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ouvsage imprimé contenant k» faiis et Jiià moyens d'une cause qui doit être jugée, j L'état des sommes dues à un homme de justice pour ses vacations , ses écritures et ses déboursés dans une affaire. | L'état de ce qui est dû à un marchand pour ses fournitures , à un artisan pour son ouvrage, à un domestique pour les emplettes qu'U a faites au compte de son maître. | Fig. et fam., Mémoire d'apothicaire. Mémoire dont les articles sont portés à un taux exagéré, j Dissertation sur qq. objet de science, d'érudition , de littérature , etc. | Au plur. , Recueil des dissertations lues dans une société savante ou httéraire. j Au plur., Relations écrites par ceux qui ont eu part aux affaires publiques, ou qui eu ont été les témoins oculaires. | Les divers documents d'après lesquels on écrit l'histoire.
MÉMORABLE, adj. des a g. (Memorabilis. ) Digne de mémoire , qui mérite d'être conservé dans la mémoire , remarquable.
MÉMORATIF, lYE. adj. (Memoratio.) Qui se souvient , qui a mémoire de qq. ch. Fam.
MÉMORIAL, s. m. (Memorialis.) Mémoire, placet. Il se dit Des mémoires particuliers qui servent à instruire d'une affaire. I Livre-journal sur lequel les banquiers et les commerçants sont tenus d'inscrire leurs affaires journellement et à mesure qu'elles se font. Les mémoriaux de la chambre des comptes , Les registres de la chambre des comptes , sur lesquels étaient transcrites les lettres patentes de nos rois.
MENAÇANT, ANTE. adj. Qui menace.
Il se dit Des choses qui pronostiquemt. qui font craindre qq. malheur. ( Me-na-san. )
MENACE, s. f. {Minaciœ.) Parole ou geste dont on se sert pour marquer à qqn. son ressentiment, pour lui faire craindre la mal qu'on lui prépare. | Fam. , Menaces eu Pair , Menaces qui ne sont suivies d'aucun effet. ( Me-na-se. )
MENACER. V. a. Faire des menaces. | Pronostiquer, faire craindre qq. malheur, qq. accident peu éloigné. | Menacer ruine , se dit D'un bâtiment qui est près de tomber; et, fig. , D'un empire, etc. | Poét., Menacer le ciel, se dit De certains objets fort élevés. I Fam., Faire espérer. ( Me-na-sé.)
MÉNADE. s. f. (Mainas, gr. ) Bacchante ; femme qui , chez les anciens , célébrait les fêtes de Bacchus , et se livrait à un délire qui allait jusqu'à la fureur.
MÉNAGE, s. m. Gouvernement domestique, et tout ce qui concerne la dépense et l'entretien d'une famille. | Ligueurs de ménage. Liqueurs qu'on fait chez soi et pour son usage particuher. j Fam., Avoir ménage en ville , Entretenir une maîtresse. I Les meubles et ustensiles nécessaires à un ménage. | Le soin qu'on donne à l'arrau-
gemeat et à la propreté des meubles d'au appaxleuiunt. | Épargne, économie, conduite que l'on tient dans raduiiniàtratioo de son bien, | f^ii're de ménage, Vi\Te avec econouùe. — Eu plaisantant , vendre ies meubles pour vivre. | Toutes les personnes dont une famille est composée. | L'association d'un homme et d'une femme mariés ensemble. | lU font bon ména^d , mauvais ménage, se dit D'un mari et d'une femme qui vivent en bonne, en mauvaise intelligence. ( Mé-na-je. )
MÉNAGE:MENT. s. m. Circonspection, égard, précaution. | Le ménagement des esprits, des affaires. L'art de les manier, de les conduire. (Vi.) (Me-ua-je-man.)
MÉNAGER. V. a. ÙiCr d'économie, dépenser avec circonspection, avec prudence, j Fig., Ménager ses paroles. Parler peu. — Les termes , les expressions , Parler avec une grande circonspection. — Le temps , son temps , En faire un boa emploi. — Ses pas , Éviter de faire des démarches. — Un terrain . une étoffe , Les employer si bien , qu'on en fasse tout ce qu'on en \eut faire, et qu'il n'y ait rien de perdu, j Manier, conduire, préparer avec ménagement , avec adresse. | Ménager l'occasion , Préparer le moment favorable pour faire qq. ch. — Les intérêts de qqn. , Avoir soin de ne pas les compromettre. | N'avoir rien a ménager avec qqn. , N'avoir plus de mesures à garder avec lui, | Conduire bien , disposer avec art. j Ménager un escalier dans un bâtiment, etc., Faire en sorte qu'il s'y trouve de la place pour un escalier, etc., sans gâter le dessin principal. — Une chose à qcjn. , La lui procurer, la lui réserver. | lYaiter avec ménagement , avec égard.
I Ménager qqn.. L'épargner, user modérément de la supériorité, de l'avantage qu'on a sur lui. | Pron., Avoir soin de sa personne , de sa santé. — Se conduire avec adresse, avec circonspection, ( Mé-na-jé. )
IvIÉNAGER, ÈRE. adj. et subst. Qui entend le ménage, l'épargne, l'économie, j Subst. fém. Servante qui a soin du ménage de qqu. Parmi le peuple des campagnes, un mari appelle qqfs. sa femme Notre ménagère.
MÉNAGERIE, s. f. Lieu bàli auprès d'une maison de campagne pour y engraisser . y élever des bestiaux , des volailles , etc. I Lieu où l'on rassemble des émimaux étrangers ou rares, ( ]Mé-na-je-rie. )
MENDL^NT, ANTE. s. Celui, celle qui fait profession de mendier, j Ri-Ugieiuc mendiants, moines mendiants, Ceux qui vivent de quête , d'aumône. | Les quati-e mendiants , Les jacobins, les franciscains, les augustins et les carmes. — Quatre sortes de fruits secs, j qui sont les figues, les avelines, les raisins I et les amandes , et dont on fait des assiettes ; de dessert ( !Maû-dian, ) '
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MENDICITÉ, s. f. {Mendicitas.) Etat d'indigence où l'on est réduit à mendier. | La protession de mendiant , Les mendiants. (Man-di-si-té.)
MENDIER. V. a. {Mendicare.) Demander l'aumône. | Rechercher avec empressement et avec qq. sorte de bassesse. (Man-di-é.)
MEXEAC. s. m. Se dit des montants et des traverses qui partagent l'ouverture d'une croisée. (Me-nô.)
MENEE, s. f. Pratique secrète et artificieuse dont on se sert pour faire réussir qq. dessein. | Suivre la menée, être à la menée d'un cerf. Prendre la route d'un cerf qui fuit.
MENER. V. a. {Manus.) Conduire, guider.
i Conduire par force en qq. endroit. | Introduire, donner accès. | Se dit De ceux qui ont la conduite d'une troupe, et qui la font marcher et agir. | Mener le deuil , dans une cérémonie funèbre, Etre à la tête de toutes les personnes qui forment le cortège. I Se dit Des animaux , Les conduij'e. | Se dit Des voitures de terre et d'eau. [Toiturer, I Se faire accompagner de ou pai\ j Forcer à sui\Te. I Gouverner qqn. j Mener loin
qqn.
comme il Jaut , le m
ener ru-
dement. Lui donner bien de la peine , lui susciter bien des affaires. | Cette médecine l'a mené doucement ou rudement. Elle l'a peu ou beaucoup tourmenté. | Fig., Amuser et entretenir de paroles, d'espérances. | En parlant Des choses, Diriger, conduire. | Mener une -vie sainte , une -vie scandaleuse , Vivre saintement , scandaleusement , etc. j Me ner grand train , grand bruit , Faire beaucoup de dépense, vivTe avec faste, 1 Se dit, fig., De ce qui dirige , de ce qui détermine les hommes. } Mener loin qqn., en parlant De choses qui se dépensent ou se consomment. Fournir long-temps du secours à qqn,, lui durer longtemps.
MÉNESTREL, s, m. Nom de ces anciens poètes et musiciens qui allaient, de châteaux en châteaux, chantant des vers et récitant des fabliaux. (Mé-nès-trèl.)
MÉNÉTRIER, s. m. Homme qui joue du nolon pour faire danser, (Mé-né-trié,)
MENTEL~R, s. m. Celui qui mène , qui conduit une femme par la main, dans certaines cérémonies, j Meneur d'ours ^ Celui qui mené un ours dans les rues , et qui gagne sa vie à lui faire faire des tours pour le plaisir des passants. | Celui qui amène les nourrices aux bureaux des gens qui se chargent de leiuprocurer des nourrissons, j Fém, , Meaeuse. I Fig. et fam.. Celui qui, dans les affaires, prend de l'ascendant sur les autres, et leur fait faire sa volonté,
MENIAN:E, s. f. {Meniana.) Petite terrasse ou balcon en avant-corps , ménagé pom- jouir de la vue du dehors , et ordinairement fermé de jalousies.