‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 588 sur 712 · SAB · texte numérisé non relu

SAB

moule des monnaies, des médailles, etc. } T. de blason, nom de La couleur noire.

SABLER. V. a. Couvrir de sable. | Boire tout d'un trait, fort vite.

SABLEUX, EUSE. adj. (Sabulosus.) Farine sableuse , Celle dans laquelle se trouve mêlé du sable. (Sa-bleû ; ze.)

SABLIER, s. m. Espèce d'horloge de verre, composée de deux fioles ajustées de otanière que du sable fin qui est dans l'une s'écoule dans l'autre , par une petite ouverture , et sert à mesurer un certain espace de temps. I Petit vaisseau contenant du sable propre à être répandu sur l'écriture pour la sécher. | Petit arbre d'Ajnérique, dont le fruit, qui est une capsule dure et très-scche, peut s'employer en guise de sablier , de vase à mettre du sable pour sécher l'écriture. (Sablié.)

SABLIÈRE, s. f. Lieu creusé dans la terre, duquel on tire du sable pour bâtir. | Pièce de bois posée horizontalement, et destinée à recevoir, à porter l'extrémité de certaines antres pièces de charpente.

SABLON. s. m. {Sahlum.) Sable fin, sable très-menu.

SABLONNIER. s. m. Celui qui vend du sablon. (Sa-blo-nié.)

SABLONNER, v. a. Écurer avec du s'iblon. (Sa-blo-né.)

SABLONNEUX , EUSE. adj. Où il y a beaucoup de sable. (Sa-blo-neu; ze.)

SABLONNIÈRE. s. f. Lieu d'où l'on tire du sablon, du ^able fin. (Sa-blo-niè-re.)

SABORD, s. m. Ouverture ou embrasure faite à un vaisseau , et par laquelle le canon lire. (Sa-bor.)

SABOT, s. m. ( Sapinus. ) Chaussure de bois faite toute d'une pièce, et creusée de manière à contenir le pied. | La corne du pied du cheval et de plusieurs autres animaux. I Se dit Des ornements, ordin. de métal , qui sont au bas des pieds d'un bureau, etc. I Toute garniture de métal ou de bois qui entoure l'extrémité inférieure d'une pièce de charpente, d'un poteau, etc. | Baignoire faite en forme de sabot. | Plaque de fer un peu courbe et à rebords qu'on met sous l'une des roues d'une voiture, pour qu'elle ne tourne pas et ne fasse que glisser. I Genre de mollusques à coquille univalve, épaisse et dure. | Fam., Un mauvais violon. I Certain jouet d'enfants , qui est de figure cylindrique, se terminant en pointe par le bas, et que l'on fait pirouetter en le frappant avec un fouet , avec une lanière.

(Sa-bô.)

SABOTER. V. n. Jouer au sabot, faire aller un sabot.

SABOTIER, s. m. Ou^Tie^ qui fait des sabots. I Se dit De ceux qui portent des sa bots. (Sa-bo-tié.)

SABOTIÈRE, s. f. Sorte de danse qu'exétutent des gens en sabots.

SABOULER. V. a. Tourmenter, tirailler, renverser, houspiller une personne de coin et d'autre plusieurs fois, j Fig., Réprimander, tancer qqn. avec véhémence. Pop.

SABRE, s. m. {Sabel, ail.) Cimeterre, espèce de coutelas recourbé, qui ne tranche que d'un côté. | Sorte d'épée droite et large, qui a un dos et un tranchant.

SABRENAS. s. m. Artisan qui travaille malproprement, grossièrement. Pop. et vi.

SABRENASSER ou SABRENAUDER.

V. a. Travailler mal qq. ouvrage que ce soit. Pop. ( — na-sé; ou — nô-dé.)

SABRER. V. a. Donner des coups de sabre. ( Fam., Sabrer une affaire , L'expédier avec précipitation , sans se donner la peine de l'examiner.

SABRETACHE. s. f. ( Sabeltaschc , ail. ) Espèce de sac plat qui pend à côté du sabre d'un hussard , d'un lancier , et qui lui sert de poche.

SABREUR. s. m. Militaire qui ne sait point l'art de la guerre, mais qui est brave et qui se I>nt bien. Fam.

SABURRAL, ALE. adj. Qui appartient à la saburre. (Sa-bu-ral.)

SABCRRE. s. f. {Sabwra,) Se dit des sucs altérés qui se trouvent dans les premières voies , et qui proviennent de mauvaises digestions. (Sa-bu-re.)

SAC. s. m. (Saccus.) Sorte de poche faite de cuir, de toile, ou d'étolTe, que l'on coud par le bas et par les côtés, laissant seulement le haut ouvert pour mettre dedans ce qu'on veut. I Sac à blé , sac à charbon. Sac à mettre du blé, du charbon ; et. Sac de blé , de charbon, etc., Sac plein de blé, de charbon , etc. I Sac à poudre , Le sac dans lequel les perruquiers mettent leur poudre. | Sac de blé , sac de farine ^ Une certaine mesure de blé, de farine. I Pop., Un sac àmn. Un ivrogne. | Sac de nuit , Sac où l'on met, en voyage, ses hardes de nuit. | Sac contenant les pièces d'un procès. On dit plus ordin. aujourd'hui Les pièces ou Le dossier. I Vider son sac. Dire tout ce qu'on a à dire sur tel sujet , dans telle occasion. | Habit de pénitence, d'affliction, d'humiliation. I Se dit Des grandes robes dont se couvrent les pénitents dans leurs cérémonies, dans leurs processions. ( Un dépôt d'humeurs, de matière, qui se forme en qq. partie du corps auprès d'une plaie ou d'un abcès. | Pop., L'estomac, le ventre. | Cul-de-sac, Petite rue qui n'a point d'issue. Fam. , Place qui ne conduit point à une meilleure, qui ne présente aucun moyen d'avancement.

SAC. s. m. Pillage entier d'une ville.

SACCADE, s. f. Brusque et rude secousse qu'on donne à un cheval en lui tirant la bride. | Secousse violente qu'on donne à qqn. en le tirant. ( Fam., Rude réprimande, correction rude. ( Tout mouvement brusque et irrégulier. (Sa-ca-de.)

SACCADER. V. a. Donner des saccades à

un cheval, j Mouvements saccad-és , Mouvements brusques et irréguliers. Style saccadéy Style dont les phrases sont courtes et peu agréables à l'oreille. (Sa-ca-<ié.)

SACCAGE, s. m. Bouleversement, confusion. I Pop., Amas confus. (Sa-ca-je.)

SACCAGEMENT. s. m. Sac, piDage.

(Sa-ca-je-man.)

SACCAGER. V. a. Mettre à sac, mettre au pillage. | Fam., On a tout saccofré chez lui, On y a tout bouleversé. (Sa-ca-je.)

SACERDOCE, s. m. {Sacerdotium.) Prêtrise. ( Le ministère de ceux qui , dans l'Ancien Testament, avaient le pouvoir d'offrir à Dieu des victimes pour le peuple. | Se dit en parlant De ceux qui, chez les anciens, offraient les sacrifices aux faux dieux. | Le corps ecclésiastique. (Sa-sër-do-se.)

SACERDOTAL, AXE. adj. {Sacerdotalis.) Appartenant au sacerdoce. (Sa-sërdo-tal.)

SACHEE. s. f. Ce qu'un sac peut contenir.

SACHET, s. m. Petit sac. [ Sorte de petit coussin où l'on met des parfums, des senteurs. (Sa-chë.)

SACOCHE, s. f. Nom qu'on donne à deux bourses de cuir jointes ensemble par une large courroie , et dont les courriers et autres personnes se servent en voyageant. | Sac de toile forte ou de peau , dans lequel les porteurs d'argent des maisons de banque et de commerce mettent les espèces qu'ils sont chargés de donner ou de recevoir en payement. Le sac et ce qu'il contient.

SACRAJVIENTAIRE. s. m. {Sacramentum.) Nom d'une secte de réformés qui ont publié des opinions contraires à celles des catholiques, touchant l'eucharistie. (Sa-craman-tè-re.)

SACRAMENTAL, AXE, ou SACRA- MENTEL, ELLE. adj. {Sacramentum.) Qui appartient à un sacrement. | Fam., Mots sacramentaux , Les mots essentiels pour la conclusion d'une affaire. (Sa-cra-man-tal, ou Sa-cra-man-tël ; ë-le.)

SACRAMENTALEMENT, ou SACRA- MENTELLEMENT. adv. D'une manière sacramentelle. ( — man-ta-le-man ; ou — mantë-le-man.)

SACRE, s. m. ' {Sahara , ar.) Grand oiseau de proie du genre des faucons. V. Sa-

CREf.

SACRE, s. m. Action par laquelle on sacre un roi. j L'action par laquelle on sacre un évéque.

SACRÉ , ÉE. adj. V. le part, du verbe Sacrer.

SACREMENT, s. m. Signe visible d'une chose invisible, institué de Dieu pour la sanctification des âmes. | Se dit Des sept sacrements de la loi nouvelle , institués par J.^sus-Cnt^TST, p»ur conférer la grâce dont

ils sont le signe. | S'approcher des sacrements, Se confesser et communier. | Le saint sacrement de l'autel, ou, absol., U saint sacrement, L'eucharistie. | Le saint sacrement. L'ostensoir, le soleil d'or ou d'argent qui est destiné à renfermer l'hostie. I Absol. et par plaisanterie. Le sacrement de mariage ou le mariage même. (Sa-cre-man.)

SACRER. V. a. ( Sacrare. ) Conférer un caractère de sainteté par le moyen de certaines cérémonies religieuses. | Sacré, ée. adj., et se dit , par opposition à Profane, Des choses qui concernent la religion , qui ont pour objet le culte de Dieu. | Les livres sacrés , L'Ancien et le Nouveau Testament. I Le sacré collège. Le collège des cardinaux. | Se dit Des choses qui concernaient la religion, le culte chez les païens. I Se dit Des choses auxquelles on doit une grande vénération, qu'on ne doit point violer, enfreindre, ou qu'on ne doit point divulguer, auxquelles on ne doit point ou on ne veut point toucher, etc. | Se dit Des personnes que leur quahté rend inviolables. | Épithète ajoutée à des termes d'injure, pour leur donner plus de force. Bas. | Sacré, subst. Le sacré et le profane, j Se dit De ce qui appartient ou a rapport à l'os sacrum.

SACRER. V. n. (Sacrare.) Jurer, blasphémer, faire des imprécations. Fam,

SACRET. s. m. Tiercelet ou mâle du sacre. (Sa-crë.)

SACRIFICATEUR, s. m. ( Sacrificator. ) Celui qui sacrifie ; ministre préposé pour faire les sacrifices.

SACRIFICATURE. s. f. La dignité, l'office, la fonction de sacrificateur.

SACRIFICE, s. m. {Sacrificium.) Action par laquelle on offre certaines choses à Dieu avec certaines cérémonies , pour rendre hommage à sa souveraine puissance. | Se dit en parlant Du culte qu'on rendait aux idoles, aux fausses divinités , en leur offrant des victimes ou des dons. 1 Offrir un sacrifice de louanges , Célébrer les louanges de Dieu. | Abandon de qq. ch. de considérable, d'agréable, etc.; privation que l'on s'impose, ou à laquelle on se résigne , pour l'amour de Dieu ou d'une personne, ou en considération de qq. ch. ( — fi-se.)

SACRIFIER, v. a. {Sacrificare.) Offrir qq. ch. à Dieu avec certaines cérémonies, pour lui rendre un hommage souverain. | Se dit en parlant Des sacrifices offerts aux idoles , aux fausses divinités. | Sacrifier aux préjugés, à la mode, etc.. Se conformer par faiblesse, avec excès, à ce que veulent les préjugés, la mode, etc. | Sacrifier qq, ch. à Dieu, à une personne. Se priver de ({({. ch., y renoncer, en considération, pour l'amour de Dieu ou d'une personne. | Pron., Se sacrifier pour qqn.. Se dévouer à lui sans réserve, souffrir tout pour son service, pour l'amour de lui. 1 Sacrifier urne chose, une

SAF

personne à une antre , Perdre , délaisser une chose , une pei-sonne , pour en acquérir ou en conserver une autre. | Absol., Sacrifier non.. Le rendre victime de qq. vue ou de qq. intérêt.

SACRILÈGE, s. m. {Sacrilegium.) Action impie par laquelle on profane les choses sacrées. [Toute action par laquelle on attente çur une personne sacrée, on outrage une personne digne de vénération, d'égards.

C'est un sacrilège que d'attenter sur la personne des rois. C'est un sacrilège (jue d'offenser son père. C'est un sacrilège que d^iniulter un malheureux. ( — lé-je. )

SACRILÈGE, adj. des 2 g. (Sacrilegus.) Qui commet un sacrilège, | Se dit Des choses qui participent du sacrilège , qui en ont le caractère. \ Subst., se dit Des personnes.

SACRILÉGEMENT. adv. Avec sacrilège, d'une manière sacrilège. ( — lé-je-man. )

SACRIPANT, s. m. (n. pr.) Rodomonl , faux brave , tapageur. Fam.

SACRISTAIN, s. m. (Sacrista, h. 1.) Celui qui a soin de la sacristie d'une église. (Sa-cris-tin. )

SACRISTIE, s. f. Lieu destiné pour serrer les vases sacrés, etc., et où les prêtres, les diacres , tous ceux qui servent à l'autel , vont se revêtir des habits d'usage pour le service divin. | Ce qui est contenu dans la sacristie. I Le profit qu'on tire de ce qui est donné pour faire dire des messes , des services et des prières.

SACRISTINE, s. f. Celle qui, dans un moàastère de filles , a soin de la sacristie.

SADUCÉENS. s. m. (Sadducei.) Nom d'une secte fameuse chez les Juifs. Les saducèens niaient P immortalité de Pâme y tS résurrection des corps , V existence des esprits, etc. (Sa-du-sé-in.)

SADUCÉISME, s. m. Doctrine des saducéens. ( Sa-du-sé-is-me. )

SAETTE. s. f. r. Sagette.

SAFRAN, s. m. (Saffran, turc.) Plante bulbeuse qui fleurit au commencement de l'automne, et qui porte ime fleur bleue mêlée de rouge et de purpurin, du milieu de laquelle sort une houppe partagée en trois filets, que l'on recueille, que l'on fait sécher, et qu'on emploie à une multitude d'usages en médecine , en teinture , et même dans la cuisine. On la nomme aussi Crocus (prononcez rS). j Cette même houppe séchée et réduite en poudre , qui , étant délayée , jaunit la liqueur où on la met. | Se dit De certaines plantes qui ont qq. rapport avec le safran, j S'est ditDeqqs. préparations brunes, jaunes ou rouges , faites avec du fer ou de l'antimoine,

SAFRANER. v. a. Apprêter avec du safran , jaunir avec du safran. |Fam,, Avoir le teint, le visage safranè , Avoir ie visage jeune.

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