‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 408 sur 712 · MEC · texte numérisé non relu

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direct ; F'ous me soupçonnez mal à propos; régime indirect , À moi : Vous me donnez un sage conseil, j Le pronom Me se place devant le verbe. Cette règle n'a d'exception que lorsqu'il se trouve fout à la fois r» que ie verbe est à l'impératif, 2° que la phrase est affirmative, 3° que la particule en suit îmmMiatement le pronom, j La particule j, unie au pronom 3/e, ne se met jamais après le verbe.

MÉANDRE, s. m. ( Mœander. ) Se dit , poét., Des sinuosités d'un fleuve, d'une rivière ; et De ce qui a du rapport avec ces sinuosités.

MÉAT. s. m. T. d'anat. Conduit. (Mé-a.)

MÉCANICIEN, s. m. {Mechanicus.) Celui qui possède la science appelée Mécanique. | Celui qui invente ou qui construit des machines. (Mé-ca-ni-siin.)

MÉCANIQUE, s. f. (Mechanicus.) La partie des mathématiques qui a poui' objet la connaissance et l'application des lois du mouvement, de celles de l'équilibre, des forces mouvantes , etc. | La structure naturelle ou artificielle d'un corps , d'une chose, j La mécanique céleste, La science du mouvement des astres, j Machine. (Mé-ca-nic-e.)

MÉCANIQUE, adj. des 2 g. Il se dit Des arts qui ont principalement besoin du travail de la main. | Qui a rapport à la mécaliique, qui est conforme aux lois de la mécanique, j Actions mécaniques , Celles que l'habitude a rendues très -familières, et auxquelles l'intelligence n'a, pour ainsi dire, point de part. | La partie la moins relevée et purement pratique d'un art Ubéral.

MÉCANIQUEMENT, adv. D'une façon mécanique. (Mé-ca-nic-e-man.)

MÉCANISME, s. m. La structure d'un corps et l'action combinée de ses parties. | Le mécanisme du langage, La structure matérielle des éléments de la parole , l'arrangement des mots et des phrases. ( Fig. , Le mécanisme des vers ou de la prose, La composition des parties du vers ou de la phrase suivant le rhythme qui est propre à l'un ou à l'autre.

MÉCÈNE, s. m. {Mœcenas, îi. pr. lat.) Homme qui encourage les sciences, les lettres et les arts.

MÉCHAMMENT, adv. Avec méchanceté.

(Mé-cha-man.)

MÉCHANCETÉ, s. f. Penchant à fairt du mal. j Fam. , L'opiniâtreté des enfants, j Action méchante. | Parole médisante , parole dite dans l'intention de nuire, d'offenser. (Mé-chan-se-té.)

MÉCHANT, ANTE. adj. {Maie cadens.) Mauvais, qui ne vaut rien dans son genre. (Vi.) I Contraire à la probité , à la justice. | Chétif, insuffisant. |Qui manque de bonté, qui est porté à faire du mal. j Ai>oir méchante mine , Avoir l'air ignoble et bas. | Fam. , Méchante langue , Homme ou

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qui se plaît à médire, j Fam. , Trouver plu» méchant que soi. Trouver plus fort, pius 6er, plus puissant que soi. |Qui manque de mérite, de capacités, qui n'a pas les qualités qu'exige son état. | Se dit, par forme de plainte légère et obligeante, de Celui qui a fait qq. petite malice , ou qui est coupable de qq. petite négligence, j Le sens de Méchant varie, qqf. , selon qu'il précède ou qu'il suit le substantif. Ainsi, De méchants vers, Des vers mal faits ; et Des vers méchants. Des vers où il y a beaucoup de malignité. Méchant homme. Homme qui fait de mauvaises actions; et Homme méchant. Homme qui tient de mauvais discours, j Subst. m. Homme de mauvais caractère, vicieux. — Fam., Faire le méchant. S'emporter en menaces.

MÈCHE, s. f. {flfyxa.) Assemblage de fils de coton , de chanvTe , etc. , qu'on met dans les lampes avec de l'huile, ou dont on fait des chandelles, des bougies, en les couvrant de suif ou de cire. | Matière préparée pour prendre facilement feu, comme linge demi-brûlé, amadou, etc. | La corde faite d'étoupe broyée et sèche, dont les canonniers se servent pour mettre le feu au canon, et les mineurs à une mine. | Découvrir, éventer la mèche, DécouvTÏr, au moyen d'une contre-mine, l'endroit où une mine a été pratiquée, et enlever la mèche qui devait la faire jouer. — Fam,, Découvrir le secret d'un complot. I Le bout de ficelle attaché à l'extrémité d'un fouet. 1 La spirale de fer ou d'acier d'un tire-bouchon ; La partie d'un vilebrequin, d'une wille, et d'autres outils semblables, qui sert à percer.

MÉCHEF. s. m. ( Malum caput. ) Mal heur, fâcheuse aventure. (Yi.) (Mé-chëf, )

MÉCHER. V. a. Faire entrer dans un tonneau la vapeur du soufre brûlant, au moyen d'une mèche.

MÉCOMPTE.s.m, Erreur dans un compte , dans une supputation. | Espérance trom pée, idée fausse ou exagérée qu'on s'est faite d'une chose. ( Mé-con-te. )

MÉCOMPTER (SE), v. pron. (Maie cornputare.) Se tromper dans un calcul , dans un compte. I Se tromper en qq. ch. qu'on croit ou qu/on espère. ( Se-mé-con-té. )

r.ihClïi-N .'. AiSSAJiLE. adj. des 2 g. Qu'on ne peut reconnaître qu'avec peine. Sa maladie l'a rendu méconnaissable, méconnaissable à tous les yeux. Cet homme a changé d humeur, il est méconnaissable, ( Mé-co ■ uë-sa-ble. )

MÉCONNAISSANCE, s. f. Manque de reconnaissance , de gratitude. La méconnaissance marque plus de légèreté et moins de vice que l'ingratitude. (Mé-co-nësan-se. \

MÉCONNAISSANT , ANTE. adj. Qui manque de reconnaissance, qui oublie les bienfaits. ( Mé-co-në-san. ) ! MÉCONNAJhTRE. v. a. Ne pas recon-

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naître. [ Désavouer qqn. , affecte/- de ne pas le connaître. I Ne pas rendre justice à une personne ; ne pas apprécier une qualité , une chose, comme elle le mérite. | Pron. , Oublier ce qu'on a été ou ce qu'on est, ce qu'on doit aux autres. ( Mé-co-nê-tre. )

MÉCONTENT, ENTE. adj. et subst. Qui n'est pas satisfait de qqn. , qui croit avoir sujet de s'en plaindre. | Se dit Des choses. ( Subst., se dit de Ceux qui ne sont pas satisfaits du gouvernement. ( Mé-con-tan. )

MÉCONTENTEMENT, s. m. Déplaisir, manque de satisfaction. (Mé-con-tan-te-man.)

MÉCONTENTER, v. a. Rendre mécontent, donner sujet d'être mécontent. (Mécon-tan-té. )

MÉCRÉANT, s. m. ( Maie credens. ) Se disait en parlant De tous les peuples qui ne sont pas de la religion chrétienne , et surtout Des mahométans ; se dit , par dénigrement. D'un chrétien qui ne croit point les dogmes de sa religion, et qu'on regarde comme. un impie.

MÉCROIRE. v. n. {Maie credere.) Refuser de croire , ne pas croire. // est dangereux de croire et de mécroire. ( Mécroua-re. )

MÉDAILLE, s. f. ( Metallum. ) Pièce de métal fabriquée en l'honneur d'une personne iîlustre , ou pour conserver le souvenir d'une action mémorable, d'un événement , d'une entreprise. On comprend sous le nom de Médailles les anciennes monnaies des Grecs, des Romains, etc. | Médaille fruste. Celle qui est presque entièrement effacée. Médaille fourrée , Celle dont l'extérieur seulement est d'or ou d'argent. | Fam., Le revers de la médaille , Le mauvais côté , les mauvaises qualités d'une personne ou d'une chose. I Tête de médaille , Personne dont les traits sont grands et fort marqués. | Vieille médaille. Vieille femme. | Pièce d'or, d'argent , ou de cui\Tej qui représente un sujet de dévotion , et que le pape a bénite. | Se dit De certains prix qu'on donne aux poètes, aux orateurs, aux artistes, aux manufacturiers. | Bas-relief de forme ronde, sur lequel est représentée la tête de qq. personne illustre, ou qq. action mémorable. (Mé-da-Ue [11m.].)

MÉDAD^LIER. s. m. Meuble composé de plusieurs tablettes à tiroir, dans lesquelles il Y a de petites enfonçures de forme ronde et de différentes grandeurs, propres à recevoir des médailles, j Collection de médailles. (Mé-da-llé [11 m.].)

MÉDAILLISTE. s. m. Celui qui est curieux de médailles, qui s'y connaît, qui en a traité par écrit. ( Mé-da-llis-te [II m.]. )

MÉDAILLON, s. m. Médaille qui surpasse en poids et en volume les médailles ordinaires. | T. d'archit. , Médaille, j Bijou , d'un cadre de forme circulaire ou ovale ,

MÉD

GGy

dans lequel on enferme un portrait, dos cheveux, etc. (Mé-da-llon [Il m.].)

MEDECIN, s. m. {Mcdicinuf.) Celui qui exerce la médecine. On dit qqf. Docteurmédecin. I Ce qui est propre à rendre ou à conserver la santé. [S'emploie en parlant Des afflictions, des maladies morales. (Mé-desin. )

MÉDECINE, s. f. (Medicina.)VaTt qui enseigne les moyens de conserver la santé, et de traiter les maladies. | Système médical. Médecine agissante. Celle qui fait usage tout de suite des moyens qui tendent à guérir ; par opposition à Médecine expectante , Celle des médecins qui ont pour principe d'attendre les opérations successives de la nature avant de se décider. [Remède, sous forme liquide ou solide, qu'on prend pour se purger. | Fam., Avaler la médecine.

Prendre son parti, se résigner malgré ses dégoûts. ( Mé-de-si-ne. )

MÉDECINER. v. a. Donner des breuvages purgatifs et autres remèdes. Fam. , se dit en mauvaise part. (Mé-de-si-né.)

MÉDIAN, ANE. adj. {Medianus.) T. d'anat. Qui est placé au milieu. Ligne médiane, Ligne verticale qu'on suppose partager longitudinalement le corps en deux parties égales ; et , Veines médianes , Yeines , au nombre de trois, qui sont à la superficie de l'avant-bras.

MÉDIANOCHE. s. m. T. esp. Repas en gras qui se fait après minuit sonné, particulièreme-at dans le passage d'un jour maigre à un jour gras.

MÉDIANTE. s. f. {Mediante, it. ) La tierce au-dessus de la note tonique ou principale.

MÉDIASTIN. s. m. {Medîastinus.) Cloison membraneuse formée par l'adossement des deux plèvres, et qui sépare la poitrine en deux parties.

MÉDIAT, ATE. adj. (Mediare.) Qui n'a rapport, qui ne touche à une chose que moyennant une autre qui est entre deux.

MÉDIATEMENT. adv. D'une manière médiate. ( Mé-di-a-te-man. )

MÉDIATEUR, TRICE. s. et adj. (Mediator ; trix. ) Celui , celle qui s'entremet pour opérer un accord , un accommodement entre deux ou plusieurs personnes, entre différents partis. I Sorte de jeu de quadrille. ( — tri -se. )

MÉDIATION, s. f. ( Mediatio. ) Entremise. ( Mé-di-a-sion. )

MÉDIATISER, v. a. Faire qu'un prince, un pays, en Allemagne, ne relève plus immédiatement de l'Empire. (Mé-di-a-ti-zé.)

MÉDICAL, ALE. adj. ( Medicus.) Qui appartient à la médecine. | Propre à guérir.

MÉDICAMENT, s. m. ( Medicamentum. ) Remède qu'on introduit dans l'intérieur du corps, ou qu'on applique extérieurement.

( Mé-di-ca-man. )

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MÉDICAMENTAIRE. adj. des 2 g.' Qui traite des médicaments. ( Mé-di-ca-mantè-re. )

MÉDICAMENTER. v. a. Donner des Tiiédicaments à un malade, à un animal malade, appliquer des médicaments. (Mé-di-caman-té.)

MÉDICAMENTEUX, EUSE. adj. {Medicamentosus. ) Qui a la vertu d'un médicament. ( Mé-di-ca-man-teu ; ze. )

MÉDICINAL, ALE. adj. { Medicinalîs.) Qui sert de remède. ( Mé-di-si-nal. )

MÉDIMNE. s. m. ( Medimnum. ) Mesure grecque, pour les choses sèches, qui valait près de quatre de nos boisseaux ou cinquante - et - un litres soixante-dix-neuf centilitres.

MÉDIOCRE, adj. des a g. et subst. {Mediocr'u.) Qui est entre le grand et le petit, entre le bon et le mauvais. | Un homme médiocre, de peu d'esprit, de peu de talent. ( Précédé de l'un des adv. Bien , fort, etc. , se dit De ce qui est moins que médiocre.

MÉDIOCREMENT, adv. D'une façon médiocre. I Peu. ( Mé-di-o-cre-man. )

MÉDIOCRITÉ, s. f. {Mediocritas.) État, qualité de ce qui est médiocre. | Absol., Cet état de fortune qui tient le milieu entre l'optdence et la pauvreté, entre l'élévation et la bassesse. | Insufûsance du côté de l'esprit , du mérite. |(Ti.) Modération, juste milieu.

MÉDIRE. V. n. ( Maledicere. ) ( On dit à l'indicatif, a" pers. du plur. , Vous médisez; et à l'impératif, Médisez. Quant au reste, il se conj. c. Dire. ) Dire du mal de qqn. , soit par imprudence, soit par malignité.

MÉDISANCE, s. f. ( Maledicentia. ) Discours au désavantage de qqn. , tenu par imprudence ou par malignité. | Imputation avancée sans preuve. | Les gens médisants. ( Mé-di-zan-se. )

MÉDISANT, ANTE. adj. et subst. {Maledicens. ) Qui médit. ( Mé-di-zan. )

MÉDITATIF, lYE. adj. et subst. Qui est porté, livré à la méditation.

MÉDITATION, s. f. ( Meditntio. ) Opération que fait l'esprit lorsqu'il veut approfondir un sujet, lorsqu'il s'applique fortement à la recherche de qq. vérité. ] Se dit De certains écrits composés sur des sujets de dévotion ou de philosophie. | Oraison mentale. ( Mé-di-ta-sion. )

MÉDITER. V. a. {Meditari.) Réfléchir surqq. ch., l'examiner mûrement, de manière à l'approfondir. | S'emploie , neutr. , avec la prép. 5ur. j Projeter, penser à faire une chose, réfléchir aux moyens de l'exécuter. | S'emploie neutral. , dans ce sens , avec plusieurs prepos. , pronoms , adv. , conj. | Abs. , Faire une méditation pieuse.

MÉDITERRANÉ, ÉE. adj. {Mediterraneus. ) Qui est au milieu des terres, enfermé dans les terres. | Absol. , La mer Méditerranée, ou, subst., La Méditerranée, La mer

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