‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 564 sur 712 · KES · texte numérisé non relu

KES

une tumeur, un engorgement, Les faire disparaître peu à peu et sans suppuration. | Tout ce que vous dites là se résout à rien , Il n'en résulte rien. | Décider un cas douteux, une question. | Casser, annuler, détruire un acte par un acte coutraire. | Déterminer, dé-

cider une chose. 1 Résoudre

qqn.

Le déter-

miner à qq. ch. | Résolu , ue. part. Entre prise résolue. \ Adj. et subst. , Déterminé , hardi, j Résous. Autre part, du v. Résoudre. Est usité en parlant Des choses qui se changent, qui se convertissent en d'autres; et ne se dit point au fém. ( Ré-zou-dre. )

RESPECT, s. m. (Respectus.) Égard, relation. (Vi.) I La vénération , la déférence qu'on a pour qqn. , pour qq. ch. , à cause de son excellence, de son caractère, de sa qualité, de son âge. | Rendre ses respects à qqn. , Lui rendre visile pour l'assurer de son respect, de ses respects. | Se faire porter respect , Se faire craindre. Subst. m,, Un porte-respect. Une arme qui impose , ou Une marque extérieure de dignité, ou Une personne grave et sérieuse dont la présence impose. I Tenir qqn. en respect. Le contenir, lui imposer. | Respect humain , La crainte qu'on a du jugement et des discours des hommes. ( Rës-pë , ou Rës-pëc. )

RESPECTABLE, adj. des 2 g. Qui mérite du respect. ( Rës-pëc-ta-ble. )

RES1>ECTER. v. a. {Respectare.) Honorer, révérer, porter respect, j Épargner, ne point endommager, ne point attaquer. |Pron., Garder avec soin la décence et la bienséance convenables à son sexe , à son état , à son âge. ( Rës-pëc-té. )

RESPECTIF, IVE. adj. Qui a rapport à chacun en particulier, qui concerne réciproquement les parties intéressées, les choses correspondantes. ( Rës-pëc-tif. )

RESPECTIVEMENT, adv. D'une manière réciproque , d'une manière respective. (Rëspëc-ti-ve-man.)

RESPECTUEUSEMENT, adv. Avec respect. ( Rës-pëc-tu-eu-ze-man. )

RESPECTUEUX, EUSE. adj. Qui témoigne du respect. | Qui marque du respect, (Rës-pëc-tu-eu; ze.)

RESPIRABLE. adj. des 2 g. Qu'on peut respirer. ( Rës-pi-ra-ble. )

B.ESPIRATION. s. f. ( Respiratio. ) L'action de respirer. ( Rës-pi-ra-sion. )

RESPIRATOIRE, adj. des 2 g. Qui sert, qui a rapport à la respiration. (Res-pi-ratoua-re.)

RESPIRER, v.n. {Respirare.) Attirer l'air dans sa poitrine, et le repousser dehors. | // ne respire plus. Il est mort. | Vivre. jPi'endre qq. relâche, avoir qq. relâche, j V. a. Respirer un bon air. 1 Annoncer, exprimer, témoigner vivement, j Désirer ardemment. | V. n. Respirer après qq. ch. , Siouhaiter cm. ch. avec passion , avec ardenr. (Re^-pi-re. )

RES

RESPLENDIR, v. n. {Resplendere.) Briller avec grand éclat. ( Rës-plan-dir. )

RESPLENDISSANT, ANTE. adj. Qui resplendit. ( Rës-plan-di-san. )

RESPLENDISSEMENT, s. m. Grand éclat formé par l'expansion, par la réflexion delà lumière. ( Rës-plan-di-se-man. )

RESPONSABILITÉ, s. f. Obligation de répondre de ses actions ou de celles des autres, d'être garant de qq. ch. ( Rës-pon — .)

RESPONSABLE, adj, des 2 g. {Respondere.) Qui doit répoudre de ses propres actions ou de celles des autres , qui doit être garant de qq. ch. ( Rës-pon-sa-ble. )

RESPONSIF, ly^. adj. [Responsio.) Qui contient une réponse. ( Rës-pon-sif. )

RESSAC, s. m. Retour violent des vagues vers le large, après qu'elles ont frappé avec impétuosité une terre, un obstacle. ( Resac. )

RESSAIGNER. v. a. Saigner de nouveau.

I V. n. Se dit en parlant Du sang qui coule de nouveau. ( Re-së-«é [n m.].)

RESSAISIR, v. a. Reprendre; se remettre en possession de qq. ch. (Re-së-zir.)

RESSASSER, v. a. Sasser de nouveau. | En parlant Des affaires , des comptes ; Examiner, discuter de nouveau. Fam. | Ressasser un ouvrage , L'examiner avec soin , pour en découvrir jusqu'aux moindres défauts. | Res' sasser qqn.. Examiner avec soin la conduite de qqn. | // ne fait que ressasser les mêmes choses , se dit D'un homme qui cause de l'ennui , en revenant toujours siu" les mêmes idées. (Re-sa-sé.)

RESSAUT, s. m. (5a^/M^.) Saillie, avance que forme qq. partie , en dehors d'une ligne ou d'une surface. | Le passage brusque d'un plan horizontal à un autre. ( Re-sô. )

RESSAUTER. v. n. et a. {Saltare.) Sauter de nouveau. | V. n. T. d'archit. Se dit Des parties qui font ressaut , qui ont des ressauts. (Re-sô-té. )

RESSEMBLANCE, s. f. Rapport, confor mité entre des personnes , enU-e des choses. | La conformité entre l'imitation de l'objet e» l'objet imité, ( Re-san-blan-se. )

RESSEIMBLANT, ANTE. adj. Qui ressemble. ( Re-san-blan.)

RESSEMBLER, v. n. {Similis.) Kxoir du rapport , de la conformité avec qqn. , avec qq. ch. j Se dit De ce qui offre l'imitation exacte d'un objet. | Ce peintre , ce musicien, etc., se ressemble, Il se copie lui-même, ef ne met point assez de variété dan* «îs où • vrages. (Re-san-hlé. )

RESSEMELAGE, s. m. Action de ressemeler, et Le résultat de cette action. (Re-seme-la-je. )

RESSEMELER, v. a. Mettre de nouvelles semelles à une vieille chaussure. ( Re-seme-lé. )

RESSEMER, v. a. Semer de nouveau.

( Re-se-mé. )

RES

RESSENTIMENT, s. m. Faible attaque, faible renouvellement d'un mal qu'on a eu , d'une douleur qu'on a ressentie.! Le souvenir qu'on garde des injures , avec désir de s'en venger. ( Ke-san-ti-man. )

RESSENTIR, v. a. Sentir, éprouver. | Pron., Sentir qq. reste d'un mal qu'on a eu. I Éprouver les suites, les conséquences fâcheuses , l'influence nuisible de qq. ch. — Se dit qqfs. en bonne part. | Se ressentir d'une injure , S'en souvenir avec amertume , être disposé à s'en venger. | Ressenti, ie. part. Se dit Des formes , des traits , des touches auxquelles l'artiste a donné du caractère et de la force. ( Re-san-tir. )

RESSERREMENl. s. m. Action par laquelle une chose est resserrée. (Re-sè-reman.)

RESSERRER, v. a. Serrer davantage ce qui s'est lâché. | Rendre moins étendu, renfermer dans des bornes plus étroites. | Cette place est fort resserrée, Les assiégeants l'entourent , il est fort difficile d'y faire entrer des secours. I Resserrer un prisonnier. L'enfermer dans un lieu où il ait moins de communication avec le dehors, le garder plus exactement, j En parlant Des ouvrages d'esprit , Abréger. I Remettre une chose dans le lieu d'où on .'avait tirée, et où elle était renfermée. | Renàxe le ventre moins Ubre, moins lâche, Pron. I Fam. , Dans un temps de disette chacun se resserre , Chacun retranche de sa dépense. I Resserré , ée. part. Absol. , Être resserré. Être constipé. (Re-sè-ré.)

RESSIF. s. m. F. Récif.

RESSORT, s. m. La propriété par laquelle les corps pressés, pUés ou tendus se rétablissent d'eux-mêmes dans leur premier état. I Faire ressort, se dit D'un corps qui , cessant d'être comprimé ou tiré, se remet dans le premier état où il était. | Morceau de fer, de cuivre , d'acier, ou d'autre matière , qui est fait et posé de façon qu'il se rétablit dans sa première situation, quand il cesse d'être comprimé. | Cette personne n'agit que par ressort, Elle n'agit que parle conseil, par l'instigation d'autrui. | Activité , force , énergie. | Moyen dont on se sert pour faire réussir qq. dessein, qq. affaire. (Re-sor. )

RESSORT, s. m. Étendue de juridiction.

( Juger en dernier ressort, Juger souverainement et sans appel. | Cela n'est pas de mon ressort. Il ne m'appartient pas d'en juger.

RESSORTIR, v. n. (Je ressors, il ressort; nous rcssortons , ils ressortent. Je ressortais , etc. Ressortant.^ Sortir de nouveau , après être déjà sorti , ou Sortir après être entré. | Se dit Des choses que leur opposition avec d'autres rend plus frappautes , plus saillantes. ( Re-sor-tir. )

RESSORTIR. V. n. ( Je ressortis , il ressortit; nous ressortissons , ils ressortissent. Je ressortissais ; etc. Ressortissant.) Etre du

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ressort, de la dé])endance ou de la compétence de qq. juridiction.

RESSORTISSANT, ANTE. adj. Qui ressortit. ( Re-sor-ti-san. )

RESSOUDER, v. a. Souder de nouveau , refaire une soudure. (Re-sou-dc.)

RESSOURCE, s. f. Ce qu'on emploie, ce à quoi on a recours dans une extrémité fâcheuse , pour se tirer d'embarras, pour vaincre des difficultés.] Un homme de ressource, Un homme fertile en expédients , en moyens de réussir. Une ville de ressource , Une ville où l'on trouve facilement tout ce dont on a besoin ou envie, | Fam. , Faire ressource , Se procurer un moyen de raccommoder, de rétablir ses affaires. ( Re-sour-se. )

RESSOUVENIR (SE), v. pron. Se souvenir d'une chose, soit qu'on l'eût oubliée, soit qu'on en ait conservé la mémoire. | Considérer, faire attention, faire réflexion. | Je m'en ressouviendrai qq. Jour, Je m'en vengerai. (Re-sou-ve-nir.)

RESSOUVENIR, s. m. Idée que l'on conserve ou que l'on se rappelle d'une chose passée. | Sentiment d'une douleur qui se renouvelle.

RESSUAGE. s. m. Action, état d'un corp qui ressue, | Opération, autrement appelée Liquaiion, qui consiste à séparer l'argent contenu dans le cuivre, en faisant fondre l'alliage avec une certaine quanti Lé de plomb. ( Re-su-a-je. )

RESSUER. V. n. Se dit Des corps qui ren dent et laissent sortir leur humidité intérieure, I T. de métallurgie. V. Ressuage. ( Re-su-é. )

RESSUI. s. m. Lieu où les bêtes fauves et le gibier se retirent pour se sécher, après la pluie ou après la rosée du matin, ( Rë-sui. )

RESSUSCITER, v. a. {Ressuscltare.) Ramener de la mort à la vie. | Renouveler, faire revivre. | V. n. Revenir de la mort à la vie. ( Ré-su-si-té. )

RESSUYER, v, n. Sécher. ( Ré-sui-ié. )

RESTANT, ANTE. adj. {Restans.)Qyi\ reste. | Subst. m. Ce qui reste d'une plus glande somme, d'une plus grande quantité. On dit plus ordin. Le reste. (Rës-tan.)

RESTAUR. s. m. Recours que les assureurs ont les uns contre les auties, suivant la date de leur assurance ; ou cont)e le maître , si l'avarie provient de son fait, (Vi.) F. Ris- TORNE, (Rës-tôr.)

RESTAURANT, ANTE, adj. {Restaurons.) Qui restaure, qui répai'e les forces. | S'emploie subst. Cest un bon restaurant que le 'vin, le bouillon. — Un consommé fort succulent, d'un pressis de viande. | L'établissement d'un restaurateur. (Rës-tô-ran.)

RESTAURATEUR, TRICE. s, {Rescaurator.) Celui, celle qui répare, qui rétablit. | Un traiteur chez lequel on trouve à toute heure des aliments dont l'espèce et le prix sont indiqués sur une sorte de pancarte, et

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qui se servent par portions. (Rës-tô-ra-teur j tri-se.)

RESTAURATION, s. f. {Restauratio.) Réi)aratiou, rétablissement. | Travail fait d'après un édifice antique, pour en rétablir les parties qui n'existent plus. | Le rétablissement d'une ancienne dynastie sur le trône. (Rës-tô-ra-sion.)

RESTAURER, v. a. (Reslaurare.) Réparer, rétablir, remettre en bon état, en vigueur. I Fam. et pron., Rétablir ses forces en prenant de la nourriture. | Se dit en parlant Des letti-es, du commerce, des lois, de la discipline, du gouvernement, j Se dit en parlant Des ou\Tages de sculpture, d'architecture, de peinture. (Rës-tô-ré.)

RESTE, s. m. Ce qui demeure d'un tout, d'une plus grande quantité. | Les restes d'une personne, Ce qui reste d'une personne après sa mort ; son cadavre , ses ossements , ses cendres, I Le reste des hommes , Les autres hommes , par opposition à Ceux dont on parle. I Faire son reste, Mettie au jeu tout l'ai'gent qu'on a "encore devant soi. ( Jouer de son reste. Hasarder tout ce (ju'on a de reste, faire ses derniers efforts. | £tre en reste. Devoir encore une partie d'une plus gi-ande somme. | Le résultat que donne la soustraction ; et qu'on nomme autrement Excès ou Différence. \ Ce qui reste d'une somme quand on l'a divisée par une autre. [ Ce que qqn. a abandonné ou refusé. | De reste. loc. adv. Plus qu'il n'est nécessaire pour ce dont il s'agit. | Au reste, du reste, loc. adv. Au surplus, d'ailleurs, cependant, malgré cela. (Rës-te.)

RESTER. V. n. (Jlestare.) Être de reste. I Demeurer. | //j est resté, se dit D'un homme qui a été tué sur le champ de bataille. | En rester à. Se borner à, — S'arrêter. I T. de. musiq. Faire une tenue. | T. de marine. Être situé. (Rës-té.)

RESTITUABLE, adj. des 2 g. Que l'on doit rendre. | Qui peut être rétabli, remis en son premier état. (Rës-ti-tu-a-ble.)

RESTITUER, v. a. {Restituere.) Rendre ce qui a été pris , ou ce qui est possédé indûment, injustement. | Rétablir, lemeltre une chose en son premier ii\.&\..\ Restituer un monument , un édifice, Faii'e la représentation d'un monument, d'un édifice entièrement détruit. I Remettre une personne dans l'état où elle était avant un acte ou un jugement qui est annulé. (Rës-ti-tu-é.)

RESTITUTION, s. f. (Restitutio.) Action par laquelle on restitue, on rend. | L'action par laquelle on rétablit, on remet une chose en son premier état, j Restitutions, Médailles qui reproduisent des médailles précédemment frappées, et qui portent le nom de celui qui les a renouvelées. Médailles fabriquées pour rappeler le souvenir de qqs. anciennes familles ou de qqs. empereurs. | La restitution d'un monument, La représenta-

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tion d un monument entièrement détruit. | Se dit Des jugements qui relèvent qqn. d'un engagement qu'il avait contracté. (Rës-titu-sion.)

RESTREINDRE, v. a. {Restringere,) Resserrer. I Réduire, diminuer, borner, limiter. I Pron., Se restreindre à une chose. S'y borner, s'y réduire. (Rës-trin-dre.)

RESTRICTIF , IVE. adj. Qui restieint, qui limite. (Rës-tric-tif.)

RESTRICTION, s. f. {Restrictio.) Condition qui restreint, modification, j Restric' tion mentale, Réserve qu'on fait d'une partie de ce que l'on pense, pour induire en erreur ceux à qui on parle. (Rës-tric-sion.)

RESTRINGENT, ENTE. adj. {Restringens.) Qui a la vertu de resserrer une partie relâchée. ] Subst. m. Un bon restringcnt. On dit plus ordin. Astringent. (Rës-lrinjan ; an-te.)

RÉSULTANT , ANTE. adj. Qui résulte.

(Ré-zul-tan.)

RÉSULTANTE, s. f. La force qui résulte de la composition de plusieurs forces appliquées à un point donné. (Ré-zul-tan-te.)

RESULTAT, s. m. Ce qui résulte, ce qui s'ensuit d'une délibération, d'une conférence, d'un principe, d'une opération, d'un événement, etc. (Ré-zul-ta.)

R.ÉSULTER. V. n. {Resultare.) (Se conj.

avec le verbe Avoir et avec le verbe Être. ) S'ensuivre. Il ne se dit qu'à l'infinitif et à la troisième personne des autres tenq)s, et il s'emploie pour marquer les inductions , les conséquences qu'on tire d'un discours , d'un raisonnement , d'un examen , d'une recherche, etc. I Se dit Des suites de certains événements, des effets de certaines causes.

(Ré-zul-lé.)

RÉSUMER, v. a. (Resumere.) Resserrer et rendre en peu de paroles ce qu'il y a de plus important dans une discussion, dans un "discours. I Pron. , Reprendre en peu de mots ce qu'on a dit, et en tirer un résultat. I RÉSUMÉ, subst. m. Le résumé d'un discours. I Se dit De certains précis ou abrégés. I Au RÉSUMÉ , EN RÉSUMÉ. loC, adv.

En résumant, en récapitulant tout. (Rézu-mé.)-

RÉSUMPTE. S. f. La dernière thèse qu'un docteur en théologie est obligé de soutenir, après sept ans de doctorat, pour avoir le droit de présider aux thèses. (Rézonp-te.)

RÉSUMPra. adj. m. (Resumptus.) Se dit Du docteur qui a soutenu sa résumpte. (Rézonp-té;)

RÉSUTflPTION. s. f. (Resumptio.) Action de résumer. (Ré-zonp-sion.)

RÉSURRECTION, s. f. {Resurrectio.)Ketour de la mort à la vie. | Guérison surprenante, inopinée. (Ré-zu-rëc-sion.)

RETABLE, s. m. Ornement d'architec-

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liirc contre lequel est appuyé l'autel, et qui enferme ordin. un tableau.

RÉTABLIR. T. a. {Re, stabillre.) Remetlie une personne ou une chose en son premier état, en bon état, en meilleur état. |

RÉTABLISSEMENT, s. m. Action derétablir ; État d'une personne , d'une chose rétablie. ( — bli-se-man.)

RETAILLE, s, f. Partie, morceau qu'on retranche d'une chose en la façonnant. (Rela-lle [Il m.].)

RETAILLER, v. a. Tailler de nouveau.

(Re-ta-llé [Il m.].)

RETAPER. V. a. Retrousser les bords d'un chapeau en les serrant contre la forme. (Yi.) I Remettre un chapeau à neuf. | Retaper les cheveux, Les peigner à rebours et les faire renfler. | Pop., Il a été bien retapé. Il a été fort maltraité.

RETARD, s. m. Retardement, délai, remise. I Le retard d'une pendule , d'une montre , La partie qui sert à retarder ou à avancer son mouvement. (Re-tar.)

RETARDATAIRE, adj. des 2 g. et subst.

Se dit Des contribuables qui sont en retard de payer. | Se dit Des jeunes soldats appelés sous les drapeaux et qui ne s'y rendent pas à temps. ( — da-tè-re.)

RETARDATION. s. f. (Retardatio.) Le ralentissement du mouvement d'un corps, lorsque ce ralentissement est l'effet d'une cause particulière. ( — da-sion.)

RETARDATRICE, adj. f. Se dit De la force qui relarde le mouvement des corps. ( — da-lri-se.)

RETARDEMENT, s. m. Délai , remise; action de retarder. ( — de-man.)

RETARDER, v. a. (Retardare.) Différer.

Empêcher d'aller, de partir, d'avancer, être cause qu'une chose vienne à être différée. I Retarder une horloge. Faire qu'elle marque une heure moins avancée, ou qu'elle aille moins vite. | V. n. Se dit D'une horloge, d'une pendule, d'une montre qui va trop lentement.

RETEINDRE, v. a. Teindre de nouveau, soit de la même couleur, soit d'une couleur différente. (Re-tin-dre.)

RETENDRE, v. a. Tendre de nouveau.

(Re-tan-dre.)

RETENIR, v. a. {Retlnere.) Ravoir, tenir encore une fois. | Garder par-devers soi ce qui est à un autre. | Garder toujours, conserver ce que l'on a, ne point s'en défaire, ne point s'en dessaisir. | Se dit en parlant Des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l'on n'a point perdues. | Réserver. j Prélever, déduire d'une somme. | S'assurer par précaution de ce qu'un autre au» rail pu prendre. | Arrêter, faire demeurer, faire séjourner, ne pas laisser aller. [ Pron,, se dit en parlant Des besoins , des mouvenaents natureb. j S'opposer à l'effet prochain d'une action, j Pron. , S'arrêter avec effort.

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I S'accrocher, s'attacher, se prendre à qq. ch., afin de ne pas tomber. | Retenir une poutre. L'attacher avec un lien de fer pour l'empêcher de tomber, j Réprimer, modérer, empêcher de s'emporter. | Mettre, iniprimer, garder qq. ch. dans sa mémoire. | Absol., en parlant De la génération des animaux, Concevoir, j Se dit, absol.. Des chevaux de carrosse ou de charroi qui sont au timon ou dans les Umons, et qui empêchent la voiture d'aller trop vite à une descente. | Se dit, pron.. Des chevaux qui ne veulent point se porter librement en avant. | Retenu, ue. adj. Circonspect, sage modéré.

RÉTENTION, s. f. {Retentlo.) Réservation, réserve. | Maladie dans laquelle la vessie ne peut se débarrasser de l'urine qu'elle contient. (Ré-tan-sion.)

RÉTENTIONNAIRE. s. m. Celui qti retient ce qui appai'tient à d'autres. (Ré-tansio-nè-re.)

RETENTIR, v. n. {Re, tinnire.) Rendre, renvoyer un son éclatant. ( Faire ou produire un bruit éclatant. (Re- tan-tir.)

RETENTISSANT, ANTE. adj. Qui retentit. (Re-tan-ti-san.)

RETENTISSEMENT, s. m. Bruit, son rendu, renvoyé avec plus ou moins d'éclat. (Re-tan-ti-se-man. )

RETENTUM. s. m. T. lat. Article que les juges n'exprimaient pas dans un arrêt qu'ils rendaient, mais qui ne laissait pas d'en faire partie et d'avoir son exécution. | Fam., Ce qu'on retient, ce qu'on réserve en soi-même par duplicité , lorsqu'on traite d'affaires avec qqn. (Ré-tin-to-me.)

RETENUE, s. f. Modération, discrétion, modestie. | Ce qu'on retient, en vertu de la loi ou d'une stipulation convenue , sur un traitement , un salaire , ou sur une rente, j Faculté accordée par qqs. coutumes au seigneur de retenir l'héritage qui était dans sa censive, et qui avait été vendu par le censitaire, en rendant à l'acquéreur le prix de la vente. | Être en retenue , se dit D'un écolier qu'on empêche de sortir, ou qu'on prive de la récréation.

RETERSAGE. s. m. Action de reterser , ou Le résultat de cette action, ( Retër-sa-je. )

RETERSER. v. a. {Retergere.) Donner un second labour à la vigne, pour détruira l'herbe. (Re-tër-sé. )

RÉTIAIRE. s. m. ( Retiarius. ) Espèce de gladiateurs dont l'arme principale était un filet qu'ils jetaient sur leur adversaire , poinr l'envelopper de manière à lui ôter l'usage d« ses membres et les moyens de se défendre. ( Ré-si-è-re. )

RÉTICENCE, s. f. ( Reticentia. ) Suppression ou omission volontaire d'une chose qu'on devrait dire. La chose même qu'on n'a j^as dite. I Cette figure de rhétorique par laquelUî l'orateur en s'inten-onipant fait entendre ce

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qu'il ne veut pas dire expressément. (Kéti-san-se. )

RÉTICULAIRE. adj. des 2 g. ( Reticu-laris. ) Qui ressemble à un réseau. ( Ré-ticu-lè-re [c m.]. )

RÉTICULÉ, ÉE. adj. {Reticulatus.) Se dit D'une sorte de maçonnerie fart employée par les Romains, d'un rerétement de petites pierres ou de briquetage en carrés longs, dont la disposition offre à l'œil l'image d'un réseau. | Se dit, en bot. , Des parties qui sont marquées de nervures croisées en réseau. I [cm.]

RÉTIF, IVE. adj. Qui s'arrête ou qui recule au lieu d'avancer: Se dit Des chevaux et autres bêtes de monture. | Adj. et subst. Difficile à conduire, à persuader.

RÉTINE, s. f. ( Retina. ) Membrane formée dans le fbnd de l'œil par une expansion du nerf optique.

RETIRADE, s. f. Retranchement fait derrière un ouvrage , et dans lequel les assiégés se retirent quand les assiégeants ont emporté l'ouvrage.

RETIRATION. s. f. Action d'imprimer le second côté d'une feuille de papier, autrement dit le >verso. ( — ra-sion.)

RETIREMENT. s. m. Contraction, raccourcissement. ( — re-man. )

RETIRER, v. a. Tirer de nouveau. | Tirer à soi ce que l'on avait poussé dehors, ou porté en avant. | Fam. , Retirer son haleine , Faire rentrer de l'air dans sa poitrine. | Retirer sa parole. Se dégager de la promesse qu'on avait faite, j Retirer son amitié , etc. , Cesser de les accorder, j Tirer une chose , une personne d'un lieu où elle avait été mise, où elle était entrée. | Percevoir, recueillir. ] Donner asile , retraite , refuge. | Retraire , rentrer dans la propriété et possession d'un héritage, d'un bien aliéné, en rendant à l'acheteur le prix qu'il en avait doimé. | Pron. , S'en aller, s'éloigner d'un lieu. — S'en aller, rentrer chez soi, dans son cabinet, dans sa chambre, etc. [Se dit, absol. , D'une personne qui rentre chez elle, le soir, pour n'en plus sortir que le lendemain. | Quitter la profession qu'on exerçait, le genre de vie qu'on menait. | Absol. , // s'est retiré. Il a quitté le commerce du monde, ou II mène une vie moins dissipée. J Pron. , Aller dans un lieu pour s'y étid)lir, après ^voir quitté un autre lieu. | Se mettre en sûreté, se réfugier. I Se retirer par-devers un jtcge. S'adresser à lui pour avoir justice. | Pron. et en parlant Des choses, Se raccourciflr. | Se dit Des eaux qui rentrent dans leur Ut après s'être débordées, après avoir monté. | V. n. La mer retire. Elle est dans le reflux. | Retiré, ée. adj. SoUtaire, peu fréquenté.

RETOMBÉE, s. f. La naissance d'une voûte , cette portion d'une voûte ou d'une arcade qu'on peut poser sans cintre, et qui

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rïrte sur le mur ou sur un pied-droit. Re-ton-bée. )

RETOMBER, v. n. Tomber encore. | Être attaqué de nouveau d'une maladie dont on croyait être guéri, i Tomber ; se dit Des choses qui , ayant été élevées , tombent. | S'emploie en parlant De qq. perte, de qq. dommage, de qq. blâme, etc. (Re-ton-bé.) RETONDRE, v. a. {Retondere.) Tondre de nouveau. | Retrancher à la surface d'une construction les ornements inutiles ou de mauvais goût; ou seulement Retrancher, recouper des ornements pour en rendre les arêtes plus vives.

RETORDEMENT. s. m. Action de retordre, ou Le résultat de cette action. (Retor-de-man. )

RETORDRE, v. a. ( Rétorquera. ) ( Se conj. c. Tordre. ) Tordre de nouveau. ( Tordre.

RÉTORQUER, v. a. (Retorquere. ) Employer contre son adversaire les raisons, les arguments, les preuves dont il s'est servi. (Ré-torc-é [c m.]. )

RETORS, ORSE. adj. (Retortus.) Qui a été retordu plusieurs fois. | Adj. et subst. m. Se dit D'un homme fin, rusé, artificieux. ( Re-tor. )

RÉTORSION, s. f. ( Retortus. ) Emploi que l'on fait contre son adversaire, des raisons, des arguments, des preuves dont il s'est servi.

RETORTE. s. f. ( Retortus. ) Cornue , vaisseau de terre ou de verre, qui a un bec recourbé pour se joindre au récipient. On dit plus ordin. Cornue.

RETOUCHE, s. f. Se dit Des endroits d'un tableau auxquels on a changé, corrige qq. ch. I Se dit Des endroits qu'on a repeints, parce qu'ils étaient effacés ou gâtés, j L'action de repasser le burin dans les tailles d'une gravure à demi usée , pour en raviver les traits.

RETOUCHER, v. n. Toucher de nouveau. I V. n. et a. Corriger, réformer, perfectionner.

RETOUR, s. m. Tour contraire ou presque contraire, tour multiplié. | Action de revenir, de retourner. \ Être sur son retour, Être près de partir pour retourner. | Être sur le retour, sur son retour. Commencer- à déchoir, à vieillir, à décliner. \Le retour d'une âme à Dieu , L'action d'un pécheur qui se convertit. | L'action du cerf qui revient sur les mêmes voies , pour les confondre et dérouter les chiens. ] Ruse , artifice. | Arrivée au lieu d'où l'on était parti, j^^re de retour. Être revenu. ( Les retours d'un navire , Les marchandises qu'il a rapportées en écliange de celles qu'il avait portées, et les bénéfices, qui en résultent. | Retour de chasse , Repas que l'on fait après la chasse, avant l'heure ordinaire du souper. | Le changement, la vicissitude des affaires. | // a de fâcheux re-

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tours, se dit D'un homme bizarre, qiiinteux. 17/ n'y a point de retour avec lui. C'est un homme qui conserve du ressentiment sans fin. I Ce qu'on ajoute, ce qu'on joint à la chose qu'on troque contre une autre, pour rendre le troc égal, j Reconnaissance, réciprocité de sentimcQta, de services, etc. |La réversion, le droit en vertu duquel les ascentlants succèdent aux immeubles qu'ils ont donnés à leure descendants , lorsque ceux-ci V iennent à moiu^r sans enfants. | Encoignure d'un bâtiment; angle formé par une partie de construction qui fait saillie en avant d'une uutre. I Le profil d'un entablement, d'une corniche, etc., qui ressaute. j/îe^o«r d'équerre, Retoiu* à angle droit.

RETOURNE, s. f. Carte qu'on retourne à certains jeux , quand chacun des joueurs a le nombre de cartes qu'il doit avoir : elle détermine la triomphe ou l'atout.

RETOURNER, v. n. Aller de nouveau en un lieu oix l'on a déjà été. | Retourner à Dieu, Se convertir. | Recommencer à faire les mêmes choses , les mêmes actions. | N'y retournez pas. Ne faites pas une autre fois la même faute. | Y. a. Tourner d'un autre sens. I Retourner un sol, Le bêcher pour le disposer à recevoir une autre culture. | Fam. , Retourner qqn. , Lui faire changer d'avis , de parti. I Fam., Prendre d'autres biais, prendre d'autres mesures , selon les différentes circonstances. | S'en retourner. S'en aller. | V. n. Se dit De la carte qu'on retourne après que tous les joueurs ont eu les cartes qu'ils devaient avoii". | Fam. , Voyons de quoi il retourne, Yoyons de quoi il est question, voyons ce qui se passe.

RETRACER, v. a. Tracer de nouveau, ou d'une manière nouvelle. | Raconter les choses passées et connues, en renouveler la mémoire , les décrire. | Pron. , Se rappeler une chose. I Être retracé, être rappelé dans la mémoire. (Re-tra-sé. )

RÉTRACTATION, s. f. ( Retractatio. ) Acte , discours ou écrit contenant le désaveu formel de ce qu'on a fait , dit ou écrit précédemment. ( — ta-sion.)

RÉTRACTER, v. a. {Retractare.)BkdsLrer qu'on n'a plus l'opinion que l'on avait avancée ; se dédire d'une chose qu'on avait dite ou écrite, la désavouer.

RÉTRACTILE. adj. des 2 g. Qui a la faculté de se retirer, de rentrer en dedans.

RÉTRACTILITÉ. s. f. Qualité de ce qui est rétractiie.

RÉTRACTION, s. f. ( Retractio. ) Raccourcissement, contraction d'une partie.

( Ré-trac-sion. )

RETRAIRE. v. a. (Retrakere.) (Se conj.

c. Traire.) Exercer un retrait. On dit, plus ordin.. Retirer, | Retrait, aite. adj. Se dit Des grains qui mûrissent sans se remplir, et qui contiennent beaucoup moins de farine que les grains bien conditionnés. ( Rç-trè-re. )

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RETRAIT, s. m. (Retractus.) Action <;n justice , par laquelle on retire un héritage qui avait été vendu. | Le retrait d'un projet de toi. L'action de retirer un projet de loi qui a été présenté à une asseinblée législative, (Re-trè.)

RETRAIT, s. m. (Retractus.) Le lieu secret d'une maison où l'on va aux nécessités naturelles. Peu usité.

RETRAIT, s. m.. (Retractus.) Dùminution de volume du mortier, de la terre, etc., lorsqu'ils sont secs , et des métaux lorsqu'ils sont refroidis. ( On dit aussi Retraite.

RETRAITE, s. f. ( Retractus. ) Action de se retirer. | La marche que font des troupes pour s'éloigner de l'ennemi après un comloat désavantageux , ou pour abandonner un pays oh elles ne peuvent plus se maintenir. | Battre en retraite. Se retirer. — Fam., Céder, cesser de soutenir un avis , une prétention. ( L'obligation où sont les gens de guerre, dans les villes, de se retirer à une certaine heure, et Le signal qu'on leur donne en conséquence. | Sonner la retraite. Rappeler les chiens et les faire retirer. | L'action de se retirer du monde , de la cour, des affaires. | L'état d'une [personne retirée des affaires, éloignée du tumulte de la société. | L'éloignement où l'on se tient ilu commerce du monde pendant qqs. jours, pour mieux se recueillir, et ne vaquer qu'aux exercices de piété. |Le lieu même où l'on se retire. | Un lieu de refuge, j Retraite de voleurs , Lieu où se retirent les voleurs. | Un emploi tranquille , ou Une pension, une récompense qu'on accorde à qqn. qui se retire d'un service. | La récompense qu'on donne à un domestique à la fin de ses services. | La diminution progressive d'épaisseur qu'on donne à un mur en partant du pied ; le petit espace qui existe entre la ligae verticale et le plan d'une construction , lorsque celui-ci est légèrement incliné en arrière. | Retrait, diminution de volume. I Pointe de clou demeurée dans l'ongle du cheval. (Re-trè-te.)

RETRAITE, s. f. Traite que le porteur d'une lettre de change protestée , faute d'acceptation ou de payement, fait sur celui qui avait donné la lettre. | Lettre de change qu'un négociant ou banquier tire sur le négociant ou banquier qui vient d'en tirer une sur lui.

RETRATTÉ, ÉE. adj. Qui est à la retraite, qui reçoit la pension de retraite. Officier retraité. (Re-tre-té. )

RETRANCHEMENT, s. m. Suppression de quelque partie d'un tout. | Suppression totale. I Un espace retranché d'un plus grand. I Les travaux qu'on fait à la guerre pour se mettre à couvert contre les attaques des ennemis. ( — che-man. )

RETRANCHER, v. a. Séparer une partie du tout, ôter qq. ch. d'un tout. | ôter entièrement, supprimer.] Pron., Se restreindre, m

RET

réduire- — Absol. , Diminuer sa dépense. | Faire des lignes, des tranchées et aulres travaux, pour se mettre à couvert des attaques de l'ennemi.

RETRAVAILLER, v. a. Tiavailler de nouveau. (Re-tra-va-llé [Il m.].)

RETRATANT, ANTE. s. T. de jurispr.

Celui, celle qui exerce un retrait. (Re-trëian. )

RÉTRE. s. m. r. RsiTRE.

RÉTRÉCIR. V. a. ( Sù-ictus. ) Rendre plus étroit, moins large. | V. n. Devenir plus étroit, j Fotre cheval se rétrécit. Il ne parcourt plus autant de terrain. | RÉTRÉcr , ie. adj. Étroit, borné. ( Ré-tré-sir. )

RÉTRÉCISSEMENT, s. m. Action par laquelle une chose est rétrécie; État d'une chose rétrécie. ( Ré-tré-si-se-man. )

RETREMPER, v. a. Tremper de nouveau.

I Redonner de la force, de l'énergie. (Retran-pé. )

RETRIBUER, v. a. {Rétribuerez) Donner à qqn. le salaire, la récompense qu'il mérite.

RÉTRIBUTION, s. f. (Retributîo.) Salaire, récompense du travail qu'on a fait, de la peine qu'on a prise pour qqn. , ou du service qu'on lui a rendu. ( — bu-sion. )

RÉTROACTIF, IVE. adj. Qui agit sur le passé. Un effet rétroactif.

RÉTROACTION, s. f. {Retroactus.) Effet de ce qui est rétroactif. ( — ac-sion. )

RÉTROACTIVITÉ, s. f. Qualité de ce qui est rétroactif.

RÉTROCÉDER, v. a. {Rétro, cedere.) Remettre à qqn. le droit qu'il nous avait cédé. ( Ré-tro-sé-dé. )

RÉTROCESSION, s. f. {Retraces sio.) Acte par lequel on rétrocède. ( Ré-tro-së-sion. )

RÉTROGRADATION, s. f. {Rctrogradatio, h. 1.) Mouvement par lequel les corps célestes vont ou paraissent aller contre l'ordre des signes. | Se dit Du mouvement des équinoxes. ( — da-sion.)

RÉTROGRADE, adj. des 2 g. {Retrogradis.) Qui se fait en arrière. | Se dit Des corps célestes, lorsqu'ils vont ou paraissent aller contre l'ordre des signes.

RÉTROGRADER, v. n. ( Retrogradare. ) Retourner en arrière. | Se dit Des corps célestes, lorsqu'ils vont ou paraissent aller contre l'ordre des signes.

RETROUSSEMENT. s. m. Action de retrousser. (Re-trou-se-man. )

RETROUSSER, v, a. Replier, relever en haut ce qui est détroussé. ( Nez retroussé. Nez dont le bout est un peu relevé en haut. I 6e cheval a les flancs retroussés , Il a les flancs creux. ( Re-trou-sé. )

RETROUSSIS. s, m. La partie du bord d'un chapeau retroussée à l'ancienne mode, à la Henri IV. | La partie des pans ou basques d'un uniforme qui est ou qui semble être letroussée. | Pièoe de cuir qui se rabat ou

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semble se rabattre sur le haut A^& botte.-» , et qui est ordin. jaune. (Re-trou-si.)

RETROUVER, v. a. Trouver de nouveau.

I Trouver ce qu'on avait perdu , oublié. | Reconnaître.

RETS. s. m. ( Rete. ) Filet , ouvrage de corde, de ûl, etc., noué par mailles et à jour, pour prendre du poisson , des oiseaux. (Rè.J

REUNION, s. f. ( Re, unie. ) Action de rapprocher, de réunir des parties qui avaient été divisées , désimies , isolées ; et L'effet qui résulte de cette action. |, ^Réconciliation. | En parlant de domaines , etc. , L'action de rejoindre une chose démembrée au tout dont elle faisait partie; ou L'action de joindre pour la première fois une chose à une autre. j L'action de rassembler ce qui est épai-s , ou Le résultat de cette action. | Une assemblée de personnes.

B.ÉUNIR. V. a. {Re , unîre.) Rejoindre ce qui est désuni , séparé. | Se dit De ce qui sert à unir une chose avec une autre. | Réconcilier, remettre en bonne intelligence. | En par lant De domaines , etc., Rejoindre une chose démembrée au tout dont elle faisait partie. | Joindre pour la première fois une chose à une autre. | Rassembler ce qui était épars.

RÉUSSIR, v. n. Avoir un succès heureux. I // a mal réussi , Il n'a point eu de succès, j Les blés ont bien réussi cette année y La récolte a été bonne. | Avoir un bon ou un mauvais succès. ( Ré-u-sir. )

RÉUSSITE, s. m. Bon succès. Se dit Des choses. I Bon ou mauvais succès , issue. ( Réu-si-te.)

REVALOIR. V. a. ( Se conj. c. Valoir. ) Rendre la pareille en bien ou en mal, et plus communément en mal. (^ Re-va-louar. )

REVANCHE, s. f. Action par laquelle on se revanche du mal qu'on a reçu. Fam. | La seconde partie que joue le perdant, pour se racquitter de la première. | Toute reprise de jeu demandée pour se racquitter de ce qu'on a perdu , pour regagner ce qu'on a perdu auparavant. I EiT REVANCHE, loc. adv. Eu récompense, pour rendre la pareille, soit ea bien, soit en mal.

REVANCHER. v. a. {Re , -vindicare.) Béfendre qqn. qui est attaqué, le soutenir, l'aider, le secourir dans une batterie, dans une querelle. | Pron. , Se défendre. | Rendre la pareille d'ime injure, d'un mal qu'on a reçu, — Se dit qqfs. en bien.

REVANCHEUR. s. m. Celui qui revanche, qui défend qqn.

RÊVASSER, v. n. Avoir de fréquentes el diverses rêveries pendant un sommeil inquiet, j Fam. , Penser vaguement à qq. ch. ( Rê-va-sé. )

RÊVASSERIE, s. f. Action de rêvasser ; État de celui qui rêvasse. ( Rê-va-se-rie. )

RÊVASSEUR. s. m. Celui qui révaaie Fam. (Rê vaseur.)

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RÊVE. ». m. {Rhembê, gr.) Songe. | Se dit Des projets sans fondement , des idées chimériques.

KEVÊCHE. adj. des 2 g. Rude , âpre au goût. ( Diamant revéche , Diamant auquel on ne peut faire prendre le poli dans toutes ses parties. | Se dit Des personnes rudes, peu traitables , rébarbatives.

RÉYEIL. s. m. Cessation de sommeil. | Machine d'horlogerie appelée aussi qqfs. Réveille-matin. ( Ré-vëll pi m.].)

RÉTEILLE-MATIN. s. m. Horloge, montre , ou partie d'une horloge , d'une montre, qui sonne pendant un certain espace de temps , pour éveiller à l'heure sur laquelle on a mis l'aiguille en se colichant. ( Ré-vëlle-ma-tin [11 m.].)

RÉVEILLER, v. a. {Evigilare.) Faire cesser le sommeil de qqn. | Exciter de nouveau , ranimer. | En parlant Des choses , Renouveler, faire renaître. | Pron. , S'éveiller. | Se ranimer, se renouveler. | Se réveiller de son assoupissement^ Sortir de son assoupissement, de son indolence , de son inaction. ( Ré-vë-llé [11 m.].)

RÉVEILLON, s. m. Petit repas extraordinaire qui se fait vers le milieu de la nuit. | Se dit De certaines touches claires et brillantes que le peintre place dans qqs. endroits de son tableau, pour y faire sentir la lumière , et la rendre phis piquante. ( Ré-vëlIon[Um.].)

RÉVÉLATEUR, TRICE. s. ( Révéla tor, h. 1.) Celui, celle qui fait la révélation d'un complot politique, ou de qq. association criminelle. ( — tri-se.)

RÉVÉLATION, s. f. {Revelatio.) Action de révéler. | L'inspiration par laquelle Dieu a fait connaître surnaturellement aux prophètes , à son Église , ses mystères , sa volonté, etc. I Se dit Des choses révélées. | Absol. , La révélation divine , ou La religion révélée. ( — ia-sion.)

RÉVÉLER. V. a. ( Revelare. ) Découvrir, déclarer, faire savoir une chose qui était inconnue et secrète. | Se dit aussi en parlant Des personnes.! Absol., La religion révélée. Le christianisme.

REVENANT, ANTE. adj. ( Revcniens. ) Qui plaît, qui revient.

REVENANT, s. m. ( Reveniens. ) Se dit Des esprits qu'on suppose revenir de l'autre monde

REVENANT-BON. s. m. Profit casuel et éventuel provenant d'un marché , d'une charge , etc. | Les deniers qui restent entre les mains d'un comptable, après qu'il a rendu ses comptes. On dit plus ordin. Boni. \ Se dit De toutes sortes de profits et d'avantages qui viennent par une espèce de hasard. ( Re-veiian-bon. )

REVENDEUR, EUSE. s. Celui, celle qui revend, qui achète pour revendre. | Se dit, au £ém„ Des femmes dont le métier est d'ache-

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ter de vieiUes bardes pour les revendre. (Revan-deur ; eu-ze. )

REVENDICATION, s. f. ( Vindicatio. ) Action de revendiquer. (Re-van-di-ca-sion.; REVENDIQUER, v. a. ( Vindicare. ) Réclamer une chose qui nous appartient , et qui est dans les mains d'un autre. ( Re-vandic-é [c m.].)

REVENDRE, v. a. (Revendere. ) Vendre ce qu'on a acheté. | Fam. , ^voir d'une chose à revendre , En avoir abondamment. ( Revan-dre. )

REVENIR, v. a. ( Revenire. ) Venir une autre fois, de nouveau, j Se dit Des choses qui croissent de nouveau, qui repoussent après avoir été coupées, arrachées, etc. | Se dit De certaines choses qui reparaissent après avoir disparu. | Cela me revient dans l'esprit ^ à l'esprit. Je m'en ressouviens à l'instant même. | Retourner au lieu d'où l'on était parti. | Se dit De certains aliments qui , lorsqu'on les a mangés, causent des rapports. I Recommencer à faire ou à dire les mêmes choses que l'on a faites ou dites précédemment. I Se rétablir, se remettre , être rétabli , être remis dans le même état où l'on était auparavant. | Reprendre ses esprits après un évanouissement , une faiblesse , etc. | Absol. , Je n'en reviens pas. Je ne reviens pas de mon étonnement. | Abandomier l'opinion dont on était, pour se ranger à l'avis d'un autre. | Revenir sur le compte de qqn. , Abandonner une mauvaise opinion qu'on avait de lui, pour en prendre une meilleure, une bonne. | Revenir à soi. Prendre de meilleurs sentiments. ! Se calmer, se réconcilier, s'apaiser. I Résulter à l'avantage ou au désavantage de qqn. | Coûter ; et se joint à la prép. A. \ Avoir du rapport, être conforme, semblable. I Plaire. ( Faire revenir de la ^viande, La mettre en état d'être piquée ou bardée , pour la faire rôtir ensuite. | Revenir sur quelqu^un , Exercer contre qqn. une action en garantie.

REVENTE, s. f. Seconde vente, nouvelle vente. (Re-van-te.)

REVENU, s. m. Ce qu'on retire annuellement d'un domaine, d'un emploi, d'une pension, d'une constitution de rente, etc.

REVENUE, s. f. Le jeune bois qui revient sur une coupe de taillis.

RÊVER. V. n. et a. {Rhembein, gr.) Faire des songes. | Être en délire , dans une fièvre chaude ou dans qq. autre maladie. [Dire des choses déraisonnables, extravagantes. | Être distrait , laisser aller son imagination sur des choses vagues , sans aucun objet fixe et certain. I Penser, méditer profondément sur qq, ch. I V. a. Désirer qq. chose vivement, avec passion.

RÉVERBÉRATION, s. f. Réfléchissenient, réflexion. (Ré-vër-bé-ra-sion.)

RÉVERBÈRE, s. m. Miroir réflecteur, que l'on adapte â une lampe, pour ramener vers les objets que J'on veut éclairer la por*

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tion de sa lumière qui se perdrait dans l'espace. I Se dit Des lanternes de verre qui contiennent une lampe munie d'un ou de plusieurs réflecteurs, et qui servent à éclairer pendant la nuit les rues, ( Feu de réverbère , Feu appliqué de manière que la flamme est obligée de se rabattre et de rouler sur les matières que l'on expose à son action, comme dans un four ou sous un dôme. (Révër-bè-re.)

RÉVERBÉRER, v. a. et n. {Reperberare.) Réfléchir, repousser, renvoyer. (Ré-vër-bé-ré.) REVERDIR. V. a. Repeindre en vert. | V, n. Redevenir vert. | Se dit D'un vieillard dont les forces se raniment, qui semble rajeunir. (Re-vër-dir.)

RÉVEREMMENT. adv. Avec respect, avec révérence. (Ré-vé-ra-man.)

RÉVÉRENCE, s. f. {Reverentia,) Respect, vénération. | Titre d'honneur qu'on donnait aux religieux qui étaient prêtres. | Le mouvement du corps qu'on fait pour saluer, soit en s'inclinant , soit en pliant les genoux. | Pop. , Tirer sa révérence à qqn. , Le saluer. — Fam. , Saluer en s'en allant , s'en aller. | Faire la révérence , sa révérence à qqn. , Lui rendre ses respects , et le saluer pour la première fois , ou quand on a été longtemps sans le voir. | Sorte d'ùommage rendu aux souverains dans certaines occasions. (Révé-ran-se.)

RÉVÉRENCIELLE. adj. f. Crainte révérencieUe, Le sentiment mêlé de crainte et de respect que les enfants doivent avoir pour leurs pères et mères. (Ré-vé-ran-si-ë-le.)

RÉVÉRENCIEUSEMENT. adv. Avec respect, d'une manière humble et cérémonieuse. (Ré-vé-ran-sieu-ze-man.)

RÉVÉRENCIEUX, EUSE. adj. Qui affecte de faire quantité de révérences. Fam. | Humble et cérémonieux. (Ré-vé-ran-sieu ; ze. )

RÉVÉREND, ENDE. adj. (Reverendus,) Digne d'être révéré. Titre d'honneur qu'on donne aux prélats , aux religieux et aux religieuses. — Subst., Mon révérend, mes révérends. (Ré-vé-ran; an-de.)

RÉVÉRENDISSIME. adj. des 2 g. Titre d'honneur plus relevé que celui de Très-révérend, et que l'on donne aux évêques, aux archevêques et aux généraux d'ordres. (Révé-ran-di-si-me.)

RÉVÉRER. V. a. {Revereri.) Honorer, respecter.

RÊVERIE, s. f. L'état de l'esprit occupé d'idées vagues qui l'intéressent, et les pensées riantes ou tristes auxquelles se laisse aller l'imagination. | Idée extravagante , chimérique. I Délire causé par une maladie, ou L'effet de ce délire.

REVERQUIER. s. m. {Re, versus.) r.

E.KVERTIER,

REVERS, s. m. Le côté d'une chose opposé à celui que l'on regarde ou qui se pré-

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sente d'abord. | Un coup d'arrière-main ; an coup donné de gauche à droite avec la main ou avec un instrument, avec une arme. 1 Une disgrâce, un accident qui change une bonne situation en une mauvaise. | Les rêver i âun habita se dit Des deux parties d'un habit qui se joignent sur la poitrine , et qui sont ou qui semblent repliées en dessus de manière à montrer une portion de revers ou de la doublure de l'habit, | En parlant De monnaies ou de médailles, Le côté opposé à celui où est l'empreinte de la tête du prince ou du personnage au nom ou en l'honneur duquel la médaille a été frappée. | Fam., Le revers de la médaille. Le mauvais côté, les mauvaises qualités d'une personne ou d'une chose. (Re-vèr.)

REVERSAI., ALE. adj. S'est dit D'un acte d'assurance donné à l' appui d'un engagement précédent. Lettres reversâtes, ou, subst. , Reversâtes , Lettres par lesquelles on fait une concession en échange, en retour d'une autre. (Ré-vër-sal.)

REVERSEMENT, s. m. Action de reverser. On dit mieux Transbordement. ( Revër-se-man.)

REVERSER, v. a. Verser de nouveau.

I Transporter la cargaison d'un bâtiment dans un autre. On dit plus ordin. Transborder. (Re-vër-sé.)

REVERSI. s. m. ( Plusieurs écrivent Reversis.) Sorte de jeu de cartes où celui des jouem-s qui fait le moins de levées gagne la partie, et où le valet de cœur , qu'on nomme le Quinola , est la carte principale. | À ce jeu , Le coup qui consiste à faire toutes les levées , et qui , par une exception à la règle ordinaire, procure le gain de la partie. (Revër-si.)

RÉVERSIBILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est réversible. (Ré-vër-si-bi-li-té.)

RÉVERSIBLE, adj. des 2 g. Se dit Des biens , des terres qui doivent en certains cas retourner au propriétaire qui en a disposé. I Se dit Des rentes viagères constituées sur plusieurs têtes, ou d'une pension assurée à d'autres personnes après la mort du titulaire, (Ré-vër-si-ble.)

RÉVERSION, s. f. (Reversio.) Retour, droit de retour, en vertu duquel les biens dont une personne a disposé en faveur d'une autre lui reviennent quand celle-ci meur^ sans enfants. (Ré-vër-sion.)

REVEPcTIER. s. m. Sorte de jeu qui se joue dans un trictrac , et qui consiste à faire revenir ses dames dans la même table d'où elles sont parties. On disait autrefois Reverquier. (Re-vër-tié.)

REVESTIAIRE. s. m. Lieu séparé dans l'église, où les prêtres se revêtent des habits sacerdotaux pour l'office divin. Il est vi. (Re-vës-ti-è-re.)

REVÊTEMENT, s. m. Espèce de placage de plâtre, de mortier, de bois, de marbre,

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«le. , qu'on fait à une construction pour la rendre plus agréable, ou plus riche, ou même plus solide. | Ouvrage de pierre , de brique, ou de qq. autie matière, servant à retenir les terres d'un fossé, d'un bastion, d'une terrasse. (Re-vè-te-man.)

REVÊTIR. V. a. ( Revesdre. ) ( Se conj. c. Vêtir.) Donner des habits à qqn. qiii en a besoin. | Pron., Se rei>êdr d'un habit. Le mettre sur soi , s'en couvrir, | Se dit en parlant Des habits de cérémonie ou des autres marques de dignit-é. | Se dit en parlant Des emplois , des titres , de l'autorité qu'on reçoit, dont on est investi, j Prendre, se donner, s'attribuer telle ou telle apparence, telle ou telle qualité, j Revêtir un caractère, Faire connaître la qualité, l'autorité qu'on possédait sans la montrer. | Faire un revêtement. j Recou\Tir, enduire. | Revêtu , ue. part. Fam. , Un gueux revêtu, Un homme de rien qui a fait fortune, et qui en est devenu arrogant. — Orné , décoré.

RÊVEUR, EUSE. adj. et subst. Qui rêve, qui s'entretient de ses imaginations. | Se dit d'Un homme qui fait ou qui dit des choses extravagantes, dont les idées sont hors du sens commun. ( — eu-ze.)

REVIRADE. s. f. T. du jeu de trictrac. Action d'un joueur qui , pour faire une case avancée , emploie une ou deux dames de cases déjà faites,

REVIREMENT, s. m. Action de revirer.

On dit mieux Virement. \ Manière de s'acquitter d'une personne en lui faisant le transport d'une dette active équivalente à la somme qu'on lui doit. ( — re-man.)

KEViKEiV. v. n. ( Fertere) T. de marine. Tourner d'un autre côté, | Fam., Revirer de bore , Changer de parti. | Faire une revirade.

RÉVISER. V. a. (Revisere.) Revoir, examiner de nouveau. (Ré-vi-zé.)

RÉVISEUR, s. m. Celui qui revoit après un autre. (Ré vi-zeur.)

RÉVISION, s, f. (Revisio.) Action par laquelle on revoit, on examine de nouveau. [ Conseil de révision. Tribunal militaire qui révise les jugements rendus par les conseils de guerre, (Ré-vi-zion.)

RÉVIVIFICATION. s. f. Opération par laquelle on fait reparaître sous sa forme naturelle un métal qui était masqué sous une forme différente. ( — ca-sion.)

RÉVIVIFIER, V. a. Vivifier de nouveau.

I Révivifier le mercure , Le remettre en son état naturel. | La grâce révivifie le pécheur. Elle lui donne une nouvelle vie spirituelle,

REA^IVRE. V. n. ( Se conj. c. Vivre. ) Ressusciter , revenir à la vie. | Vivre pour ainsi dire de nouveau. | En parlant Des choses , Renaître , se renouveler. | Faire revivre une personne. Lui rendre des forces, de la vigueur', lui redonner de l'espérance , de la joie. | Faire revivre une charge ^Kéla-

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blir une charge qui avait été éteinte ou supprimée.

RÉVOCABLE, adj. des 2 g. (Revocabilis.) Qui peut être révoqué, qui peut être destitué.

RÉVOCATION, s. f. (Revocatio.) Action de révoquer. ( — ca-sion.)

RÉVOCATOIRE. adj. des 2 g. {Revocatorius.) Qui révoque. ( — ca-toua-re.)

REVOICI et REVOILÀ. Prép. réduplicatives. Voici et voilà de nouveau. Fam. (Revoua-si. Re-voua-la.)

REVOIR, V. a. (Revidere.) (Se conj. c.

Voir. ) Voir de nouveau. | Subst., Adieu jusqu'au revoir, ou, simplement, Au revoir. Fam. I Revoir et un cerf. Prendre connaissance de la force d'un cerf. ( Examiner d« nouveau. | À revoir, loc. dont on sd sert pour dire qu'il faut faire un nouvel examen d'un- compte, d'un écrit, etc. (Re-vouar.)

REVOLER, v. n. Voler de nouveau, retourner quelque part en volant.

REVOLIN. s. m. Effet du vent lorsqu'il est réfléchi , renvoyé par un objet. On dit dans un sens analogue qu' Une voile fait re~ voUn, Lorsqu'elle est enflée par le revoUn qu'occasionne une autre voile.

RÉVOLTANT , ANTE. adj. Qui révolte, qui choque excessivement, qui indigne.

RÉVOLTE, s. f. RébelUon, soulèvement des sujets contre le souverain , ou d'un inférieur contre son supérieur. | S'emploie au sens moral.

RÉVOLTER, v. a. (Revolvere.) Soulever, porter à la révolte. | S'emploie neutr. avec le verbe Faire, tant au propre qu'au figuré. I Choquer excessivement , indigner, j Pron. , S'indigner. | Révolté, subst. m. Les ré* vol tés se sont rendus maîtres de telle place. RÉVOLU , UE, adj. {Revolutus.) Se dit Du cours des planètes et des astres , lorsque, par leur mouvement périodique , ils sont revenus au même point d'où ils étaient partis. I En parlant Des périodes de temps Achevé, complet.

RÉVOLUTION, s. f. {Revolvere.) Le retour d'une planète, d'un astre au même point d'où il était parti, j Émotion violente qui occasionne une révolution d'humeurs. | Le changement qui arrive dans les choses du monde , dans les opinions , etc. | Se dit Des changements brusques et violents qui ont lieu dans le gouvernement des États. jAbs., La révolution politique la plus mémorable qui ait eu lieu dans un pays. | Les révolutions de la terre, du globe , Les événements naturels par lesquels la face de la teire a été changée. ( — lu-sion.)

RÉVOLUTIONNAIRE, adj. des 2 g.

Qui a rapport aux révolutions politiques, qui est favorable à ces révolutions. { Subst. m. Ami, partisan des révolutions. ( — lu-si<K nè-re.)

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