‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 510 sur 712 · PIN · texte numérisé non relu

PIN

PINASSE, t. f. ( P'maecia. ) Bâtiment de charge, à poupe carrée, qui va à voiles et à rames. (Pi-na-se.)

PINASTRE. s. m. Espèce de pin saiivaç;e.

"prNÇARD. adj. et s. m. vSe dit D iin cheral qui en marchant appuie sur la pince, qui use son fer en pince. (Pin-sar.)

PI\CE. s. f. L'extrémité antrrieure du pied des animaux ongulés. | Le devant d'un fer de cheval. | Se dit Des clenLs antérieures et centrales de la mâchoire de certains animaux. I Les pinces d'une écrevisse , d'un homard, etc., Cette partie des grosses pattes avec laquelle ils pincent quand on veut les saisir, j Sorte de longues tenailles dont on se sert pour remuer les grosses bûches dans une cheminée. | Se dit De certaines tenailles , qui servent à dilTérents usages, | L'action de pincer, de saisir avec forc^. j Barre de fer aplatie par un bout , et dont on se sert comme d'un levier. | Pli qu'où fait à du linge ou à de l'étoffe, et qui se termine en pointe. (Pin-se,)

POCEAU. s. m. {Penîcillus.) Instniment dont les peintres se servent pour appliquer et étendre les couleurs, et qui consiste en un assemblage de poils attaché fortement à l'extrémité d'une espèce de hampe, ou retenu au bout d'un tuyau de plume, j La manière de peindre. | Se dit en parlant Des poètes, des orateurs, des écrivains. (Pin-sô.j

PINCÉE, s. f. Ce qu'on peut prendre de certaines choses , en les pinçant entre deux ou trois doigts. (Pin-sée.)

PINCELIER. s. m. Petit bassin de ferblanc, séparé en deux parties, dans l'une desquelles les pei?itres prennent l'huile dont ils ont besoin pour mêler leurs couleurs, et dont l'autre sert à recevoir ce qui sort de leurs pinceaux quand ils les nettoient. (Pinse-lié.)

PINCE-IVLATLLE. s. m. Homme qui fait paraître son avarice jusque dans les plus petites choses. (Pin-se-ma-lle [11 m.].)

PINCER, v. a. Presser, serrer la superficie de la peau entre les doigts ou autrement. I Fam., Blâmer. | Fam. et subst.. Pince-sans-rire , Un homme malin et sournois. I Serrer fortement avec une pince , avec des tenailles, etc. | Fam., Se faire pincer, être pincé , Etre puni de qq. imprudence qu'on a faite. | Causer de la douleur, faire une sensation vive et désagréable. I Faire vibrer les cordes d'un instrument en les pinçant avec les doigts. | Couper avec le bout des doigts ou avec l'ongle les bourgeons ou l'extrémité des jeunes branches d'un arbre à fruit. | Approcher l'éperon du Qanc du cheval, sans donner de coup ni appuyer. I Pincer le vent, Aller au plus près du vent, j PtwcÉ , ék. adj. Qui a un air d'afféterie. (Pm-sé.)

PINCETTE, s. f., et plus ordin. PIN-

CETTF.S, au pluriel. TMenMle de fer à dom branches égalées, dont on se sert pour accommoder le feu. I Instrument de fer dont on se sert pour s'arrachex le poil. [ Fam., Bni^ ser qrjn. à la pincette , En lui prenant dni."^euient les deux joues avec le bout dcj doi;^ts. I Se dit De petits instruments de fer à deux branches, dont on se sert pour prendre ou pour placer certains objets qu'on ne pourrait ui prendre ni placer facilement avec les doigts. (Pin-së-te.)

PINCHINA. s. m. Étoffe de laine, espère de gros drap. Un habit de pinchina.

PINÇON, s. m. La marcpie qui reste sur la peau lorsqu'on a été pincé. | Rebord mince, élevé à la pince d'un fer, surtout à celle des fers de derrière, pour mieux les assurer, ou pour garantir la corne. ( Pinson.)

PINDARIQUE. adj. des 2 g. Qui est dans la manière de Pindare. ( — rice.)

PINDARISER. V. n. Parler ou écrire avec affectation, avec emphase, se servir de termes recherchés , ampoulés. Fam. ( — rizé.)

PINDARISEUR. s . m. Celui qui pindarise. ( — ri-zeur.)

PINDE. s. m. ( Pindus. ) Montagne de la Thessalie, qui était consacrée à Apollon et aux Muses. Poét., Les nourrissons ^ les habitants du Pinde, Les poètes. | Les lauriers du Pinde, La gloire qu'on acquiert en cultivant la poésie.

PINÉALE. adj. f. (Pinea.) GlanJe pine'ale. Petit corps ovale qui se trouve à peu près au milieu du cerveau, et qui a qq. ressemblance avec ime pomme de pin.

PINEAU, s. m. Espèce de raisin noir qui passe pour faire le meilleur vin de Bourgogne. (Pi-nô.)

PINGOUIN ou PINGUIN, s. m. (Pinguis. ) Oiseau de roer, qui a les ailes si courtes, qu'il ne lui est pa^s possible de voler.

PINTN~ÉE. adj. f. (Pinnatus.) Feuille pinnée , Feuille composée de plusieurs folioles rangées des deux côtés d'un pétiole commun.

PINNTL MARINE, s. f. {Pinea.) Grand coquillage dont les deux valves , en fonne d'éventail , sont soudées vers leur sommet , et qui s'attache aux rochers par le moyen d'une touffe de filets soyeux, dont on peut faire des tissus. (Pi-ne — )

PÎNNTJLE. s. f. (Pinnula.) Petite plaque de cuivre, élevée perpendiculairement à chaque extrémité d'une alidade, et percée d'un petit trou ou d'une petite fente pour laisser passer les rayons lumineux ou les rayons visuels. (Pi-nu-le.)

PINQUE. s. f. Espèce de flûte; bâtiment de charge, qui est rond à l'arrière. (Pine-e.)

PINSON, s. m. Petit oiseau à bec conique , dont le chant est agréable , et dont le plumage est de diverses couleurs.

PINTADE, s. f. Oiseau gaHJnncé (iont h

PIQ

tète est munie d'une sorte de casque de corne , et dont le plumage gris-bleuâtre est semé de taches blanches plus ou moins arrondies.

PINTE, s. f. {Pinta.) Mesure dont on se servait pour mesurer le vin et autres liqueurs en détail, et qui était de différente grandeur selon les différents lieux. | La quantité de liqueur contenue dans une pinte.

PINTER. V. n. Faire débauche de vin.

PIOCHE, s. f. Outil de fer à manche de bois, dont les terrassiers, les carriers et les maçons se servent pour remuer la terre, tirer des pierres, etc.

PIOCHER. V. a. et n. Fouir, remuer avec une pioche. | V. n. et fig.. Travailler avec ardeur, avec assiduité. Fam.

PIOLER. V. n. V. Piauler.

PION. s. m. La plus petite pièce du jeu des échecs.

PIONNER. V. n. Se dit D'un joueur qui s'attache à prendre beaucoup de pions* qui prend souvent des })ions. (Pi-o-né)

PIONNIER, s. m. Travailleur dont on se sert dans une armée pour aplanir les chemins , pour creuser des lignes et des tranchées , etc. (Pi-o-nié.)

PIOT. s. m. Vin. Pop.

PIPE. s. f. Grande futaille pour mettre du vin ou d'autres liqueurs, et qui contient un muid et demi.

PIPE. s. f. Petit tuyau de terre cuite ou d'autre matière, dont un des bouts est recourbé et terminé par une espèce de petit vase qu'on appelle Fourneau, et dans lequel on met du tabac en feuille , qu'on allume pour en aspirer la fumée.

PIPEAU, s, m. Flûte champêtre, chalumeau. Poét. I Petit bâton ayant à l'un de ses bouts une fente où l'on met une feuille de qq. plante, et qui sert à contrefaire le cri de différents oiseaux. | Se dit Des petites branches, ou brins de paille qu'on enduit de glu pour prendre les oiseaux, j Se dit, fam., Des petits artifices par lesquels une personne rusée cherche à tromper. (Pi-pô.)

PIPÉE, s. f. Sorte de chasse dans laquelle on contrefait le cri de la chouette , pour attirer les oiseaux dans un arbre dont les branches sont remplies de gluaux où ils se prennent. | Faire une pipée , préparer tout ce qui est nécessaire pour la cnasse dont il s'agit.

PIPER. V. a. Prendre à la pipée. | Fam., Tromper. | Piper des dés , Préparer des dés afin de- tromper au jeu.

PIPERIE. s. f. Tromperie au jeu. | Toute sorte de tromperie , de fourberie. (Vi.)

PIPEUR. s. m. Celui qui pipe au jeu.

PIQUANT, ANTE. Qui pique. | Qui fait une impression vive sur l'organe du goût. I Se dit De la température , quand elle est très-froide. | Offensant ; et il se dit surtout Des discours. | Se dit De tout ce qui

PIQ

fait une impression vive et agréable sur l'es* |i

prit , sur les sens. | Se dit Des personnes qui m

plaisent par la vivacité et par l'agrément de *

leur physionomie plus que par la régularité de leurs traits. | Subst. masc. Le piquant de l'aventure. (Pi-can.)

PIQUANT, s. m. Se dit Des pointes qui viennent à certaines plantes, à certains arbrisseaux.

PIQUE, s. m. Une des quatre couleurs des cartes. (Pic-e.)

PIQUE, s. f. (Spica.) Sorte d'arme formée d'un long bois , dont le bout est garni d'un fer plat et pointu. | Se disait Des soldats qui portaient la pique dans un régiment.

PIQUE, s. f. Brouillerie, aigreur entre deux ou plusieurs p<ersonnes. Fam.

PIQUÉ, s. m. Espèce d'étoffe de coton formée de deux tissus , l'un fin , l'autre plus gros, qui sont appliqués l'un sur l'autre et unis par des points rangés ordinairement en losange. (Pic-é [c m.].)

PIQUE-NIQUE, s. m. Repas où chacun paye son écot. | À piqde-niquk, en piquewiQUE. loc. adverbiales. (Pic-e-nic-e.)

PIQUER, v. a. (Spica.) Percer, entamer légèrement avec qq. ch. de fort pointu, j Se dit Des serpents, de la vermine, des insectes q«i mordent , qui entament la peau. | Se dit D'un chirurgien qui avec sa lancette entame la peau pour ouvrir la veine et en tirer du sang. I Piquer un cheval. Lui faire entrer la pointe du clou jusqu'à la chair vive , en le ferrant. I Piquer tt« cheval, et, absol., /*<qucr, Donner des éperons à un cheval, et le pousser au galop. | Faire avec du fil ou de la soie, sur deux ou plusieurs étoffes mises l'une sur l'autre, des points qui les traversent et qui les unissent. | Piquer du taffetas , du tabis , T faire de petits trous par compartiments. I Piquer une pierre , La rendre ^ raboteuse, en y faisant de petits enfoncements avec le côté pointu du marteau. | Piquer de la viande , La larder avec de petits lardons , et près à près. | Fam., Piquer l'assiette , Courir après les dîners en ville. Un pique-assiette. Un parasite. | Piquer les absents''. Marquer ceux qui sont absents , afin qu'ils soient privés de la rétribution due à ceux qui sont présents. | Piquer des ouvriers, Veiller à ce qu'ils soient présents , à ce qu'ils ne perdent pas leur temps. | Se dit Des choses qui affectent le goût de telle sorte que la langue semble en être piquée. | Se dit Des choses qui font une impression vive et agréable. | Fâcher, irriter, mettre en colère. I Pron., Se seutir offensé , prendre en mauvaise part. I Se glorifier de qq. ch., en faire vanité, en tirer avantage, en faire profession. — S'opiniâtrer à jouer malgré la perte. | Ce bois se pique , Les vers s'y mettent. Ce papier imprimé se pique, 11 commence à se gâter, faute d'avoir été éiendu et

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