‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 350 sur 712 · JUG · texte numérisé non relu

JUG

Qui est relatif à la justice , à l'administration de la justice. | Qui se fait en justice, par autorité de justice. — Témoin judiciaire.

Toute personne appelée à déposer en justice. I Bail judiciaire , Bail d'un héritage saisi réellement, fait à la poursuite du commissaire aux saisies réelles. I Combat judiciaire , Manière de procéder en justice, qui consistait à soutenir son droit en se battant contre son adversaire, I Genre judiciaire , Celui des trois genres d'éloquence par lequel on accuse ou l'on défend. | Astrologie judiciaire y L'art prétendu de connaître l'avenir par l'ob^ servation des astres. (Ju-di-si-è-re.)

JUDICIAIRE, s. f. La faculté de juger.

Fam.

JUDICIAIREMENT, adv. En forme judiciaire. (Ju-di-si-è-re-man.)

JUDICIEUSEMENT, adv. Avec jugement, d'une manière judicieuse. ( Ju-di-sieu-zeman.)

JUDICIEUX, EUSE. adj. {Judicium.) Qui a le jugement bon. | Fait avec jugement. (Ju-di-si-eu ; ze.)

JUGE. s. m. {Judex.) Celui qui juge, qui a le droit et l'autorité de juger. | Homme préposé par autorité publique pour juger, pour rendre la justice aux particuliers. | Absol., Tribunal. ] Juge de rigueur, Les juges qui doivent prononcer selon la rigueur de la loi ; s'est dit aussi Des juges subalternes, j Juges naturels , Ceux que la loi assigne aux accusés, aux parties, suivant leur qualité et l'espèce de la cause. | Juges ordinaires , Juges à qui appartient naturellement la connaissance des affaires civiles ou criminelles ; Ceux qui servaient toute l'année. | Juges royaux. Ceux qui rendaient la justice au nom du roi. I Juge délégué. Celui qui était commis pour connaître d'une affaire particulière, ( Juge-commissaire , Juge désigné par le tribunal dont il fait partie pour procéder à certaines opérations, et en faire son rapport , s'il y a lieu, | Juge d'instruction , Magistrat établi pour rechercher les crimes et délits , et faire arrêter et interroger les prévenus. | Juga de paix , Magistrat chargé de juger sommairement, sans frais et sans ministère d'avoués, les contestations de peu d'importance, et de concilier, s'il se peut, les différends dont le jugement est réservé aux tribunaux civils ordinaires. I Grand juge. Sous l'empire, Ministre de la justice, j Juge mage ou maje. Titre qu'on donnait, dans qqs. provinces méridionales de la France, au lieutenant du sénéchal. | Juge botté. Juge qui n'était pas gradué. On le dit fig. et par dénigr., Juge sans lumières et sans capacité. | Toute personne choisie pour prononcer sur un différend , ou au jugement, à l'opinion de laquelle on s'en rapporte sur qq, ch. | Celui qui est capable de juger d'une chose. Se dit aussi Des sens , de la conscience. | Se dit De cer- I tains magistrats qui gouvernèrent le peuple

JUÎ

juif durant la période qui commcuce à la mort de Josiié et qui iiiiit à la naissance de Samuel. | Le livre des Jugea , ou Les J tiges. Le septièiiu; liwe de l'Aiieien Teslawient, qui coritieii' l'histoire des Juifs pendant la domination des juges. (Ju-je.)

JUGEMENT, s. m. Action de juger, de prononcer une décision; ou La décision prononcée. ) Mettre (}<jii. en jugement , Lui faire un procès criminel. | Ester en jugement. Être partie dans un procès. | Jugement de Dieu, Dessein, décret de la justice, de la providence, de la miséricoi'de di%'ine. ) Preuves extraordinaires, comme le duel, l'épreuve du feu, etc., auxquelles on recourait anciennement pour décider certaines contestations. I Le jugement dernier , Le jugement par lequel Dieu jugera les vivants et les morts, à la fin du monde. | Jugement particulier , Celui par lequel Dieu juge les âmes aussitôt après la mort. | Acte de l'entendement pailequel on décide qu'il y a ou qu'il n'y a pas convenance entre deux idées, j Avis , sentiment, opinion. I L'approbation ou la condamnation de qq. action morale. | La faculté de l'entendement qui compai'e et qui juge. (Ju-je-man.)

JUGER. V. a. {Judicare.) Décider une affaire, un différend en qualité de juge. \ Juger une personne. Juger son procès. | Décider comme arbitre, et comme étant choisi par ceux qui sont en différend. | Absol. Reconnaître la convenance ou la disconvenance de deux idées. | Se former , avoir , énoncer un avis, une opinion sur une personne ou sur une chose. | Il s'emploie avec L prép. De, ou un équivalent. Juger des gens sur l'apparence. L'oreille juge des sons. \ Décider du défaut ou de la perfection de qq. ch. | Décider en bien ou en mal du mérite d'autrui , de ses pensées, de ses sentiments, du motif de ses actions. | Conjecturer. | Au jeu de paume, Juger la balle. Prévoir où la balle doit tomber; et, fig. et fam. , Prévoir quel tour une affaire prendra. | Croire, estimer que, être d'opinion que , etc. | Se figurer, s'imaginer. | La cliose jugée, se dit D'un point de contestation qui a été jugé par les tribunaux. | Jugé, subst. masc. Le bien jugé. Maintenir le bien jugé. (Ju-jé.)

JUGULAIRE, adj. des 2 g. ( Jugularis. ) Qui appartient à la gorge. Subst. fém. Se dit Des veines jugulaires. | Des mentonnières d'un shako, d'un casque, etc., qui sont de cuir, et recouvertes de lames de métal. ( Ju-gu-lè-re [g m.].)

JUIF, ITE. adj. et s. {Judœus.) Celui, celle qui professe la religion judaïque. | Être riche comme un Juif, Être fort riche. | Le Juif errant. Personnage imaginaire que l'on suppose condamné à errer jusqu'à la fin du monde. | Fam., Homme qui change souvent de demeure, qui voyage sans cesse. ] Fam., Celui qui prête à usure ou qui vend exorbi-

JUM

tamment cher. | Quiconque cherche a gagner de l'argent par des moyens injustes et sordides.

JUILLET, s. m. (Julius, n. pr. ) Le septième mois de l'année. ( Jui-Uë [ Il m. ]. )

JUIN. s. m. (^Junius.) Le sixième luois de l'année.

JUIVEKIE. s. f. Quartier d'une viUe habité par les Juifs. | Fam., Marché usuraire.

JUJUBE, s. f. Le fruit du jujubier, qui consiste en un noyau à deux loges renfermé dans une enveloppe pulpeuse, et qui s'emploie comme pectoral et adoucissant.

JUJUBIER, s. m. Arbre de la mènie famille que le houx et le fusain, dont le boi* tortueux est aruié de fortes épines. (Ju-jubié.)

JULE. s. m. T. d'entom. F. Iulk.

JULE. s. m. ( Julius , n. pr. ) Nom d'une monnaie qui a cours en ItaÛe, et surtout à Rome.

JULEP. s. m. ( Djoulàb , ar. ) Potion adoucissante que l'on administre particuUèrement la nuit. ( Ju-lëp. )

JULIENNE, adj. f. Se dit De l'année commune de trois cent soixante -cinq jours, ou bissextile de trois cent soixante-six., ainsi que De la correction qui a introduit les années bissextiles, suivant le calendrier de Jules César, j Période Julienne, Espace de temps qui renferme sept mille neuf cent quatre-vingts ans, et qui résulte de la multiplication des trois cycles ordinaires, c'està-dire le cycle solaire, le cycle lunaire, et rindiction. ( Ju-lië-ne. )

JULIENNE, s. f. Genre de plantes crucifères, qui se rapprochent beaucoup des giroflées, et dont plusieurs espèces sont employées en médecine, ou cultivées dans les jardins d'agrément.

JULIENNE, s. f. Potage fait avec plusieurs sortes d'herbes et de légumes.

JUMART. s. m. ( Gemardus.) Animal qu'on supposait engendré soit d'un taureau et d'une ànesse, ou d'un âne et d'une vache, ou d'un taureau et d'une, jument. ( Ju-mar. )

JUMEAU, ELLE. adj. et subst. {Geminus, ) Se dit De deux ou de plusieurs enfants nés d'un même accouchement. | On le dit Des animaux. | Adj. Se dit Des fruits quand il s'en trouve deux joints ensemble. | Lits jumeaux. Deux lits de même forme et de même dimension , placés paialièlement daas la même pièce. | Muscles jumeaux, ou, subst.. Jumeaux, se dit De deux petits muscles qui concourent au mouvement de la jambe; et, Artères, veines jumelles, nerfs jumeaux.

De certaines artères , etc., qui aboutissent, qui se perdent dans les muscles jumeaux. ( Ju-mô ; ë-le. )

JUMELÉ, ÉE. adj. Se dit D'un sautoir, d'un chevron de toute pièce Ibrmée de deux jumelles. T. de blas.

JUMELLES, s. f. pi. Deux pièces de Loi*

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