‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 548 sur 712 · RAN · texte numérisé non relu

RAN

forte et un goût désagréable, | Se dit Des confitures , quand elles sont trop vieilles. | Ce lard, cette huile sentie rance. (Ran-se.)

RANCHER. s. m. Sorte d'échelle; pièce de bois garnie de chevilles qui servent d'échelons. (Ran-ché.)

RANCIDITÉ. s, f. F. Rakcissdre.

RANCIO. adj. m. T. esp. Vin rancio, Vin d'Espagne qui, de rouge qu'il était, est devenu jaunâtre en vieillissant. (Ran-si-ô.)

RANCIR. V. n. Devenir rance. (Ran-sir.)

RANCISSURE ou RANCIDITÉ. s. f.

Qualité , état de ce qui est rance. (Ran-sisu-re ; ou Ran-si-di-té.)

RANÇON, s. f. (Redemptio.) Prix qu'on donne pour la délivrance d'un captif ou d'un prisonnier de guerre. | La composition en argent, moyennant laquelle un vaisseau de guerre ou un corsaire relâche un bâtiment marchand ennemi qu'il a capturé. (Ran-son.)

RANCONNEMENT. s. m. Action de rançonner. I L'action par laquelle on exige des choses un prix exorbitant. (Ran-so-ne-raan.)

RANÇONNER, v. a. Mettre à rançon.

I Se dit Des gens de guerre et autres qui exigent de force ce qui ne leur est point dû. | Exiger de qqn. plus qu'il ne faut pour qq. ch. , en se prévalant du besoin où il est, ou du pouvoir qu'on a sur lui. (Ran-so-né.)

RANÇONNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui rançonne, en exigeant plus qu'il ne faut pour le prix ou le loyer de qq. ch. dont on a besoin. (Ran-so-neur; eû-ze.)

RANCUNE, s. f. Ressentiment qu'on garde d'une offense. | [c m.]

RANCUNIER, 1ÈRE. adj. et subst. Qui garde sa rancune, qui est sujet à la rancune. Fam. (Ran-cn-nié [c. m.].)

RANDONNÉE, s. f. Tour ou circuit que fait autour du même lieu une bête qui, après avoir été lancée, se fait chasser dans son enceinte , avant de l'abandonner. | Fam. , Faire une grande randonnée, Marcher long-temps sans s'arrêter. (Ran-do-née.)

RANG. s. m. (Rand, ail.) Ordre , disposition de plusieurs choses ou de plusieurs personnes sur une même ligne. | Une suite de soldats placés à côté les uns des autres, | Être sur les rangs. Être en état , en passe , en concurrence pour parvenir à qq. charge , à qq, établissement , etc. j La place qui appartient , qui convient à chaque personne ou à chaque chose parmi plusieurs autres. | Le degré d'honneur qui convient à chacun selon sa naissance ou son emploi, | Se dit Des différentes classes de la société. | La place qu'une personne, qu'une chose tient dans l'estime, dans l'opinion des hommes. | Mettre au rang. Mettre au nombre. | En rang d'oignon, loc. adv. et fam. dont on se sert en parlant De plusieurs personnes qui sont rangées à côté les unes des autres. (Ran.)

RANGÉE, s. f. Suite de plusieurs chose» mises sur une même ligne, ( Ran-jée. )

RAP

RANGEE.. V. a. Mettre dans un certain ordre , dans un certain rang. | Ranger une chambre, etc., Mettre chaque chose à sa place dans une chambre. | AJbsol. et fam. , Ranger qqn. f Le soumettre, le réduire à faire ce qu'on exige de lui. | Mettre au nombre , mettre au rang. | Mettre de côté , détourner qqn. ou qq. ch. pour rendre le passage libre. | Se ranger du parti , du côté de ^^«. , Embrasser le parti de qqn. jPron. et fam. , Adopter une manière de vivre mieux ordonnée , plus régulière, j T. de marine. Passer auprès. | Le 'vent se range au nord, au sud,, etc.. Le vent commence à souffler du côté du nord, du sud, etc. (Ran-jé. )

RANIMEE.. V, a. {Re , animare.) Rendre la vie , redonner la vie. | Redonner de la vigueur et du mouvement à une partie qui est comme morte, | Réveiller les sens assoupis, faii'e revenir qqn. d'une espèce de langueur de corps ou d'esprit, I Redonner du courage. I Exciter, rendre l'activité , la vigueur, l'éclat.

RANULAIRE. adj. des 2 g. Se dit Des veines et des artères qui sont sous la langue. (Ra-uu-lè-re. )

RANULE. s. f. {Ranula.)T\imeuT œdémateuse qui vient sous la langue , auprès du frein ou du filet de cette partie. On la nomme aussi Grenouilîette.

RANZ. s. m. Leranz des vaches, Âir célèbre parmi les Suisses, et que leurs jeunes bouviers jouent sur la cornemuse en gardant le bétail dans les montagnes. (Rans.)

RAP ACE. adj. des 2 g. {Rapax.) Avide et ardent à la proie. | Fam. , Qui est avide et enclin à la rapine. | Se dit Des substances qui non-seulement se dissipent elles-mêmes par l'action du feu , mais encore qui contribuent à enlever les autres. (Ra pa-se.)

RAPACITÉ, s. f. {Rapacitas.) Avidité avec laquelle l'animal se jette sur sa proie. | L'avidité d'un homme qui s'empare du bien d'autrui. (Ra-pa-si-té.)

RAPATELLE. s. f. Toile de crin, qui sert à faire des tamis , des sacs. ( Ra-patë-le. )

RAPATRIAGE ou PvAPATRIEMENT. s.

m. Réconciliation. Fam. ( — tri -a- je, ou — tri-man. )

RAPATRIER, v. a. Réconcilier, raccommoder des personnes qui étaient brouillées. Fam.^

RÂPE. s. f. Ustensile de ménage, fait d'une plaque de métal hérissée d'aspérités, ordin. courbée , et clouée sur une planchette à manche, j Râpe à tabac , Râpe plate dont on se sert pour mettre en poudre du tabac. I Espèce de lime dont les sculpteurs et cer- 'iains ouvriers se servent.

PvAPE. s. f. Grappe de raisin de laquelle ious les grains sont étés. On dit aussi Raf^e. Au plur. j Les crevasses ou fenles transversales qui se forment au pli du genou d'un «heval, comme ies inalandres.

RAP

RÂPÉ. s. m. Raisin nouveau qu'on met i dans un tonneau pour raccommoder le vin ' quand il se gâte. | Le vin qui a passé par le râpé.^ '

RÂPER. V. a. Mettre en poudre avec la râpe. I User la surface d'un corps avec l'es- } pèce de lime appelée Râpe, pour dégrossir 1 cette surface, pour lui donner la forme qu'on j veut. I Fam. , Un habit râpé. Un habit usé ' jusqu'à la corde. |

RAPETASSER, v. a. Raccommoder giossièrement de vieilles hardes , de vieux meubles, y mettre des pièces. Fam. (Ra-pcta-sé. ) I

RAPETISSER, v. a. Rendre ou faire pa- j raître plus petit. | Y. n. Devenir plus petit, j î Pron., Se faire petit, s'abaisser. (Ra-peti-sé. ) ,

RAPIDE, adj. des 2 g. (Rapidus.) Se dit j D'un mouvement extrêmement vite, et De j tout ce qui se meut avec vitesse. [ Se dit Des choses qui se font avec une grande célérité, j Subst. m. Un courant rapide.

RAPIDEMENT, adv. Avec rapidité, d'une manière rapide. ( — de-man. )

RAPIDITÉ, s, f. {Rapîditas. ) Célérité, grande vitesse.

RAPIÉCER. V. a. Mettre des pièces à du linge, à des habits, à des meubles. (Ra-pié-sé. )

RAPIÉCETAGE. s. m. Se dit DeJ'action de rapiéceter, et Des choses rapiécetées. ( Ra-pié-se-ta-je. )

RAPIÉCETER. v. a. Mettre des pièces, mettre pièces sur pièces , mettre beaucoup de petites pièces à qq. ch. , pour le raccommoder. ( Ra-pié-se-té. )

RAPIÈRE, s. f. ( Rapier, ail. ) Yieille et longue épée. | Par raillerie, Une épée.

RAPINE, s. f. (Rapina.) Action de ravir qq. ch. par violence. | Ce qui est ravi par violence. I Pillage , volerie , larcin , concussion.

RAPINER. V. n. et a. Prendre injustement , et en abusant des fonctions , de l'emploi , de la commission dont on est chargé, j Fam.

R APPAREILLER, v. a. Rejoindre à une chose une ou plusieurs choses pareilles , lorsqu'elles manquent. ( Ra-pa-rë-llé [Il m.].)

RAPPARIER. V. a. Rejoindre à une chose une autre chose qui refasse la paire. | Se dit en parlant Des animaux domestiques qu'on a par paires. ( Ra-pa-ri-é. )

RAPPEL, s. m. Action par laquelle on rappelle. | Se dit De ceux qui ont été disgraciés ou exilés. | Manière de battre le tambour pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau. | Se dit Lorsqu'on accorde et que l'on paye à qqn. une portion d'appointements qui était restée en suspens, ou bien Lorsque, après avoir payé une somme à qqn. , il y a lieu, d'après une décision ou une vérification ultérieure, de lui payer qq. ch. de plus. (Ra-pël. )

RAP

IL^PPELER. V, a. Appeler de nouveau. | Faire revenir une personne qui s'en va, encore qu'on ne l'ait point déjà appelée. | Faire revenir qqn. d'un lieu où on l'avait envoyé pour y exercer certaines fonctions , pour y remplir un emploi. J Faire revenir ceux qui ont été disgracies, chassés ou exilés. I Faire revenir dans la mémoire. | Rappeler sa mémoire, Tâcher de se ressouvenir. I Battre le tamhour d'une certaine manière , pour rassembler une troupe , pour faire revenir les soldats au drapeau , ou pour rendre honneur à certaines personnes. (Rape-lé. )

RAPPORT, s. m. Revenu , ce que produit une chose. | Être en rapport, en plein rapport , se dit D'une propriété , d'un champ , etc. , qui rapporte , qui produit autant qu'on le peut désirer. | Récit, témoignage. I Se dit Du compte qu'on rend à qqn. de qq. ch. dont on est chargé. ( Se dit Des récits qu'on fait , par indiscrétion ou par malignité , de certadnçs choses qu'on a vu faire ou entendu dire. | L'exposition, le récit qu'un juge fait d'un procès devant les autres juges du même tribunal. I L'exposé dans lequel on rend compte d'un travail, d'un examen particulier fait par un comité, par une commission, j Le témoignage que rendent , par ordre de justice ou autrement, les médecins, les chirurgiens, ou les experts en qq. sorte d'art que ce soit. I Convenance , conformité , analogie. | L'accord, la correspondance plus ou moins exacte des diverses parties d'un tout. | L'espèce de liaison, de relation que certaines choses ont ensemble. | Se dit Des relations que les hommes ont entre eux. | La relation des choses à une fin, de leur tendance vers un but. I La relation que les mots ont les uns avec les autres , dans la construction. | La relation que deux grandeurs ou quantités ont l'une avec l'autre. | L'action par laquelle celui qui a reçu une somme , un bien , rapporte à l'hérédité, pour faire compte au partage. | Action par laquelle un coupable rapporte la somme qu'il a mal à propos portée en dépense. I Une vapeur incommode, désagréable, qui monte de l'estomac à la honc\xe.\ Terres de rapport, Terres qu'on est allé prendre dans un lieu , pour les apporter dans un autre. I Par rapport à. loc. prép. Pour ce qui est de , quant à ce qui regarde, j Par comparaison, en proportion de. (Ra-por. )

RAPPORT AELE. adj. des 2 g. Se dit Des choses que les héritiers en ligne directe doivent rapporter à la succession de leurs ascendants. ( Ra-por-ta-ble. )

RAPPORTER. V. a (/îe/>ortore.) Apporter une chose du Ueu où elle est au lieu où elle était auparavant. | Se dit en parlant Des choses qu'on apporte d'un lieu à son retour, sans les y avoir portées, j Se dit en parlant Des choses qu'on a enlevées , et qu'on apporte

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