MIE
pratique secrète dont le but est blâmable. Familier.
MICOCOULIER, s. m. Arbre qui a du rapport avec l'orme , et dont le bois compacte, presque incorruptible, est employé par les ébénistes. ( Mi-co-cou-lié. )
MICROCOSME, s. m. ( 3ficrocosmus. ) Petit monde , monde en abrégé.
MICROGRAPHIE, s. f. (Mikros, graphe, gr. ) Description des objets qui sont si petits , qu'on ne peut les voir sans le secours du microscope. ( Mi-cro-gra-fie. )
MICROMETRE, s. m. {Mikros, mêtron, gr. ) Sorte d'appareil qui s'applique aux lunettes , et qui sert à mesurer, dans les cieux, avec une très-grande précision, de petites distances et de petites grandeurs.
MICROSCOPE, s. m. { Microscopium.) Instrument d'optique dont on se sert pour grossir à la vue les petits objets. | // voit tout avec un microscope , Son imagination lui grossit tous les objets ; il s'exagère tout.
MICROSCOPIQUE, adj. des 2 g. Qui se fait avec le secours du microscope. ( Qui ne peut être vu qu'avec le microscope. ( Mi-cro-sco-pic-e. )
MIDI. s. m. ( Médius dies. ) Le milieu du jour, le point qui partage le jour également entre le soleil levant et le soleil couchant ; et , dans l'usage ordinaire , La douzième heure depuis minuit. | En plein midi. En plein jour, publiquement. | Chercher midi à quatorze heures , Chercher des difficultés où il n'y en a point ; Allonger inutilement ce qu'on peut faire ou dire d'une manière plus courte ; Vouloir expliquer d'une manière détournée qq. ch. de fort clair. | Poétiq., Le midi de la me. L'époque de la vie qui est entre l'enfance et la vieillesse. | Le moment où le centre du soleil se trouve dans le méridien, et où commence le jour astronomique. | Le sud. | Se dit Des pays méridionaux. I Exposition qui, étant en face du soleil 'à midi , reçoit toute la chaleur de ses rayons.
MIE. s. f. {Mica.) Toute la partie du pain qui est entre les deux croûtes.
MIE. Paiticule explétive. Pas, point. Il n'en tâtera mie. (Vi. et Fam. )
MIE. s. f. ( Arnica. ) Abréviation d'Amie, Les enfants donnent qqf. ce nom à leur gouvernante. Ils disent plus ordin. Ma bonne.
MIEL. s. m. ( Mel. ) Substance liquide et sucrée que les abeilles composent avec cv. qu'elles recueillent dans les fleurs et sur les feuilles des plantes. [Fam., Être doux comme miel. Être doucereux. (Miel.)
MIELLEUX, EUSE. adj. {Mellosus, h. I.) Qui tient du miel. | Fade , doucereux. (Miëleû ; ze. )
MIEN, lENNE. {Meus.) Adj. possessif et relatif de la première personne. P'os affaires sont les miennes. Dans ce sens, Mie/i et Mienne ne se mettent jamais sans l'article
MIG
et ne se joignent à aucun subst. | Famil. , se joint qqf. avec un , et se met devant un subst. : Un mien frère. \ Il s'emploie encore sans être accompagné de l'article ni du mot un; et alors il se met toujours après le substantif avec lequel il se construit. Je donne cette raison non comme bonne ^ mais comme mienne. \ Subst. masc. Le bien qui m'appartient, j Ce qui vient de moi. | Le tien et le mien, La propriété. \Les miens, au plur. , Mes proches, mes alliés. | Fam., fai bien fait des miennes dans ma jeunesse , J'ai fait bien des folies quand j'étais jeune. ( Miin ; mië-ne. )
MIETTE, s. f. Se dit De toutes les petites parties qui tombent du pain quand on le coupe, ou qui restent quand on a mangé. | Très-petit morceau de qq. chose à manger. Fam, ( Mië-te. )
MIEUX, adv. (Melius.) Comparatif de Bien. D'une manière plus accomplie, d'une façon plus avantageuse. | Plus. | Superlatif , il prend ordinairement l'article. Cest l'homme du monde le mieux fait. | // ^'aut mieux, mieux 'vaut. Il est plus à propos, plus expédient. I Absol. , Être mieux , Être en meilleure santé, en meilleur état. — Être d'une ûgure , d'un extérieur plus agréable. — Être d'une meilleure conduite, d'un meilleur caractère. I Fam, , J qui mieux mieux , À l'envi l'un de l'autre. | Faute de mieux, À défaut d'une chose meilleure , plus convenable. | Fam. , Cette personne chante des mieux , Elle chante aussi bien que celles qui chantent le mieux, j Adj., Meilleur, plus convenable, plus propre à la chose dont il s'agit. | Le mieux du monde, au mieux, tout au MIEUX, loc. adverb. Très-bien. | Du mieux,
LE mieux, tout du MIEUX, TOUT T.E MIEUX
QUE. loc. conj. Aussi bien qu'il est possible dans telle circonstance ; aussi bien qu'il est possible à telle personne. ( Mieû. )
MIÈVRE, adj. des 2 g. et subst. Se dit D'un enfant vif , remuant , et un peu malicieux. Fam.
MIÈVRERIE, s. f. Qualité de la personne qui est mièvre. | Une petite malice. Fam.
MIÈVRETÉ. s. f. synonyme de Mièvrerie.
MIGNARD, ARDE. adj. Gracieux, délicat. (Vi.)l Se dit Des choses où l'on remarque un iKélanrje de gentillesse et d'afféterie. (Mi- «ar [n m.].)
MIGNARDEMENT. adv. Avec délicatesse. I D'une manière mignarde , avec une gentillesse mêlée d'afféterie. Fam. ( Mi-narde-man [n m.].)
MIGNARDER. v. a. Traiter délicatement.
Fam. et en mauvaise part. | Affecter de la délicatesse, de ia grâce. (Mi-«ar-dé [n m.].)
MIGNARDISE, s. f. DéUcatesse. | Affectation de gentillesse, de délicatesse. | Au plur. , Manières gracieuses et caressantes. | Espèce de petits opillets dont on garnit les
MIL
plates - bandes des jardins. ( Mi-war-di-ze [n m.].)
MIGNON , ONNE. adj. ( Minimus. ) Délicat , joli , gentil. | Fam. , Argent mignon , Argent qu'on a mis en réserve, et qu'on peut, sans se gêner, employer en dépenses superflues. | Fam., Pédiê mignon. Péché qu'on se plaît à commettre, et dont on ne veut pas se corriger. | Subst., T. de flatterie dont on se sert en parlant À un enfant. | Subst. masc, fam.. Favori. — Il se prend qqf. dans un mauvais sens. Les mignons de Henri, lll. (Mi-«non; o-ne [ n m. ]. )
MIGNONNE, s. f. Petit caractère d'imprimerie qui est entre la nonpareille et le petit-texte. (Vi.) | Nom d'une espèce de poire fort belle et d'un rouge foncé; n. autr. Grosse mignonne.
MIGNONNEMENT. adv. Avec déUcatesse , d'une manière délicate. Fam. ( Mi- «o-ne-man [n m.].)
MIGNONNETTE. s. f. Sorte de petite dentelle. | Espèce de petits œillets , n. autr. Mignardise, j Le poivre concassé. (Mi-no-nëte [n m.].)
MIGNOTER. V. a. Traiter délicatement , dorloter, caresser. Fam. (Mi-wo-té [nm.].)
MIGNOTISE. s. f. Flatterie, caresse.
Fam. et vi. ( Mi-no-ti-ze [n m.].)
MIGRAINE, s. V{Hemicarnia. ) Douleur qui occupe la moitié ou une moindre partie de la tête, (Mi-grë-ne. )
MIGRATION, s, f. (Migratio.) Transport, action de passer d'un pays dans un autre pour s'y établir. Se dit D'une quantité considérable de peuple. | Se dit Des voyages que font certaines espèces d'animaux , soit périodiquement , soit à des époques irrégulières. ( Mi-gra-sion. )
MIJAURÉE, s, f. Pille ou femme qui montre des prétentions, par de petites manières affectées et ridicules. (Mi-jô-rée. )
MIJOTER. V. a. Faire cuire doucement et lentement. | Mignoter.
MIL. adj, numéral. ( Milium.) V. Mille,
MIL, s, m. Plante graminée qui porte une graine fort petite , à laquelle on a donné le même nom. On dit plus ordin. Millet.
(Mill [11 m.].)
MILAN, s. m. {Milvus.) Oiseau de proie à queue fourchue.
MILIAIRE. adj. des 2 g. (Miliarius.) Qui ressemble à des grains de mil. | Éruption miliaire , Eruption de très -petits boutons. Fièvre miliaire , Fièvre accompagnée d'une éruption miliaire. ( Mi-li-è-re, )
MILICE, s, f. {Blilitia.) L'art et l'exercice de la guerre, (Vi.) Se dit en parlant Des anciens. .| Un corps de troupes , une armée. { S'est dit Des levées de bourgeois et de paysans, faites par la voie dusort. |Fig. et fam., Soldat de la milice, Homme qui n'a aucun I avancement dans sa condition. (Mi-li-se.'i '
MIL
MILICIEN, s. m. Soldat de milice. ( Mili-si-in. )
MILIEU, s. m. {Médius locus. ) Le centre d'un lieu , l'endroit qui esr également distant de la circonférence, des extrémités, j Adj., Le point milieu. Le point du milieu. | Tout endroit qui es^; éloigné de la circonférence , des extrémités. | Au beau milieu. Tout au milieu. J Fig. , Au milieu des hommes , Dans le monde , dans la société de nos semblables, j Le point qui est également éloigné des deux termes d'un espace de temps , ou à peu près. | Se dit Des ouvrages prononcés ou écrits , par rapport à leur commencement et à leur fin. | Se dit Des choses morales , et s'emploie avec l'article au , et pour signifier Dans , parmi, j Fam. , Au milieu de tout cela^ Parmi tout cela, avec tout cela, nonobstant tout cela. ( Ce qui est également éloigné des extrémités vicieuses. | Fig. , Certain tempérament qu'on prend dans les affaires pour accommoder des intérêts différents , pour concilier des esprits opposés. | // n'y a point de milieu. Il faut absolument prendre un des deux partis qui sont proposés, j Tout corps, soit solide, soit fluide , qui peut être traversé par la lumière ou par un autre corps. | Le fluide qui emdronne les corps.
MILITAIRE, adj. des 2 g. {Militaris.)Qm concerne la guerre , qui est relatif ou propre à la guerre. | Exécution militaire^ La peine de mort infligée aux soldats pour délit militaire. Yioleuces qu'on exerce militairement dans un pays , pour punir les habitants de leur résistance , ou pour les contraindre à qq. ch, I S'emploie par opposition à Civil. | ( Subst. masc. Un homme de guerre. — La totalité des gens de guerre. (Mi-li-tè-re. )
MILITAIREMENT, adv. D'une manière militaire. ( Mi-li-tè-re-man. )
MILITANTE, adj. f. Qui combat. L'Église militante , L'assemblée des fidèles sur la terre.
MILITER. V. n. ( Militare. ) Combattre. Cette raison , cet argument milite pour moi , Cette raison, cet argument est en ma faveur.
MILLE, adj. numéral des 2 g. ( Mille. ) Il ne prend point la marque du pluriel. ( Les deux L ne se mouillent pas dans ce mot, ni dans ses dérivés.) Dix fois cent. Dans la date ordinaire des années, qu^nd Mille est suivi d'un ou de plusieurs autres nombres , on met ordinairement 3Iil. \ Un nombre incertain, mais fort grand. | Subst., 3I/lle multiplié par vingt, donne tant. Le nombre mille. (Mi-le.)
MILLE, s. m. {Millia.) Mesure itinéraire , dont l'étendue diffère selon les pays , et dont on se sert principalement en Angleterre et en Italie.
MILLE-FEUTLLE. s. f. Plante de la famille des Radiées , et dont les feuilles sont découpées très-menu; n. autr. Herbe à la coupure, Herbe au charpefitier, ou Herbe 'vi-
MIL
htaire, parce qu'elle est vulnéraire. (Mi-lefeu-Ue [U m.].)
MILLE-FLEURS, sahsl.' Rossolis de millefleurs. Sorte de rossolis, dans la composition duquel il entre quantité de fleurs distiflées. Eau de miUè-fleurs , Urine de vache reçue dans un vase pour être prise en remède. Eau de mille -fleurs, huile de mille -fleurs. Eau, huile extraite de la bouse de vache, par distillation. (Mi-le-fleur,)
MILLÉNAIRE, adj. des 2 g. {Millenarius.) Qui contient mille. | Subst. masc. Dix siècles ou mille ans. | Subst. , se dit de Sectaires chrétiens qui croyaient qu'après le jugement universel les élus demeureraient mille ans sur la terre à jouir de toute sorte de plaisirs. ( Mil-lé-nè-re. )
MILLE-PERTUIS. s. m. Plante ainsi nommée parce que , en la regardant au soleil , on voit sur ses feuilles quantité de petits points transparents qui paraissent autant de trous. (Mi-le-për-tui.)
IMILLE-PIEDS. s. m. Nom d'une famille d'insectes qui ont un très-grand nombre de pieds. ( Mi-le-pié. )
MILLÉPORE. s. m. {Mille, porus.) Genre de polypiers pierreux, dont la surface est creusée d'une multitude de pores. ( Mil-lépo-re. )
MILLÉSIME, s. m. {Millesimus.) L'ensemble des chiffres qui marquent l'année sur les médailles , monnaies et monuments , depuis que les années de l'ère vulgaire sont arrivées au nombre de mille. | Se dit Des médailles frappées avant l'an mille. ( Mil-lé-zi-me. )
MILLET, s. m. ( Milium. ) Synonyme de Mil. ( Mi-llë [U m.].)
MILLIAIRE. adj. des 2 g. et s. m. {Milliarius.) Se dit Des bornes, des pierres, etc., placées de distance en distance, sur les grandes chemins, pour indiquer les milles , les lieues, etc.] MilUaire doré. Colonne qu'Auguste fit élever au miUeu de Rome, et d'où l'on com mençait à compter les milles pour tous les grands chemins de l'empire. (Mi-li-è-re. )
MILLIARD, s. m. Mille fois un million, ou dix fois cent millions. | Absol. ^ Un milliard de H\Tes ou de francs. (Mi-liar.)
MILLIASSE. s. f. ( Mille. ) Terme de dénigrement , qui signifie Un fort grand nombre. Fam. (Mi~li-a-se.)
MILLIÈME, adj. des 2 g. {Millesimus.) Nombre ordinal qui complète le nombre de mille, j Se dit D'une des parties d'un tout que l'on suppose composé de mille parties. I Subst. masc. La millième partie. ( Miliè-me. )
MILLIER, s. m. Nom de nombre collectif contenant mille. | Un millier de foin ^ de paille. Un millier de bottes de foin, de paille, j Mille livres pesant. | Un nombre indéterminé, mais considérable.] À milliers, PAR MiLLiKïis. loc. adv. En très-gi-and nombre. ( Mi-lié. )
MIN
MILLIMÈTRE, s. m. {Mille, metrum.) IN'ouvelle mesure de longueur, la millième partie du mètre. ( Mi-li-mè-tre.)
MILLION, s. m. Mille fois mille , ou dix fois cent mille. | Absol. , Un million de livres ou de fi-ancs. | Fam., Être riche à millions , Être extrêmement riche. | Un nombre indéterminé, mais fort considérable. (Mi-lion.)
MILLIONIÈME, adj. numéral des 2 g.
Nombre ordinal qui complète le nombre d'un million. | Adj. et subst. m. Se dit Des parties d'un tout que l'on suppose composé d'un million de parties. ( Mi-lio-niè-me. )
MILLIONNAIRE, adj. et s. des 2 g. Qui possède des millions , qui est extrêmement riche. (Mi-lio-nè-re. )
MILORD. s. m. {M y lord, angl.) r. Lord. On dit, fig. et pop. , D'un homme riche, Cest un milord. ( Mi-lor. )
MIME. s. m. {Mimus.) Espèce de comédie, chez les Romains ; le sujet et l'action en étaient, le plus souvent, bouffons et libres. | Se dit Des acteurs qui représentaient ces sortes de pièces. | C'est un bon mime , se dit D'un homme qui a le talent d'imiter l'air, l'action, le langage d'autres personnes. — Adj., // est mime.
MIMIQUE, adj. des 2 g. ( Mimicus. ) Qui concerne les mimes. Un mimique. Un auteur de mimes. | Qui imite, qui exprime par le geste. (Mi-mic-e.)
MIMIQUE, s. f. {Mimicus. ) Art d'imiter, de peindre par le geste.
MIMOSA, s. f. Nom latin de la sensitive. Genre nombreux de plantes légumineuses qui donnent des signes évidents d'irritabilité. ( Mi-mo-za, )
MINAGE, s. m. {Mina. ) Droit que l'on prenait sur les grains qui se vendaient au marché. ( Mi-na-je. )
MINARET, s. m. ( Menarah , ar. ) Tour élevée auprès d'une mosquée et faite en forme de clocher, du haut de laquelle on appelle le peuple à la prière , et d'où l'on annonce 'es heures. ( Mi-na-rë. )
MINAUDER, v, a. Faire certaines mines, affecter certaines manières pour plaire et paraître plus agréable. ( Mi-nô-dé. )
MINAUDERIE, s. f. Action de minauder, défaut d'une personne qui minaude. | Se dit Des mines et des manières affectées. ( Minô-de-rie. )
MINAUDIER, 1ÈRE. s. et adj. Celui, celle qui est dans l'habitude de faire de petites mines affectées. (Mi-nô-dié.)
MINCE, adj. des 2 g. Qui a fort peu d'épaisseur. | Fig. , Faible , peu considérable , médiocre. I Cet homme a la mine bien mince, Il a l'air d'un homme de peu de considération , de peu de mérite. ( Min-se. )
MINE. s. f. ( Miene , ail. ) L'air qui résulte de la conformation extérieure de la personne, et principalement du visage. I De bonne mine. D'une figure agréable. |
MIN
Homme de mauvaise mine , Homme mal vêtu , dont l'habillement et l'extérieur peuvent exciter des inquiétudes. | Kam., Payer de mine, Avoir un bel extérieur, mais peu de mérite, ou peu de santé. [ Fam., Avoir la mine d' être riche , etc.. Paraître tel. [ Fam., Porter lu mine de , avoir l'air de. | La contenance que l'on prend , l'air qu'on se donne, dans une intention qqc. | Faire mine de qq. ch.. En faire semblant. | Faire bonne mine, mauvaise mine à qqn. , Lui faire un bon , un mauvais accueil. J Faire ta mig.e a qqn. , Lui témoigner qu'on est mécontent de lui. I II fait une laide mine , Il fait une vilaine grimace. | Fam. et absol. , Faire la mine , Faire la grimace. | Se dit , fam. , de Certains mouvements du visage , de certains gestes qui ne sont pas naturels. | Faire des mines à qqn. , Lui faire des signes pour lui faire entendre une chose qu'on ne peut pas ou qu'on ne veut pas lui dire autrement. — L'agacer par des regards affectés , par des mouvements de visage particuliers. | La bonne ou mauvaise apparence de qq. ch.
MINE. s. f. ( Minera , b. l. ) Lieu souterrain où gisent , et d'où l'on peut extraire en grand, des métaux, des minéraux, et certaines pierres précieuses. | La cavité souterraine pratiquée pour extraire ce qu'une mine contient. | Se dit Des métaux et des minéraux encore mêlés avec la terre , avec la pierre de la mine. | Mine de plomb, ou Plombagine , La pierre dont on fait les crayons de couleur de plomb. ( C'est une mine de savoir, d'érudition, C'est un homme très-savant, très-érudit. | Cavité souterraine pratiquée sous un bastion , sous un rempart , dans un roc, etc., pour le faire sauter parle moyen de la poudre à canon. | La chambre ou le fourneau de la mine , Le lieu destiné à recevoir la charge de la mine, j Eventer la mine , Découvrir le lieu où elle est pratiquée , et en empêcher l'effet. — Pénétrer un dessein secret, et empêcher par là qu'il ne réusisse,
MINE. s. f. ( Mina. ) ^Ancienne mesure contenant la moitié d'un setier. | Ce qui est contenu dans la mine.
MINE. s. f. ( Mina. ) Monnaie qui valait cent drachmes chez les Athéniens , et deux cent quarante chez les Hébreux.
MINER. V. a. Faire , pratiquer une mine sous un ouvrage de fortification, dans un roc, etc. I Creuser, caver lentement. | Fig., Consumer, détruire, ruiner peu à peu.
MINERAI, s. m. ( Mineralia , b. 1. ) Synonyme de Mine, dans le sens de Métal tel qu'on le retire de la mine. ( Se dit Des espèces métalliques qui résultent de la combinaison d'un métal avec un minéralisateur. ( Mi-ne-rë. )
MINÉRAL, s. m. Se dit Des corps non vivants et non organisés qui se trouvent dans l'intérieur de la terre ou à sa surface , tels
MIN
que les pierres, les métaux, les suljstances inflammables , les sels et les pétrifications.
MINÉRAL , ALE. adj. ( Mineralia , b. 1. ) Qui appartient aux minéraux , qui tient des minéraux. ( Le règne minéral , L'ensemble des objets compris sous le nom de Minéraux. I Eau minérale , Eau dans laquelle un ou plusieurs minéraux sont en dissolution.
MINÉRALISATEUR. s. m. Se dit Des substances qui, par leur combinaison avec les matières métalliques , en changent beaucoup les caractères extérieurs. ( Mi-né-ra-li- .za-teur. )
MINÉRALISATION, s. f. Action, opération par laquelle les métaux se combinent avec les diverses substances qu'on nomme Minéralisateurs. ( Mi-né-ra-li-za-sion. )
MINÉRALISER. v. a. Se dit Des substances qui , se combinant avec les matières métalliques , en changent beaucoup les caractères extérieurs. ( Mi-né-ra-li-zé. )
MINÉRALOGIE, s. f. {Minera, lat.; logos, gr. ) Partie de l'histoire naturelle qui traite des minéraux. ( Mi-né-ra-lo-jie. )
MINÉRALOGIQUE. adj. des 2 g. Qui concerne la minéralogie. (Mi-né-ra-lo-jic-e.)
MINÉRALOGISTE, s. m. Celui qui possède la science des minéraux, (-lo-jis-te.)
MINERVE, s. f. (Minerva.) Nom propre devenu nom commun dans le sens de Tète , de cervelle. Fam. (Mi-nër-ve.)
MINET, ETTE. s. Petit chat, petite chatte. Fam. (Mi-në; ë-te.)
MINEUR, s. m. Celui qui fouille la mine pour en tirer la matière minérale. | Celui qui est employé aux travaux des mines pratiquées pour l'attaque ou la défense des places.
MINEUR, EURE. adj. comparatif. (Mfior.) Moindre, plus petit. | L'Asie Mineure, Partie occidentale de l'Asie. | T. ecclésiast. Les quatre ordres mineurs , ou, subst.. Les quahe mineurs. Les quatre petits ordres, ^ui sont ceux de portier, de lecteur, d'exorciste et d'acolyte. | Frères mineurs. Religieux nommés autrement Cordeliers. \ Tierce mineure. Tierce composée d'un ton et d'un semi-ton. | Ton ou mode mineur. Celui où la tierce et la sixte , au-dessus de la tonique , sont mineures. — Subst. masc. Passer du mineur au majeur. \ Adj. et subst., Qui n'a point atteint l'âge prescrit par les lois pour disposer de sa personne , de son bien.
MINEURE, s. f. {Minor.) La seconde proposition d'un syllogisme. | La thèse que les étudiants en théologie soutenaient durant le cours de la licence. On la nommait aussi Mineure ordinaire.
MINIATURE, s. f. ( Miniatus. ) Sorte de peinture délicate qui se fait à petits points ou à petits traits , avec des couleurs très-fines ddiayees à l'eau gommée. | Se dit Des ouvrages de littérature faits dans de petites proportions. I Un tableau, un portrait peint en
MIN
miniature. | Objet d'art de petite dimension, et travaillé avec délicatesse, j Persojme petite et délicate. ( Mi-nia-tu-re [n m.].)
MINIATURISTE, s. m. Peintre en miniature.
MINIÈRE, s. f. La terre , le sable ou la piene dans lesquels on trouve et d'où l'on tire un métal oii un minéral.
MINIME, adj. d^ 2 g. {Minimus.) Trèspetit, très-peu considérable.
MINIME, s. f. ( Minimus. ) Il se disait , dans l'ancienne Musique, de La note qu'on appelle aujourd'hui Blanche.
MINIME, s. m. Religieux de l'ordre de Saint- François de Paule.
MINIMUM, s. m. T. de mathém. empr.
du latin. Le plus petit degré auquel ime grandeur puisse être réduite. | Se dit , par opposition à Maximum, De la plus petite somme dans l'ordre des sommes dont il s'agit. I La moindre des peines que la loi inflige pour un crime , pour un délit. (Mi-ni-mo-me.)
MINISTÈRE, s. m. {Ministerium.) L'emploi , la charge qu'on exerce. | Le ministère des autek , Le sacerdoce, les fonctions de prêtre. | Le ministère de la parole , de l'éloquence , Les fonctions qui exigent le talent de l'orateur , telles que celles d'avocat , de prédicateur, etc. I Ministère public. Magistrature établie près de chaque tribunal, pour y veiller au maintien de l'ordre public , et y requérir l'exécution et l'application des lois. | L'entremise de qqn. dans une affaire , le service qu'il rend à une autre personne dans qq. emploi. I La fonction d'un ministre ayant un département, et Ce département même.
I Le temps pendant lequel la personne dont on parle a été ministre. ( Le lieu où sont étabUs les bureaux d'un ministère , l'hôtel destiné à l'habitation d'un ministre. ( Se dit Du corps des ministres ayant département.
MINISTÉRIEL, ELLE. adj. Qui appartient , qui a rapport au ministère , qui est propre à un ministre. | Subst., Qui est partisan du ministère, dévoué au ministère. | Au palais, Officiers ministériels. Officiers publics ayant qualité pour faire certains actes , tels que les notaires , les avoués , les huissiers, etc. (Mi-nis-té-ri-ël; ë-le.)
]MINISTÉRIELLEMENT. adv. Dans la forme ministérielle. ( Mi-nis-té-ri-ë-le-man.) MINISTRE, s. m. (Minister.) Celui dont on se sert pour l'exécution de qq. ch. | Se dit De ceux dont le prince a fait choix pour les charger des principales affaires de l'Etat, '
et pour en délibérer avec eux. | Pai'mi les Luthériens et les Calvinistes , Celui qui fait le prêche.
MINIUM, s, m. ( Minium. ) Plomb uni à l'oxygène , oxyde rouge de plomb. ( Mi-nio-me.)
MINOIS, s, m. (i>r;e/?f, ail.) Visage d'une
MIQ
jeune personne plus jolie que belle. Fam. (Mi-noua.)
MINON. s. m. Nom que les femmes et les enfants donnent quelquefois aux chats, quand ils les appellent.
MINORATIF. s. m. et adj. (Minoratio.) Se dit D'un remède qui purge doucement. MINORITÉ, s. f. Le petit nombre, par opposition à Majorité. | Minorité et une assemblée, La partie la moins nombreuse, qui combat certaines opinions , certaines mesures préférées par la partie la plus nombreuse. | L'état d'une personne mineure. | Le temps I pendant lequel on est mineur. | Absol. , La
minorité des souverains.
I MINOT. s, m. Ancienne mesure de capa-
! cité, qui contenait la moitié d'une mine. | j Ce qui est contenu dans le minot. (Mi-nô.) 1 MINUIT, s. m. {Media nox.) Le milieu de
la nuit. (Mi-nui.) ' MINUSCULE, adj. des 2 g. [c m.] {Minus-
' culus.) Lettre minuscule, caractère minus- ! cule, Petite lettre. | Subst. fém. Se dit Des : petites capitales, par opposition à Majuscules.
MINUTE, s. f. {Minutas.) Petite portion de temps qui forme la soixantième partie d'une heure. | Un court espace de temps qui n'est pas déterminé d'une manière précise. ( Fam. , Cest un homme à la minute , Il est d'une grande exactitude. | La soixantième partie de chaque degré d'un cercle.
MINUTE, s. f. {Minutus.) Lettre, écriture extrêmement petite. | L'original , le brouillon de ce qu'on écrit d'abord pour en faire ensuite une copie, et le mettre plus au net. | L'original des actes , qui demeure chez les notaires , et sur lequel s'expédient les copies qu'on appelle Grosses et Expéditions. ( L'original des sentences , des arrêts , des procès-verbaux qui demeurent au greffe.
MINUTER. V. a. Faire la minute d'un écrit qu'on se propose de mettre ensuite au net. I Fam. , Projeter qq. ch. pour l'accompHr bientôt.
MINUl'IE. s. f. {Minutia.) Bagatelle, chose frivole et de peu de conséquence. (Mi-nu-sie.)
MINUTIEUSEMENT, adv. D'une manière minutieuse. (Mi-nu-sieu-ze-man.)
MINUTIEUX , EUSE. adj. Qui s'attache aux minuties. | Se dit aussi Des choses. (Minu-sieu; ze.)
MI-PARTI , lE. adj. Composé de deux parties égales , mais dissemblables. | Au sens moral , Partagé en deux moitiés égales ou à peu près égales.
MIQUELET. s. m. {Miqnelete, esp.) Se disait De bandits espagnols qui Nivaicnt dans les Pyrénées, principalement sur les frontières de la Catalogne et de l'Aragon. | Se dit De soldats qui forment la garde particulière des capitaines généraux , ou gouverneurs de province, en Espagne. (Mic-e-lë.)