LET
la lettre grise , Épreuve tirée lorsque l'inscription n'est encore gravée qu'au trait. Estampe après la letti'c , Épreuve tirée avec l'inscription au bas. | Chaque caractère de l'alphabet sous le rapport de sa forme dans les diverses écritures. | Caractère de fonte représentant en relief une des lettres de l'alphabet. | Lever la lettre , Prendre les lettres les unes après les autres dans les cassetins et les arranger sur le composteur pour en faire des mots et des lignes. | Lettre initiale. Lettre qui commence un mot ou un nom propre. Subst. , Initiale. \ Absol. , t. d'imprimerie , L'ensemble des caractères dont on se sert pour la composition d'un ouvrage. | Le son ou l'articulation même que chaque caractère de l'alphabet représente. | En parlant D'un texte , se dit Du sens littéral. | A la lettre , au pied de la lettre , Selon le sens littéral , selon le propre sens des paroles. | A la lettre, Exactement, ponctuellement. | Une épître , une missive , une dépêche.
Lettre de change , Traite faite de place en place,par laquelle un banquier ou un négociant tire sur son correspondant une somme d'argent au profit ou à l'ordre d'un tiers qui en a fourni la valeur par lui - même ou par un autre. | Lettre de crédit. Lettre dont le porteur est autorisé à toucher de l'argent du correspondant à qui elle est adressée. I Lettre de passe, Lettre en vei'tu de laquelle un militaire passe d'un corps à un autre. | Lettre de créance , Lettre qui porte qu'on doit donner confiance à celui qui la remet. | Lettre de créance, La lettre qu'un banquier ou un négociant donne à un voyageur, comme lettre de change ou de crédit , pour toucher de l'argent quand il en aura besoin. [ Lettre de récréance. Lettre qu'un prince envoie à son ambassadeur ou ministre pour la présenter au prince d'auprès duquel il le rappelle; ou Lettre qu'un prince donne à l'ambassadeur ou ministre rappelé d'auprès de lui pour la remettre au prince qui le rappelle. | Au plur., se dit De certains actes expédiés en chancellerie au nom du prince, et dont plusieurs sont abolis par nos lois nouvelles. Ces lettres de chancellerie s'appelaient généralement Lettres royaux. \ Se dit De certains actes qui s'expédient sous le sceau de qq. autorité ou de qq. communauté ou compagnie ecclésiastique ou sécuUère. | Se dit , au plur. , Des connaissances que procure l'étude en général , et , en particulier , celle de la littérature proprement dite. I Les belles-lettres, La grammaire, l'éloquence et la poésie. On dit aussi , dans le même sens , Les lettres humaines. \ Les saintes lettres , L'Écriture sainte. (Lë-tre.)
LETTRÉ, ÉE. adj. ( Litteratus. ) Qui a des lettres, du savoir. | Subst., se dit D'une classe d'hommes qui, à la Chine, cultivent les lettres et exercent les emplois publics. (Lë-tré.)
LEV
LETTRINE, s. f. Petite lettre qui se met aii-dessus ou à côté d'un mot pour renvoyer le lecteur à des notes placées soit à la marge, soit au bas des pages. | Se dit Des lettres majuscules qui se mettent au haut des coloiuies ou des pages d'un dictionnaire pour indiquer les initiales des mots qui s'y trouvent. I Se dit Des lettres qui se mettent dans les pages , dans les colonnes mêmes , pour indiquer le changement de la syllabe initiale. (Le-lri-ne.)
LEUDE. s. m. Nom que , dans les jinimicrs temps de la monarchie, on doniuiit ,i de grands vassaux qui suivaient volontairement leur roi à la guerre.
LEUR. Pron. pers. plur. des 2 g. A eux, à elles. Se place immédiatement devant le verbe, et se dit principalement Des personnes. I Se dit qqf. Des animaux, des plantes, et même des choses inanimées.
LEUR. adj. possessif des 2 g. {Ille honim.) Il fait au pluriel Leurs, et signifie D'eux, d'elles, qui appartient à eux, à elles. Il est ordin. relatif Aux personnes. | Se dit qqf. relativement Aux animaux, aux plantes , et même aux choses inanimées.
Leur , précédé de l'article Le , la , les ,, s'emploie pronominalement. Quoique d'ordinaire il soit relatif aux personnes , on le peut dire Des animaux, et même des choses inanimées. | Subst., Ce qui est à eux, à elles. I Au plur., est qqf. subst.. Leurs parents, leurs amis, ceux qui leur sont attachés.
LEURRE, s. m. (Lorum.) Morceau de cuir façonné en forme d'oiseau, dont les fauconniers se servent pour rappeler les oiseaux de fauconnerie lorsqu'ils ne reviennent pas au réclame. | Chose dont on se sert artiûcieusement pour attirer qqn. et le tromper. On vous a promis cet emploi, mais c'est un leurre. La loterie est un leurre funeste pour bien des gens. Cela lui sert de leurre pour les attirer. Il ne se laissera pas prendre à ce leurre. (Leu-re.)
LEURRER. V. a. Dresser un oiseau au leurre. | Se dit Des personnes , Les attirer par qq. espérance pour les tromper. (Leu-ré.)
LEVAIN, s. m. Substance capable d'exciter un gonflement, une fermentation interne dans le corps avec lequel on la mêle. | Morceau de pâte aigrie qui , étant mêlée avec la pâte dont on veut faire le pain, sert à la faire lever , à la faire fermenter. | Se dit Des humeurs du corps humain quand on les suppose viciées de manière à causer qq, désordre, à produire qq. altération. | Se dit Des mauvaises impressions que le péché laisse dans l'âme. | Les restes et qqf. les germes de certaines passions violentes. (Le-vin.)
LEVANT, adj. m. Qui se lève. Soleil levant. I Adorer le soleil let^ant. Faire sa cour à la puissance nouvelle , à la faveur naissante.
LEVANT, s. m. {Levans.) L'orient , relalivemem au lieu où l'on est, la partie de
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l'horizon où le soleil se lève. | L<: levant d'été , Le j)olut où le soleil se lève sur notre horizon au solstice d'été; et. Le levant d' làver, Celui où il se lève au solstice d'hiver. | Se dit Des régions qui sont, à notre égard, du côté où le soleil se lève, comme la Turquie, la Perse, etc. (Le-van.)
LEVANTIN, INE. adj. et subst. Natif des pays du Levant.
LEVANTINE, s. f. Étoffe de soie toute unie.
LÈVE. s. f. Espèce de cuiller de bois à long manche dont on se sert au jeu de mail pour lever la boule.
LEVÉE, s. f. Action de lever, de recueillir certaines choses ; et Ce qui se lève , se recueille. Il se dit Des fruits, et principalement des graines; alors il signifie Récolte, collecte , perception , recette. | Se dit Des soldats , des troupes qu'on lève , qu'on enrôle. | La levée d'un siège , La retraite des troupes qui tenaient une place assiégée.! Lrt levée du scellé , L'action par laquelle roiiicier de justice lève un scellé. | Ce qu'on lève sur la largeur d'une étoffe pour un habit, ce qu'on lève d'une pièce de toile pour des chemises, etc. I En parlant De course de bague , L'action de celui qui lève la lance pour enfiler la bague. | T. de jeu de cartes. Une main qu'on a levée. | Élévation de terre ou de maçonnerie en forme de digue, de berge. I L'heure à laquelle une compagnie, une, assemblée se lève pour finir la séance. | L'opération des agents de la poste lorsqu'ils viennent retirer de la boîte les lettres qui y ont été jetées. ] Se dit, collect., Des lettres qu'on retire de la boîte à chaque levée.
LEVER, v. a. {Levare.) (Au futur Je lèverai , et au conditionnel Je lèverais. ) Hausser, faire qu'une chose soit plus haute qu'elle n'était. ] // n'ose pas lever les yeux , se dit D'un homme qui, ayant qq. reproche à se faire, craint de voir et d'être vu. | Fam. , J'en lèverais la main , J'en ferais serment. [ Lever la main , le bâton , etc. , sur qqn., Se mettre en état de le frapper. | Fam. , Lever le pied , S'enfuir subitement et secrètement, pour cause de mauvaises affaires. I Fam., Lever la crête, S'enorgueillir , s'en faire accroire. Se montrer , paraître avec plus de hardiesse. On dit aussi Lever la tête. \ Redresser une personne ou une chose qui était couchée ou penchée. | Lever qqn. , L'aider à se lever et à s'habiller. I V. n. Faire lever un lièvre, Faire partir un lièvre. | ôter, enlever, retirer, écarter. I Se dit , au Trictrac , Quand le joueur a passé toutes ses dames dans le jan de retour, et qu'il les lève ensuite sur la bande. | Lever les cartes , ou Lever la main. Faire la main, enlever les cartes jouées, celle que l'on avait étant supérieure. | Couper une partie sur un tout. Se dit eu pailaut
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Des étoffes. | Se dit Des animaux qui servent à la nourriture, et dont on coupe un membre ou oj[{. partie. | Percevoir, recueillir, rassembler, ramasser, emporter. | Lever des soldats, une armée. Enrôler des soldats, mettre une armée sur pied. | Lei>er un corps, Procéder à l'enlèvement d'un corps mort par autorité publique. | Lecer un corps saint. Le tirer du tombeau avec cérémonie pour l'exposer à la vénération des fidèles. | Lei>er un enfant, se dit D'un petit enfant exposé que l'autorité fait emporter à l'hôpital, j Lever un arrêt , une sentence ; lever un acte chez un notaire, S'en faire délivrer une expédition, j Lever boutique , lever ménage , Commencer à tenir boutique, à tenir ménage , etc. j Lever un cheval à cabrioles , à courbettes. Manier un cheval à cabrioles, etc. ( Y. n. Se dit Des plantes , des graines qui commencent à pousser et à sortir de terre. | Se dit De la pâte qui fermente. | Pron., Se dresser, se mettre debout sur ses pieds. I Absol., Se lever. Sortir du lit. | Pron. , se dit Du soleil et des astres qui commencent à paraître sur l'horizon.
Levé, ke. part, y4ller partout tête levée , le front levé. Aller partout sans rien craindre. I Voter par assis et levé. Manifester son vote, dans une assemblée délibérante, en se levant , ou en restant assis. | Être levé. Être sorti du lit.
Levé, subst., de mus. Le temps de la mesure où on lève le pied ou la main.
LEVER, s, m. L'heure, le temps auquel on se lève. | Le lever du soleil, le lever des étoiles. L'instant oh le soleil et les étoiles commencent à paraître sur l'horizon. On dit aussi Le lever de l'aurore. \ Le lever de la toile, le lever du rideau. L'instant où on lève la toile, le rideau qui cache le théâtre aux spectateurs,
LEVER-DIEU, s, m. Le temps de la messe où le prêtre élève l'hostie. (Le-vé-dieu.)
LEVIER, s. m. (Levare.) Raton , barre de fer ou de qq. autre matière solide, propre à soulever, à remuer des fardeaux. S'emploie aussi au figuré, (Le- vie,)
LEVIS, adj, (Levare.) Pont-levis , Pont qui se baisse et se lève pour ouvrir ou fermer le passage d'un fossé, | Fam,, Culotte à pontlevis , Culotte qui a par devant une pièce qui s'abat et se relève à volonté.
LÉVITE, s. m, (Levita.) Israélite de la tribu de Lévi, destiné au service du temple. LÉVITE, s. f. Sorte de vêtement, LÉVUTQUE. s. m. (Leviticus.) Nom du 3« livre du Pentateuque, qui établit les cérémonies du culte. (Lé-vi-tic-e.)
LEVRAUDER. v. a. Harceler , poursuivre
qqn., comme un lièvre, Fam. (Le-vrô-dé.)
LEVRAUT, s. m. Jeune lièvre. (Le-vrô.)
LEVRE, s. f, (Labrum.) Partie extérieure
et charnue qui borde la bouche, qui couvre
les dents , et qui aide à la formation des