JON
JOINIXF, rVE. adj. Qui est joint. T.
d'archit. (Jouin-tif.)
JOINTOYER. V. a. Remplir les joints des pierres avec du mortier ou du plâtre. (Jouin-toua-ié.)
JOINTURE, s. f. ( Junctura. ) Joint.
(Jouin-tu-re.)
JOLI, lE. adj. {Gaudialis.) Gentil, agréable. Qui est petit en son espèce, et qui plaît plutôt par la gentillesse que par la beauté. | Joli sujet. Jeune homme qui se distingue et se fait estimer par sa bonne conduite , par son - mérite. On a dit dans le même sens, // est joli garçon. \ Ironiq. et pop., // est joli garçon, se dit D'un homme qui s'est enivré, qui a été battu, qui est en mauvais état, ou qui par sa conduite a mis ses affaires en désordre. | Fam., Le tour est joli. Le tour est plaisant. | Qui est avantageux. Fam. | Qui est digne d'être apprécié, remarqué. (Yi.) | Se dit, par ironie et fam.. D'une personne ou d'une chose déplaisante, ridicule, etc. 1 Jom est subst. dans le premier sens. Le beau est au-dessus du joli, j Fam., Le joli de V affaire est que... Le plaisant , le plus piquant de l'affaire est que...
JOLEET, ETTE. adj. Diminutif de /o//.
Fam. (Jo-h-ë; ë-te.)
JOLIMENT, adv. D'une manière johe, bien. | Se dit qqf. par ironie , et fam. j Fam., Beaucoup , extrêmement. (Jo-li-man.)
JOLIYETÉ. s. f. Se dit Des babioles, des bijoux, et de certains petits ouvrages qui n'ont pas ou qui ont peu d'utilité. \ Se dit Des gentillesses d'un enfant. (Yi.)
JONC. s. m. {Juncus.) Genre déplantes, à tige droite et flexible , qui croissent ordinîdrement le long des eaux, ou dans l'eau, et dont plusieurs espèces servent à faire des liens, des nattes, des cannes, etc. | Se dit De qqs. autres plantes qui ne sont pas de véritables joncs, telles que le Jonc marin, le Jonc fleuri, le Jonc odorant, etc. | Absol., D'une canne de jonc. | (Jungere.) Espèce de bague dont le cercle est égal partout. (Jon.)
JONCHÉE, s. f. Toutes sortes d'herbes, de fleurs et de branchages dont on jonche les rues, les églises, etc., un jour de cérémonie. I Petit fromage de crème ou de lait caillé fait dans une espèce de panier ou de clisse de jonc.
JONCHER. V. a. Parsemer de jonc, de feuiUages , de fleurs , de branchages verts, pour une cérémonie. | Se dit, fig.. D'une grande quantité d'objets que l'on épand, ou qui sont épars çà et là.
jonchets', s. m. pi. [Juncus.) Certains petits bâtons fort menus que l'on jette confusément les uns sur les autres pour jouer à qui en retirera le plus avec un crochet, sans en faire remuer d'autres que celui qu'on cherche à dégager. (Jon-chë.)
JONCTION, s. f. ( Junctio. ) Action
JOU
de. joindre; union, réunion. ( Jonr-sion. )
J(3NGLERIE. s. f. Charlatanerie, tour de passe-passe. | Fig. et fain., Toute fausse apparence par laquelle une personne cherche à en imposer,
JONGLEUR, s. m. {Joculator.) Espèce de ménétrier qui allait, chantant des chansons, dans les cours des princes et dans les maisons des grands seigneurs. Joueur de tours de passe-passe, bateleur, charlatan. | Fig. et fam.. Tout homme qui cherche à en imposer par de fausses apparences.
JONQUE, s. {.{Junck, chin.) Sorte de vaisseau fort en usage dans les Indes et à la Chine. (Jonc-e.)
JONQUILLE, s. f. {Junquilla.) Plante du genre des Narcisses, que l'on cultive dans les jardins à cause de l'élégance de son port et du parfum que ses fleurs répandent. (Jonci-Ue [c et 11 m.].)
JOSEPH, adj. {Josephus, n. pr.) Se dit D'une sorte de papier mince et transparent. (Jo-zëf.)
JOUAIL. s. m. T. de mar. V. Jas.
JOUAILLER. V. n. Jouer petit jeu , et seulement pour s'amuser. Fam. (Jou-allé pi m.].)
JOUBARBE, s. f. {Jovis, barba.) Plante grasse et toujours verte, dont l'espèce la plus commune croît ordinairement sur les toits et sur les murs.
JOUE. s. f. La partie du \àsage de l'homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s'étend jusqu'au menton. | Fig. et fam,, Tendre la joue, Présenter la joue. | Coucher, mettre en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur qqn., sur qq. ch. On dit, ellipt.. Enjoué, feu. \ Cette partie de la tête du cheval qui répond à la joue dans l'homme. I Cette partie arrondie de la coque d'un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l'étrave.
JOUÉE, s. f. Épaisseur du mur dans l'ouverture d'une porte, d'une fenêtre , d'un soupirail.
JOUER. V. n. {Jocari.) Se récréer , se divertir, se débattre, folâtrer. | Fig., Jouer avec sa 'vie, avec sa santé , etc.. N'user d'aucun ménagement pour conserver sa ^■ie , sa santé , etc. Jouer avec la 'vie, Ne point la regarder comme une chose sérieuse. | Ce cheval joue avec son mors, se dit D'un cheval qui mâche son mors avec action. | Jouer sur le mot, sur les mots. Faire des allusions, des équivoques siu* les mots, j Faire qq. ch. en se jouant, Faire qq. ch. en s'amusant, sans application et sans peine. | Se jouer de qq. ch.. Surmonter, braver sans peine, ce qui, pour d'autres, semble difficile, dangereux, etc. — Se moquer de qq. ch., le traiter d'une manière frivole ou dérisoire. Disposer de qq, ch. arbitrairement et selon son caprice. | I Se jouer de qqn. , Se moquer de lui, le railler adroitement. \ Le décevoir, tromper
JOU %i
ses projets, ses conjecturas, etc. | Le tromper en lui donnant de bellas paroles. [Fam., Se jouer à qqn.. L'attaquer inconsidérément. I Se mettre en danger de ; alors il est suivs de la prép. a. \ Se divertir, s'occuper à un jeu quelconque. | Se dit, absol,. De l'habitude de jouer à des jeux de commerce ou de hasard. | Faire jouer. Nommer la couleur dans laquelle le coup doit être joué. — Jouer, obliger l'adversaire à jouer sans écarter et sans prendre de nouvelles cartes. I Au tri , Jouer sans prendre. Jouer sans demander le roi. | Fam. , Ne jouer que pour l'honneur, Jouer sans intéresser le jeu. | Fam,, Jouer au roi dépouillé, se dit Quand plusieurs personnes sont autour de qqn.
pour le piller, le ruiner. | Fam., Jouer au fin, au plus fin, Emplover l'adresse , la finesse pour venir à boni de ses desseins. | Fam., Jouer de bonheur, E.éussir dans une affaire où l'on avait à craindre d'échouer. | Fam., Jouer de son reste. Prendre un moyen extrême après lecpiel on n'a plus de ressource. Achever de consumer son bien. | Se servir de l'instrument qui est nécessaire pour jouer à tel ou tel jeu. | Jouer des gobelets. Faire des tours de passepasse avec des gobelets. Onle dit, fig. et fam., D'un fourbe, d'une personne qui cherche à tromper ceux avec qui elle traite, j Jouer des mains. Badiner avec les mains, | Jouer de V espadon , etc. Le manier avec adresse, | Se servir d'un instrument de musique, en tirer des sons, | Se mouvoir, agir d'une certaine façon. | Se'dit surtout Des ressorts, des machines, etc. Avoir l'aisance et la faculté du mouvement, | Faire jouer toutes sortes de ressorts. Employer tous les movens dont on peut disposer. | Se dit Des cascades, des jets d'eau, etc., qu'on lâche pour les faire couler ou jaillir. ) Se dit D'une mine que l'on fait sauter, d'une pièce d'artillerie, d'un artifice que l'on fait partir en y mettant le feu, I Faire jouer une pompe , des pompes, Les faire aller. | Faire, en parlant D'un jeu ou d'une partie de jeu, d'un coup au jeu, etc. | Jouer une balle. Pousser une balle. I Jouer une carte, Jeter une carte. Jouer cœur, carreau, etc.. Jouer une carte de ces couleurs. | Au piquet, Jouer bien les cartes , Tirer tout le parti possible de ses cartes. | Jouer le jeu. Jouer suivant les règles du jeu. | Jouer un jeu, Le savoir bien jouer, le jouer par préférence, être dans l'usage, dans l'habitude de le jouer. I y . a. Se dit en parlant De ce que l'on hasarde au jeu. | Fam., Jouer un gros jeu, S'engager dans une affaire où l'on hasarde beaucoup pour sa réputation, pour sa fortune, pour sa vie. I Jouer sa -vie. S'exposer témérairement. | Jouer qqn.. Jouer avec qqn. | Fig., Le tromper, l'abuser. | Fam., Jouer les deux, Tromper deux personnes ou deux parties qui ont des intérèti
JOU
opposés, en faisant semblant de les senir l'une contre l'autre. | Jouer une pièce, un tour à qqn.. Lui faire un tour ou malin ou méchant. — V. n. Jouer d'un tour à qqn, \ Y. a. Exécuter un air, un morceau de musique sur un instrument, avec des instruments. I Représenter, se dit soit De la pièce de théâtre qu'on représente, soit Du personnage qu'on est chargé d'y représenter, j Jouer la comédie, ou, ahsol.. Jouer, Exercer la profession de comédien. | Jouer la comédie. Faire des actions plaisantes pour exciter à rire. Fig., Feindre des sentiments qu'on n'a pas, chercher à païaître ce qu'on n'est pas réellement. | Fig., Jouer la douleur, etc. ; Joaer l'affligé, etc.. Feindre d'être afûigé. | Jouer un petit personnage , Être dans un poste peu honorable, ou Avoir peu d'influence dans une affaire. | Railler qqn., le tourner en ridicule sur le théâtre. ( Se dit D'une chose qui en imite une autre, qui en a l'apparence.
JOUEREAU. s. m. Celui qui ne joue pas bien à qq. jeu, ou qui joue petit jeu. Fam. (Joû-rô.)
JOUET, s. m. Se dit Des bagatelles qu'on donne aux enfants pour les amuser, et avec lesquelles ils jouent, j Se dit Des choses avec lesquelles jouent les animaux. | Personne dont on se joue , dont on se moque. | Poét., ce qui est abandonné à l'action impétueuse des éléments. | Se dit plus souvent au sens moral. | T. de manège. Petite chaînette suspendue à la brisure du canon qui forme l'embouchure. ( Jou-ë. )
JOUEUR, EUSE. s. Celui, celle qui joue, qui folâtre avec qqn. Fam., Un rude joueur^ une rude joueuse , Une personne qui ne sait point jouer, folâtrer, sans blesser ceux avec qui elle joue. | Fig. et fam.. C'est un rude joueur. C'est un homme à qui il ne fait pas bon se jouer. | Celui qui joue à qq. jeu où il y a des règles. | Beau joueur, ou Bon joueur, nomme qui joue franchement, et qui est d'une humeur égale. | Absol. , Celui qui a la passion du jeu, qui fait en qq. sorte métier de jouer. | Joueur d'instrument. Celui qui joue de qq. instrument de musique. | Joueur de farces, etc. , se dit De ceux qui divertissent le public par des farces, etc. ' -eu-ze. )
JOUFFLU, UK adj, et subst. Qui a de grosses joues. ( Jou-flu. )
JOUG. s. m. ( Jugum. ) ( On fait sentir un peu et dur le G final, même devant une consonne. ) Pièce de bois qu'on met pardessus la tète des bœufs , et avec laquelle ils sont attelés pour tirer, pour labourer. | Servitude, sujétion. I Le joug du mariage. Le lien du mariage. | Dans l'Histoire romaine, pique attachée en travers au bout de deux autres piques fichées en terre, et sous laquée on faisait passer des ennemis vaincus.
JOUJOU, s. m. Jouet d'enfant. Fam.
JOU
JOUIR. V. n. ( Gaudere, ) Avoir l'usage ♦ la possession actuelle de qq. ch. et en tiier tous les émoluments , tous les avantages, etc. ) Se dit De toute chose qui procure du bienêtre, de l'avantage, de l'agrément, etc. ( Profiter d'une chose qu'on a,iqu'on possède, en goûter le plaisir, l'agrément, etc. | Jouir de l'embarras de qqn., etc., Éprouver du plaisir à le voir ou à le savoir embarrassé, etc. I Jouir de qqn.. Avoir la liberté , le temps de conférer avec lui, d'en tirer qq. service, qq. plaisir.
JOUISSANCE, s. f. Usage et possession de qq. ch. | Jouissance de telle époque, se dit De l'époque de l'année où le Trésor pubhe paye les intérêts d'une rente inscrite au grand-li^Te. | Plaisir, volupté. (Jou-i-san-se.)
JOUISSANT, ANTE. adj. T. de jurispr.
Qui jouit. ( Jou-i-san. )
JOUR. s. m. (Diumum.) Garté, lumière que le soleil répand lorsqu'il est sur l'horizon, ou qu'il en est proche. | Fam. , Brûler le jour, allumer des flambeaux pendant qu'il fait encore jour. I Fam., // est' jour chez lui, chez elle, se dit D'une personne qui vient de se lever et chez laquelle on peut entrer. // est petit jour chez lui, chez elle, se dit D'une personne qui ne fait que de s'éveiller, j Demijour, Clarté faible. | Percé à jour. Percé de part en part. ( Cette maison est à jour, tout à jour. Les portes et les fenêtres ne sont pas encore placées , ou n'existent plus. | Foir le jour. Être né, \i\Te. Perdre le jour. Mourir. Etc. I P^oir le jour, se dit, fig.. Des choses qu'on expose au jour, qu'on retire du lieu où eUes étaient cachées, enfouies. Se dit en pailant De la publication des ouvrages d'esprit. I \Mettre une chose au jour, au grand jour, La divulguer, la rendre pubUque. 1 // craint le jour , Il craint de se montrer, d'être connu. ( Toute autre clarté que celle du jour. I Se dit De la manière dont un objet est frappé par la lumière, j Faux jour , Lumière qui éclaire mal les objets, de manière à les faire voir autrement qu'ils ne sont. | Se dit De l'imitation de la lumière qui se répand sur les objets représentés dans un tableau. | Au plur. , Les touches les plus claires d'un tableau. | Se dit Des fenêtres , des ouvertures qu'on fait aux bâtiments, poui qu'ils puissent recevoir le jour. | Ouverture par où le jour , l'air peut passer. | Se faire jour, Se faire ouverture et passage. | Facilité, moyen pour venir à bout de qq. affaire. I Certain espace de temps par lequel on divise les mois et les années. Il se dit proprement De l'espace de vingt-quatre heures, que l'on appelle Jour civil, et qui se prend, parmi nous, d'un minuit à l'autre; mais on le dit souvent aussi Du temps qui s'écoule entre le lever et le coucher du soleil, et que l'on nomme par opposition Jour naturel. ( Se dit pai* rapport à la saison, à l'état de l'atmosphère, de la température, j Jour astrono-
JOU
mi>jHe, L'espace de vingt-quatre heures solaires moyennes , compté d'un midi à l'autre. | I Les beaux jours , Les premiers jours du printemps. — Fig. . Le temps de la première jeunesse, ou Les temps les plus heureux de la vie. I Les jours gras , Les derniers jours du carnaval , qui sont le jeudi , le dimanche, le lundi et le mardi. | Un bon jour. Un jour de grande tête. | Pop. , Faire son bon jour. Faire ses dévolions, recevoir la communion. I Jour critique , Jour où il arrive ordinairement qq. crise, dans certaines maladies. Se dit aussi Des jours où les femmes ont leurs règles, j Prendre le jour de qqn., Prendre le temps qui lui convient. | Fam. , Vivre au jour la journée , au jour le jour , N'avoii' pour subsister que ce qu'on gagne chaque jour par son travail. — Fig., S'inquiéter peu du lendemain , être sans prévoyance. | Se metù-e à tous les jours, S'exposer trop , se prodiguer. [ Fam,, Le saint du jour, L'homme qui est à la mode ou en crédit depuis peu. | Le goût du jour. Le goût qui règne présentement. I Se mettre à jour , Mettre toute sa correspondance , tous ses comptes en règle. [ Tous les jours. De jour en jour. | Adv. , Un jour, se dit D'une époque indéterminée dans je passé ou dans l'avenir. | Fam., Un beau jour. Un certain jour. | Jours défaveur , ou Jours de grâce , Dix jours de délai qu'on accordait autrefois à celui sur lequel une lettre de change éléiit tirée. | Grands jours , assemblée ou compagnie extraordinaire de juges , qui avaient commission d'aller dans les provinces éloignées pour écouter les plaintes des peuples et faire justice. [ L'Ancien des jours , Dieu. I Se dit D'un temps plus ou moins long, pour exprimer la rapidité avec laquelle il s'écoule ou s'est écoulé, [ Au plur., se dit D'une certaine durée , d'une certaine époque, par rapport à ce qui s'y passe, aux événements qui la remplissent, j La vie, l'existence,
J0UR:N'AL. adj. (Diurnus.) Qui est relatif à chaque jour. Livre journal. Registre où l'on écrit, jour par jour et de suite , ce qu'on a reçu ou payé, acheté ou vendu, etc. I Subst., Relation jour par jour de ce qui se passe ou s'est passé en qq. pays, en qq. affaire, etc. [ OuvTage quotidien ou périodique qui se pubhe par feuilles, par numéros, I Ancienne mesure de terre , en usage encore dans certains départements.
JOURNALIER, rÈRE. adj. Qui se fait chaque jour, j Inégal, qui est sujet à changer. I Subst-, Homme qui travaille à la journée. (Jour-na-lié.)
JOURNALISTE, s. m. Celui qui fait, rédige un journal,
JOLTR?ŒE. s. f. {Diurnum.) L'espace de temps qui s'écoule depuis l'heure où l'on se lève jusqu'à l'heure où l'on se couche, | Travail d'un ouvrier pendant un jour. | Fam., "Mentir à la journée , Avoir l'habitude de mentir, j Faire tant par tes journées , que...