MEN
mentales, Celles qui dérangent les fonctions intellectuelles. (Man-tal.)
MENTALEMENT, adv. D'une manière mentale. (Man-ta-le-man.)
MENTERIE. s. f. Discours par lequel on donne pour vrai ce qu'on sait être faux. Il est plus famiUer que Mensonge, et s'applique à dés choses moins graves. (Man-te-rie.)
MENTEUR , EUSE. adj. Qui dit une chose fausse , et dont il connaît la fausseté. | Tout homme est menteur^ Tout homme est sujet à se tromper. | Se dit Des choses dont les apparences sont trompeuses. | Subst. , Celui , celle qui ment, qui a l'habitude de mentir. (Man-teur; ze.)
MENTHE, s. f. Plante de la famille des Labiées, qui est odoriférante, et qui sert à différents usages. (Man-te.)
MENTION, s. f. (iWewrio.) Commémoration, témoignage, rapport fait de vive voix ou par écrit. (Man-sion.)
MENTIONNER, v. a. Faire mention.
(Man-sio-né.)
MENTIR, v. n. {Mentiri.) Dire, affirmer pour vrai ce qu'on sait être faux. | // en a menti , Il a menti sur la chose dont il s'agit. (Man-tir.)
MENTON, s. m. {Mentum.) La partie du visage qui est au-dessous de la bouche. | Fig. et fam. , Avoir deux mentons , double , triple menton , se dit D'une personne replète qui a le dessous du menton fort gras. | Dessous de la mâchoire inférieure dans certains animaux. (Man-ton.)
MENTONNIÈRE, s. f. Bande de toile ou d'étoffe qui tenait autrefois aux masques, et dont on se couvrait le menton. | Bande de toile dont on enveloppe son menton dans les cas de blessure ou de fluxion. (Man-to-niè-re.)
MENTOR, s. m. Nom propre du gouverneur de Télémaque. Gouverneur, guide, conseil de qqn. (Min-tor.)
MENU, UE. adj. {Minutus.) Délié, qui a peu de volume, peu de grosseur, peu de circonférence. | Menu rot. Les cailles, perdreaux , bécassines , ortolans , etc. | Menus droits. Les issues ou extrémités d'un animal, dont on fait de certains ragoûts. | Menus grains, Les jpois , les lentilles , la vesce, le millet, etc. f Qui est de peu de conséquence. I Menus plaisirs , JDépenses d'amusement et de fantaisie. | Menus plaisirs, Dépenses du roi, qui sont réglées par une administration particulière, et qui ont pour objet les cérémonies, les fêtes de la cour, etc. | Menus suffrages, Les oraisons qui se disent après l'office, pour la commémoration des saints ; Certaines prières courtes qui se disent par dévotion. Il est vieux dans les deux sens. | Petits profits attachés à une charge, etc. | Menue monnaie, La monnaie de cuivre et de billon. | Menu peuple, Les dernières classes du peuple, j
MER
Subst., Compter par le menu, Avec un grand détail. I Le menu d'un repas, La note de ce qui doit y entrer. | Subst., Menu linge. | Adv., En fort petits morceaux. | Écrire menu, Écrire en lettres fort petites,
MENUAILLE. s. f. Quantité de petites monnaies. I Quantité de petits poissons. | Toute sorte de petites choses qu'on met au rebut. Fam. (Me-nu-a-lle [11 m.].)
MENUET, s. m. Air à danser, dont la mesure se bat à trois temps , dans lequel il y a un repos de quatre en quatre mesures, et qui est composée de deux reprises. | La danse caractérisée par cet air. (Me-nn-ë.)
MENUISER. V. a. et n. Travailler en menuiserie. (Me-nui-zé.)
MENUISERIE, s. f. L'art de menuiser.
I Ouvrages que fait un menuisier, (Menui-ze-rie,)
MENUISIER, s. m. Artisan qui travaille en bois, et qui fait des ouvrages nécessaires dans l'intérieur des maisons, tels que portes, parquets, tables, etc. (Me-nui-zié.)
MÉPHITIQUE, adj. des 2 g. {Mcphitîcus.) Se dit Des exhalaisons gazeuses qui produisent des effets plus ou moins nuisibles, et qui d'ordinaire sont puants. (Mé-fi-tic-e.)
MÉPHITISME. s. m. {Mephitis.) Exhalaison incommode, et souvent pernicieuse.
(Mé-fi-tis-me.)
MÉPLAT, s. m. L'indication des différents plans d'un objet, | Adj. , Lignes méplates, se dit Des lignes qui établissent le passage d'un plan à un autre. (Mé-pla.)
MÉPRENDRE (SE), v. pron. (Se conj.
comme Prendre.) Se tromper, se mécompter, prendre une personne ou une chose pour une autre. | Se dit , fîg. , à une personne qui semble s'oublier et manquer de respect. (Semé-pran-dre.)
MÉPRIS, s. m. Sentiment par lequel on juge une personne, ou une chose , indigne d'estime, d'égard, d'attention. | Le mépris de la vie , de la mort, etc.. Le sentiment par lequel on s'élève au-dessus de l'amour de la vie, de la crainte de la mort, etc. | Au plur., Paroles ou actes de mépris. | Au MÉPRIS DE. loc. prép. Au préjudice de, sans avoir égard à. | En mépris de. loc. prép. Par un sentiment de mépris pour.
(Mé-pri.)
MÉPRISABLE, adj. des 1 g. Digne de mépris, (Mé-pri-za-ble.)
MEPRISANT, ANTE. adj. Qui marque du mépris. (Mé-pri-zan.)
MÉPRISÉ, s. f. Inadvertance , erreur, faute de celui qui se méprend. (Mé-pri-ze.)
MÉPRISER. V. a. Avoir du mépris pour une personne, pour une chose, n'en point faire de cas. | S'élever au-dessus de l'amour qu'on a ordinairement pour une chose, ou de la crainte qu'elle inspire, (Mé-pri-zé,)
MER. s. f, La vaste étendue d'eau salée qui baigne toutes les parties de 5a terre.
MER
Chacune des grandes portions de cette masse d'eau ; et on les distingue les unes des autres par des qualifications tirées ordinairement de qq, circonstance locale, | Pleine mer ou Haute mer, La partie de la mer qui est éloignée du rivage, | Port de mer. Ville ou endroit situé sur le bord de la mer et ayant un port, | Écumeur de mer , Pirate, corsaire. | Coup de mer. Tempête de peu de durée. Vague, | ^/vnee de mer. Flotte composée de vaisseaux armés en guerre. | Absol. , Mettre en mer, à In mer, Mettre à la voile, quitter le port. | Tenir la mer, Naviguer, courir en haute mer, loin des ports et des rades, | // est basse mer, La mer est vers la fin de son reflux, | Grande étendue d'eau non salée, | Jarre, vase de terre dans lequel est une certaine quantité de vin, qu'on remplace à mesure qu'on y puise. (Mèr.)
MERCANTILE, adj. des 2 g. {Mercans.) Qui concerne le commerce. (Mër-can-ti-le.)
MERCANTILLE. s, m. Négoce de peu de valeur, (Mër-can-ti-lle [Il m,].)
MEPlCENAIRE. adj, des 2 g, et subst, ( Mercenarius. ) Qui se fait seulement pour le gain, pour le salaire. 1 Qui se laisse aisément corrompre par l'intérêt. | Subst., Artisan , homme de journée , qui travaille pour de l'argent. | Au plur., Étrangers qui servent dans une armée pour de l'argent. (Mër-se-nè-re.)
MERCENAIREMENT. adv. D'une façon mercenaire. (Mër-se-nè-re-man.)
MERCERIE, s. f. Les diverses marchandises dont les merciers font trafic. (Mërse-rie.)
MERCI, s. f. qui n'a point de pluriel. Miséricorde. | Être, se mettre à la merci de (jqn.. Être, se mettre à sa discrétion. | Merci de ma vie, Exclamation populaire qui annonce l'impatience, la colère. | Remercîment. Fam. | Merci, grand merci.
Je vous rends grâce. ( Grand merci.
subst. Foilà le grand merci que j'en ai. Voilà la reconnaissance qu'on me témoigne pour les services que j'ai rendus. | Adv., Dieu merci. Grâce à Dieu. (Mër-si.)
MERCIEP^ , 1ÈRE. s. {Merx.) Marchand, marchande qui vend en gros ou en détail diverses marchandises qui, en général, servent pour rhabillement et la parure, comme le fil, etc. I Porteballe qui va par les villes et les villages pour y vendre toute sorte de menues marchandises. (Mër-sié.)
MERCREDI, s. m. {Mercurii dies.) Le quatrième jour de la semaine. (Mër-cre-di.) , MERCURE, s, m, (Mercurius.) Dieu de la fable, qui présidait à l'éloquence, au commerce, etc, et qui était le messager des autres dieux. | Homme qui se charge de procurer ou de faciliter à un autre qq, commerce de galanterie. [ Sert De titre à divers écrits périodiques traitant de politique, dç
MER
littérature, et contenant des annonces, des nouvelles. (Mër-cu-re [c m.].)
MERCURE, s. m. (Mercurius.) La planète qui est la plus voisine du soleil, et qui met le inoins de temps à faire sa révolution autour de cet astre. | Substance métallique qui est toujours fluide à notre température , et qu'on appelle communément Yif-argent.
Fixer le mercure^ l'unir avec quelque autre corps , de telle sorte qu'il ne puisse redevenir coulant. On n'a pas encore trouvé le moyen de fixer le mercure.
MERCURIALE, s. f. {Mercurialis. Plante dioïque de la famille des Tilhymales , dont une espèce est une mauvaise herbe trèscommune dans les jardins et les terrains cultivés. On tire du suc de cette plante une espèce de miel j qu'on appelle Miel mercurial. (Mër-cu-ri-a-Ie [ c m.].)
MERCURIALE.s.f.(J(ferc«r/«/w.) Assemblée des cours souveraines qui se tenait toujours un mercredi , et dans laquelle on parlait contre les abus qui pouvaient s'être introduits dans l'administration de la justice, j Les discours mêmes qui étaient prononcés dans ces occasions ; se dit encore De ceux que les officiers du ministère public prononcent à la rentrée des cours et des tribunaux, j Le premier président fit une belle mercuriale. La mercuriale des gens du roi fut applaudie. La mercuriale n'a roulé que sur des lieux communs. \ Fig., Réprimande qu'on fait à qqn. | L'état du prix des grains, des fourrages, etc., qui ont été vendus au marché.
MERCURIEL, ELLE. adj. {Mercurialis.) Qui contient du mercure. ( Mer-cu-ri-ël ; . ë-lë [^c m. ].)
MÈRE. s. f. {Mater.) Femme qui a mis un enfant au monde. | Se dit Des femelles des animaiix lorsqu'elles ont des petits. | Mère de famille , Femme mariée quia des enfants. | Grand'mère , aïeule, — Pop. , on dit qqf., Mère-grand. \ Notre mère commune., La terre, j Fam., La mère une telle , se ditD'une femme du peuple un peu âgée. | Qualification qu'on donne à une religieuse professe. I Fig., Cause. | Se dit Des lieux, des établissements où une chose a commencé et s'est perfectionnée. | Adj,, La reine mère La reine douairière. | La mère patrie, L'É tat , le pays qui a fbndé une colonie , et qui la gouverne. | Mère perle. Grosse co quille qui renferme qqf. un grand nombre de perles. | Eau mère , Eau saline d'oîi se sont déposés des cristaux, et qui est qqf assez épaisse pour ne plus en fournir. | Duremère et Pie-mère, Deux des membranes qui enveloppent le cerveau. V. Méninge.
MÈRE. adj. i:{Merus.) Pure. Mère goutte, ÏjC vin qui coule de la cuve ou du pressoir, sans que l'on ait pressuré le raisin; et, Mère laine, La laine la plus fine qui se tond sur une brebis.
MEB:
MÉRELLE. s. f. Jeu. r. Marelle.
MÉRIDIEN, s. m. {Meridianus.) Grand cercle de la sphère, qui passe par le zénith et le nadir et par les pôles du monde, et qui divise le globe terrestre en deux hémisphères , l'un oriental , l'autre occidental. | Méridien terrestre , La section du plan du méridien sur le plan de l'horizon; n. autr. Méridienne. (Mé-ri-diin.)
MÉRIDIENNE, adj. f. (Meridianus.) Quia.
rapport au méridien. | Ombre méridienne, Celle que projettent les objets saillants au moment de midi. | Ligne méridienne, ou Méridienne , Ligne droite tirée du nord au sud dans le plan du méridien. — Ligne tirée depuis l'extrémité la plus méridionale d'un pays jusqu'à son extrémité la plus septentrionale, j Subst., Ligne qui est la section du plan du méridien sur un autre plan quelconque, horizontal, vertical ou incliné. (Mé-ri-di-ë-ne.) MÉRIDIENNE, s. f. (Meridianus.) Le sommeil auquel les habitants des pays chauds se livrent ordinairement vers l'heure de midi.
MÉRIDIONAL , ALE. adj . ( Meridiona^ Us.) Qui est du côté du midi, j Distance méridionale, La différence de longitude entre le méridien sous lequel un vaisseau se trouve et celui d'où il est parti.
MERINGUE, s. f. Espèce de pâtisserie fort délicate faite avec des blancs d'œufs et du sucre en poudre, et que l'on garnit de crème fouettée ou de confiture. (Me-ring-e.) MÉRINOS, s. m. Mouton de race espagnole, dont la laine est très-fine. — Adj., Bélier mérinos , brebis mérinos. | L'étoffe faite avec de la laine de mérinos.
MERISE, s. f. Fruit du merisier. (Meri-ze.)
MERISIER, s. m. Cerisier sauvage. (Meri-zié. )
MÉRITANT, ANTE. adj. verbal. Qui a du mérite.
MÉRITE, s. m. (Meritum.) Ce qui rend une personne digne d'estime. | Se dit de ce que Les choses ont de bon et d'estimable. | Pris dans un sens collectif, il ne s'emploie qu'au singulier; pris dans un sens distributif , il peut avoir un pluriel. | Ce qui rend digne de récompense ou de punition. | Les mérites de la passion de Jésus-Christ, Ses souffrances et sa mort, en tant qu'elles ont satisfait pour nous à la justice divine. | Les mérites des saints , Les bonnes œuvres des saints. | Se faire un mérite de qq. ch.. Tirer gloire, avantage d'avoir fait qq. ch.
MÉRITER. V. a. (Meritare.) Être digne, "^se rendre digne de. ( En mauvaise part, Encourir, attirer sur soi. | Bien mériter de sa patrie, des lettres , etc.. Rendre de grands services à sa patrie, aux lettres, j Absol., Mériter beaucoup, Etre digne de récompense par ses talents, par ses services. ( Se dit aussi Des choses. \ Mériter qq. faveur à
qq>t., se dil De ce qui fait obtenir une faveur à qqn.
MÉlirrOIRE. adj. des -a g. (Meritorius.) Qui mérite. | Louable, digne d'estime ou de reconnaissance; se dit Des actions. (Méri-toua-re.)
MÉRITOIREMENT. adv. D'une manière méritoire. (Mé-ri-toua-re-man,)
MERLAN, s. m. Poisson de mer du genre des Gades, dont la chair est extrêmement légère. (Mër-lan.)
MERLE, s. m. (M eru la. )0\sesiU de l'ordre des Passereaux , à bec comprimé et échancré, dont l'espèce la plus conmiune en France a le plumage noir et le bec jaune. | Fam., Fin merle , Homme fin et rusé.
(Mër-le.)
MERLETTE. s. f. (Merula.) Petit oiseau représenté sans pieds ni bec. (Mër-lë-te.)
MERLIN, s. m. Long marteau ou espèce de massue dont les bouchers se servent pour assommer les bœufs. | Espèce de hache à fendre le bois. (Mër-lin.)
MERLON. s. m. La partie du" parapet qui est entre deux embrasures. (Mër-lon.)
MERLUCHE, s. f. Nom qu'on donne, en général , aux poissons du genre Gade , après qu'ils ont été desséchés au soleil, | La morue sèche. ( Mër-lu-che,)
MERRAIN. s. m. Bois de chêne fendu en menues planches, dont on fait des panneaux, des douves de tonneaux, et d'autres ouvrages. I La matière de la perche et du bois du cerf, ( Më-rin. )
MERVEILLE, s, f. (Mirabilis.) Chose qui cause de l'admiration. ] Se dit qqf. Des personnes. I Une des sept merveilles , Superbe édifice ; chose étonnante en son genre. On dit de même : Cest la huitième merveille du monde. | Fam. , Faire merveilles , faire des merveilles , Se distinguer dans qq. circonstance par un zèle, un courage, une adresse, un talent extraordinaires. | À mervkille.Ioc. adv. Très-bien , pai'faitemenl. | Pas tant que DE MERVEILLE, loc, adv. ct fam. Pas beaucoup, (Vi, ) (Mër-vë-lle [11 m.].)
MERVEILLEUSEMENT, adv. D'une façon merveilleuse , à merveille. ( Mër-vë-lleuze-man [11 m,].)
MERVEILLEUX, EUSE. adj. Admirable , surprenant , étonnant. | Excellent en son espèce. | Merveilleux , subst. , L'intervention des êtres surnaturels dans un poëme épique ou dramatique, — Ce qui , dans un événement, dans un récit, s'éloigne de l'ordre naturel et du cours ordinaire des choses. I Subst. fam. , Personne qui affecte de belles manières, et qui a beaucoup de prétentions. ( Mër-vë-Ueu ; zc. )
MES. {Mei.) Pluriel de Mon, Ma. (Mê.)
MÉSAIR ou MÉZAIR. s. m. Allure d'un
cheval , qui tient le milieu entre le terre à
terre et les courbettes. ( Mé-zèr. )
MÉSAISE. s. m. Malaise. ( Me-zè-ze. ) i
MÉSALLIANCE, s. f. Alliance, mariage avec une personne d'une condition fort inierieure à celle de la personne qui l'épouse. Il a fait une mésalliance. Il ne faut pa^ souffrir de mésalliance dans sa famille. (Méza-li-an-se.)
MÉSALLIER, v. a. Marier à une personne d une naissance ou d'un rang fort inférieur. Ce tuteur refuse un parti fort riche pour ne point mésallier sa pupille. Il s'emploie plus souvent avec le pronom personnel. Je n'ai pas voulu me mésallier. Jamais on ne s'est mésallié dans cette maison. Fig. et fam. S'abaisser, déroger. (Mé-za-li-é ) '
MÉSANGE, s. f. Petit oiseau de l'ordre des Passereaux , qui est remarquable par sa forme élégante et son plumage varié, (Mézan-je.
MÉSARRIVER. v. n. impers. Se dit d'un accident fâcheux qui est amené par qq faute, (Mé-za-ri-vé.)
MÉSAVENIR. V. n, Mésarriver. (Mé-zavenir. )
MÉSAVENTURE, s. f. Accident, événeinenl fâcheux. Cela est arrivé par une mésaventure étrange. (Mé-z3-van-tu-re.)
MÉSESTIMER, v. a. Avoir mauvaise opinion de qqn., n'avoir point d'estime pour lui. I Apprécier une chose au-dessous de sa valeur, la dépriser, (Mé-zës-ti-mé, )
MÉSINTELLIGENCE, s. f. Mauvaise intelligence , défaut d'accord , brouillerie , dissension entre personnes qui ont été ou qui devraient être bien ensemble. (Mé-zin-tëlli-jan-se, )
MESMÉRISME. s, m. Doctrine de Mesmer sur le magnétisme animal. ( Mës-mé^ ris-me. )
MÉSOFFRIR. V. a. Offrir d'une marchandise beaucoup moins qu'elle ne vaut. ( Mézo-frir. )
MESQUIN, INE, adj. {Meschino , it. ) Chiche , qui fait une dépense fort au-dessous de sa fortune et de sa condition, j Se dit Des choses dans lesquelles on met plus de parcimonie qu'il ne convient , eu égard à sa fortune et à son état. ( Avoir l'air mesquin , la mine mesquine , Avoir l'air pauvre , la mine chélive. | Se dit Des choses morales qui n'ont point les qualités qu'elles doivent avoir dans leur genre. | Dans les arts du dessin , Maigre, de mauvais goût. (Mësc-in [c m.].)
MESQUINEMENT, adv. D'une façon mesquine. ( Mësc-i-ne-man [c m.].)
MESQUINERIE, s, f. Économie poussée trop loin. | Se dit Des choses faites avec une excessive économie, (Mesc-i-ne-rie [c m.],
MESSAGE, s. m. {Missus, agere.) Charge, commission de dire ou de porter qq. ch. ( La chose que le messager est chargé de dire ou de porter. ( Me-saje. )
MESSAGER, ÈRE, s. Toute personne qui vient annoncer qq, ch,, soit d'elle-même, soit de la part d'une autre. | Messager d' État,
Fonctionnaire chargé de porter Jes messages d'un des grands pouvoirs de l'État , d'une assemblée politique. |Poét., Le messager des dieux. Mercure. j Annonce , avant-coureur.
I Celui qui est établi pour porter ordin. les paquets et les bardes d'une ville à une autre . ( Më-sa-jé. )
MESSAGERIE, s. f. Établissement où l'on fait partii-, â jour et à heure fixes , pour une ou plusieurs villes, des voitures dont on loue les places à des voyageurs. | Lieu où la messagerie a son bureau et ses voitures. | Les voitures mêmes établies pour ce service. ( Më-sa-je-rie. )
MESSALTNE. s. f. Nom de la femme de l'empereur Claude. Une femme extrêmement dissolue. ( Më-sa-li-ne. )
MESSE, s. f. {Missa.) Le sacrifice du corps et du sang de Jésus-Christ, qui se fait par le ministère du prêtre à l'autel , suivant le rit prescrit. | Messe basse y on Petite messe , Celle qui se dit sans chant , et où les prières sont seulement récitées. Messe haute, ou Grande messe ^ ou Grand' messe. Celle qui est chantée par des choristes , et que Ton célèbre quelquefois avec diacre et sous-diacre, j La musique (Më-se.)
MESSÉANCE. s. f. Manque de bienséance , le contraire de la bienséance. ( Rlësé-au-se. )
MESSÉANT, ANTE. adj. Malséant, qui est contraire à la bienséance. ( Më-sé-an. )
MESSEOIR. v. n. N'être pas convenable , n'être pas séant. Ce verbe n'est plus en usage à l'infinitif. Il s'emploie dans les mêmes temps que Seoir. (F. Seoir, Être convenable.) ( Më-souar. )
MESSER. s. m. ( Messire. ) Yi. et poét. Messer Gaster, L'estomac. ( Me-sèr. )
MESSIDOR, s. m. {Messis.) Le lo^ mois du calendrier répubUcain. (Më-si-dor. )
MESSIE, s. m. [Missus.) Le Christ promis de Dieu dans l'Ancien Testament. ( Më-sie.)
MESSIER. s. m. Homme commis pour garder les fruits de la terre avant qu'on en fasse la récolte. (Më-sié.)
MESSIEURS, pluriel de 3Ionsieur. ( Mësieu. )
MESSIRE. s. m. Titi'e d'honneur qui se donnait anciennement, dans les actes, à des personnes distinguées , mais qui , depuis , ne s'est plus donné qu'au chancelier de France. | Poire de Messire Jean , Poire de couleur rousse, qui est cassante et fort sucrée , et qui est mûre en octobre ou en novembre. ( Më-si-re. )
MESTRE. s. m. {M agis ter.) T. de marine. F', Meistre.
MESTRE DE CAMP. s. m. Commandani en chef d'un régiment d'infanierie ou de cavalerie ; Mestre de camp général de la cavalerie , Officier qui était après le colonel général de la cavalerie; Le mestre de camp^
La première compagme d'un régiment. (Vi.) ( Mës-tre-de-can. )
MESURABLE, adj. des 2 g. ( Mensurabilis.) Qui se peut mesurer. ( Me-zu-ra-ble. )
IMESURAGE. s. m. Action de mesurer, f Le procès-verbal de l'arpenteur, auquel est ordinairement annexé le plan figuré de l'arpentage. ( Me-zu-ra-je. )
MESURE, s. f. {Mensura.) Ce qui sert de règle pour déterminer la durée du temps , ou l'étendue de l'espace , ou la quantité de la matière. | Longue bande de papier, de parchemin , avec laquelle les tailleurs , les couturières, déterminent toutes les longueurs et les largeurs de l'habit , du vêtement qu'ils ont à faire. | Jvoir deux poids et deux mesures , Juger avec partiahté. | Il a comblé la mesure, la mesure est comble , Il s'est rendu coupable au point de ne devoir plus espérer de pardon. | La quantité que peut contenir le vaisseau qui sert de mesure pour vendre en détail certaines denrées. I Dimension. | Certaine quantité qu'on prend pour unité , et dont on exprime les rapports avec d'autres quantités homogènes. I Le nombre'et l'arrangement de pieds , ou seulement de syllabes, propres à chaque espèce de vers. | La division de la durée d'un air en parties égales. | Chacune des parties égales d'un air, qui sont indiquées ordin. , dans la musique écrite, par des lignes verticales. I Chanter, danser, jouer en mesure. Observer exactement la mesure, j La distance convenable pour parer ou pour porter un coup de fleuret ou d'épée. | Pœmpre la mesure , Se mettre hors de portée de recevoir un coup de fleuret ou d'épée. ] Serrer la mesure. Avancer sur son adversaire. Zfic/eer la mesure, Reculer devant lui. | Etre en mesure de faire une clwse, Avoir les facilités , les moyens nécessaires pour faire une chose. ] Précaution, moyen qu'on prend pour arriver au but. | Bornes , limites , capacité. | Modération, retenue , sentiment et observation des bienséances. I À MESURE QUE. loC. COnj. SclOH
que , suivant que , à proportion et en même temps que. — Absol. sans que , se met à la fin des phrases. — S'emploie avec de, comme loc. prép. | À fur et à mesure, à FUR ET MESURE, couj. , prép. , et adv. À mesure que , à mesure de , à mesure, j Outrk MESURE, SAiys mesure, loc. adv. Avec excès. ( Me-zu-re. )
MESURER, v. a. ( 3Iesurare. ) Chercher à connaître ou déterminer une quantité par le moyen d'une mesure. | Mesurer aes yeux , Juger à la simple >iie , de la distance "ou de la grandeur d'un objet. | Mesurer qqn. des yeux , Le regarder de la tête aux pieds , par manière de menace ou de provocation.
j Pron., Se mesurer avec qqn.. Lutter contre lui, se comparer à lui. | Proportionner.
I Régler avec sagesse , avec circonspection. ( Me-zu-ré )
MET
MESUREUR, s. m. Officier public qui a droit, dans quelques marchés, de mesurer certaines marchandises. ( Me-zu-reur. )
MÉSUSER. V. n. Mal user, abuser, faire un mauvais usage. ( Mé-zu-zé. )
MÉTABOLE, s. f. {Metabole.) Accumulation de plusieurs expressions synonymes pour peindi-e une même idée,
MÉTACARPE, s. m. {Meta, carpos , gr,) La partie de la main q»i est entre les doigts et le carpe ou le poignet.
MÉTACHRONISME. s. m, ( Meta , chronos , gr, ) Anachronisme qui consiste à placer wn événement dans un temps antérieur à celui où il est arrivé. ( Mé-ta-cro-nis-me. )
MÉTAIRIE, s, f. Bien-fonds affermé sous la condition que le colon retiendra pour ses travaux la moitié des fruits , ou telle autre portion qui est réglée entre les contractants. 1 Petite ferme, dont le fermier paie une redevance annuelle déterminée en argent ou en fruits. ( Mé-tè-rie, )
MÉTAL, s. m, {Metallum.) Corps simple, brillant , tantôt ductile et malléable , tantôt cassant : on le ti-ouve dans les entrailles de la terre , qqfs. pur , mais le plus souvent uni à d'autres substances, avec lesquelles il se forme des oxydes, des sulfures, des sels. | T, de blas. L'or et l'argent , qu'on représente par le jaune et le blanc.
MÉTALEPSE, s, f, {Metalepsis.) Yï^nre par laquelle on prend l'antécédent pour le conséquent, ou le conséquent pour l'antécédent. ( Mé-ta-lëp-se. )
MÉTALLIQUE, ad.j, des a g. (MetalUcus.) Qui est de métal, qui concerne le métal, j Subst. fém. Métallurgie. (Vi.) | Adj., Qui concerne les médailles. ( Histoire métallique, Histoire où les événements sont constatés par une suite de médailles. ( Mé-tal-lic-e.)
MÉTALLISATION. s. f. Opération par laquelle un oxyde passe à l'état de métal. ( Mé-tal-li-za-sion. )
MÉTALLISER v. a. Faire prendre l'état métallique à un oxyde, ( Mé-tal-li-zé. )
MÉTALLOGRAPHIE. s. f. {Metallon, graphe, gr.) Description des métaux. | La science , la connaissance des métaux, ( Mélal-lo-gra-fie. )
MÉTALLURGIE, s. f. {Metallon, ar^on, gr. ) Art qui a pour objet l'extraction et la purification des métaux. ( Mé-ta-lur-jie. )
MÉTALLURGIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient, qui a rapport à la métallurgie, ( Mé-ta-lur-jic-e. )
MÉTALLURGISTE, s. m. Celui qui s'occupe de la métallurgie , qui écrit sur cette matière, (Mé-ta-lur-jis-te.)
MÉTAMORPHOSE, s. f. {Metamorphosis.) Transformation, changement d'une forme en une autre. Changements de cette nature que les païens croyaient avoir été faits par les dieux. | Se dit Des divers changements de forme qu'on observe dans
MET
le plus grand nombre des insectes , et dans qqs. autres animaux. | Changement dans la forme extérieure ou dans l'habillement d'une personne. | Fig., Changement extraordinaire dans la fortune, dans l'état, dans le caractère d'une personne. ( Mé-ta-mor-fo-ze. )
MÉTAMORPHOSER, v, a. Transformer, changer une forme en une autre, | Fig,, Changer l'extérieur ou le caractère de qqn. ( Mé-ta-mor-fo-zé. )
MÉTAPHORE, s. f. {Metaphora.) Espèce de comparaison abrégée , par laquelle on transporte un mot du sens propre au sens fii,^uré. ( Mé-ta-fo-re, )
MÉTAPHORIQUE, adj. des 1 g. Qui tient de la métaphore, qui appartient à la métaphore. | Qui abonde en métaphores.
( Mé-ta-fo-ric-e. )
MÉTAPHORIQUEMENT, adv. D'une manière métaphorique. ( Mé-ta-fo-ric-e-
MÉTAPHISICIEN. s. m. Celui qui fait son étude de la métaphysique. ( Mé-ta-fi-zisiin, )
MÉTAPHYSIQUE, s. f, ( Metaphpika , gr, ) Science qui traite des facultés de l'entendement humain , des premiers principes de nos connaissances, et des idées universelles, I L'abus des abstractions, | Adj. des 2 g. Qui appartient à la métaphysique, — Trop abstrait, | Certitude métaphysique , Fondée sur l'évidence. ( Mé-ta-fi-zic-e. )
MÉTAPHYSIQUEMENT, adv. D'une manière métaphysique, (Mé-ta-fi-zic-e-man.)
MÉTAPHYSIQUER, v, n. Parler , écrire sur un sujet d'une manière trop abstraite, Fam. (Mé-ta-fî-zic-é [ c m,],)
MÉTAPLASME. s. m. ( Métaplasmus. ) Changement qui se fait dans un mot en retranchant, ajoutant ou changeant une lettre ou une syllabe.
MÉTASTASE, s. f. ( Metastasis. ) Transport ou passage d'une maladie , d'une partie du corps dans une autre partie. ( Mé-tasta-ze. )
MÉTATARSE, s. m. {Meta, îarsos , gr.) La partie du pied qui est entre les orteils et le tarse et le cou-de-pied,
MÉTATHÈSE. s. f, {Metathesis.) Figure de grammaire qui consiste dans la transposition d'une lettre. (Mé-ta-tè-se.)
MÉTAYER , ÈRE. s. Celui, celle qui fait valoir une métairie. (Mé-té-ié.)
MÉTEIL. s. m. Froment et seigle mêlés ensemble. Blé méteil. \ Passe-méteil , Jilé dans lequel il y a deux tiers de froment contre un tiers de seigle. (Mé-tëll [11 m. ].)
MÉTEMPSYCOSE, s. f. {Metempsychosis.) Passage d'une âme dans un corps autre que celui qu'elle animait. (Mé-tan-psicose. )
MÉTÉORE, s. m, {Météores, gr.) Phénomène atmosphérique, jj Se dit, fig., Des personnes qui ont une renommée éclatante, mais