‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 488 sur 712 · PAI · texte numérisé non relu

PAI

farine de seigle , du miel, des épices, etc. — Pain bénit, Pain qui est béni avec les cérémonies de l'Église , et que l'on distribue à la grand'messe, dans les églises paroissiales. — Pain à cacheter. Sorte de petit pain sans levain et très-mince , dont on se sert pour cacheter les lettres. | Pain à chanter, Pain sans levain , coupé eu rond , portant l'empreinte de la figure ou de qq. symbole de Jésus-Christ, et que le prêtie consacre pendant la messe. | Le pain des anges, le pain céleste f L'Eucharistie. | Pain quotidien , La nourriture de chaque jour ou les besoins journaliers. | Fam. , Ce que l'on fait tous les joiirs ou presque tous les jours. ( La nourriture, la subsistance. | Se dit De certaines substances mises en masse. | Arbre à pain. Nom vulgaire du Jaquier. | Pain-de-coucou , Plante. V. Ali.eluia. | Pain de pourceau , Plante. T^. Cyclamen. | Pain-de-singe, Fruit. F. Baobab. (Pin.)

PAIR. adj. m. {Par.) Égal, semblable, pareil. | Nombre pair. Nombre qui peut se diviser exactement par le nombre deux. I Pair ou non , Sorte de jeu dans lequel on donne à deviner si le nombre de plusieurs choses que l'on tient dans la main est pair ou impair. | Pair et impair. Sorte de jeu qui se joue avec trois dés, comme le passe-dix. I Subst., Vivre avec ses pairs. Se dit Du mâle ou de la femelle de certains oiseaux, en parlant de l'un par rapport à l'autre. 1 Le pair. L'égalité de change qui résulte de la comparaison du prix d'une espèce dans un pays avec le prix de la même espèce dans un autre pays. | La rente est au pair. Elle ne perd rien sur la place ; elle se vend et s'acnète au prix de sa création. | Être au pair, N'avoir point de travail en arrière. ( De pair. loc. adv. D'égal, d'une manière égale. I Hors du pair, hors de pair. loc. adv. Au-dessus de ses égaux. (Pèr.)

PAIR. s. m. Titre de dignité, se disait Des grands vassaux du roi. S'est dit plus tard De ceux qui possédaient des terres érigées en pairies, et qui avaient droit de séance au parlement de Paris. | Se disait Des principaux vassaux d'un seigneur, qui, en certaines affaires, avaient droit de juger avec lui. | Se dit Des membres de la chambre qui exerce la puissance législative avec le roi et la chambre des députés. (Pèr.)

PAIRE, s. f. Couple d'animaux de la même espèce, mâle et femelle. | Se dit De certains volatiles. | Fam. , Une paire d'amis. Deux amis. [ Se dit de Deux choses de même espèce, qui vont ou nécessairement ou ordin. ensemble. | Abusiv., Une paire d'heures. Un livre qui contient les prières du jour et celles de la nuit. | Paire de nerfs, ou Paire, Chaque division de nerfs semblîd)le5 qui ont une origine commune, f Chose unique , mais composée essentiellement de deux pièces. (Pè-re.)

PAIREMENT. adv. Nombre pairemeni

PAL

pair, Nombre pair, dont la moitié est aussi un nombre pair. (Pè-re-man.)

PAIRESSE. s. f. Se dit Des femmes qui, en Angleterre , possèdent une pairie femelle. (Pè-rë-se.)

PAIRIE, s. f. Dignité de pair qui était attachée a un grand fief relevant immédiatement de la couronne. | Le fief, le domaine auquel cette dignité était attachée. | Pairies femelles , Celles qui passaient aux femmes. | La dignité de membre de la chambre qui concourt avec le roi et avec la chambre des députés à la confection des lois. (Pè-rie.)

PAISIBLE, adj. des 2 g. ( Pax. ) Qui est doux et pacifique. | Se dit Des animaux. | Qui n'est point inquiété, qui n'est point troublé dans la possession d'un bien. | En parlant Des choses, Qui n'est point troublé, point agité. I Où l'on est en paix, où il n'y a point de bruit, (^ë-zi-ble. )

PAISIBLEMENT, adv. D'une manière paisible, sans trouble. (Pë-zi-ble-man. )

PAISSON. s. f. {Pascere.) Tout ce que les bestiaux et les bêtes fauves paissent et broutent. (Pè-son.)

PAÎTRE. V. a. et n. {Pascere.) {Je pais , il paît; nous paissons, etc. Je paissais. Je paîtrai. Je paîtrais. Paissez. Que je paisse. Paissant : les autres temps sont inusités. ) Se dit Des animaux qui broutent l'herbe, qui la mangent sur la racine , ou qui se nourrissent de certains fruits tombés par terre, j Pop., Envoyer paître qqn.. Le renvoyer avec mépris. | Faire paître, mener paître. | Paître un oiseau , Lui donner à manger. jPron., Se repaître, se nourrir; se dit Des oiseaux cavnsiSs\.tTS.\ Se paître de chimères. Se livrer à de vaines imaginations, | Pu. part. Un faucon (jui a pu, { Pê-tre. )

PAIX. s. f. {Pax.) Situation tranquille d'un État, d'un peuple, d'un royaume qui n'a point d'ennemis à combattre. | Absol. , Traité de j)aix. I La concorde , la tranquillité intérieure qui règne dans les États , dans les familles. | Se dit Des animaux. | Faire la paix , se réconcilier. I La tranquillité de l'âme. | L'ange de paix, Jésus-Christ. | Laisser qqn. en paix , Ne plus le molester , ne plus l'importuner. I Calme, repos, silence, éloignement du bruit ou des affaires. | Sorte d'interj. dont on se sert pour faire faire silence. | La patène que le prêtre donne à baiser quand on va à l'offrande, et Cette plaque que l'acolyte, après VAgnus Dei, porte à baiser aux principales personnes du chœur. ( Pè. ) PAL. s. m. ( Palus. ) Pieu , pièce de bois longue et aiguisée par un bout. | Son plur. est Paux ou Pals.

PALADIN, s. m. {Palatinus.) Se dit de f]qs. principaux seigneurs qui 'suivaient Charlemagne à la guerre , et Des chevaliers qui couraient le monde en cherchant de^ aventures. | Fam. , Homme qui a de la prétention à la bravoure et à la galanterie.

PAL

I PALAIS. 8. m. {Palatium.) Maison vast» et somptueuse destinée à loger un souverain, un prince, un grand personAage, etc. I Maison magnifique. | Se dit Des maisons considérables de la plupart des villes d'Italie. I Le palais de justice, ou , absol., Le palais. Le lieu où les tribunaux rendent la justice. | Jotirs de palais , Les jours où l'on plaide au palais. I Gens de palais , Les juges , avocats , avoués , huissiers , etc. | Les officiers et les gens du palais. | La profession d'avocat. ( Pa-lè. )

PALAIS, s. m. {Palatum,) La partie supérieure du dedans de la bouche. | Le sens du goût. I La partie supérieure du fond de la corolle , dans les labiées et les personnées.

PALAN, s. m. Assemblage de poulies et de' cordages, dont on se sert sur les bâtiments.

PALANÇONS. s. m. pi. Morceaux de bois qui retiennent les torchis. (Pa-lan-son. )

PALANQUE. s. f. Retranchement formé de pièces de bois jointives et plantées verticalement. ( Pa-lanc-e. )

PALANQUIN, s. m. Sorte de chaise , de litière, que des hommes portent sur leurs épaules , et dont les personnes considérables ie servent, dans l'Inde et à la Chine, pour se faire transporter d'un lieu à un autre. ( Pa-lanc-in [c m.].)

PALASTRE. s. m. Boîle de fer qui forme la partie extérieure d'une serrure.

PALATALE, adj. et s. f. ( Palatum. ) Se dit Des consonnes produites par les mouvements de la langue qui va toucher le palais. PALATIN, adj. m. {Palatinus.) Titre de dignité qu'on donnait jadis à tous ceux qui avaient quelque office ou charge dans le palais d'un prince. | Se dit Des seigneurs qui avaient un palais où l'on rendait la justice, Subst. , Les palatins de France. | Se dit, subst. , Du vice-roi de Hongrie , et de Chaque gouverneur de province en Pologne. Adj. , Un seigneur palatin,

PALATIN, INE. adj. {Palatinus.) Qui a rapport au palais.

PALATINAT. s. m. La dignité de palatin. I Se dit Du pays qui était sous la domination de rélecteur palatin. | Nom de chaque province de la Pologne. ( Pa-la-ti-na. )

PALATINE, adj. f. 3Iaison palatine , La maison, la famille de l'électeur palatin. Princesse palatine , on Palatine , Femme d'un palatin, ou Princesse de la maison palatine.

PALATINE, s. f. Fourrure que les femmes portent sur le cou en hiver.

PALE. s. f. (A bref. ) Espèce de petite ' vanne qui sert à ouvrir et à fermer le biez d'un moulin, la chaussée d'un étang, j La partie d'une rame, d'un aviron, qui est plate, et qui entre dans l'eati. j Caifou carré garni ordin. de toile blanche, et servant à couvrir le calice quand on dit la messe. PÂV- adj. dts i g. (Pallic/iis.) Blême dé-

^m PAL

coloré par une teinte de bianc sans vivacité , sans éclat, j Poét. , Les paies ombres , Les âmtis des morts. | Se dil Des corps lumineux, quand ils ne répandent qu'une lumière faible, terne, blafarde, | Se dit Des couleurs qui sont déchargées , qui ne sont

Sas vives. [ Se dit Du style , quand il manque 'éclat, de couleur,

PALÉE. s. f. {Palus,) Rang de pieux enfoncés en terre à refus de mouton, pour former une digue, soutenir des terres, etc.

PALEFRENIER, s. m. Yalet qui panse des chevaux. ( Pa-le-fre-nié. )

PALEFROI, s. m. Cheval de parade sur lequel les rois et les grands seigneurs faisaient leur entrée dans les villes. Se dit Des chevaux qui servaient ordin. aux dames, avant qu'on eût l'usage des carrosses. ( Pale-froua. )

PALÉOGRAPHIE, s. f. {Palaios, graphe.

gr.) Science des écritures anciennes, art de les déchiiïrer. ( Pa-lé-o-gra-fie. )

PALERON, s. m. {Pala.) Cette partie de l'épaule qui est plate et charnue. Se dit De certains animaux.

PALESTINE, s. f. Caractère d'imprimerie entre le gros parangon et le petit canon , dont le corps est de 22 points. (Pa-îë|ti-ue. )

PALESTRE, s. f. {Palœstra.) Nom que \ts Grecs et le^i Romains donnaient aux lieux publics où les jeunes gens se formaient aux différents exercices du corps. | Les exercices mêmes. ( Pa-lës-tre. )

PALESTRIQUE. adj. des 2 g. et subst. f. ( Palœstricus. ) Se dit Des exercices qui se fkisaient dans les palestres, et n'est guère usité. ( Pa-lës-tric-e. )

PALET, s. m. {Pala.) Pien-e" plate et ronde, ou morceau de métal de la même forme, avec lequel on joue en le jetant le plus près qu'on peut du but qui a été marqué. (Pa-lë. )

PALETTE, s. f. ( Pala. ) Instrument de bois plat , qui a un manche , et avec lequel les enfants jouent qqf. au volant. | Petite planche . fort mince , d'un bois dur, sur laquelle les peintres placent leurs couleurs , et qu'ils tiennent de la main gauche, à l'aide d'un trou pratiqué vers le bord poiu* y passer le pouce. I Charger sa palette , Y mettre les couleurs. | // a une palette brillante , se dit D'un peintre qui est bon coloriste; et D'un poète dont le style a de l'éclat. | Espèce de petite écuelle de métal , et d'une capacité déterminée , dans laquelle on reçoit le sang de ceux à qui on ouvre la veine. | La quantité de sang qu'on tire par la saignée. ( Pa- )ë-te.>

PALÉTUTIER. s. m. Arbre des Indes , qui s'élève à lo ou 12 pieds, et dont la semence commence à germer dans l'intérieur du fruit aussitôt qu'elle est parvenue à sa maturité. ( — vie.)

PAL

PÂLEUR, s. f. La couleur de ce qui ?•.%% pâle. Se dit Des personnes.

pAlI. s. m. Langue sacrée de l'île de Cey- Jan et de la presqu'île au delà du Gange. Adj. , La langue pdli.

PALIER, s. m. Espace ou plate-forme servant de repos dans un escalier, dans un perron, dans une rampe douce, ou dans les gradins d'un théâtre. (Pa-lié.)

PALIFICATION. s. f. {Palus , facere.) Action d'affermir, de fortifier un sol avec des pilotis. (Pa-li-fi-ca-sion. )

PALIMPSESTE, s. m. { Palimpsestus.) Manuscrit sur parchemin ou sur papier dont on a fait disparaître l'écriture, pour y écrire de nouveau. Adj., Un manuscrit palimpseste. (Pa-lin-psës-te.)

PALINGÉNESIE. s. f. {Palingensia.) Régénération , renaissance. ( Pa-lin-jé-né-zie. )

PALINOD. s. m. {Palin, ode, gr.)Poëme en l'honneur d^ l'immaculée Conception de la Vierge. (Yi.) ( Pa-li-nô. )

PALINODIE, s. f. {Palinodia.) Rétractation de ce qu'on a dit. | Fam. , Chanter la palinodie. Se rétracter.

PÂLIR, v. n. ( Pallere. ) Devenir pâle, j Rendre pâle.

PALIS, s. m. {Pallus.) Petit pieu pointu par un bout, dont plusieurs, enfoncés en terre et rangés à la suite les uns des autres , forment une clôture. I Lieu entouré de palis. (Pa-li.)

PALISSADE, s. f. {Palus.) Clôture de palis ; espèce de barrière faite avec des pieux , ou même avec des planches , fichés en terre. j Chacun des pieux qui forment la palissade. I Mur de verdure; suite d'arbres ou d'arbustes feuillus , plantés à la ligne , et dont les branches, qu'on laisse croître dès le pied, forment une espèce de hciie, que l'on taille de temps en temps. ( Pa-li-sa-de. )

PALISSADER. v. a. Entourer une^fortification de palissades. | Dresser, établir des palissades autour des murailles d'un jardin , d'un parc. ( Pa-li-sa-dé. )

PALISSAGE, s. m. Action de palisser un un arbre. ( Pa-li-sa-je. )

PALISSANDRE ou PALIX ANDRE, s. m.

Bois violet propre aux ouvrages de tour et de mai-quelerie. ( Pa-li-san-dre ; Pa-lic-sandre.)

PÂLISSANT, ANTE. adj. Qui pâlit, qui devient pâle. (Pâ-li-san. )

PALISSER. V. a. {Palus.) Étendre et fixer contre une muraille ou un treillage les branches d'un arbre dont on veut faire un espalier. ( Pa-li-sé. )

PALLADIUM, s. m. Mot lat. Statue de Pallas , qui passait pour être le gage de (a conservation de Troie. Se dit Des divers objets auxquels certaines villes, certaias empires attachaient leur durée. | Tout ce qui est le garant de la conservation d'une chose. (Pa-la-di-o-me, ^

PAL

PALLAniUM. s. m. Espèce de métal blanc, extrèmeraent difficile à fondre.

PALLAS. s. f. {PalUatus.) Nom d'une planète découverte par Olbers.

PALLLA-TIF, IVE. adj. Qui pallie, rxemède palliatif, cure palliative^ Remède qui ne iîuérit pas à fond, cure qui ne soulage que pour peu de temps. | Palliatif, subit. Ce remède n'est qu'un palliatif.

PALLIATION. s. f. Déguisement , action de pallier. (Vi.) | Adoucissement , modération de la douleur et des symptômes les plus violents. (Pal-li-a-sion.)

PALLIER. V. a. Déguiser, couvrir une chose qui est mauvaise , l'excuser en y donnant quelque couleur favorable. | Pallier le mal. Ne le guérir qu'en apparence. (Pa-li-é.)

PALLIUM. s. m. Mot lat. Ornement fait de laine blanche, semé de croix noires, et béni par le pape, qui l'envoie aux archevêques. (Pal-li-o-me.)

PALMA-CHRISTI. s. m. Voy. Ricin.

PALME, s. f. (Palma.) Branche de palmier.! Le palmier même. | Poét., Remporter la palme , Remporter la \'ictoire. j La palme du martyre , \.^ gloire éternelle qui est le prix de la mort soufferte par les martyrs pour la confession de la foi.

PALME, s. m. {Palma.) Espèce de mesure commune en Italie, et qui est de l'étendue de la main. | Nom d'une mesure en usage chez les anciens.

PALMÉ, ÉE. adj. {Palma.) Divisé profondément en plusieurs lanières allongées , de manière à ressembler à une main ouverte I Se dit Des pieds de^ oiseaux dont les doigts sont unis par une membrane.

PALMETTE. s. f. Ornement en forme de feuille de palmier, qu'on taille ou qu'on applique sur des moulures, qu'on peint ou qu'on brode sur des étoffes, etc. (Pal-më-te.)

PALMIER, s, m. {Palma.) Arbre portant des fruits qu'on nomme Dattes , et qui ne vient guère que dans les pays chauds. Famille 4'arbres monocotylédones , tels que le dattier, le cocotier, dont la plupart croissent entre les tropiques. (Pal-mié.)

PALMIPÈDE, s. 'et adj. m. {Palma, pes.) Se dit Des oiseaux nageurs qui ont des pieds dont les doigts sont unis par une membrane.

PALMISTE, s. m. Nom générique et vulgaire des palmiers dont la cime porte une espèce de chou, appelé Chou-palmiste , qui est formé par les feuilles tendres de la pousse nouvelle , et qui se mange,

PALMITE. s. m. La moelle des palmiers.

PALOMBE, s. f. {Palumbus. ) Espèce de pigeon ramier des provinces vobines des Pyrénées. ( Pa-lon-be. )

PALONNIER. s. m. ( Palus. ) Pièce qui fait partie du train d'un voiture, et à laquelle les traits des clievaux sont attachés. ( Pa-Io-nié. )

PAN

PALOT, s. m. T. de mépris. Un vrllageois fort grossier. Pop. (Pa-lô.)

PJaOT, OTTE. adj. Lu peu pâl«. Fani.

(Pâ-lô; o-le. )

PALPABLE, adj. des 2 g. Qui se fait sentir au toucher.] Fort évident, fort clair.

PALPABLEMEN'T. adv. D'une manière palpable. ( Pal-pa-ble-man. )

PALPE, s. f. Se dit de Ces petites i.ntennes, au nombre de deux ou davantage, articulées , sensibles et mobiles , qui sont placées à la partie inférieure de la bouche d'un insecte.

PALPÉBR.AX, ALE. adj. Qui appartient aux paupières.

PALPER, v. a. ( Palpare. ) Toucher avec la main doucement, à plusieurs reprises, et en pressant légèrement; manier. jFam., Palper de l'argent. Le toucher, le recevoir.

PALPITANT, ANTE. adj. Qui palpite.

PALPITATION, s. f. {Palpitatio.) Agitation con\ailsive de quelque partie du corps. I Se dit Des battements du cœur, lorsqu'ils deviennent plus forts , plus sensibles qu'à l'ordinaire. ( Pal-pi-ta-sion. )

PALPITER, v. n. ( Palpitare. ) Avou- des palpitations, j Se dit Des mouvements réglés du cœur, du sein, etc,

PALTOQLTLT. s. m. T. de mépris. Un homme épais et grossier. Popul. (Pal-toc-ë [cm.].)

PALUS, s. m. ( Palus. ) Marais. Le Palus Méotide , ou Les Palus Méotides , Nom ancien de la mer d'Azof ou de Zabache.

PÂMER. V. n., ou SE PÂMER, v. pron.

{Spasma.) Tomber en pâmoison, en défaillance. I Fam. , Pâmer de rire , se pâmer de rire, ou Rire à pâmer j à se pâmer , Rire bieu fort.

PÂMOISON, s. f. Défaillance, évanouissement. ( Pâ-moua-zon. )

PAMPE. s. f. ( Pampinus. ) La feuille du blé, de l'orge, etc. ( Pan-pe. )

PAMPHLET, s. m. Mot angl. Brochure.

Se prend souvent en mauvaise part. (Pan-flë.)

PAMPHLÉTAIRE, s. m. Auteur de pamphlets. ( Pan-flé-tè-re. )

PAMPLEMOUSSE, s. f. Espèce d'oranger dont le fruit , qui prend le même nom , est très-bon à manger, et de\ient qqf. aussi gros que la tète d'un homame. ( Pan-plemou-se. )

PAMPRE, s. m. ( Pampinus. ) Branche de vigne avec ses feuilles. | Ornement d'architecture imitant une branche de vigne.

( Pan-pre. )

PAN. s. m. ( Pannus. ) Partie considérable d'un vêtement, comme d'une robe, d'un manteau. I Partie d'un mur. j Un des côtés, une des faces d'un ouvTage de maçonnerie , de menuiserie, d'orfèvrerie, etc., qui a plusieurs angles. | Pan de comble , Un des côtés de la couverture d'un comble, j^aw coupé. Surface qui remplace l'angle à la rencontre

*j6o PAN

de deux pans de mur. | Pm de bois, Assemblage de charpente dont on remplit les vides de maçonnerie , et qu'on recouvre d'un enduit sur lattes.

PANACÉE, s. f. (Panacea.) Remède universel. Nom de Quelques préparations pharmaceutiques. (Pa-na-sée. )

PANACHE, s. m. ( Penna. ) Assemblage de plumes flottantes , qui sert d'ornement. | Panache de mer ^ Nom donné à divers animaux aquatiques dont qqs. parties ont des formes de plumes. | La partie supérieure d'une lampe d'église. | La surface triangulaire de cette j)artie de voûte qu'on appelle Pendentif, et qui supporte un dôme ou un plafond en coupole.

PANACHER. V. n., ou SE PANACHER.

V. pron. Se dit Des plantes dont les fleurs , les feuilles ou les fruits sont rayés ou bigarrés de couleurs qui tranchent avec la couleur naturelle. | Se dit De certains oiseaux.

PANACHURE. s. f. Se dit Des veines, des taches blanchâtres ou de diverses couleurs qui se mêlent à la couleur principale d'une fleur , d'une feuille ou d'un fruit.

PANADE, s. f. {Partis.) Espèce de soupe ordin. faite avec de l'eau , du sel , du beurre , un jaune d'œuf , et de la croûte de pain , qu'on laisse longtemps mitonner.

PANADER (SE). (Penna.) v. pron. Se dit D'une personne qui marche avec un air d'ostentation et de complaisance , à peu près comme un paon quand il fait la roue. Fam.

PANAGE. s. m. Droit que l'on paye au propriétaire d'une forêt, pour avoir la permission d'y mettre des porcs qui s'y nourrissent de gland, de faine, etc. (Pa-na-je. )

PANAIS, s. m. (Pastinaca.) Plante potagère , dont la racine, qui prend le même nom , est d'un blanc jaunâtre , et d'une saveur doucereuse. ( Pa-në. )

PANARD, adj. m. Se dit D'un cheval dont les deux pieds de devant sont tournés en dehors. ( Pa-nar. )

PANARIS, s. m. ( Paronychia. ) Inflammation flegmoneuse qui vient au bout des doigts ou à la racine des ongles , et qui fait éprouver de vifs élancements. ( Pa-na-ri. )

PANATHÉNÉES, s. f. pi. ( Panatheneœ. ) Fêtes solennelles qu'on célébrait à Athènes en l'honneur de Minerve. ( Pa-naté-née. )

PANCAIIERS. s. m. Variété du chou ffisé, qui tire son nom de la ville de Pancaliers , en Piémont , d'où elle nous a été apportée. I Adj., Des choux pancaliers. (Vanca-lié. )

PANCARTE, s. f. Placard affiché pour avertir le public de qq. ch. , comme de certaines défenses , des droits imposés sur certaines denrées ou marchandises , etc. | Se dit, par plaisanterie, de Toute sorte de papiers et d'écrits.

PANCRACE, s. m. ( Pangratium. ) Exer-

PAN

cice qui faisait partie de la gymnastique, et qui consistait dans la réunion de la lutte et du pugilat. ( Pan-cra-se. )

PANCRATIASTE. s. m. Celui qui avait remporté le prix à la lutte et au pugilat. ( Pan-cra-si-as-te. )

PANCRÉAS, s. m. (Pancréas.) Corp»

glanduleux situé dans l'abdomen , et qui verse dans l'intestin une liqueur analogue à la salive.

PANCRÉATIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient , qui a rajjport au pancréas. | Suc pancréatique , La liqueur qui sort du pancréas. ( Pan-cré-a-tic-e. )

ÇANDECTES. s. f. pi. ( Pandectœ. ) Recueil des décisions données par les anciens jurisconsultes romains, auxquelles Justinien, qui les fit compiler , donna force de loi ; n. autr. Le Digeste. \ Pandectes florentines , L'édition des Pandectes faite sur le manuscrit de Florence. ( Pan-dëc-te. )

PANDÉMONIUM. s. m. (Pan, daimonion, gr.) Lieu imaginaire que l'on suppose être la capitale des enfers, et où Satan convoque le conseil àes démons. ( Pan-dé-mo • ni-o-me. )

PANDICULATION. s. f. Action automatique et souvent forcée, par laquelle on porte le bras en haut , en renversant la tête et le tronc en arrière , et en allongeant les jambes. ( Pan-di-cu-la-sion [c m.]. ) -

PANDOUR ou PANDOURE. s. m. Nom de certains soldats hongrois.

PANÉGYRIQUE, s. m. (Panegyricus.) Discours public fait à la louange de qqn. | Fam., Tout ce qu'on dit à la louange de qqn. I Discours médisants , malins. ( — ^ji-ric-e.)

PANÉGYRISTE, s. m. Celui qui fait un panégyrique ; Celui qui fait l'éloge de qqn. ( Pa-né-ji-ris-te. )

PANER. V. a. ( Panis. ) Couvrir de pain émietté de la viande qu'on fait griller ou rôtir. I Eau panée, Eau où l'ou a fait tremper du pain grillé.

PANERÉE. s. f. Le contenu d'un panier entièrement rempli.

PANETERIE. s. f. Le lieu où se fait la distribution du pain dans les grandes maisons , les communautés , etc. | Abs. , La paneterie du roi. | Les officiers qui servaient à la paneterie.

PANETIER. s. m. Celui qui est chargé , dans les communautés, les collèges, etc., de garder et de distribuer le pain. | Grand panetier , Grand officier de la couronne, quf avait autrefois la charge de faire disti-ibuef le pain dans toute la maison du roi , et qui avait autorité sur tous les boulangers du royaume. (Pa-ne-tié.)

PANETIÈRE, s. f. Petit sac dans lequel les bergers, ks bergères portent du pain e» allant garder les moutons.

PANICULE. s. f. (Paniculus.) Disposition de fleurs ou de fruits dont les pédoncules, dij-

PAN

▼iséi plusieurs fois et de difTêrentes manières, s'élèvent inégalement. ) (cm.)

PANICULÉ, ÉE. adj. Se dit Des tiges dont les rameaux, se divisant et se subdivisant diversement, forment une panicule.

|(cm.)

PANIER, s. m. ( Panarium. ) Ustensile fait d'osier, de jonc , etc. , qui sert à contenir des marchandises, des provisions, etc. | Panier de marée , Panier dans lequel on apporte d'ordinaire la marée à la halle. | Panier a bouteilles y Panier à compartiments, dans lequel on met des bouteilles, j Panier à ouvrage. Petite corbeille où les feounes mettent leurs ouvrages d'aiguille. | Fam. , Panier percé, Personne qui dépense tout son argent. [Panerée, contenu d'un panier. |Ze fond du panier. Le rebut, ce qu'il y a de moins beau et de moins bon. Fam. | Ruche d'abeilles faite en osier ou en paille. | Espèce de jupon, garni de verges de baleine, qui soutenait et étendait les jupes et la robe des femmes à droite et à gauche jusqu'à une largeur d'un demi-pied au moins de chaque côté. ( Pa-nié. )

PANIFICATION, s. f. {Panis , facere.) Conversion des matières farineuses en pain. ( Pa-ni-fi-ca-sion. )

PANIQUE, adj. des 2 g. ( Panicus. ) Terreur panique , Frayeur subite et sans fondement. Qqns. disent, par ellipse. Une panique. ( Pa-nic-e. )

PANNE, s. f. {Pannus.) Sorte d'étoffe de soie, de fil, de laine, de coton, de poil de chèvre , fabriquée à peu près comme le velours, mais dont les poils sont plus longs et moins serrés. Absol. , La panne de soie. ( Pa-ne. )

PANNE, s. f. ( Pannus. ) Graisse dont la peau du cochon et de qqs. autres animaux se trouve garnie au dedans, et principalement au ventre.

PANNE, s. f. (Pannus.) Mettre en panne. Suspendre ou ralentir la marche d'un vaisseau , en disposant les voiles de manière que moitié de leur effort tende à le faire avancer, et que l'autre moitié tende à le faire reculer, j Fam. , Rester en panne , Suspendre toute action en attendant l'événement ou un temps plus favorable.

PANNE, s. f. {Pannus.) Pièce de bois placée horizontalement sur la charpente d'un comble pour porter les chevrons, f La partie du marteau opposée au gros bout.

PANNEAU, s. m. (Pannus.) Veut pan.

Chacune des faces d'une ])ierre taillée. | Plaque de carton, de fer-blanc ou de bois, qui sert à tracer les différentes faces d'une pierre, j Toute partie d'un ouvTage d'architecture, Ae menuiserie , etc. , qtii offre un champ , une surface de médiocre grandeur encadrée, ou ornée de moulures. | Panneau de sculpture. Les ornements sculptés dans un panneau. | Panneau de glace , Celui pour

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