NUT
NUMÉRIQUEMENT, adv. En nombre exact. (Nu-mé-ric-e-man.)
NUMÉRO, s. m. (Numerus.) Le nombre, la cote qu'on met sur qq. ch., et qui sert à la reconnaître. | La marque particulière qu'un marchand met sur ses marchandises , qui n'est connue que de lui, et qui est destinée à le faire souvenir du prix auquel il a acheté et de celui auquel il peut vendre. | Pop., Cet homme entend le numéro. Il est habile dans le commerce dont il se mêle, et son habileté lui est profitable. | La grosseur, la longueur, la largeur, la qualité de certaines marchandises. | Se dit Des parties d'un ouvfage publié par cahiers ou par feuilles numérotées. Jl me manque des numéros de ce journal.
NUMÉROTAGE, s. m. Action de numéroter. (Nu-mé-ro-ta-je.)
NUMÉROTER, v. a. Mettre un numéro, une cote, distinguer par des numéros.
NUMISMATE, s. m. {Numisma.) Celui qui étudie les médailles, qui est versé dans la numismatique.
NUMISMATIQUE, adj. des 2 g. Qui a rapport aux médailles antiques. | Subst. fém. La science des médailles. ( Nu-mis-ma-tic-e.)
NUMISMATOGRAPHIE. s. f. {Nomisma , graphe , gr.) Description des médailles antiques. (Nu-mis-ma-to-gra-fie.)
NUMMULAIRE. s. f. (Nummularia.) Plante ainsi nommée parce que ses feuilles ont la forme ronde d'une pièce de monnaie. I Petite coquille pétrifiée, en forme de lentille, qui compose souvent des roches entières. (Num-mu-lè-re.)
NUNCUPATIF. adj. m. (Nuncupatio.) Se dit D'un testament dicté par le testateur avec les formalités prescrites par la loi. (Non-cupa-tif [c m.].)
NUNDINALES. adj. f. plur. (Nundinalis.) Se disait, chez les Romains, Des huit premières lettres de l'alphabet, qui s'appliquaient de suite à tous les jours de l'année; en sorte qu'il y en avait tous les ans une qui indiquait les jours de marché, lesquels revenaient de neuf en neuf jours. | Jour nundinal , Jour de marché indiqué par une de ces lettres. (Non-di-na-le.)
NUPTIAL , ALE. adj. ( Nuptlalls. ) Qui concerne la cérémonie des noces, qui appartient au mariage. (Nup-si-al.)
NUQUE, s. f. Le derrière du cou, st surtout sa partie creuse, immédiatement sous l'occiput. (Nuc-e.)
NUTATION. s. f. {Nutatio.) Balancement, j Nulation des plantes. L'habitude qu'elles ont de pencher leurs fleurs , leurs feuilles, ou de les redresser, dans certains moments de la journée. (Nu-ta-sion.)
NUTRITIF, IVE. adj. Qui nourrit, qui sert d'aliment. | Faculté nutritit^e , VropTiéié par laquelle l'aliment se convertit en la substance de l'animal.
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NUTRITION, s. f. (mitritium.) Fonction naturelle par laquelle le chyle est converti en la substance de l'aninid ; ou L'effet qui en résulte. ) Se dit aussi en parlant Des végétaux. (Nu-tri-sion.)
NYCTALOPE. s. des 2 g. {Nuktalops , gr.) Celui ou celle qui voit mieux de nuit que de jour. (Nic-ta-lo-pe.)
NTCTALOPIE. s. f. Maladie des yeux, qui fait qu'on n'y voit pas si bien le jour que la nuit. (Nic-ta-lo-pie.)
NYMPHE, s. f.( Nympha.) Chacune des divinités subalternes de la Fatle, qui, selon les païens, habitaient les fleuves, les fontaines , les bois , les montagnes et les prairies. Les nymphes des bois et des eaux. \ Poét., Une jeune fille belle et bien faite. Elle a la taille d'une nymphe , Se dit d'une jeune personne qui a la taille bien faite. | L'insecte au premier degré de ses métamorphoses.
Vinsecte devient nymphe ou chrysalide et mouche. (Nin-fe. )
NTMPHÉE. s. f, {Nympheum. ) Lieu ou il y a de l'eau, et qui est orné de statues, de vases, de bassins et de fontaines. Chez les auc. les nymphées servaient de bains. (Niu-fée. )
O. s. m. La i5* lettre de l'alphabet, et la 4* des Ivoyelles. ( Cest un o en chiffre, c'est un homme inutile , qui n'est propre à rien. { ô, avec l'accent circonflexe, est une interjection qui sert à marquer diverses passions , divers mouvements de l'âme , etc. | Il marque aussi le vocatif , l'apostrophe. | Les O de Noël, Neuf antiennes qui commencent chacune par la particule latine O , et que l'Eglise chante successivement dans les neuf jours qui précèdent Noël.
OASIS, s. f. ( Oasis , ar. ) Lieu , espace qui , dans les déserts de sable de l'Afrique ou de l'Asie , offre de la végétation. (0-a-zis.)
OBÉDIENCE, s. f. ( Obedientia. ) Obéissance. Se dit Des reUgieux. ) L'ordie , la permission par écrit qu'un supérieur donne à un religieux ou à une religieuse pour aller en qq. endroit , pour passer d'un couvent à un auti-e. | L'emploi particulier qu'un religieux ou une religieuse a dans son couvent, j Ambassadeur a obédience , Ambassadeur que le roi envoie vers le pape , pour l'assuiKîr de son obéissance' filiale. | Pays d'obédience. Pays dans lequel le pape nomme aux bénéfices qui viennent à vaquer dans certains mois de l'année. | Dans les temps de schisme servEut à désigner Les différents pays qui reconnaissaient l'un ou l'autre pape. (O-bédi-an-se. )
OBÉDIENCIER. s. m. Religieux qui, par ordre de son supérieur, dessert un bénéfice dont il n'est pas titulaire. ( O-bé-di-an-sié. )
OBÉDIENTIEL, ELLE. adj. Qui appartient, qui est relatif à l'obédience. (O-bé-dian-si-ëi; ë-Ie. )
OBJ
OBÉIR, v. n, ( Obedire. ) Se soumettra à la volonté, aux ordres de qqn., et les exécuter. I Obéir à la nécessité. Faire ce que la nécessité contraint de faire. j^Se dit Des peuples, des villes qui sont soumises à l'autorité d'un prince, d'un État. [ En parlant De choses inanimées, Céder, plier.
OBÉISSANCE, s. f. {Obedie/itia.) Action de celui qui obéit. | Prêter obéissance à un prince. Se soiunettre solennellement à sa domination. | La disposition à obéir, l'habitude d'obéir, la soumission d'esprit aux ordres des supérieurs. | En parlant Des princeS; Dominhdon, autorité. (O-bé-i-san-se.)
OBÉISSANT, ANTE. adj. Qui obéit. | Soumis , docile. | Souple , maniable , qui cède , qui se pfie facilement (O-bé-i-san.)
OBÉLISQUE, s. m, ( Obeliscus. ) Monument quadrangulaire en forme d'aiguille, élevé sur un piédestal, et ordin. monolithe. ( O-bé-lisc-e. )
OBÉRER. V. a. ( Obœratus. ) Endetter.
OBÉSITÉ, s. f. ( O hésitas. ) Excès d'embonpoint. ( O-bé-zi-té. )
OBIER, s. m. ( Qqns. écrivent Aubier. ) Arbrisseau fort dur qui ressemble un peu au cornouiller, et qui porte de petites baies rouges. ( O-bié. )
OBIT. s. m. {Obitus.) Service fondé pour le repos de l'âme d'un mort, et qui doit être célébré à des époques déterminées.
OBITUAIRE. adj. m. et subst. Se dit Du registre qu'on tient, dans une église , des obits qui y sont fondés, j Subst. , Celui qui était pourvu en cour de Rome d'uu bénéfice vacant par mort, (-tu-è-re.)
OBJECTER, v. a. ( Objectare. ) Opposer nne difficulté à une proposition, à une demande; opposer qq. ch. à ce qu'une personne dit ou prétend. | Reprocher. ( Obgëc-té. )
OBJECTIF, lYE. adj. Verre objectif, Le verre d'une lunette, destiné à être tourné du côté de l'objet qu'on veut voir. — Subst. L'objectif de cette lunette est défectueux. | T. did. Qui a rapport à l'objet. ( Ob-jëc-tif. ]
OBJECTION, s. f. ( Objectio. ) Difficulté qu'on oppose à une proposition, à une demande. (Ob-jëc-sion.)
OBJET, s. m. ( Objectum.) Tout ce qui s'offre , tout ce qui est présenté à la vue. j Tout ce qui se présente à l'esprit , tout ce qui l'occupe. [ Tout ce qui touche , tout ce qui affecte les sens. | Tout ce qui meut , occupe les facultés de l'âme. | Tout ce qui sert de matière à une science , à un art. j Tout ce qui est la cause, le sujet, le motif d'un sentiment , d'une passion , d'une action. | Le but, la fin qu'on se propose. | Se prend pour Chose , dans un sens indétermine. ( Ob-jë. )
OBJURGATION, s. f. ( Objurgatio. ) Re' proche violent, réprimande vive. C'est un t. did. par lequel on désigne Les reproches