RAI
blables aux grenouilles, dont les pattes postérieures sont fort longues, et dont les doigts sont terminés par une espèce de pelote visqueuse. (Rë-në-te.)
RAINETTE, s. f. V. Reinette.
RAINURE, s. f. (Radius.) Petite entaiilure faite en long sur l'épaisseur d'un mor- j ceau de bois ou d'une planche , pour y assembler une autre pièce, ou pour servir à une coulisse/ 1 Se dit Des cavités allongées, j en forme de fente, qui se remarquent à la surface des os, et dans lesquelles passent ou sont insérées différentes parties. (Rë-nu-re.)
RAIPONCE, s. f. {Rapuntium.) Plante, espèce de campanule, dont les racines, de même nom, sont blanches, tendres, et se ! mangent en salade. (Rë-pon-se.) j
RAIRE ou RÉER. v. n. Se dit Du cri du cerf. (Rè-re; ou Ré-é.)
RAIS. s. m. pi. Rayons, traits de lumière. (Poét. et Vi.) I T. de blas. Les pointes qui sortent d'une étoile, comme des rayons. | Se dit Des pièces qui entrent par un bout dans le moyeu de la roue, et par l'autre dans les jantes. En;çe sens, il a un singulier. I Rais de ccewr, Ornement en forme de cœur, propre à la paoulure appelée Talon. (Rè.)
RAISIN, s. m. {Racemus.) Le fruit de la vigne. (Rë-zin.)
RAISINÉ, s. m. Espèce de confiture hquide faite avec du raisin doux, auquel on ajoute qqfs. des poires ou des coings. (Rëzi-né.) ;
RAISON, s. f. {Ratio.) Faculté intellectuelle par laquelle l'homme connaît , juge et se conduit. | Perdre la raison. Tomber en démence. Se dit D'un homme qui fait une chose contraire à la raison. | Le bon sens, le bon usage de la raison , la sagesse, la jus tesse d'esprit. | Parler raison , Parler sagement, raisonnablement.' Devenir raisonable, accomniodant. | Être de raison, Ce qui n'existe que dans l'esprit:, dans l'imagination. I Avoir raison, Être fondé dans ce qu'on dit, dans ce qu'on fait. | Donner raison à qqn.. Prononcer en sa faveur, décider qu'il est fondé en ce qu'il dit ou en ce qu'il fait. | Entendre raison, Acquiescer à ce qui est juste et raisonnable, j Plus que de raison. Plus qu'il n'est raisonnable. | Satisfaction, contentement sur qq. ch. qu'on demande. 1 La réparation d'un outrage, d'un affront, j . Rendre rais'oh de qq. ch.. En rendre compte, en expliquer lès motifs les causes, j Rendre raison à qqn. , Se battre en duel avec lui, pour cause d'une offense. | Dans toutes les acceptions qui ])récèdent. Raison n'a point de pluriel. | Preuve .par discours . par argument. I Sujet, cause,, motif. | A plus forte raison, Avec d'autaitt, plus de sujet, par un motif d'autant plus fort. | Raison d\Éiat, raison de famille. Les considérations d'intérêt, par lesquelles on ,se conduit dans un
RAJ
tat, dans une famille, | Au plur., Les tities et prétentions qu'une personne peut avoir. ( Le rapport d'une quantité , soit étendue, soit numérique, à une autre quantité. | Les noms des associés rangés et énoncés de la manière que la société a déterminée pour signer les lettres missives, billets et lettres de change. ( La part d'un associé dans le fonds d'une société de commerce. ÇVi.) I À telle FiK QUE DE RAISON, loc. adv. Expnme qu'on fait une chose dans la pensée qu'elle pourra être utile, sans dire précisément à quoi. \ Fam., À tout événement. | Poua raison de QUOI. À cause de quoi. | À raison db, EN raison db. loc. prép. À proportion de, sur le pied de. | En raison de. Vu, en considération de. (Rë-zon.)
RAISONNABLE, adj. des 2 g. Qui est doué de raison , qui a la faculté de raisonner. Qui agit, qui se gouverne selon la raison, suivant le droit et l'équité. | Résigné. | En parlant Des choses, Conforme à la raison, à l'équité. | Qui est suffisant, qui est ce qu'il doit être, qui est convenable. | Qui est au-dessus du médiocre. (Rë-zo-na-ble.)
RAISONNABLEMENT, adv. Avec raison, conformément à la raison , à l'équité. | Suffisamment , convenablement. | Passablement, ou D'une manière au-dessus du médiocre.
(Rë-zo-na-ble-man.)
RAISONNEMENT, s. m. La faculté ou l'action de raisonner. | Se dit D'un argument, d'un syllogisme, des diverses raisons dont on se sert dans une question , dans une affaire. (Rë zo-ne-man.)
RAISONNER, v. n. Se servir de sa raison pour connaître, pour juger. | Chercher et alléguer des raisons pour éclaircir une affaire, une question, pour appnyec une opinion, etc. I Répliquer , alléguer des excuses, au lieu de recevoir docilemeut des ordres ou des réprimandes. | Se dit D'un bâtiment que l'on envoie reconnaître par la chaloupe, et qui est obligé de montrer ses passe-ports, et de rendre compte de sa route. î V. a. Appliquer le raisonnement à qq. ch.| Raisonné, ÉE. adj. Appuyé de raisons et de preuves. | Se dit De toute méthode ou traité qui rend raison des règles d'un art, d'une science. | Analyse raisonnée , Analyse accompagnée de réflexions. (Rë-zo-né.)
RAISONNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui raisonne, j Une personne qui fatigue, qui importune par de longs , par de mauvais raisonnements. I Celui qui, au heu de recevoir docilement les réprimandes qu'on lui fait ou les ordres qu'on lui donne , réplique et allègue beaucoup d'excuses bonnes ou mauvaises. I Adj., C'est une grande raisonneuse, j Se dit De certains personnages de comédie, dont le langage est ordin. celui de la morale et du raisonnement. (Rë-zo-neur; eu-/e.) RAJAH ou RAJA, s. m. Nom des prin ■
ces indous, qui étaient autrefois vassaux de l'empereur du Mogol. (Ra-ja.)
RAJEUNIR. V, a. (y«»'e/î/i.) Rendre jeune, rendre la jeunesse. | Rendre l'air de la jeunesse. I Fam., Faire la barbe. | V. n. Redevenir jeune, reprendre l'air et la vigueur de la jeunesse. | Pron., Se donner l'air jeune. \ Fam., Se dire plus jeune qu'on ne l'est réellement,
RAJEUNISSEMENT, s. m. Action de rajeunir; Étal de celui qui est ou paraît rajeuni, (Ra-jeu-ni-se-man.)
RAJUSTEMENT, s. m. Action de rajuster, ou Le résultat de cette action. ( — te-man.)
RAJUSTER. V, a. (Justus.) Ajuster de nouveau, raccommoder, remettre en bon état, I Se dit D'un mécontentement qu'on apaise; d'une brouillerie qu'on fait cesser. | Raccommoder son habillement, son ajustement qui a été dérangé.
RÂLE, s. m. Oiseau de rivage qui a le bec comprimé, la queue courte et les doigts allongés.
RÂLE. s. m. L'action de râler ; Le bruit qu'on fait en râlant,
RÂLEMENT. s. m. R.âle , action de râler. ( Râ-le-man. )
RALENTIR, v. a. ( Lentus. ) Rendre plus lent. jPron. , Devenir plus lent, moins actif. ( Ra-laa-tir. )
RALENTISSEMENT, s. m. Diminution de mouvement , d'activité, ( Ra-lan-ti-se-man. )
RÂLER, v. n. Rendre en respii-ant un son enroué, causé par la difficulté de la respiration.
RALINGUE, s. f. Cordage que l'on coud autour des voiles pour en renforcer les bords. ( Ra-ling-e. ) .,
RALINGUER. v. a. Garnir une voile de ses ralingues. | V. n. Mettre une voile à ra- Unguer , La mettre en ralingue. (Ra-ling-é [g m.],)
RALLIEMENT, s. m. Action des troupes qui, après avoir été rompues ou dispersées, se rassemblent. ( Ra-lî-man. )
RALLIER. V. a. ( Alligare. ) Rassembler, réunir, remettre ensemble. | Rallier un 'vaisseau. Le rejoindre. ( Ra-li-é. )
RALLONGE, s, f. Ce qui sert à rallonger une chose. (Ra-lon-je, ">
RALLONGEMENT,' s. m. Action de rallonger, ou Le résultat de cette action, (Ralon-je-man. )
RALLONGER, v. a. Rendre une chose plus longue en y ajoutant qq. pièce, qq. bout d'une chose à peu près semblable. (Ralon-jé. )
RALLUMER, v. a. ( Lumen. ) Allumer de nouveau. | Donner une nouvelle ardeur , une nouvelle force à qq. ch. ( Ra-lu-nié. )
RAMADAN ou RÂMAZAN. s. m. Mois que les mahométaus consacrent à un jeûîie qui est une espèce de carême.
RAMAGE, s. m. Rameau, brandioge.
Représentation de rameaux, de branchages, de feuillages, de fleurs, etc., sur une étoffe. ( Ra-ma-je. )
RAMAGE, s. m. Le chant des petits oiseaux. I Se dit, fam. , Du babil des enfants , et De certains discours dénués de sens.
RAMAGER. v. n. Se dit Des oiseaux qui font entendre leur ramage. (Ra-ma-jé. )
RAMAIGRIR. v. a. Rendre maigre de nouveau. | V. n. Reiomber dans le premier état de maigreur, redevenir maigre. ( Ramë-grir. )
RAMAS, s. m. Assemblage de diverses choses de peu de valeur. | Se dit aussi en parlant Des personnes. ( Ra-ma. )
RAMASSE, s. f. Espèce de traîneau guidé par un homme, et dans lequel les voyageurs descendent des montagnes où il y a de la neige. ( Ra-ma-se. )
RAMASSER, v. a. Faire un amas, un assemblage, une collection de plusieurs choses. I Réunir, assembler ce qui est épars. | Mamasser ses forces , Recueillir , réunir toutes ses forces pour qq. effort extraordinaire. ( Pron. , Se replier sur soi-même , se pelotonner. [Prendre, relever ce qui est à terre. I Ramasser une personne y Relever une personne qui est par terre; Se charger d'une personne qu'on a trouvée dans l'embarras, dans la misère. | Pop. , Maltraiter de coups ou de paroles. | Traîner dans une ramasse. | Ramassé, ée. adj. Épais , trapu, vigoureux. ( Ra-ma-sé. )
RAMASSEUR. s. m. Celui qui conduit une ramasse. ( Ra-ma-seur. )
RAMASSIS, s. m. Assemblage de choses ramassées sans choix. ( Ra-ma-si. )
RAMAZAN. s. m. V^oy. Ramadan.
RAMBOUR. s. m. Nom d'une espèce de pomme fort grosse, qui est un peu acide. ( Ran-bour. )
RAME. s. f. f Ramus. ) Petit branchage que l'on plante en terre pour soutenir des pois, des haricots, etc.
RAME. s. f. {Remus.) Aviron, longue pièce de bois dont on se sert pour faire voguer une barque, une embarcation, un bâtiment : la partie qui entre dans l'eau est plate, et celle que l'on tient à la main est arrondie. I Fam. , Être à la rame, Travailler beaucoup.
RAME. s. f. Vingt mains de papier mises ensemble.
RAMEAU, s. m. (Ramus.) Petite branche d'arbre. | Se dit Des diverses branches ou divisions des artères, des veines et des nerfs. [Se dit Des différentes branches d'une mine d'or, d'argent, etc. | Galerie de petite dimension , qui établit une communication entre une galerie principale et un fourneau de mine. | Se dit Des différentes sous-divisions d'une branche de la même famille. |. Se dit Des subdivisions d'une science, d'une secte. (Ra-mô.)
RAMÉE, s. f. ( Ramus. ) Assemblage de branches entrelacées naturellement ou de main d'homme. | Se dit Des branches coupées avec leurs feuilles vertes.
RAMENDER. v. n. Baisser, diminuer de prix. Pop. (Ra-man-dé.)
RAMENER, v. a. Amener de nouveau. I Remettre une personne dans le lieu d'où elle était partie, la faire revenir avec soi. | Se dit en parlant Des animaux. | Se dit en parlant Des choses. | Se dit encore en parlant Des choses qu'on amène d'un lieu à son retour , quoiqu'on ne les y ait pas menées. I Faire revenir. | Absol. , Ramener qqn., Le radoucir, le faire revenir de son emportement. I Faire renaître, rétablir. | Faire baisser le nez d'un cheval qui porte au vent. I Ce cheval se ramène bienj U porte bien sa tête. I Au jeu de la longue paume , Rechasser un coup de volée.
RAMENTEVOÏR. v. a. { Re , mente , videre. ) Remettre en mémoire, rappeler au souvenir. Se ramentevoir une chose. S'en souvenir. (Vi. ) ( Ra-man-te-vouar. )
RAMEQUIN, s. m. Espèce de pâtisserie faite avec du fromage. ( Ra-mec-in [c m. ]. )
RAMER, v. a. Soutenir avec des rames des pois ou qq. autre plante dont la tige a ^ besoin d'appui. | Boulets rames, Boulets composés de deux demi-globes de fer joints par une barre ou par une chaîne.
RAMER. V. n. Tirer à la rame. | Fam. , Prendre bien de la peine, avoir beaucoup de fatigue.
RAMEREAU. s. m. Jeune ramier. (Râme-rô.)
RAMETTE. s. f. T. d'imp. Châssis de fer qui n'a point de barre au milieu, et qui sert à imposer les ouvrages d'une seule page, grande ou petite , comme les placards , les affiches , les tableaux, etc. (Ra-më-te.)
RAMEUR, s. m. Celui qui tire à la rame.
RAMEUX , EUSE. adj. {Ramosus.) Qui a des rameaux. (Ra-meû ; ze.)
RAMIER, s. m. (Ramus.) Gros pigeon sauvage qui niche sur les arbres. — Adj. Pigeon ramier. (Ra-mié.)
RAMIFICATION, s. f. (Ramus , facere.) Production de rameaux , disposition des branches. | La division, la distribution d'une grosse veine, d'une artère, d'un nerf, en plusieurs moindres veines, etc., qui en sont comme les rameaux. | Se dit Des j-ameaux , des divisions mêmes d'une veine, d'une artère ou d'un nerf. | Se dit Des subdi\îsions plus ou moins nombreuses d'une science qu'on analyse. I Se dit en parlant D'une conspiration, d'un complot. ( — ca-sion.)
RAMIFIER (SE), v. pron. (Ramus, fucere.) Se partager, se diviser en plusieurs branches, en plusieurs rameaux. lise ditDea arbres, des artères, des veines, des nerfs, des mines, etc. | Se dit Des sciences, des sectes qui se partagent en plusieurs branche».