REB
REBONDIR, v. n. Faire un ou plusieurs bonds.
REBONDISSEMENT, s. m. Action d'un corps qui rebondit, qui fait plusieurs bonds. ( — di-se-man.)
REBORD, s. m. Bord élevé et ordin.
ajouté, rapporté. | Bord replié, renversé. (Re-bor.)
REBORDER, v. a. Mettre un nouveau bord.
REBOTTER, v. a. Botter de nouveau, ^e rebotter, Remettre ses bottes. (Re-bo-té.)
REBOUCHER, v. a. Boucher de nouveau.
I Pron., Se fausser, se replier.
REBOUILLIR, v. n. Bouillir de nouveau.
(Re-bou-llir [U m.].)
REBOUISAGE. s. m. Action de rebouiser.
(Re-bou-i-za-ge.)
REBOUISER. V. a. Nettoyer et lustrer un chapeau à l'eau simple. (Re-bou-i-zé.)
REBOURS, s. m. Sens contraire de ce qui est, ou de ce qui doit être. | Le contre-pied, le contre-sens , tout le contraire de ce qu'il faut. Fam. | À rebours, au rebours, loc. adv. et prép. En sens contraire, à contrepoil. I A contre-pied, à contre-sens, tout au contraire de ce qu'il faut. (Re-bour.)
REBOURS, OURSE, adj. Revêche, peu traitable. Fam.
REBOUTEUR. s. m. r. Rekoueur.
REBOUTONNER, v. a. Boutonner de nouveau. | Pron., .Se reboutonner. Reboutonner son vêtement. ( — to-né.)
REBRASSER, v. a. Retrousser. (Vi.) (Re-bra-sé.)
REBRIDER, v. a. Brider de nouveau.
REBROCHER, v. a. Brocher de nouveau.
REBRODER, v. a. Broder sur ce qui est déjà brodé. [ Refaire une broderie.
REBROUSSER, v. a. Se dit en parlant Des cheveux et du poil , lorsqu'on les relève du sens contraire à celui dont ils sont naturellement couchés. I Retourner subitement en arrière. | À rebrousse poil. loc. adv. À contre-poil. | Fam., À contre-sens. (Rebrou-sé.)
REBUFFADE, s. f. Mauvais accueil, refus accompagné de paroles dures et d'actions de mépris. Fam. (Re-bu-fa-de.)
RÉBUS, s. m. Jeu d'esprit qui consiste à exprimer des mots ou des phrases par des figures d'objets dont les noms offrent à l'oreille une ressemblance avec les mots ou les phrases qu'on veut exprimer. | Se dit Des allusions , des équivoques , des mots pris en un autre sens que celui qui leur est naturel. I Toute sorte de mauvaises plaisanteries et de mauvais jeux de mots. ( Ecriture in rébus. Celle dans laquelle on exprime par de« figures les choses qu'on veut dire. (Dans cette locution , in se prononce inné , et r«hus s'écrit sans accent.)
REBUT, s. m. Action de rebuter. 1 Ce
REC
qu^on a rebuté, ce dont on n'a point voulu, ce qu'il y a de plus mauvais en chaque espèce. ( Mettre une lettre au rebut , Mettre à l'écart une lettre, quand on a renoncé à trouver la personne à qui elle est adressée. (Re-bu.)
REBUTANT, ANTE. adj. Qui rebute, qui décourage. | Choquant, déplaisant.
REBUTER. V. a. Rejeter avec dureté, avec rudesse. | Refuser. | Décourager, dégoûter par des obstacles , par des difficultés , etc. I Choquer, déplaire.
RECACHETER, v. a. Cacheter de nouveau.
RÉCALCITRANT, ANTE. adj. {Recalci- Wans.) Qui résiste avec humeur, avec opiniâtreté, j Subst., Faire le récalcitrant. (Récal-si-tran.)
RÉCALCITRER. v. n. {Recalcitrare.) Regimber. | Fam., Résister avec opiniâtreté. (Ré-cal-si-tré.)
RÉCAPITULATION, s. f. Répétition sommaire , résumé de ce qui a déjà été dit ou écrit. ( — la-sion.)
RÉCAPITULER, v. a. (Recapitulare.) Résumer, redire sommairement ce qu'on a déjà dit.
RECARDER, v. a. Carder de nouveau.
RECASSER. V. a. Casser de nouveau.
(Re-ca-sé.)
RECÉDER, v. a. (Cedere.) Rendre à qqn.
ce qu'il avait cédé auparavant. | Céder à qqn. à prix d'argent une chose qu'on a achetée. (Re-sé-dé.)
RECELÉ, s. m. Le reeèlement des effets d'une société, d'une succession, etc. ( Resé-lé.)
RECÈLEMENT. s. m. Action de receler.
(Re-sè-le-man.)
RECELER, v. a. (Celare.) Garder et cacher une chose que l'on sait être volée. | Détourner, cacher les effets d'ime succession, d'une société, etc. | Cacher chez soi des personnes auxquelles les lois défendent de donner retraite. | Contenir, renfermer. | V. n. Le cerf recèle, se dit Quand le cerf reste deux ou trois jours dans son enceinte sans en sortir. (Re-sé-lé.)
RECELEUR, EUSE. s. Celui, celle qui recèle , qui cache une chose qu'il sait être volée. (Re-sé-leur; eu-ze.)
RÉCEMMENT, adv. Nouvellement, depuis peu de temps. (Ré-sa-man.)
RECENSEMENT, s. m. Dénombrement de personnes , d'effets , de droits , de suffrages, etc. I Une nouvelle vérification de marchandises , de leur qualité , de leur quantité , de leur poids. (Re-san-se-man.)
RECENSER, v. a. {Recensere.) Faire un recensement. (Re-san-sé.)
RÉCENT, ENTE. adj. {Recens.) Nouveau, nouvellement fait , arrivé. (Ré-san ; an-te.)
RECEPAGE. s. m. Action de receper, ou Le résultat de cette action. (Re-se-pa-je.)
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RECEPÉE. s. f. La partie d'un bois qu'on a recepée, (Re-se-pée.)
RECEPER. v. a. Tailler une vigne jusqu'au pied en coupant tous les sarments. | Se dit en parlant Des arbres et arbustes qu'on coupe par le pied, afin qu'ils poussent mieux, f Se dit en parlant Des pieux, des pilotis que l'on coupe sous l'eau et à fleur du sol. (Re-se-pé.)
RÉCÉPISSÉ, s. m. T. lat. Écrit par lequel on reconnaît avoir reçu des papiers , des pièces , etc. (Ré-sé-pi-se.)
RÉCEPTACLE, s. m. Lieu où se rassemblent plusieurs choses de divers endroits. | Se dit aussi Des personnes. | Bassin destiné à rassembler des eaux qui y sont amenées de plusieurs endroits par divers conduits. | Le fond du caUce d'une fleur, au milieu duquel est fixé l'ovaire. (Ré-sëp-ta-cle.)
RÉCEPTION, s. f. (Receotio.) Action par laquelle on reçoit. | Accueil , manière de recevoir. I L'action de recevoir plusieurs visites à la fois, avec une espèce de cérémonial. I La cérémonie par laquelle qqn. est reçu dans une compagnie, ou installé dans une charge. (Ré-sëp-sion.)
RECERCLER, v. a. Cercler de nouveau, ou Mettre de nouveaux cercles. (Re-sër-clé.)
RECETTE, s. f. (Receptus.) Ce qui est reçu en argent ou autrement. ( Forcer en recette , Augmenter, à la charge du comptable, la recette qu'il accuse. | L'action et la fonction de recevoir, de recouvrer ce qui est dû. I Le bureau où l'on reçoit les deniers. 1 La composition de certains remèdes ou médicaments. ( L'écrit qui indique la manière de faire cette composition. | Se dit De certaines méthodes, de certains procédés, dont on se sert dans les arts , dans l'économie domestique, etc. I Fam., La méthode de se conduire en affaires, dans le monde. (Resë-te.)
RECEVABLE. adj. des 2 g. Admissible, qui peut être admis , qui doit être reçu. (Rese-va-ble.)
RECEVEUR, EUSE. s. {Receptor.) Celui, celle qui a charge de faire une recette, soil en deniers, soit en denrées. (Re-se-veur; eu-ze.)
RECEVOIR, v. a. (Recipere.) (Je reçois, il reçoit ; nous recevons , ils reçoivent. Je recevais. Je reçus. Jai reçu. Je recevrai. Je recevrais. Reçois , recevez. Que Je reçoive. Que Je reçusse. Recevant. Reçu.) Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu'il soit dû. ( Toucher ce qui est dû, en être payé. | Se dit en parlant De tout ce qui est délivré, fourni, procuré à qqn. ( Se dit en parlant Des choses qui sont envoyées ou adressées à qqn., lorsqu'elles sont remises entre ses mains, lorsqu'elles parviennent jusqu'à lui. I Se dit, dans un sens analogue, en parlant Des personnes. | Se dit en parlant Des biens
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qui arrivent , des choses qui sont données , accordées. I Se dit en parlant Des maux qui arrivent, de ce qu'on subit, de ce qu'on éprouve de fâcheux, | Se dit en parlant Des impressions, des modifications, etc., qu'une chose subit , éprouve. | Se dit en parlant De ce qui est transmis, communiqué, de ce dont on fait part. | Tirer, emprunter, faire venir de. | Se dit Des choses qui servent à recueillir, à contenir celles qui viennent y aboutir, qui viennent s'y lendre. | En parlant Des personnes, Retenir. | Se dit en parlant De certaines paroles ou de certains écrits qui sont donnes pour servir d'assurance , de gage , etc. | Se dit en parlant De ce qui est confié. ( En parlant De certaines choses, Agréer, accepter. I Bien recevoir, mal recevoir. Approuver, desapprouver. | Eu parlant Des personnes. Accueillir. | Etre reçu chez qqn., Être admis dans sa société. I Donner retraite chez soi. | Admettre. | Fin de non-recevoir , Exception préalable qui consiste à soutenir que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande. I Se soumettre, déférer à qq. ch., comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue. I Installer dans une charge, dans une dignité, etc., avec le cérémonial ordinaire. ] Reçu, 0e. adj. Établi, consacré. | Subst. m. Écrit par lequel on déclare avoir reçu qq. ch. (Re-se-vouar.)
RECEZ. s. m. {Recessus.) L'acte où, avant qu'une diète se sépare, on recueille et l'on rédige les délibérations qu'elle a' prises. (Re-sè.)
RÉCHAMPIR. V. a. Détacher les objets du fond sur lequel on peint, soit en inarquant leurs contours, soit par l'opposition des couleurs. On dit aussi Échampir. | Répai'er avec du blanc de céruse les taches ou bavochures que la couleur jaune destinée à recevoir la dorure a pu faire sur les fonds j (Ré-chan-pîr.)
RECHANGE, s. m. Se dit en parlant De certains objets que l'on tient en réserve pour remplacer, au besoin , d'autres objets semblables. | Le droit d'un nouveau change qu'on fait payer par celui qui a tiré une lettre de change, lorsqu'elle a été protestée. (Re-chan-je.)
RÉCHAPPER. V. n. Être délivré, se tirer d'un grand péril. | Réchappé, subst. m.° Un réchappé de la potence , J5u vaurien, un homme capable des plus mauvaises actions. (Ré-cha-pe.)
RECHARGEMENT, s. m. Action de recharger. (Re-char-je-man.)
RECHARGER, v. a. Chaiger de nouveau, imposer de nouveau qq. charge. | Pron., Reprendre son fardeau , sa charge. | Charger de nouveau une anne à feu. | Faire une nouvelle attaque, retourner au combat. | Donner un ordi-e encore plus pressant. | Recharger un essieu. Grossir les bras d'un
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essieu, usés et affaiblis par le frottement. (Re-char-jé.)
RECHASSER, v. a. Chasser, expulser une seconde fois , de nouveau. | Repousser d'un lieu en un autre. | Fam., Chasser de nouveau en qq. endroit. (Re-cha-sé.)
BilCHAUD. s. m. Ustensile de ménage dans lequel on met du feu pour chauffer les mets , et pour d'autres usages. (Ré-chô.)
RJÉCHAUFFEMENT. s. m. Se dit Du fumier neuf dont on se sert pour réchauffer les couches refroidies. (Ré-chô-fe-man.)
RÉCHAUFFER, v. a. ( Recalfacere. ) Échauffer, chauffer ce qui était refroidi. | Réchauffer une couche, T mettre du réchauffement, du fumier neuf. | Réchauffé, Ée. subst. Ce diner n'est que du réchauffé. (Ré-chô-fé.)
RÉCHAUFFOIR. s. m. Fourneau qui sert à réchauffer les plats qu'on apporte d'une cuisine éloignée. (Ré-chô-fouar.)
PeECHAUSSER. v. a. Chausser de nouveau. I Rechausser un arbre. Remettre de la terre au pied. | Refaire le pied d'une vieille construction, ou Le fortifier avec de nouvelles pierres. (Re-chô-sé.)
RÈCHE. adj. des 2 g. Rude ait toucher.
RECHERCHE, s. f. Action de rechercher, perquisition, j Se dit, au plur., Des travaux de science et d'érudition , et de Leurs résultats. | Examen, perquisition de la vie et des actions de qqn. | Poursuite que l'on fait en vue de se marier. | Le soin, l'art , le raffinement qu'on met dans certaines choses. I La réparation que l'on fait en remettant des tuiles , des ardoises ou des pavés aux endroits où il en manque. | L'opération par laquelle on s'assure des arbres qui manquent et quî doivent être remplacés. (Re-chër-che.)
RECHERCHER, v. a. Chercher de nouveau. I Chercher avec soin. | Faire enquête des actions ou de la vie de qqn. | Tâcher de se procurer , d'obtenir. ( Rechercher une demoiselle , Faire îes poursuites nécessaires pour obtenir de l'épouser. | En parlant Des personnes , Désirer de voir , de connaître , de fréquenter. | Réparer avec soin les moindres défauts d'un ouvrage, en retrandier jusqu'aux moindres choses qui pourraient nuire à sa beauté , en exprimer avec soin les plus petits détails. | Recliercher un cheval. L'animer. I Recherché, adj. Où le travail et l'art se font trop sentir. (Re-chëi'-ché.)
RECHIGNER, v. n. Témoigner par l'aLde son visage la mauvaise humeur où l'on est, le chagrin, là répugnance qu'on éprouve. Fam. (Rè-chi-«é [n m.].)
RECHOIR, v. n. Tomber de nouveau.
Retomber dans une même maladie, dans une même faute. (Vi.) (Re-chouar.)
RECHUTE, s. f. Seconde chute, nouvelle chute. Le retour d'une maladie dont il n'y avait pas longtemps qu'on était guéri, j Le
RÉC
retour au péché , ou , en général , à la même faute.
RÉCIDIVE, s. f. {Recidiviu.) Rechute dans une faute; Action de commettre de nouveau le même délit , le même crime.
(Ré-si-di-ve.)
RÉCIDIVER. V. n. Faire une récidive, retomber dans une faute ; Commettre de nouveau le même délit , le même crime. (Ré-sidi-vé.)
RÉCIF, s. m. Chaîne de rochers à fleur d'eau. On écrit aussi Jiesci/et Ressif. (Résif.)
RÉCIPÉ. s. m. Mot lat. Ordonnance d'un médecin pour qq. malade. | Toute sorte de recettes et de formules de remède. (Rési-pé.)
RÉCIPIENDAIRE, s. m. (Recipiendus.) Celui que l'on reçoit dans quelque corps , dans qq. compagnie, avec une certaine solennité, avec un certain cérémonial. (Ré-sipi-an-dè-re.)
RÉCIPIENT, s. m. {Recipîens.) Vase, ordin. de forme ronde , destiné à recevoir les produits d'une distillation pu de toute autre opération chimique. | La cloche de verre qu'on place sur le plateau d'une machine pneumatique , et où l'on renferme les corps que l'on veut mettre dans le vide. (Ré-sipi-an.)
RÉCIPROCITÉ, s. f. État, qualité, caractère de ce qui est réciproque. (Ré-^-prosi-té.)
RECIPROQUE, adj. des 2 g. (Reciprocus.) Mutuel. I Subst. m. Je vous rendrai le réciproque , Je vous rendrai la pareille. Fam. | Verbes réciproques ^ Les verbes pronominaux qui expriment l'action réciproque de plusieurs sujets les uns sur les autres. | Proposition réciproques , Deux propositions telles que le sujet de l'une peut devenir l'attribut de l'autre, et réciproquement. | i?awo« réciproque. Inverse. (Ré-ci-proc-e.)
RÉCIPROQUEMENT, adv. Mutuellement, d'une manière réciproque. (Ré-si-proc-eman.)
RÉCIT, s. m. Relation, narration d'une chose qui s'est passée. | La narration détaillée d'un événement important qui vient de se passer. | Ce qui est chanté par une voix seule, ou joué par un instrument seul. | La pai'tie qui, dans une symphonie, exécute le sujet principal. (Ré-si.)
RÉCITANT, ANTE. adj. Se dit Des voix et des instruments qui exécutent seuls, ou qui exécutent la partie principale. (Ré-sitan.)
RÉCITATEUR. s. m. {Recitator.) Celui qui récite qq. ch. par cœur. (Ré-si-ta-teur.)
RÉCITATIF, s. m. Sorte de chant qui a'est point assujetti à la mesure , et qui doit être débité d'une manière plus ou moins soutenue. (Ré-si-ta-tif.)
RÉCITATION, s. f. (Recitatlo.) Action
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de réciter, de prononcer un discours qu'on sait par cœur, en prenant un ton moins élevé que celui de la déclamation, et plu% élevé que le ton de la simple lecture. | L'action de réciter, en musique. (Ré-si-ta-sion.)
RÉCITER. V. a. (Recitare.) Prononcer à voix haute, et d'une manière soutenue, qq. discours , qq. morceau de prose ou de vers , qu'on sait par cœur. | Raconter, faire un récit. I Chanter ou exécuter un récit. (Ré-si-té.)
RÉCLAMATION, s. f. (Redamado.) Action de réclamer , de revendiquer , de s'opposer, de revenir contre qq. ch. j Être en réclamation , Avoir réclamé , et attendre le résultat de sa réclamation. (Ré-cla-ma-sion.)
RÉCLAME, s. m. Le cri et le signe qu'on fait à un oiseau pour le faire revenir au leurre ou sur le poing.
RÉCLAME, s. f. Le mot qu'on met audessous de la dernière ligne d'une feuille ou même d'une page d'impression , et qui est le premier de la feuille , de la page suivante. |La note manuscrite qui rappelle au prote ou correcteur le dernier mot et le dernier folio d'une épreuve. | Dans le Plain-chant, La partie du répons que l'on reprend après le verset.
RÉCLAMER, v. a. (Reclamare.) Implorer, demander avec instance, j Réclamer les saints , Implorer le secours des saints. | Revendiquer, demander une chose à laquelle on a des droits. I S'interposer en faveur de qqn. qu'on doit proléger. | Se réclamer de quelqu'un , Déclarer qu'on est à son service , qu'on est son parent, etc. | iîec/a/ner un oiseau, L'appeler pour le faire revenir sur le poing 6\\ au leurre. ( V. n. Contredire , s'opposer de paroles. | Protester , revenir contre qq. acte.
RECLOUER. V. a. Clouer de nouveau.
RECLURE. V. a. (Recludere.) (Il n'est d'usage qu'à l'infinitif et aux^ temps formés du participe.) Renfermer dans une clôture étroite et rigoureuse, où l'on n'a aucune communication avec le reste des hommes. | Reclu, use. subst. C'est un reclus,
RECLUSION, s. f. (Reclusio.) (Qqns. écrivent et prononcent Réclusion.) L'état d'une personne renfermée. | La peine infligée aux personnes qu'on renferme dans une maison de force. (Re-clu-zion.)
RECOGNER, v. a. Cogner de nouveau. | Repousser , battre. (Vi. et pop.) (Re-co-wé [nm.].)
RECOGNITIF, adj. m. ( Recognitio. ) Acte récognitif, Acte par lequel on reconnaît ou on ratifie une obligation , en rappelant le titi« qui l'a créée. (Ré-cog-ni-tif.)
RECOIFFER, v. a. Coiffer une seconde fois , réparer le désordre d'une coiffure. (Recoua-fé.)
RECOIN, s. m. Coin plus caché , moins en vue. | Fam. , Les recoins du cœur , de la conscience^ Les rei)lis du rœnr , de la conscience. (Re-rouin.)
REC
RÉCOLEMENT. s. m. Action par laquelle on recelait les témoins. | Faire le récolement d'un inventaire, Vérifier tous les effets, tous les papiers contenus dans un inventaire. I Le procès-verbal de visite que font les agents de l'administration forestière, pour vérifier si une coupe de bois a été faite conformément aux ordonnances. ( — le-man.)
RÉCOLER. V. a. {Recolere.) Lire à des témoins qui ont été entendus dans une procédure criminelle la déposition qu'ils ont faite, pour voir s'ils y persistent.
RÉCOLLECTION, s. f. Action par laquelle on se recueille en soi-même. (Vi.) (Ré-co-llëc-sion.)
RECOLLER, v. a. Coller de nouveau.
( Re-co-lé. )
RÉCOLLETS, s. m. pi. Religieux réformés de l'ordre de Saint-François , ainsi nommés parce qu'ils n'admettaient dans leur ordre que ceux qui avaient l'esprit de récollection ou de recueillement. Il y avait aussi des Récollettes. ( Ré-co-lë. )
RÉCOLLIGER ( SE ). v. pron. ( ColUgere. ) Se recueilUr en soi-même. (Vi.) ( Récol-li-jé.)
RÉCOLTE, s. f. Action de recueillir les biens de la terre , et Produit en nature qui en résulte. I Se dit en parlant De certaines choses qu'on reçoit ou qu'on rassemble.
RÉCOLTER. V. a. {ColUgere.) Faire une récolte.
RECOMM AND AELE. adj. des 2 g. Estimable , qui mérite d'être considéré. ( Reco-man-da-ble. )
RECOMMANDARESSES. s. f. pi. Femmes qui étaient proposées par l'autorité pour tenir un bureau où l'on se procurait des nourrices. ( Re-co-man-da-rë-se. )
RECOMMANDATION, s. f. ( Commendatio. ) Action de recommander qqn. | L'estime qu'on a pour la vertu , pour le mérite. | Acte par lequel on déclare s'opposer à la sortie d'un prisonnier arrêté à la requête de qqn. ( Re-co-man-da-sion. )
RECOMMANDER, v. a. ( Commendare. ) Ordonner à qqn. , charger qqn. de faire qq. ch. I Recommander le secret à qqn. , Lui ordonner ou le prier de garder le secret. | Exhorter une personne à qq. ch. , à faire qq. ch. , conseiller fortement qq. ch. | Prier d'être favorable à, prier d'avoir attention à, d'avoir soin de. | Rendre recommandable. | S'opposer, par un nouvel écrou, à l'élargissement d'un prisonnier. | Se dit en parlant Des avis qu'on donne aux orfèvres et entres marchands, pour qu'ils aient à retenir des objets volés, dans le cas où l'acquisition leur en serait proposée. ( Re-co-man-dé. )
RECOMMENCER, v. a. Commencer de nouveau à faire ce qu'on a déjà fait, j Recommencer un élève. Reprendre son instruction depuis les premiers éléments , depuis les principes. | Recommencer un cheval , Le
REC
remettre aux premières leçons. | V. n. La pluie recommence. ( Re-co-man-sé. )
RÉCOMPENSE, s. f. Le bien qu'on fait à qqn. , en reconnaissance d'un service , ou en favem* de qq. bonne action. | Châtiment , peine due à une mauvaise action. | Compensation ou dédommagement. | L'indemnité ou le remploi dû lorsqu'on fait des liquidations de communautés conjugales ou de successions. I En récompense, lac. adv. En revanche, en retour. ( Ré-con-pan-se. )
RÉCOMPENSER, v. a. ( Compensare. ) Donner une récompense , faire du bien à qqn. en reconnaissance de qq. service, ou en faveur de qq. bonne action. | Punir, infliger la peine due à une mauvaise action. | Dédommager. | Récompenser le temps perdu , Réparer une perte de temps. ( Ré-conpan-sé. )
RECOMPOSER, v. a. ( Recomponere. ) Composer une seconde fois. | Réunir les parties d'un corps qui avaient été séparées par qq. opération. ( Re-con-po-zé. )
RECOMPOSITION, s. f. Action de recomposer un corps, ou L'effet qui résulte de cette action. ( Re-con-po-zi-sion. )
RECOMPTER, v. a. Compter de nou veau. ( Re-con-té. )
RÉCONCILIABLE. adj. des 2 g. Qui peut être réconcilié. ( Ré-con-si-li-a-ble.)
RÉCONCILIATEUR, TRICE. s. {Reconciliator. ) Celui, celle qui réconcilie des personnes brouillées ensemble. ( Ré-con-sili-a-teur; tri- se. )
RÉCONCILIATION, s. f. (Reconciliatio.) Raccommodement de personnes qui étaient mal ensemble. | L'acte solennel par lequel un hérétique est réuni à l'Église , et absous des censures q-u'il avait encoiu^ues. | La cérémonie qu'on fait pour rebénir une Église profanée. ( Ré-con-si-li-a-sion. )
RÉCONCILIER, v. a. ( Reconciliare. ) Remettre bien ensemble des personnes qui étaient brouillées. | Réconcilier un hérétique à l'Église , Lui donner l'absolution après qu'il a abjiu-é son hérésie. | Concilier, accorder. |Pron. , se dit Des personnes qui, après avoir été brouillées , se raccommodent. • Pron. , se dit aussi Lorsque , peu de temps après avoir été à confesse, on y retourne avant que d'aller communier. ( Ré-consi-li-é. )
RÉCONDUCTION, s. f. (Reconductio.) Tacite réco/uJuclion , La continuation de la jouissance d'une ferme , d'une maison au même prix et aux mêmes conditions après l'expiration d'un bail, et sans qu'il ait été renouvelé. ( — duc-sion. )
RECONDUIRE, v. a. ( Reconducere. ) Accompagner qqn. lorsqu'il s'en retourne, j Accompagner par civilité une personne dont on a reçu visite , lorsqu'elle s'en va. | Ironiquement et famil. , se dit en parlant D'un
REC
homme qu on chasse, qu'on expulse en le oialtraitaut.
RECONDUITE, s. f. Action de reconduire qqn.
RÉCONFORT, s. m. Consolation , secours dans l'affliction. ( Ré-con-for. )
RÉCONFORTATION. s. f. Action de réconforter. (Vi.) ( Ré-con-for-ta-sion. )
RÉCONFORTER, v. a. ( Confortare. ) Conforter, fortifier. (Vi. ) | Consoler dans l'affliction.
RECONNAISSABLE. adj. des 2 g. Facile à reconnaître. ( Re-co-në-sa-ble. )
RECONNAISSANCE, s. f. Action par laquelle on se remet dans l'esprit l'idée, l'image d'une chose ou d'une personne , quand on vient à la revoir. | L'action d'examiner en d^Jail et avec soin certains objets, pour en constater l'espèce , le nombre , etc. | L'action d'examiner la position , la nature d'un terrain, et les dispositions des ennemis. I L'action d'apercevoir, de découvrir des côtes , des rades , etc. , en naviguant. | Se dit Des marques , telles que les balises , qui indiquent des passes ou qq. danger. | Acte par écrit, pour reconnaître qu'on a reçu qq. ch. | Vérification. | L'aclion de reconnaîtue un gouvernement étranger. | Aveu , confession d'une faute. | Gratitude , souvenir des bienfaits reçus. | Récompense qu'on donne pour reconnaître un bon office, un service. ( Re-co-në-san-se. )
RECONNAISSANT, ANTE. adj. Qui a de la reconnaissance, de la gratitude. (Reco-në-san.)
RECONNAITRE, v. a. {Recognoscere.) Se remettre dans l'esprit l'idée , l'image d'une chose , d'une personne , quand on vient à la revoir ou à l'entendre. | Connaître, distinguer une personne ou une cliose qu'on n'a jamais vue. j Se faire reconnaître , Donner des indications pour prouver qui on est Avec la négation, Oublier, négliger, ne plus avoir égard , ne plus écouter. | Parvenir à connaître , à apercevoir , à découvrir la vérité de qq. ch. ) Admettre une chose comme vraie , comme incontestable. | Considérer , observer , remarquer. | Reconnaître un bâtiment. Le découvrir, l'apercevoir. [Avouer, confesser. | Reconnaître pour , Avouer pour , reconnaître en telle qualité. | Reconnaître un gouvernement ^ Déclarer, reconnaître qu'il a été légitimement établi. | Faire reconnaître un officier. Le proclamer en présence de la troupe où il doit commander. | Avoir de la gratitude. \ Reconnaître un service , Le récompenser. I Pron., Trouver son image, sa ressemblance dans un miroir, dans un portrait. I Retrouver ses sentiments, ses opinions dans un autre. ( Se remettre dans l'esprit l'idée d'un lieu , d'un pays qu'on a quitté , et où l'on se retrouve. | Pron. , Connaître qu'on a péché, qu'on a failli, et s'en repentir, j Reprendre ses sens, ou Penser à ce qu'on