MOD
à la mode. Ragoût fait d'une pièce de bœuf piquée de gros lard. | Au plur. , Les ajustements, les parures à la mode; mais, dans cette acception, se dit De ce qui sert à l'habillement des dames. 1 Manière ^ fantaisie. | À la mode d'Italie , d'Espagne , etc. , Suivant les usages d'Italie, d'Espagne, etc.
MODE. s. m. {Modus.) Manière d'être» ( Forme, méthode, j Se dit Des inflexions générales du verbe, qui forment la conjugaison , et qui servent à exprimer les différents points de vue sous lesquels on considère l'existence ou l'action. | T. de mus. Le caractère affecté au ton. | Mode majeur. Celui où la tierce et la sixte, au-dessus de la tonique, sont majeures; et, dans le Plainchant , Mode authentique , Celui où la quinte de la tonique est au grave, et la quarte à l'aigu ; et , Mode plagal, celui où la quinte est à l'aigu , et la quarte au grave.
MODELAGE, s. m. Opération de celui qui modèle, (Mo-de-la-je.)
MODÈLE, s. m. ( Modulus. ) Exemplaire , patron. | La personne, homme ou femme, d'après laquelle les artistes dessinent, peignent, modèlent, sculptent, etc. | Poser le modèle, Mettre le modèle dans l'attitude qu'on veut représenter. | La représentation en terre ou en cire d'un ouvrage qu'on se propose d'exécuter en marbre ou en qq.
autre matière, | La représentation en petit d'un objet qu'on se propose d'exécuter en grand. | Se dit Des omTages d'esprit , et Des actions morales. | Personne qui a de grandes vertus, de grandes qiiahtés.
MODELER. V. a. {Modulari.) Former avec de la terre molle ou de la cire le modèle, la représentation d'un ouvTage qu'on veut exécuter en marbre ou en qq. autre matière. | Régler, conformer. | Modelé.
subst. masc. La représentation, l'imitation des formes.
MODÉNATURE. s. f. Proportion et galbe des moulures d'une corniche.
MODÉRATEUR, TRICE. s, {Moderator.) Celui, celle qui modère, qui dirige, qui règle. I Celui qui cherche à tempérer des opinions exaltées, à rapprocher des sentiments extrêmes. ( — tri-se.)
MODÉRATION, s. f. {Moderatio.) Retenue , vertu qui porte à garder une sage mesure en toutes choses. | Retranchement , diminution d'un prix ou d'une taxe. | Adoucissement, mitigation. (Mo-dé-ra-sion.)
MODÉRÉMENT, adv. Sans excès , avec modération. (Mo-dé-ré-man.)
MODÉRER. V. a. {Moderare.) Diminuer, adoucir, tempérer, rendre moins violent. | Au sens moral, et pron.. Se posséder, se contenir. I Modéré , ée. adj. Se dit Des choses qui sont éloignées de toute sorte d'excès. | Qui est sage et retenu , qui n'est point emporté.
MODERNE, adj, des 2 g. {Modcrnus, b. 1.) Nouveau, récent, qui est des derniers temps.
MCE
\ Subst, masc. Se dit Des auteurs , des savants, de^ artistes qui ont paru depuis la renaissance des lettres et des arts. | À i.a mo- DKRNE. loc. adv. Suivant la manière récente. (Mo-dër-ne.)
MODERNER. v. a. Restaurer, pour de nouveaux usages et dans un goût moderne, un ancien édifice. (Mo-dër-né.)
MODESTE, adj. des 2 g. {Modestus.) Qui a de la modestie. | Subst., Faire le modeste. I Qui a de la retenue, de la modération, qui ne donne dans aucun excès. ( En parlant Des choses. Médiocre, simple, sans éclat, | Couleur modeste, Couleur qui n'est pas éclatante. Se dit Des vêtements. ( Qui a de la pudeur , de la décence. (Mo-dës-te.)
MODESTEMENT, adv. D'une manière modeste, avec modestie , avec modération. (Mo-dës-te-man.)
MODESTIE, s. f. (Modestia.) Retenue dans la manière de penser et de parler de soi, I Modération, j Pudeur, décence. (Modës-tie.)
MODICITÉ, s. f. {Modicus.) Petite quantité. Se dit en parlant De bien, d'argent. (Mo-di-si-té.)
MODIFICATIF, IVE. adj. Qui modifie, I Subst. masc. Se dit surtout Des mots qui déterminent le sens des autres.
MODIFICATION, s. f. {Modificatio.) Modération , restriction , adoucissement d'une proposition, d'une convention, etc. | Changement qui s'opère dans la manière d'être d'une substance. (Mo-di-fi-ca-sion.)
MODIFIER, v. a. Modérer, adoucir, restreindi-e. | Corriger, changer une chose dans qqne. de ses parties. | Opérer un changement dans la manière d'être d'une substauce.
MODILLON. s. m. Ornement propre aux ordres ionique, corinthien et composite, placé sous le larmier de la corniche , et figurant l'extrémité des chevrons du comble. (Mo-di-llon [ 11 m. ],)
MODIQUE, adj. des 2 g. {Modicus.) Qui est peu considérable, de peu de valeur. [Mo-dic-e.)
MODIQUEMENT. adj. Avec modicité.
(Mo-dic-e-man.) *
MODISTE, s. des 2 g. Ouvrier, ouvrière en modes ; marchand, mai"chande de modes.
MODULATION, s. f. (Modulado.) Vassage d'un ton, d'un mode à un autre, dans le chant ou dans l'harmonie. | L'action de ni()duler le chant ou l'harmonie , et L'effet qui en résulte. (Mo-du-la-sion.)
MODULE, s. m. (Modulas.) Mesure arbitraire servant à établir les rapports de proj)ortion entre toutes les parties d'un ouvrage d'architecture. | Se dit de Tout ce qui sert à mesurer. | Le diamètre d'une médaille.
MODULER. V. n. et a. {Modulari.) Faire passer le chant ou l'harmonie dans des tons ou des modes différents.
MOELLE, s. f. {Medulla.) Substance molle
MOI
et grasse qui remplit la cavité des os. | La substance molle et spongieuse qui se trouve au dedans de certains arbres, de certaines plantes. | La substauce que contient un bâton de casse. | En parlant Des ouvrages d'esprit. Ce qu'il y a de plus essentiel, de plus instructif. (Moua-le.)
MOELLEUSEMENT. adv. D'une manière moelleuse. Ce tableau est peint moelleusement. (Moua-leu-ze-man.)
MOELLEUX, EUSE. adj. (Mcdullosus.) Remj)li de moelle. | f^in moelleux, Vin qui joint. la douceur à la force, et qui flatte agréablement le goût. | Etoffe moelleuse , Étoffe qui a du corps, et qui est soii[)!e, douce à la main. | Voix moelleuse, Voix pleine, douce, et qui n'a rien d'aigre ni de dur. I Pinceau moelleux, Pinceau dont les touches sont larges , grasses et bien fondues. I Contours moelleux. Contours souples et gracieux. | Subst., Le moelleux des contours. (Moua-leu, ze.)
MOELLON, s. m. Pierre de petite dimension qui s'emploie dans les massifs de construction , et qu'on recouvre ord. de plâtre ou de mortier. | Moellon d'appareil. Celui qui est équarri pour être employé en parement. I Moellon piqué. Moellon travaillé avec la pointe. (Moua-lon.)
MOEUF. s, m. T. de gramm., synonyme de Mode. (Vi.) r. Mode. (Meuf.)
MOEURS, s. f. pi. {Mores.) Habitudes naturelles ou acquises , pour le bien ou pour le mal, dans tout ce qui regarde la conduite de la vie. | Avoir des mœurs, Avoir de bonnes mœurs. | La manière de vivre , les inclinations , les habitudes, les coutumes particulières de chaque nation, de chaque personne. I Les mœurs des animaux. Les habitudes naturelles des différentes espèces d'animaux , les habitudes qui résultent de leur instinct. l 'Ce qui concerne les habitudes morales du pays et du temps dont il est question dans un poëme , dans une pièce de théâtre, ce qui est conforme au caractère des personnages qui y sont introduits. | T. de peint. Le costume, les usages àes> différents temps, des différents lieux, j La partie morale de l'éloquence , celle qui a pour objet de gagner la confiance des auditeurs. (Meurs.)
MOFETTE, s. f. Exhalaison pernicieuse qui s'élève dans les lieux souterrains, et principalement dans les mines. [Toute exhalaison dangereuse. (Mo-fë-te.)
MOHATRA. adj. m. Contrat mohatra , Contrat ou marché usuraire , par lequel un marchand vend très-cher , à crédit , ce qu'il rachète à très -vil prix, mais argent comptant. (Vi.) (Mo-a-tra.)
MOI. Pronom sing. de la i*"* personne , qui est des 2 g., et dont Nous est le pluriel. (Me, Mihi.) Ce mot est un synonyme réel de Je et de Me; mais il s'emploie différemment, et dans aucun cas il ne peut être remplacé
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ni par Je ni par Mt. | Moi , employé seul comme réponse , peut être sujet ou régime direct. Qui 'veut aller avec lui? Moi: dans cet ex. il est sujet. Qui a-t-on voulu désigner? Moi: dans cet ex. il est régime direct. | Se joint à Je , par apposition et réduplicatîon , pour donner plus d'énergie à la phrase, Je dis, moi; Moif je dis. j Se met par opposition devant ou après Me. ^oudriez-vous me perdre, moi votre allié ? \ Moi, se construit encore avec les pronoms Ce et //. Cest moi qui vous en réponds. C'est de moi qu'il s'aga. I Apres une prép., il n'y a que le pronom Moi qui puisse exprimer la première personne. // a parlé de moi. — Il en est de même après une conj. Mon frère et moi. \ De moi y après un nom de personne ou un pronom personnel également précédé de la prép. de , se met qqf. pour Le mien , etc. C'e^t l'opinion de mon frère et de rnoi que je vous exprime. \ Quand le verbe est à l'impératif, et que le pronom qu'il régit n'est point suivi du mot en , c'est Moi qu'il faut employer après le verbe , soit comme régime simple. Louez-moi, récompensez-moi; soit comme régime indirect , où la prép, à est sous-entendue. Rendez-moi compte , ditesmoi la vérité ; et alors Moi se joint au verbe par un tiret. | Qqf., mais fam., il se met par redondance , et pour donner plus de force à ce qu'on dit. Faites-moi taire ces gens-là. | Dans le même cas , Moi se met après l'adv. de lieu f , soit comme régime direct , soit comme régime indirect. Menez-y-moi. Donnez-y-moi une place. I A moi. Sorte d'exclamation pour faire venir promptement qqn.
auprès de soi. j Quant à moi, pour moi. Autres façons de parler dont on se sert pour marquer plus particulièrement ce qu'on pense. | Quant -à- moi , s'emploie aussi subst. et comme un seul mot, et signifie Air fier ou réservé. Fam., Garder son quantà-moi. I Moi se prend, subst., pour signifier L'attachement de qqn. à ce qui lui est personnel. Le moi choque toujours l'amour-propre des autres. { L'individualité métaphysique d'une personne. (Moua.)
MOIGNON, s m. Ce qui reste d'un bras, d'une jambe, d'une cuisse coupés. Cet homme au lieu de deux poignets n'a plus que deux moignons. \ Ce qui reste d'une grosse branche d'arbre qui a été coupée ou rompue. ( Moua-«on f n m. ].)
MOINDRE, adj. comparatif des 2 g. {Miner.) Plus petit en étendue ou en quantité. I Plus petit dans son genre, j Moins considérable. [ Qui n'est pas si bon, ou qui est plus mauvais. | Avec l'article, Le moins considérable, le moins important, le plus petit, etc. j Avec l'article et précédé d'une négation , signifie Aucun, j À.hso\., Les quatre moindres y Les quatre ordi'es inférieurs ou mineurs. Z'. Mineur. (Mouin-dre.) I MOINE, s. m. {Monachus.) Religieux fai-
MOI
sant partie d'un ordre dont les membres vi vent sous une règle commune , et séparés du monde , comme les bénédictins , les bernardins , les chartreux. L'usage a étendu cette dénomination aux religieux mendiants. | Meuble de bois où l'on suspend une sorte de réchaud plein de braise pour chauffer le Ut Cylindre de bois creusé , doublé de tôle , dans lequel on introduit un fer chaud pour ce même usage. (Moua-ne.)
MOINEAU, s. m. Passereau, petit oiseau de plumage gris , qui aime à faire son nid dans des trous de muraille. | Pot à moineau , Pot de terre qu'on attache en dehors d'une fenêtre , afin que les moineaux y \iennent faire leurs nids. | Petit bastion obtus, que l'on met au milieu d'une courtine très-longye, pour compléter le flanqnement. (Moua-nô.)
MOINILLON. s. m. Petit moine , ou Moine sans considération. (Moua-nillon. )
MOINS. {Minus. ) Adv. de comparaison, opposé à Plus , et qui 'sert à marquer l'infériorité d'une personne ou d'une chose comparée à une autre ou à elle-même , sous qq. rapport de qualité, de quantité, d'action, etc. |MoiHS, subst., Trait horizontal qui est le signe de la soustraction. | Tiret long qui ordin. sert à séparer des phrases, ou à remplacer des mots qu'on juge inutile de répéter, I Sur kt tawt moins, loc. prép. En déduction. (Vi.) 1 A MOINS DK. loc. prép. A un prix au-dessous de. | Sans une certaine condition. I A MOINS QWE. loc. conj. qui régit le subjonctif avec une négation. Si ce n'est que. Se construit, dans le même sens, a\ec l'infinitif et la prép. de , sans négation. | Au MOINS, DU MOINS, locs. coujs, qui servent à marquer qq. restriction dans les choses dont on parle. | Au moins. Sur toutes choses ; sert à avertir celui à qui l'on parle de se souvenir particulièrement de ce qu'on lui dit. De MOINS, loc. adv. De manque. | Exprime aussi qq. diminution , qq. rabais. | En moins de^ DANS moins dk. loc. prép. Dans un moindre espace de temps. | En moins dk rikn. loc. adv. Très-promptement , en fort peu de ( temps. I Rien moins , précédé du verbe Être et suivi d'un adjectif, a le aens de la négation. I Suivi d'un subst., il peut avoir le sens positif ou négatif, selon la circonstance. I Rien moins, ou plutôt Rien de MOINS, employé avec un verbe impers., a aussi un sens négatif. | Avec un verbe actif ou neutre, le sens de Rien moins serait équivoque , s'il n'était déterminé par ce qui précède. Vous le croyez votre concurrent '^ il a d'autres vues et ne désire rien moins que de vous supplanter, sens négatif. Vous ne le croyez pas votre concurrent ; cependant il n'aspire à rien moins qu'à vous supplanter, sens afûrmatif. (Mouin.)
MOIRE, s. f. Apprêt que reçoivent , à la calandre ou au cylindre, par l'écrasement
MOI
de leur grain, certaines étofles, et qni leur communique un éclat changeant, une apparence ondée et chatoyante. | Se dit D'une étoffe qui a rei^u ce genre d'apprêt. ( Moua-
MOIRER. V, a. Donner à une étoife, par la pression de la calandre ou du cylindre , un éclat changeant, une apparence ondée et chatoyante. | Moiké, substant. , Moiré métalliQue, Fer-blanc auquel on a donné, par le moyen de qq. acide, une apparence cristalline et chatoyante. (INîoua-ré.)
MOIS. s. m. {Mrnsis.) Une des la parties de l'année, dont chacune contient 3o ou 3i jours, excepté la seconde (février), qui est de 28 jours seulement dans les années ordinaires, et de 29 dans les années bissextiles. I L'espace de tj; nte jours consécutifs , de qq. jour que l'on commence à compter. | Le prix convenu pour un mois d'allaitement , de location , de leçons , de travail, etc. | Se dit, absol., Des mois de grossesse d'une femme. | Mois solaire , L'espace de temps que le soleil met à parcourir un des signes du zodiaque. Mois lunaire^ L'espace de temps qui s'écoule d'une nouvelle lune à une autre. | Mois romains, L'imposition qu'on levait sur les États de l'Empire dans les besoins extraordinaires. | Au plur., se dit, absol.. De l'écoulement périodique des femmes. (Moua.)
moïse, s. f. Se dit De certaines pièces de bois plates assemblées deux à deux avec des boulons , et servant à maintenir la charpente. (Moua-ze.)
MOISER. V. a. Mettre des moises. (Moua-zé.)
MOISIR. V. a. et n. {Mucere.) Faire qu'une matière se couvtc d'une certaine mousse qui marque un commencement de corruption. | Moisi, subst. raasc. Ce qui est moisi. I La moisissure. (Moua-zir.)
MOISISSURE, s. f. Espèce de végétation qui naît sur les corps où se trouve une matière végétale unie à une certaine quantité d'eau , et qui se développe surtout quand cette matière commence à entrer en putréfaction. I L'endroit moisi, le moisi. (Mouazi-su-re.)
MOISSIÎNE. s. f. Faisceau de branches de vigne où les grappes sont encore attachées. (Moua-si-ne.")
MOISSON, s. f. ÇMessis.) Récolte des blés et autres grains. | Le temps de la moisson, j S'emploie au figuré, La conversion des âmes. (Moua-son.)
MOISSONNER, v. a. Faire la récolte des blés et autres grains. | Moissonner un champ , Faire la moisson des grains qu'il a .produits. I S'emploie figur., Détruire, faire périr. (Moua-so-né.)
MOISSONNEUR , EUSE. s. Celui , ceUe qui moissonne , qui coupe les blés et autres grains. (Moua-so-neur ; eù-ze.)
MOri'E. adj. des 2 g. (^Madidus.) Qui a
qui est un peu moui
qq. humidité (Moua-te.)
MOITEUR, s. f. (Mador.) Légère himiidité, qualité de ce qui e^t moite. (Mouateur.)
MOirrÉ. s. f. (Medietas.) L'une des parties d'un tout divisé , partagé également en deux. I Une portion, une part qui est à peu près de la moitié. | Partager une chose par la moitié, La partager en deux moitiés. | Prendre chacun la moitié d'une chose qui était à partager. | A moitié, se dit De ten-es et d'affaires commerciales, pour signifier que le produit doit être partagé par moitié entre le propriétaire et le fermier, ou entre les deux associés. | ^ moitié chemin , À la moitié du chemin. | Etre , se mettre de moitié avec qan.. Faire avec lui une société dans laquelle la perte et le gain se partagent par moitié. | Se dit, fam., D'une femme à l'égard de son mari. | Adv., À demi. | À MOITIÉ, loc. adv. En partie, à demi. | Dk MOITIÉ, loc. adv. // a été trop long de moitié dans son discours, etc. , Il a été beaucoup plus long qu'il ne fallait. ( Moua-tié.)
MOKA. s. m. Le café qui vient de Moka, ville d'Arabie. Du café de Moka, ou simplement Du moka. (Mo-ca.)
MOL, OLLE. adj. V. Mou.
MOLAIRE, adj. f. et subst. fém. {Molaris.) Se dit Des grosses dents qui servent à broyer les aliments, et qu'on appelle autr. Mdchelières. (Mo-lè-re.)
MÔLE. s. f. (Mola.) Masse informe et inanimée, dont les femmes accouchent qqf., au lieu d'accoucher d'un enfant.
MÔLE. s. m. (Moles.) Jetée de pierres fondée dans la mer, à l'entrée d'un port , pour rompre l'impétuosité des vagues , et pour mettre les vaisseaux plus en sûreté.
MOLÉCULAIRE, adj. des 2 g. Qui appartient , qui a rapport aux molécules. (Mo lé-cu-lè-re [c m.].)
MOLÉCULE, s. f. (3Iola,) Petite par»ie d'un corps. | [c m.]
MOLÈNE. s. f. Genre de plantes laineuses dont une espèce, le Bouillon blanx: , est employé en médecine comme pect'îrale.
MOLESTER, v. a. ( Molestare. ) Vexer, tourmenter de qq. manière que ce soit, inquiéter par des embarras suscités mal à propos. (Mo-lës-té.)
MOLETTE, s. f. {MolUtus.) Partie de l'éperon qui est ordinairement faite en forme d'étoile, et qui sert à piquer le cheval. | Maladie des chevaux, qui consiste en une tumeur molle à la jambe. I Morceau de marbre, de verre, etc., taillé ordin. en cône , dont la base est plane , et sert à broyer des couleurs ou d'autres corps sur le marbre , etc. (Mo-lë-te.)
MOLINISME. s. m. Sentiment, opinion de Molina et de ses sectateurs sur la gTâ?e,
MOM
MOLINISTE. s. et adj. des i g. Celui , celle qui suit le sentiment, l'opinion de Molina sur la grâce,
MOLLAH, s. m. Docteur, prêti-e musulman qui fait , à certaines heures , la prière sur lo toit de la mosquée. ( Mol-la. )
MOLLASSE, adj. des 2 g. ( Mollis. ) Qui est désagréablement mou au toucher. | Se dit D'une étoffe qui n'a pas assez de consistance , assez de corps. ( Mo-la-se. )
MOLLEMENT, adv. D'une manière molle.
I Etre couché , être assis mollement. Etre couché dans un bon lit, être assis sur un siège bien mollet. | Avec un abandon gracieux. I Faiblement, lâchement, sans vigueur. I D'une manière molle et efféminée. ( Mo-le-man. )
MOLLESSE, s. f. ( Mollitia. ) Qualité de ce qui est mou. Son plus grand usage , au propre, est dans le style didactique. | En parlant du climat, Température douce et molle. I Se dit aussi De la complexion , du tempérament des personnes. | La mollesse des chairs j L'imitation vraie de la flexibilité, de la morbidesse des chairs. | La mollesse du pinceau , Le défaut de fermeté dans le maniement du pinceau. | Manque de vigueur et de fermeté dans le caractère , dans la conduite, dans les mœurs. | Excès d'indulgence. I Délicatesse d'une vie efféminée. ( Certain abandon gracieux , certaine douceur de pensées et de style. ( Mo-lë-se. )
MOLLET, ETTE. adj. Diminutif de Mou.
Qui a une mollesse agréàible et douce au toucher. I Pain mollet, Sorte de petit pain blanc qui est léger et délicat. | OEufs mollets , QEufs à la coque , œufs cuits de manière que le blanc et le jaune restent liquides. ( Mo-lë ; ë-te. )
MOLLET, s. m. ( Mollitum. ) Le gras de la jambe.
MOLLETON, s. m. (^Mollitum.) Étoffe de laine , de coton ou de soie , tirée à poil , d'un seul côté ou des deux côtés, douce, chaude et mollette, dont on fait des camisoles. ( Mo-le-ton. )
MOLLIFIER. V. a. ( Mollis , facere. ) Rendre mou et fluide.
MOLLIR. V. n. ( Molire. ) Devenir mou. [ Manquer de force, faiblir, fléchir. ( Céder trop aisément dans une occasion où il faudrait avoir de la fermeté. ( Mo-lir. )
MOLLUSQUE, s. m. ( Molluscus. ) Nom donné aux animaux sans vertèbres, dont le corps est mou, et qui ont un cœur et des vaisseaux. ( Mo-lusc-e. )
MOLT. s. m. {Moly.) Plante dont parle Homère, et à laquelle il attiibue des vertus merveilleuses. (Mo-li.)
MOLTBDÈNE. s. m. ( Moluhdaina , gr. ) Sorte de métal cassant, d'une couleur semblable à celle du plomb , et très-difficile à fondre. ( Mo-lib-dè-ne. )
MOMENT, s. m. {Momentum.) Instant,
MON
petite partie du temps , temps fort court, | Un bon moment. Un instant favorable pour faire ce qu'on désire. | Avoir de bons moments-, se dit D'une personne dont l'esprit est égaré , mais qui a qqs. bons intervalles , etc. I Fam., Un moment , Attendez un moment. I Le produit d'une puissance par le bras du levier , suivant lequel elle agit. | Au moment DE, loc. prép. Sur le point de. | Atr moment
où, ATJ moment que, dans liE MOMENT QUE,
DANS i-E MOMENT OÙ. locs. conjs. Lorsquc. I Du MOMENT QUE. loc cohj. Dès que, depuis que. | Puisque, j À tout moment, À TOUS moments, loc. adv. Sans cesse , à toute heure. | Dans le moment, loc. adv. Bientôt, dans très-peu de temps. | En ce MOMENT, loc. adv. Présentement, à l'heure qu'il est. (Mo-man. )
MOMENTANÉ, ÉE. adj. {Momentaneus.) Qui ne dure qu'un moment. ( Mo-man-tané. )
MOMENTANÉMENT, adv. Passagèrement , pour un moment , pendant un moment. (Mo-man-ta-né-man.)
MOMERIE. s. m. (Momus.) Mascarade.
(Vi. ) Affectation ridicule d'un sentiment qu'on n'a pas. | Chose concertée pour faire rire , jeu joué pour tromper qqn. par plaisanterie. (Vi.)l Cérémonie bizarre, ridicule. Fam.
MOMIE, s. f. ( Momia. ) Corps embaumé par les anciens Égyptiens. | Se dit Des corps de ceux qui ont été enterrés sous les sables mouvants que les vents élèvent dans les déserts de l'Arabie et de l'Egypte, et qu'on retrouve ensuite desséchés par les ardeurs du soleil. I Fam., Personne sèche et noire. | La couleur : brune tirée des bitumes dont les momies ont été enduites.
MON. adj. possessif masc. (Meum.) Qui répond au pronom personnel Moi, Je. | Il fait, au féminin , Ma. Mais, lorsque le subst. ou l'adj. fém. devant lequel il est placé commence par une voyelle ou par h sans aspiration , au lieu de Ma, on dit , par euphonie. Mon. Devant une h aspirée, on dit Ma au féminin. | Il fait Mes au pluriel du masc. et du fém.
MONACAL, ALE. adj. {Monachus.) Appartenant à l'état de moine.
MONACALEMENT. adv. D'une manière monacale. ( Mo-na-ca-le-man. )
MONACHISME. s. m. ( Monachus. ) Il se dit Des institutions monastiques en général , et il marque ordin. une sorte de mépris.
MONADE, s, f. ( Monas. ) Être simple et sans parties, dont les leibnitziens croient que tous les autres êtres sont composés. ) Animal tellement petit, qu'au plus fort microscope il ne paraît que comme un point.
MONADELPHIE. s. f. {Monos, adelphos, gr. ) Classe du système de Linné qui renferme les plantes à plusieurs étamines réu-
MON
oies par leurs filets en un seul corps ou faisceau. (Mo-na-dël-fîe.)
MONANDRIE. s. f. {Monandreô , gr.) Classe du système de Linné qui renferme les plantes à une seule étamine.
MONARCHIE, s. f. {Monarchia.) Le gouvernement d'un État régi par un seul chef. | Monarchie constitutionnelle, Celle où la balance et l'exercice des pouvoirs sont réglés par des lois fondamentales. | État gouverné par un monarque.
MONARCHIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient à la monarchie. (Mo-nar-chic-e.)i
MONARCHIQUEMENT. adv. D'une manière monarchique. (Mo-nar-chic-e-man.)
MONARQUE, s. m. ( Monarcha. ) Chef d'une monarchie. (Mo-narc-e.)
MONASTÈRE, s. m. ( Monasterium. ) Couvent , lieu habité par des moines ou par des religieuses.
MONASTIQUE, adj. des 2 g. {Monastikos , gr. ) Qui appartient aux moines , qui concerne les moines. ( Mo-nas-tic-e. )
MONAUT. adj. m. {Monôtos, gr. ) Qui n'a qu'une oreille. (Mo-nô. )
MONCEAU, s. m. ( Mans. ) Tas , amas fait en forme de petit mont. | Fam. , Avoir des monceaux d'une chose , En avoir beaucoup. (Mon-sô. )
MONDAIN, AINE. adj. (Mundanus.) Qui aime les vanités du monde. | Qui se ressent des vanités du monde. | C'est un sage mondain, se dit D'un homme sage, mais peu dévot. (Vi.) JMonda.iw, subst., Celui qui est attaché aux choses vaines et passagères du monde. ( Mon-din ; ë-ne. )
MONDAINEMENT. adv. D'une manière mondaine. ( Mon-dë-ne-man. )
MONDANITÉ, s. f. Yanité mondaine.
MONDE, s. m. ( Mundus. ) L'univers , le ciel et la terre, et tout ce qui y est compris. I L'an du monde deux mille, La deux millième année depuis la création du monde. I La terre, le globe terrestre, j Venir au monde, Naître; se dit Des personnes. | Le monde ancien, ou le monde des anciens, Ce que les anciens connaissaient du globe terrestre. | Le nouveau monde , Le continent de l'Amérique. | Les deux mondes , Les deux continents, j Se dit au plur.. Planètes qu'on suppose habitées. | Un lieu vaste et trèsneuplé. I La totaUté des hommes, le genre Inimain. | Le monde chrétien, La totalité des hommes qui professent le christianisme. I Les hommes en général, la plupart des hommes. | Se prend indéfiniment pour Gens , personnes. | Un certain nombre de personnes. | Un monde , Une grande quantité de personnes. | Une seule personne. | Avec l'adj. possessif, se dit Des domestiques de qqn. — Des gens qui sont sous les ordres de qqn. | Un certain nombre de personnes que l'on attend. | La société des hommes , ou Une partie de cette société. |
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Homme du monde , Homme qui vit dans le grand monde. Au plur.. Les gens du monde. ( Fam. , Le grand monde , La société distinguée par les richesses , par les dignités de ceux qui la composent. | Une société nombreuse. | Fam., Le petit monde, Les gens du commun. I Connaître le monde. Connaître les hommes. I N'être plus du monde , N'être plus dans le commerce du monde. | Les hommes qui ont les mœurs corrompues du siècle. | La • vie séculière. | Est qqfs. un terme augmentatif. Je donnerais tout au monde pour l'avoir, j Cela est, cela "va le mieux au monde. Cela est, cela va très-bien. | L'autre monde ^ La vie future. | Pop., // est allé dans l'autre monde. Il est mort.
MONDE, adj. des 2 g. {Mundus. ) Pur, net. Se dit pour qualifier Les animaux dont la loi des Juifs permettait l'usage , soit pour les sacrifices, soit pour les repas.
MONDER. V. a. ( Mundare. ) Nettoyer.
Monder de l'orge , Le dégager de sa pellicule ; Monder de la casse , Tirer la casse de son bâton, et la préparer, après en avoir ôté les semences. | Prendre de l'orge mondé, Boire de l'eau dans laquelle on a fait bouillir de l'orge mondé.
MONDIFIER. V. a. {Mundus, facere.) T. de médec. Nettoyer, déterger.
MONÉTAIRE, s. m. ( Monetarius. ) Se dit Des officiers publics qui présidaient à la fabrication des monnaies et des médailles. I Adj. des 2 g. Qui a rapport aux monnaies. ( Mo-né-tè-re. )
MONITEUR, s. m. ( Monitor. ) Celui qui donne des avis, des conseils. | Dans les Écoles d'enseignement mutuel. L'élève chargé d'instruire un certain nombre de ses condisciples. | Titre de certains journaux.
MONITION. s. f. ( Monitio. ) Avertisse ■ ment juridique qui se fait en de certains cas par l'autorité de l'évêque , avant de pro céder à l'excommunication. ( Mo-ni-sion. )
MONITOIRE. s. m. {Monitor i us. ) Lettres d'un officiai pour obliger, sous des peines ecclésiastiques, tous ceux qui ont qq. connaissance d'un crime ou de qq. autre fait dont on cherche l'éclaircissement, à venir révéler ce qu'ils savent. Adj., Des lettres monitoires. { Mo-ni-toua-re. )
MONITORIAL , ALE. adj. {Monitorius.) Lettres monitoriales , Lettres en forme de monitoire.
MONNAIE, s. f: ( Moneta. ) Toute sorte de pièces de métal, servant au commerce, frappées par autorité souveraine, et marquées au coin d'un prince ou d'un État souverain. | Papier-monnaie , Papier créé par le gouvernement pour faire office de monnaie. | Monnaie obsidionale , Moiinaie frappée dans une ville assiégée, où on lui donne cours pendant le siège, pour une valeur ordinairement beaucoup
MON
plus forte que sa valeur intrinsèque. |Fam. , Battre monnaie , Se procurer de l'argent, j Se dit Des petites espèces d'argent ou de billon. Je n'ai pas un sou de monnaie. \ La Taleur d'une pièce monnayée en plusieurs pièces moindres. | Se dit Des paroles dont il se fait une espèce d'échange dans la société. I Le lieu où l'on bat monnaie. | La monnaie des médailles, Le lieu où l'on frappe les médailles , les jetons. ( Mo-nèe. )
MONNAYAGE, s. m. Fabrication de la monnaie. ( Mo-në-ia-je. )
MONNAYER, v, a. Convertir un métal en monnaie. | Donner l'empreinte à la monnaie. | Argent monnayé , Se dit par opposition à Argent ouvragé ou brut. ( Monë-ié. )
MONNAYEUR. s. m. Celui qui travaille à la monnaie de l'Etat. | Faux monnayeur , Celui qui fait de la fausse monnaie. ( Monë-ieur. )
MONOCHROME, adj. des 2 g. et subst.
masc. ( Monochromum. ) Qui est d'une seule couleur. ( Mo-no-cro-me. )
MONOCLE, s. m. ( Monos , gr.; oculus, lat. ) Petite lunette qui ne sert que pour un œil. y. Lorgnon,
MONOCORDE, s. m. ( 31onochordum. ) Instrument de bois , de cui%Te , etc. , sur lequel il y a une seule corde tendue, et divisée selon certaines proportions pour faire connaître les différents intervalles des sons,
MONOCOTYLÉDONE. adj, des 2 g. et subst. fém. {3Ionos , cotulédôn, gr. ) Se dit Des plantes dont les semences n'ont qu'un seul lobe ou cotylédon. ( — ti-lé-do-ne. )
MONOECIE. s. f. ( Monos , oihia , gr. ) Classe du système de Linné dans laquelle on range les plantes qui portent, sur le même pied, des fleurs mâles et des fleurs femelles. ( Mo-në-sie. )
MONOGRAMME, s. m. {Monogramma. ) Chiffre ou caractère composé des principales lettres d'un nom, et quelquefois de toutes, ( Mo-no-gra-me, )
MONOGRAPHIE, s. f. {Monos, graphe, gr.) Description d'un seul genre ou d'une seule espèce d'animaux, de végétaux, etc. \ Mo-no-gra-fie. )
MONOÏQUE, adj. de^ 2 g. {Monos, oihos, gr. ) Se dit Des plantes qui portent, sur le même pied, des fleurs mâles et des fleurs femelles. ( Mo-no-ic-e. )
MONOLITHE, adj, des 2 g, et subst, masc, ( MonoUthus. ) Qui est d'une seule pierre. ( Mo-no-li-te, )
MONOLOGUE, s. m. {Monologia.) Scène d'une pièce de théâtre où un personnage est seul et se parle à lui-même. ( Mouo-log-e. )
MONOMANE. adj. et s. des 2 g. Qui est atteint de qq. monomanie.
MONOMANIE, s. f. {Monos, mania, gr.) Espèce d'aliénation mentale, dans laquelle
MON
une seule idée semble absorber toutes les facultés de l'intelligence.
MONÔME, s. m, ( Monos , nomê , gr. ) Grandeur qui est exprimée sans que celles qui la composent soient jointes par les signes plus ou moins.
MONOPÉTALE, adj, des 2 g. {Monos, petalon, gr. ) Se dit Des fleurs dont la corolle est d'un seul pétale, d'une seule pièce.
MONOPHYLLE. adj. m. {Monos, phullon , gr, ) Se dit d'un calice formé d'une seule pièce. ( Mo-no-fi-le. )
MONOPOLE, s, m, ( MonopoUum. ) Trafic exclusif, fait en vertu d'un privilège. I Ti-afîc d'un ou de plusieurs marchands réunis, qui achètent qq, marchandise en si grande quantité, que ceiLX qui veulent s'en procurer sont obligés de s'adresser à eux, et de payer le prix qu'ils exigent,
MONOPOLEUR, s, m. Celui qui exerce un monopole.
MONOPTÈRE. adj. des 2 g, {Monopter us. ) Se dit D'un édifice qui n'a qu'une seule rangée de colonnes ; et surtout D'un édifice rond formé d'une simple colonnade , sans mur,
^ MONOSTIQUE. s. m. ( Monostichium. ) Épigramme, inscription en un seul vers, ( Mo-no-stic-e. )
MONOSYLLABE, s. m, {Monosyllabus.) Mot d'une seule syllabe. | Adj, des 2 g. Ce mot est monosyllabe. { Mo-no-sil-la-be. )
MONOSYLLABIQUE, adj, des 2 g. Se dit particulièrement Des vers dont tous les mots sont des monosyllabes. [ Se dit aussi Des vers d'une seule syllabe, ( — sil-la-bic-e.)
MONOTONE, adj. des 2 g. Qui est presque toujours sur le même ton, qui n'est pas assez varié dans ses intonations ou dans ses \Xiî^e^or\s.\ Acteur , orateur monotone , Acteur , orateur dont le débit a de la monotonie, j Se dit Des choses qui sont trop vmiformes, qui manquent de variété.
MONOTONIE, s. î. {Monotonia.) Uniformité, égalité ennuyeuse de ton dans la conversation ; dems les discours prononcés en public; dans la musique, j Trop grande uniformité dans le style, |?»lanière de vivre qui est toujours la même,
MONS, s, m. Abré\-iation du mot Monsieur. Entre particuliers, elle est méprisante.
MONSEIGNEUR, s, m, {Meus, senior.) Titre d'honneur que l'on donne en pariant ou en écrivant à certaines personnes distin-
Suées par leur naissance ou par leur dignité. Mksseigneurs , Pluriel de Monseigneur, ont on se sert, soit en parlant, soit en écrivant collectivement à plusieurs des personnes qui ont droit au titrede Monseigneur, I Nosseigneurs , Autre pluriel de Mousei- 1 gneur , dont on se servait dans les requêtes 'présentées au conseil du roi, aux cours de
MON
parlement, et autres cours souveraines. (Monsë-«eur [n m.].)
MONSEIGNEURISER. v. a. Donner le titre de monseigneur. S'emploie par plaisanterie. (Mon-së-rteu-ri-zé [n m.].)
MONSIEUR, s. m. {Meus, senior.) Qualité, ùtre que l'on donne par civilité, par bienséance, aux personnes à qui on parle, à qui on écrit. | Au plur.. Messieurs, On écrit, par abréviation, au sing. M'- ou M., et au plur 7»/« ou MM. \ Se disait absol. Au parlement et dans les autres cours souveraines. I Se dit , {)ar les domestiques d'une maison, Du cbef, du maître de cette maison. I Tout homme dont le langage et les manières annoncent qq. éducation. | Fam., Cest un 'vilain monsieur, C'est un homme difficile à vivie. | Se joint qqf. à un terme d'injure. | Absol., s'est dit De l'aîné des frères du roi. i Nom D'une nuance de la couleur violette. (Mo-sieu.)
MONSTRE, s. m. (Monstrum.) Animal qui a une conformation contre nature. | Se dit Des végétaux. | Ce qui est extrêmement laid. Une personne cruelle et dénaturée. | Poét., Les monstres des forets , Les bêtes féroces qui habitent les forêts, j Monstres marins. Les grands cétacés. | Se faire un monstre de qq. ch.. S'imaginer qu'une chose esttrèspémble, très-difficile.
MONSTRUEUSEMENT, adv. Prodigieusement, excessivement. ( Mon-stru-euze-man.)
MONSTRUEUX, EUSE. adj. {Monsirosus.) Qui a une conformation contre nature. j Qui est contraire aux lois de la nature. | Prodigieux, excessif dans son genre. | Se dit Des choses morales. (Mon-stru-eu; ze.)
MONSTRUOSITli. s. f. Caractère, vice de ce qui est monstrueux. Désigne La chose monstrueuse. (Mon-stru-o-zi-té.)
MONT. s. m. {Mans.) Grande masse de terre ou de roche , élevée au-dessus du terrain qui l'environne. Il n'est jamais suivi de la prép. de quand il sert à désigner Une certaine montagne; au lieu que le mot Montagne est toujours suivi de cette prép. | Au plur. absol., Les Alpes. | Poét., Le double mont, Le Parnasse, j Adv., Par monts et par vaux. En toute sorte d'endroits. | Mont-de-piété , Établissement oii l'on prête sur nantissement et à intérêt. (Mon.)
MONTAGE, s. m. Action de transporter qq. ch. de bas en haut. (Mon-ta-je.)
MONTAGNARD, ARDE. adj. et subst.
(^/o«fanu^.) Qui habite les montagnes. (Monta-«ar [n m.].)
MONTAGNE, s. f. (Montanus.) Mont, grande masse de terre ou de roche fort élevée au-dessus du terrain qui l'environne. I Une chaîne de montagnes, Une suite de montagnes qui tiennent l'une à l'autre. | // a sa montagne dans la tête. Il e^t très-oc-
MON
cupé d'un (l»v,s(>iti ([u'il a conçu. (Mon-ta-?îe [n ru.j.)
MONTAGNEUX, EUSE. adj. Où il y a beaucoup de montagnes. (Mon-ta-zieu; ze [n m.].)
MONTANT, s. m. Pièce de bois, de pierre ou de fer, qui est {josée verticalement et à plomb dans certains ouvrages de menuiserie, de serrurerie, etc. | Les montants d'une raquette. Les cordes qui vont du haut en bas. | Le total d'un compte, d'une recette, etc. I Se dit D'un ecclésiastique, d'«m magistrat, etc., à qui, par droit d'ancienneté , il appartient de monter à qq. place , en cas de vacance. | Se dit Du goût relevé de certaines choses , de la vapeur qui sort de certaines substances.
MONTANT, ANTE. adj. Il se dit De tout ce qui monte. | Joint montant, Le joint vertical de deux pierres. | Garde montante , Celle qu'on place dans un poste, par opposition à Celle qu'on relève , et qu'on appelle Garde descendante.
MONTE, s. f. L'accouplement des chevaux et des cavales. | Le temps de cet accouplement.
MONTÉE, s. f. Endroit par où l'on monte à une montagne , à un coteau , à une éminence , etc. | Rampe douce au devant d'un édifice. I L'action de monter. | Un petit escalier dans une maison de pauvres gens. I Pop. , Chacune des marches d'un escalier, d'un degré. | La hauteur d'une voûte.
MONTER. V. n. ( Mons. ) Se transporter dans un lieu plus haut que celui où l'on était. Se dit Des hommes et des animaux. | Fig. , MontcF à cheval ^ Manier un cheval , lui faire faire le manège. | Monter sur un vaisseau , monter sur mer. S'embarquer sur un vaisseau. | Monter en chaire , Prêcher. | Monter sur le théâtre, sur les planches , Se faire comédien ; et , Monter sur les tréteaux. Se faire bateleur, j Monter aux nues. Se mettre en colère, j Passer à un poste, à un degré au-dessus de celui qu'on occupait. I S'élever. Ce mur monte trop haut. Il a trop d'élévation. | Croître, s'accroître, j Hausser de prix , croître en valeur, j Se dit D'un total composé de plusieurs sommes, de plusieurs nombres. | Ce mémoire monte bien haut. Il en coûtera beaucoup pour l'acquitter. | V. a. Se transporter en un lieu plus haut que celui où l'on était. | Monter un cheval. Être monté sur un cheval. — S'en servir habituellement. — Instruire, dresser un cheval. | Monter un 'vaisseau. Le commander. | Y. a. Fournir un établissement ou une personne de tout ce qui lui est nécessaire. | Monter un cavalier. Lui fournir le cheval et l'équipement. I Monter un ouvrage d'orfèvrerie , etc. , En assembler les pièces les unes avec les autres. I Monter une cabale, Préparer une cabale. j Monter un diamant. Le mettre en œuvre.
MON
I Monter une estampe , La mettre sous verre, dans un cadre. | Monter un métier. Accommoder et tendre sur le métier l'étoffe, etc., pour travailler. | Monter un 'violon, une harpe, une guitare, un piano, Y mettre des cordes , y remettre de nouvelles cordes. I V. a. Élever, accroître, | Monter un instrument de musique. En hausser le ton. | Monter sa cou/eur, ^Rendre la couleur de son tableau plus \'igoureuse. | Fam., Monter la tête à quelqu'un. Lui inspirer qq. idée qui s'empare de lui jusqu'à l'exalter. ( V. a. Porter, transporter qq. ch. en haut , ou l'y élever, | Pron. et absol, , S'exalter , s'échauffer , s'irriter. | Monté , ék. part. Être bien monté , mal monté. Etre monté sur un bon, sur un mauvais cheval. Être bien, être mal monté en chevaux. | Monté sur le ton de. En usage de, | Fam,, Bien monté , Bien, | Cheval monté haut ou haut monté, Chev^ dont les jambes sont trop hautes, et ne sont point proportionnées,
MONTEUR, s. m. Ouvrier qui monte des pierres fines , des pièces d'orfèvrerie , etc.
MONTGOLFIÈRE, s, f. Sorte d'aérostat inventé par Montgolfier, et qui s'élève au moyen de la raréfaction opérée , par le feu , dans l'air que contient son enveloppe.
MONTICULE, s. m, [c m.] Petite montagne , simple élévation de terrain.
MONT-JOIE. s. f. S'est dit D'un monceau de pierres jetées confusément les unes sur les autres, soit pour marquer les chemins, soit en signe de qq, victoire , etc. | Cri de guerre usité autrefois parmi les Français dans les batailles, | Titre affecté au premier roi d'armes de France. ( Mon-jouae. )
MONTOIR, s, m. Grosse pierre ou gros billot de bois dont on se sert pour monter plus aisément à cheval. | Le côté du montoir, Le côté gauche du cheval. (Mon-touar.)
MONTRE, s. f. {Monstrcre.) Échantillon , partie de qq. ch. qui est à vendre, et dont on veut faire voir la quaUté. | Ce que les marchands exposent au devant de leur boutique, pour montrer quelles sortes de marchandises ils ont à vendre. | Boîte dans laquelle les orfè\Tes, etc., mettent leUrs marchandises, afin qu'on les voie sans pouvoir y toucher. | Montre d'orgues. Les tuyaux d'orgues qui paraissent au dehors. | Le lieu que les marchands de chevaux ont choisi pour y faire voir aux acheteurs les chevaux qu'ils ont à vendre. — La manière dont ils essayent et conduisent ces mêmes chevaux. | Parade , étalage. | Apparence, j Fam. , N'être que pour la montre , se dit De certaines choses qui ne sont que pour l'apparence, et dont on ne se sert point, j Signifiait autrefois La revue d'une armée , d'un régiment , d'un corps de troupes.
MONTRE, s. f.(J»/o/ï.f//a/-e.) Petite horloge qui se porte ordin. dans une poche destinée à pet usage. | Montre marine , Montre faite
MOQ
avec une extrême précision , pour donnei les longitudes en mer.
MONTRER. V. a. {Monstrare.) Faire voir, exposer aux regards. | Pop. , Montrer les talons, S'enfuh', se retirer. | Indiquer. | Montrer qqn. au doigt. S'en moquer publiquement. I Faire voir une affection, un sentiment réel ou simulé. | Donner des marques , des preuves de qq. qualité bonne ou mauvaise. | Faire connaître , prouver. | Enseigner. | Pron., Paraître, se faire voir. | Se montrer tel qu'on est. Ne rien affecter, ne rien dissimuler. I Se bien montrer, se montrer mal^ Faire bonne, mauvaise contenance dans les occasions qui exigent de la résolution et de la fermeté.] Montré, ée. part. Avoir été bien montré. Avoir eu un bon maître.
MONTUEUX , EUSE. adj. (Montuosus.) Se dit D'un terrain extrêmement inégal , et coupé d'espace en espace par des montagnes, des collines, etc. (Mon-tu-eû; ze.)
MONTURE, s, f. Bête de charge qui sert à porter l'homme, | Ce qui sert à assembler, à fixer la partie ou les paities principales d'un objet, d'un outil, | La monture d'un fusil, d'un pistolet. Le bois sur lequel le canon et la platine sont montés, | Monture de bride , Ce qui porte et soutient la partie du mors qui entre dans la bouche du cheval, | Le métal employé pour assembler, réunir, encadrer les différentes pièces dont se forment une tabatière, un étui, un vase, \m bijou qcq, j Le travail de l'ouvrier qui a monté un ouATage.
MONUMENT, s. m. {Monumentum.) Ouwage d'architecture ou de sculpture , fait pour transmettre à la postérité la mémoire de qq. personne illustre, ou de qq. événement important. | Se dit de Certains édifices pubUcs ou particuliers, qui imposent par leur grandeur ou par leur ancienneté. | Tombeau. I Se dit de Certains grands objets de la nature. | Se dit Des ouvrages durables de littérature . de sciences et d'arts. (Mo-nu-man).
MONUMENTAL , ALE. adj. Qui a rapport , qui est propre aux monuments , qui est de la nature des monuments. On n'emploie guère le plur. masc. Monumentaux.
(Mo-nu-man-tal.)
MOQUER (SE), V, pron, {Môkein, gr.) Se railler de qqn, ou de qq, ch,, en rire, en faire un sujet de plaisanterie ou de dérision, j Mépriser, braver, témoigner par ses actions , par ses paroles , qu'on ne fait nul cas de qqn, ou de qq, ch, , qu'on ne s'en inquiète point, | Absol, , Ne pas parler, ne pas agir sérieusement. | Par civilité. Vous vous moquez de moi, vous vous moquez , Vous me traitez avec trop de cérémonie , vous poussez trop loin la politesse, j S'emploie au participe avec le verbe Etre. Il fut moqué de tout le monde. Fam, (Semoc--é [c m.]. )
MOQUERIE, s. f. Paroles ou actions par
MOR
lesquelles on se moque. | Chose absurde , chose impertinente. (Moc-e-rie,)
MOQl'ETTE. s. f. Étoffe à chaîne et à 'rame de lil , veloutée en laine, dont ou fait des tapis ou dont on couvre des sièges. (Moc-e-te [c m.].)
MOQUEUR, EUSE. adj. Qui se moque, qui raille, qui a l'habitude de se moquer, de railler. | Subst. , se dit D'une personne qui ne parle pas sérieusement. Fam. (Moceur ; ze [c m.].)
MURAILLES, s. f. pi. Instrument de maréchal , espèce de tenailles , avec lesquelles on pince le nez d'un cheval impatient, vicieux, pour le ferrer ou lui faire subir qq. opération. (Mo-ra-lle [11 m.].)
M GRAILLON . s. m. Pièce de fer attachée au couvercle d'un coffre, garnie d'un anneau qui entre dans la serrure, et dans lequel passe le pêne. (Mo-ra-Uon [11 m.].)
MORAL, ALE. adj. {.Voraus.) Qui concerne les mœurs. | Vertus morales , Celles qui ont pour principe les seules lumières de la raison, j Ce l'u-re, ce discours est fort moral. Il renferme une morale fort saine. | Qui a des mœurs , qui a àes principes et une conduite conformes à la morale. , Se dit De ce qui ne tombe point sous le sens , de ce qui est uniquement du ressort de l'intelligence. I Certitude morale , Certitude fondée sur de fortes probabilités , telle qu'on peut l'avoir dans les choses ordinaires de la vie.
Moral, subst. masc. L'ensemble de nos facultés morales.
MORALE, s. f. (Moralisa) Doctrine relative aux mœurs. | Traité de morale. | Réprimande, I La morale et un ouvrage, La leçon de morale qui en résulte.
':HORALEME>T. adv. Suivant les règles de la morale, j Moralement parlant , Vraisemblablement, et selon les règles de la certitude morale. (Mo-ra-le-man.)
MORALISER, v. n. Faire des réflexions, des dissertations, des leçons morales, j Activ. et fam. , Moraliser qqn. , Lui faire de la morale, ou une morale. (Mo-ra-li-zé.)
MOIL\LISEUR. s. m. Celui qui affecte de parler morale. Se dit en plaisanterie. (Mo-ra-li-zeur.)
MORALISTE, s. m. Écrivain qui traite des mœurs.
MORALITÉ, s. f. {Moralitas.) Reflexion morale. | Moralités chrétiennes , Réflexions conformes aux principes et à l'esprit de la reUgion chrétienne. | Le sens moral que renferme un discours fabuleux ou allégorique, j S'est dit de Certaines pièces de tlieàtre (jue représentaient les clercs de la basoche. I Conscience, discernement moral. | La moralité des actions humaines , Le rapport de ces actions avec les principes de la morale, j Le caractère moral, les principes, les mœurs d'une personne.
MORBIDE, adj. des a g. ( Morbidus. ) Se
MOR 097
dit Des chairs mollement et délicatement exprimées. | Qui a rapport à la maladie. MORBIDESSE. s. f. { Morhidezzn , it. ) IMoUcsse et délicatesse des chairs dans une figure. (Mor-bi-dë-se.)
MORBIFIQLTE. adj. des 2 g. {Morbificus.) Qui cause la maladie. (Mor-bi-fic-e.)
MORCEAU, s. m. Partie séparée d'un corps solide et continu. | Absol. , portion séparée d'une chose solide qui peut être mangée. | Fam. , Mander un morceau. Faire un repas fort léger. ] Aimer les bons morceaux, Aimer la bonne chère. | Fam., Le morceau honteux. Le morceau qui reste le dernier sur le plat. | Fam. , Tailler les morceaux à quelqu'un , Régler, prescrire la dépense qu'il doit faire. | Fam., Il a ses morceaux taillés. Il vit de son revenu, et n'a précisément que ce qu'il lui faut. — On lui a prescrit tout ce qu'il doit faire, et il ne peut s'écarter en rien de ses instructions, j Portion, partie non séparée , mais distincte et considérée à part, d'un corps solide et continu. — Se dit, dans le même sens. Des parties, des fragments d'un ouvrage d'esprit. ] Un objet entier, un tout. | Morceau d'ensemble , Morceau à diverses parties, chanté par plusieurs voix. (Mor-sô.;
MORCELER, v. a. Diviser par morceaux.
(Mor-se-lé.'^
MORCELLEZVIEXT. s. m. L'action de morceler. ^^Mor-së-le-man.)
MORDACITÉ. s. f. {Mordacitas.) Qualité corrosive , par laquelle un corjis agit sur un autre , et le dissout en tout ou en partie. | Médisance aigre et piquante. (INIor-da-si-té.) MORDAN'T, AN TE. adj. ( Mordens. ) Qui mord. { Bétes mordantes , Le blaireau, le renard, l'ours, le loup, la loutre, etc. | Qui a une qualité corrosive. | Qui censure , qui critique avec malignité.
^lORDANT. s. m. (Mordens.) Ternis qui
sert à fixer l'or en feuilles que l'on applique
sur du cuivre, du bronze, etc. | Se dit Des
substances au moyen desquelles on pai'vient
à fixer les couleurs sur la laine , la soie , le
colon, etc. ) Cette roix a du mordant. Le
timbre en est sonore et pénétrant. \ Ai-'oir
du mordant dans l'esprit, Avoir de la force,
du piquant , de l'eriginalité dans l'esprit.
^ MORDICANT, A>'TE. adj. {Mordicans.)
Acre, picotant, corrosif. | Fam., Qui aime
à médire , à railler amèrement , à critiquer.
MORDICUS, adv. empr. du lat. Avec
obstination.
i MORDIEN'N'E. s. f. , adv. et pop. , À la
j grosse mordienne , Sans façon, sans finesse,
! avec sincérité. On disait autrefois, fam.,
I Mordienne de tous.' La peste soit de vous 1
j (Mor-dië-ne.)
! MORDILLER, v. a. Mordre légèrement 1 et à plusieurs reprises. (3Ior-di-llé [11 m.].) 1 MORDORÉ , ÉE. adj. Qui est d'une cou-
MOR
leur brune mêlée de rouge, j Subst. masc. Le mordoré est une couleur sérieuse.
MORDRE. V. a. {Mordere.) {Je mords , il mord; nous mordons. Je mordais. Je mordis. Je mordrai. 3Iords. Que Je morde. Que je mordisse. Mordant. Mordu. ) Serrer avec les dents. | Se m.ordre la langue d'avoir parlé. S'en repentir. | S'en mordre les doigts , les pouces. Se repentir d'une chose qu'on a faite. I Fam. , Mordre à la grappe , Saisir a\idement une proposition, croire aveuglément à une promesse. | Poét. , Mordre la poussière, Etre tué dans un combat. | Fam., // n'y saurait mordre, se dit D'un homme qui aspire à une chose à laquelle il ne saurait parvenir; De celui qui ne peut comprendre une chose , ou qui n'a pas de goût pour l'étudier, j Se dit Des oiseaux , de qqs. insectes , et de la vermine. [ Se dit De plusieurs choses inanimées qui rongent , qui creusent ou qui percent. | Mordre une planche, ou Faire mordre une planche. Lui faire éprouver l'effet de l' eau-forte. | Il faut mordre plus avant dans l'étoffe. Il faut faire la couture un peu plus loin du bord de l'étoffe. | Médire, reprendre, critiquer, censurer avec malignité. (Je-mors.)
MORE. s. m. (Mourus.) Nom de peuple.
I Traiter qqn. de Turc à More, Le traiter avec une extrême dureté. | Â laver la tête d'un More on perd sa lessive , Inutilement on se donne beaucoup de soin et de peine pour faire comprendre à un homme qq. ch. qui passe sa portée, ou pour corriger un homme incorrigible. | Gris de More, Couleur grise tirant sur le noir.
MOREAU. adj. m. {Morô. ) Se dit D'un cheval qui est extrêmement noir. (Vi.) (Morô.)
MORELLE. s. f. Plante vénéneuse de la famille des Solanées. (Mo-rë-le.)
MORESQUE, adj. des 2 g. {Maurisci.) Qui a rapport aux coutumes, aux usages, au goût des Mores, j Subst. fém. Une espèce de danse à la manière des Mores. | Sorte de peinture faite de caprice, et représentant pour l'ordinaire des branchages, des feuillages qui n'ont rien de naturel. (Morësc-e.)
MORFIL. s. m. Certaines petites parties d'acier presque imperceptibles, qui restent au tranchant d'un couteau , d'un rasoir , etc., lorsqu'on les a passés sur la meule, et qu'il faut achever d'emporter pour se servir utilement ou du couteau ou du rasoir. | Se dit Des dents d'éléphant séparées du corps de l'animal , et avant qu'elles soient travaillées.
MORFONDRE, v. a. Refroidir, causer un froid qui incommode , qui pénètre. ( Fam. et pron. , Perdre bien du temps à la poursuite d'une affaire , d'une entieprise qui ne réussit pas, dans l'attente d'une personne qui n'arrive pas , d'un succès qu'on n'obtient point, j La pâte se morfond , Elle perd la
MOR
force de fermentation qu'elle doit avoir pou? faire de bon pain.
MORFONDURE. s. f. Sorte de maladie qui vient aux chevaux lorsqu'ils ont été saisis de froid après avoir eu chaud.
MORGELINE. s. f. Genre de plantes à petites fleurs et à feuilles pointues, que l'on nomme autrement Alsine. (Mor-je-li-ne.)
MORGUE, s. f. Mine, contenance grave et sérieuse, où il paraît qq. fierté, qq. orgueil. | Excès de suffisance, orgueil. (Morg-e.)
MORGUE, s. 1 Endroit à l'entrée d'une prison , où l'on tient qq. temps ceux que l'on ecroue, afin que les guichetiers puissent les regarder , les examiner , pour les reconnaître ensuite. | Endroit où l'on expose les corps des personnes trouvées mortes hors de leur domicile, afin qu'elles puissent être reconnues.
MORGUER. V. a. Braver qqn. en le regardant d'un air fier et menaçant. (Ti.) (Morg-é [g m.].)
MORIBOND , ONDE. adj. et subst. {Moribundus.) Qui va mourir, j Être tout moribond. Être dans un état de langueur, comme si l'on allait mourir. (Mo-ri-bon.)
MORICAUD, AUDE. adj. et subst. {3Iaurisci.) Qui a le visage de couleur brune. Fam. (Mo-ri-cô; ô-de.)
MORIGÉNER, v. a. ( Morigerare. ) Former les mœurs de qqn., l'instruire aux bonnes mœurs. (Vi.) | Plus ordin., Corriger, remettre dans l'ordre et dans le devoir. Fam. ( Mo-ri-jé-né.)
MORILLE, s. f. Sorte de champignon qui vient au printemps , et dont le chapeau a de petites cavités comme une éponge ou comme un rayon de miel. ( Mo-ri-lle [11 m.].)
MORILLON, s. m. [11 m.] Sorte de raisin noir.
MORILLONS, s. m. pi. Émeraudes brutes qui se vendent à l'once. (Mo-ri-llon [11 m.].)
MORION. s. m. Sorte d'armure de tête plus légère que le casque. Ce mot est usité en parlant De l'armure des anciens cheva • liers. I Espèce de punition qu'on infligeait aux soldats , et qui consistait à les frapper sur le derrière avec la hampe d'une hallebarde ou avec la crosse d'un mousquet.
MORNE, adj. des 2 g. Triste, sombre el abattu ; obscur.
MORNE, s. m. On donne ce nom, en Amérique , Aux petites montagnes.
MORNÉ, ÉE. adj. S'est dit , dans les toui-nois, Des armes dont le fer était émoussé, et qu'on appelait aussi Armes courtoises.
MORNIFLE. s. f. Coup de la main sur le visage. Pop.
MOROSE, adj. des 2 g. ( Morosus.) Chagrin, difficile, bizarre. (Mo-ro-ze.)
MOROSITÉ, s. f. ( Morositas. ) Caractère morose. (Mo-ro-zi-té.)
MORPHINE, s. i.{Morphino, gr.) Alcali