‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 574 sur 712 · ROI · texte numérisé non relu

ROI

choses qui ont déjà été servies. | Se dit , en Littérature, De petits ouvrages de rebut. Fam.

ROGNE, s. f. {Rubigo.) Cale invétérée (Ro-ne [n m.].)

ROGNE-PIED. s. m. Espèce de couteau avec lequel le maréchal rogne et retranche des portions inutiles de l'ongle du cheval. (— pié.)

ROGNER. V. a. {Rodere.) Retrancher, ôler qq. ch. des extrémités, de la longueu* ou de la largeur d'une étoffe, d'un morceai de bois, etc. | Ôter, retrancher à qqn. un partie de ce qui lui appartient. (Ro-«e [n m.].)

ROGNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui rogne. (Ro-«eur ; «eu-ze [n m.].)

ROGNEUX, EUSE. adj. Qui a la rogne.

(Ro-«eu ; ze [n m.].)

ROGNON, s. m. {Ren.) Le rein d'un animal. Se dit des animaux dont les reins sont bons à manger. | Mine en rognons. Celle qui se trouve en masses détachées , et non par couches ou par filons suivis. (Ro-«on[n m.].)

ROGNONNER. v. n. Gronder, grommeler, murmurer entre ses dents. Pop. (Rono-né [n m.].)

ROGNURE, s. f. Ce qu'on retranche , ce qu'on enlève quand on rogne qq. ch. | Au plur., fam.. Les restes des matériaux qui ne sont point entrés dans un grand ouvrage pour lequel ils avaient été préparés. (Ro-zmre [nm.].)

ROGOMME, s. m. Eau-de-vie ou autre liqueur forte. Pop. | Foix de rogomme, Yoix rauque d'une personne qui fait abus de Uqueurs fortes. (Ro-go-me.)

ROGUE. adj. des 2 g. Fier, arrogant, superbe. Fam. (Rog-e.)

ROI. s. m. {Rex.) Monarque, prince, souverain d'un État ayant le titre de royaume. I Le roi ti-ès- chrétien , Le roi de France; Le roi catlwUque, Le roi d'Espagne; Le roi très-fidèle. Le roi de Portugal. | C'est un plaisir de roi. C'est un plaisir très-grand, très-vif. I Absol., Le roi qui règne dans le pays où l'on est. | Main du roi, La puissance et l'autorité du roi interposée dans les procédures judiciaires entre particuliers. I Les ordres du roi. Les ordres de chevalerie de Saint-Michel et du Saint-Esprit. ( L'ordre du roi. L'ordre de Saint-Michel pris séparément. | Coin du roi, Morceau de fer trempé et gravé pour marquer la monnaie ; Taux du roi. Le prix d'une chose réglée par l'autorité du roi; Poids du roi, et, plus ordin.. Poids de roi. Le lieu où l'on pèse les grosses marchandises, | Pied de roi. Mesure qui contient douze pouces en longueur. I Le jour des Rois, Le jour de l'Epiphanie. | Faire les Rois, Dîner ou souper en famille ou avec des amis pour partager un gâteau dans lequel il y a une fève. | Roi d'armes. Le chef des héi'auts d'armes. | Le roi du bal^

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Celui qui donne le bal, ou Celui pour qui on le donne, et qui omTe la danse. | Se dit De certains animaux qu'on regarde comme les plus nobles de tous. | Au jeux de cartes, La principale figure de chaque couleur. | Au jeu du piquet à écrire , Une division de la partie qui comprend deux ides. | Aux échecs , La principale pièce du jeu. (Roua.) ROroE. adj. des 2 g. {Ri^idus.) (En conversation et qqfs. dans le discours soutenu , on prononce Rède, rédeur , rédir ; aussi plusieurs écrivent-ils Raide^ raideur , raidir. ) Qui est fort tendu , et qu'on a de la peine à plier. | Ce qui manque ou paraît manquer de souplesse, de grâce. | Fam., Se tenir roide , Ne pas fléchir , persister. | Inflexible, opiniâtre, dur. | Qui est difficile à monter. 1 Qui a un mouvement rapide et fort. I Adv. Vite. (Roua-de; ou Rë-de.)

ROLDEUR. s. m. Qualité de ce qui est roide. | Rapidité, impétuosité de mouvement. I Se dit D'une montagne, d'un escalier, quand la pente en est si roide , qu'ils sont difficiles à monter et à descendre. | Fermeté excessive, extrême sévérité. (Roua-deur; ou Ré-deur.)

ROroiLLON. s. m. (Rigidiis.) Petite élévation qu'on ne peut regarder comme une montagne, et qui se trouve dans un chemin. (Roua-di-llon [11 m.].)

ROIDrR.v. a. {Rigidari.) Tendre ou étendre avec force, rendre roide. | V. n. Devenir roide. jPron., Tenir ferme, ne vouloir point se relâcher. (Roua-dir ; ou Ré-dir.)

ROITELET, s. m. Fort petit oiseau à bec fin, dont le plumage est olivâtre, et qui a sur la tête une tache d'un beau jaune, j Un petit roi, le roi d'un très-petit Etat. (Rouate-lë^

ROLE. s. m. (Rotare.) Une ou plusieurs feuilles de papier, de parchemin, collées bout à bout, sur lesquelles on écrivait des actes, des titres. | Un feuillet ou deux pages d'écriture. ( Liste, catalogue. | L'état, la hste sur laquelle on inscrit les causes dans l'ordre où elles doivent se plaider. | A tour de rdle. Chacun à son tour ou à son rang. | Les registres sur lesquels étaient portées toutes les oppositions faites au sceau des provisions des offices, et qui avaient été signifiées à des officiers nommée Gardes des rôles. I Ce que doit réciter un acteur dans une pièce de théâtre, j // a outré son rôle, Il en a chargé, il en a forcé l'expression. | La manière dont on agit dans les affaires du monde dans certaines occasions.

RÔLER. v. n. Faire des rôles d'écriture. Fam.

RÔLET. s. m. Petit rôle. Jouer bien son rôlet, Jouer bien son personnage ; et , Être au bout de son rôlet, Ne savoir plus que dire ni que faire. (Rô-lë.)

ROMAIN, AINE. adj. et subst. {Romanus.) Se dît Des personnes et des choses qui

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appartenaient à l'ancienne PLome, [ Ckiff/ês romains, Les lettres numérales comme C. D. I. L. M. V. X. I Qui rappelle la grandeur d'âme, le courage, l'austérité, le patriotisme des anciens Romains. | C'est le dernier des Romains, Il a une vertu qui n'est plus de son temps ; il est le dernier défenseur qui reste à une cause perdue. | Reauté romaine^ Femme qui a de grands traits bien marqués, et un air, un port majestueux. | Se dit Des personnes et des choses qui appartiennent à la Rome moderne, considérée surtout comme le siège de la religion catholique, dont le pape est le chef. | Romaine, Espèce de laitue longue que les jardiniers font ordin. blanchir en la Uant. (Ro-min ; ë-ne.)

ROMAIN, s. m. On appelle Gros romain.

Le caractère qui est entre le petit parangon et le gros texte; et -PeftV romain. Celui qui est entre la philosophie et la gaillarde. | Dans chaque corps de caractère , Le caractère dont les traits sont perpendiculaires ; à la différence de V Italique, dont les traits sont inclinés. Adj., Caractère romain.

ROMAINE, s. f. Peson, insti'ument dont on se sert pour peser avec un seul poids. (Ro-më-ne.)

ROMAN, s. m. Se dit proprement Des histoires, des narrations, \Taies ou feintes , écrites en vieux langage. Toute histoire feinte, écrite en prose, où l'auteur cherche à exciter l'intérêt. | Roman historique. Roman dont le fond est tiré de l'histoire. | Se dit Des aventures extraordinaires, et des récits dénués de vraisemblance. | Un héros de roman. Un homme qui affecte d'agir et de parler à la manière des héros de roman.

ROMAN, ANE. adj. {Romanus.) Se dit De la langue qui s'est formée de la corruption du latin , et qui a été parlée et écrite dans le midi de l'Europe depuis le 10* siècle jusqu'à la fin du i3^. | Subst. m. Des histoires écrites en roman.

ROMANCE, adj. f. (Romanus.)La langue romaîice, signifie la même chose que La langue romane. (Ro-man-se.)

ROMANCE, s. f. Ancienne histoire écrite en petits vers simples et naïfs, dont le sujet est ordin. touchant, et qui est faite pour être chantée. ) Toute chanson tendre et plaintive.

ROMANCIER, s. m. On appelle ainsi Les auteurs des anciens romans écrits en \'ieux langage. | Se dit Des auteurs de romans modernes. (Ro-man-sié.)

ROMANESQUE, adj. des 2 g. Qui tient du roman; qui est merveilleux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu'on leur prête. | Subst. m. Jlj a du roma' nesque dans cet ouvrage. (Ro-ma-nësc-e.)

ROMANESQUEMENT. adv. D'une manière romanesque. ( — nësc-e-mau.)

ROMANTIQUE, adj. des a g. Se dit Dea

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lieux, des paysages qui rappellent à l'imagination les descriptions des poèmes et des romans. | Se dit De certains écrivains qui affectent de s'affranchir des règles de composition et de style établies par l'exemple des auteurs classiques, et Des ouvrages de ces écrivains. | Subst. m. Le genre romantique. I Partisan du genre romantique.

(— tic-e.)

ROMARIN, s. m. {Rosmarinum.) Arbuste aromatique de la famille des Labiées.

ROMPEMENT. s. m. Rompement de tête, La fatigue que cause le grand bruit; ou un discours importun, ou une forte application, etc. (Ron-pe-man.)

ROMPRE. V. a. {Rumpere.) {Je romps, il rompt ; nous rompons, etc. Je rompais. Je rompis. J'ai rompu. Je romprai. Je romprais. Romps. Que Je rompe, Que Je rompisse. Rompant. Rompu.) Briser, casser, mettre en pièces. I Rompre le pain, Faire la scène, la communion. I Rompre un criminel. Rompre les os des bras et des jambes à un criminel avec une barre de fer. | Rompre la tête à qqn., Lui faire trop de bruit, ou L'importuner par des discours inutiles et hors de saison. | Rompre les chemins , Gâter les chemins. | Rompre un bataillon , etc. , Enfoncer un bataillon, le mettre en désordre. | Rompre le carré. Reformer en colonne une troupe qui formait le carré. | Rompre sa maison,son fra/«,Congédier son train, sa maison. | Au jeu de trictrac , Rompre son plein. Être obligé de lever une des deux dames qui complètent chaque case du plein. I Arrêter, détourner le mouvement droit de qq. corps. | Rompre un coup. En amortir l'effet» I Rompre le coup. Empêcher le succès d'une entreprise. | Rompre les chiens , Les arrêter, les empêcher de suivre une voie. ) — Fam., Empêcher qu'un discours qui pourrait avoir qq. inconvénient ne continue. | I Détruire, faire cesser, rendre nul.jAbsol., Renoncer à l'amitié, aux liaisons qu on avait avec qqn. | Rompre un tête-a-téte , Survenir dans la compagnie de deux personnes. | Rompre le silence , Cesser de se taire. | Manquer à une obligation, cesser pour toujours ou momentanément de la remplir. | Sty- 1er, dresser, exercer, accoutumer. | Rompre la volonté d'un enfant. L'accoutumer à être doux et docile, | Rompre un cheval, Le débourrer, l'assoupUr. | Se dit Des milieux qui occasionnent la réfraction, qui obligent les rayons de lumière à se détourner de leur première direction. | Rompre les couleurs. Les mêler avec d'autres pour en adoucir l'éclat. I V. n. Se casser, se briser. | Se dit D'une troupe qui passe de l'ordre en bataille à l'ordre en colonne. | À tout rompre. loc. adv. Tout au plus, à toute extiémité. Fam. et \\. Se dit plus ordin. en parlant D'un acteur, d'une pièce de théâtre, d'un ouvrage lu ou prononcé en public, qui a été applaudi avec transport. | Rompu, uk.

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