LAI
Goi
foUser échapper. | Lâcher prise , Laisser al- port an lait, on Qui est de la couleur
du
1er ce qu'on tient avec force. Cesser une pou suite, etc., ou I\endre malgré soi ce «{u'on a pris. I Lâcher les chiens , Les laisser courre après la bête. | Fam. , Lâcher de l'eau , Uriner. Lâcher un vent , Laisser écliapj)er un vent par en bas. | Fig. , Lâcher une parole, lâcher un mot, Dire inconsidérément qq. ch. qui peut nuire ou déplaire. Dire une chose avec quelque dessein. Fam., Lâcher la parole , lâcher le mot , Dire le dernier prix qu'on veut avoir ou donner, ou Donner son consentement , dans une négociation , après avoir fait qqs. difficultés. | Lâcher un coup de fusil , etc., Faire partir ces armes, en tirer un coup. | Pop., Lâcher un coup, Donner un coup. | Au jeu de la paume , Lâcher la halle , Ne la point toucher, la laisser passer. | Se détendre , se débander. I Tenir des propos offensants, indiscrets, indécents. | S'échapper, se détendre. LÂCHETÉ , s. f. {Laxitcs.) Poltronnerie, défaut de courage. | Action basse, indigne. LACINIÉ,ÉE. adj. {Lacîniatus.) Se dit Des feuilles découpées de manière à figurer d'autres feuilles étroites et longues. ( La-sini-é. )
LACIS, s. m. {Laqueus). Espèce de réseau de fil ou de soie. | Réseau plus ou moins complique , formé de vaisseaux ou de nerfs. ( La-si. )
LACONIQUE, adj. des 2 g. (Laconiciis.) Concis à la manière des habitants de la Laconie, des Lacédémoniens. (La-co~nic-e.)
LACONIQUEMENT, adv. En peu de mots , brièvement, d'une manière laconique. ( La-co-nic-e-man. )
LACONISME, s. m. ( Laconismus. ) Expression ou phrase concise et énergique , à la manière des Lacédémoniens. | La grande concision du langage ou du style.
LACRYMAL, ALE. adj. [Lacryma.) Qui a rapport aux larmes. | Fistule facrjmale , Ulcère à l'angle interne de l'œil , avec perforation du conduit des larmes. (La-cri-mal.) LACRTIMATOIRE. s. m. et adj. des 2 g.
( Lacrjmatum. ) Se dit de Petits vases de terre cuite ou de verre, déposés dans la plupart des tombeaux , et qui , selon toute apparence, contenaient les huiles odorantes dont on parfumait le bûcher avant de l'allumer. ( La-cri-ma-toua-re. )
LACS. s. m. {Laqueus.) GOrdon délié. | Nœud coulant qui sert à prendre des oiseaux , des Uèvres , et autre gibier. | Corde qui a une certaine longueur, et que l'on emploie pour abattre les chevaux. [ Piège , embarras dont on a de la peine à se tirer. | Lacs d'amour, Cordons repliés sur eux-mêmes, de manière à former un 8 renversé. (Là.)
LACTATION, s. f. ( Lactatus. ) Action d'allaiter un enfant, de le nourrir avec du lait. (Lac-ta-sion.)
LACTÉ, ÉE. adj. {Lacteus.) Qui a rap-
lait. I Diète lactée , Régime dans lequel les malades font du lait leur principal aliment. {, Faisseaux lactés , veines lactées , Petits conduits qui sont dispersés dans le mésentère, et qui des intestins portent le chyle au réservoir de Pecquet. j Foie lactée. Blancheur irrégulière qui entoure le ciel en forme de ceinture, et dans laquelle on observe un nombre infini de petites étoiles.
LACUNE, s. f. (Lacuna.) Interruption, vide dans le texte d'un auteur, dans 1(! corps d'un ouvi-age, etc. | [c m.].)
LADRE adj. des 2 g. (Lazarus, n. pr. ) Lépreux, attaqué de lèpre, de ladrerie.
Insensible, fam. | Excessivement avare. | Subst., Lépreux, Avare; alors il fait au féminin Ladrcsse. [Ladre vert, Homme d'une avarice sordide. | Ce cheval a du ladre , se dit D'un cheval qui a le tour des yeux, le bout des naseaux ou le tour des lèvi-es» Jénués de poil.
LADRERIE, s. f. Lèpre, maladie qui couvre la peau de pustules et d'écaillés. | Maladie particulière au porc, et qui est analogue aux scrofules. | Fam., Avarice sordide. | Hôpital destiné aux lépreux.
LADT. s. f. Titre qui appartient en Angleterre aux femmes des lords et des chevaliers,'et qu'on donne aussi, par courtoisie, aux filles des lords et des chevaliers baronnets, en y joignant les noms de baptême. (Lé-di.)
LAGOPHTHALMIE. s. f. {Lagophthalmia.) Maladie des paupières, qui sont tellement retirées, que l'œil reste ouvert pendant le sommeil, comme chez les lièwes.
( La-go-ftal-mie. )
LAGUNE, s. f. {Laguna, it. ) Espèce de petit lac ou de flaque d'eau , dans des lieux marécageux. | [g m.]
LAI, AIE. adj. (Laicus.) Laïque. | Frère lai, moine lai. Frère servant qui n'est point destiné aux ordres sacrés. On a dit aussi Sœur laie, pour Sœur converse, j Moine lai , laïque, ordinairement homme de guerre invaUde, que le roi plaçait dans une abbaye de nomination royale , pour y être entretenu. I Subst. masc. Les clercs et les lais. (Le ; lèe.) LAÏ. s. m. (Lessum.) Complainte, doléance , et jadis le nom particuher d'une espèce de petit poëme. (Yi. ) ( Le. ) LAÏC. r. Laïque.
LAÎCHE. s. f. ( Lœsum. ) Genre de plante vivace, n. autr. Carex, qui croît dans les Ueux humides , et dont une espèce a l'inconvénient de blesser la langue des chevaux. (Lê-che.)
<LAID, AIDE. adj. {Lœdere.) Qui a qq.
défaut remarquable dans les proportions, dans les formes ou dans les couleurs qui constituent la beauté naturelle de l'espèce humaine. | Se dit Des animaux dont la conformation ou la couleur e^t désagréable. |
Fam., Tout ce quî est (îésaeréable ri voir. | Fam., Déshonnête, contraire à ia bienséance, au devoir | Jl n'y a j'-.'mt de laides amours, Oa trouve toujours belle la personne qu'on Rime. I Subst., Pi! le laid ! Fi ! ta laide! \ Subst. masc. Se dit Des choses. ( Le. )
LAIDERON, s. f. Je*fne fille ou jeune fc-mme laide. Fam. (Lë-de-ron.)
LAIDEUR, s. f. Difformité, défaut remar- . niable dans les proportions, dans les formes ou dans les couleurs qui constituent la beauté naturelle de l'espèce. | Se dit Des ^ices et des actions vicieuses ou malhonnêtes. Tai 'VU là le vice dans toute sa laideur. (Lëdeur.)
LAIE. s. f. La femelle du sanglier. (Lèe.)
LAIE. s. f . {Laxatus.) Route étroite percée dans une forêt, dans une futaie. Tracer, faire une laie dans une forêt. Une laie de trois pieds de large.
LAINAGE, s, m. Marchandise de laine, j La toison des moutons, j La façon qu'on donne aux draps en les tirant avec des chardons, pour en faire ressortir le poil. ( Léna-je. )
LAINE, s. f. (Lana.) Poil doux, épais et frisé, qui croît sur la peau des moutons et de qqs. autres anim.aux. | Bétes à laine , Béliers, moutons, brebis et agneaux, j Se laisser manger la laine sur le dos. Souffrir tout, ne pas savoir se défendre. | Tirer la laine, Yoler la nuit des manteaux dans les rues. (Vi.) I Laine de ?Ioscovie, Le duvet que l'on tire adroitement de la peau des castors, sans offenser le grand poil. \ Se dit Des cheveux épais et crépus des nègres. ( Lè-ne. )
LAINER. V. a. Faire sortir le poil du fond d'une étoffe de ladne, par l'opération du lainage. (Lë-né. )
LAINERLE. s. f. Toute sorte de marchandises de laine. ( Lë-ne-rie. )
LAINTEUX, EUSE. adj. {Lanosus.) Qui a beaucoup de laine , qui est extrêmement fourni de laine, | Se dit Des plantes on parties de plantes qui sont couvertes de poils imitant la laine ou un tissu drapé, telles que la molène, etc. (Lë-neu; ze. )
LAINIER. s. m. Marchand qui vend des laines en gros , en écheveau , etc. (Ti. ) j Ouvrier en laine. (Lë-nié.)
LAÏQL^. adj. des 2 g. et subst. {Laîcus.) ( Plus . écrivent Laïc au masc. ) Qui n'est ni ecclésiastique ni religieux, ni du clergé séculier ni du clergé réguUer. ( La-ic-e. )
LAIS. s. m. {Laxatus.) Jeune baliveau de l'âge du bois, qu'on laisse quand on coupe le taillis, afin qu'il ^■ienne en haute futaîe. | Atterrissement , alluvion, ce que la mer ou une ^i^'ière donne d'accroissement à un terrain. (Lé. )
LAISSE, s. f. ( Laxatus. ) Corde dont on se sert poiir mener des chiens attachés. | Une laisse de lévriers , Deux lévriers, qu'ils soient ou ne soient pas attachés. | Se dit en parlant