‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 406 sur 712 · MAK · texte numérisé non relu

MAK

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aillai Liu .'^cigueur pré|>osé à. la ^arde de» marches, des frontières d'un État; et c'est de là que vient le titre de Marquis de Brandebourg. I C'était plus récemment Un titre de dignité qu'on donnait à celui qui possédait une terre érigée en marquisat par lettres patentes. C'est aujourd'hui Un simple titre de noblesse confirmé ou conféré par le roi. I Nom donné par dérision aux jeunes gens qui prennent des airs avantageux.

(Marc-i [c m.].)

MARQUISAT, s. m. Titre de dignité qui était attaché à une terre dont la seigneurie s'étendait sur un certain nombre de paroisses. I La terre même qui avait ce titre. (Marc-i-za [c m.].)

MARQUISE, s. f. Titre que l'on donne à la femme d'un marquis. ( Marc-i-ze [c m.].)

MARQUISE, s. f. Tente de toile dressée au-dessus d'une tente d'officier, de manière à l'entourer et à la rendre moins accessible aux injures de l'air. | Se dit Des toiles tendues sur le pont d'arrière d'un vaisseau , ou dans un jardin, etc.

MARRAINE, s. f. {Materna.) Celle qui tient un enfant sur les fonts de baptême. (Ma-rë-ne.)

MARRJ, JE. adj. Fâché, repentant. (Vi.) (Ma-ri.)

MARRON, s. m. Fruit de l'espèce de châtaignier appelé Marronnier. | Marron d'Inde, Fruit du marronnier d'Inde. | Marrons glacés , MauTons confits et couverts de caramel. I Couleur marron , Couleur approchant de celle du marron. — Adj., Un habit marron. I Espèce de pétard , de forme cubique , fait d'un fort carton entouré d'une ficelle enduite de goudron, | T. de guerre. Pièce de cuivre ou petit anneau de fer que les rondes déposent, à chaque poste, dans une boite destinée à cet usage. (Ma-ron.)

MARRON, ONNE. adj. et subst. Se dit, dans plusieurs colonies. D'un nègre qui s'est enfui dans les bois pour y vivre en liberté, j Se dit Des anunauxqui, de domestiques, sont devenus sauvages. | Se dit De celui qui exerce sans titre , sans commission, l'état d'agent de change, (-o-ne.)

MARRONNAGE. s. m. Etat d'un esclave fugitif. (Ma-ro-na-je.)

'maRRONNER. V. a. Friser les cheveux en grosses boucles. (Yi.) (Ma-ro-né.)

MARRONNIER, s. m. Espèce de châtaignier cultivé, dont les fruits sont gros et bons à manger. | Marronnier d'Inde , Grand et bel arbre qui a été apporté en France, de Constantinople, dont les fleurs sont en bouquets pyramidaux , et dont le fruit est acre et amer. (Ma-ro-nié.)

MARRUBE. s. m. ( Marrubium. ) Plante labiée dont on distingue plusieurs sortes. (Ma-ru-be.)

MARS. s. m. {M<ws, n. pr.) Ou ne met ici

MAR

ce no V! , qui était celui du dieu de la guerre , chez les païens, que paice qu'il signifie, poét., Les travaux de Mars , La guerre.

MARS. s. m. Une des planètes. | Dans l'ancienne nomenclature chimique , Le fer ; l'on donnait le nom de Mars à tous les médicaments dans lesquels il entre du fer. | Le 3° des mois de l'année. | Se dit, au plur., Des menus grains qu'on sème au mois de mars , tels que les orges , les avoines , les millets, etc.

MARSOUIN, s. m. Cétacé du genre àes, Dauphins, mais à museau obtus. | Pop. et par injure , Gros marsouin , vilain marsouin , Homme laid, malbâti et mal propre.

MARSUPIAUX, s. m. pi. {Blarsupium.) Quadrupèdes ainsi nommés parce que , dans la plupart des espèces , les femelles ont sous le ventre un sac ou grand repli de la peau , qui renferme les mamelles , et où les petits sont réunis après leur naissance. (Mar-supi-ô.)

MARTAGON. s. m. Espèce de lis dont les pétales sont renversés et recourbés.

MARTE, s. f. K Martre.

MARTEAU, s. m. {Blartellus.) Outil de fer qui a un manclie ordin. de bois , et qui est propre à battre, à forger, à cogner. ( Marteau de fer dont le gros bout porte une marque en relief, que l'on imprime sur des arbres en les frappant. | Marteau d'armes , Sorte d'arme offensive qui était faite à peu près comme un marteau, j Marteau de porte , Espèce d'fmneau ou de battant de fer qui est attaché au milieu d'une porte à l'extérieur, et avec lequel on frappe pour se faire ouvTir. I Fam., Graisser le marteau. Donner de l'argent au portier d'une maison , afin de s'en faciliter l'entrée. | Fam., Perruque à trois marteaux, Perruque qui avait une longue boucle entre deux nœuds, | Se dit Des petites tringles de bois que l'on fait mouvoir en touchant le clavier d'un piano, et dont une extrémité, garnie de peau, sert à frapper les cordes de l'instrument. | Nom d'un des quatre osselets de l'oreille. (Mar-tô.)

MARTEL, s. m. (Martellus.) Marteau.

Martel en tête, Inquiétude, ombrage, souci. (Mar-tël.)

MARTELAGE, s. m. La marque que les agents des eaux et des forêts font avec leur marteau aux arbres qu'on veut réserver dans les triages mis en vente. (Mar-te-la-je.)

MARTELER, v. a. Battre à coups de marteau. | Faire avec effort un travail d'esprit. I Donner de l'inquiétude, du souci. I Martelé, ée. part. Vaisselle martelée. Vaisselle faite au marteau, j Médaille martelée, Celle dont on a efface le revers , qui était commun, pour frapper à la place un revers rare. | Trille martelé. Trille bien frappé , et dans lequel les deux sons se font entendre distinctement. | Veri martelés.

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Vers péniblement travaillés, qui sentent l'effort qu'ils ont coûté.

MARTELET. s. m. Petit marteau dont qqs. ouvriers se servent pour des ouvrages délicats, (Mar-te-lë.)

MARTELEUR. s. m. Celui qui, dans une forge, est chargé de faire travailler le marteau.

MARTIAL , ALE. adj. ( Martialis. ) Guerrier. | Cour martiale. Sorte de tribunal militaire. | Se disait Des substances dans lesquelles il entre du fer. Les remèdes mar' îiaux. Et, subst.. Les martiaux. (Mar-si-al.)

MARTIN-PÊCHEUR, s. m. {Martinus ^ n, pr.) Oiseaux de l'ordre des Passereaux, qui a le plumage bleu , et qui se plaît dans les eaux , dans les marécages.

MARTINET, s. m. Espèce d'hirondelle à très-longues ailes. (Mar-li-në.)

MARTINET, s, m. Espèce de petit chandelier plat qui a un manche.

MARTINET, s. m. Marteau qui est mû ordin. par la force de l'eau , et qui sert dans les forges, dans les moulins à papier, à tan, etc.

MARTINET, s. m. Espèce de fouet qui est formé de plusieurs brins de corde attachés au bout d'un manche, et dont les maîtres d'école se servaient pour corriger les enfaiîts.

MARTINGALE, s. f. Courroie qui tient par un bout à la sangle sous le ventre du cheval, et par l'autre à la muserolle, pour empêcher qu'il ne porte au vent et ne donne de la tête. | Manière de jouer qui consiste à ponter , à chaque coup , le double de ce qu'on a perdu sur le coup précédent. ( Se dit De diverses ma^nières de jouer son argent, que certains joueurs imaginent, et qu'ils suivent avec plus ou moins de persévérance.

MARTINISME. s. m. ( Saint-Martin , n. pr. ) Croyance particulière des Martinistes,

MARTINISTE. s. des 2 g. Se dit De certains illuminés qui prétendent être en commerce avec les intelligences célestes et avec les âmes.

MARTRE, s. f. ^Quadrupède carnassier qui a le poil roux , et qui se trouve dans les pays septentrionaux. On dit aussi Marte. I La peau de cet animal quand elle est employée en fourrure.

MARTYR , TYRE. s. ( Martjr.) Celui , celle qui a souffert la mort pour attester la vérité de la religion chrétienne. [ Ère des martyrs. Ère qui commence à l'avénemenl de Dioclétien. | Celui qui a souffert des tourments ou la mort , soit pour une fausse religion , soit pour une doctrine qcq. | Personne qui souffre beaucoup. | Être le martyr de qqn.. Souffrir beaucoup de ses mauvais traitements , de ses caprices. | Être le martjr de ses opinions, etc. , S'exposer à beau-

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coup d'inconvienients , de dangers , pour $<>ute.nir ses opinions, etc. (Mar-tir ; ti-re.) MARTYRE, s. n). (Martjrium.) La mort ou les tourments endurés pour la religion chrétienne. | Toute sorte de peines de corps et d'esprit. | S'est dit , poét., Des peines que l'amour fait souffrir aux amants.

MARTYRISER, v. a. Faire souffrir le martyre. | Faire souffrir de grandes douleurs , de grands tourments. (Mar-ti-ri-zé.)

MARTYROLOGE, s. m. {Martin; logos, gr.) Catalogue où furent inscrits d'abord les noms des martyrs, et dans lequel on a inséré depuis les noms des autres saints dont l'Église fait commémoration. (Mar-ti-rolo-je.)

MARUM. s. m. {Mariim.) Plante aromatique, dont l'odeur est très-forte, et qui plaît extrêmement aux chats. On l'appelle aussi Germandrée maritime, et vulgairement Herbe aux chats. (Ma-ro-me.)

MASCARADE, s. f. {Mascherata , ital.) Déguisement d'une personne qui se masque pour qq. divertissement. ( Troupe de gens déguisés et masqués, j S'est dit également D'une danse exécutée par une troupe de gens masqués. | S'est dit Des chansons composées pour les comédies-ballets où l'on dansait sous le masque.

MASCARET, s. m. On appelle ainsi, sur la Gironde, Un flux violent de la mer. C'est ce qu'on nomme Barre à l'embouchure de la Seine. V. Barre. (Mas-ca-rë.)

MASCARON. s. m. (Mascherone, ital.) Tète ou masque fait de caprice, qu'on met pour ornement à la clef des arcades, aux fontaines, etc.

MASCULIN, INE. adj. {Masculinus.^ Qui appartient, qui a rapport au mâle. | Fief masculin^ Fief que les mâles seuls étaient capables de posséder. | Noms masculins. Les noms substantifs ou adjectifs qui désignent ou qualifient les êtres masculins et ceux qu'on leur assimile, quant au genre, dans le langage. | Terminaison mas' culine, La terminaison d'un mot dont Ve muet ne forme pas à lui seul la dernière syllabe. | Rimes masculines , Rimes qui ont une terminaison masculine ; et P^ers masculins , Ceux dont les rimes sont masculines. | Masculin, subst. Le genre Masculin. | [c m.]

MASCULINITÉ, s. f. Caractère, qualité de mâle. | [c m.]

MASQUE, s. m. {Masca, ital.) Faux visage de carton ou d'autre matière, dont on se couvre la figure pour se déguiser. | ^ooir un bon masque, se dit D'un acteur comique dont la physionomie a beaucoup d'expression et de jeu. | Faux visage de velours noii doublé que les dames se mettaient sur la figure pour se garantir du hâle ou du froid. I Personne qui porte un masque pour se déguiser pendant le carnaval. ] Apparence trompeuse sous laquelle on se cache,

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on s'efforce de se cacher. | Oter le masque à qqn. Faire connaître sa fausseté, sa perfidie, etc. I Sorte de terre préparée et appliquée sur le visage de qqn. pour en prendre le moule. | Visage d'homme ou de femme sculpté, qui sert d'ornement en architecture. I Fém. et pop., Injure, pour reprocher à une femme sa laideur ou sa malice. (Masc-e.)

MASQUER, v. a. {Mascherare.) Mettre un masque sur le visage de qqn. jiour le déguiser. Déguiser qqn , en lui mettant » outre le masque, des habits ([ui ne soient pas les siens. | Absol., Aller en masque. (Vi.) Cacher qq. ch. sous de fausses apparences. | Couvrir, cacher une chose de manière à en ôter la vue. | Masquer une batterie, Placer des troupes ou élever un ouvrage devant une batterie, pour que l'ennemi ne l'aperçoive pas. I Être toujours masqué. Avoir l'habitude de se contrefaire, de dissimuler. | Bal masqué, Bal où l'on va eu masque et sous un déguisement. (Masc-c [c m.J.)

MASSACRANTE, adj. f. Humeur massacrante , Humeur bourrue , grondeuse , menaçante. Fam. (Ma-sa-cran-te.)

MASSACRE, s. m. Tuerie , carnage. Se dit surtout Des hommes qu'on tue sans qu'ils se défendent j Grande tuerie de bêtes. | Fam., C'est un massacre, se dit en parlant De qq. chose de rare-, de précieux, qui a été gâté par mégarde ou autrement.! Homme qui exécute mal ce qu'il a à faire. [ La tête du cerf, du daim, du chevreuil, mise debout sur la peau de la bête , ou sur une nappe étendue par terre, lorsqu'on fait faire curée aux chiens. (Ma-sa-cre.)

MASSACRER, v. a. Tuer, égorger des hommes qui ne se défendent point. | // a été massacré. Il a reçu un grand nombre de blessures. | Se dit Des animaux. | Fam. , Gâter , mettre en mauvais état , défigurer. | Se dit D'un mauvais ouvrier, d'un homme qui fait très-mai ce qu'il a à faire. (Ma-sa-cré.)

MASSACREUR, s. m. Celui qui massacre.

(Ma-sa-creur.)

MASSAGE, s. m. Action de masser les membres du corps pour les assouplir. (Masa-je.)

MASSE, s. f. (Massa.) Amas de plusieurs parties de même ou de différente nature, qui font corps ensemble. | Un seul corps compacte, f Un corps informe. | Fam., C'est une masse de chair, se dit D'une personne qui a le corps et l'esprit lourds, ou seulement dont le corps est très-gros, très-pesant. | La quantité de matière d'un corps , par opposition à Yolume. | La totalité d'une chose dont les

Parties sont de même nature. La masse de air , Tout l'air qui pèse sur la terre. La masse du sang. Tout le sang qui est dans le corps. I Se dit au sens moral. [ La masse des créanciers , Tous les créanciers d'un failli. I L'ensemble d'un ouvrage d'architectura

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considéré sous le rapport des proportions, j La réunion de plusieurs parties considérées comme ne faisant qu'un tout. | Se dit Des lits de pierre d'une carrière, j Certaine quantité de marchandises semblables , dont le nombre ou le poids est fixé par l'usage. | Le fonds d'argent d'une succession, d'une société. | Somme formée par les retenues faites sur la paye de chaque soldat, cavalier , etc., ou allouée, par abonnement, pour une dépense spéciale. | Gros marteau de fer qui est carré des deux côtés, et emmanché de bois. | Masse d'armes , ou Masse , Ancienne arme , faite de fer , fort pesante par un bout , qui ne pouvait ni percer ni trancher, mais avec laquelle on assommait. | Espèce de bâton à tête d'or, d'argent, etc., qu'on porte en certaines cérémonies. | Instrument particulier dont on se sert qqf. pour jouer au billard. Le gros bout d'une queue ordinaire. | Masse d'eau. V. Massettk. I En masse. Ioc. adv. Tous ensemble, en totalité. (Ma-se [a bref.].)

MASSE, s. f. {Massa.) Ce qu'on met au jeu lorsqu'on joue aux dés, et à qqs. autres jeux de hasaj-d. (Vi.) (Mâ-se.)

MASSEPAIN, s. m. Sorte de pâtisserie faite avec des amandes pilées et du sucre. (Ma-se-pin.)

MASSER. V. a. Disposer les masses d'un tableau. (Ma-sé [a bref.].)

MASSER, v. a. (Massare.) Pétrir avec les mains les différentes parties du corps d'une personne qui sort du bain, de manière à rendre les articulations plus souples et la circulation des humeurs plus facile. (Ma-sé [a bref.],)

MASSER. V. a. (Massare.) T. de jeu.

Faire une masse. (Vi.) | Masse tout, masse à qid dit, masse la poste. Je masse tout, je masse à qui répondra, je masse autant qu'il y a déjà au jeu. (Mâ-sé.)

MASSETTE. s. f. Plante qui croît dans les rivières , les marais , les étangs , etc. , et dont les fleurs sont réunies au haut de la tige en un chaton cylindrique et allongé. On nomme aussi la grande espèce Masse d'eau. (Ma-së-te.)

MASSICOT, s. m. Plomb uni à l'oxigène ,. oxyde de plomb d'un jaune plus ou moins vif, (Ma-si-cô.)

MASSIER. s. m. Officier qui porte une masse dans certaines cérémonies. (Ma-sié.)

MASSIF, ITE. adj. Qui est ou qui paraît épais et pesant, j Fig., Grossier, lourd. | Se dit De certains ouvrages d'orfèvrerie qui ne sont ni creux en dedans ni fourrés. | Se dit Des bois précieux qui sont employés pleins, et non en placage. | Massif, subst. masc. Ouvrage de maçonnerie destiné à porter un piédestal, un perron, etc., ou à recevoir un revêtement. | Se dit D'un plein bois ou d'un bosquet qui ne laisse point de passage à la Ttie. (Ma-sîf.*,

MAS

MASSITEMENT. adv. D'une manière massive. (Ma-si-ve-man.)

MASSORAH ou MASSORE. s. f. {Masorah, hébr.) Examen critique du texte de l'Écriture sainte, fait par des docteurs juifs qui ont fixé les différentes leçons, le nombre des versets , des mots , des lettres , etc. (Ma-sora; ou Ma-so-re.)

MASSORÉTIQUE. adj. des 2 g. Qui a rapport à la Massore. (Ma-so-ré-tic-e.)

MASSORÈTES. s. m. pi. Ceux qui ont travaillé à la Massore, (Ma-so-rè-te.)

MASSUE, s. f. {Massare.) Sorte de bâton noueux, beaucoup plus gros par un bout que par l'autre , et dont on se sert comme d'arme offensive. | Fig., Coup de massue. Événement fâcheux et imprévu. (Ma-sue.)

MASTIC, s. m. {Mastice.) Résine en larmes ou en grains jaunâtres, qui découle d'une espèce de pistachier appelé Lentisque. j Composition ou ciment formé de cire , de résine et de poudre de briques , dont on se sert pour différents usages. | La composition formée de blanc de céruse et d'huile dont les vitriers se servent pour fixer les vitres aux croisées, et empêcher le passage de l'air.

MASTICATION, s. f. (Masiicatio.) Action de mâcher. (Mas-ti-ca-sion.)

MASTICATOIRE, s. m. (Masticatus.) Sorte de médicament simple ou composé , que l'on mâche pour exciter l'excrétion de la salive.. — Adj. des 2 g. Remède masticatoire. (Mas-ti-ca-toua-re.)

MASTIGADOUR. s. m. Espèce de mors garni d'anneaux et de patenôtres qu'on met dans la bouche des chevaux pour exciter la saUvation.

MASTIQUER, v. a. Joindre, coller avec du mastic. Mastiquer les dalles d'une Ltrru^^e^ des conduits de grès , des carreaux de 'vitre.

Mastiqué , ée. part. Collé avec du mastic. (Mas-tic-é [cm.].)

MASTODONTES, s. m. pi. {Mastos , odontos, gr.) Il se dit D'un genre de grands quadrupèdes, à dents mamelonnées, qui ont beaucoup de rapport avec l'éléphant, et qu'on ne connaît que par leurs ossements trouvés eu terre. ( Mas-to-don-te. )

MASTOÏDE. adj. f. {Mastos, eidos, gr.) Se dit De l'apophyse ou éminence en forme de mamelon qui est placée à la partie inférieure et postérieure de l'os temporal. (Masto-i-de. )

MASTOÏDIEN, ENNE. adj. Qui a rapport , qui appartient à l'apophyse mastoïde. Muscle mastoïdien. Ouverture mastoïdienne. (Mas-to-i-di-in ; ë-ne. )

MASULIPATAN. s. m. {MasuUpatam , n. pr. ) Nom d'une toile de coton des Indes qui s'emploie ordin. en mouchoirs. Le masulipatan tire son nom de la mile oii cette toile se fabrique.

MASURE, s. f. {Mansura.) Ce ([wi i-e:-j;e d'un bâtiment tombé en ruine. | Méchants.

y MAT

habitation qm semble menacer ruine. (Mazu-re.)

MAT, ATE. adj. (Matto, it.)Qiii n'a point d'éclat. Se dit surtout Des métaux qu'on met en œuvre sans y donner ie'poli. | Coloris mat, couleur mate. Coloris, couleur qui n'a point d'éclat, j Lourd , compacte. | Broderie mate. Broderie d'or ou d'argent qui est tres-chargce.

]V1AT. s. m. [Mat, pers.)Se dit, aux échecs, Du coup qui fait gagner la partie, en réduisant le roi auquel l'échec est donné à ne pouvoir sortir de sa place sans se mettre de nouveau en échec, en prise. | Adj., Être échec et mat, ou Être mat, se dit Du joueur qui a perdu, I Fam., Faire qqn. échec et mat. Emporter sur lui un avantage complet.

MÂT. s. m. {Malus.) Pièce de bois longue, ronde et droite,dresspe sur un bâtiment, presque toujours perpendiculaii"ement à la quille, et destinée à porter les voiles. | Caler les mâts, Abaisser les mâts; et Guinder les mdts. Les remettre à leur hauteur. (Ma.)

MATADOR, s. m. T. esp; Celui qui, dans les combats de taureaux, doit mettre Tanimal à mort.

MATADOR, s. m. T. du jeu de l'hombre.

Se dit Des cartes supérieures. | Fam., Homme considérable dans son état , dans son corps.

MATAMORE, s. m. {Matamoros , esp.) Faux brave.

MATASSINS. s. m. pî. {Matachîn , esp.) Ancienne danse bouffonne. | Se disait aussi Des danseurs. (Ma-ta-sin.)

MATELAS, s. m. Une des principales pièfss de la garniture d'un lit ; espèce de grand coussin, piqué d'espace en espace, qui couvre toute l'étendue d'un lit, et qui est rempli de laine, ou de bourre , ou de crin , etc. | Se dit Des petits coussins piqués qu'on Inet aux deux côtés d'un carrosse. (Ma-te-la.)

MATELASSER, v. a. Garnir de coussins rembourrés et piqués en façon de matelas. (Ma-te-!a-sé.)

MATELASSIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait et qui rebat des matelas. (Ma-te-la-sié.)

MATELOT, s. m. Se dit, en général. De tout homme qui fait partie de l'équipage manœuvrier d'un bâtiment de mer. | S'applique au Marin qui , par ses services , son âge et son aptitude comme homme de mer , a obtenu une certaine solde déterminée par les règlements. | Se dit, dans la tactique navale , De chacun des vaisseaux d'une ligne considéré par rapport à celui qu'il précède ou qu'il suit immédiatement, (Ma-te-lô.)

MATELOTE, s. f. Mets composé de plusieurs sortes de poissons apprêtés à la ma- i nière dont on prétend que les matelots les accommodent. | À la matelottk. loc. adv, À la mode , à la façon des matelots.

MATER. V. a. Réduire le roi , par l'échec qu'on lui donne , à lie pouvoir sortir de sa place , ou à n'en pouvoir sortir sans se mettre

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de nouveau en échec. | Mortifier, affaiblir. | Humilier, abattre. (Ma-té [a bref.].)

MATER, v. a. Garnir un nî»vire de, ses mâts. CMâ-té.)

MÂTKKEAU. s. m. Petit mât, (Mâ-te-rô.)

MATÉRLALLSER. v. a. Supposer matériel, considérer comme matérieL (Ma-té-ri-a— li-zé.)

MATÉRTALISME. s. m., Système de ceux qui pensent que tout est matière.

MATÉRIALISTE, s. des 2 g. et adj.

Celui, celle qui n'admet que la matière.

MATÉRIALITÉ, s. f. QuaUté de ce qui est matière.

MATÉRIAUX, s. m. pi. Les différentes, matières qui entrent dans la constructipn d'un bâtiment, comme la pierre, le bois, la tuile, etc. | Tout ce qu'une personne qui se dispose à écrire l'histoire ou à composer qq. autre ouvrage d'esprit rassemble di; faits, d'idées, de réflexions, etc. (Ma-té-ri-ô.t

MATÉRIEL, ELLE. adj. {Materialh.\ Qui est formé de matière, j Qui a rapport à la matière, qui tient de la matière. [ Gro>sier, qui a ou qui parait avoir beaucoup de matière. | // est matériel, cest un esprit bien matériel, se dit D'un homme qui a l'esprit lourd, pesant, j Subst. masc. Ancien, t. did. Qui est opposé à FormeL \ j Subst. masc. Les objets de toute nature qui sont employés à qq. service public, j Le matériel d'une armée , Les bagages, les pièces d'artillerie , etc. (Ma-té-ri-èl ; ë-le.)

MATÉRIELLEMENT, adv. Ancien t. did.

Par rapport à la matière ; est opposé à Formellement. I Grossièrement. ( Ma-té-ri-ë-leman.)

MATERNEL, ELLE. adj. {Maternus,) Qui est propre à la mère , qui est naturel à une mère. ( Côté maternel, ligne maternelle, La ligne de parenté du côté de la mère. Parents maternels, biens maternels. Les parents, les biens du côté de la mère. ) Langue maternelle , La langue du pays où l'on est né. (Ma-tër-nël ; ë-le.)

MATERNELLEMENT, adv. D'une manière maternelle. (Ma-tër-në-le-man."!

MATERNITÉ, s. f. {Maternus.) L'état, la qualité de mère. (Ma-tër-ni-té.)

MATHÉMATICIEN, s. m. Celui qui fait son étude principale des mathématiques, qui s'occupe d'ouvrages ou de travaux relatifs à cette science. (Ma-té-ma-ti-siin.)

MATHÉMATIQUE, s. f. ( Mathematica. ) Science qui a pour objet les propriétés de 'a grandeur en tant qu'elle est calculable oti mesurable. On ne l'emploie jamais, au singulier, avec l'article. | Étui de mathématique. Étui dans lequel sont renfermés les instruments nécessaires aux mathématiciens. I Mathématiques pures , Celles qui considèrent les propriétés de la grandeur d'une manière abstraite. (Ma-té-ma-tic-e.)

MATHÉMATIQUE, adj. des 1 g. ( Ma-

MAT

thematicus. ) Qui a rapport aux mathématiques, ou Qui résulte des procédés de cette science, j Point mathématique^ Le point considéré abstractivement , comme n'ayant aucune étendue.

MATHÉMATIQUEMENT, adv. Selon les règles des mathématiques. ( Ma-té-ma-tic-eman. )

MATIÈRE, s. f. (Materia.) Ce dont une chose est faite. 1 Matières d'or et d'argent. Les espèces fonaues , les Ungots et. les barres employés pour la fabrication des monnaies. I Matières premières. Les matières avant qu'elles soient mises en œuvre. | La substance étendue, divisible, impénétrable, et susceptible de toute sorte de formes et de mouvements, j En physique , nom donné à la cause inconnue de plusieurs espèces de phénomènes. | Se dit par opposition à Esprit. I Fam. , Être enfoncé dans la matière, Avoir l'esprit grossier. I T. de méd.,se dit Des substance évacuées par haut ou par bas. | La matière de la transpiration , La sueur. | Matière purulente , ou Matière , Le pus qui sort d'une plaie, d'un abcès. | Matière médicale. Connaissance des substances employées en médecine, et de la manière de les préparer et de les administrer. | Le sujet sur lequel on écrit , on parle. | Cause , sujet , occasion. En ce sens , il s'emploie ^sans article. | Matière civile. Ce qui donne action au civil. Matière criminelle , Ce qui donne action au criminel. I La matière d'un crime, d'un délit. Ce qui constitue un crime, un délit. | Se dit De qqnes. des parties qui composent la science du droit. | En matière de. loc. prép. En fait de , quand il s'agit de.

MÂTIN, s. m. {Mastinus, b. 1.) Espèce de chien servant ordin. à garder une cour et à d'autres usages domestiques. Un gros, un petit matin.

MATIN, s. m. (A bref.) (Matutinum.) La première partie, les premières heures du jour. I Adv. // s'est levé matin. \ Fam. , Un de ces matins , un beau matin, se dit D'un jour, d'un temps qui n'est pas déterminé. | Poét. , Les portes du matin. , L'aurore ou le levant. | Poét,, Le matin de la vie. ElU était encore dans son matin. •[ Les premières années de la vie. | Tout le temps qui s'écoule depuis le moment où on se lève jusqu'à l'heure du dîner. | Tout le temps qui s'écoule depuis minuit jusqu'à midi.

MATINAL, ALE. adj. ( Matutinalis.) Qui s'est levé matin.

MATlNEAU.s.m.Petit mâtin. (Mâ-ti-nô.) MATINÉE, s. f. La partie du matin qui s'écoule depuis le point du jour jusqu'à midi. Une belle, une longue matinée. Les matinées sont fraîches en automne. Il ne fait rien toute la matinée. Passer la mat'uiée h lire. \ Famil. Dormir la grasse matinée J dormir bien avant dans le jour.

MAT

MATINES, s. f. pi. La première partie de l'office divin , contenant un certain nombre de psaumes et de leçons qui se disent ordin. la nuit. ( Ma-ti-ne. )

MATINEUX, EUSE. adj. Qui est dans l'habitude de se lever matin. (Ma-ti-neu ; ze.)

MATINIER , 1ÈRE. adj. Qui appartient au matin. L'étoile matinière. (Ma-ti-nié.)

MATIR. V. a. Rendre mat de l'or ou de l'argent sans le poHr ni le brunir.

MATOIS, OISE. adj. et subst. Rusé.

Fam. (Ma-toua; ze.)

MATOISERIE. s. f. Qualité du matois. | Tromperie, fourberie. Fam. (Ma-toua-ze-rie.)

MATOU, s. m. Chat mâle. Un matou.

Pop., Homme désagréable par la figure et par le caractère.

MATRAS. s. m. Vase de verre à long cou dont se servent les chimistes et les pharmaciens.

MATRIGAIRE. s. f. (Matricaria.) Plante radiée dont les fleurs sont en corymbe. ( Ma-tric-è-re [cm.].)

MATRICE, s. f. (Matrix.) Celui des viscères dans lequel le fœtus se nourrit et s'accroit jusqu'au terme de la gestation. | Il se dit Des animaux. | Le lieu, La substance où se forment certains minéraux. | La pièce , ordin. de cuivre, qui a reçu en creux l'empreinte de la lettre gravée sur un poinçon d'acier, et qui s'ajuste au fond du moule dans lequel on fond les caractères. | Le carré d'une médaille ou d'une monnaie gravée avec le poinçon. | Se dit Des originaux ou étalons des poids et mesures. | Le registre original d'après lequel sont établis les rôles de contributions. I Langue matrice. Celle dont quelques autres sont dérivées. | Couleurs matrices. Les couleurs simples qui servent à en composer d'autres. (Ma-tri-se.)

MATRICULE, s. f. (Matricula.) Le registre, la liste, le rôle sur lequel on écrit le nom des personnes qui entrent dans ceitaines sociétés, dans certaines compagnies. (Vi.) j L'inscription sur la matricule.] L'extrait de la matricule qui est délivré à la personne inscrite. | [c m.]

MATRIMONIAL, ALE. adj. (Matrimonialis.) Qui appartient au mariage.

MATRONE, s. f. {Matrona.) Nom donné par les tribunaux aux sages-femmes qu'ils nomment , dans certains procès , pour visiter des femmes. ] Se dit aussi Des dames romaines. I Par plaisanterie , femme d'un certain âge , d'une certaine gravité.

MATTE, s. f. Substance métallique qui n'a subi qu'une première fonte , et qui n'est pas encore dans un état suffisant de pureté ( Ma-te. )

MATURATIF, IVE. adj. Qui hâte la formation de la matière purulente dans iej plaies. I Subst. masc. Un bon maturatif.

MATURATION, s. f. {Maturatio.) Progrès successif des fruits vers la maturité. |

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