‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 365 sur 712 · LEC · texte numérisé non relu

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nuils. ] Si les prép. de ou à se trouvent de. vant l'article masc. au sing. , et que le nom suivant commence par une consonne ou par une h aspirée, on change de le en du, et à le en au : Du mois. Au mois. Du héros. Au héros. I Si le nom commence par une voyelle ou par une h non aspirée, la prép. et Tarticle n'éprouvent aucun changement; mais l'article, soit masc, soit fém., s'élide. 1 Quant à l'article du pluriel , la même contraction a lieu, quelle que soit la lettre qui commence le mot suivant. Pour ds les , on dit des , et pour à les, on dit aux. fLe: la: le.)

LE, LA, LES. Pronoms relatifs, dont le premier est pour le genre masc. le 2* pour le fém. , le 3^ pour les 2 g. au phn-. Ils accompagnent toujours un verbe , et ils remplacent un substantif déjà exprimé.

Le, tient qqf. la place, soit d'un adjectif, soit d'un verbe, ou plutôt d'une proposition; alors il signifie Cela, et il est invariable.

Le et La, toutes les fois qu'ils sont devant un verbe qui commence par une vovelle , s'éUdent dans l'écriture et dans la prononciation ; Je l'aimai. Quand Le est après le verbe , s'il est suivi dune voyelle , il ne s'élide point en écrivant , mais il s'éUde en prononçant : Voyez-le à son retour. ( On prononce Voyez-V à son retour.) Dans le même cas, La ne souffre pas d'éiision ; Ramenezla à son devoir.

LÉ , s. m. Largeur dune étoffe entre ses deux lisières. | Demi-lé, La moitié de la largeur d'un lé.

LÈCHE, s. f. Tranche fort mince de qq. ch. oui se mange. Fam.

LÉCHEFRIÏE. s. f. Ustensile de cuisine, ordinairement de fer, qu'on met sous la broche pour recevoir la graisse et le jus de la viande que l'on îdîx rôtir.

LÉCHER. V. a. {Lingere.) Passer la langue sur qq. ch. j Fam. , C'est à s'en lécher les doigts , Cela est excellent à manger, j Finir son ou\Tage avec un soin excessif et minutieux. T. de peint. | Se dit qqf. Des omi-ages d'esprit. Fam.

À LÈCHE-DOIGTS, loc. adv. et fam. Se dit De choses qui se mangent, et qui sont données en trop petite quantité.

LEÇON s, f. (Lectio.) Instruction qu'on donne ordinairement dans une classe, et du haut d'une chaire, à ceux qui veulent apprendre qq. science , qq, langue. | Se dit De toutes sortes d'arts , d'exercices , et de sciences , qu'on enseigne en particulier à un seul élève ou à peu d'élèves à la fois, j Se dit Des iîîsti'uctions , des conseils donnés à une personne relativem.ent à sa conduite dans la vie ou dans qq. affaire. | Faire à qqn. sa leçon , Fah'e une réprimande, j Se dit Des enseignements , des avertissements utiles que l'on reçoit des choses. | Ce que le maître donne à l'écolier à apprendj-e par cœur. | Se dit Du

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texte d'im auteur, par conipaiaison à une ou plusieurs auties eopies du même texte. I Fam., Récit qui ditïère d'un autre relatil" au même fait. | Se dit De certains petits cha- ])itrcs de l'Écriture ou des Pères , qui font jiartie du bréviaire, et que l'on récite ou que l'on chante à matines. (Le-son.)

LECTEUR, TRICE. s. {Lector, trix.) Celui , celle qui lit à haute voix et devant d'autres personnes. | Celui , celle dont la fonction est de lire. | S. m. Se dit De celui qui lit seul et des yeiLX qq. ouvrage. | Se disait, chez qqs. religieux , Des régents , des docteurs qui enseignaient la philosophie , la théologie. | Lecteurs roraux , Les professeurs du collège royal de France. | Lfxteur, e5t , dans l'Église romaine , Un des quatre ordres qu'on aj)pelle Les quatre mineurs. Xëc-teur; tiù-se.)

LECTURE, s. f. Action d'une personne ^ui ht à haute voLx. | L'action , l'habitude de lire seul et des yeux , pour son instruction ou pour son plaisir. | L'instruction qui résulte de la lecture. | L'art de hre. | Se dit par opposition à Représentation , en parlant D'une pièce de théâtre. Comité de lecture, Jury de lecture. Assemblée devant laquelle ou ht les ou\Tages destinés à un théâtre, et qui juge s'ils méritent d'être représentés. I Cabinet de lecture, Lieu où, moyennant une rétribution , oa lit des journaux et des li%Tes, ( Lèc-tu-re. )

LÉGAL, ALE. adj. {Le^alij.) Qui est ét.'dîli par la loi , qui est selon la lui , qui résulte de la loi. j Médecine légale , Application des connaissances médicales à différentes questions de droit, pour les éclaircir et en faciliter la décision. | Se dit De ce qui concerne la loi de Dieu donnée par Moïse.

LÉGA LF.]ME]N"T. adv. D'une manière légale. ( Lé-ga-le-man. )

LÉG-ALISATIO^^ s. f. Attestation par laquelle un fonctionnaire pubhc compétent certifie qu'un acte est authentique et que foi doit y être ajoutée, j L'action de légaliser. (Lé-^a-li-za-sion. )

LEGALISER. V. a. Attester, certifier l'authenticité d'un acte public, afin qu'il puisse faire foi hors du ressort où il a été passé. ( Lé-ga-h-zé. )

LÉGALITÉ, s. f. Caractère, quaUté de ce qui est légal.

LÉGAT, s. m. ( Legatus. ) Cardinal préposé par le pape pour gouverner qq. province de l'État ecclésiastique. | Légat à latere (on prononce latéré), ou Légat, Cardinal envoyé avec des pouvoirs extraordinaires, par le pape, auprès de qqn. des princes chrétiens, à un concile, etc. | Légat-né du saint-siége. Qualité que premient qqs. prélats. (Lé-ga. )

LÉGATAIRE, s. des 2 g. {Legatarius.) Celui ou celle à qui on fait un legs. ( Lé-gatè-re. )

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LÉGATION, s. f. (Legatio.) La charge, l'office, l'emploi du légat. | L'étendue du gouvernement d'un légat dans l'Étal ecclésiastique. En ce sfus , on n'applique guère ce mol qu'au Bolonais et au Ferrarais, | Le temps que durent les fonctions d'un légat. | Commission que qqs. puissances donnent à une ou plusieurs persouues, pour aller négocie^ auprès d'une puissance étrangère. | Se dit collect. non-seulement De l'ambéissadeur, de l'envoyé ou du ministre plénipotentiaire, mais encore Des conseillers , des secrétaires employés sous lui et pavés par le gouvernement. I L'hôtel que ces personnes habitent. ( Lé-ga-slon. )

LEGATOniE. adj. (Legator.) Province légataire , Province gouvernée par un lieutenant, sous les empereurs romains. (Lé-gatoua-re. )

LÉGE. adj. des 2 g. Se dit D'un bâtunent qui n'a pas sa charge complète, et dont la cai-ène n'entre pas assez dans l'eau. | Bâtiment qui fait son retour lége , Bâtiment qui revient sans charge, à vide. (Lé-je. )

LÉGE^'DAIRE. s. m. Auteur de légendes.

( Lé-jan-dè-re. )

LÉGE^'DE. s. f. ( Legenda. ) Ou\Tage contenant le récit de la vie des saints. | Légende dorée , Compilation de vies des saints , composée vers la fin du treizième siècle. | Écrit long et ennuveux par ses détails, longue suite de choses fastidieuses. | Inscription gravée circulairement près des bords et qqf. sur la tranche d'une pièce de monnaie, d'un jeton, d'une médaille. (Lé-jan-de.)

LÉGER, ÈRE. adj. {Levis.) Qui ne pèse guère. I Terre légère, Terre meuble, qu'on remue aisément. ( Troupes légères, Troupes qu'on emploie hors de ligne pour reconnaître, harceler, poursuivre l'ennemi. | Infanterie légère , Les corps de chasseurs à pied. | Artillerie légère. Celle dont les canonniers sont à cheval, j Ce cheval est léger à la main. Il a la bouche bonne, les jarrets bons, j Avoir la main légère , se dit D'un cavaUer qui se sert bien des aides de la main; D'un chirurgien qui opère facilement et adroitement ; D'un joueur d'instrument qui exécute avec aisance et prestesse; D'une personne qui met de la hberté et de la rapidité dans son écriture. — Fam., Avoir la main légère. Être prompt à frapper. Se dit aussi D'un filou qui dérobe adroitement. — User de son pouvoh", de son autorité avec modération. : | Avoir le sommeil léger, Se réveiller au moindi'e bruit. [ Facile à digéi'er. | S'applique À certaines boissons qui ont peu de force. I Dispos et agile. | Avoir ta roiz légère. Chanter aisément les passages difficiles. I Dans les arts du dessin, se dit De ce qui est l'opposé de Lourd , de massif, de ce qui porte un cai-actère de délicatesse et de facdité. S'emploie par opposition à Grossier, opaque, Couleur légère^ Couleur aérienne et transpa-

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rente. | Peu important, peu considérable. lAu moral, Supei'ficiel. j Yolage, inconstant dans ses sentiments ou dans ses opinions. [ Inconsidéré. I Eu parlant du style. Agréable et facile. | Poésie leg^ère, Poésie dont les sujets sont peu importants, et dont le principal caractère est la facilité, l'abandon, j À la LÉGÈRK. loc. adv. Se dit surtout Des armes et des habits qui pèsent peu. J Inconsidérément, sans beaucoup de réflexion. (Lé-jé.)

LÉGÈREMENT, adv. D'une manière légère , par opposition à pesante. | Peu. ( Inconsidérément, avec irréflexion, j Avec facilité et délicatesse. ( Lé-jè-re-man. )

LÉGÈRETÉ, s. f. Qualité de ce qui est léger, peu pesant. | Agilité, vitesse. // a une grande lég^èreté de mairij se dit D'un homme qui écrit avec aisance et célérité , et D'un joûem- d'instruments dont le jeu est facile et brillant. Il a beaucoup de légèreté dans la voix , se dit D'un chanteur qui fait aisément les passages difficiles. | Inconstance, instabilité. | Irréflexion, imprudence, j Faute commise par légèreté, tort peu grave. | Agrément , facilité , en parlant De style et de conversation. ( Lé-jè-re-té. )

LÉGION, s. f. {Legio.) T. d'antiquité romaine. Corps de, gens de guerre composé d'infanterie, et de cavalerie j S'est dit, en France, De certains corps d'infanterie, et il se disait encore récemment Des régiments d'infanterie de ligne. | Se dit Des régiments de garde nationale , des escadrons de gendarmerie, etc. I Légion d'honneur , Ordi'e institué en France pour récompenser les services et les talents distingués. | Fam., Un grand nombre de personnes. (Lé-ji-on.)

LÉGIONNAIRE, s. m. (Legionarius.) Soldat dans une légion romaine. T Membre de la Légion d'honneur. | Adj., Soldat légionnaire. I Epées légionnaires , Épées qui étaient à l'usage des légions romaines. (Lé-ji-o-nè-re.)

LÉGISLATEUR, TRICE. s. et adj. (Zcgislator.) Celui, celle qui donne des lois à un peuple. | Se dit en parlant Des lois religieuses. ( Celui, celle qui établit les principes d'un art, d'une science. | Se dit, absoL, Du pouvoir qui fait les lois. ( Lé-jis-la-teur ; tri-se. )

LÉGISLATIF, lYE. adj. Qui fait les lois. I Qui est de la nature des lois, qui porte le caractère des lois. (Lé-jis-la-tif.)

LÉGISLATION, s. f. Droit de faire les lois. I Le corps même des lois. | La science, la connaissance des lois, ( Lé-jis-la-sion. )

LÉGISLATURE, s. f. Les trois pouvoirs qui concourent à la confection des lois, j Assemblée législative. I La période de temps qui s'écoule depuis l'installation d'une assemblée législative jusqu'à l'expiration de ses pouvoirs. (L&-jis-la-tu-re.)

LÉGISTE, s. m. Celui qui connaît ou qui étudie les lois. (Lé-jis-te.)

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LÉGri'IMAiRE. adj. des 2 g. Qui appartient à la légitime. (Lé-ji-ti-mè-re.)

LÉGITHMATION. s. f. Changement d étal d'un enfant naturel que ses père et mère reconnaissent par un mariage subséquent, et qui acquiert par là les droits des enfants nés en légitime mariage. \ Recoimaissance authentique et juridique des pouvoirs d'un envoyé, d'un député , etc. (Le-ji-ti-ma-sion.)

LEGITIME, adj. des 2 g. (Legitimus.) Qui a les conditions , les quahtés requises par la loi. ] Enfant légitime. Enfant né durant la mariage, ou après la mort du père, dans le délai que fixe la loi. | Intérêt, légitime. Intérêt de l'argent au taux fixé par la loi. | Juste , équitable, fondé sur la raison, ou conforme à des règles étabhes. (Lé-ji-ti-me.)

LÉGITIME, s. f, La portion assurée par la loi à certains héritiers sur la part héréditaire qu'ils auraient eue en entier si le défunt n'en avait disposé, totalement ou partiellement, par donations entre-vifs ou testamentaires.

LÉGITIMEMENT, adv. Conformément a la loi, à l'équité, à la raison, aux règles établies. (Lé-ji-li-me-man.)

LÉGITIMER, v. a. Donner à un enfant naturel les droits des enfants nés en légitime aiariage. | Faire connaître son titre, son pouvoir, pour authentique et juridique. Justifier, rendre excusable. (Lé-ji-ti-mé.)

LÉGITIMITÉ. 8. f. La qualité de ce qui est conforme à la loi, à la justice, à la raison, ou aux règles établies. | L'état, la qualité d'un enfant légitime. (Lé-ji-ti-mi-té.)

LEGS. s. m. Don ftit par testament ou par autre acte de dernière volonté. (Le.)

LÉGUER. V. a. (Legare.) Doaner par testament ou par autre acte de dernière vo loaté. 1 Transmettre. (Lég-é [ g m. ]. )

LÉGUME, s. m. {Legumen.) Se dit De certaines graines qui tiennent dans des gousses, comme les pois, les fèves, etc. | Se dit De toute sorte d'herbes potagères , de plantes , de racines bonnes à manger. | T. de bot. Gousse. (Lé-gu-me [g m.].)

LÉGUMINEUX, EUSE. adj. et subst.

{Leguminosus. ) Se dit De certaines plantes dont la fleur est irrégulière, et dont le fi-uit est une gousse, comme le pois, la fève, le genêt, etc.(Lé-gu-mi-neu; ze [g m.].)

LEMME. s. m. {Lemma.) Proposition dont la démonstration est nécessaire pour une autre proposition qui doit la suivre. (Lë-me.)

LÉMURES, s. f. plur. {Lémures.) V.

Larves.

LENDEMAIN, s. m. ( De mane.) Le jour qui a suivi ou qui suivra celui dont on parle. (Lan-de-min.)

LENDORE. s. des 2 g. ( Dormire. ) Personne lente et paresseuse, qui semble tou- 9urs assoupie. Pop. (Lan-do-re.)

LÉNIFIER. V. a {Lenis , facere.) kAwfiVt au moyen d'un lénitif.

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