‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 494 sur 712 · PAY · texte numérisé non relu

PAY

au plancher, ou attaché à un petit mât vers le chevet. On dit aujourd'hui Couronne. | Le tour d'étoffe dont on couvre le tahernacle, dans qqs, églises, | Le tour d'étoffe qu'on met sur le saint ciboire. | Corps de bâtiment, ordin. carré, appelé ainsi à cause de la ressemblance de sa forme avec celle des pavillons d'armée. | L'extrémité évasée d'une trompette, d'un cor, d'un porte-voix, etc. | Le pavillon de F oreille , Le cartilage de l'oreille. I Espèce de bannière ou d'étendard, qui est en forme de carré long, et dont le principal usage est de faire connaître à quelle nation appartient le bâtiment sur lequel il est arboré. On le place au mât de l'arrière, ( Amener le pavillon , Le baisser par déférence ou par force. | Assurer son pavillon. Tirer un coup de canon, en arborant le pavillon de sa nation, j Désigne Les vaisseaux, l'armée navale, la puissance maritime d'une nation, j Au jeu de trictrac. Marque façonnée en étendard , qui annonce qu'on a la bredouille. (Pa-vi-llon[llm.]. )

PAVOIS, s. m. {Pavese, it. ) Sorte de grand bouclier. Poét. | Tenture de toile ou de drap qu'on étend sur le bord d'un bâtiment , les jours de solennité ou de réjouissance. (Pa-voua. )

PAVOISER. V. a. Garnir un bâtiment de ses pavois et de ses pavillons. ( Pa-voua-zé. ) PAVOT, s. m. ( Papaver. ) Plante qui porte de grandes fleurs à quatre pétales , et dont le suc a la vertu d'assoupir. ( Pa-vô. ) PAYABLE, adj. des 2 g. Qui doit être payé à certains termes ou à certaines personnes. ( Pë-ia-ble. )

PAYANT, ANTE. adj. et subst. Qui paye. ( Pë-ian. )

PAYTE. s. f. Ce qu'on donne aux gens de guerre pour leur %Q\à&.\Haute paye ^ Solde plus forte que la solde ordinaire. | Le salaire des ouvriers, I L'action de donner la paye, | Se dit De celui qui paye. jJ/or^e-y7aje, Nom que l'on donnait autrefois à un soldat entretenu à demeure dans une garnison, tant en paix qu'en guerre. — Vieux domestique , homme qu'on entretient dans une maison , sans qu'il y fasse aucune fonction, ni qu'il y rende aucun service. Au pîur. , se dit De ceux qui ne peuvent pas payer la contribution à laquelle ils sont imposés. (Pë-ie.)

PAYEMENT, s. m. ( L'usage autorise aussi à écrire Paiement et PaimenU ) Ce qui se donne pour acquitter une dette. | L'action de payer. ( Pè-man. )

PAYEN, ENNE. adj, et s. F. Païen.

PAYER, v. a, {Pagure, it.) {Je paye , il paye y ou il paie; nous payons , ils payent , ou ils paient. Je payais. Je payai, j ai payé. Je payerai^ Qwje oaierai ou onîrai. Je payerais, ou je paierais onpairais. Paye, payez. Que je paye. Que je payasse. Payant.) Acquitter une dette. | Se di^ en parlant De celui à qui on doit. |«ye faire bien payer ^ Vendre

PÉA

cher ses services, son travail. | Se dit en parlant De la chose pour laquelle on doit. |Par menace, // le payera, se dit Pour exprimer qu'on trouvera moyen de se venger du déplaisir, de l'injure qu'on a reçue de qqn. | Cela est à payer ^ cela ne se peut payer ^ se dit De ce qui est excellent clans son genre, très-agréable , ou très-curieux, | Payer pour les autres. Être seul puni d'une faute commune à plusieurs. | Se dit Des personnes ou des choses qui sont sujettes à qq. impôt. | Récompenser , reconnaître. | Dédommager.

I Obtenir, acquérir qq. ch, par un sacrifice. | Punir, j Expier. | Payer de belles paroles , Ne donner satisfaction qu'en paroles. | Payer d'ingratitude. Manquer de reconnaissance pour un bienfait reçu. | Payer de raisons , Donner de bonnes raisons sur les choses dont il s'agit. I Payer de sa personne , S'exposer dans une occasion dangereuse et y bien faire son devoir. I Je suis payé pour cela , J'ai fait, à mes dépens, l'expérience de ce que telle chose a de dangereux , de désagréable. ( Pë-ié. )

PAYEUR, EUSE, s. m. Celui, celle qui paye. | Homme chargé par son emploi, par son office, de payer des dépenses, des traitements , des rentes. ( Pë-ieur ; eu-ze. );

PAYS. s. m. ( Pagus, ) Région, contrée. | Les habitants mêmes du pays. | Le pays de sapience, La Normandie, j Les Pars- Bas, La Belgique et la Hollande. | J^in de pays , Vin recueilli dans le canton, et qui n'est pas de la première qualité. | Gagner pays , Avancer, faire du chemin. [Pop,, Tirer pays, S'enfuir, s'évader, | Faire 'voir du pays à une personne, Lui donner bien de l'exercice, lui susciter beaucoup d'embarras. ( Un pays perdu , Un lieu où il y a peu de ressource ; Un quartier éloigné du centre des affaires et de la société. | Patrie , lieu de naissance. Tout État dans lequel on est né ; La centrée , la ville où l'on a pris naissance, | Pop. , Compatriote ; au fém. , Payse. { Pë-ii. )

PAYSAGE, s, m. Étendue de pays que l'on voit d'un seul aspect. | Tableau qui représente un paysage. | Le genre de peinture qui a pour objet la représentation des paysages, ( Pë-i-za-je, ) ^

PAYSAGISTE, s. m. Peintre qui fait des paysages. ( Pë-i-za-jis-te. )

PAYSAN, ANNE. s. Homme, femme de village, de caLXii\\di^nQ.\Paysan,. gros paysan, Homme rustre , impoli, j À la patsanwe. loc, adv. À la manière des paysans. (Pë-izan; a^ue. )

PAYSANNERIE, s. f. Condition, manières , mœurs des paysans. ( Pë-i-za-ne-rie, )

PÉAGE, s. m. {Pedagium, h. 1, ) Droit qui se lève sur les personnes, les animaux, les marchandises , pour leur passage sur un chemin, sur un pont, etc. | Le lieu où l'on paye le droit de passage. ( Pé-a-je. )

PÊC

PÉAGER. s. m. Celui qui reçoit le péage. ( Pé-a-jé. )

PEAU. s. f. ( Pellis. ) Membrane qui enveloppe et couvre extérieurement toutes les parties du corps de l'homme et des animaux. I Se dit , fam., Des parties de la peau qui sont flasques et pendantes. ( La peau lui démange ^ Sans aucune nécessité, il s'expose à se faire battre. | Le simple épiderme de la première peau. I Fam. , La personne même dont on parle. [La dépouille de l'animal , sa peau séparée de son corps. | Peau de bon apprêt , Peau facile à préparer. | T. de palais. Se disait Du parchemin. | Se dit Des parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. | L'enveloppe qui couvre les fruits , les amandes des noyaux , les oignons , etc. I Espèce de croûte plus ou moins déliée qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l'épaississement qui résulte de l'évaporation. ( Pô. )

PEAUSSERIE, s. f. Commerce, marchandise de peaux. (Pô-se-rie.)

PEAUSSIER, s. m. Artisan qui prépare les peaux, pour en faire des cuirs propres à certains usages, comme gants, bourses, etc. I Adj., Muscle peaussier. Muscle qui adhère à la peau , et qui , dans plusieurs animaux , sert à la remuer. (Pô-sié.)

PEAUTRE. s. m. Envoyer qqn. au peautre ou aux peautres , Le brusquer pour le congédier, le chasser. (Yi. et pop.) (Pô-tre.) PEC. adj. m. Hareng-pec , Hareng en ca que fraîchement salé. (Pëc.)

PECCABLE. adj. des 2 g. Qui est capable de pécher. (Pëc-ca-ble.)

PECCADILLE, s. f. Petit péché , faute légère. (Pëc-ca-di-lle [11 m.].)

PECCANT, ANTE. adj. Qui pèche. | (Pëc-can.)

PECCATA. s. m. T. pop. Un âne , dans les combats publics d'animaux. | Un homme stupide , un sot. (Pëc-ca-ta.)

PECCAVI. s. m. T. lat. L'aveu qu'un pécheur fait de sa faute devant Dieu , et le regret qu'il en a. Un bon peccavi , Une bonne contrition. Fam. (Pëc-ca-vi.)

PÊCHE, s. f. (Pessicum.) Gros fruit à noyau , qui a beaucoup d'eau , et qui est d'un^ goût excellent.

PÊCHE, s. f. Art , exercice , action de pêcher. I Le droit de pêcher. | Le poisson qu'on a péché, ou Celui qu'on péchera. | Se dit Des perles et du corail , qu'on prend dans certaines mers. | Se dit Des marchandises qu'on retire de l'eau lorsqu'un navue a fait naufrage.

PÉCHÉ, s. m. (Peccatum.) Transgression volontaire de la loi divine ou religieuse.

PÉCHER. V. n. (Peccare.) Transgresser la

loi divine ou religieuse. | Faillir contre qq.

règle. I Mal user d'une bonne qualité ou d'une

bonne intention , la porter trop loin.

PÊCHER, s. m. Arbre qui porte la pêche.

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