‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 343 sur 712 · JAR · texte numérisé non relu

JAR

qui a le goûl de la mie de pain frais. ( Jac-

ié [c m.].)

JARDIN, s. m. ( Garten , ail. ) Lieu découvert, ordinairement fermé de murailles,

de fossés, de haies, et joignant les maisons, dans lequel on cultive des légumes , des fleurs , des arbres, etc. j Fig. et fam.. Jeter une pierre, des pierres dans le jardin de qqn., Mêler dans un discours des paroles qui attaquent qqn. indirectement. | Pays fertile et dont la culture est très-variée.

JARDINAGE, s. m. L'art de cultiver les jardins, ou Le travail que l'on fait aux jardins. ] Les parties d'un terrain qui sont cultivées en jardins. [ Les plantes potagères que le jardin produit. ( Jar-di-na-je.)

JARDINER».. V. n. Travailler au jardin, surtout par passe-temps. Fam.

JARDINTIT. s. m. Petit jardin. (Jardi-në.}

JARDINEUSE. adj. f. Se dit Des émeraudes qui ont qq. ch. de sombre et de peu net. .' Jar-di-nea-ze.^

J-ÀRDINIER. 1ERE. s. Celui, celle dont le métier est de travailler aux jardins, ou qui cultive un jai'din pour en vendre les produits. I Celui qui entend bien l'ordonnance, la culture, l'embellissement des jardins, et qui en donne les dessins. (Yi.) | Jardi:îière, fém., Meuble d'ornement qui supporte une caisse dans laquelle on cultive des fleurs. — Mets composé de diverses sortes de légumes , principalement de navets et de carottes. — Petite broderie de fil, faite au bord d'une manchette de chemise , etc. (Jar-di-nié.)

JARDONS, s. m. pi. Tumeurs calleuses qui viennent aux jambes d'un cheval, et qui sont placées en dehors du jarret, au heu que l'éparvin est en dedans. (Jar-don.)

JARGON, s. m. Langage conompu. {Gerigonza , esp.) | Se dit, par mépris, Des langues étrangères qu'on n'entend pas. j Le langage particuher que certaines gens adoptent, Fam.

JARGON, s. m. Espèce de diamant jaune

JARGONNER. V. n. et a. {Gerigcnzar , esp. ; Parler un langage barbare, corrompu, non intelligible. (Jar-go-né.)

JARRE, s. f. Grand vaisseau de terre vernissé dans lequel on met de l'eau, pour la conserver , particulièrement sur les navires. I Se dit Des fontaines de terre cuite dont on se sert dans les maisons. (Ja-re.)

JARRET, s. m. La partie du corps humain qui est derrière le genou , et qui lui est opposée. I Se dit De l'endroit où se plie la jambe de derrière des animaux à quatre pieds. I Etre ferme sur ses jarrets , Faire bonne contenance. ' Espèce de sailhe ou de bosse qui est une défectuosité. (Ja-rë.)

J ARRETE, ÉE. adj. Se dit De tout quadrupède qui a les jambes de derrière tournées en dedans, et si peu ouvertes, que le5 deux jarrets se touchent presque en mar-

JAIJ

chant. I Se dit en archit. D'une surface qui a un jarret. (Ja-re-té.)

JARRETIÈRE, s. f. Sorte de ruban , de courroie, de tissu dont on lie ses bas audessus ou au-dessous du genou. ( // ne lui va pas à la jarretière. Il a bien moins de mérite, de capacité, de science que lui. (Ja-retiè-re.)

JARS. s. m. Le mâle de l'oie. | Pop. , Il entend h jars ^ Il est fin, on ne lui en fait pas accroire aisément. (Jar.)

JAS. s. m. Assemblage de deux pièces de bois qui sont ajustées par le milieu à l'extrémité de la verge d'une ancre, et qui servent, lorsqu'on jette l'ancre, à la tenir placée de manière qu'une de ses pattes ou becs morde sur le fond. On dit aussi Jouail. (Ja.)

JASER. V. n. Causer, babiller. V. Pie.

Dire et révéler ({C[. ch. qu'on devait tenir secret. [ Se dit Des geais et de qq. autres oiseaux, particulièrement des pies, des perroquets , des merles qui parlent. | Jaser comme une pie, comme une pie borgne. Parler beaucoup , babiller. (Ja-zé.)

JASERIE. s. f. Babil, caquet. Fam. (Jaze-rie.)

JASEUR, ETJSE. s. Causeur, babillard.

I Celui qui est sujet à redire ce qu'il entend. Fam. (Ja-zeur; eu-ze.)

JASMIN", s. m. (Jelseminum.) Arbuste sarmenteux dont on connaît plusieurs espèces, et qui produit des fleurs odoriférantes. I Les fleurs de cette plante.

JASPE, s. m. (laspis.) Pierre dure et opaque de la nature de l'agate.

JASPER. V. a. Bigarrer de diverses couleurs , en imitant le jaspe. | Jaspé , ée. part. Peint et bigarré , naturellement ou par art , d'une manière qui imite le jaspe.

JASPURE, s. f. Action de jasper, ou Le résultat de cette action.

JATTE, s. f. {Gabatœ.) Espèce de vase de bois, de faïence, etc., qui est rond, tout d'une pièce , et sans rebord. | Fam., Cul-dejatte , Personne estropiée qui ne peut faire usage ni de ses jambes ni de ses cuisses pour marcher. (Ja-te.)

JATTÉE. s. f. Plein une jatte. (Ja-tée.)

JAUGE, s. f. {Gagga, b. 1.) La juste mesure q^e doit avoir un vaisseau fait pour contenir qq. liqueur ou du grain. | Cette verge de bois ou de fer avec laquelle on mesure la capacité des futaiUes. | FutaiUe qui sert d'échantillon, d'étalon pour ajuster et échantillonner les autres. | Boîte percée de plusieurs trous qui sert aux fontainiers à mesurer la quantité d'eaiji fournie par une source. | Se dit De divers instruments qui servent à prendre des mesures. (Jô-je.)

JAUGEAGE, s. m. Action de jauger. [ Le Jroit que prennent les jaugeurs. (Jô-ja-je.)

JAUGER. V. a. Mesurer un tonneau , un

JE

vase, pour voir s'il est de la mesure dont il doit être. | Mesurer un navire pour en connaître la capacité. (Jô-jé.)

JAUGEUR. s. m. Celui dont l'emploi est de jauger. (Jô-jeur.)

JAUNÂTRE, adj. des 2 g. Qui tire sur le jaune. (Jô-nâ-tre.)

JAUNE, adj. des 2 g. {Galbinus.) Qui est de couleur d'or, de citron, de safran. | Fam., Être jaune comme un coing, comme souci, comme safran , Avoir le teint fort jaune. | Faire pajer à qqn. son bec jaune (pron. Béjone), Lui faire payer sa bienvenue. | Fièvre jaune , ou Typhus d'Amérique , Affection aiguë très-grave, dans le cours de laquelle la peau et les tissus blancs se teignent ordinairement en jaune. | Subst. masc, La couleur jaune. | Se dit De certaines matières qui ont une couleur jaune , et qui servent à teindre ou à colorer en jaune. | Jaujie d'œuf. Cette partie de l'intérieur de l'œuf qui est jaune. (Jô-ne.)

JAUNIR. V. a. Rendre jaune, peindre ou teindre en jaune. | Devenir jaune. (Jô-nir.) JAUNISSANT, ANTE. adj. Qui jaunit.

(Jô-ni-san.)

JAUNISSE, s. f. Maladie qui jaunit la peau , et qu'on peut attribuer à la présence de la bile dans le sang. Les médecins la nomment Ictère. (Jô-ni-se.)

JAVART. s. m. {Clavardus) Tumeur dure et douloureuse qui vient au bas de la jambe des chevaux , et qui est analogue à celle que, dans l'homme , on appelle Clou ou Furoncle. (Ja-var.)

JAVEAU. s. m. Ile formée de sable et de limon par un débordement d'eau. (Ja-vô.)

JAVELER. V. a. Mettre les blés par petites poignées, et les laisser couchés sur les sillons, afin que le grain sèche et jaunisse. (V. n. Leblé javelle.\ Avoines javelêes, Celles dont le grain est devenu noir et pesant par la pluie qui les a mouillées tandis qu'elles étaient en javelle.

JAVELEUR- s. m. Celui qui javeUe.

JAVELINE, s. f. Espèce de dard long et menu.

JAVELLE, s. f. Plusieurs poignées de blé scié qui demeurent couchées sur le sillon jusqu'à ce qu'on en fasse des gerbes. | Petit faisceau de sarment. (Ja-vë-le.)

JAVELOT, s. m. Espèce de dard , arme de trait. (Ja-ve-lô.)

JE. pron. de la i"^* personne du sing., et des 2 g. V. Nous. | Il est toujours le sujet de la proposition. Ou, comme on parle en grammaire, le nominatif du verbe. Quand le verbe commence par une voyelle ou une h non aspirée , on élide l'e. [ Il se met après le verbe , soit dans les façons de parler interrogatives ou admiratives ou dubitatives , soit quand le verbe se trouve enfermé dans une espèce de parenthèse , soit quand on l'em-

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