PON
PON(VO. s. m. Nom donné à de grands singes.
PONT. s. m. (Pons.) Construction de [)ierre, de fer ou de charpente, élevée d'un l»ord à l'autre sur une rivière, un fossé, etc., pour les traverser. \ Équipage de pont , L'ensemble de toutes les choses nécessaires pour établir des ponts sur des rivières que l'armée peut être obligée de traverser. | Pow^ ^e bateaux , Pont fait de plusieurs bateaux attachés ensemble, et recouverts de grosses planches, j Faire un pont, faire le pont. Courber qqnes. des cartes, et les arran^^er de telle sorte, que celui contre qui on joue ne pourra guère couper qu'à l'endroit qu'on veut. I Le tillac et les différents étages d'un bâtiment. (Pon.)
PONTE, s. f. L'action de pondre.
PONTE, s. m. T. du jeu de l'hombre.
L'as de cœur quand on fait jouer en cœur, et L'as de carreau quand on fait jouer en carreau, j Au jeu du pharaon, du trente et quarante, etc., Celui ou celle qui joue contre le banquier.
PONTÉ, ÉE. adj. Se dit D'un bâtiment de mer qui a un pont.
PONTER. V. n. Ètie ponte, jouer contre le banquier, au pharaon, au trente et quarante, etc.
PONTET, s. m. Demi-cercle de fer qui forme la sous-garde d'un fusil, d'un pistolet. j Partie d'une selle, en forme d'arcade. (Pon-ië.)
PONTIFE, s. m. {Pontifex.) Personne revêtue d'un saint ministère, et qui a juridiction et autorité dans les choses de la religion. I Parmi les catholiques, Le souverain pontife , Le pape. | Se dit Des évêques , des prélats en général.
PONTIFICAL, ALE. adj. {Pontificalis.) Qui appartient à la dignité de pontife, d'évêque. I La dignité du souverain pontife.
PONTIFICAL, s. m. Li\Te qui contient les différentes prières et l'ordre des cérémonies que l'évéque doit observer dans les fonctions qui lui sont réservées.
PONTIFICALEMENT. adv. Avec les cérémonies et les habits pontificaux. (Pon-tifî-ca-le-man,)
PONTIFICAT, s. m. {Pontificatus.) Dignité de grand pontife. | La dignité de pape. ( Le temps pendant lequel un pontife , un pape a exercé son autorité. ( — fi-ca.)
PONT- NEUF. s. m. Chanson populaire sur un air fort connu. (Pon-neuf.)
PONTON, s. m. Pont flottant, machine comj)osée de deux bateaux joints par des poutres, et couverts de planches, dont on se sert pour faire passer aux troupes une rivière , un ruisseau. | Se dit De certains bateaux de cuivre, qu'on porte dans une armée sur des espèces de chariots, et qui servent à jeter des ponts sur les rivières. | Grand bateau plat qui a trois ou quatre
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pieds de bord, qui porte un seul mât, et qui sert de points d'appui pour le radoub des vaisseaux, pour le chargement et le déchargement des gros fardeaux, et pour le nettoiement des ports. | Se dit De vieux vaisseaux rasés, qui servent à plusieurs usages dans les ports.
PONTONAGE. s. m. Droit qui se perçoit en qqs. lieux sur les personnes , voitures ou marchandises qui traversent une rivière, soit sur un pont, soit dans un bac. (-na-je.)
PONTONNIER, s. m. Celui qm reçoit le droit de pontonage. | Se dit Des soldats d'artillerie qui sont chargés du service des pontons. (Pon-to-nié.)
PONTUSEAU. s. m. Verge de métal qui traverse les vergeures dans les formes sur lesquelles on coule le papier. | Se dit Des raies que ces verges laissent sur le papier. (Pon-tu-zô.)
POPE. s. m. Nom que les Russes donnent à leurs prêtres du rite grec.
POPELINE, s. f. Étoffe dont la chaîne est de soie et la trame de laine lustrée.
POPLITÉ, ÉE. adj. (Poples.) Qui a rapport, qui appartient au jarret,
POPULACE, s. f. coll. (Populus.) Le bas peuple, le menu peuple. (Po-pu-la-se.)
POPULACIER, 1ÈRE. adj. Qui appartieiït, qui est propre à la populace. (Po-pula-sié.)
POPULAIRE, adj. des 2 g. {Popularis.) Qui est du peuple, qui concerne le peuple, qui appartient au peuple. | Qui recherche, qui se concilie l'affection du peuple. | Se dit Des manières, du langage, etc. (Po-pu-lè-re.)
POPULAIREMENT, adv. D'une manière
{)opulaire, à la manière du peuple. (Po-puè-re-man.)
• POPULARISER, v. a. {Popularis.) Rendre populaire ou vulgaire. | Attirer, mériter à qqn. la faveur et l'affection du peuple. ( — ri-zé.)
POPULARITÉ, s. f Caractère d'un homme populaire ; conduite propre à gagner la faveur du peuple. | La faveur publique, le crédit parmi le peuple.
POPULATION, s. f. coll. (Populatio.) Se dit Du nombre des habitants d'un pays, d'un lieu, relativement à l'étendue de ce pays, de ce lieu. ( — la-sion.)
POPULÉUM. adj. m. (Populeum.) Onguent populeum , Onguent calmant fait avec des germes du peuplier noir, de la graisse de
f>orc et des feuilles de pavot, etc. (Po-pué-o-me.)
POPULEUX, EUSE. adj. {Populosus.) Où la population est considérable. (Po-puleu ; ze.)
POPULO, s. m. T. pop. et badin. Un petit enfant gras et potelé.
PÔRACÉ, ÉE. adj. (Porraceus.) Se dit
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Des humeurs dont la couleur verdâtre tire sur celle du poireau. (Po-ra-sé.)
PORC. s. m. (Porcus.) (Le C final ne se prononce point devant les consonnes.) Cochon, animal domestique qu'on engraisse pour le manger, et qui a entre la chair et la peau une graisse qu'on appelle lard. | Fam., Homme sale et gourmand. | La chaii- du porc. I Porc frais , Chair de cochon qui n'est pas salée. (Por.)
PORC-ÉPIC. s. m. Quadrupède de l'ordre des Rongeurs, dont le corps est armé de piquants, qu'il dresse pour se défendre.
PORCELAINE, s. f. {Porcellana , it. ) Sorte de terre très-fine dont on fait des vases et des ustensiles de toutes formes, à demi vitrifiés par l'action du feu , et le plus soiivent ornés de peinture et de dorure. | Vase fait de porcelaine. | Adj., Cheval porcelaine, Celui dont la robe est grise , luisante , et tachée de poils bleuâtres et couleur d'ardoise. I Espèce de coquillage univalve , très-poli et tacheté, dont les bords s'arrondissent en dedans , et forment une ouverture longitudinale , étroite, dentelée des deux côtés. (Porse-lë-ne.)
PORCHAISON. s. f. État du sanglier dans la saison où il est le plus gras et le meilleur à manger. (Por-chë-zon.)
PORCHE, s. m. Portique , lieu couvert à l'entrée d'un temple , ou même d'un palais.
PORCHER, ÈRE. s. Celui , celle qui garde les pourceaux. | Fam., Homme grossier et malpropre. (Por-ché.)
PORE. s. m. {Parus.) Ouverture imperceptible dans la peau de l'animal , par où se fait la transpiration, par où sortent les sueurs. | Se dit De petits orifices , de petites ouvertures imperceptibles dont les végétaux sont criblés , et qui font à peu près les mêmes fonctions que les pores des animaux. I Se dit Des vides, des intervalles qui se trouvent entre les particules dont les différents corps sont composés.
POREUX, EUSE. adj. Qui a des pores.
(Po-reu; ze.)
POROSITÉ, s. f. Qualité d'un corps considéré comme poreux. (Po-ro-zi-té.)
PORPHYRE, s. m. (Porphjra.) Sorte de roche extrêmement dure, dont le fond est communément rouge , marqué de petites taches blanches. (Por-ti-re.)
PHORPHYRISATION. s. f. Action de porphyriser; État de ce qui est porphyrisé. (Por-fi-ri-zft-sion.)
PORPHYRISER. v. a. { Porphyricus. ) Broyer une substance avec la molette sui une table très -dure et bien unie, pour la réduire en une poudre très-fine. (Por-fi ri-zé.)
PORPHYROGÉNÈTE. s. m. {Porphuiea, geinomai, gr.) Nom qu'on donnait aux enfants des empereurs d'Orient , lorsqu'ils étaient nés pendant le règne de leur père. (Por-fi-ro -j é-nè-te.)
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PORRACÉ, ÉE. adj. V. Poracé.
PORREAU. s. m. V. Poireau.
PORRECTION. s. f. (Porrectio.) La manière dont on confère les ordres mineurs , et qui consiste à mettre dans la main des ordinauds les instruments relatifs à leur ministère. (Por-rëc-sion.)
PORT. s. m. {Portas.) Lieu sur une côte où la mer, s'enfonçant dans les terres , offre aux bâtiments un abri contre les vents et les tempêtes. | Fermer un port, Empêcber qu'il n'en sorte aucun bâtiment. | Se dit Des lieux sur les rivières où les navires, les bateaux abordent , où les bâtiments cbargcnt et déchargent les marchandises. | Se dit Des villes bâties auprès d'un port. | Lieu de repos , situation tranquille. (For.)
PORT. s. m. La charge d'un bâtiment , le poids qu'il peut porter. | Le prix qu'on paye pour le transport des effets que voiturent les rouliers et les messagers, et pour celui des lettres qu'on reçoit par la voie de la poste. I Port permis , Ce qu'un capitaine de navire ou un passager peut charger pour son compte, sans avoir de fret à payer. | Port d'armes. L'action ou le droit de porter des armes. — L'attitude du soldat qui porte les armes. | Se dit Des cartes qu'on réserve pour les joindre à celles qui doivent rentrer du talon. | Le maintien d'une personne , la manière dont une personne qui est debout marche, se présente, etc. | Le port c/'une plante , L'aspect , l'ensemble d'une plante , sa forme distinctive. | Port de voix , Agrément du chant, qui se marque par une petite note.
PORTABLE, adj. des 2 g. Qu'on peut porter.
PORTAGE, s. m. Action de porter, de transporter. I Se dit Des endroits d'un fleuve où sont des chutes d'eau qui obligent à faire portage. (Por-ta-je.)
PORTAIL, s. m. {Porta.) Le frontispice , la façade d'une église où est sa porte principale. (Por-tall [Il m.].)
PORTANT, ANTE. adj. S'emploie avec les adv. Bien et 3IaL Bien portant^ En bonne santé. Mal portant , Dans un état de souffrance.
PORTATIF, IVE. adj. Qu'on peut aisément porter.
PORTE, s. f. {Porta.) Ouverture faite pour entrer dans un lieu fermé , et pour en sortir. | Se dit Des endroits d'une ville où étaient anciennement les portes de l'enceinte extérieure. | Assemblage de bois, et qqf. de métal, qui tourne sur des gonds, et qui sert à fermer l'entrée d'une maison, d'une chambre, d'un enclos, d'une ville, etc. [ Faire refuser sa porte à qqn.. Ne vouloir pas recevoir sa visite. | Absol., Fermer sa porte , Ne plus recevoir de visites. | Être logé à Jxi porte de qqn.. Avoir une habitation tout auprès de la sienne. | Mettre qqn à la
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porte, Le chasser de chez soi. | Fam , Prendre la aorte. Se retirer, s'échapper. | Porte de derrière. Faux -fuyant, défaite, échappatoire. | Cette place est la porte de tel pbjs. Sa possession donne le moyen d'y entrer facilement. | Etre aux portes de la mort , Être à l'extrémité. | Les portes- de l'enfer. Les puissances de l'enfer. | Ce qui ferme certains meubles ou C(Ttaines constructions servant à divers usages. | La porte d'une agrafe. Espèce de petit anneau où l'on fait entrer le crochet d'une agrafe, et qui sert à la retenir. | La cour de l'empereur des Turcs. | Au plur., Pas, gorge, défilé. I De porte en porte, loc. adv. De maison en maison. | À porte ci.ose. loc. adv. En secret, sans témoin. | À porte ouvrante, À PORTES OUVRANTES, et À PORTE FERMANTE, A PORTES FERMANTES. loCS. advS.
dont on se sert en parlant Des places de guerre et autres villes où l'on ouvre et où l'on ferme les portes à certaines heures précises.
PORTE, adj. f. Veine porte , Tronc de veine assez considérable qui reçoit le sang de l'estomac, de la rate, du pancréas, et des intestins , et qui le distribue dans le foie.
PORTE-AIGUILLE, etc. F. après Porter.
PORTÉE, s. f. L'ensemble, .a toralilé des petits que les femelles desanimaux quadrupèdes portent et niellent bas en une lois. | La distance à laquelle un canon, un fusil ^ un pistolet, un arc. , peut lancer un boulet, une balle, une flèche. | Une portée de fusil , Une distance peu considérable. | Être à portée de , Être dans une situation convenable pour faire qq. ch. | Se dit en parlant De la voix', de la vue , de l'ouïe. | L'étendue, la capacité de l'esprit, ce que peut faire l'esprit d'une personne. | Ce que peut faire une personne par rapport à sa naissance, à sa fortune, à sa position. | La force , l'importance d'un raisonnement, d'une expression, etc. j La partie d'un taillis la plus haute où le bois du cerf laisse des traces , en faisant plier les branches. | L'étendue libre , le dessous d'une pierre , d'une pièce de bois , etc. , placée , horizontalement dans une construction , et soutenue en l'air par un ou plusieurs points d'appui. I La partie d'une pierre ou d'une pièce de charpente ainsi placée, qui porte sur le nujr, sur un pilier, etc. | T. de mus. Les cinq lignes parallèles sur lesquelles ou entre lesquelles on pose les notes.
PORTEMENT, s. m. Action de porter.
Est d'usage en parlant Des tableaux où Jésus Christ est représenté portant sa croix. (Por te-man.)
PORTER, s. m. angl. Espèce de bière forte. ( Por-tèr. )
PORTER. V. a. {Portare.) Soiitcnir qq. ch., être chargé de qq. poids. | Fam., Porter les iniquités d^ autrui. Payer les sottises que d'au-
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très ont faites. | Porter le joug. Être dominé par qqn. | Fam. , Porter qqn. sur les épaules, En être importané , ennuyé. | Porter son cheval, Le soutenir, en marchant, de la main, des jarrets et des cuisses. | L'un portant tauire. En compensant l'un avec l'autre, de manière à former une quantité moyenne. | Porter àqn. , L'aider de sa faveur, de son crédit. î Porter qqn,. Lui donner sa voix dans une élection. | Transporter une chose d'un lieu dans un autre. | Porter qqn. en terre. Le porter pour l'enterrer. | Se dit Des chevaux, des bêles de charge et de voiture, et des objets inanimés qui soutiennent qq.
chose de pesant. |Ce«e rivière porte bateau. Elle est navigable. I Porter èien le vin, Boire beaucoup de vin sans s'enivrer. | Avoir sur soi ou tenir à la main, sans égard à la pesanteur de la chose. | Se dit De tout ce qu'on met sur soi, pour servir à rhabillement, à la parure, à la défense, ou pour marquer la profession, l'état, la dignité.] Porter le mousquet, Servir comme soldat, j Porter l'arme, les armes, Faire le mouvement de l'arme qui consiste à la placer perpendiculairement contre l'épaule gauche, et à la saisir de la main gauche par-dessous la crosse. | Porter le deuil d'une personne , Etre en deuil d'une
Sersonne. | Se dit Des différentes manière.^ e tenir son corps, sa tête, ses bras, etc. , et de tout ce qui regarde la contenance et le geste. I Se dit en ce sens Des animaux , et principalement Des chevaux et des chiens. | Pousser, étendre, élever, faire aller, conduire. I Porter la main à Cépée, porter la main au chapeau. Étendre sa main pour tirer l'épée , ou pour ôter son chapeau. | Porter la main sur qqn.. Le frapper. | Porter coup, se dit De certaines choses qui font une grande impression ou qui tirent à conséquence. | Se dit aussi De certaines choses qui nuisent, | Porter envie. Envier. | Porter un jugement. Juger. I Avoir telle dimension. | Produire ; se dit Delà terre, des arbres, etc. ( Cette somme porte intérêt. Elle produit intérêt. | Se dit Des femmes et des femelles des animaux. | Supporter, souffrir, endurer. [Induire, exciter à qq. ch. I En parlant De l'esprit, du caractère, Manifester, montrer. | Avoir. [S'emploie, neutr., dans le même sens , en t. de blason. | En parlant D'actes publics, de lettres, etc. Déclarer, exprimer. jV. n. Poser, être soutenu. I T. de mar. , Porter au sud, au nord, etc., Gouverner, faire route au sud , au nord, etc. | V. n. Atteindre. 1 Porter à la tête, se dit D'une boisson ou aune vapeur qui étourdit, qui entête. | Pron. , Aller, se transporter. I Fam. , On s'y porte , se dit en parlant D'un heu où il y a une grande foule. | Se dit Des différentes manières d'agir et de se conduire dans certaines occasions. | Se dit De la disposition de l'esprit , de l'inchnation qu'on a à faire qq. ch. | Se dit aussi en parlant De la santé. | Se porter fort pour qqn,.
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Répondie de son consentement. ( Être parti à , Avoir de l'inclination , de la disposition à. ( Ombre portée , Toute ombre qu'un corps projette sur une surface. ( Por-té. )
PORTE -AIGUILLE, s. m. Instrument dont les chirurgiens se servent pour donner plus de longueur aux aiguilles , et pour les tenir d'une manière plus fixe. Sans s au plur. (Voyez, pour la prononciation et pow i'étymologie chacun de ces mots, hors de la composition, et à leur ordre alphabétique.)
PORTE-ARQUEBUSE, s. m. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale , quand ils allaient à la chasse. Sans s au plur.
PORTE-BAGUETTE, s. m. Anneau placé le long du fût d'un fusil, d'un pistolet, pour recevoir et contenir la baguette. Sans s au plur.
PORTEBALLE. s. m. Petit mercier qui porte sur son dos une balle où sont ses marchandises. Prend le signe du pluriel.
PORTE-BARRES, s. m. pi. Anneaux de cordes passés dans l'anneau du licou, et qui supportent les barres des chevaux que l'on mène accouplés.
PORl'E-BOUGIE. s. m. Canule, ou instrument à l'aide duquel on dirige et l'oc conduit des bougies dans l'urètre , afin de le dilater. Sans s au plur.
PORTE- CARABINE, s. m. .^.Portemousqueton.
PORTECHAPE. s. m. Celui qui porte ordinairement la chape dans une église. Prend le pluriel.
PORTECHOUX. s. m. Petit cheval convenable à un jardinier pour porter les légumes au marché.
PORTE - CLEFS, s. m. Valet de .prison qui porte les clefs. | Clavier.
PORTECOLLET. s. m. Pièce de carton ou de baleine, couverte d'étoffe, qui sert à porter le collet ou le rabat. Prend le signe du pluriel.
PORTECRATON. s. m. Instrument d'or, d'argent, de cuivre, etc., dans lequel on met un crayon, pour s'en servir plus commodément. Prend le signe du pluriel.
POKTE-CROIX. s. m. Celui qui porte la croix devant le pape, devant un légat, devant un arche\îquo. | Se dit De ceux qui portent la croix aux processions.
PORTE-CROSSE, s. m. Celui qui porte la crosse devant un évêque. | Cette espèce de petit fourreau de cuir qui est attaché par une courroie aux selles de cavalerie, vers le flanc droit du cheval , et dans lequel entre le bout de la carabine ou du mousqueton. Sans s au plur.
PORTE-DIEU. s. m. Le prêtre qui, dans une paroisse , est chargé , spécialement de porter le viatique aux malades. Sans s au plur.
PORTE-DRAPEAU, s. m. Celui qid porte
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le drapeau dans un corps d'infao'erie. Sans
li r au plur.
I PORTE-ENSEIONÏ. s. m. C'est ainsi
' qu'on appelait autrefQis Le Porte drapeau. Sans j au plur.
PORTE-ÉPÉE. s. m. Morceau »i^ cuir ou d'étoffe qu'on attache à la ceintiu-e le la culotte , pour porter l'épée. Sans s au plur,
PORTE -ÉTENDARD, s. ra. r.elui qui porte l'étendard dans un corps de «avalerie. I Pièce de cuir attachée à la selle . pour appuyer le bout d'en bas de l'étendurd. Sans s au plur.
PORTE-ÉTRIERS. s. m. pi. Courroies attachées sur le derrière des panneaux de la selle , et servant . à trousser ou relever les étriers quand on a mis pied à te-re, pour que le cheval ne se prenne pas le> piedi dedans en chassant les mouches. Ou dit aussi Trousse-eCriers.
PORTE-ÉTRIVIÈRES. s. m. }>1. Anneaux de fer carrés placés aux deux \;ôtés de la selle , le plus près de la poinip Je l'arçon qu'il est possible, et dans lesqtiel? passent les étrivières.
PORTEFAIX., s. m. Celui dout le métier est de porter des fardeaux.
PORTE-FER. s, m. Espèce d'étui placé sur le côté des selles de cavalerie, r' destiné à contenir un fer de cheval tout préparé. Sans s au plur.
PORTEFEUILLE, s. m. Carton plié en deux , et servant à renfermer des papiers , des dessins, etc. Il se fait aussi des p<.rtefeuilles de maroquin, d'étoffe, etc. l'»^d le signe du pluriel, j Le titre, les foti-fions de ministre, j Ministre à portefeuille . ^eli/i qui a un déparlemeni. | Se dit en parla irt Des effets publics ou commerciaux, ;<ar nyposition aux biens-fonds. | Se dit en j-arlant Des ouvrages manuscrits, à la différer^ce de ceux qui sont publiés. | Une collectioa de dessins ou d'estampes reafermée dans un ou plusieurs portefeuilles.
PORTE-HACHE, s. m. L'étui d'une hache de sapeur ou de cavalier. Sans s au plur.
PORTE -iMALHEUR. s. m. Ce à quoi une crainte superstitieuse fait attacher de.> idées funestes, et qu'elle fait regarder comme un présage de revers , d'accident. Sans s au plur.
PORTEMANTEAU, s. m. Officier dont la charge était de porter le manteau du roi, ou des princes de la famille royale, quand ils sortaient, j Sorte de valise qui est de cuir ou d'étoffe. I Morceau de bois attaché à la muraille , et où l'on suspend des habits.
PORTE-MONTRE, s. m. Coussinet plat et enjolivé, contre lequel on suspend une montre. | Petit meuble de bois ou de métal , en forme de pendule, où Ton peut placer une montre de manière que le cadran seul paraisse. Sans s au plur. | Porte-mo^ïtres , avec un J , se dit, che^ ks Horlogers, D'une
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petite armoire vitrée où ib exposent des montres.
PORTE-MORS. s. m. Se dit Des parties latérales de la bride qui s'étendent de la têtière au mors, qu'elles soutiennent.
PORTE- MOU CHETTES. s. m. Plateau de métal où l'on met les mouchettes.
PORTE - MOUSQUETON, s. m. Espèce de crochet ou d'agrafe qui est au bas de la bandouUère d'un cavalier, et qui l'aide à porter son mousqueton. Sans s au plur. | Se dit De petites agrafes faites de la même manière , qui sont aux chaînes et aux cordons de montre, et où sont suspendues la clef et les breloques.
PORTE-PAGE, s. m. Papier plié en plusieurs doubles, sur lequel on met une page de conjposition, après l'avoir liée avec un double tour de ficelle. Sans s au plur.
PORTE-PIERRE, s. m. Instrument de chirurgie fait en forme de portecravon, qui sert à porter la pierre infernale. Sans s au plur.
PORTE - RESPECT, s. m. Arme qu'on porte pour sa défense, et qui impose. Marque extérieure de dignité. | Personne grave et sérieuse dont la présence impose, et oblige à une certaine retenue. Fam. et sans s au p^ur.
PORTE-TAPISSERIE, s. m. Châssis de bois qu'on élevé au haut d'une porte, et sur lequel la tapisserie s'étend pour tenir heu de portière. Sans s au plur.
PORTE-TRAIT, s. ra. Courroie pliée en deux , qui sert à soutenir les traits des chevaux attelés.
PORTE- VENT. s. m. Tuyau de bois , qui porte le vent des soufflets dans le sommier de l'orgue. Sans s au plur.
PORTE- VERGE, s. m. Bedeau qui porte une baguette ou une verge devant le curé, devant les marguilliers. Sans s au plur.
PORTE-VIS. s. m. Pièce Je métal sur laquelle porte la tête des vis qui servent à fixer la platine d'un fusil, d'un pistolet, etc.; n. autr. Contre-platine.
PORTE- VOIX. s. m. Sorte d'instrument en forme de trompette , pour porter la voix au loin.
PORTEITR , EUSE. s. Celui , celle dont le métier ordinaire est de porter qq. fardeau I Un de ces hommes par qui l'on se fait porter dans une chaise. | Porteur, porteuse d'eau. Celui, celle qui porte de l'eau dans les rues, dans les maisons. 1 Homme chargé de rendre une lettre, j Un hillet au porteur. Un billet sur lequel, sans désigner personne en particulier, on promet de payer à celui qui en sera le porteur. | Porteur de paroles , Celui qui est chargé de faire une proposition de la part d'un autre. | Le cheval sur lequel est monté le postillon qui conduit une voiture à plusieurs chevaux. ( — en-ze.)
PORTIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui a le soin d'ouvrir, de fermer et de garder la
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principale porte d'une maison. | Adj,, Le frère portier. Le frère convers , qui a le soin d'ouvrir et de fermer la porte. | L'ordre de portier. Le moindre des quatre ordres mineurs. (Por-tié.)
PORTIÈRE, s. f. Ouverture du carrosse , de la voiture , par où l'on monte et l'on descend. I L'espèce de porte qui sert à fermer cette ouverture. | Espèce de rideau qu'on met devant une porte, pour empêcher le vent, ou par ornement.
PORTIÈRE, s. f. Vache portière , brebis portière, Yache, brebis qui est en âge de porter des petits, ou qui en a déjà porté.
PORTION, s. f. (Portio.) Partie d'un tout divisé , ou considéré comme tel. | Portion 'virile. Celle qui revient à chaque héritier dans une succession également partagée. | Certaine quantité de pain, de viande, etc., qu'on donne , dans les repas , à chacun en particulier. (Por-sion.)
PORTIONCULE. s. f. {Portiuncula.) Petite portion. Peu usité. ( Por-si-on-cu-le [c m.].)
PORTIQUE, s. m. (Porticus.) Galerie ouverte, dont la voûte ou le plafond est soutenu par des colonnes, par des arcades. | L'école, la doctrine du philosophe Zenon. ( Por-tic-e. )
PORTOR. s. m. Sorte de marbre noir, marqué ,de grandes veines jaunes qui imitent l'or.
PORTRAIRE. V. a. Tirer la ressemblance, la figure d'une personne au naturel, avec le pinceau , le crayon , etc. (Vi.) (Por-trè-re.)
PORTRAIT, s. m. Image , ressemblance d'une personne , faite avec le pinceau , le burin, le ciseau, etc. ( La description qu'on fait de l'extérieur ou du caractère d'une personne. I La description de toute sorte d'objets. (Por-trè. )
PORTRAITURE, s. f. Portrait. (Vi.) | Livre de portraiture. Livre qui enseigne à dessiner toutes les parties du corps humain, (Por-trë-tu-re. )
PORTULAN, s. m. Ancien livre qui contient le gisement et la description des ports de mer et des côtes , qui indique la direction des courants et des marées , etc.
POSAGE. s. m. Le travail et la dépense qu'il faut faire pour poser, pour mettre en place certains ouvrages. (Po-za-je. )
POSE. s. f. Action de poser une pierre, de la mettre en place dans une construction. I Certain nombre de soldats qu'on va mettre en faction. | Caporal de pose. , Celui qui est chargé de poser et de relever les sentinelles. [Attitude, se dit Des pantomimes , des danseurs, et des personnes d'après lesquelles on peint, on sculpte, etc. (Po-ze.)
POSÉ, ÉE. adj. Rassis, grave. (Po-zé.)
POSÉMENT, adv. Doucement, modérément , sans se pcesser. (Po-zé-man.)
POSER. ▼. a. (Positum.) Placer, mettre
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sur qq. ch. | Poser les armes , Mettre les armes bas , se rendre. | Faire la paix ou une trêve. I Mettre dans le Heu , dans la situation convenable. | Mettre, fixer une pierre, une poutre, une colonne, une statue, etc., à la place qu'elle doit occuper. | Poser à sec , Construire sans mortier. Poser à cru. Élever sans fondation une charpente , un piher, un étai. | Établir. | Poser une question , La fixer, la préciser. | Se dit, vulg.. Des chiffres qu'on met au-dessous de chaque colonne d'unités, de dizaines, de centaines, etc., dans l'opération de l'addition, j Attaquer un son avec fermeté et sûreté. | Y. n. Être posé , appuyé sur qq. ch. | Prendre une certaine attitude pour se faire dessiner, pour se faire peindre, — Pour produire de l'effet. | Cela posé , il s'ensuit , Cela étant accordé , étant supposé , il s'ensuit. (Po-zé.)
POSEUR, s. m. Celui qui, dans un bâtiment , pose les pierres ou en dirige la pose. \ Poseur de sonnettes. Celui qui pose des sonnettes. (Po-zeur.)
POSITIF, lYE. adj. (Positifus.) Certain, constant, assuré. | Un esprit positif , Qui aime l'exactitude , qui recherche en tout la certitude et la justesse. | Se dit par opposition à Négatif, I Le droit positif humain , Ce qui est établi par les lois et par les coutumes des hommes. — Droit positif , Discipline de l'Église, lois ecclésiasiques. (Po-zi-tif.)
POSITIF, s. m. Le premier degré dans les adjectifs et dans les adverbes qui admettent comparaison. Adj, Le degré positif.
POSITIF, s, m. Petit buffet d'orgues qui est au devant du grand orgue , et qui en est séparé.
POSITION, s, f. (Positio.) Lieu , point où une chose , une personne est placée ; manière dont elle est placée , situation. | Se dit Des points de doctrine contenus dans les thèses. j L'assiette du cavaher , la manière dont il est placé à cheval. | Se dit Des différentes manières de poser ses pieds, l'un par rapport à l'autre. | Terrain choisi pour y placer un corps de troupes destiné à qq. opération militaire. I Situation, (Po-zi-sion.)
POSITIYEMENT. adv. D'une manière sûi'e, certaine. | Précisément. ( Po-zi-ti-veman,)
POSPOLITE. s, f. Nom donné a la noblesse de Pologne, assemblée en corps d'armée.
POSSÉDER. V. a. (Possidere.) Avoir entre ses mains , en son pouvoir . | Se dit Des emplois , des honneurs , des bonnes qualités, | Fam., Posséder qqn, , L'avoir chez soi, jouir de sa présence, f Posséder l'esprit de qn7i. , En être maître , le gouverner à son gré. | Savoir bien une chose, en avoir une parfaite connaissance. | Posséder son sujet , l^e connaître à fond et de manière à le traiter dans toute son étendue. | Se dit Des passions , des sentiments qui maîtrisent l'âme, qui l'agitent et régarent. | Pron,, Être maître de son esprit,
POS
deses passions , deses mouvements. ] Possédé , subst. , Homjne dont le démon s'est emparé. (Po-sé-dé.)
POSSESSEUR, s. m. '(Possessor.) Celui qui possède qq. bien, qq. héritage, etc. (Posë-sèur.)
POSSESSIF, adj. m. {Possesshus.) Pronom possessif, adjectif possessif , Qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. (Po-së-sif.)
POSSESSION, s. f. (Possessio.) Jouissance, liberté, faculté actuelle de disposer ou de jouir d'un bien. | Possession d'état, Notoriété qui résulte d'une suite non int^-rompue d'actes faits par la même personne en une même uualilé. ] Se dit Des terres possédées par un Etat ou par un particulier. | Absol., La jouissance de certains plaisirs, de certaines choses ({u'on a recherchées avec ai'deur. | Etre en possession de faire qq. ch. , En avoir la liberté, en avoir l'habitude. | L'état d'un homme qu'on dit possédé par le démon. (Po-së-sion.)
POSSESSOIRE. s. m. (Possessorius.) La possession d'un bien immobilier. | Adj. fém. Action possessoire , Celle par laquelle on tend à être maintenu ou réintégré dans la possession. (Po-së-soua-re.)
POSSIBILITÉ, s. f. {Possibilitas.) QuaUté de ce qui est possible. (Po-si-bi-li-té.)
POSSIBLE, adj. des 2 g. {Possibilis.) Qui peut être, ou qui peut se faire. ( Subst. m. Les bornes du possible. Fam. (Po-si-ble.)
POSTCOMMUNION, s. f. {Post, communia.) Oraison que le prêtre dit à la messe , immédiatement après la prière appelée Communion. (Post-co-mu-nion.)
POSTDATE, s. f. Date fausse et postérieure à la vraie date d'un acte, d'une lettre , etc.
POSTDATER, v. a. Dater une lettre, un acte, d'un temps postérieur à celui où la lettre a été écrite, où l'acte a été fait.
POSTE, s. f. {Positus.) Établissement de chevaux , placé de distance en distance, pour le service des personnes qui veulent voyager avec célérité, f La manière de voyager avec des chevaux de poste. | Fam., Courir la poste. Marcher trop précipitamment, lire ou écrire trop vite , etc. | La maison où sont les chevaux qu'on va prendre pour courir la poste. I Une mesure de chemin fixée communément à deux lieues. | Poste royale , Poste qui se paye double à l'entrée et à la sortie de certaines villes principales, et des lieux où est la cour. I L'exercice qu'on fait en courant la poste à cheval, j Établissement formé et dirigé par le gouvernement pour le transport des lettres d'un pays , d'un lieu à un autre. jLe courrier qui porte ies lettres. | Petite poste , Celle qui porte les lettres dans la ville et dans la banlieue. | La maison, le bureau où l'on porte les lettres (jui doivent être envoyées , et où sont distribuées celles qui arrivent. | À postk. loc. adv. À certains ter-
POS
mes différents dont on est convenu. (Vi.) | À SA POSTE, loc. adv. À sa disposition , à sa convenance. (Vi.)
POSTE, s. f. Se dit De certains petites balles de plomb dont on charge un fusil « un pistolet, etc.
POSTE, s. f. T. d'archit. F. Postbs.
POSTE, s. m. (Positus.) Lieu où un soldat, un officier est placé par son chef; lieu où l'on a plaoi des troupes, ou qui est propre à en recevoir, pour une opération militaire. I Un corps de garde. [ Les soldats placés ou destinés à être placés dans un poste. | Se dit De toute sorte d'emplois et de fonctions, j Être à poste fixe dans un lieu , Y être à demeure , y être sédentaire. | Être à son poste. Être où le devoir exige que l'on soit.
POSTER. V. a. Placer qqn. en qq. endroit. I Placer qqn. ou qq. corps dans un lieu , afin qu'il garde le poste où on l'a mis, ou qu'il observe ce qui se passe, ou qu'il puisse combattre avantageusement , etc.
POSTÉRIEUR, EURE. adj. {Posterior.) Qui suit, qui est après dans l'ordre des temps. I Qui est derrière. | Postérieur. subst. Le derrière. Fam.
POSTÉRIEUREMENT, adv. de temps.
Après. ( — re-man.)
POSTERIORI (À) T. lat. De ce qui suit, de ce qui est postérieur. Raisonner à posteriori , Prouver la vérité ou la fausseté d'une proposition d'après les conséquences vraies ou fausses qui en sortiraient nécessairement. (A-pos-té-ri-o-ri.)
POSTÉRIORITÉ, s. f. État d'une chose postérieure à une autre.
POSTÉRITÉ, s. f. coll. (Posteritas.) Suite de ceux qui descendent d'une même origine. I Tous ceux qui viendront ou qui sont venus après une certaine époque.
POSTES, s. f. plur. Ornement d'architecture , de peu de relief , qu'on place ordin. sur les plinthes, et qui est une sorte d'enroulements courants. (Pos-te.)
POSTFACE, s. f. (Post, facere.) Avertissement placé à la fin d'un hvTe. (Postfa-se.)
POSTHUME, adj. des 2 g. et subst.
{Posthumus.) Qui est né après la mort de son père, f Adj. Se dit D'un ouvrage qui paraît , pour la première fois , après la mort de l'auteur. (Pos-tu-me.)
POSTICHE, adj. des 2 g. (Poslicus.) Fait et ajouté après coup. | Des dents postiihes , De fausses dents. | Qui ne con\ient point au lieu où il est placé. | Se dit D'un homme qui tient momentanément la place d'un autre,
POSTILLON, s. m. Homme attaché au service de la poste aux chevaux, pour conduire les voyageurs. | Celui qui monte sur un des chevaux de devant d'un attelage, qui mène les chevaux attelés à une voiture. | Au trictrac, Chacun des marqués qu'un joueur
POT
fait par delà la moitié du nombre de marqués convenu pour la partie. | (11 m.)
POSTSCÉNIUM. s. m. T. lat. La partie du théâtre des anciens qui était située derrière la scène , et où les acteurs attendaient l'instant de paraître. (Post-sé-ni-o-me.)
POST-SCRIPTUM. s. m. Mot lat. Ce qu'on ajoute à une lettre après la signature , et qu'on marque ordin. par ces deux lettres, P. S. (Post-scrip-to-me.)
POSTULANT, ANTE. s. Celui , celle qui demande, qui recherche avec beaucoup d'instance. | Celui ou celle qui demande à être admis dans une maison religieuse. | S. et adj. Se disait Des avocats et des procureurs qui s'adonnaient à l'exercice de leur état; — Des procureurs, des avocats, et même des praticiens sans titres, qui plaidaient dans les justices inférieures.
POSTULATION, s. f. {Postulatio.) Action de postuler, d'occuper pour une partie, devant un tribunal. ( Se dit Lorsqu'un chapitre voulant promouvoir à qq. dignité un prélat à l'élection duquel il y a un empêchement canonique, ceux qui ont droit d'élire s'adressent au supérieur ecclésiastique , afin qu'il accorde une dispense. ( — la-sion.)
POSTULER. V. a. {Postulare.) Demander avec instance, insister pour obtenir qq. ch. I V. n. Se dit D'un avoué qui occupe pour une partie, et qui fait tous les actes de procédure nécessaires à l'instruction de l'affaire.
POSTURE, s. {. {Positura.) État, situation où se tient le corps ; manière dont on tient son corps, sa tête, ses bras, ses jambes , etc. I Danses de postures , Celles où les danseurs affectent certaines postures bizarres. I L'état où est qqn. par rapport à sa fortune.
POT. s. m. {Potare.) Yase de terre ou de métal servant à divers usages. | Suivi de la prép. à , exprime la destination du vase ; et sui^'i de la prép. </e, il en exprime l'usage actuel. I Pot de chambre , Vase dont on se sert pour les besoins naturels. | Mesure qui contient deux pintes. | Le pot , la marmite où l'on met bouillir la viande. | Cuiller à pot. Grande cuiller de bois ou de métal
rii sert à prendre du bouillon dans le pot. Pot-au-feu, La quantité de viande destinée à être mise dans le pot. \Pot pourri. Différentes sortes de viandes assaisonnées et cuites ensemble avec diverses sortes de légumes. — Diverses sortes de fleurs et d'herbes odoriférantes mêlées ensemble dans un vase. — Morceau de musique , composé de différents airs connus, — Chanson dont les couplets sont sur différents airs. — Fam., Livre ou autre ouvrage d'esprit, composé de divers morceaux assemblés sans ordre, et le plus souvent sans choix. | Tourner autour du pot , User de détours inutiles , au
POT
lieu d'aller au fait. | Découvrir le pot aux roses. Découvrir le fin, le mystère de qq* affaire secrète. | Sœurs du pot, Filles qui vivent en communauté, et qui soignent les malades. | Pot-dc-^in, Ce qui se donne par manière de présent au delà du prix qui a été convenu pour un marché. | Pot a feu, Pièce de feu d'artillerie , faite en forme de pot , et remplie de fusées. — Pot de fer rempli d'artifices, et dont on se sert dans les sièges. Gros lampion , falot. | Casque , habillement de tête d'un homme de guerre. (Vi.) (Pô.)
POTABLE, adj. des 2 g. {Potabilis.) Qui se peut boire , qu'on peut boire sans répugnance. I Or potable , De l'or rendu liquide et qu'on peut boire.
POTAGE, s. m. ( Potare. ) Aliment fait de bouillon et de tranches de pain , ou de qq. autre substance alimentaire. ] Pour tout POTAGE, loc. adv. et fig. Pour toute chose. (Po-ta-je.)
POTAGER, s. m. Jardin destiné pour v cultiver toutes sortes d'herbages, de légumes et de fruits. | Sorte de foyer élevé , qui est pratiqué dans une cuisine pour y dresser les potages, et pour faire les ragoûts. I Pot de terre ou d'étain dans lequel on porte à dîner à certains ouvriers. (Po-ta-jé.)
POTAGER, ÈRE. adj. Jardin potager.
Jardin destiné à la culture des légumes ; Herbes, plantes, racines potagères. Herbes , etc., dont on se sert pour le potage ; celles que l'on cultive dans un potager.
POTASSE, s. f. {Potascbe , ail.) Matière solide, blanche, très-caustique, qui n'est que l'oxide de potassium ordin. uni à l'eau, et que les chimistes emploient comme réactif. I Substance alcaline qui résulte d'un mélange de carbonate de potasse, de sulfate de potasse , et de chlorure de potassium, et que l'on extrait, par lixiviation et évaporation, des cendres de bois ou de plantes non marines. (Po-ta-se.)
POTASSIUM, s. m. Substance métallique qui est la base de la potasse pure. (Pota-si-o-me.)
POTE. adj. f. Main pote. Main grosse ou enflée , et dont on ne saurait s'aider que malaisément. Fam.
POIEAU. s. m. (Postellum,'h.l.) Pièce de bois de charpente, posée debout. | Poteau cornier. Celui qui est à l'encoignure de deux pans de bois. | Grosse et longue pièce de bois posée droit en terre , et servant à divers usages. (Po-tô.)
POTÉE, s. f. Ce qui est contenu dans un pot. I Une potée d'enfants , Un grand nombre d'enfants.
POTÉE, s. f. Oxyde d'étain ; étain calciné qui sert à polir. ] Potée d'émeri, La poudre qui se trouve sur les meules qui ont servi pour tailler les pierreries. | Composition préparée avec de l'argile , de la fiente de
POT
cheval et de la bourre, qui sert a former un moule.
POTELÉ, tE. adj. Gras et plein. Se dit De la charnure des enfants et des jeunes personnes.
POTELET. s. m. Se dit De petits poteaux qui servent principalement à garnii' des pans de bois. (Po-te-lë.)
POTENCE, s. f. Assemblage de trois pièces de bois ou de fer, dont une est posée verticalement, une autre est mise dessus en travers, et la 3" est cp.tce dans celle qui est verticale , et soutient l'extrémité de celle qui est en travers. | Le gibet, l'instrument servant au supplice de ceux que l'on pend. I Le supplice même, | T. de man., Le morceau de bois où pend la bague. | Mesuie
2ui sert à juger de la bauteur, de la taille es hommes et des chevaux. | Sorte de béquille ou de bâton en forme de T , dont un homme faible ou estropié se sert pour marcher, en le mettant sous son aisselle, et s'appuyant dessus. | Table en potence , Table longue, vers l'un des bouts de laquelle il y en a une autre qui est en travers. (Potan-se.)
POTENTAT, s. m. {Potentatus.) Celui qui a la ]Mjissance souveraine dans un grand État.(Po ;aîi-ta.)
POTENTIEL , ELLE. adj. {Potenûa,) Se dit Des remèdes qui, quoique très-énergiques , n'agissent que qq. temps après leur application, j Particule potentielle. Nom que l'on donne dans la gramm. grecque à la particule (XV , parce qu'elle indique que l'action du verbe auquel on la joint est considérée comme possible, douteuse. (Po-tan-si-ël ; ë-le.)
POTERIE, s. f. Toute sorte de vaisselle de terre ou d'étain. | Se dit De ces espèces de pots qu'on emploie qqf. dans la construction des voûtes et des planchers , etc. { Une chausse d'aisance ou une descente faite avec des tuyaux de terre cuite ajustés bout à bout.
POTERNE, s. f. {Posterna , b. 1.) Fausse porte, galerie souterraine, ménagée pour faire des sorties secrètes, et qui communique de l'intérieur d'une place ou d'un ouvrage, dans le fossé de cette place ou de cet ouvrage. (Po-tër-ne.)
POTIER, s. m. Celui qui fait, qui vend des pots et de la vaisselle de terre. | Potier d'étain , Celui qui fait , qui vend toute sorte de vaisselle d'étain. (Po-tié.)
POTIN, s. m. Mélange de cuivre jaune et de qqs. parties de cui\Te rouge. Sorte de cuivre formé des lavures que donne la fabrication du laiton , et auxquelles on mêle du plomb ou de l'étain. Le premier se nomme ordin. Potin Jaune, et le second Potin gris.
POTION, s. f. {Potio.) Remède qui s'administre sous forme liquide, et qu'on ne boit ordin. qu'a petite dose. (Po-sion.)
POU
POTIRON, s. m. Espwe de citrouille ronde.
POTRON-JAQUET ou POTRON-MI NET. s. m. Dès le potron-jaquet , dès le potron-minet , Dès la pointe du jour. Pop. ( — ^jac-e; — mi-në [c m.J.)
POU. s. m. Insecte parasite (jiu s'attache à plusieurs espèces d'animaux. ; Se dit Des insectes de ce genre qui s'attaclxui au corps de l'homme, et qui se tiennent dans les cheveux, dans les vêtements, etc.
POUACRE. adj. des i g. et subst. Vilain. Pop.
POUAH. Interj. lam. qui exprime le dégoûl. (Poua.)
POUCE, s. m. {Pollex.) Le plus gros »t le plus court des doigts de la main. | Fam., Serrer les pouces à qqn., Le contraindre par des menaces à dire ce qu'on veut savoir de lui. I Fam., Se mordre les pouces d'une chose, S'en repentir. | Pop., Jouer du pouce , Compter de l'argent pour faire un payement, I Mettre les pouces , Se rendre, céder après une résistance plus ou moins longue. | Fam., Manger, déjeûrier sur le pouce , À la hâte, sans prendre le temps de s'asseoir. | Mesure qui fait la 12* pai'tie d'un pied de roi, et qui se divise en 12 Ugnes. (Pou-se.)
POUCIER. s. m. Morceau de fer-blanc, de corne, de cui\Te ou d'autre matière, dont certains ouvriers se couvrent le pouce pour travailler. (Pou-sié.)
POU-DE-SOIE. s. m. Étoffe de soie, unie et sans lustre, dont le grain est gros comme celui du gros de Naples , et moins serré que celui du gros de Tours. Qqns. écrivent Pout-de-soie. ( — souae.)
POUDING, s. m. {Pouding, angl.) Mets composé ordin. de mie de pain , de moelle de bœuf, de raisin de Corinthe et autres ingrédients.
POUDINGUE, s. m. {Pouding, angl.) Concrétion formée d'un mélange de petits cailloux, réunis ensemble par un ciment pierreux aussi dur que les cailloux mêmes. (Pou-ding-e.)
POUDRE, s. f. {Pulvis.) Poussière, petites particules de terre desséchée, qui s'élèvent en l'air à la moindre agitation, au moindre vent. I Fam., Jeter de la poudre aux yeu», Imposer, éblouir par ses discours et par ses manières. | Mettre en poudre , Ruiner, détruire. I Se dit Des différents corps, des différentes substances solides qu'on a uroyées ou pilées , et réduites en molécules très-petites. | Se dit De divers médicaments, simples ou composée, qui sont sous la forme de poudre. ] Pop., Prendre la poudre d'escanipette. S'évader, s'enfuu-. j Pop., Poudre de perlimpitipin. Poudre sans efficacité que les charlatans débitent comme guérissant toute sorte de maux. | Ce qu'on met sur l'écriture pour la sécher, et pour empêclier qu'elle ne s'efface. | Se dit De l'aniidoii pulvérisé
POU
dont on se sert pour les cheveux. [ Mélange de salpêtre , de soufre et de charbon , qui s'enflamme aisément , et sert à charger les canons, les fusils, et autres armes à feu. I Poudre fulminante. On appelle ainsi Les poudres, autres que la poudre à canon, qui détonent par le frottement , par le choc ou par la chaleur, j // n'a pas inventé la poudre, se dit D'un homme sans esprit.
POUDRER. V. a. Courrir légèrement de poudre. | Poudré à blanc. Extrêmement poudré.
POUDRETTE. s. f. Matière fécale desséchée et mise en poudre, dont on se sert pour amender les terres. (Pou-drë-te)
POUDREUX, EUSE. adj. Couvert de poudre, de poussière. | Pied poudreux. Vagabond, homme de rien. — Soldat qui déserte de régiment en régiment. (Pou-dreu ; ze.)
POUDRIER, s. m. Celui qui fait de la poudre à canon. Peu usité. (Pou-drié.)
POUDRIER, s. m. Petite boîte de métal ou d'autre matière, percée en dessus de plusieurs petits trous, et qu'on emplit de poudre pour mettre sur l'écriture fraîche.
POUDRIÈRE, s. f. Lieu où l'on fabrique de la poudre à canon. | Magasin où l'on conserve de la poudre à canon. | L'ustensile où l'on met de la poudre à sécher l'écriture.
POUF. Le bruit sourd que fait un corps en tombant.
POUF. adj. invar, des 2 g. Se dit Des pierres qui, quand on les travaille, s'égrènent et tombent en poussière.
POUFFER, v. n. Fam., Pouffer de rire.
Éclater de rire involontairement. (Pou-fé.)
POUILLÉ. s. m. L'état et le dénombrement de tous les bénéfices qui sont dans une étendue de pays déterminée. (Pou-llé [11 m.].)
POUILLER. V. a. Dire des pouilles à qqn. (Pou-llé pi m.].)
POUILLES. s. f. pi. Reproches vifs et éclatants , mêlés d'injures. Fam. (Pou-Ile pi m.].)
POUILLEUX, EUSE. adj. et subst. Qui est sujet aux poux. ( Subst. masc. Homme de condition basse et misérable. (Poulieu'; ze.)
POULAILLER, s. m. Abri construit pour les poules, lieu où les poules se retirent la nuit, où elles pondent, où on les fait couver. (Pou-la-IIé pi m.].)
POULAILLER, s. m. Celui qui fait métier de vendre de la volaille. | Petite messagerie conduite par les coquetiers ou marchands d'œufs. I Mauvaise et vieille voiture.
POULAIN, s. m. {Pullus.) Nom qu'on donne au cheval depuis sa naissance jusqu'à trois ans. (Pou-lin.)
POULAIN, s. m. Nom vulgaire d'une tumeur des glandes inguinales, qui est ordin. causée par le virus vénérien, et qui s'appelle, en t. de méd. Bubon.
POULAINE. s. f. Assemblage de plusieurs
POU
pièces de bois formant une portion de cer* cle terminée en pointe, et faisant partie dé l'avant d'un vaisseau. | Souliers à la poU' laine, Chaussure à /longue pointe recourbée, qui a été fort à la mode en France. (Pou-lë-ne.)
POULAN. s. m. Ce que celui qui donne les carte» met au jeu de plus que les autres.
POULARDE, s. f. Jeune poule engraissée.
POULE, s. f. {Pullus.) Oiseau domestique, la femelle du coq. | Se dit Des femelles de plusieurs espèces de volatiles. | Fam., Cest une poulie mouillée. Homme qui manque de resolution et de courage. Poule laitée. Homme faible et sans vigueur. I Peau de poule, Peau qui n'est pas lisse, et qui a des elevures pareilles à celles qui sont sur la peau d'une poule plumée. | Fam,, Cela fait venir la peau de poule, la chair de poule. Cela fait frissonner. | Chacune des pièces du jeu qui servent à enfermer le renard. ] La quantité d'argent ou de jetons qui résulte de la mise de chacun des joueurs, et qui appartient à celui qui gagne le coup.
POULET, s. m. Le petit d'une poule. | Poulet de grain. Petit poulet qui est nourri avec du grain. | T. de caresse qu'on emploie en parlant à des enfants. Fém., Poulette. \ Billet de galanterie. (Pou-lë.)
POULETTE, s. f. Jeune poule. | Fam., Une jeune fille. (Pou-lë-te.)
POULEVRIN. s. m. {Pulvis.) Poudre fine pour amorcer le canon. | La Poire qui con» tient cette poudre. V. Pulveriw.
POULICHE, s. f. Se dit Des jeunes cavales jusqu'à trois ans. Autrefois on disait Poulaine ou Pouline.
POULIE, s. f. {Pull, angl.) Machine en forme de roue, dont la circonférence est creusée en demi-cercle, et sur laquelle passe une corde pour élever ou pour descendre des fardeaux.
POULIN, INE. s. V. Poulain et Por- 1.ICHE.
POULINER, v. n. Se dit D'une cavale qui. met bas.
POULINIÈRE, adj. Jument poulinière.
Cavale particulièrement destinée à produire des poulins.
POULIOT. s. m. Plante aromatique du genre des Menthes. (Pou-li-ô.)
POULPE, s. f. T. did. V. Pulpe.
POULPE, s. m. (Palpa.) Animal marin de la classe des Mollusques.
POULS, s. m. (Pulsus.) Mouvement des artères qui se fait sentir en plusieurs endroits du corps , et particulièrement vers le poigneL | Fam., Le pouls lui bat, se dit D'un homme qui a peur. [ Fam. , Tdter le pouls à (jqn. , Le pressentir sur qq. ch. (Pou.)
POUMON, s. m. (Pulmo.) Viscère renfermé dans l'intérieur de la poitrine , et qui est le principal organe nie la respiration.
POU
Chacune des deux parties qui forment cet organe, et qui sont séparées l'une de l'autre par le médiastin et parle cœur. j// a de bons poumons, La voix forte.
POUPARD. s. m. Enfant au maillot, Fam. I Espèce de poupée qui représente un enfant. (Pou-par.)
POUPART. s. m. Crustacé du genre des Crabes, dont la chair est estimée. (Pou-par.)
POUPE, s. f. (Puppis.) La partie de l'arrière d'un navire. | Fam., ^foir le 'vent en poupe. Être secondé et favorisé par les circonstances.
POUPÉE, s. f. {Pupa.) Petite figure humaine faite de bois, de carton , de cire , etc. , pour servir de jouet aux enfants. | Fam., Petite personne fort parée, fort ajustée. | La petite figure qui sert de but, dans les lieux où l'on s'exerce à tirer au pistolet. | Le paquet d'étoupe ou de filasse dont on garnit le fuseau. I Certaine manière d'entrer.
POUPIN, USE. adj. et subst. Qui a une toillette affectée. | Fam.
POUPON, s. m. Jeune enfant qui a le visage plein et potelé.
POUPONNE, s. f. Jeune fille qui a le visage pleia et potelé. | Se dit, fam., En signe d'amitié. (Pou-po-ne.)
POUR. Prép. {Pro.) Qui sert à marquer Le motif, ou la cause finale, ou la destination. | En considération de, à cause de. | Fam., Pour Dieu, Pour l'amour de Dieu, au nom de Dieu, I Moyennant un certain prix, en échange de. | Eu égard à, par rapport à. [Précédé des mots Assez et Trop, s'emploie dans les phrases qui expriment la suffisance ou l'excès. | En la place de, au lieu de. | Comme , de même que, en qualité de. | Au nom de , en faveur de, pour la défense de. | Envers , à l'égard de. ] Contre, | Marque Le rapport entre une chose qui affecte en bien ou en mal , et la personne qui en est ou qui en doit être affectée. I PoDR, précédé et suivi du même mot, marque: i* Comparaison. 2" Action réciproque. Rendre amour pour amour. 3° Correspondance exacte entre deux choses.
Traduire mot pour mot. | Joint à une expression qui marque le temps, signifie Pendant. | Indique L'époque à laquelle une chose s'est faite ou se fera. | Au commencement d'une phrase, signifie qqf. Quant à. I Joint avec l'infinitif des verbes, signifie souvent Afin de , en vue de , dans le dessein de. ( Quoique, bien que. | De quoi. [Joint avec le passé de l'infinitif des verbes, signifie qqf. À cause que. | Suivi de Que, se construit avec le subj. , et signifie Afin que. | Suivi de Que, s'emploie dans certaines plirases avec les adv. Assez et Trop, j Suivi de Que, a aussi le sens de Qq., adv. (Vi.) | Subst,, Soutenir le pour et le contre. | Pour peu QUE. loc. conj. Si peu que. | Pour lors. loc. adv. Alors.
POURBOIRE, s. m. Petite libéralité en
POU
signe de satisfaction. Fam. (Pour-boua-re.)
POURCEAU, s. m. (Porcelius.) Porc, co-.
chon. I Pourceau de mer. Nom vulgaire d'une espèce de dauphin appelé Marsouin. ( Pour-sô. )
POURCHASSER, v, a. Poursuivre, rechercher avec obstination, avec ardeur, Fam. (Pour-cha-sé.)
POURFENDEUR, s. m. Celui qui pourfend. Un grand pourfendeur de géants , un fanfaron, un faux brave. Fam, (Pour-fandeur. )
POURFENDRE, v. a. Fendre un homme de haut en bas d'un coup de sabre, de cimeterre. Fam. ( Pour-fan-dre. )
POURIR. V. n. et a. V. Pourrir.
POURISSAGE. s. m. V. Pourrissage.
POURISSOIR. s. m. V. Pourrissoir.
POURITURE. s. m. V. Pourriture.
POURPARLER. s. m. Conférence , abouchement entre deux ou plusieurs personnes.
POURPIER, s. m. Plante potagère à feuilles épaisses et à tige couchée. (Pour-pié.)
POURPOINT, s. m. La partie de l'ancien habillement français qui couvrait le corps depuis le cou jusque vers la ceinture. (Pourpouin, )
POURPRE, s. m. {Purpura.) Rouge foncé qui tire sur le violet. | Une des couleurs du blason ; se marque , en gravure , par des traits diagonaux, allant de l'angle gauche du chef à l'angle droit de la base. | Fém. Cette teinture précieuse qui se tirait autrefois d'un certain coquillage testacé , nommé Pourpre. \ L'étoffe teinte en pourpre qui était en usage parmi les anciens, ( La dignité souveraine, I Se dit Des premières magistratures de l'ancienne Rome, et de La dignité des cardinaux.
POURPRE, s. m. Maladie grave , qui se manifeste au dehors par de petites taches rouges qui viennent sur la peau.
POURPRÉ, ÉE. adj. De couleur de pourpre. I Fièvre pourprée , FièvTC qui est accompagnée de pourpre.
POURPRIS. s. m. (Proprius.) Enceinte, enclos ; ce qui enferme un lieu , un espace. (Vi.) (Pour-pri.)
POURQUOI, conj. Pour cpielle chose, pour laquelle chose. | Fam. , Demandez-moi pourquoi. Je ne sais pas pourquoi. | Adv. d'interrogation. Par quelle raison? | Le pourquoi et le comment. Fam. ( Pour-coua, )
POURRIR, v. n, ( Putrere. ) S'altérer , se gâter, se corrompre. | Faire pourrir un homme en prison , L'y tenir longtemps. | V. a. Altérer, gâter, corrompre. | Fam. , Un temps pourri, Un temps humide et malsain. | Pourri, subst. Cela sent le pourri. (Pon-riT.)
POURRISSAGE. s. m. Opération qui consiste à faire macérer les chiffons dans l'eau , pour faciliter leur trituration. ( Pouri-sa-je, )
POURRISSOIR, s. m. Le lieu où l'on fait
POU
poiurir et fermenter les chiffons. (Pou-rlsouar.)
POURRITURE, s. f. Corruption, état de ce qui est pourri. ( Pourriture d'hôpital^ Espèce de gangrène qui survient qqf. aux plaies et aux ulcères des malades qu'on traite dans les hôpitaux. (Pou-ri-tu-re.)
POURSUITE, s. f. Action de celui qui court après qqn. pour l'atteindre , pour le prendre. | Les soins qu'on prend, les diligences qu'on fait pour obtenir qq. ch. j Les démarches, les procédures qu'on fait pour obtenir le payement d'une créance, le redressement d'un grief, etc.
POURSUIT ANT. s. m. Celui qui brigue pour obtenir qq. ch. | Poursuivant d'armes, Gentilhomme qui s'attachait aux hérauts d'armes , et qui aspirait à leur charge. | T. de procéd. , Celui qui exerce des poursuites. Adj. , Créancier poursuivant. | Celui qui recherche une femme en mariage , qui prétend à sa main.
POURSUIVRE. V. a. Suivre qqn. avec vitesse dans le dessein de l'atteindre , de le prendre, j On le dit aussi Des animaux. | Persécuter, tourmenter, obséder, troubler. | Employer ses soins, faire ses diligences pour obtenir qq. ch. \Poursuivre une fille en mariage, La rechercher en mariage. (Vi.) | Continuer ce qu'on a commencé. | Agir contre qqn. par les voies de la justice. | Poursuivre un procès. Faire toutes les procédures, toutes les diligences nécessaires pour faire juger un procès.
POURTANT, adv. Néanmoins, cependant.
POURTOUR, s. m. Le tour, le circuit de certains objets.
POURVOI, s. m. Action par laquelle on attaque devant la cour de cassation un jugement rendu en dernier ressort , pour défaut de forme ou pour infraction à la loi. j Le recours à d'autres tribunaux , à d'autres autorités. ( Pour-voua. )
POURVOIR, v. n. (Providere.) (Se conj. c. F^oir, excepté au prétérit défini de l'indicatif. Je pourvus , il pourvut, nous pourvûmes , vous pourvûtes , ils pourvurent; au futur, Je pourvoirai; au condit. ^r^SQni, Je pourvoirais ; à l'imparfait du subj. , Que je pourvusse. ) Donner ordre à qq. ch. ; fournir ce qui est nécessaire, suppléer à ce qui manque, etc. I Pourvoir à un oénéfice , Le conférer, y nommer. | V. a., en parlant De bénéfices, d'emplois, a pour régime la nersonne à qui le bénéfice , l'office , l'emploi est conféré. | Munir, garnir. | Orner, douer. | Établir par un mariage, par qq. emploi, j Pron., Intenter action devant un juge , recourir à un tribunal , à une autorité. ( Pour-vouar. )
POURVOIRIE. s. f. Lieu où se gaident les provisions que les pourvoyeurs sont chargés de fournir. (Pour-voua-rie. )
POURVOYEUR, s. m. Celui qui est chargé
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de fournir à qqn. , à qq. maison , la viande ^ la volaille, le gibier et le poisson. (Pourvoua-ieur. )
POURVU. Conj. conditionnelle qui est toujours suivie médiatement ou immédiatement de Que. En cas , à condition.
POUSSE, s. f. Les jets, les petites branches que les arbres, les arbrisseaux poussent au printemps et au mois d'août. ( Pou-se.)
POUSSE, s. f. Maladie des chevaux , qui se manifeste par la gêne de la respiration et par l'irrégularité du mouvement des flancs.
POUSSE, s. f. T. collect. Ceux qui sont ordin. employés à mettre à exécution les contraintes par corps. (Vi. et pop.)
POUSSE-CUL. s. m. Se dit De certains agents subalternes qui aident à mener les gens en prison. (Vi. et pop.) ( — eu [c m.].)
POUSSÉE, s. f. Action de pousser, effet de ce qui pousse. | Pop., Donner la poussée à qqn. , PoursuivTC vivement qqn. , lui faire grand'peur. (Pou-sée.)
POUSSE-PIEDS, s. m. Nom vulgaire d'un genre de coquillage multivalve, n. autr. Anatife, parce qu'on a cru longtemps qu'il en pouvait naître des canards. (Pou-se-pié.)
POUSSER. V. a. ( Pulsare. ) Faire effort contre qqn. ou contre qq. chose, pour l'ôter de sa place. | Pousser les ennemis. Les faire reculer. | Faire avancer qqn. dans le monde , le faire monter en grade, lui faciUter les moyens de faire sa fortune, j Pousser un écolier, Lui faire faire des progrès, j Pousser un cheval, Le faire galoper à toute bride. | Pop., Pousser son bidet , Marcher rapidement vers la fortune. | Imprimer qq. mouvement à un corps , soit en le jetant , soit en le frappant. j Pousser la 'voix , Parler plus haut. (Vi.) | Former. | Porter plus loin , reculer. | Prolonger, étendre. | Porter, étendre. | Absol. et fam. , Poussez , Allez toujours , continuez, j Attaquer, offenser, choquer, presser. | Pousser qqn. à bout. Le mettre en colère, à force d'abuser de sa patience. — Le réduire à ne pouvoir répondre. | Engager fortement, induire, inciter. | Se dit Des arbres et des plantes, dont les racines, les branches, les fleurs, etc., croissent, se développent. | V. n. Se dit De tout accroissement qui a lieu dans les arbres et dans les plantes. | Se dit De la barbe, des cheveux, du poil, des ongles , etc. j Se dit Des terres , des voûtes , etc., qui font effort, par leur poids, contre les constructions destinées à les soutenir. | Ce tableau pousse au noir, Ses couleurs noircissent. I V. n. Se dit Des chevaux qui battent des flancs , lorsqu'ils ont la respiration difficile. [ l^in poussé, Vin gâté par une chaleur qui le fait fermenter hors de saison. (Pou-sé.) POUSSETTE, s. f. Jeu d'enfants, qui consiste à mettre deux épingles en croix l'une sur l'autre , chacun poussant la sienne à son tour; celle qui se trouve dessus gagne l'autre. (Pou-së-te.)
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POUSSIER, s. m. Le menu charbon, la poussière de charbon qui demeure au fond d'un bateau ou d'un sac de charbon. | La poussière de poudie à canon. | Se dit Des recoupes de pierre passées à la claie, qu'où mêle au plâtre pour carreler, afin d'empêcher que le plâtre ne bouffe. (Pou-sié.)
POUSSIÈRE, s. f. Terre réduite en poudre très-fine. | Poét. , Mordre la poussière , Être tué dans un combat. | Tirer qqn. de la nomsière , Le tirer d'un état bas et miséraole. (Pou-siè-re.)
POUSSIF , IVE. adj. Qui a la pousse. Se dit Des chevaux. | Subst. , Gros poussif, gros homme qui a qq. peine à respirer. Pop. (Pou-sif.)
POUSSIN, s. m. (Pulcinus.) Petit poulet nouvellement éclos. (Pou-sin. )
POUSSINIÈRE. s. f. Nom vulgaire de la constellation des Pléiades. (Pou-si-niè-re.)
POUSSOIR, s. m. Cylindre terminé par un bouton qu'on pousse pour faire sonner une montre à répétition. (Pou-souar.)
POUSSOLANE. s. m. F. Poxjzzolank.
POUÏ-DE-SOIE. s. m. K Pou-de-soie.
POUTRE, s. f. (Pulteirum, h. I.) Grosse pièce de bois équarri, qui sert à soutenir les solives ou les planches d'un plancher, et qu'on emploie aussi dans la construction des |)onts , des navires , etc.
POUTRELLE, s. f. Petite poutre. ( Poutrë-le. )
POUVOIR. V. n. {Pollere.) {Je puis ou je peux, tu peux, il peut ; nous pouvons , ils peuvent. Je pouvais. Je pus , il put; nous pûmes , ils purent. J'ai pu. Je pourrai. Je pourrais. Que je puisse. Que je pusse. Que j'eusse pu. Pouvant.) Avoir la faculté , être en état de. ] Au tricb-ac, Jan qui ne peut, se dit Lorsqu'on bat une dame ou le coin à faux, ou Lorsqu'une dame ne peut pas être jouée. 1 iV^'ert pouvoir plus , Etre dans un accablement causé , soit par la vieillesse , soit par la maladie , soit par la fatigue , la faim, etc. | S'emploie au subj. par une manière de vœu , de souhait. Puisse-t-il arriver bientôt ! \ Marque la possibilité de qq. événement, de qq. dessein. |y. a. Avoir l'autorité, le crédit , le moyen, la faculté, etc., de faire. ( Pou-vouar. )
POUYOni. s. m. Faculté de faire. En ce sens , il ne se dit qu'au sing. | Avoir une personne ou une chose en son pouvoir, L'avoir en sa disposition. | Avoir une chose en son pouvoir, La posséder, j Droit , faculté d'agir pour un autre , en vertu de l'ordre, du mandement qu'on en a reçu. | L'acte par lequel on donne pouvoir d'agir, de faire , etc. [Puissance, autorité, droit de commander.] Se dit Des personnes mêmes qui sont investies du pouvoir, de l'autorité politique. | Crédit, empire , ascendant. Ne se dit qu'au sing. j rapacité de faire une chose. | Au plur. , Le