NOT
pèce de commentaire sur qq. passage d'ua écrit, d'un li\Te. | Observation qu'on fait sur un mot, sur une phrase. | Elxtrait sommaire, exposé succinct. | Mémoire. | Comnuinicalion entre des agents diplomatiques. I Déshonneur qui résulte d'une action blâmable ou de l'exercice d'une profession honteuse. I Note d'infamie , ou Note infamante. Note impriméejuridiquement pour qq. cause grave. | Se dit Des caractères dont on se sert pour écrire la musique. | Se dit Des noms qu'on donne à ces différents caractères. | Se dit Des sons représentés par ces caractères, selon leurs divers degrés du grave à l'aigu, et selon leurs différentes durées. | Chanter la note, Solfier.
NOTER. V. a. (Notare.) Faire une note sur qq. ch. | Remarquer. | Marquer d'une manière défavorable. | Nottr d'infamie , Couvrir de honte, d'opprobre. | Écrire de la musique avec les caractères destinés à cet usage. I Homme noté. Homme qui a une mauvaise réputation, méritée par qqs. fautes qui ont fait de l'éclat.
NOTELTl. s. m. Copiste de musique.
NOTICE, s. f. {Notitia.) Li^re, traité où l'on donne une connaissance particulière des dignités, des charges, des Heux, des chemins d'un pays. | Indication ou extrait raisonné qui se met à la tête d'un manuscrit, pour faire connaître l'auteur, le temps où il a vécu , et pour donner une idée générale de l'ouvrage. | Le compte succinct que l'on rend d'un ouvrage. | La liste imprimée des livres d'un cabinet, quand elle n'est pas assez étendue pour s'appeler Catalogue. (Noti-se.)
NOTIFICATION, s. f. Action de notifier; Acte par lequel on notifie. (No-ti-fi-ca-
NOTIFIER. V. a. {Notificare.) Faire savoir dans les fonnes légales, dans les foi-mes usitées.
NOTION, s. f. ÇNotio.) Connaissance, idée qu'on a d'une chose. (No-sion.)
NOTOIRE, adj. des 2 g. {Notorius.) Connu généralement. (No-toua-re.)
NOTOIE.EMENT. adv. Évidemment; manifestement. (No-toua-re-man.)
NOTORIÉTÉ, s. f. Connaissance générale, publique, d'une chose de fait. [ Acte de 7iotori(ké, Acte par lequel les officiers d'un tribunal attestaient un usage établi dans ce tribunal, et faisant jurisprudence. I Acte passé devant notaires , par lequel des témoins suppléent à des preuves par écrit. NOTRE, adj, possessif des 2 g. {Nostcr^ Qui est à nous, qui est relatif à nous. Il précède toujours le subst., et il fait Nos au pluriel. I Pop., Est qqf. synom-me de ]^fon. |I1 est employé au lieu de Mon, jiar le roi, par les évoques, etc., dans les mêmes cas où ils emploient Nous pour Je ou Moi. NÔTRE, possessif des ? g. {Noster.) Qui
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ft un sens analogue à celui de Notre adj., et qui se dit par rapport à une personne ou à une chose dont on a déjà parlé. | Subst. masc. Ce qui est à nous, ce qui nous appartient. I Ce qui vient de nous. | Nôtres, subst. plur. Ceux qui sont de notre famille, nos parents. | Ceux qui sont de notre pays, de notre parti , de notre compagnie.
NOTRE-DAME. s. f. Fête de la sainte Vierge. [ Se dit Des églises consacrées à la sainte Vierge. Notre-Dame de Paris. Notre- Dame d'Amiens , etc. j Se dit De certaines images de la Vierge qui sont l'objet d'une vénération particulière.
NOUE, s, f. Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles. | Lame de plomb ou de cuivre placée dans la noue. ( Tuile creuse servant à l'écoulement des eaux. I Terre grasse et humide, qui est une espèce de pré servant à la pâture des bestiaux.
NOUEMENT. s. m. Action de nouer.
Nouement de l'aiguillette. Pop. (Nou-man.)
NOUER. V. a. ( Nodare. ) Lier en faisant un nœud, faire un nœud à qq. ch. | Pop., Nouer l'aiguillette. Faire un prétendu maléfice pour empêcher la consommation du mariage. | Nouer une partie. Faire une partie. I En parlant Des pièces de théâtre, Former le nœud, l'obstacle qui donne lieu à l'intrigue. I Envelopper dans qq. ch., en faisant un nœud. I V. n. ou pron., En parlant Des arbres à firuit, Passer de l'état de fleur à celui de fruit. | Cet enfant se noue , Il devient rachitique. | Cet homme est noué de goutte. L'humeur de la goutte s'est fixée dans les jointures de ses membres.
NOUET. s. m. (Nodatus.) Linge noué , dans lequel on a mis qq. substance pour la faire infuser ou bouillir. (Nou-ë.)
NOUEUX , EUSE. adj. (Nodosus.) Qui a beaucoup de nœuds. (Nou-eu; ze.)
NOUGAT, s. m. Espèce de gâteau fait d'amandes ou de noix au caramel. (Nou-ga.)
NOUILLES, s. f. pi. {Nudeln, ail.) Espèce de pâte d'Allemagne, faite avec de la farine et des œufs, et qui, par la manière dont elle est coupée, ressemble au vermicelle. Dans les livres de cuisine, on écrit ordin. Noules. (Nou-Ue [11 m.].)
NOULET. s. m. Canal pour l'écoulement des eaux, fait avec des noues, c'est-à-dire avec des tuiles creuses, des lames de cuivre ou de plomb courbées, etc. | Se dit Des petits chevrons qui forment le fond de la noue entre deux combles. (Nou-lë.)
NOURRAIN. s. m. Le fretin, le petit poisson qu'on met dans un étang pour le repeupler; n. autr. Alevin. (Nou-rin.)
NOURRICE, s. f. (Nutrix.) Femme qui allaite l'enfant d'une autre. | Mère qui allaite son propre enfant. | Mettre un enfant en nourrice. Le donner à une nourrice hors de chm soi- \ Province qui fournit à une
NOU
ville, à un pays de quoi subsister. | Se dit, fam.. Des choses qui, dans certaines professions, procurent le plus grand gain. (Vi.) (Nou-ri-se.) - - ji
NOURRICIER, s. m. et adj. Le mari d'une nourrice. | Fam., C'o^t son père nourricier, se dit D'un homme qui en fait subsister un autre. (Nou-ri-sié.)
NOURRICIER, 1ÈRE. adj. Qui opère la nutrition , qui se répand dans un corps pour en augmenter la substance.
NOURRIR, v. a. ( Nutrire. ) Sustenter, servir d'aliment. | Donner à téter à un enfant. I Entretenir d'aliments. | Instruire, élever. ( Se dit D'un pays qui ordin. en fournit un autre de vivres ; d'une terre, d'un héritage qui donne au propriétaire de quoi le faire subsister ; d'une profession qui procure de quoi vivre à celui qui l'exerce. | Produire, porter, renfermer. | Entretenir, faire subsister , faire durer. } Se dit De certaines choses qui en entretiennent d'autres, qui les font profiter. | Nourrir les sons. Faire qu'ils soient pleins et retentissants, et les soutenir exactement pendant leur durée. (Nou-rir.)
NOURRISSAGE. s. m. Le nourrissage des bestiaux. Le soin et la manière de nourrir et d'élever les bestiaux. ( Nou-ri-sa-je. )
NOURRISSANT, ANTE. adj. Qui sustente, qui nourrit beaucoup, (Nou-ri-san.)
NOURRISSEUR. s. m. ( Nutritor. ) Oh appelle ainsi , dans les grandes villes , Celui qui nourrit des vaches dans l'étable, pour faire commerce de leur lait. (Nou-ri-seur.)
NOURRISSON, s. m. (Nutritus.) Enfant qui est en nourrice. | Élève. (Nou-ri-son.)
NOURRITURE, s. f. (Nutritum.) Aliment ; subsistance des hommes et des animaux au moyen des aliments. | Se dit de Certaines humeurs , de certains sucs qui servent au développement et à l'entretien des corps animés «t des végétaux. | Se dit au sens moral. I L'allaitement. | Celui qu'on a élevé, le disciple qu'on a formé. (Vi.) | Faire des nourritures, Nourrir, élever du bétail, de la volaille dans une terre. ( Nou-ri-tu-re. )
NOUS. Pronom de la i"' personne, pluriel de Je ou Moi, et des 2 g. | Il peut êtrfi ou sujet, ou régime direct, ou régime indirect,] Nous, sujet, se place avant le verbe. Il faut excepter les phrases interrogatives, dans lesquelles il se place après le verbe. | Régime direct ou indirect , se place avant le verbe. Il faut excepter les phrases impératives sans négation , dans lesquelles il se place après le verbe. | S'emploie au lieu du sing. Je ou Moi, par le roi dans les lois , etc. Un auteur , un orateur, le dit qqf. en parlant De lui-même. I S'emploie fam., au lieu du pronom personnel // ou Elle. ( Nou. )
NOUURE. s. f. État d'un enfant noué, rachitisme. | Se dit Des fruits , lorsqu'ils commencent à se former, après que les fleuis sont tombées. ( Nou-u-re. )
NOU
NOUVEAU ou NOUVEL, NOUVELLE.
;»dj. ( Novelliis. ) Qui commence d'être ou de paraître, qui n'existe ou qui n'est connu que depuis peu de temps. Nouveau se met devant un nom maso, qui commence par une ronsonne ou une h aspirée, et iVot/c.?/ devant un nom masculin qui commence par une voyelle ou une /i muette. | Un habit nouveau. Un habit d'une nouvelle mode. Un nouvel habit. Un habit différent de celui qu'on avait auparavant. | La saison nouvelle. Le printemps. I T. de prat. Passer titre nouvel. On dit aussi Articuier faits nouveaux. | Novice, inexpérimenté. | tfn homme nouveau y CeWn qui a fait fortune, qui n'a pas de naissance ; le premier de sa race qui se fasse remarquer. I Nouvel homme , et Homme nouveau , Le chrétien régénéré par la grâce. | Un nouveau visage, Une personne qu'on n'a pas encore vue. I Qui a de la ressemblance, de la conformité avec une autre personne ou avec une autre chose. | Subst., P^oiei du nouveau, \ Adv.jNouvellemenL | De nouveau, loc.adv.
Derechef, encore une fois. ( A nouveau, loc. adv. T. de comm. Sur un nouveau compte. ' Nou-vô ; noii-vël ; nou-vë-le. ) ' NOL^VEAUrÉ. s. f. ( NoveOitas , b. L ) Qualité de ce qui est nouveau, ce qu'il y a (le nouveau dans une chose. | Chose nouvelle. j Innovation, introduction de qq. doctrine, de qq. pratique nouvelle. | Se dit Des étoffes les plus nouvelles et les plus à la mode. ( Se dit Des livTes qui viennent de paraître. | Magofsin de nouveautés , Magasin où l'on vend toute sorte d'objets de fantaisie, en mercerie, bijouterie, etc. | Se dit d'Un spectacle, d-'une fiièce nouvelle qui a une certaine vogue. I Se dit Des légumes , des fruits qui sont dans leur primeur, j Le temps pendant lequel une chose est nouvelle. ( Nou-vô-té. )
NOUVEL, adj. V. Nouveau.
NOUVELLE, s. f. {Novellus.) Le premi^- avis qu'on reçoit d'une chose arrivée récemment. | Fam, , Nouvelles d^ antichambre , de basse-cour , etc. , Nouvelles fausses , ridicules. | Nouvelles à la main. Espèce de journaJ manuscrit qu'on distribuait à des abonnés, j F'ous aurez de mes nouvel/es, Je me vengerai de vous. | Je sais de %'os nouvelles, Je sais de vos aventures secrètes. | Famil. , F'ous en pouvez dire des nouvelles , Vous êtes mieux instruit de cela que personne. I Envoyer savoir des nouvelles de qqn. , Envoyer demander quel est l'état de sa santé. | Recevoir des nouvelles de qan,, Recevoir de ses lettres. | Voici bien des nou velles , Il est arrivé qq. ch. de fort surprenant, de fort important. | Se dit de Certains récits d'aventures intéressantes ou amusantes. (Nou-vë-le )
NOUVELLEiMENT. adv. Depuis peu.
(-■Nou-vc-le-man. )
NOUVELLETE. s. f. (NoveUitas, h. l.) Entreprise faite sur le possesseur d'un herî-