER (S'), v. pron. {In, pa~ tronus.) Acquérir tant de crédit, tant d'autorité dans une maison, qu'on y gouverne tout. Fam. (In-pa-tro-ni-zé.)

IMPAYABLE, adj. des 2 ç. Qui ne se peut trop payer. | Fig. , Qui est extraordinaire , très-bizarre , très-plaisant. Fam. (In-pë-ia-ble.)

IMPECCABILITÉ. s. f. État de celui qui est incapable de pécher. (In-pëc-ca-bi-U-té )

IMP

IMPECCABLE, adj. des ^ g. {Impeccabilis.) Incapable de pécher. | Fam., Incapable de faillir. (In-pëc-ca-ble.)

IMPÉNÉTRABILITÉ, s. f. État de ce qui est impénétrable. (In-pé-né-tra-bi-li-té.)

IMPÉNÉTRABLE, adj. des 2 g. {ImpenetrabUis.) Qui ne peut être pénétré ; au travers duquel on ne peut passer, pénétrer. | Se dit De cette propriété qui fait que deux corps ne peuvent jamais occuper ensemble le même espace. | Se dit, fig., De ce que l'on ne peut connaître, expliquer. | Se dit D'une personne qui cache soigneusement ses opinions, ses sentiments, ses desseins. (In-pé-né-tra-ble.) IMPÉNÉTRABLEMENT. adv. D'une manière impénétrable. (In-pé-né-lra-ble-

IMPÉNITENCE. s. f. {Impœnitenda.) État d'un homme impénitent , endurcissement dans le péché. | Impénitence finale, L'impénitence dans laquelle on meurt. (Inpé-ni-tan-se.)

IMPÉNITENT, ENTE. adj. et subst.

{Impœnitens.) Qui est endurci dans le péché, et n'a aucun regret d'avoir offensé Dieu. | Mourir impénitent , se dit D'un homme qui, après avoir mené une vie scandaleuse, meurt sans donner aucune maïque de repentir et de pénitence. (In-pé-ni-tan ; an-te.)

IMPENSES, s. f. pi. {Impensa,) Dépenses qu'on fait pour entretenir une maison , une terre, un héritage, ou pour les mettre en meilleur état. (In-pan-se.)

IMPÉRATIF , lYE. adj, {Imperativus.) Impérieux. | Loi, disposition impératlve. Celle qui exprime un ordre absolu, j Impératif, adj. et subst. Se dit , en grammaire, Du mode des verbes qui exprime commandement, exhortation, défense, etc.

IMPÉRATITEMENT. adv.D'une manière impérative. (In-pé-ra-ti-ve-man.)

IMPÉRATOIRE. s. f. {Imjyeratorius.) Plante ombellifère, ainsi nommée à cause , des grandes vertus qu'on attribuait à la

j racine de l'espèce appelée vulgairement

I Angélique française. (In-pé-ra-toua-re.)

I IMPÉRATRICE, s. f. {Imperatrix.) La

I femme d'un empereur, ou la princesse qui,

I de son chef, possède un empire. (In-pé-

i ra-tri-se.)

I IMPERCEPTIBLE, adj. des 2 g. {Imper-

ceptus.) Qui ne peut être aperçu. | Se dit aussi De ce qui a rapport à d'autres sens que la vue. | Se dit Des choses que l'esprit ne peut apercevoir , qui échappent à l'attention. (In-për-sëp-ti-ble.)

IMPERCEPTIBLEMENT, adv. D'une ma- ! nière imperceptible, peu à peu , insensible-

ment. (In-për-sëp-ti-blc-man.) ! IMPERDABLE, adj. des 2 g. Qu'on ne

i saurait perdre, dont le gain est sûr. Fam.

[! (In-për-da-ble.)

j IMPERFECTION, s. f. {Imperfectio.)

i État de ce qui n'est point achevé, parfait.

IMP 5/1

I Défaut , ce qui fait qu'une personne ou une chose n'est point parfaite^ | Imper fec- Tiows, se dit De toutes les feuilles imprimées qui ne suffisent pas pour faire un volume parfait, et que, par cette raison, on met au rebut. (Vi.) On dit maintenant Défets. (In-për-fëc-sion.)

IMPERFORATION, s. f. Vice de conformation qui consiste en ce qu'une partie qui de\Tait être ouverte ne l'est pas. (In-përfo-ra-sion.)

IMPERFORÉ, ÉE. adj. Qui n'est pas ouvert, et qui devrait l'être. (In-për-fo-ré.)

IMPÉRIAL , ALE. adj. ( Impérialis. ) Qui appartient à un empereur ou à un tn\^ïT^.\ Villes impériales. Les villes libres qui composaient le troisième collège du corps de l'empire d'Allemagne. | Aigle impériale , Les armes de l'empire d'Autriche, qui sont une aigle à deux têtes. | Eau impériale , Espèce d'eau-de-vie distillée. I Couronne impériale , ou Impériale , Espèce de fritillaire panachée qui fleurit au printemps. I Prune impériale , ou Impériale , Espèce de grosse prune longue. | Serge impériale , ou Impériale , Espèce de serge faite de laine fine, j Impériaux , au plur. , subst. , Les troupes de l'empereur d'Allemagne. I Se dit Des ministres de l'empereur d'Allemagne , dans une assemblée.

(In-pé- ri-al ; a-le.)

EVIPÉRIALE. s. f. Jeu de cartes qui tient du jiiquet et de la triomphe, et où l'on nomme également Impériale Une certaine séquence de cartes. (In-pé-ri-a-le.)

IMPÉRIALE, s. f. Le dessus d'un carrosse. On dit , dans un sens analogue , L'impériale d'un lit, surtout en parlant Des lits à l'ancienne mode.

IMPÉRIEUSEMENT, adv. Avec orgueil, avec hauteur, superbement. ( In-pé-rieuze-man.^

IMPERIEUX , EUSE. adj. {Imperiosus.) Altier, hautain, qui commande avec orgueil. |Se dit, poét., Des animaux, et même Des choses. |Sedit,fig.,Des choses pressantes, des choses auxquelles on ne peut résister, (in-pé-rieu; ze.)

IMPÉRISSABLE, adj. des 2 g. Qui ne saurait périr. | Se dit Des choses qu'on suppose devoir durer très-longtemps. (Inpé-ri-sa-ble.)

IMPÉRITIE. s. f. (Imperitia.) Incapacité, inhabileté ; ignorance de ce qu'on doit savoir dans sa profession. (In-pé-ri-sie.)

IMPERMÉABLLITÉ. s. f. Qualité de ce qui est imperméable. (In-për-mé-a-bi-li-té.

IMPERMÉABLE, adj. des 2 g. (In, peFmeabilis.) Se dit Des corps qui ne se laissent point traverser par certains autres corps, j Se dit absol. D'un cuir, d'une étoffe, etc. , apprêtés de manière que l'eau ne saurait le» traverser. (In-për-mé-a-ble.)

IMPERSONNEL, ELLE. adj. {Imper-

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tonalis.) Se dit Des verbes qui sont employés à la 3® personne du singulier , sans relation à un sujet déterminé. | Ou dit qqf. subst., Un impersonnel, les impersonnels, mais seulement en parlant Des verbes impersonnels de leur nature. ( Se dit Des modes du verbe qui ne reçoivent pas d'inllexions indiquant les personnes. (In-përso-nël ; ë-le.)

IMPERSONNELLEMENT, adv. D'une manière impersonnelle. Se dit Des verbes personnels qui deviennent accidentellement impersonnels. (In-për-so-në-le-man.)

IMPERTINEMMENT. adv. Avec impertinence. (In-për-ti-na-man.)

IMPERTINENCK s. f. Caractère d'une personne ou d'une chose impertinente. | Se dit Des paroles et des actions qui sont contre la bienséance , ou contre le bon sens. I Se dit Des paroles et des actions offensantes. (In-për-ti-nan-se.)

IMPERTINENT, ENTE. adj. {Impertinens.) Qui parle ou qui agit contre la bienséance ou contre le bon sens. | Qui parle ou qui agit d'une manière offensante pour qqn. | Se dit Des actions, des discours contraires à la bienséance, à la raison, j Offensant , insolent. | Fait, article impertinent, Fait, article qui n'a rien de conunun avec la chose dont il s'agit. T. de prat. | Impertinent, subst.. Se dit Des personnes.

(In-për-ti-nan ; an-te.^

IMPERTURBABILITÉ. s. f. État de ce qui est imperturbable. ( In-për-tur-ba-bili-té.

IMPERTURBABLE, adj. des 2 g. {Imperturbabilis, ) Que rien ne peut troubler, ébranler, émouvoir. (In-për-tur-ba-ble.)

IMPERTURBABLEMENT, adv. D'une manière imperturbable. ( In-për-tur-ba-bleman.)

IMPÉTRABLE. adj. des 2 g. {Jmpetrabilis,) Qu'on peut impétrer. | Bénéfice impétrable. Bénéfice vacant par mort, ou qu'on peut obtenir par dévolu, ( In-pétra-ble.)

IMPÉTRANT, ANTE. s. Celui, celle qui a obtenu des lettres du prince ou qq. bénéfice. (In-pé-tran.)

IMPÉTRATION. s. f. (Impetratio.) Obtention. Il se dit de L'action par laquelle on obtient des lettres du prince, ou qq. bénéfice. (In-pé-tra-sion.)

IMPÉTRER. V. a. (Impetrare.) Obtenir en vertu d'une supplique, d'une requête. (In-pé-tré,)

IMPÉTUEUSEMENT, adv. Avec impétuosité. (In-pé-tu-eu-ze-man.)

IMPÉTUEUX, EUSE. adj. (Impetuosus.) Violent , véhément , rapide. | Fig., Qui ne sait point se contenir, vif, bouillant, fougueux. ^In-pé-tu-eu ; ze.)

IMPETUOSITE, s. f. Action, qualité de ce qui est. impétueux. | Se dit , fig., D'une

IMP

extrême vivacité dans l'esprit , dans le caractère, dans les manières. ( In-pé-tu-ozi-té. )

IMPIE, adj. des 2 g. (Impius.) Qui n'a point de reUgion, qui a du mépris pour les choses de la religion. On le dit aussi, poét. , De ce qui appartient aux personnes impies. I Se dit De tout ce qui est contraire à la religion, j Impie, subst. Cest un impie. (In-pie.)

IMPIÉTÉ, s. f. {Impietas.) Mépris pour les choses de la religion. | S'applique Aux actions et aux discours impies. | Action, parole, sentiment contraire à la religion. (In-pi-é-té.)

IMPITOYABLE, adj. des 2 g. Qui est insensible à la pitié , sans pitié , qui ne fait aucune grâce, (In-pi-toua-ia-ble.)

IMPITOYABLEMENT, adv. D'une manière impitoyable, sans aucune pitié. (Inpi-toua-ia-ble-man.)

IMPLACABLE, adj. des 2 g, ( Implacabflis.) Qui ne peut être apaisé. (In-placa-ble,)

IMPLANTATION, s. f. {In, plantatio.) Action d'implanter ou de s'implanter. (Inplan-ta-sion.)

IMPLANTER, v. a. {In, plantare.) Insérer dans , ficher , planter une chose dans une autre. | Pron, , se dit Des corps qui adhèrent spontanément à un autre corps sans en faire essentiellement partie , comme des excroissances et des boutures naturelles, des cheveux de l'homme, du poil des animaux. | Implahté , ée. adj. Les poils sont implantés dans la peau. (In-plan-le,)

IMPLEXE. adj, des 2 ^. {Implexus.) Se dit Des ouvrages dramatiques où il y a reconnaissance ou péripétie, ou l'un et l'autre; et s'emploie surtout en parlant Du théâtre des anciens. (In-plëc-se.)

IMPLICATION, s, f. {Implicatio.) Kciion d'impliquer, état d'une personne impliquée dans une affaire criminelle, | Contradiction; on l'emploie en parlant Des propositions contradictoires. (In-pli-ca-sîon,)

IMPLICITE, adj, des 2 g. {Implicitus.) Qui est contenu dans un discours, dans une clause , dans une proposition , non pas en termes clairs, exprès et formels, mais qui s'en tire naturellement par induction , par conséquence. [Volonté implicite. Celle qui se manifeste moins par des paroles que par certaines actions, pai" certains faits, | Foi implicite. Celle d'un homme qui, sans être instruit en détail de tout ce que l'Église a décidé, se soumet à tout ce qu'elle croit. j Confiance absolue dans l'opinion , dans les paroles de quelqu'un. (In-pli-si-te, )

IMPLICITEMENT, adv. D'une manière implicite. (In-pli-si-te-man.)

IMPLIQUER, V, a. {Impllcare.) Envelop per, engager, embarrasser. Se dit en parlant De crime ou de qq. affaire fâcheuse. ) Se

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dit Des olioses qui en font supposer d'autres , qui les renfenuent , les comprennent implicitement. | Cela implique contradiction, se dit Dt;s propositions, des discours où il y a contradiction. (In-plic-é [c m.].)

IMPLORER. V. a. {Implorare.) Demander humblement et avec instance qq. secours , qq. faveur , qq. grâce. | Implorer le bras séculier, Recourir à la justice séculière, à la puissance temporelle , pour faire mettre à exécution les sentences de la justice ecclésiastique. (In-plo-ré.)

IMPOLI, lE. adj. et subst. {Impolitus.) Qui est sans politesse. Il se dit Des personnes et des choses. (In-po-U.)

IMPOLIMENT, adv. Avec impoUtesse.

(In-po-li-man.)

IMPOLITESSE, s. f. ( In, polities. ) Manque de politesse, ignorance ou mépris des règles de la politesse. ( S'applique Aux actions et aux paroles d'une personne impolie, j Action, procédé contraire à la politesse. (In-po-li-të-se.)

IMPOLITIQUE. adj. des 2 g. Qui est contraire à la bonne , à la saine politique. (In-po-li-tic-e.)

IMPOLITIQUEMENT. adv. D'une manière impoUtique. (In-po-li-tic-e-man.)

IMPONDÉRABLE, adj. des 2 g. Il sert à quahfier Diverses substances dont la matérialité est constatée, mais dont le poids spécifique échappe à nos déterminations , de sorte qu'on ne peut affirmer que ces substances obéissent à l'action de la pesanteur. (In-pon-dé-ra-ble.)

IMPOPULAIRE, adj. des 2 g. Qui n'est pas conforme aux désirs du peuple. | Qui déplaît au peuple, qui n'a pas l'affection du peuple. (In-po-pu-lè-re.)

IMPOPULARITÉ, s. f. Défaut de popularité , défaut de l'affection du peuple. (Inpo-pu-la-ri-té.)

IMPORTANCE, s. f. Ce qui fait qu'une chose est d'un grand intérêt , est considérable par elle-même, ou par les circonstances qui l'accompagnent, ou par les suites qu'elle peut avoir. | Mettre, attacher de l'importance à une chose, La considérer comme ayant beaucoup d'importance.

I Autorité , crédit , influence, l II se dit en mauvaise part , et s'applique A ceux qui montrent de l'orgueil , de la vanité , qui veulent paraître plus considérables qu'ils ne le sont réellement. | D'importance. Ioc. adv. Très-fort, exli-èmement. Se dit Des mauvais traitements. (In-poi'-tan-se.)

IMPORTANT , ANTE. adj. Qui importe, qui est de conséquence, qui est considérable , d'un grand intérêt. ] Se dit Des personnes qui jouissent d'une certaine autorité, d'un grand crédit, d'une grande influence. I Important, subst. La chose importante, l'essentiel. | Homme vain qui cherche à donner aux autres et qui a sou-

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vtnit lui-même une opinion exagérée de sa qualité, de son mérite, de son crédit. (Inpor-tan.)

IMPORTATION, s. f. Action d'impoc ter. I Se dit Des marchandises imi)ortées. (In-por-ta-sion.)

IMPORTER. V. a. {Importare.) Apporter, introduire dans un pays des productions étrangères, une industrie créée à l'étranger, etc. (In-por-té.)

IMPORTER. V. n. ( Il n'est d'usage qu'à l'infinitif et aux 3®' personnes. ) Être d'importance', de conséquence. | Il s'emploie dans un grand nombre de pluases , la plupart négatives ou interrogatives , qui servent à marquer L'indifférence que l'on a ou que l'on doit avoir pour qq. ch., le peu de cas que l'on en fait ou que l'on en doit faire. (In-por-té.)

IMPORTUN, UNE. adj. et subst. {Importunas.) Fâcheux, incommode, qui déplaît , qui ennuie , qui fatigue par ses assiduités , par ses discours , par ses demandes , etc. I Se dit Des choses qui deviennent incommodes par leur continuité, leur fréquence, etc. (In-por-tun; u-ne.)

IMPORTUNÉMENT. adv. D'une manière importune. (In-por-tu-né-man.)

IMPORTUNER, v. a. Incommoder, fatiguer par ses assiduités , par ses demandes , par ses questions , etc. | Fig. et poétiq.. Importuner les dieux , le ciel de ses prières, de ses "vœux , Implorer souvent et mal à propos la Divinité. | Se dit Des choses qui incommodent , qui lassent , qui causent de l'ennui. ( In-por-tu-né.)

IMPORTUNITÉ. s. f. ( Importunitas. ) Action d'importuner. (In-por-tu-ni-té.)

IMPOSABLE, adj. des 2 g. Qui doit, qui peut être imposé ; qui est sujet aux impositions, aux di'oits. (In-po-za-ble.)

IMPOSANT, ANTE. adj. Qui impose, qui est propre à s'attirer de l'attention, des égards, du respect. | Se dit Des choses qui élèvent l'âme et qui la remplissent d'une admiration mêlée de respect, j Force imposante , forces imposantes , Forces militaires considérables. (In-po-zan.)

IMPOSER. V. a. {Impositum.) Mettre dessus. Imposer les mains. | Fig., Imposer un nom , Donner un nom , donner une dénomination. I Fig., Charger (jqn. d'une chose incommode, pénible ou difficile; prescrire, infliger. | Imposer silence. Ordonner qu'où se taise, faire qu'on se taise. I Fig., Imposer silence aux passions. Les réprimer. | Fig., Imposer silence aux médisants, au mensonge , etc., Les réduire au silence. | Se Dit en parlant des tributs dont on charge les peuples , des droits , des contributions que le gouvernement exige des particuliers dans l'intérêt commun. | P'aire une espèce de violence à qqn. pour qu'il accueille une personne, pour qu'il accepte une chose, j

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Impeser du respect, Inspirer du respect. | Absol., Imposer, Inspirer du respect , de l'admiration , de la crainte. | En imposer, a été pris souvent dans le sens précédent; mais il signifie plus exactement Tromper, abuser, surprendre , en faire accroire. | Imputer à tort. (Vi.) I Disposer les pages qui doivent composer une forme , de telle sorte qu'elles se trouvent dans l'ordre convenable sur la feuille imprimée et pliée. (In-po-zé.) IMPOSITION, s. f. {Impositio.) Action d'imposer. L'imposition des mains. | Se dit, fig., Des noms qu'on donne. | Se dit, fig., De l'action d'imposer qq. ch. de pénible , d'onéreux. | Absol., Droit , contribution imposée sur les choses ou sur les personnes, j Action ou manière d'imposer les pages d'une forme. (In-po-zi-sion.)

IMPOSSIBILITÉ, s. î.{Impossibilitas.) Défaut de possibilité. | Impossibilité métaphysique, se dit de ce qui implique contradiction. I Impossibilité physique , se dit D'une chose (fui est impossible selon l'ordre de la nature. | Impossibilité morale, se dit jÛ'une chose qui est vraisemblablement impossible. (In-po-si-bi-li-té.)

IMPOSSIBLE, adj. des 2 g. et subst.

(Impossibilîs.) Qui ne peut être , qui ne se peut faire. | Qui est très-difficile. | Je ferai l'impossible pour vous, pour lui, etc.. Il n'y a rien que je ne fasse pour vous obliger, etc. I Réduire qqn. à l'impossible. En exiger ce qu'il ne peut faire ; ou Le réduire à ne pouvoir répondre sans tomber en contradiction. I Fam. , Gagner t impossible , etc., Gagner beaucoup , etc. | Par impossible. Formule dont on se sert , dans le discours, lorsqu'on suppose une chose qu'on sait bien être impossible. (In-po-si-ble.)

IMPOSTE, s. f. i Impostus. ) La dernière pierre du pied-droit d'une porte ou d'une arcade , faisant saillie sur les autres pierres , ayant ordinairement qqs. moulures , et sur laquelle on pose la première pierre qui commence à former le cintre de la porte, de l'arcade. (In-pos-te.)

IMPOSTEUR, s. m. {Impostor.) Celui qui en impose , qui trompe. ] Calomniateur qui impute faussement à qqn. qq. ch. de préjudiciable et d'odieux. | Celui qui invente, qui débite une fausse doctrine pour séduire les hommes, pour faire secte. | Celui qui tâche de tromper, soit par de fausses apparences de piété , de sagesse , de probité , soit en voulant se faire passer pour un autre homme qu'il n'est. | Adj. Un éloge imposteur. (In-pos-teur.)

IMPOSTURE, s. f. (Impostura.) Action de tromper, d'en imposer. | Calomnie, ce que l'on impute faussement à qqn. dans le dessein de lui nuire. | Hypocrisie, déguise ment. | Se dit Des choses qui font illusion qui causent des illusions. (In-pos-tu-re.) IMPÔT, s. m. ( ImposUus. ) Charge pu

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blique , droit imposé sur certaines choses. I Se dit absol. Des impôts en général , et De la manière de les établir. | Fig., Ce que l'on paye pour des besoins imaginaires , pour des plaisirs. (In-pô.)

IMPOTENCE, s. f. (Impotentia.) État de celui qui est impotent. (In-po-tan-se.)

IMPOTENT, ENTE. adj. et subst. {Impotens.) Estropié, qui est privé de l'usage d'un bras, d'une jambe, etc., soit par vice de nature , soit par accident. (In-po-tan ; an-te.)

IMPRATICABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut se faire , s'exécuter. | Se dit Des lieux où l'on ne peut passer, où l'on ne passe qu'avec beaucoup de difficulté. | Se dit D'une maison, d'un appartement qui a des inconvénients tels , qu'on ne peut l'habiter. | Insociable, très-difficile à vivre. (In-pra-tica-ble.)

IMPRÉCATION, s. f. {Imprecatio.) Malédiction , souhait qu'on fait contre qqn. | Figure par laquelle on souhaite des malheurs à celui dont on parle ou à qui l'on parle, (lu-pré-ca-sion.)

IMPRÉGNER, v. a. ( /«, prœgnans. ) Il se dit en parlant D'un corps solide ou fluide dans lequel pénètrent et se répandent les particules d'une substance. | S'emploie fig., en parlant Des opinions, des principes , etc., inculqués dans l'esprit. (In-pré-«é [n m.].)

IMPRENABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut être pris. Il se dit en parlant De villes et de places de guerre. | Très-difficile à prendre. (In-pre-na-ble.)

IMPRESCRIPTIBILITÉ. s. f. Qualité de ce qui est imprescriptible. (In-prës-crip-tibi-li-ié.)

IMPRESCRIPTIBLE, adj. des 2 g. {In, prœscribere.) Qui n'est pas susceptible de prescription. (In-prës-crip-ti-ble.)

IMPRESSES, adj. F. Intentionnelles.

IMPRESSION, s. f. (Impressio.) Action par laquelle une chose appliquée sur une autre y laisse une empreinte, des traits, etc.; ou Le résultat de cette action. | Impressions digitales , Légères dépressions qu'on observe à la face interne des os du crâne, et qu'on dirait faites par l'impression des doigts. | L'action ou la manière de tirer des empreintes d'une surface où il y a des creux ou des saillies propres à se décharger d'une couleur qui, par compression, se reporte sur une autre surface. | L'action d'imprimer un livre, etc., ou Le résultat de cette action. I Édition, j L'effet que l'action d'une chose quelconque produit sur un corps. | Ce qui reste de l'action qu'une chose a exercée sur un corps. | Fig., L'effet qu'une cause quelconque produit dans le cœur ou dans l'esprit. I La couleur qui se met sur la toile ou sur un panneau , et qui sert de première couche à Von\Ta^e.\ Peinture d'impression,

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La peinture à couches plates que font les peintres en bâtiments. (In-prë-sion.)

IMPRÉVOYANCE, s. f {Improviderida.) Défaut de prévoyance. (In-prc-voua-ian-se.) IMPRÉVOYANT, ANTE. adj. Qui manque de prévoyance. (lu-pré-voua-ian.)

IMPRÉVU, UE. adj. {Improviclus.) Qu'on n'a pas prévt: , et qui airive lorsqn'on'y pense le moins. (In-pré-vu.)

IMPRIMER, v. a. {Imprimere.) Faire ou laisser une empreinte sur qq. ch., y marquer des traits , une figure. | L'impression', à l'encre noire ou en couleur, qui se fait par l'application et la pression d'une surface sur une autre. ( Marquer, empreindre des lettresi sur du papier ou sur qq. autre ch. semblable , avec des caractères fondus ou gravés, que Ton a charges d'encre; Faire tous les travaux nécessaires pour la confection d'un livre, etc. | Fane imprimer, publier par la voie de l'impression. | Se faire imprimer, Mettre au jour qq. ouvrage. I Se dit Des sentiments, des images, etc., qui font impression dans l'esprit , dans la mémoire, dans le cœur. | Se dit Du mouvement, de la vitesse, etc., qu'un corps communique à un autre corps. ( Donner à une toile ou à un panneau la préparation nécessaire pour y peindre un tableau. ( Enduire d'une ou de plusieurs couches de couleur des ouvrages de serrurerie , de menuiserie, etc. I Imprimé, subst. Se dit De petites brochures ou de feuilles volantes. ( Inpri-mé.)

IMPRIMERIE, s. f. L'art d'imprimer des livres, etc. | Se dit Des caractères, des presses , et de tout ce qui sert à l'impression des ouvrages. | Établissement oîi l'on imprime des livres , etc. | Imprimerie en tailledouce, lithographique, Établissement, lieu où l'on imprime des gravures en taille-douce, des -lithographies. (In-pri-me-rie.)

IMPRIMEUR, s. m. Celui qui fait imprimer des livres, etc., par des ouvriers qu'il paye et qu'il dirige, | Imprimeur en tailledouce, imprimeur lithographe. Celui qui a un établissement dans lequel on imprime des gravures, des lithographies. | Ouwier qui travaille à la presse, qui tire les feuilles d'un ouvrage, ou des graviu-es, des lithographies , etc. I Tout ouvrier qui travaille dans une imprimerie. (In-pri-meur.)

IMPROBABLE, adj. des 2 g. {Improhahilis.) Qui n'a point de probabilité. (In-proha-ble.)

IMPROBATEUR, TRICE. adj. et subst.

(Improhator.) Qui désapprouve, qui marque improbation. (In-pro-ba-teur ; tri-se.)

IMPROBATION. s. f. {Improbatio.) Action d'improuver. (In-pro-ba-sion.)

IMPROBITÉ, s. f. [improbitas.) Défaut de probité , mépris de la justice et de l'honnêteté. (In-pro-bi-té.) IMPRODUCTIF, IVE. adj. Qui ne pro-

IMP

duil point, qui ne rapporte point. (In-pro-

duc-tif.)

IMPROMPTU, s. m, {In, promptus. ) T.

lat. Ce qui se fait sur-le-champ, sans avoir été prémédité, préparé. I Adj. Un dîner, un bal, un concert impromptu. \ Épigramme, madrigal, ou autre petite pièce de poésie faite sur-le-champ. Qqs. uns lui domient un s au pluriel. ( Un impromptu fait à loisir, Petite pièce de poésie, bon mot, etc., qui a été préparé d'avance, et que l'auteur donne comme fait, comme trouvé sur-lechamp. (In-i)ronp-lu.)

IMPROPP».E. adj. des 2 g. {Improprius .) Qui ne convient pas, qui n'est pas juste, exact. Se dit Du langage. (In-pro-pre.)

IMPROPREMENT, adv. D'ime manière qui ne convient pas , qui n'est pas juste , exacte. Se dit du langage. (In-pro-pre-mau.)

IMPROPRIETE, s. f. Qualité de ce qui est impropre. Se dit Du langage. (In-propri-é-té.)

IMPROUVER. V. a. {Improbare.) Désapprouver, blâmer. (In-prou-vé.)

IMPROVISATEUR, TRICE. s. Celui, celle qui improvise , qui a le talent d'improviser. (In-pro-vi-sa-teur ; tri-se.)

IMPROVISATION, s. f. Action d'improviser des vers , un discours , de la musique. I Se dit Des vers , du discours , de la musique qu'on improvise. (In-pro-vi-za-sion.)

IMPROVISER. V. n. (Improuisus.) Faire, sans préparation et sur-le-champ , des vers sur une matière donnée. | Se dit D'un musicien qui compose et exécute sur-le-champ un morceau de musique. | Parler d'abondance. I V. a. Se dit De toute chose faite sans préparation et sur-le-champ. (In-provi-zé.)

IMPROVISTE (À L'). loc. adv. {Improvisas.) Subitement, lorsqu'on y pense le moins. (A-lin-pro-vis-te.)

IMPRUDEMMENT, adv. Avec imprudence. (In-pru-da-man.)

IMPRUDENCE, s. f. {Imprudentia.) Défaut, manque de prudence. | Action contraire à la prudence. (In-pru-dan-se.)

IMPRUDENT, ENTE. adj. {ïmprudens.) Qui manque de prudence. | Se; dit Des actions et des discours. (In-pru-dan ; an-te.)

IMPUBÈRE, adj. des ?. g. et subst. {Impuber.) Se dit De celui ou celle qui n'a pas encore atteint l'âge de puberté. ( In-pubè-re.)

IMPUDEMMENT, adv. Effrontément, avec impudence. (In-pu-da-man.)

IMPUDENCE, s. f {Impudentia.) Effronterie , manque de pudeur. | Se dit Des actions et des ^ paroles impudentes. (In-pudan-se.)

IMPUDENT, ENTE. adj. {Impudens. ) Insolent, effronté, qui n'a point de pudeur. I Se dit Des actions et des paroles qui blessent la pudeur, ou qui sont trop libres, trop

IMP

hen-dies. | Subst,, se dit Des personnes ( Inpu-dan; an-te.)

IMPUDEUR, s. m. Défaut, manque de pudeur. | Défaut, manque de cette honnête retenue que doit imposer à tout homme le sentiment de sa dignité personnelle. (Inpu-deur.)

IMPUDICrrÉ. s. f. Yice contraire à la chasteté. | Se dit des actions impudiques. (In-pu-di-si-té.)

IMPUDIQUE, adj. des 2 g. (Impudicus.) Qui fait des actions contraires à la chasteté, j Se dit De tout ce qui blesse la chasteté dans les actions ou dans les discours. | Subst,, se dit Des personnes. ( In-pu-dic-e.)

IMPUDIQUEMENT. adv. D'une manière impudique. (In-pu-di-que-man.)

IMPUGNER. V. a. {Impugnare.) Attaquer, combattre une proposition, un point de doctrine, un droit. (Vi.) (In-pu-«é [nm.].)

IMPUISSANCE, s. f. {Impotentia.) Manque de pouvoir, de moyens pour faire qq. ch. I L'incapacité d'avoir des enfants. Se dit D'un homme. (In-pui-san-se.)

IMPUISSANT , ANTE. adj. ( Impotens.) Qui a peu ou point de pouvoir. | Se dit Des choses , Incapahle de produire aucun effet. | Adj. et subst^ Se dit De celui qui, par vice de conformation ou par qq. faiblesse naturelle ou accidentelle , est incapable d'engendrer. (In-pui-san.)

IMPULSIF, IVE. adj. Qui agit par impulsion. (In-pul-sif.)

IMPULSION, s. f. (Impulsio.) Action de pousser ; mouvement ou tendance à se mouvoir qu'un corps donne à un autre par le choc. I L'action d'exciter, d'encourager, de pousser qqn. à faire une chose. (In-pul-sion.)

IMPUNÉMENT, adv. {Impunis.) Avec impunité , sans subir aucune punition. | Il s'applique souvent À des actions qui ne sont ni des crimes , ni des fautes , mais desquelles il peut résulter qq. préjudice , qq. désagrément pour celui qui les fait. ( In-pu né-man.)

IMPUNI , lE. adj. {Impunitus.) Qui demeure sans punition. (In-pu-ni.)

IMPUNITÉ, s. f. {Impunitas.) ManqTie de punition, exemption d'une peine méritée.

L'impunité enhardit le crime. Les coupables puissants se flattent de l'impunité. (In-puni-té. )

IMPUR, URE. adj. ( Impurus. ) Qui n'est pas pur, qui est altéré ou corrompu par qq, mélange, qui est souillé. | Fig., Être né d'un sang impur. Être né de parents flétris , connus pour de malhonnêtes gens. | Fig., Impudique. Une vie impure, des pensées impures. (In-^pur.)

IMPURETÉ, s. f. (Impuritas.) Ce qu'il y a dans une chose d'impur, de grossier et d'étranger, qui l'altère ou la gâte. Au plur. Obscénités. (In-pn-re-té. )

IMPUTABLE, adj. des 2 g. Qui peut , qxù

doit êti-e attribué à. ] Se dit D'une somme, d'une valeur qui doit être imputée sur une autre. (In-pu-ta-ble.)

IMPUTATION, s. f. {Imputatîo.) Action d'attribuer à qqn. une chose digne de blâme. Il se dit surtout Des accusations faites sans preuve. | Compensation d'une somme avec une autre; déduction d'une somme, d'une valeur sur une autre, f L'application des mérites de Jésus-Christ. (In-pu-ta-sion.)

IMPUTER, v. a. ( Imputare.) Attribuer à qqn. une chose digne de blâme. | Imputer à crime, à faute, à blâme , à déshonneur , Trouver , dans une action qui paraît indifférente ou même louable , de quoi blâmer celui qui l'a faite , et lui en faire un reproche , un crime. | Imputer à négligence j à oubli, etc.. Attribuer à négligence , à oubli , etc. j Appliquer un payement à une certaine dette; déduire une somme, une valeur sur une autre , l'en rabattre. | Se dit De l'application des mérites de Jésus-Christ. (In-pu-té.)

IN. Particule qui entre, avec deux sens différents , dans la composition de beaucoup de mots {In) : i°elle signifie Dans ; 2° elle emporte une idée négative ou privative. | Elle a le premier sens dans les mots Imbu, incorporer, etc. I Elle conserve ce même sens, avec la prononciation latine ou italienne, dans plusieurs expressions empruntées du latin et de l'italien , comme In manu^ , In naturalïbus. In pace, etc. Y. Manus (in), Naturalibus (in) , Pacb (in) , etc. | On dit In-folio, in-quarto , in-octavo, in-douze , inseize, in-dix-huit , etc., pour dire que La feuille de papier est pliée en deux , en quatre , en douze , etc. ; et , dans ces expressions , In prend le son nasal ; mais il le perd dans Inoctavo , qui se dit de la feuille pliée en hait : on prononce I-noctavo. \ Dans un très-grand nombre de mots français, la particule In donne au mot composé un sens contraire à celui du mot simple. Elle est alors négative ou privative : Docile , indocile, patient, impatient, etc. I Dans les mots composés dont le simple commence par L, M, ou R, Yl garde le son qui lui est propre , et Vn s'assimile à la consonne dont elle est suivie: Illettré, immortel, irrévérence, j Quand le simple commence par une des labiales B ou P , Yn se change en m , et l'on prononce En , avec le son nasal : Imbu, importer {Ènbu, ènporter). \ Partout aillears. In reste tel qu'il est; et il prend toujours le son nasal devant les consonnes , à moins que le siniple ne commence par N; Inattendu, inutile (prononcez, I-nattendu, i-nutilé); Indocile, injuste (prononcez En- docile , èn-juste-j; Inné, innombrable (prononcez I-nné, i-nnombrable). Par exception, on dit Ignoble, ignominie , ignare, ignorer, etc., au lieu de Innoble, ingnare , e\c. (In; oui-ne.)

INABORDABLE adj. des 2 g. Qu'on ne peut aborder. | Se dit D'un endroit dont on

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