‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 498 sur 712 · PEL · texte numérisé non relu

PEL

cie de la peau s'en détache d'elle-

Pelé, subst., se dit Des personnes. Fam.

PÈLERIN, INE. s. {Peregrinus.) Celui, celle qui par piété fait un voyage à un lieu de dévotion. | Yoyageur. | Fam. , Homme , femme qui a de la &nesse , de la dissimulation.

PÈLERINAGE, s. m. Le voyage que fait un pèlerin, j Le lieu où un pèlerin va en dévotion. ( Pè-le-ri-na-je. )

PÈLERINE, s, f. Ajustement de femme , fait en forme de grand collet rabattu, qui couvre la poitrine et les épaules.

PÉLICAN, s. m. ( Pelicanus. ) Oiseau aquatique, de l'ordre des Palmipèdes , dont le bec est très-large , et dont l'œsophage se dilate de manière à former une espèce de sac, où il met en réserve des aliments pour lui et pour ses petits. | Alambic de verre d'une seule pièce , avec un chapiteau tubule d'où sortent deux becs opposés et recourbés qui font anse et qui se rendent à la cucurbite. I Instrument de chirurgie recourbé en manière de crochet , qui sert à arracher les dents.

PELISSE, s. f. [Pellicia, it.) Robe, manteau ou mantelet doublé ou garni de fourrure. (Pe-U-se.)

PELLE, s. f. \ Pala. ) Instrument de fer ou en bois , large et plat , qui a un long manche, et qui sert à divers usages. (Pè-le.)

PELLÉE,PELLERÉE, PELLETÉE, s. f.

Autant qu'il en peut tenir sur une pelle. ( Pë-lée ; pë-le-rée ; pë-le-tée. )'

PELLETERIE, s. f. {Pellis.) Art d'accommoder les peaux garnies de leur poil, pour en faire des fourrures ; Commerce de fourrures. I Les peaux dont on fait les fourrures. ( Pë-le-te-rie. )

PELLETIER , 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait, qui vend des fourrures. ( Pë-le-tié. )

PELLICULE, s. f. ( Pellicula.) Diminutif. Petite peau , peau extrêmement mince et déliée. ( Pël-li-cu-le [c m.].)

PELOTE, s. f. ( Pila. ) Espèce de boule que l'on forme avec du fil, de la laine, de la soie , etc. , en les roulant sur eux-mêmes. On dit plus ordin. Un peloton. \ Petit coussinet dont les femmes se servent pour y ficher des éjiingies et des aiguilles. | Pelote de neige, Boule que l'on fait avec de la neige pressée. I La marque blanche qui se trouve sur le front de quelques chevaux; n. autr. Étoile.

PELOTER. V. n. Jouer à la paume , sans que ce soit une partie réglée ; ne faire que se jeter et se renvoyer la balle. | V. a. Battre, maltraiter de coups ou de paroles. Fam.

PELOTON, s. m. Espèce de boule que l'on forme avec du fil, de la soie, etc., en les roulant sur eux-mêmes. | Balle à jouer à la paume , lorsqu'elle n'est point encore couverte de drap. | Petit nombre de personnes réunies en groupe. | Petit corps de troupes. | Dans les manœuvres , Une compagnie d'iu-

PEN

fanterJe , ou Une demi-compagnie de cavalerie,

PELOTONNER, v. a. Mettre en peloton.

I Pron. , se dit De plusieurs personnes ou de plusieurs animaux qui se mettent en peloton. I Rassembler, réunir ses membres , se ramasser. ( Pe-io-to-né. )

PELOUSE, s. f. ( Pelluzo, it. ) Terrain couvert d'une herbe épaisse et courte. (Pelou-ze. )

PELTASTE. s. m. {Peltastœ,) Soldat qui était ai'mé de l'espèce de bouclier appelé Peltc. ( Pël-las-te. )

PELTE. s. f. {Pelta.) T. d'antiq. Petit bouclier d'une forme particulière que portaient certaines troupes légères. (Pël-te.)

PELU , UE. adj. {Pilosus.) Garni de poil. Patte-pelu , on Patte-ptltie , Personne qui va adroitement à ses fins, sous des apparences de douceur et d'honnêteté. Fam.

PELUCHE, s. f. {Pihis.) Étoffe de laine, de soie , de fil , de poil de chèvre ou de coton , dont le poil est très-long d'un côté.

PELUCHER. V. n. Se dit D'une étoffe qui, par l'usage ou par le frottement, a le défaut de se couvrir de poils qui se dégagent du tissu.

PELUCHÉ , ÉE. adj. Il se dit Des étoffes et de qqs. plantes qui sont velues.

PELURE, s. f. Peau ou enveloppe de certains fruits, de certains légumes, etc., qu'on a coutume de peler.

PELVIEN, lENNE. adj. {Pelvis.) T.

d'anat. Qui appartient ou qui a rapport au bassin. ( Pël-viin ; ië-ne. )

PENAILLON. s. m. (Pannulus.) Haillon.

(Pe-na-llon[ll m. ]. )

PÉNAL, ALE. adj. {Pœnalis.) Qui assujettit àqq. peine, à des peines. Code pénal. Les lois pénales. Clause , disposition pénale.

PÉNALITÉ, s. f. Système des peines éta blies par les lois. Traité de la pénalité. lin' a pas de pluriel.

PENARD. s. m. terme de raillerie : Vieux penard, Yieillard rusé. Fam. ( Pe-nar. )

PÉNATES, adj. m. pi. etsubst. {Pénates.) Se dit Des dieux domestiques des anciens païens. ( Subst. , L'habitation, la demeure de quelqu'un. (Pé-na-te.)

PENAUD , AUDE. adj. ( Pcena. ) Qui est embarrassé , honteux , interdit. ( Penô ; ô-de. )

PENCHANT, ANTE. adj. Qui penche, qui est incUné. | Qui est dans le déclin , qui est sur son déclin. ( Pan-chan. )

PENCHANT, s. m. Pente, terrain qui va en baissant. I Propension , inclination naturelle de l'âme.

PENCHEMENT. s. m. Action d'une personne qui se penche; État d'un corps qui penche. ( Pan-che-man. )

PENCHER. V. a, ( Pensare. ) Incliner qq. ch. de qq. côté, mettre qq. ch. hors de son aplomb, j V. n. Se dit De tout ce i\m

PEN 787

est hors de son aplomb , hors de la ii^ne perpendiculaire; De tout ce qui n'est pas de niveau, qui va en descendant. |V. n. Être porté à qq. ch. ( Pan-ché. )

PENDABLE, adj. des a g. Qui mérite d'être pendu. | Cas pendable^ Action doot l'auteur mérite d'être pendu , de subir un« peine capitale. ( Pau-da-ble. )

PENDAISON, s. f. Action d'attacher tu gibet , exécution de pendu. Fam. ( Pande-zon. )

PENDANT, ANTE. adj. ( Pendens.) Qui pend. I T. de prat. Les fruits pendants par Les racines. Les blés, les fruits qui sont sur la terre, et dont on n'a point encore fait la récolte. | Ce procès est pendant à tel tribunal^ C'est tel tribunal qui en est saisi. [Pendant, subst. Pendant de baudrier ou de ceinturon, La partie d'en bas du baudrier ou du ceinturon, au travers de laquelle on passe l'épce; Pendants d'oreilles, Les parures de pierreries, de perles, etc., que les femmes attachent à leurs boucles d'oreilles. | Pendants, Deux tableaux, deux estampes, deux groupes de sculpture, d'égale grandeur, représentant des objets à peu près semblables , et destinés à figurer ensemble, à se correspondre. | Se dit, fam., Des personnes ou des choses qui ont entre elles beaucoup de rapports, qui sont à peu près pareilles. ( Pan-dan. )

PENDANT. Préposition servant à marquer la durée du temps. | Pendant que.

loc. conj. Tandis que, dans le temps que,

PENDARD, AEDE. s. Yaurien, fripon.

Fam. (Pan-dar. ^

PENDELOQUE, s, f. Pierre précieuse en forme de poire, que l'on suspend à des boucles d'oreilles. | Se dit Des morceaux de cristal ou de verre taillés, qui sont attachés aux lustres, |Se dit, pop.. Des lambeaux d'étoffe qui pendent au bas des habits déchirés. ( Pan-de-loc-e. )

PENDENTIF, s. m. Portion de voûte sphérique placée entre les quatre grands arcs qui supportent un dôme, une coupole. ( Pan-dan-tif. )

PENDILLER, v. n. Être suspendu en l'air et agité par le vent. Fam. (Pan-di-llé [11 m,].)

PENDRE. V. a. ( Pendere. ) Attacher une chose en haut par une de ses parties, de manière qu'elle ne touche point eu bas. | Attacher qqn. à la potence, pour l'étrangler. j Pron. , Se donner la mort , s'étrangler en se suspendant. | Subst. , Cet homme ne vaut pas le pendre. Il ne vaut rien. Fam. j Y. n. Être suspendu. | Y. n. Tomber trop, descendre trop bas. \ A voir la langue bien pendue. Avoir une grande facilité de pai'ler. I Pendu, substant. // a l'air d'un pendu. ( Pan-dre. )

PENDULE, s. m. ( Pendhliu. ) Poids suspendu de manière qu'étant mis en mouvement, il fasse, en aliani ei venant, des oscillations régulières. ( Pan-du-le. )

PEN

PENDULE, s. f. Horloge à poids ou ressort , à laquelle on joint un pendule , dont les oscillations servent à en régler le mouve ment et à le rendre plus juste.

PÊNE. s. m. Cette partie d'une serrure qu'on fait aller et venir avec la clef, et qui entre dans la gâche de manière à fermer la porte, etc., à laquelle est adaptée la ser rure.

PÉNÉTRABILITÉ. s. f. Qualité de ce qui est pénétrable.

PÉNÉTRABLE. adj. des 2 g. ( Pénétra bilis. ) Qu'on peut pénétrer , où l'on peut pénétrer.

PÉNÉTRANT, ANTE. adj. Qui pénètre.

I Être pénétrant. Avoir une intelligence vive.

PÉNÉTRATIF, IVE. adj. Qui pénètre aisément.

PÉNÉTRATION, s. f. ( Penetratio, ) La propriété et L'action de pénétrer. | La sagacité de l'esprit , la facilite à pénétrer dans la connaissance des choses. ( — tra-sion.)

PÉNÉTRER, v. a. ( Penetrare. ) Percer, passer à travers. | Entrer bien avant. | Découvrir, par\enir à connaître, avoir une profonde connaissance de qq. ch. | Pénétrer qqn., Découvrir ses secrètes pensées , ses desseins cachés. I Toucher profondément. | Pron. , Remplir son esprit, son âme, de qq. pensée, de qq. sentiment. | V. n. dans la plupart de ses acceptions. | Avoir l'air pénétré. Paraître très-affecté de ce qu'on dit ou de ce qu'on entend.

PÉNIBLE, adj. des 2 g. Qui se fait avec peine, qui donne de la peine, de la fatigue. I Qui fait de la peine , qui affecte désagréablement l'âme, l'esprit.

PÉNIBLEMENT, adv. Avec peine. ( Péni-ble-man. )

PÉNIODE. s. f. Petite embarcation de guerre.

PÉNICILLÉ, ÉE. adject. { Penicillum. ) T. d'hist. nat. Qui est en forme de pinceau. ( Pé-ni-sil-lé. )

PÉNINSULE, s. f. (Péninsule.) Presqu'île ; portion de terre environnée d'eau , excepté d'un seul côlé. | Abs., L'Espagne ei le Portugal.

PÉNITENCE, s. f. (Pœnitentia.) Repentir, regret d'avoir offensé Dieu. | Sacrement de pénitence , Celui des sept sacrements de l'Église par lequel le prêtre remet les péchés à ceux qui s'en confessent à lui. | Le tribunal de la pénitence , se dit Du prètie qui confesse, et Du lieu où il confesse. | Tout ce que le prêtre ordonne en satisfaction des péchés qu'on lui a confessés. | Se dit De toutes les austérités qu'on s'impose volontairement pour l'expiation de ses péchés. ( Fam., Faire pénitence , Faire maur vaisechère.jPunition imposée pour qq. faute.

PEN

qu'on impose à ceux qui ont manqué aux règles, aux conventions. [Pour féxitsitcc,

Page 1