‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 503 sur 712 · PES · texte numérisé non relu

PES

PESANT, ANTE. adj. Qui pèse, qui est lourd. I Ce cheval est pesant à la main , Il

Îorte la tête basse, et il s'appuie sur le mors. // a la main pesante, il a le bras pesant , se dit d'Un homœe fort et robuste, qui donne de grands coups. Se dit, fam., d'Une personne dont le ressentiment et la vengeance sont à craindre. | Avoir la tête pesante. Éprouver dans la tête un sentiment de pesanteur. | Tardif, lent. | En parlant De l'esprit, du discours, etc. , Qui manque de vivacité , de légèreté , de grâce. | Onéreux , fâcheux, fatigant, incommode. | Qui est du poids réglé et ordonné par la loi. j Subst // vaut son pesant d'or.\Kà\, Une livre pesant d' or. (Pe-zan.)

PESANTEUR, s. f. Qualité de ce qui est pesant; tendance des corps vers le centre de la terre. | Pesanteur universelle , Tendance de tous les corps planétaires les uns vers les autres. | L'impression que fait un corps grave ou agité, quand il frappe sur un autre. | Certaine indisposition qui survient à qq. partie du corps, et qui fait qu'on y sent comme un poids. | Lenteur. | En parlant De l'esprit. Lenteur, défaut de pénétration, de légèreté , de grâce. ( Pe-zan-teur.)

PESÉE, s. f. L'action de peser. | La quantité de ce qui a été pesé en une fois. (Pezée.)

PÈSE-LIQUEUR, s. m. Instrument par le moyen duquel on reconnaît , on détermine la pesanteur spécifique des liquides. (Pè-zelic-eur [c m.].)

PESER. V. a. {Pensare.) (Au futur, Je pèserai , et au conditionnel , Je pèserais. ) Examiner la pesanteur d'une chose, la conférer avec un poids certain, réglé et connu. | Examiner attentivement une chose , pour en connaître le fort et le faible. | Peser toutes ses paroles , Parler avec lenteur et circonspection. I V. n. Avoir un certain poids. | Cette pièce d'or ne pèse pas , Elle n'a pas le poids fixé par la loi. | Cette ^viande pèse sur l estomac , Elle est difficile à digérer. | Peser à la main , S'appuyer sur le mors de manière à lasser la main du cavalier. — Fig. et fam., Être à charge , ennuyeux ; incommode par sa stupidité , par la pesanteur de son esprit. | Cela lui pèse. Cela lui cause de la peine, de l'inquiétude, de l'embarras. | Appuyer fortement sur une chose. | Demeurer plus longtemps, insister plus longtemps. | Peser sur une circonstance, La faire remarquer. (Pezé.)

PESEUR. s. m. Celui qui pèse. (Pe-zeur.)

PESON. s. m. Instrument dont on connaît plusieurs espèces ayant des formes différentes, et qui sert à déterminer des pesanteurs ou des forces. F. Romaine. (Pe-zon.)

PESSAIRE. s. m. Corps solide qui a différeintes formes, et dont on se sert pour la guérison de plusieurs maladies auxquelles la matrice est sujette. ( Pës-sè-re. )

PESSIMISTE, s. m. {Pessimus.) Celui qui

PÉT

croit que tout va mal , qui voit tout en noir. (Pës-si-mis-te. )

PESTE, s. f. (Pestis.) Maladie épidémique, contagieuse, qui produit des bubons, des exanthèmes , etc. , et qui cause une grande mortalité. | Se dit De diverses maladies qui font mourir à la fois beaucoup d'hommes ou beaucoup d'animaux. | Se dit De certaines choses pernicieuses et funestes qui corrompent les cœurs ou les esprits. | Se dit Des personnes dont le pouvoir est funeste , dont la fréquentation est pernicieuse. | Adj. et fam^ Un peu peste, se dit D'une personne qui a de la malice, de la malignité. | Interj. fam. ou imprécation dont on se sert par exclamation. (Pës-te.)

PESTER, v. n. Montrer, par des paroles aigres et emportées, le mécontentement qu'on a de qqn. ou de qq. ch. (Pës-té.)

PESTIFERE, adj. des i g. {Pesti/er.) Qui communique la peste. ( Pës-ti fè-re. )

PESTIFÉRÉ, ÉE. adj. Infecté de peste. [ Subst. , Celui qui est atteint de peste , frappé de peste. (Pës-ti-fé-ré. )

PESTILENCE, s. f. (Pe^/i/m/m.) Corruption de l'air, peste répandue dans un pays. Dans un temps de pestilence. Il est vieux en se sens. Fig. et en termes de l'Écriture , Être assis dans la chaire de pestilence , Professer une mauvaise doctrine. (Pës-tilan-se. )

PESTILENT, ENTE. adj. (Pwr//e«j.) Qui tient de la peste , ( Pës-ti-lan ; anle. )

PESTILENTIEL, ELLE. adj. Pestilent, infecté de peste , contagieux. Un air pestilentiel. Vapeurs pestilentielles. Maladies pestilentielles. ( Pes-ti-lan-si-ël ; ë-le. )

PÉTALE, s. m. (Petalium.) Chacune des pièces qui composent la corolle d'une fleur.

PÉTALISME. s. m. Espèce de jugement populaire qui fut en usage à Syracuse, et qui était à peu près la même chose que l'ostracisme chez les Athéniens.

PÉTARD, s. m. Sorte de machine de fer ou de fonte , en forme de cône renversé , qu'on rempht de poudre à canon, et qu'on attache à une porte pour la briser, ou à une muraille pour l'ébranler, jPièce d'artifice faite avec de la poudre à canon et du papier ou du parchemin mis en plusieurs doubles et extrêmement battu et serré. Un pétard lui creva dans la main. (Pé-îar.)

PÉTARDER. v.a. Faire jouer le pétard.

Pétarder une porte.

PÉTARDIER. s. m. Celui qui fait les pétards , ou qui les applique. (^Pé-tar-dié. )

PÉTASE. s. m. (Petasus) Soi te de chapeau rond, à bords très-éiroits , en usage chez les anciens. ( Pé-ia-ze. )

PÉTAUD. s. m. (Plusieurs disent Petaud.) La cour du roi Pélaud, Un lieu de confusion , où tout le monde est maître. Fam. Cette maison est la cour du roi Pètaud. ( Pé-tô.

PÉTAUDIÈRE, s. f. (Plusieurs diseal Pétaudière. ) Une assemblée où il n'y a pas d'ordre , un lieu où chacun fait îe maître. Cette maison, cette assemblée est une pétaudière, une véritable pétaudière. Fam. (Pétâ-diè-re.)

PÉTÉCHIAL, ALE. adj. Qui est accom-

Sagné de pétécbies , ou qui est de la nature es pétéchies. (Pé-téc-ial [cm.].)

PÉTÉCHIES. s. f. Taches pourprées, semblables à des morsures de puce , qui paraissent sur la peau dans les fièvres graves. (Pé-té-chie. )

PET-EN-L'AIR. s. m. Espèce de robe de chambre fort courte,. qui ne descend que jusqu'au bas des reins. ( Pë-tan-lèr. )

PETILLANT , ANTE. adj. (Plusieurs disent Pétillant. ) Qui pétille , qui brille avec éclat. (Pe-ti'Uan [Il m. ]. )

PETILLEMENT, s. m. (Plusieurs disent Pétillement.) Action de pétiller (Pe-ti-lleman [ Il m. ]. )

PETILLER. V. n. (Plusieurs disent Pétiller. ) Éclater avec un petit bruit réitéré et en sautillant. | Le sang lui pétille dans Iss reines. Il a le sang vit , il est impatient , impétueux. Fig. Pétiller ■ d'esprit , avoir, montrer, annoncer un esprit vif et brillant. Cet enfant pétille d'esprit. ( Pé-ti-llé [ Il m.])

PETIOLE, s. m. (Petiolus.) La partie d'une feuille- qui lui sert de support. ( Pé-si-o-le. )

PÉTIOLE, ÉE. adj . Porté par un pétiole ; par opposition à Sessile. Feuille pétiolée. ( Pé-si-o-lé. )

PETIT , ITE. adj. Qui a peu d'étendue, peu de volume dans son genre, dans son espèce. | Petits pieds. Les grives, cailles, ortolans et autres oiseaux d'un goût délicat. | Se dit D'une quantité numérique, et il est opposé à Nombreux. | Se dit De toutes les choses physiques ou morales qui sont moindres que d'autres dans le même genre. { Petit esprit, Homme minutieux, qui a des sentiments peu nobles. | Le petit peuple. Le bas peuple, le menu peuple.

I En raccourci, en miniature. | Subst.,PeftVjf/j , Le fils du fils ou de la fille , par rapport à l'aïeul et à l'aïeule. On dit Petitefille, au fém. I Petit-gris , Sorte de fourrure faite de la peau d'un écureuil du Nord. | Exprime qqf. une idée d'affection. | Se Dit, subst.. Des enfants, par caresse oupar familiarité. I Se dit, subst., Des hommes qui manquent de naissance, de fortune, de crédit, de pouvoir. | Un petit. Un peu. (Yi.) | En PETIT, loc. adv. En raccourci. | Petit a petit, loc. adv. Peu à peu, par degrés peu sensibles. (Pe-ti ; ite. )

PETIT, s. m. Se dit De certains animaux

nouvellement nés , par rapport au père et à

la mère. Les petits d'une chienne. Les petits

I d'un aigle , d'un corbeau , d'une tourterelle.

Le père , la mère et les petits.

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