RAT
allées, pour en ôter les cailloux, les feuilles* les herbes, etc.
RÂTELEUR. s. m. Homme de journée qu'on paye pour râteler des foins, des or ges, des avoines, etc.
RÂTELIER, s. m. {Rastelium.) Espèce de balustrade qu'on attache au-dessus de la mangeoire, dans les écuries, pour contenir le foin ou la paille que mangent les chevaux, les bœufs, etc. | Se dit De deux montants garnis de chevilles ou de crochets sur lesquels on pose des fusils, etc., ou bien De deux pièces de bois horizontales établies à trois ou quatre pieds l'une audessus de l'autre, et qui servent à placer les fusils verticalement, dans un certain ordre. I Les deux rangées de dents. (Râ-te-lié.)
RATER. V. n. Se dit D'une arme à feu qui manque à tirer , soit que l'amorce ne prenne point, soit que le coup ne parte pas I V. a. Se dit De celui dont l'arme rate au moment où il veut tirer. | Se dit, fam., D'un homme qui n'a pas réussi à qq. ch. qu'il avait entrepris.
RATIER, 1ÈRE. adj. et subst. Se dit D'une personne pleine de bizarreries, de caprices. Pop. (Ra-tié.)
RATIÈRE, s. f. Petite machine à prendre les rats.
RATIFICATION, s. f. Approbation, confirmation, dans la forme requise, de ce qui a été fait ou promis. | L'acte, l'écrit dans lequel la ratification est contenue. ( — ca-sion.)
RATIFIER, v. a. {Ratum , facere.) Approuver, confirmer ce qui a été fait ou promis.
RATINE, s. f. Étoffe de laine ou de drap croisé dont le poil est tiré en dehors , et frisé de manière à former comme de petits grains.
RATINER. V. a. Passer une étoffe, un drap à la machine à friser, pour en faire de la ratine.
RATION, s. f. (Ratio.) La portion journalière, soit de pain, soit d'autres vivres, soit de fourrage, qui se distribue aux troupes. I La quantité de pain ou de biscuit, de viande, de boisson, etc., qui se distribue chaque joui* à chaque homme de l'équipage. (Ra-sion.)
RATIONAL. s. m. {Rationale.) Morceau d'étoffe carré, que le grand-prêtre des Juifs portait sur la poitrine. (Ra-sio-nal.)
RATIONEL, ELLE. adj. (Rationalis.) Se dit De ce que l'on ne conçoit que par l'entendement. | Qui est raisonné, qui est fondé sur le raisonnement. (Ra-sio-nël ; ë-le.)
RATISSAGE, s. m. Action de ratisser.
(Ra-ti-sa-je.)
RATISSER. V. a. {Riidere.) Ôter, emporter, en raclant, la superficie de qq. ch., ou l'ordure qui s'est attachée dessus. (Rati-sé.)
S^o RAV
RATISSOIRE. s. f. Instrument de fer avec lequel on ratisse des allées, des degrés , une coiir, etc. (Ra-ti-soua-re.) ,
RATISSURE. s. f. Ce qu'on ôte en ratissant. (Ra-ti-su-re.)
RATON, s. m. Petite pièce de pâtisserie, faite avec du fromage mou en forme de tarte. (Vi.)
RATON, s. m. Petit rat. S'emploie fig.
Dans le langage familier des bonnes avec les enfants. | Quadrupède carnassier, du nouveau continent, qui est à peu près de la taille d'un blaireau, et qui vit à la manière des ours.
RATTACHER, v. a. Attacher de nouveau.
I Attacher. (Ra-ta-ché.)
RATTEmDRE. v. a. Rattraper. | Rejoindre une personne qu'on vient de quitter , et qui a pris les devants. (Ra-tin-dre.)
RATTRAPER, v. a. Reprendre, ressaisir.
I Rejoindre qqn. à qui on a laissé prendre les devants. ¥aia. \ Regagner, recouvrer par ses soins ce qu'on avait perdu. Fam. j Attraper de nouveau , attraper une seconde fois. (Ra-tra-pé.)
RATURE, s, f. (Radere.) Effaçure faite par qqs. traits de plume qu'on passe sur ce qu'on a écrit.
RATURER. V. a. Effacer ce qui est écrit , en passant qqs. traits de plume par-dessus. I Un manuscrit très-raturé , Où il y a beaucoup de ratures.
RAUCITÉ. s. f. {Raucitas.) Rudesse, âpreté de voix. Peu usité. (Rô-si-té.)
RAUQUE. adj. des 2 g. {Raucus.) Se dit Du son de la voix ; Rude , âpre , et comme enroué. (Roc-e.)
RAVAGE, s. m. {Rapax.) Dommage , dégât fait avec violence et rapidité. | Se dit Des dommages que causent les tempêtes, les pluies , etc. | Se dit en parlant Des maladies. Le désordre que les passions causent. (Rava-je.)
RAVAGER. V. a. Faire du ravage. (Rava-jé.)
RAVAGEUR, s. m. Celui qui ravage. (Rava-jeur.)
RAVALEMENT, s. m. Le travail qu'on fait à un mur, à une façade, etc. , lorsque, après les avoir élevés, on les crépit de haut en bas ; ou L'ouvrage qui résulte de ce travaiL I Le ragrément d'une construction de pierre. | L'action de ravaler, de déprimer qqn., ou L'abaissement dans lequel une personne tombe. I Forte-piano à ravalement , Qui a plus de touches que les pianos ordinaires. ( — le-man.)
RAVALER. V. a. Avaler de nouveau. | Ravaler sa salive , La retirer en dedans de sa gorge, en dedans de son gosier. | Fam., se dit en parlant De la contrainte qu'on se fait lorsque, étant sur le point de dire qq. ch., on se retient par quelque considération, j Rabattre , rabaisser , remettre plus bas. | Dé-
RAV
primer , rabaisser, j Faire le ravalement d'un mur, d'une construction. | Des bas ravalés , Tombant sur les pieds.
RAVAUDAGE, s. m. Raccommodage de méchantes bardes qui se fait à l'aiguille. | Fam. , Une besogne mal faite , faite grossièrement. (Ra-vô-da-je.)
RAVAUDER, v. â. Raccommoder de méchantes bardes à l'aiguille. | Tracasser dans une maison , s'occuper à ranger des bardes , des meubles , etc. | Maltraiter de paroles. | Importuner, incommoder par des discours impertinents et hors de propos. Fam. (Ravô-dé.)
RAVAUDERIE. s. f. Discours plein de niaiseries, de bagatelles. Fam. (Ra-vô-derie.)
RAVAUDEUR, EUSE. Celui, ceUe dont le métier est de raccommoder des bas , de vieux habits , etc. | Un homme importun , qui ne dit que des baUvernes. (Ra-vô-deur ; eu-ze.)
RAVE, s. f. {Râpa.) Plante crucifère dont la racine est une sorte de gros navet rond , large et aplati , et qu'on appelle en qqs. endroits Raoiole. | Plante potagère dont la racine, qui porte le même nom, est longue, d'un rouge foncé , tendre , succulente et cassante. On dit plus communément Petite rave.
RA VELIN, s. m. Ouvrage de fortification extérieure , composé de deux faces qui font un angle saillant, et qui sert ordin. à cou\Tir une courtine, un pont, etc.; n. autr. Demilune.
RAVIGOTE, s. f. Sauce verte, piquante, composée principalement de civette, d'estragon, de cerfeuil, etc
RAVIGOTER, v, a. Pvemettre en force , en vigueur une personne, un animal qui semblait faible et atténué. Fam.
RAVILIR. V. a. {Vilis.) Rabaisser, rendre vil et méprisable.
RAVIN, s. m. Lieu que la ravine a creusé, I Chemin creux.
RAVINE, s. f. Espèce de torrent formé d'eaux qui tombent subitement et impétueusement des montagnes ou d'autres lieux élevés , après qq. grande pluie, j Le Ueu que la ravine a cave.
RAVIR. V. a. (Rapere.) Enlever de force, emporter avec violence. | Enlever , ôter , priver. I Charmer l'esprit ou le cœur de qqn, , faire éprouver un transport d'admiration , de plaisir, etc. j À ravir, loc. adv. et fam. Admirablement bien. | Ravi , ie. part. Saini Paul fut ravi Jusqu'au troisième ciel , Il fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Un homme ravi de joie, etc. , Transporté de joie , d'étonnement, d'admiration. | Fam., Être ravi de qa. ch. , En éprouver un vif plaisir , en être bien aise.
RAVISER (SE). V. pron. Changer d'avis.
(Se-ra-vi-zé.)
RAVISSANT, ANTE. adj. Qui enlève