INO
cution des promesses qu'on a faites , des engagements qu'on a contractés. (I-nop-sér-va-
sion.)
INOCCUPÉ, ÉE. adj. Qui est sans occupation. (I-no-cu-pé [c m.].)
IN-OCTAVO, adj. et s. {In , octavus.) Se dit Du format où la feuille est pliée en huit feuillets; et Des U>Tes, des volumes qui ont ce format. (I-noc-ta-vo.)
INOCULATEUR, TRICE. s. f. {Inoculator.) Celui , celle qui fait l'opération de l'inoculation. Un liabile inoculateur. Le féminin ne se dit guère que Des femmes grecques qui apportèrent ou renouvelèrent la pratique de l'inoculation à Constantinople. (I-nocu-la-teur ; tri-se [c m.].)
INOCULATION, s.f. {Inoculatio.) Action de communiquer artificiellement une maladie contagieuse en introduisant le virus dans le corps. On dit aussi L'inoculation d'un %'irus. \ Absol., L'inoculation de la petite vérole. (I-no-cu-la-sion [c m.].)
INOCULER. V. a. {Inoculare.) Communiquer une maladie, transmettre un virus par inoculation. | Absol., Inoculer la petite vérole. ( Inoculer une personne, lui communiquer la petite \;érole par inoculation. | Se communiquer; se dit Des maladies qui se communiquent par la ti-ansmission d'un virus, [c m.]
INOCULISTE, s. m. Partisan de l'inoculation. On a dit, dans le sens contraire, Anti-inoculiste, [c m,]
INODORE, adj. des 2 g. {Inodorus.) Sans odeur.
INOFFENSIF, IVE. adj. {Inoffensus.) Qui n'est pas capable d'offenser, de nuire; qui ne fait de mal, d'offense à personne. (I-no-fan-sif.)
INOFFICIEUX, EUSE. adj. {Inofficiosus.) Testament inofficieux , Celui où l'héritier légitime est déshérité sans cause par le testateur. Donation inofficieuse , Celle par laquelle un des enfants est avantagé aux dépens de la légitime des autres. (I-no-fi-si-eû ; ze.)
INOFFTCTOSITÉ. s. f. Qualité d'un ac'ie inofficieux. | Action d'înofficiosité , Action intentée, plainte faite contre un testament inofficieux, une donation inofficieuse, etc. (I-no-fi-sio-zi-té.)
INONDATION, s. f. {Inundatio.) Débordement d'eaux qui inondent un pays. ( Faire des inondations autour d'une place. Lâcher les eaux autour d'une place pour empêcher les approches de l'ennemi, j Les eaux débordées. ( Fig., Grande multitude de peuple qui envahit un pays ; par dénigrement, Grande quantité de certaines choses. (I-nonda-sion.)
INONDER. V. a. {Inundare.) Submerger un terrain, un pays par un débordement d'eaux. | Mouiller beaucoup. | Se dit, fig.. Des nations, des grandes armées qui envahissent un pays, ou D'une grande multitude
INQ
qui se porte vers un même lieu. J Se dit aussi De certaines choses répandues, multipliées avec une extrême profusion.
INOPINÉ, ÉE. adj. {/nopinatus.) Imprévu, à quoi on ne s'attendait point. Se dit Des événements qui surviennent tout d'un coup, et sans qu'on y eût songé auparavant.
INOPINÉMENT, adv. D'une manière inopinée. (I-no-pi-né-man.)
INOPPORTUN, UNE. adj. {Inopportimus.) Qui n'est pas opportun, à propos. (I-nopor-tun. )
INOPPORTUNITÉ, s. f. Qualité de ce qui n'est pas opportun, à propos. (I-no-portu-ni-té.)
INORGANIQUE, adj. des 2 g. Se dit Des corps qui ne sont point organisés , et qui ne peuvent s'accroître que par juxtaposition, tels que les minéraux. (I-nor-ga-nic-e.)
INOUÏ, INOUÏE, adj. {Inaudhus.) Dont on n'a jamais ouï parler. | Qui est tel, que jusque-là on n'avait ouï parler de rien de semblable. (I-nou-i; ie.)
IN PAGE. F. Page (in).
IN PARTIBUS. V. Partibus (in).
IN PEITO. V. Petto (in).
IN-PLANO. adj. et s. {In, planus.) Se dit l^u format où la feuille imprimée ne contient (}u'une page de chaque côté.
IN-PROMPTU. y. Impromptu.
INQUART, s. m. {In, quartus.) Action de joindre trois parties d'argent contre une d'or pour en faire le départ. On dit aussi Quartation. (In-car.)
IN-QUARTO, adj. et s. {In, quartus.) Se dit Du format où la feuille est pliée en quatre feuillets; et Des livres, des volumes qui ont ce format. (In-couar-to.)
INQUIET, ETE. adj. {luquietus.) Qui est dans qq. trouble, dans qq. agitation d'esprit, soit par crainte , soit par iirésolution et incertitude. I Se dit Des passions et des mouvements de l'âme. | Qui inarque de l'inquiétude. I Qui ne peut se tenir en repos, qui n'est jamais content de la situation, de l'état où il se trouve. | Il s'applique également, dans ce sens, Aux passions, aux mouvements de l'âme. | Se dit D'une personne que la souffrance met dans une agitation continuelle. I Sommeil inquiet, Sommeil qui est souvent interrompu, qui est troublé par qq. peine d'esprit, ou par la mauvaise disposition physique où se trouve celui qui dort. (Inc-ië [cm.].) ,
INQUIETANT, ANTE. adj. Qui cause de l'inquiétude. (Inc-i-é-tan [c m.].)
iNQUnÎTER. v. a. {Inquietare.) Rendre inquiet. Dans ce sens, il se dit De l'âme. | Troubler, faire de la peine en qq. ch. que ce soit. I Troubler qqu. dans la possession d'une chose, lui faire un jjrocès, lui chercher querelle. (Inc-i-élé [c m.].)
INQUIÉTUDE, s. f. {Inquiétude. )TroMh\e, souci, agitation d'esprit, impatience causée
par qq. passion. ] Inconstance d'humeur, amour du changement qui fait que l'on est toujours mécontent de l'état où l'on se trouve. I Agitation de corps causée par qq. malaise. I Au pi. , Certaines petites douleurs qui donnent de l'agitation et de l'impatience, et qui se font sentir ordinairement aux jambes. (Inc-i-é-tu-de [c m.].)
INQUISITEUR, s. m. {Inquisitor.) Juge de l'inquisition. | Inquisiteur d'État, Magistrat de la république de Venise qui était chargé de découwir et de prévenir les complots formés contre le gouvernement. (Inci-zi-teur [c m.].)
INQUISITION, s. f. {Inquisitio.) Recherche, enquête. | Recherche, perquisition rigoureuse où il se mêle de l'arbitraire. | Tribunal établi en certains pays pour rechercher et punir ceux qui ont des sentiments contraires à la foi catholique. On nomme qqf. ce tribunal Le saint-office. (Inc-i-zi-sion [c m.].)
INQUISITORIAL, ALE. adj. Se dit De tout pouvoir ombrageux, trop sévère, de tout acte, de toute recherche arbitraire, et se prend toujours en mauvaise part. (Inc-izi-to-rial [c m.].)
INSAISISSABLE, adj. des 2 g. Qui ae peut être saisi. Se dit, en jurispr.. Des choses qu'on ne peut saisir valablement. | Fig. , qui ne peut être perçu, compris. (In-së-zisa-ble. )
INSALUBRE, adj. des 2 g. {Insalubris.) Malsain, qui nuit à la santé.
INSALUBRITÉ, s. f. Qualité de ce qui est nuisible à la santé.
INSATIABILITÉ. s. f. {Insatiabilitas.) Avidité de manger qui ne se peut rassasier. (In-sa-sia-bi-h-té.)
INSATIABLE, adj. des 2 g. {Insatiabilis.) Qui ne peut être rassasié. (In-sa-sia-ble.)
INSATIABLEMENT. adv. D'une manière insatiable. (In-sa-sia-ble-man.)
INSCRIPTION, s. f. {Inscriptio.) Caractères gravés ou fixés sur le cuivre, sur le marbre, sur la pierre, etc., soit pour conserver la mémoire d'une personne ou d'un événement, soit pour indiquer la destination d'un édifice , etc. ] Courte indication, avis écrit , imprimé , peint , etc. , qu'on place dans un lieu apparent, pour servir d'instruction, de renseignement. | Action d'inscrire une personne ou une chose sur un registre, une Uste, etc. ( Résultat de cette action. ( L'inscription d'un étudiant sur le registre de la faculté dans laquelle il étudie pour prendre ses grades. | Inscription de faux. Acte par lequel on soutient en justice qu'une pièce est fausse ou falsiliée. (In-scrip-siou. )
INSCRIRE. V. a. ( Inscr ibère. ) Écrire le nom de qqn. , ou prendre note, faire mention de qq. ch. sur un registre, sur une liste . etc. j Mettre une inscription. I Inscrire une figure dans une autre. Tracer, dans l'in-
trrionr d'une ligure géométiique , une autre figure qui en touche le contour intérieurement, j Inscrire ou faire inscrire son nom dans un registre , sur ime liste , etc. j S'inscrire en faux , Soutenir en justice qu'une pièce que la paitie adverse produit est fausse. I Nier qq. proposition qu'une personne allègue.
INSCRUTABLE. adj. des i g. ( Inscrutabilis.) Impénétrable , qui ne peut être conçu , qui ne peut être compris par l'esprit humain.
INSÇU (ÀL'). r. Insu.
INSECTE, s. m. ( Insectum, ) Petit animal sans vertèbres , dont le corps est divisé par étranglements ou par anneaux. ( In-sëc-te. )
IN-SEIZE, adj. et s. Se dit Du format où îa feuille est pliée en seize feuillets ; et Des volumes , des livres qui ont ce format. ( Insc-ze. )
INSENSÉ, ÉE. adj. Fou, qui a perdu le sens, qui a l'esprit aliéné. | Se dit D'une personne dont les actions ou les discours ne sont pas raisonnables. | Se dit Des choses qui ne sont pas conformes à la raison , au bon sens. I Se dit, subst.. Des personnes. (In-san-sé. ) INSENSIBILITÉ, s. f. Manque, défaut de sensibilité. ( In-san-si-bi-li-té. )
INSENSIBLE, adj. des a g. ( Insensibilis, ) Qui ne peut point éprouver de sensations. | Qui ne sent point , qui ne reçoit point l'impression que l'objet doit faire sur les sens. | Il s'emploie également au sens moral. | Subst., Personne qui n'est point sensible à l'amour. I Imperceptible, qu'on n'aperçoit, qui n'est connu que difficilement par les sens, ou même dont on ne peut s'apercevoir. ( In-sansi-ble.)
INSENSIBLEMENT, adv. Peu à peu, d'une manière peu sensible, qui se connaît difficilement par les sens ou par l'esprit. (Insan-si-ble-man. )
INSÉPARABLE, adj. des 2 g. {Inseparabilis. ) Qui ne peut être séparé. ] Se dit Des personnes qui ne se quittent presque jamais, ou qui sont très-souvent ensemble. | S'emploie, substant. et fam., dans ce dernier sens : Ce sont deux inséparables.
INSÉPARABLEMENT, adv. De manière à ne pouvoir être séparé. ( In-sé-pa-ra-bleluan. )
INSÉRER. V. a. ( Inscrcre. ) Mettre parmi, ajouter, faire entrer, introduire. | Se dit eu parlant Des ouvrages d'esprit, des actes, lels que contrais, etc., et de certaines publications.
INSERTION, s. f. ( Insertio. ) Action par Inquelle on insère, ou Etat de la chose insé r ée. |T. d'anat., L'attache d'une partie sur une autre. ( In-sër-siou. )
INSIDIEUSEMENT, adv. D'une manière insidieuse et qui tend à sm-prendre. ( In-sidi-eu-ze-man. )
INSIDIEUX , EUSE. adj. ( Insidiosus. )
Qui tend ou qui cherche à surprendre qqn. ( In-si-di-eu ; ze. )
INSIGNE, adj. des a g. ( Insignis. ) Signalé, remarquable. ( Se dit De qqs. églises cathédrales. (In-si-we [n m. ]. )
INSIGNE, s. m. ( Insigne. ) Marque distinctive. Il ne se dit qu'en parlant Des personnes ou des grades, des dignités, etc.
INSIGNIFIANCE, s. f. Qualité de ce qui est insignifiant. ( In-si-ni-fi-an-se [ n m. ].)
INSIGNIFIANT, ANTE. adj. Qui est sans importance, ce qui est sans caractère , insipide. ( In-si-«i-fi-an [ n m. ]. )
INSINUANT, ANTE. adj. Qui a l'adresse et le talent de s'insinuer, d'insinuer qq. ch. | Se dit Des manières, des discours, etc.
INSINUATION, s. f. (Jnsinuatio.) Adresse dans le style, dans le langage, par laquelle on insinue qq. ch. | En rhétorique, Ce que dit un orateur pour s'insinuer dans la bienveillance de son auditoire. | Tout discom-s par lequel, sans énoncer positivement une chose , on la donne à entendre , ou on prépare l'esprit à la recevoir. | S'est dit De l'enregistrement des actes qui doivent être rendus publics. ( In-si-nu-a-sion. )
INSINUER, v. a. ( Insinuare. ) Introduire doucement et adroitement qq. ch. | Fig. , Faire entendre adroitement, faire entrer dans l'esprit. I Insinuer, faire insinuer une dona tion. Faire enregistrer une donation à un certain greffe destiné pour cet effet. (Vi.) | Proo., Pénétrer, se faire admettre qq. part, s'y introduire avec adresse. | S'insinuer dans l'esprit de qqn., etc., Se mettre bien dans son esprit, etc.
INSIPIDE, adj. des 2 g. ( Insinidus. ) Qui n'a [nuHe saveur, nul goût. | Se dit, fig. , Des choses, des personnes qui n'ont aucun agrément, qui n'ont rien qui touche et qui pique.
INSIPIDITÉ, s. f. Qualité de ce qui est insipide.
INSISTANCE, s. f. (Insistens.) Action d'insister. ( In-sis-tan-se. )
INSISTER. V. n. (Insistere.) Faire instance, persévérer à demander, à vouloir une chose. I Appuyer sur qq. ch., s'y arrêter avec force.
INSOGIABILITÉ. s. f. Caractère de celui qui est insociable. ( In-so-si-a-bi-li-té. )
INSOCIABLE, adj. des 2 ^. (Insociabilis.) Fâcheux , incommode , avec qui l'on ne peut avoir de société, avec qui l'on ne peut vivre, ( In-so-si-a-ble. )
INSOLATION, s. f. (Insolatio.) Action d'exposer qqn. ou qq. ch. à la chaleur du soleil. ( In-so-la-sion. )
INSOLEMMENT, adv. Avec insolence.
( In-so-la-man. )
INSOLENCE, s. f. (Insolentia.) Hardiesse excessive, effronterie, manque de respect, j Orgueil offensant. | Se dit Des pai'oles et des actions où il y a de l'insolence. (In-so-lan-se.)
INSOLENT, ENTE. adj. {Insolens.) Ef-
fronté , qui perd le respect. | Se dit De l'air, des manières, des discours, etc. j Se dit De celui qui offense la modestie, la pudeur. | Orgueûleux, qui en use avec orgueil, avec dureté. | Se dit également, en ce dernier sens, De l'air, des discours, etc. | Il s'emploie aussi substant,, en parlant Des personnes, surtout dans le premier sens. (In-solan; an-te.)
INSOLITE, adj. des 2 g. {InsoUtus.) Qui n'est point d'usa^ie , qui est contraire à l'usage , aux règles.
INSOLUBILITÉ, s. f. Qualité des substances qui ne peuvent se dissoudre. | Impossibilité de Tésoudre un problème, une question, etc.
INSOLUBLE, adj. des 2 g. {Insolubilis.) Qui ne peut se dissoudre. | Fig., Qu'on ne peut résoudre, expliquer.
INSOLYABILITÉ. s. f. Impuissance de payer.
INSOLVABLE, adj. des 2 g. Qui n'a pas de quoi payer.
INSOMNIE, s. f. ( Insomnia. ) Privation de sommeil causée par qq. indisposition, qq. cbagrin, qq. inquiétude.
INSOUCIANCE, s. f. État ou caractère de celui qui est insouciant. (In-sou-si-an-se.)
INSOUCIANT, ANTE, adj. {Sollicitus.) Qui n'a aucun souci d'une chose, ou qui ne se soucie et ne s'affecte de rien. (In-sousi-an.)
ITiSOUanS, ISE. adj. Non soumis. (Insou-mi ; i-ze. )
INSOUTENABLE, «dj. des 2. g. Qu'on ne peut soutenir , défendre , justifier. Se dit Des choses. | Qu'on ne peut supporter, qui choque extrêmement. Se dit Des personnes et des choses,
INSPECTER. V. a. ( Inspectare. ) Examiner avec autorité, ou avec une mission spéciale d'une autorité compétente, ( In-spëc-té. )
INSPECTEUR, s. m. ( Inspector. ) Celui dont la fonction est d'inspecter, de surveiller qq, ch, (In-spëc-teur. )
INSPECTION, s. f, {Inspectio.) Action par laquelle on regarde, on considère, on examine qq. ch. | La fonction et le soin d'examiner qq. ch. , de le surveiller. | Place , emploi d'inspecteur ( In-spëc-sion. )
INSPIRATEUR, TRICE, adj. Qui inspire. I Muscles inspirateurs. Muscles qui contribuent a. l'inspiration. ( In-spi-ra-teur ; ti'i-se. )
INSPIRATION, s. f. (Inspirario.) Action d'inspirer qqn., de le conseiller, de lui suggérer qq. ch. | La chose inspirée. | Se dit Des sentiments, des pensées, des desseins qui semblent naîtie spontanément dans le cœur, dans l'esprit, et que l'on regarde souvent comme inspu-és par le génie, ]par l'entliousiasme, ou mAme par la Divinité. [ Se dit absol. De l'enthousiasme, dans la poésie, dans îes beaux-arts, etc, j Action
ms
par laquelle l'air entre dans le poumon, ( la-spi-ra-sion. )
INSPIRER. V. a. ( Inspirare. ) Faire naître dans le coeur, dans l'esprit, qq. mouvement, qq. dessein, qq. pensée. | Conseiller, diriger, animer. | Se dit De ceux qui reçoivent de la Divinité des lumières siu-natu relies, qui sont pleins d'une fureur divine ou qui sont animés de qq, enthousiasme. , Fam. Je fus bien inspiré quand je fis telle chose ^ Je fiis bien avisé, j'eus une bonne idée lorsque, etc. | Inspirer de r air dans les poumons , T souffler de l'air. V. Insuffler. I Inspiré, ÉE.subst. Personne qui est ou que l'on suppose inspirée de la Divinité.
INSTABILITÉ, s. f. (Instabilitas.) Défaut de stabilité.
INSTALLATION, s. f. Action par laquelle on est installé. ( In-sta-la-tion. )
INSTALLER, v. a. Mettre solennellement en possession d'une place, d'un emploi, d'une dignité. | Placer, établir qqn. en qq. endroit. (In-sta-lé.)
INSTAMMENT, adv. Avec instance, d'une manière pressante. ( In-sta-man. )
INSTANCE, s. f. {Instantia.) Sollicitation pressante. { Demande, poursuite en justice. I Première instance, Poursuite d'une action devant le premier juge, j Tribunal de première instance^ Tribunal inférieur qui connaît de toutes les contestations en matière civile, à partir d'une certaine somme. | Un nouvel argument qui a pour objet de détruire la réponse faite au premier. ( Instan-se. )
INSTANT, ANTE. adj. ( Instans. ) Pressant. I Imminent, urgent.
INSTANT, s. m. Moment très-court, la plus petit espace de temps, j Fam. , Un instant, Attendez, arrêtez un instant | À chaque INSTANT, À TOUT INSTANT. loC. adv.
ContinueUemerlt , sans cesse. | À l'instant , DANS l'instant, loc. adv. Aussitôt, à l'heure même , tout à l'heure. ( In-stan. )
INSTANTANÉ, ÉE. adj. Qui ne dure qu'un instant.
INSTAR (À L' ). loc. prép. ( Instar. ) A la manière, à l'exemple de, de même que. ( A-lin-star. )
\ INSTAURATION, s. f. ( Instauratio. ) Établissement, ( In-stô-ra-sion. )
INSTIGATEUR, TRICE. s. ( Instigator, trix. ) Celui, celle qui incite, qui pousse à faire qq. ch. Il se prend le plus souvent en mauvaise part. ( In-sti-ga-teur; tri-se. )
INSTIGATION, s. f. ( Instigatio. ) Incitation, suggestion, sollicitation pressante par laquelle on pousse qqn. à faire qq. eh. ( lU'Sti-ga-sion. )
INSTIGUER. V. a. ( Instigare. ) Exciter, pousser qqn. à faire qq. action. ( In-stig-é
INSTILLATION, s. f. ( Instillatio. ) Action d'instiller. ( In-stU-la-sion. )
TNS
INSTILLER. V, a. ( Jnstillare. j Faire couler , verser goutte à goutte. ( In-stiHé, )
INSTINCT, s. m. {Instinctus.) Sentiment, mouvement intérieur qui est naturel aux animaux, et qui les fait agir sans le secoiu-s de la réflexion. | Mouvement intérieur et involontaire auquel on attribue les actes non réflécLis, les sentiments indélibérés ; très-grande aptitude , propension irrésisùble à qq. ch, ( In-stin. )
INSTINCTIF, IVE. adj. Qui appartient à l'instinct, qui naît de l'instinct.
INSTINCTIVEMENT, adv. Par instinct.
( In-stinc-ti-ve-man. )
INSTITUER- V. a. ( Instituera ) Établir qq. ch. de nouveau , donner commencement à qq. ch. | Instituer un héritier, instituer héritier. Nommer, faire qqn. son héritier par testament, j Instituer, se dit De ceux qu'on établit en charge , en fonction.
INSTITUT, s. m, {Institutum.) Constitution d'un ordre religieux, règle de vie qui est prescrite à cet ordre au temps de son établissement. | Se dit De l'ordre même, ( Titre de certaines sociétés savantes. | L'Institut royal de France, ou L'Institut, Nom de la première société savante de France, établie à Paris, et composée de cinq Académies; savoir : l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences , l'Académie des beaux-arts, et l'Académie des sciences morales et politiques. — Lieu où se tiennent les séances de l'Institut. | Au plur. est qqf. synonyme à'Institutes. (In-sti-tu.)
mSTITUTES. s. f. { Institutum.) Ouvrage élémentaire qui renferme les principes du droit romain. Qqns. disent Instituts et le font masculin. | Absol., Les Institutes de Justinien. j S'applique aussi à Certains autres ouvrages élémentaires de jurisprudence. ( In-sti-tu-te. )
INSTITUTEUR, TRICE. s. { Instttutor.) Celui, celle qui institue, qui établit. | Personne chargée de l'éducation et de l'instruction d'un ou de plusieurs enfants. | Celui ou celle qui tient une pension, une maison d'éducation , une école. ( — tri-se. )
INSTITUTION, s. f. ( Institutio. ) Action par laquelle on institue, on établit. | La chose instituée. | Institution d'héritier. Nomination d'un héritier. | Éducation. | École, maison d'éducation. ( In-sti-tu-sion. )
INSTRUCTEUR, s. m. ( Instructor. ) Celui qui instruit. | Celui qui est chargé d'enseigner aux jeunes soldats l'exercice et le maniement des armes. Adj., Capitaine instructeur. I Juge instructeur, Juge d'instruction.
f^. In-STRtJCTIOIT.
INSTRUCTIF, IVE. adj. Qui instruit. Il ne se dit que Des choses.
INSTRUCTION, s. f. ( Instructio. ) Éducation, enseignement. | Connaissances, savoir, notions acquises. | Leçon, précepte
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qu'on donne pour instruire. | Instruction pastorale , Mandement d'évèque sur quelque point de doctrine. | Connaissance qu'on donne à qqn. de certains faits, de certains usages qu'il ignore. | Se dit Des ordres, des explications , des avis qu'une personne donne à une autre pour la conduite de qq. affaire, de qq. entreprise. | Se dit Des ordres, des explications écrites ou verbales qu'un prince ou un gouvernement donne à son ambassadeur, à son envoyé, à son délégué, sur la manière de se conduire dans la mission dont il le charge. | Toutes les formahtés nécessaires pour mettre une cause, une affaire civile ou criminelle en état d'être jugée. I Juge d'instruction, Magistrat établi pour rechercher les crimes et déhts, en recueillir les preuves ou indices, et faire arrêter et interroger les prévenus, les inculpés. ( Instruc-sion. )
INSTRUIRE. V. a. Enseigner qqn., lui apprendre qq. ch., lui donner des leçons. | Se dit aussi Des bètes. | Informer , avertir, donner connaissance de qq. ch. | Mettre une cause, une affaire civile ou criminelle en état d'être jugée. | Instruire le procès de qqn., 'Lui faire son procès en matière criminelle. Absol., Instruire contre qqn. | Instruit, uit£, part, absol., Qui a beaucoup de connaissances , de savoir.
INSTRUMENT, s. m. {Instrumentum.) Nom générique de la plupart des outils, machines , ou appareils dont on se sert dans un art ou dans une science. | Se dit Des instruments de musique. | Tout ce dont on se sert pour faire une chose quelconque, une action bonne ou mauvaise. | Se dit, fig., Des personnes ou des choses qui servent à produire qq. effet , à parvenir à qq. fin. | Se dit Des contrats et des actes publics par-dovaut notaire. (In-stru-man.)
INSTRUMENTAIRE. adj. m. Témoin instrumentaire , Celui qui assiste qq. officier pubUc dans les actes pour la validité desquels la présence de témoins est nécessaire. (Instru-man-tè-re.)
INSTRUMENTAL, ALE. adj. Qui sert d'instrument. | T. de mus., Qui s'exécute, qui doit être exécuté par des instruments. (In-stru-man-tal.)
INSTRUMEN'TATION. s. f. ÎNIanière dont la partie instrumentale d'un morceau de musique est disposée. (In-stru-man-ta-sion.)
INSTRUMENTER, v. n. Faire des contrats , des procès-verbaux , des exploits , et autres actes publics. (In-stru-man-té.)
INSU. s. m. Ignorance de qq. fait , de qq. ch. Loc. prép. À l'insu de.
INSUBORDINATION, s. f. Défaut de subordination , manquement à la subordination. (In-su-bor-di-na-sion.)
INSUBORDONNÉ , ÉE. adj. Qui a l'e^ prit d'insubordination , qui manque tre-
INT
quemment à la subordination. (In-su-bordo-né.)
INSUFFISAMMENT, adv. D'une manière insuffisante. (In-su-fi-za-man.)
INSUFFISANCE, s. f. {Insufficientia.) Incapacité, manque de suffisance. (In-su-fizan-se.)
INSUFFISANT, ANTE. &dj.{lnsujjficiens.) Qui ne suffit pas. (In-su-fi-zan.)
INSUFFLATION, s. f. Action d'insuffler.
(In-su-fla-sion.)
INSUFFLER, v. a. (Insuf/lare.) Souffler, introduiie à l'aide du souffleun gaz , une vapeur dans qq. cavité du corps. (In-su-flé.)
INSULAIRE, adj. des 2 g. et subst. {Insularis.) Qui habite une île. (In-su-Iè-re.)
INSULTANT, ANTE. adj. {Insultans.) Qui insulte. Ne se dit que Des choses.
INSULTE, s. f. {Insultas.) Injure, outrage, mauvais traitement de fait ou de parole , avec dessein prémédité d'offenser. | Coup de main, attaque brusque et vive.
INSULTER. V. a. {Insultarc.) Maltraiter, outrager qqn. de fait ou de parole, de propos délibéré. | Manquer à ce que l'on doit aux personnes ou aux choses. S'emploie avec la prép. à. I Attaquer vivement et à découvert, se dit surtout en parlant D'une place de guerre et des fortifications.
INSUPPORTABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut être supporté , souffert ; ou Qui est extrêmement fâcheux, désagréable. (In-su-porta-ble.)
INSUPPORTABLEMENT. adv.D'une manière insupportable. (In-su-por-ta-ble-man.)
INSURGENTS. s. m. pi. {Insur gens. )l^om qu'on donnait autrefois à certains corps de troupes hongroises levées extraordinairement pour le service de l'État. ] Américains qui se soulevèrent pour la cause de l'indépendance , dans les colonies anglaises. (In-surjan.)
INSURGER (S'). V. pron. Se soulever, se révolter. EUipt., Faire insurger un peuple, etc. I IifsuRGÉ. subst. L'armée des insurgés. (Sin-sur-jé.)
INSURMONTABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut être suimonté,
INSURRECTION, s. f. {Inswrectnm.) Soulèvement contre le gouvernement. (Insur-rëc-sion.)
INSURRECTIONNEL, ELLE. adj. Qui tient de l'insmrection. (In-sur-rëc-sio-nel ; ë-le.)
INTACT, ACTE. {Intactus.) À quoi l'on n'a point touché , dont on n'a rien retranclié. I Sain, entier, qui n'a point souffert d'altération. ] Homme intact , à qui l'on ne peut rien reprocher de conti-aiie à la probité.
INTACTILE, adj. des 2 g. {Intactilis.) Qui échappe au sens du tact.
INTARISSABLE, adj. des 2 g. Qui ne peut tarir, être tari, épuisé. (In-ta-ri-sa-b!«.)
INT
INTÉGRAL , ALE. adj. {Integer.) Total I Calcul intégral, Le calcul par lequel on remonte des incréments infiniment petits aux quantités finies dont ils dérivent. | Subst., L'intégrale d'une quantité différentielle, La quantité finie dont cette différentielle est l'incrément infiniment petit.
INTÉGRALEMENT, adv. En totalité.
(In-té-gi'a-le-man.)
INTÉGRANT, ANTE. adj. {Integrare.) Partie intégrante , Chacune des parties qui contribuent à- l'intégrité d'un tout , à la différence Des parties qui en constituent l'essence.
INTÉGRATION, s. f. {Integratum.) Action d'intégrer. (In-té-gra-sion.) ' INTÈGRE, adj. des 2 g. {Integer), Qui est d'une probité incorruptible.
INTÉGRER. V. a. {Integrare.) Trouver l'intégrale d'une quantité différentielle.
INTÉGRITÉ, s. f. {Integritas.) L'état d'un tout , d'une chose qui a toutes ses parties. | L'état d'une chose saine et sans altération. I Vertu , qualité d'une personne intègre.
INTELLECT, s. f. {Intellectus.) La faculté de l'àme qu'on nomme aussi X Entendement. (In-tël-lëct.)
INTELLECTIF, IVE. adj. {Intellectio.) Appartenant à l'intellect. La faculté , la puissance intellective. (In-tël-lëc-tif.)
INTELLECTUEL, ELLE. adj. { Intcllectualis.) Qui appartient à l'intellect, qui est dans l'entendement. | Spirituel , par opposition à Matériel. (In-tël-lëc-tu-ël ; ë-le.)
INTELLIGENCE, s. f. {Intelligentia.) Faculté intellective , capacité d'entendre , de concevoii", de comprendre; ou L'esprit, en tant qu'il conçoit. | Connaissance approfondie , compréhension nette et facile. | En t. de peinture , L'entente de certains effets , le talent , le goût avec lequel l'artiste sait les produire. | Adresse, habileté; et s'applique surtout Au choix des moyens employés pour obtenir un certain résultat. | Amitié réciproque , accord , union de sentiments. | Correspondance , communication entre des personnes qui s'entendent l'une avec l'autre. | Avoir une double intelligence , Avoir des intelligences dans les deux partis , dans les deux armées. | Une substance purement spirituelle. (In-tël-li-jan-se.)
INTELLIGENT, ENTE. adj. Pourvu de la faculté intellective, capable de concevoir et de raisonner. | Qui a beaucoup d'intelligence, qui conçoit facilement. | Qui a beaucoup d'habileté , d'adresse. (In-tël-lijan ; an-te.)
INTELLIGIBLE, adj. des 2 g. {Intelligibilis.) Qui peut être ouï facilement et distinctement. ( Qui est aisé à comprendre. | Qui ne subsiste que dans l'entendement, comme les êtres de raison; il est opposé à Réel. (In-tël-li'ji-ble.)
INT
INTELLIGIBLEMENT, adv. D'une manière intelligible. (In-tël-li-ji-ble-man.)
. INTEMPÉRANCE, s. f, (Intemperantia.) Vice opposé à la tempérance, à la sobriété. I Toute espèce d'excès. | Intempérance de langue , Trop grande liberté qu'on se donne de parler. (In-tan-pé-ran-se.)
INTEMPÉRANT, ANTE. adj. et subst.
{Intemperans.) Qui a le vice de l'intempérance. (In-tan-pé-ran.)
INTEMPÉRÉ, ÉE. adj. (Intcmperatus.) Déréglé dans ses passions et dans ses appétits. (In-tan-pé-ré.)
INTEMPÉRIE, s. f. (Intempéries.) Dérèglement. Se dit De l'air, des saisons, etc. (In-tan-pè-rie.)
INTEMPESTIF, lYE. adj. {Intempestivus.) Qui n'est pas fait à propos, ou qu'il n'est pas à propos de faire pour le moment. (Intan-pës-tit)
INTEMPESTTVEMENT. adv. D'une manière intempestive. (Li-tan-pës-ti-ve-man.)
INTENDANCE, s. f. {Intendens.) Direction, administration d'affaires importantes. I Le temps que dure l'administration d'un intendant. | District oii s'étendait le pouvoir d'un intendant de province. | La maison où demeure un intendant , où il a ses bureaux. (In-tan-dan-se.)
INTENDANT, s. m. {Intendens.) Celui qui est chargé de régir les biens , de conduire et de surveiUei- la maison d'un prince, d'un grand seigneur, d'un riche particulier. | Se dit De certains fonctionnaires qui surveillent et dirigent un service public ou un grand établissement. ] Se disait De ceux qui étaient à la tète de l'administration des pro^■inces, ou qui avaient des attributions relatives aux finances du rovaume. (In-tan-dan.)
INTENDANTE, s. f. Se disait De la femme d'un intendant de province. (In-tandan-te, )
INTENSE, adj. des 2 g. {Intemus.) Grand, fort, vif. (In-tan-se.)
INTENSITÉ, s, f. Degré de force ou d'activité d'une chose , d'une qualité , d'une puissance. (In-tan-si-té.)
IN"TENT:ER. V. a. {Intentare.) Intenter une action, un procès , une accusation contre qqn.. Faire un procès à qqn,, etc. (In-tan-té.)
INTENTION, s. f. {Intentio.) Dessein, Mje; mouvement de l'âme par lequel on tend à qq. fin. | Faire une chose à Hintention de qqn., Pour lui, à sa considération. | Faire (tes prières , etc., à r intention de qqn.. Faire ces choses dans le dessein qu'elles lui servent devant Dieu. ] Direction d'intention, se dit De ceux qui, pour sauver ce qu'il y a de mauvais dans un discours, dans une action, allèguent l'innocence de leur motif, de leur intention. (In-tan-sion.)
INTENTIONNÉ, ÉE. adj. Qui a certaine intention. (In-tan-sio-né.) . INTENTIONNTX , ELLE. adj. Qui appar-
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tient à l'intention. {Espèces intentionnelles. Images que les anciens supposaient sortir des corps pour fi-apper les sens. Espèces impresses. (In-tan-sio-nël ; ë-le.)
INTERCADENCE, s. f. Se dit Du pouls lorsqu'il offre par intervalles une pulsation surnuméraire. (In-tër-ca-dan-se.)
INTERCADENT, ente. adj. {Inter, cadere.) Se dit Du pouls lorsqu'il offre des intercadences. (In-tër-ca-dan; an-te.)
INTERCALAIRE, adj. des a g. [intercalaris.) Qui est ajouté et inséré. Se dit Du jour que l'on ajoute au mois de févTier dans l'année bissextile. | Lune intercalaire , La treizième lune qui se trouve dans une année, de trois ans en trois ans. | Se dit De vers qu'on répète plusieurs fois dans de petits poëraes, tels que les chants royaux, les ballades, les virelais, etc. (In-tër-ca-lè-re.)
INTERCALATION. s. f. (Intercalatio.) Action d'intercaler, ou Le résultat de cette action. L'addition d'un jour dans le mois de fé\Tier aux années bissextiles. (In-tër-ca-lasion.)
rSTEE.CALER. v. a. {Intercalare) Insérer. Se dit Du jour qu'on ajoute, de quatre ans en quatre ans, dans le mois de fé\Tier, afin que la manière de compter cadre plus exactement avec le cours du soleil. \ Il se dit D'écrits auxquels on ajoute qq. ch. après coup.
INTEPcCÉDER. v. n. {Intecedere.) Prier, solliciter pour qqn. , afin de lui procurer qq. bien ou de le garantir de qq. mal. (In-tërsé-dé.)
INTERCEPTER, v. a. {Interceptus.) Arrêter, interrompre le cours direct de qq. ch. I S'emparer par siu-prise de ce qui est adressé, envové à quelqu'un. (In-tër-sëp-té.)
INTERCEPTION, s. f. {Tnterceptio.) Se dit De qq. ch. dont le com^ direct est interrompu. (In-tër-sëp-sion.)
INTERCESSEUR, s. m. {Intercessor.) Celui qui intercède. (In-tër-së-seur.)
INTERCESSION, s. f. {Intercessio.) Prière, action d'intercéder. (In-tër-së-sion.)
INTERCOSTAL, A LE. adj. {Intercostalis.) Qui est entre les côtes. (In-tër-cos-tal.)
INTERCLTUFŒNTE. adj. f. {Intercurrere.) Maladies intercurrentes. Celles qui surviennent en différents temps de l'année, (In-tërcu-ran-te [c m.].)
INTERDICTION, s. f. {Interdictio.) Défense , prohibition. ] Défense , perpétuelle ou temporaire, de continuer l'exercice de certaines fonctions, faite par sentence ou arrêt, par décision d'une autorité supérieure. | Privation d'échéance. [ L'action d'ôter à qqn. la libre disposition de ses biens, et même de sa personne, quand on reconnaît qu'il est en état d'imbécillité, de démence, ou de fureur. (In-tër-dic-sion.)
ENTERDIRE. v. a. {Interdicere.) (Se conj. comme Dire, excepté à la 2^ pers. du plur.
INT
du présent de l'indic., qui fait, Vous interdisez.) Défendre qq. eh. à qqn. | Se dit, fig., Des choses à l'égard desquelles on se trouve dans une sorte d'impossibilité. | Se dit D'une sentence par laquelle on défend à un ecclésiastique l'exercice des ordres sacrés, ou à tout ecclésiastique la célébration des sacrements et du service divin dans les lieux marqués par la sentence. | Défendre à qqn., temporairement ou pour toujours, de continuer l'exercice de ses fonctions. | Ôter à qqn. la libre disposition de ses biens, et même de sa personne. ] Étonner, troubler qqn., en sorte qu'il ne sacbe ce qu'il dit ni ce qu'il fait. I Interdire le feu et l'eau. Formule usitée, chez les Romains, dans les sentences de bannissement. (In-tër-di-re.)
Interdit, ite. part. Étonné, troublé, qui ne peut répondre, ou qui ne sait ce qu'il fait , ce qu'il dit. | Sulsst. masc. Celui contre lequel une iater diction a été prononcée. (Intër-di. )
INTERDIT, s. m. {Interdictum.) Sentence ecclésiastique qui défend à un ecclésiastique en particulier l'exercice des ordres sacrés, ou à tout ecclésiastique la célébration des sacrements et du service divin dans les lieux marqués par la sentence. (In-tër-di.)
INTÉRESSANT, ANTE. adj. Qui intéresse. (In-té-rë-san.)
INTÉRESSER, v. a. {Interesse.) Faire entrer qqn. dans une affaii'e, en sorte qu'il ait part au succès. | Donner qq. ch. à qqn. pom" le rendre favorable à une affaire, à une entreprise. | Être de qq. importance pour qqn. | Se dit Des choses. | Fig. , t. de chir. , Atteindre, blesser. | Inspirer de l'intérêt, de la bienveillance, de la compassion, etc. | Fixer l'attention, captiver l'esprit, toucher, émouvoir. | Intéresser le jeu, Le rendre plus attachant par l'appât du gain. | Pron. , Prendre part dans une affaire. | Entrer dans les intérêts de qqn. , prendre intérêt à qq, ch.
Intéressé, ée. adj. Qui est trop attaché à ses intérêts, qui a son profit particulier en vue dans tout ce qu'il fait. | Se dit Des sentiments et des actions, j Subst. plur. Ceux qui ont intérêt à qq. ch. [ Ceux qui avaient intérêt dans les affaires du roi. (In-té-rë-sé.)
INTÉRÊT, s. m. Ce qui importe , ce qui convient , en qq. manière que ce soit , ou à l'honneur , ou à l'utilité de qqn. | Mettre qqn.' hors d'intérêt, Le dédommager, faire qu'il ne reçoive aucun préjudice. | Avoir un intérêt dans une société, etc., T avoir part. I Sentiment qui nous attache à nos intérêts, qui nous fait rechercher l'agréable ou l'utile, le bien-être, la fortune, le profit. | Profit qu'on retire de l'argent prêté ou dû. | Intérêts civils^ Le dédommagement que l'on adjuge à celui qui a été lésé en sa personne ou dans ses biens par le crime ou le délit. | Sentiment qui nous fait prendre part à ce qui regarde une personne , a ce qui lui ar-
INT
rive d'agréable ou de fâcheux. \ Prendre intérêt à une affaire^ Désirer au'elle réussisse, travailler à la faire réussir, j L'attention, la curiosité, en tant qu'elle est ou peut être excitée, captivée, j Cette quaUté de certaines choses , qui les rend propres à captiver l'attention, à charmer l'esprit, ou à toucher le coeur. ( In-té-rê. )
INTERFOLIER. v. a. {Inter, foUum.) Brocher ou relier un livre , en insérant des feuillets blancs entre les feuillets qui portent l'écriture ou l'impression. (In-tër-fo-Û-é. )
INTÉRIEUR, EURE. adj. (Interior.) Qui est au dedans, ou Qui a rapport au dedans. [ Se dit De l'âme. | Mer intérieure , Celle qui se trouve au milieu d'une grande contrée , ou entre des continents. | L'homme intérieur, L'homme spirituel, qui est opposé à L'homme charnel. ( Être fort intérieur. Être fort recueilli, rentrer souvent en soimême. I Intérieur, subst. masc. La partie de dedans , le dedans. | Absol. , L'intérieur du pays. I Tableau d'intérieur, ou Intérieur, Tableau de genre qui a pour objet principal la représentation de l'architectm-e et des effets de lumière à l'intérieur des maisons, des édifices. Tableau qui représente qq. scène de la vie domestique, dans l'intérieur d'une maison. | L'intérieur d'une personne, L'intérieur de sa maison, sa vie domestique. ] Fig. , Ce qu'il y a de plus caché dans une chose, et s'applique particulièrement Aux secrets de la vie privée. | Se dit Des pensées les plus secrètes , des mouvements les plus intimes de l'âme,
INTÉRIEUREMENT, adv. Au dedans. [ Se dit en parlant De la conscience et de l'état de l'âme. ( In-té-rieu-re-màn. )
INTÉRIM, s. m. Mot lat. L'entre-temps.
[L'action de gouverner, d'administrer par intérim. | Formulaire que Charles-Quint avait fait dresser , sur les matières de foi , pour pacifier les troubles de la religion en Allemagne, et dont l'autorité ne devait durer que jusqu'à la décision d'un concile générai sur les mêmes matières. ( In-té-ri-me. )
INTERJECTION, s. f. (Interjectio.) partie d'oraison qui sert à exprimer les passions. Ah! hélas! sont des interjections. \ Interjection d'appel, Action d'interjeter un appel ( In-tër-jëc-sion. )
INTERJETER, v. a. ( Interjectum. ) Interjeter appel, un appel. Appeler d'un jugement. ( In-tër-je-té. ;
INTERLIGNE, s. m. (Inter, linea.) L'espace qui est entre deux lignes écrites ou imprimées. | S. f. Se dit Des lames de métal qui servent à séparer les lignes et à les maintenir. ( In-tër-li-«e [n m.]. )
INTERLIGNER, v. a. Sépai'er par des interlignes. ( In-tër-li-«é [n m. ]. )
INTERLmÉAIRE. adj. des 2 g. (Inter, linearis.) Qui est écrit dans l'interligne, dans les interlignes. ( In-tër-li-né-è-re. )
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INTERLOCUTEUR, TRIGE. { Inter , locutor. ) Se dit Des personnages qu'on introduit dans un dialogue. | Toute personne qui converse avec une autre. ( In-tër-lo-cuteur; tri-se [c m.].)
INTERLOGUTION. s. f. ( Interlocutîo. ) Jugement par lequel on prononce un interlocutoire. ( In-tër-lo-cu-sion [c m.]. )
INTERLOCUTOIRE, adj. des 2 g. (/«ter, locutorium.) Jugement qui ordonne une preuve, une instruction préalable, à l'effet de parvenir au jugement définitif, mais qui préjuge le fond. | Se dit De la preuve ordonnée. I Subst. masc. Ordonner un interlocutoire. ( In-tër-lo-cu-loua-re [c m.].)
INTERLOPE, s. m. Navire marchand qui trafique en fraude dans les pays de la concession d'une compagnie de commerce, ou dans les colonies d'une autre nation que la sienne. ] Adj. des a g. Vaisseau interlope. ( In-tër-lo-pe. )
INTERLOQUER, v. a. ( Interloqui. ) Ordonner un interlocutoire. | Fam. , Embarrasser, étourdir, interdire. ( In-tër-loc-é [c m.].)
INTERMÈDE, s. m. ( Intermedius. ) Sorte de représentation et de divertissement, comme ballet, danse, chœur, etc., entre les actes d'une pièce de théâtre. | Substance au moyen de laquelle deux autres substances peuvent s'unir ou se décomposer. ( In-tërmè-de.)
INTERMÉDIAIRE, adj. des 2 g. ( Intermedius. ) Qui est entre deux, j Gages intermédiaires, se disait Des gages d'un office échus pendant la vacance. | Substant. masc. Passer d'une idée à une autre sans intermédiaire. \ Entremise, moyen, voie, et qqf. La personne entremise, interposée, etc. ( Intër-mé-di-è-re, )
INTERMÉDIAT, ATE. adj. (Intermedius.) Se dit D'un intervaUe de temps entre deux actions, entre deux termes. £e temps intermédiat. On dit plus ordinairement Le temps intermédiaire. \ Congrégation intermédiate. Assemblée qui se tient entre deux chapitres, soit généraux, soit provinciaux.] Subst. , Lettres d' intermédiat, Lettres que le roi accordait pour faire jouir des gages d'un office , depuis la mort du titulaire jusqu'à ce que le successeur fût pourvu et qu'il eut pris possession. ( In-tër-mé-di-at. ) ■•
INTERMINABLE, adj. des 2 g. ( Interminabilis. ) Qui ne saurait être terminé, qui dure très-longtemps. ( In-tër-mi-na-ble. )
INTERMISSION, s. f. ( Intermissio. ) Interruption , discontinuation. ( In-tër-mi-
INTERMITTENCE, s. f. Caractère, qualité de ce qui est intermittent. L'intermittence du, pouls, de la fièvre. \ Intermission. ( In-tër-mit-tan-se. )
INTERMITTENT, ENTE. adj. {Intermittere.) Qui discontinue, et reprend par intervalles. ! Pouls intermittent. Pouls dont
INT
les battements cessent par des intervalles inégaux. Fièvre intermittente , Fièvre qui cesse et qui reprend à des intervalles réglés. Type intermittent , Ordre suivant lequel les symptômes d'une maladie se montrent et disparaissent alternativement. ( Fontaine , source intermittente, Fontaine, source qui coule et qui s'arrête alternativement. ( Intër-mit-tan ; an-te. ) '
INTERMUSCULAIRE. adj. des 2 g. Qui est placé entre le5 muscles. ( In-tër-mus-cu • lè-re [c m.].)
INTERNE, adj. des 2 g. ( Internus. ) Qui est au dedans, qui appartient au dedans.] Élève interne , ou Interne , Élève qui habite dans le collège. ( In-tër-ne. )
INTERNONCE, s. m. ( Internuncius. ) Ministre chargé des affaires de Rome au défaut d'un nonce. ] Internonce autrichien, Ministre chargé des affaires de l'Autriche auprès du Grand Seigneur, en l'absence de l'ambassadeur autrichien. ( In-tër-non-se. )
INTEROSSEUX, EUSE. adj. Qui est placé entre les os. (In-tër-os-seû ; ze.)
INTERPELLATION, s. f. {Interpcllatio.) Sommation, demande, interrogation. (Intër-pël-la-sion.)
INTERPELLER, v. a. {Interpellare.) Requérir, sommer, j Se dit De la sommation de répondre, de s'expliquer sur la vérité ou la fausseté d'un fait, (In-tër-pël-lé.)
INTERPOLATEUR. s. m. {Interpolator.) Celui qui interpole. (In-tër-po-la-teur.)
INTERPOLATION, s. f ( Interpolatio. ) Action d'interpoler ; ou Le résultat de cette action. (In-tër-po-la-sion.)
INTERPOLER, v. a. [interpolare.) Inséra' par ignorance ou par fraude un mot, une phrase dans le texte d'un acte, d'un manuscrit. (In-tër-po-lé.)
INTERPOSER, v. a. ( Interpositum. ) Mettre une chose entre deux autres. ] Pron., Intervenir comme médiateur. ] Personne interposée , Donataire qu'on suppose n'avoir reçu une libéralité que pour la transmettre à une personne à laquelle le donateur n'aurait pu faire directement cet avantage. (Intër-po-zé.)
INTERPOSITION, s. f. ( Interpositio.
État, situation d'un corps interposé entre deux autres. ) Intervention. ) Interposition de personne , Libéralité faite à une personne interposée. (In-tër-po-zi-sion.)
INTERPRÉTATIF, IVE. adj. Qui interprète, qui explique, (In-tër-pré-ta-tif.)
INTERPRÉTATION, s. f. Explication d'une chose. Il prend tous les sens du verbe interpréter. (In-tër-pré-ta-sion.)
INTERPRÈTE, s. des 2 g. {Interpres.) Traducteur, celui qui rend les mots, les phrases d'une langue par les mots , par les phrases d'une autre langue. ] Truchement, celui qui traduit à une personne, d;ms la langue qu'elle parle, ce qui a été dit ou
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écrit par une autre dans une langue différente. I Celui qui fait connaître, qui éclaircit le sens d'un auteur, d'un discours. | Celui qui a charge de déclarer, de faire connaître les intentions , les volontés d'un autre. j Celui qui explique ce que présage qq. ch. j Fig., Les yeux sont les interprètes de L'âme, Les yeux servent à faire connaître les sentiments, les mouvements de l'âme. (In-tërprè-te.)
INTERPRÉTER, v. a. (Interpretari) Traduire d'une langue en une autre. | Expliquer ce qu'il y a d'obsciu" et d'ambigu daiis un écrit, dans une loi, dans un acte, etc. | Expliquer, deviner une chose par induction, ou Tirer d'une chose qq. induction, qq. présage, etc. | Interpréter une loi. En expliquer, en déterminer le sens par une loi supplémentaire. | Prendre un discours ou une action en bonne ou mauvaise part. ( Intër-pré-té.)
INTERRÈGNE, s. m. ( Interregnum. ) C'est, dans un royaume, soit héréditaire, soit électif. Un intervalle de temps pendant lequel il n'y a point de roi. | Se dit Des États gouvernés par d'autres que par des rois. (In-tër-rè-/ze [n m.].)
INTERROGANT. adj. ( Interrogans. ) Point interrogant , Point dont on se sert dans l'écriture pour marquer l'interrogation , et que l'on figure ainsi ( ? ). On dit plus ordin. Point d'interrogation. ( In-tërro-gan.)
INTERROGATEUR, TRICE. s. {Interrogator.) Celui , celle qui interroge. Synonyme &' Examinateur. (In-të-ro-ga-teur ; tri-se.)
INTERROGATIF, lYE. adj. {Interrogativus.) Qui sert à interroger, qui marque interrogation. (In-të-ro-ga-tif.)
INTERROGATION, s. f. (Interrogatio.) Question, demande qu'on fait à qqn. | Figure de rhétorique par laquelle on interroge. I Point d'interrogation. Point dont on se sert dans l'écriture pour marquer l'interrogation , et que l'on figure ainsi ( ? ).
INTERROGATOIRE, s. m. {Interrogatorius.) Se dit Des questions que fait un juge sur des faits civils ou criminels, et Des réponses que fait celui qui est interrogé. | Le procès-verbal qui contient les interrogations du juge et les réponses de l'accusé. (In-të-roga-toua-re.)
INTERROGER. {înterrogare.) Faire une question ou des questions à qqn. | Faire des questions à qqn., pour s'assurer qu'il a bien appris certaines choses, qu'il possède certaines connaissances, j Se dit , fig. , Des choses, Consulter, examiner. | Pron., S'examiner, se consulter. | V. récipr. Se faire mutuellement des questions. (In-të-ro-jé.)
INTERROMPRE, v. a. {Interrumpere.) Couper, rompre la continuité d'une chose ; ou Arrêter, empêclier, suspendre la continuation d'une chose. — Fig., Interrompre un dis-
INT
cours; Interrompre qqn: \ Fam., Sans vous interrompre , se dit Pour faire une sorte d'ex • cuse de ce qu'on interrompt le discours de qqn. | Interrompre la. possession, la prescription , la péremption , Empêcher qu'une possession, une prescription, une péremption ne continue. | Pron., Cesser de faire une chose. I Propos interrompu. Discours, conversation sans suite , sans liaison. Il y a un jeu de société auquel on donne aussi ce nom. I Épi interrompu. Épi qui est entrecoupé d'un ou de plusieurs espaces sans fleurs. (In-të-ron-pre.)
INTERRUPTEUR, s. m. {Interruptor.) Celui qui interrompt une personne qui parle. (In-të-rup-teur.)
INTERRUPTION, s. f. {Interruptio.) Action d'interrompre, ou État de ce qui est interrompu. | L'action d'interrompre une personne qui pai'le. | L'action d'interrompre le fil de son discours , pour se livrer à d'autres idées. (In-të-rup-sion.)
INTERSECTION, s. f. {Intersectio.) Point où deux lignes , deux plans , etc., se coupent l'un l'autre. (In-tër-sëc-sion.)
INTERSTICE, s. m. (Interstitium.) Intervalle de temps , déterminé par qq. loi , par qq. usage, etc. Temps que î'Eghse fait observer entre la réception de deux ordres sacrés. I Petit intervalle que les parties d'un corps laissent entre elles. (In-tër-sti-se.)
INTERVALLE, s. m. {Intervallum.) Distance d'un lieu ou d'un temps à un autre. ( La distance qu'il y a d'un son à un autre , en allant de l'aigu au grave ou du grave à l'aigu. (In-tër-va-le.)
INTERVENANT, ANTE. adj. et subst.
( Interveniens. ) Qui intervient. (In-tërve-nan.)
INTERVENIR, v. n. {Intervenire.) Prendre part à une chose , entrer dans une affaire par qq. intérêt que ce soit. | Demander d'être reçu dans une instance , dans un procès. I Se rendre médiateur dans une affaire. I Interposer son autorité, etc. j Se dit Des jugements qui se l'endent dans un procès , et de toutes les choses qui arrivent pendant la durée d'une affaire, etc. (In-tër-ve-nir.)
INTERVENTION, s. f. {Intervcntio.) Action par laquelle on intervient dans un acte, dans une affaire controversée, dans un pro ces, etc. I Intervention à protêt. Action d'un tiers qui intervient pour accepter une lettre de change lorsqu'elle est protestée faute d'acceptation. (In-tër-van-sion.)
INTERVERSION, s. f. {Interversio.) Renversement, dérangement d'ordre. (In-tërvër-sion.)
INTERVERTIR, v. a. (Intervertere.) Déranger, renverser. (In-tër-vër-tir.)
INTESTAT. (Intestatus.) Mourir, décède, infestât. Mourir sans avoir fait de testament. Hériter ab intestat. Hériter d'une personne qui n'a point fait de testament. ( In-tës-tat.)
INT
INTESTIN, INE. adj. {Intestinus.) Qui Pil interne, qui est dans le corps. | Se dit, fig., De guerres civiles. (In-tës-tin ; i-ne.)
INTESTIN, s. m. {Intestinum.) Boyau.
INITSTINAL, ALE, adj. Qui appartient aux intestins. (In-tës-ti-nal.)
INTIALA.TION. s. f. {Intimatio.) Acùon d'intimer, L'acte de procédure par lequel on intime. (In-ti-ma-sion.)
INTIME, adj. des 2 g. {Intimus.) Intéiieur et profond. Se dit De ce qui fait l'essence d'une chose, ou De ce qui lie étroitement certaines choses entre elles. | Se dit fig. en parlant D'amitié, d'attachement, de confiance réciproque. | Adj. et subst. , Qui a et pour qui l'on a une affection très-forte. | Qui existe au fond de l'àme.
INTIMEMENT, adv. Étroitement, fortement. I Avec une affection très -particulière et très-étroite. (In-ti-me-man.)
INTEMER. V. a. {Intimare.) Déclarer, faire savoir, signifier avec autorité. | Se dit, dans la pratique, en parlant D'une signification légale. I Appeler en justice, se dit D'une assignation pour procéder sur un appel. I Intimer un concile , Assigner le lieu et le temps auxquels un concile doit se tenir.
INTIMIDATION, s. f. Action d'intimider ; Menace faite dans le but d'intimider.
INTIMIDER. V. a. {In , timidus.) Donner de la crainte, de l'appréhension à qqn.
INTIMITÉ, s. f. Qualité de ce qui est intime. I Liaison intime.
INTITULER. V. a. {Intîtulare.) Donner un titre à un livre , à une comédie , à qq. ouATage d'esprit, [ Il se dit De la formule que l'on met en tète d'une loi, d'une ordonnance, d'un jugement, etc. | Pron., Se donner un titre.
Intitulé, s. m. L'intitulé d'un acte, d'un Higement , La formule usitée qui se met en tête d'un acte, d'un jugement.
INTOLÉRABLE, adj. des 2 g. {Intolerabilis.) Qu'on ne peut souffrir, supporter patiemment. 1 Qu'on ne peut tolérer.
INTOLÉRANCE, s. f. {Intolerantia.) Défaut de tolérance, disposition à violenter, à persécuter ceux avec lesquels on diffère d'opinions. (In-to-lé-ran-se.)
INTOLÉRANT, ANTE. adj. et subst.
[Intolerans.) Qui manque de tolérance, qui ue veut souffrir aucune autre opinion que la sienne.
INTOLÉRANTISME. s. m. Sentiment de ceux qui ne veulent souffrir aucune autre religion que la leur.
INTONATION, s. f. {Intonatum.) Action, manière d'attaquer une note , un son. | L'aclion de mettre un chant sur le ton dans lequel il doit être. | Se dit Des divers tons que l'on prend en parlant ou en lisant. (In-to-na-sion.)
INTRADOS, s. m. La partie intérieure et concave d'une voûte; ou Douelle intérieure.
INT
INTRADUISIBLE, adj. des 2 g. Qu'on ne peut traduire. (In-tra-dui-zi-ble.)
INTRAITABLE, adj. des % g. {Intractaùilis.) Rude, d'un commerce difficile, avec qui on ne peut traiter. | À qui on ne peut faire entendre raison sur quchiue chose. (In-trë-ta-ble.)
INTRANSITIF, FV^E. adj. Se dit Des verbes neutres, lesquels expriment des actions qui ne passent point hors du sujet. (In-tran-zi-tif.)
INTRANT. s. m. Nom que l'on donnait, dans l'université de Paris, à Celui qui était choisi par l'une des quatre nations pour élire le recteur. (In-tran.)
IN-TRENTE-DEUX. adj. et s. Se dit Du format où la feuille est pliée en trente -deux feuillets; et Des libres, des volumes qui ont ce format. (In-tran-te-deu.)
INTRÉPIDE, adj. des 2 g. (Intrepidus.) Qui ne craint point le péril. Se dit des personnes et de ce qui leur est propre. | Fam., se dit. D'une personne qui s'obstine à qq. ch. , qui n'est point rebutée par les désagréments, par les obstacles.
INTRÉPLDEMENT. adv. D'une manière intrépide. (In-tré-pi-de-man.)
INTRÉPIDITÉ, s. f. Courage, fermeté inébranlable dans le péril.
INTRIGANT, ANTE. adj. et subst. Qui se mêle de beaucoup d'intrigues.
INTRIGUE, s. f. Pratique secrète qu'on emploie pour faire réussir ou pour faire manquer une affaire, j Les différents incidents qui forment le nœud d'une pièce, j Comédie d'intrigue. Celle où l'auteur s'oecupe surtout d'intéresser et d'amuser par une action fortement intriguée et par la multiplicité et la variété des incidents. | Embarra* > incident fâcheux. Me 'voilà hors d'intrigue. Hn-trig-e. )
INTRIGUER. V. a. (Intricare.) Embarrasser, donner à penser. | Pron., Se donner beaucoup de peine et de soin , mettre divers moyens en usage pour faire réussir une affaire. I S'intriguer partout, Se fourrer partout , chercher à se donner de l'accès partout où l'on peut. (In-trig-é [g m.].)
INTRINSÈQUE, adj. des 2 g. {Intrinsecus^ Qui est intérieur et au dedans de qq. ch., qui lui est propre et essentiel. | Valeur intrinsèque, La valeur qu'ont les objets indépendamment de toute convention. | La valeur des pièces de monnaie par rapport à leur poids. (In-trin-sèc-e.)
INTRINSÈQUEMENT, adv. D'une manière intrinsèque. (In-trin-sèc-e-man.)
INTRODUCTEUR, TRICE. s. Celui, celle qui introduit. | Introducteur des ambassadeurs. Celui dont la fonction est de conduire les ambassadeurs et les princes étrangers à l'audience du roi. ( — tri-se.)
INTRODUCTIF, lYE. adj. Qui sert de commencement à une procédure.
57B , INt
INTRODUCTION, s. f. {Introductio.) Action d'introduire qqn. | Fig., Ce qui sert comme d'entrée, d'acheminement, de préparation à une science , à une étude. , etc. | Espèce de discours préliminaire qu'on met à la tête d'un ouvrage. | L'action d'introduire, de faire entrer une chose dans une autre. | L'introduction d'une instance , Le commencement d'une procédure à qq. tribunal.
(In-tro-duc-sion.)
INTRODUIRE, v. a. {Introducere.) Faire entrer, conduire qqn. dans un lieu. | Faire admettre dans un lieu, dans une société, auprès de qqn., etc. j Faire paraître, faire figurer un personnage dans un dialogue, dans une pièce de théâtre, etc. | Faire entrer une chose dans une autre. | Fig. , se dit Des choses qu'on établit, qu'on fait adopter, ou De celles qui sont amenées par certaines circonstances.
INTROÏT, s. f. {Introitus.) Prières que le prêtre dit à la messe quand il est monté à l'autel , et qui sont chantées par le chœur au conunencement des grandes messes. (In-tro-it.)
INTROMISSION, s. f. {Intromissio.) Action par laquelle un corps, soit solide, soit fluide, s'introduit ou est introduit dans un autre. (In-tro-mi-sion.)
INTRONISATION, s. f. Action gar laquelle on intronise. (In-tro-ni-za-sion.)
INTRONISER, v. a. Se dit De la cérémonie qui se fait en plaçant un évêque sur son siège épiscopal, lorsqu'il prend possession de son église. (In-tro-ni-ze.)
INTROUTABLE, adj. des 2 g. Qu'on ne peut trouver. Fam.
INTRUS, USE. part, du v. inusité Intrure. (^Intrusus.) Introduit, établi par force, par ruse, ou contre le droit, et sans titre, dans qq. dignité ecclésiastique. ] Se dit D'une personne qtii, sans droit, et sans être légitimement appelée, s'est introduite dans qq. charge, etc. | Adj. et subst., Un évéque intrus, I Fam,, Cest un intrus. Celui qui s'introduit qq. part sans avoir quahté pour y être admis. (In-tru; ze.)
INTRUSION, s. f. Action par laquelle on s'introduit, contre le droit ou la forme, dans qq. dignité ecclésiastique, dans qq. charge, dans qq, compagnie, etc. (In-tru-* zion.)
INTUITIF, ITE. adj. Se dit De la vision, de la connaissance claire et certaine d'une chose,
INTUITION, s. f. {Intuitiis.) Yision in tuitive, I La vision de Dieu telle que les bien heiu-eux l'ont dans le ciel, j Vérité d'intuition, Térité frappante et qui se manifeste d'elle-même à l'intelligence. (In-tu-i-sion.)
iNTUiriYEMENT. adv. D'une vision intuitive. (In-tu-i-ti-ve-man.)
INTUMESCENCE, s. f. {Intumescere,) Action par laquelle un€ chose s'enfle. (Intu-mës-san-se.)
INV
INTUSSUSGEPTION. s. f. {întus, siu, ceptio.) Introduction d'un suc ou d'une matière qq. dans un corps organisé. (In-tus-sussëp-sion,)
INUSITÉ, ÉE. adj. (Inusiiatus.) Qui n'est point usité. (I-nu-zi-té.)
INUTILE, adj. des 2 g. {Inutllis.) Qui n'apporte aucun profit, aucun avantage; qui n'est ou ne peut être d'aucune ulihté, qui ne sert à rien | Dont on ne se sert pas. I Laisser qqn. inutile. Ne pas employer ses talents.
INUTILEMENT, adv. Sans utilité, en vain. (I-nu-ti-le-man.)
INUTILITÉ, s. f. ( Inutilitas. ) Manque d'utilité. I Défaut d'emploi ou d'occasion de servir. | Chose inutile, chose superflue.
INYAINCU, UE. adj. {Invictus.) Qui n'a jamais été vaincu. Poét. (In-vin-cu [cm.].)
INVALIDE, adj. des 2 g. et subst. {Invalîdus.) Infirme, qui ne saurait travailler ni gagner sa vie. | Se dit Des gens de guerre que l'âge ou leurs blessures ont rendus incapables de servir. | Au plur.. L'hôtel des Invalides. | Qui n'a point les conditions requises par les lois pour produire son effet.
INVALIDEMENT. adv. D'une manière invalide, nulle, sans force, sans effet. ( Inva-li-de-man.)
INVALIDER. V. a. Rendre nul ; déclarer, rendre invalide.
INVALIDITÉ, s.^ f. Manque de validité.
INVARIAJBILnÉ. s. f; Qualité de ce qui est invariable.
INVARLABLE. adj. des 2 g. Qui ne change point. | Se dit Des mots dont la terminaison n'éprouve jamais de changement.
INVARIABLEMENT, adv. D'une manière invariable. (In-va-ria-ble-man.)
INVASION, s. f. {Invasio.) Irruption faite dans le dessein de piller un pays ou de s'en emparer. | Fig, , L'invasion du mauvais goût. I Début d'une maladie, symptômes par lesquels elle se déclare. ( Inva-zion,)
INVECTIVE, s. f. {Invectivas.) Discours amer et violent, expression injurieuse contre qq. personne ou contre qq. chose. (Invëc-ti-ve.)
INVECTIVER. V. n. Dire des invectives.
(In-vëc-ti-vé.)
INVENDABLE, adj. des 2 g. {Invendihilis. ) Qu'on ne peut vendre. ( In-vanda-ble.)
INVENDU, UE. adj. {Invenditus.) Qui n'a pas été vendu. (In-van-du.)
INVENTAIRE, s. m, ( Inventarium. ) Rôle, mémoire, état, catalogue dans lequel sont énumérés et décrits , article par article , les biens, meubles, titres, papiers d'une personne, d'une maison. | Bénéfice d'uf
INV
ventaire , La faculté accordée à un liérif ior de ne payer les délies de la succession que jusqu'à concurrence de ce qui est porté dans l'inventaire. | Inventaire de production , se disait De l'état contenant l'énumération et la description des pièces produites dans un procès, et les conclusions de la partie qui les produisait, | Yente de meubles inventoriés par un officier ministériel. On dit Encan. (In-van-tè-re.) (Yi.)
INVENTER. V. a. {Inventum.) Trouver qq. ch. de nouveau, d'ingénieux, par la force de son esprit, de son imagination. | Supposer, controuver. (In-van-té.)
INVENTEUR , TRICE. s. ( Imentor ; trix.) Celui, celle qui a inventé. (In-vanteur ; tri-se.)
INVENTIF, IVE. adj. Qui a le génie, le talent d'inventer, (In-van-tif.)
INVENTION, s. f. (Inventio.) Faculté d'inventer , disposition de l'esprit à inventer. I L'action d'inventer; La chose inventée. | La recherche et le choix des arguments que l'on doit employer, des idées que le sujet fournit, dont on peut faire usage. | La découverte de certaines reliques ; La fête que l'Église célèbre en mémoire de cette découverte. (In-van-sion.)
INVENTORIER, v. a. Dresser l'inventaire de certaines choses, ou Mettre dans un inventaire, (In-van-to-rié,)
INVERSABLE, adj, des 2 g, {Inversum.) Qui ne peut verser. (In-vër-sa-ble.)
INVERSE, adj. des 2 g. {Inversus.) Opposé, renversé, par rapport à l'ordre, au sens , à la direction actuelle ou naturelle des choses. J Subst., Faii-e f inverse , Reprendre une opération, mais dans l'ordre, dans le sens , dans la direction inverse. Fam., Faire le contraire de ce qu'on attendait, de ce qui était prescrit. | Adj. et subst. fém. Proposition, théorème, problème dont les termes sont dans un ordre inverse par rapport à ceux d'une autre proposition , etc. I L'état actuel ou la loi de variation d'une chose qui augmente ou qui diminue, à mesure qu'une autre dont elle dépendait, qui lui est comparée, diminue ou augmente.
In-vër-se.)
INVERSION, s. f. Transposition, changement de l'ordre dans lequel les mots sont ordinairement rangés dans le discours. | Formation en bataille par les principes contraires aux principes généraux. (In -version.)
INVERTÉBRÉ , ÉE, adj. Se dit Des animaux qui n'ont point de colonne vertébrale, j Subst, masc, La classe des invertébrés. (In-vër-té-bré.)
INVESTIGATEUR , TRICE. s, {Investigator.) Celui, celle qui fait des recherches suivies sur qq. oljjet. | Adj. Se dit en parlant De toute sorte d'examen , de reoherck*^ '
INV
faite avec ardeur et persévérance. (In-vesti-ga-teur ; tri-se.)
INVESTIGATION, s. f. {Investigatio) Recherche suivie sur qq. objet. | L'investi galion du thème, La recherche analytique du radical d'un verbe. (In-vës-ti-ga-sion.)
INVESTIR, v. a. {Investire.) Donner ou ratifier, avec de certaines formalités , le titri d'un fief ou d'une dignité ecclésiastique e: la faculté de le posséder. | Revêtir, mettr* en possession d'un pouvoir, d'une autorité. I Cerner, entourer avec des troupes un« place de guerre, etc. ; environner de gardai une maison, de manière à empêcher l'entrée et la sortie. (In-vës-tir.)
INVESTISSEMENT, s. m. Action d'irkvestir une place, une ville, etc. (In-vësti-se-man.)
INVESTITURE, s. f. {Investitus.) Acte par lequel on investit qqn. d'un fief ou d'une dijgnité ecclésiastique. (In-vës-ti-tu-re.^
INVETÉRER (S'), v. pron. (Inveterare.) Devenir ancien. Se dit Des maladies, des mauvaises coutumes, des préjugés, det haines, etc., qui persistent, que l'on garde longtemps.
INVINCIBLE, adj. des 2 g. {Invincibilis.) Qu'on ne saurait vaincre, I Qu'on ne peu^ surmonter, faire céder ; qui est irrésistible plus fort que la volonté. | Auquel il n'y a point de bonne réplique. | Ignorance invincible , L'ignorance des choses dont il es* impossible qu'une personne ait eu connaissance. (In-vin-si-ble.)
INVINCIBLEMENT, adv. D'une manière invincible. (In-\in-si-ble-man.)
INVIOLABILITÉ, s. f. Qualité de ce qiL est imiolable.
INVIOLABLE, adj. des 2 g. (Inviolabilis.) Qu'on ne doit jamais violer , auquel on ne doit jamais attenter. | Qu'on ne viole point, qu'on n'enfreint jamais.
INVIOLABLEMENT. adv. D'une manière inviolable. ^In-vio-la-ble-man.)
INVISIBILITE s. f. {Invisibilitas.) État de ce qui est invisible (In-vi-zi-bi-li-té.)
INVISIBLE, adj. des 2 g. {Invisibilis .) Qu'on ne peut voir, qui échappe à la vue par sa nature, par sa petitesse, par sa position, ou seulement à cause de la distance. Fig., Qui ne se laisse point voir, qui se cache , ou que l'on ne saurait trouver. | Devenir invisible, Disparaître subitement, sans que personne s'en aperçoive. (In-A-izi-ble.)
INVISIBLEMENT. adv. D'une manière invisible. (In-vi-zi-ble-man. )
INVITATION, s. f. ( Invitatio. ) Action d'inviter. ( In-vi-ta-sion. )
INVTTATOIRE, s, m, (Invitatorius.) L'antienne qui se chante avec le F'efiite ep^ultemus. ( In-vi-ta-toua-re, )
INVITER. V. a. {Invitare.) Convier, prier de se trouver, de se rendre qq. part,
IPE
d'assister à. | Engager, exciter à qq. ch. porter à. 1 Se dit, iig., Des choses. | Pron. et fam., se dit D'une personne qui vient d'elle-même qq. part sans y avoir été conviée. I IwviTÉ, ÉE. subst. Quel est le nombre des invités ?
INVOCATION, s. f. {Invocatio.) Action d'invoqpier. | Cette église est sous l'invocation de la sainte Vierge, etc., Est dédiée à la sainte Yierge, etc. | En poés., Prière que le poëte adresse à une muse, à un génie, à qq. divinité , pour lui demander son secours. ( In-vo-ca-sion. )
INTOLONTAIRE. adj. des 2 g. ( Involuntarius. ) Qui se fait sans le concours , sans le consentement de la volonté. ( In-voion-tè-re. )
INyOLONTAIREMENT. adv. Sans le vouloir. ( In-vo-lon-tè-re-man. )
INYOLUCRE. s. m. {Involucre.) Assemblage de bractées ou de feuilles florales qui entourent la base commune de plusieurs pédoncules, ou qui enveloppent plusiem-s fleurs comme une sorte de calice.
INVOLUTION. s. f. {Jnvolutio. ) Assemblage d'embarras , de difficultés. ( In-vo-lusion. )
INVOQUER, v. a. ( Invocare. ) Appeler à son secours , à son aide, j Invoquer le nom de Dieu, du Seigneur, L'adorer et faire un acte de religion. | Fig., Citer en sa faveur, en appeler à. (In-voc-é [c m.]. )
INVRAISEMBLABLE, adj. des 2 g. ( S se prononce fortement dans ce mot et dans le suivant.) Qui n'est pas vraisemblable. ( In-vrë-san-bla-ble. )
INVRAISEMBLANCE, s. f. Défaut de vraisemblance. | Se dit Des choses invraisemblables que contient une pièce de théâtre, un roman, etc. ( In-vrë-san-blan-se. )
INVULNÉRABLE, adj. des 2 g. {Invulnerabilis. ) Qui ne peut être blessé.
IODE. s. m. Substance simple, lamelleuse, d'un gris bleuâtre et d'un éclat métallique, volatile à une température un peu élevée , et qui , lorsqu'on la ehauffe , répand une vapeur violette.
IONIEN, lENNE. adj. {lonius.) Synonyme à' Ionique. Le dialecte ionien , ou , suhât.. L'ionien. ( lo-ni-in ; i-ëne.)
IONIQUE, adj. des 2 g. ( lonicus. ) Qui appartient, qui est particulier à l'ancienne lonie ; ou Qui est imité des Ioniens. ( lonic-e. )
IOTA. s. m. ( Iota. ) La 9^ lettre de l'alphabet grec, et dont la figure est la plus «impie de toutes. | Fig. et fam.. Pas la moindre chose, rien.
lOTACISME. s. m. (lotacismus.) Emploi fréquent du son / dans les mots d'une langue. ( lo-ta-sis-me. )
IPÉCACUANA. s. m. {Ipécacuanha, pér.) Petite racine brune ou grise, noueuse, inodore, d'une saveur acre et nauséabonde, qui
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nous est apportée d'Amérique, et qu'on emploie en médecine.
IPSO FACTO. Expr. adv. prise .lu lat. , qui se dit De tout ce qui suit infailliblement et immédiatement de quelque fait.
IRASCIBLE, adj. des 2 g. ( Irascihilis. ) Qui s'emporte facilement, qui est prompt à se mettre en colère | Irascible. Did.L'a/Tpetit irascible , la partie irascible , la faculté irascible, La faculté par laquelle l'âme se porte à surmonter les difficultés qu'elle rencontre dans la poursuite du bien ou dans la fuite du mal. ( I-ras-si-ble. )
IRATO (AB). Loc. lat. qui signifie Par un homme en colère. ( A-bi-ra-to. )
IRE. s. f. {Ira. ) Courroux , colère. ( Vi. )
IRIS. s. m. ( Iris. ) Météore qu"on appelle vulgairement l'Arc -en -ciel, j Se dit Des couleurs qui paraissent autour des objets quand on les regarde avec une lunette. | Pierre d'iris, ou Iris, Pierre dans laquelle on voit les couleurs de l'arc-en-ciel. | Cette partie colorée de l'œil qui environne la prunelle , et qui présente qqf. des nuances circulah-es et concentriques. | Genre fort nombreux de plantes monocotylédones. | Fert d'iris , ou Iris , Couleur qui sert pour la miniature et pour la gouache , et qui est faite avec de la chaux et des pétales d'iris d'Allei magne. | Poudre d'iris, ou 7m, Poudre de senteur faite de la racine d'iris.
IRISÉ, ÉE. adj. Qui présente les couleurs de l'arc-en-ciel. ( I-ri-zé. )
IRONIE, s. f. ( Ironia. ) Figure de rhétorique par laquelle on dit le contraire de ce qu'on veut faire entendre,
IRONIQLTE. adj. des 2 g. ( Ironice. ) Où il V a de l'ironie. ( I-ro-nic-e. )
"IRONIQUEMENT, adv. D'une manière ironique, par ironie. ( I-ro-nic-e-man. )
IROQUOIS. s. m. Nom de nation. | Fig. et fam., Une personne dont les actions et la conduite sont bizarres, conti-aires au bon sens ou aux usages. ( I-ro-coua. )
IRRACHETABLE. adj. des 2 g. Qu'on ne peut racheter. ( Ii--ra-che-ta-ble. )
IRRADIATION, s. f. Émission des rayons d'un corps lumineux. L'espèce d'effusion que l'on suppose opérée dans les images des corps lumineux, et par laquelle leur diamètre apparent se trouve agrandi au-delà de la réalité. | Tout mouvement qui se fait de l'intérieur à l'extérieur, dans un corps organisé. ( Ir-ra-di-a-sion. )
IRRADIER. V. n. [irradiare.) Diverger, se développer, s'étendre de l'intérieur à l'extérieur, ou d'un point quelconque vers les parties environnantes. ( Ir-ra-di-é. )
IRRAISONNABLE, adj. des 2 g. ( Irrationabilis. ) Qui n'est pas doué de raison. ( Ir-rë-zo-na-ble. )
IRRATIONNEL, ELLE. adj. ( Irraiionalis. ) Se dit Des quantités qui n'ont aucune conmiune mesure avec l'unité, c'est-à-dire
IRR
qui ne peuvent être représentées ni par des nombres entiers ni par des JÈractions. ( Ir-
ra-sio-nël ; ë-le. )
IRRÉCONCILIABLE, adj. des 2 g. Qu'on ne peut réconcilier. ( Ir-ré-con-si-li-a-ble. )
IRRÉCONCLLLIBLEMENT. adv. D'une nianière irréconciliable. ( Ir-ré-con-si-li-able-man. )
IRRÉCUSABLE- adj. des 2 g. {Irrécutabilis. ) Qui ne peut être récusé. ( Ir-ré-cula-ble [c m,].)
IRRÉDUCTIBILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est irréductible.
IRRÉDUCTIBLE, adj. des 2 g. Se dit D'un oxide métallique qu'on ne peut ramener à l'état de métal. | Se dit Des luxations, des fractures, des hernies qui ne peuvent être réduites. | Se dit , en algèbre , De ce qui ne peut être réduit sous une autre forme plus simple.
IRRÉFLÉCHI, lE. adj. Qui n'est point réfléchi . qui est ou se fait sans réflexion.
IRRÉPLEXION. s. f. Défaut, manque de réflexion. ( Ir-ré-flëc-sion. ) j.
IRRFJFORJVIABLE, adj. des '2 g. {Irreformabilh. ) Qui ne peut être réformé.
IRRÉFRAGABLE, adj. des 2 g. {Refrag'ari. ) Qu'on ne peut contredii'e , qu'on ne peut récuser.
LEIRÉGI'LARITÉ. s. f. ( Irregidaritas. ) Manque de régularité. | L'état où est un clerc, un prêtre irrégulier, [g m.].
IRRÉGULIER, 1ÈRE. adj. Qui n'est point selon les règles, qui ne suit point les règles. I Se dit De ce qui n'est pas symétrique ou uniforme. | Vers irréguUers ou libres , Ceux où l'on ne s'assujettit point à une marche régulière , soit pour la mesure des vers , soit pour la disposition des rimes, I Fleur, corolle irrégulière. Celle dont les divisions ou les pétales ne sont point semblables. I Qui ne sait ou qui ne peut s'asstijettir aux règles. | Se dit De celui qui, après avoir reçu les ordres ecclésiastiques , devient incapable d'en exercer les fonctions, pour avoir encouru les censures. ( Ir-régu-Ué [g m.].)
IRRÉGULIÈREMENT, adv. D'une façon irrégubère. (Ir-ré-gu-liè-re-man [g m.].)
mUÉLIGIEUSEMENT. adv. Avec irréligion. ( Ir-ré-li-jieu-ze-man. )
IRRÉLIGIEUTC, EUSE. adj. {Irreligiosus.) Qui ne respecte pas la rebgior qui l'offense pai* sa conduite, par ses discours, par ses écrits. | Se dit Des choses qui blessent le respect dû à la rebgiou. ( Ir-ré-lijieu; ze.)
IRRÉLIGION, s. f. ( Irreligio. ) Manque de religion. ( Ir-ré-li-jion. )
IRRÉMÉDIABLE, adj. des 2 g. ( Irremediahilis. ) A quoi on ne peut remédier,
IRRÉjVUSSIBLE, adj. des 2 g. ( Irremissibilis. ) Qui n'est pas pardonnzible , qui ne mérite point de pardon , de rémission.
IRR 58 1
IRRÉMISSIBLEMENT. adv. Sans rémission , sans miséricorde. ( Ir-ré-mis-si-bleman. )
niRÉPARABLE. adj. des 2 g. ( Irrepa-
rubilis. ) Qui ne peut être réparé.
IRRÉPARABLEMENT, adv. D'une manière irréparable. ( Ir-ré-pa-ra-ble-man, )
IRRÉPRÉHENSIBLE, adj. des 2 g, ( Irrepre/iensibilis, ) Qu'on ne saurait blâmer , reprendre. ( Ir-ré-iiré-an-si-ble. )
IRRÉPROCHABLE, adj. des 2 g. Qui ne mérite point de reproche, à qui on n'en peut faire aucun. | Témoin irréprochable , Témoin contre lequel on ne peut alléguer aucune cause de récusation.
IRRÉPROCHABLEMENT, adv. D'une usinière irréprochable. (Ir-ré-pro-cha-bleman. )
IRRÉSISTIBLE, adj. des 2 g. À quoi oii ne peut résister. ( Ir-ré-zis-ti-ble. )
IRRÉSISTIBLEMENT, adv. D'une manière inésistible. ( Ir-ré-zis-ti-ble-man, )
IRRÉSOLU, UE. adj. ( Irresolutiis. ) Qui a peine à se résoudre , à se déterminer, ( Irré-zo-lu. )
IRRÉSOLUMENT. adv. D'une manière irrésolue , incertaine. ( Ir-ré-zo-lu-man, )
IRRÉSOLUTION, s. f. Incertitude, état de celui qui demeure irrésolu , qui ne prend point de résolution. ( Ir-ré-zo-lu-sion. )
IRRESPECTUEUX , EUSE. adj. Qui manque au respect, ou Qui blesse le respect. ( Ir-rës-pëc-tu-eu ; ze. )
IRREVÈREMINIENT. adv. Avec irrévé rence. Il est peu usité, ( Ir-ré-vé-ra-man, )
IRRÉTÉRENCE. s. f. {Irreverentia.) Manque de respect, de révérence. | Se dit Des actions , des paroles irrévérentes, ( Irré-vé-ran-se, )
IRRÉYÉRENT, ENTE, adj, {Irreverens. ) Qui est contre le respect , contre la révérence qu'on doit. Se dit De la religion et des choses saintes. (Ir-ré-vé-ran; an-te.)
ERRÉTOCABILirÉ. s. f. Qualité de ce qui est irrévocable.
IRRÉVOCABLE, adj. des 2 g. ( Irreiocabilis.) Qui ne peut être révoqué.
IRRÉYOCABLEMENT, adv. D'une manière irrévocable. ( Ir-ré-vo-ca-ble-man. )
IRRIGAnON. s. f. ( Irrigatlo. ) Airosemeut des prés, des terres, par des ri^ goles ou saignées qui amènent l'eau d'une rivière , d'un ruisseau , etc. ( Ir-ri-g^ sion. )
niRITABILIIÉ. s. f, \lrritabilitas.) Quahté de ce qui est irritable,
IRRITABLE, adj. des 2 g. ( Irritabilis. ) Susceptible d'irritation, de contraction. ( Se dit De la disposition à éprouver trèsvivement les impressions qu'on reçoit. | Susceptible, qui se pique, s'irrite facilement.
IRRITANT, ANTHE. adj. Qui casse, qui annuUe. Condition, clause irritante. Condition, clause tellement essentielle à la vali-
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dite d'un acte, que l'acte serait nul si elle n'était pas remplie. | Décret irritant. Les clauses, insérées dans les bulles de la cour de Rome, dont l'inexécution fait perdre la grâce et emporte nullité.
IRRITANT, ANTE. adj. Se dit Des médicaments qui déterminent une irritation en qq. partie du corps. | Subs. masc. Le sel est un irritant.
IRRITATION, s. f. ( Irritatio. ) Action de ce qui irrite les membranes, les organes, les nerfs , etc. ; ou L'état qui résulte de cette action. | Fig., Agitation, effervescence violente de l'esprit. ( Ir-ri-ta-sion. )
IRRITER. V. a. {Irritare.) Mettre en colère. | Fig., Augmenter, exciter, rendre plus fort, plus violent. | Se dit De ce qui détermine de la douleur, de la chaleur et de la tension dans un organe, dans un tissu quelconque. | Se dit D'une simple excitation des membranes, des nerfs, etc. I Fig. La mer s'irrite , La mer s'agite. | Irrité, ÉK. part. Fig. et poét., Courroucé, en parlant Des choses inanimées.
IRROTATION, s. f. ( Irrotatum. ) Action d'exposer à la rosée ou à un arrosement. ( Ir-ro-ta-sion. )
IRRUPTION, s. f. (Irruptio.) Entrée soudaine et imprévue des ennemis dans un pays, ordinairement accompagnée de dégât et de ravage. ( Débordement , envahissement de la mer , d'un fleuve , sur les terres. ( Irrup-sion. )
ISABELLE, adj. des 2 g. et subst. mas. Qui est de couleur mitoyenne entre le blanc et le jaune, mais dans lequel le jaune domine. ( I-za-bë-le. )
ISCHION, s. m. ( Ischium. ) Nom qu'on donne à un des trois os qui forment les os innominés. (Isc-i-on [c m.J.)
ISCHURÉTIQUE. adj. des 2 g. Se dit Des remèdes propres à guérir l'ischurie. (Is-cu-ré-tic-e [c m.].)
ISCHURIE. s. f. {Ischouria, gr. ) Rétention d'urine complète. ( Is-cu-rie [c m.],)
ISIAQUE. adj. ( Isiacusl ) Qui appartient à Isis , divinité égyptienne. ( I-zi-ac-e. )
ISLAIMISME. s. m. ( Islam, ar. ) Nom que l'on donne qqf. au mahométisme. | Se dit aussi relativement Aux pays mahométans, dans le même sens que Chrétienté par rapport aux pays chrétiens. '
ISOCÈLE, adj. des 2 g. (Isoskelés, gr. ) Se dit D'un triangle qui a deux côtés égaux entre eux. ( I-zo-sè-le. )
ISOCHRONE, adj. des 2 g. ( Isos, chronos, gr.) Se dit Des mouvements qui se font en temps égaux. ( I-zo-cro-ne. )
ISOCHRONISME. s. m. Égalité de durée dans les mouvements d'un corps. ( I-zo-cronis-me. )
ISOLATION, s. f. Action d'isoler le corps que l'on veut électriser. ( I-zo-la-sion. )
ISOLEMENT, s. m. État d'une personne