‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 442 sur 712 · NAT · texte numérisé non relu

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NASARD. s. m. Un des jeux de l'orgue, qu'on appelle ainsi parce qu'il imite la voix d'un homme qui chante du nez. (Na-zar.)

INASARDE. s. f. Chiquenaude sur le nez, (Na-zar-de.)

NASARDER. v. a. Donner des nasardes.

I Fam., Se moquer de qqn, avec des marques de mépris. (Na-zar-dé.)

NASEAU, s. m. (Nasus.) Une des deux ouvertures du nez par lesquelles l'animal respire et flaire. Se dit surtout Des narines du cheval. | Fendeur de naseaux, Bravache, fanfaron. (Na-zô.)

NASI. s. m. Président du sanhédrin , chez les Juifs. (Na-zi.)

NASILLARD , ARDE. adj. Il se dit Du son de voix de celui qui nasille, qui parle du nez. | Subst. , se dit De la personne qui nasille. (Na-zi-Uar [11 m.].)

NASILLER. V. n. Parler du nez. ( Na-zi- Ué [11 m.].)

NASILLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui parle du nez. (Na-zi-lleur ; ze [11 m.].)

NASILLONNER. v. n. Diminutif de Nasiller. (Na-si-Uo-né [Il m.].)

NASSE, s. f. {Nassa.) Instrument d'osier servant à prendre du poisson. | Fig. et fam., Être dans la nasse , Être engagé dans une affaire fâcheuse dont on ne peut se tirer. (Na-se.)

NATAL, ALE. adj. dont le masc. n'a point de plur. (Natalis.) Se dit Du lieu et De l'époque de la naissance.

NATATION, s. f. {Natatio.) L'ai't de nager. I L'action de nager. (Na-ta-sion.)

NATIF, lYE. adj. {Nadvus.) Se dit Des personnes, en parlant De Ta ville, du heu où elles ont pris naissance , et suppose ordinairement l'établissement fixe des parents, l'éducation , etc. ; à la différence de Né, qui peut supposer seulement la naissance accidentelle. I Subst., Les natifs d'un pays, Les naturels, les habitants originaires d'un pa)s. I Se dit D'un métal qui se trouve dans la terre sous la forme métallique , sans être minéralisé par sa combinaison avec d'autres substances. | Au sens moral , Naturel.

NxlTION. s. f. coll. (Natlo.) La totalité des personnes nées ou naturalisées dans un pays, et vivant sous un même gouvernement. I Les habitants d'un même pays, encore qu'ils ne vivent pas sous le même gouvernement. I Les personnes d'une même nation qui se trouvent dans un pays étranger. 1 Au plur., t. de l'Écriture sainte, Les peuples infidèles et idolâtres. | Se disait , dans la faculté des arts de l'université de Paris, pour classer ceux qui la composaient. (Nasion.)

NATIONAL, ALE. adj. Qui concerne toute une nation, qui appaitient à une nation. I Nationaux, au plur., subst. La totalité «de ceux qui compo-tut une nation. (Nasio-nal.j

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NATION ALEMENT. adv. D'une manié) e nationale. (Na-sio-na-le-man.)

NATIONALITÉ, s. f. Etat, condition d'un réunion d'hommes formant une nation distincte des autres. (Na-sio-na-li-lé.)

NATIVITÉ, s. f. (Natmtns.) Naissance.

S'emploie en parlant de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge et de qqs. saints. | Absol., La naissance de Jésus-Christ, ou la fête de Noël. I L'état et la disposition du ciel, des astres, au moment de la naissance de qqn.

NATRON ou NATRUM. s. m. Carbonate de soude, solide et naturel, ordinairement mêlé à du sel marin et à du sulfate de soude. (Na-tron; ou Na-tro-me.)

NATTE, s. f. (Matta.) Sorte de tissu de paille, de jonc, de roseau, etc., fait de trois brins ou cordons entrelacés , et servant or dinairement à cou\Tir les planchers et à revêtir les murailles des chambres. | Absol., La natte de paille. | Toute sorte de tresses de fil, de soie, etc., lorsqu'elles sont faites de trois brins ou cordons. | Natte de cheveux. Cheveux tressés en natte. (Na-te.)

NATTER. V. a. Couvrir de natte. | Natter des cheveux, etc.. Les tresser en natte. On dit dans le même sens natter un cheval, ( Na-té. )

NATTIER. s. m. Celui qui fait et vend de la natte , des nattes. ( Na-tié. )

NATURALIBUS(IN). T. la. Dans l'état de nudité.

NATURALISATION, s. f. Action de naturaliser ; Effet des lettres de naturalité. (Natu-ra-li-za-sion.)

NATURALISER, v. a. Accorder à un étranger les droits et les privilèges dont jouissent les naturels du pays. | Se dit Des animaux et des plantes que l'on apporte dans un pays , et qui y réussissent. | Se dit Des sciences , des arts , des inventions , des institutions qu'on apporte dans un pays , et qui y prospèrent. | Se dit Des mots et des phrases que l'on transporte d'une langue dans une autre. (Na-tu-ra-li-zé.)

NATURALISME, s. m. Qualité de ce qui est produit par une cause naturelle. | Le système de ceux qui attribuent tout à la nature comme premier principe.

NATURALISTE, s, m. Celui qui s'applique particulièrement à l'histoire naturelle, qui s'attache à la connaissance des plantes, des minéraux, des animaux, etc.

NATURALITÉ. s. f. État de celui qui est naturel d'un pays , ou qui s'y est fait naturaliser. Droit de naturalité, Droit dont jouissent les habitants naturels d'un pays, à l'exclusion des étrangers ; et Lettre de naturalité. Les lettres par lesquelles le gouvernement accorde le dioit de natui-aUté aux étrangers.

NATURE, s. f. (Natura.) L'universalité des choses créées. | L'ordre établi dans l'univers. | La puissance, la force active qui a éla-

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