‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 591 sur 712 · SAI · texte numérisé non relu

SAI

échappée. | Se dit De certains traits brillant» et surprenants qui semblent échapper soit dans la conversation, soit dans un ouvrage d'esprit. | Se dit Des éminences , des bosses qui sont à la surface de certains objets. | L'avance que forment les différents membres d'architecture, tels que les corniches, balcons , etc. ; et Celle qu'une pièce ou partie de l'édifice forme sur une autre. | Le relief apparent des objets représentés dans un tableau. ( Sa-llie [11 m.].)

SAILLIR. V. n. {SaRre. ) {Je saillis, U saillit; nous saillissons , etc. Je saillissais, J*ai sailli. Je saillis. Je saillirai. Je saillirais. Que Je saillisse. Saillissant. On ne l'emploie guère qu'à l'infinitif et à la 3* personne de qqs. temps. ) Jaillir, sortir avec impétuosité et par secousses. | Se dit Des choses liquides. On dit plus ordin. Jaillir. | Se dit De ce qui est en saillie , de ce qui déborde le nu du mur. Dans ce sens, on le conj. ainsi : // saille, il saillait, il saillera, etc. | Se dit Des objets qui paraissent avoir beaucoup de relief, qui semblent sortir delà toile. l(Sa-Uir.) [llm.J.)

SAIN, AINE. adj. (Sanus.) De bonne constitution , qui n'est point sujet à être malade. I En parlant Des parties du corps, Qui n'est point altéré , gâté, qui est en bon état, I Se dit, dans le même sens. Des fruits, des plantes et d'autres choses inanimées. | Se dit Du jugement , de l'esprit , et De leurs opérations, de leurs conceptions. | Salubre, qui contribue à la santé. ( Sin. Së-ne. )

SAINBOIS. s. m. L'écorce du garou , qui sert à faire des vésicatoires, et entre dans la composition d'une pommade épispastique.

( Sin-boua. )

SAINDOUX, s. m. Graisse de porc fondue. ( Sin-dou. )

SAINEMENT, adv. D'une manière saine.

Pour 'vivre sainement, il faut éviter tout excès. Fig. Juger sainement les choses. En juger selon la droite raison. On dit de même. Raisonner, penser sainement. (Së-ne-man.)

SAINFOIN, s. m. Plante vivace , de la famille des Légumineuses, dont une espèce, n. autr. Esparcette , est employée à former des prairies artificielles. ( Sin-fouin. )

SAINT, AINTE. adj. (Sanctus.) Essentiellement pur, souverainement parfait. Se dit De Dieu. I Se dit Des créatures les plus parfaites et des esprits bienheureux. ( Se dit Des hommes qui vivent selon la loi de Dieu , et qui suivent fidèlement ses préceptes et ses conseils. | Se dit Des choses qui sont couformes à la loi de Dieu , à la piété. | Qui appartient à la religion, qui est dédié, consacré à Dieu. I Le saint-père , Notre saint-père. Titre que l'on donne au pape. | Le saint' siège, Le siège du chef de la religion catholique. La cour de Rome , le pape même. \ Le saint-empire , L'empire d'Allemagne. | Terre sainte, Terre qui a été bénite pour inhumei*

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les fidèles. | La semaine sainte, La semaine qui pré<;ède le jour de Pâques ; et tous les jours de cette semaïue s'appellent saints. \ Semaine sainte , Livre q«ii contient l'office de la quinzaine de Pâques. | Se dit D'une chose qui est digne d'un grand respect , d'une vénération particulière. | Subst., se dit Des personnes. I La communion des saints, La société des fidèles. | La Saint- Jean , la Saint-Martin, etc. , Le jour où l'on célèbre la fête de saint Jean, de saint Martin, etc. | Fam. , Le saint du jour, se dit D'un homme qui est à la mode ou en crédit depuis peu. | Pop. , Mal Saint- Jean, ou Mal de saint. Le haut mnl, le mal caduc, l'épilepsie. j Z« saint des saints , La partie la plus intérieure et la plus sacrée du tahernacle, et ensuite du temple de Salomon , celle où l'arche était renfermée. (Sin. Sin-le. )

SAINT-AUGUSTIN, s. m. Caractère qui est entre le gros-texte et le cicéro , et dont le corps est de douze points environ. ( Sintô-gus-tin [g m.].)

SAINTE -BARBE, s. f. L'endroit d'un vaisseau où l'on serrait la poudre et les ustensiles d'artillerie. La partie d'un vaisseau où l'on serre les poudres se nomme aujouid'hui Soute aux poudres. ( Sin-te-)

SAINTEMENT, adv. D'une manière sainte.

(Sin-te-man.)

SAINTE NITOUCHE. s. f. V. Nitouche.

SAINTETÉ, s. f. (Sanctiias.) Qualité de ce qui est saint. | Se dit par excellence en parlant de Dieu. | Titre d'honneur et de respect , dont on se sert en parlant au pape ou du pape , et dont on se servait autrefois en parlant ou en écrivant aux évêques , et même aux prêtres. ( Sin-te-té. )

SAINT-GERMAIN, s. m. Sorte de poire, grosse , fondante et très-sucrée. (Sin-jër-min.)

SAÏQUE. s. f. {Saika , turc. ) Bâtiment de charge dont on se sert sur la Méditerranée. ( Sa-ic-e. )

SAISIE, s. f. {Sacire, h. 1.) L'acte d'un créancier qui, pour la sûreté de sa créance et afin d'en avoir le payement , arrête et met sous la main de la justice les biens meubles ou immeubles de son débiteur. L'acte par lequel on anête juridiquement des biens meubles qu'on prétend avoir droit de revendiquer. I L'action de s'emparer provisoirement des choses qui sont l'objet d'une contravention , ou qui peuvent fournir la preuve J'un crime , d'un délit. ( Sè-zie. )

SAISIE-ARRÊT, SAISIE -BRANDON , SAISIE-EXÉCUTION, SAISIE-GAGERIE, SAISIE-REVENDICATION. s.f. F. Arrêt, BRAieDoir, Exécution, etc.

SAISINE, s. f. {Sacire, b. I.) La possession qui appartient de plein A-oit à un héritier. I La possession où l'on est d'un bien immeuble. | Droit de saisine , Le droit qui était dû au seigneur pour la prise de posses-

sion d'un héritage qui relevait de lui. ( Sezi-ne. )

SAISIR. V. a. {Sacire , b. 1.) Prendre tout d'un coup et avec vigueur ou avec \itesse. j Prendre qq. ch. pour le tenir ou le porter. | Saisir un prétexte. S'en servir, sans se donner le temps d'examiner s'il est bon ou mauvais. I Discerner, comprendre, interpréter. | Prou, et avec la prép. De, S'emparer, se rendre maître d'une personne ou d'une chose. | Se dit Des maux du corps , des maladies , et des passions, des sentiments qui s'emparent vivement et fortement d'une per&onne. | Absol., Être saisi. Être frappé subitement, touché de plaisir, pénétré de douleur. | Faire un* saisie, arrêter, retenir par voie de saisie. | Saisir d'une affaire un tribunal. Procéder devant un tribunal, porter devant lui une affaire. ( Saisi, subst. m. Le débiteur sur lequel on a fait une saisie , la paitie saisie. I Tiers saisi. Celui entre les mains duquel on a fait une saisie-arrêt , une opposition. (Së-zir.)

SAISISSABLE. adj. des 2 g. Qui peut être saisi, ( Së-zi-sa-ble. )

SAISISSANT, ANTE. adj. Qui saisit , qui surprend tout d'un coup. Se dit surtout Di froid. I Adj. et subst., se dit De celui qui saisit, au nom de qui se fait une saisie. (Së-zisan. )

SAISISSEMENT, s. m. Impression subite et violente causée par le froid. | S'emploie plus ordin. au sens moral. ( Së-zi-se-man. )

SAISON, s. f. ÇySatio. ) L'une des quatre parties de l'année , qui contiennent chacune trois mois , et dont il y en a deux qui commencent aux solstices, et deux aux équinoxes. I La saison nouvelle, Le printemps. 1/ arrièresaison. L'automne, le commencement de l'hiver. | Le temps où dominent , où se font le plus remarquer certains états, certains changements de l'atmosphère. | Le temps où paraissent certaines productions de la terre, où l'on a coutume soit de semer, soit de recueillir certains grains, certains fruits. | La saison est avancée , Les fruits de la saison sont plus avancés , plus mûrs qu'ils ne le sont ordinairement à pareille époque. | Le temps propre jjour faire qq. ch. ] Se dit Des âges de la vie. ( Së-zon. )

SALADE, s. f. ( Sal. ) Mets composé de certaines herbes ou de certains légumes assaisonnés avec du sel, du vinaigre et de l'huile, qqfs. avec du poivre, de la moutarde, etc. I Se dit Des herbes avant qu'elles soient assaisonnées. | Se dit De plusieurs autres mets composés de fruits, ou de viandes froides ou de poissons salés et assaisonnés comme les salades d'herbes et de légumes. | Mélange de pain et de vin qu'on donne aux chevaux

{)Our les rafraîchir, quand on veut qu'ils assent de suite une grande traite sans eq- Itrer dans l'écurie.

SALADE, s. f. Sorte de casque et d'habillement de tête pour la guerre.

SALADIER, s. f. Jatte où l'on sert la salade, j Panier à jour dont on se sert pour secouer la salade , après qu'elle a été lavée. (Sa-la-dié.)

SALAGE, s. m. ( Sal. ) Action de saler, ou Le résultat de cette action. ( Sa-la-je. )

SALAIRE, s. m. ( Solarium, ) Payement , récompense pour travail ou pour jservice. | Le châtiment, la punition que mérite une mauvaise action. ( Sa-lè-re. )

SALAISON, s. f. Action de saler les viandes ou autres provisions , pour les conserver longtemps. | Se dit Des viandes salées, du poisson salé qu'on embarque pour la nourriture des équipages dans les voyages de long cours. (Sa-lë-zon. )

SALAMALEC. s. m. {Salam , alaik , ar.) Révérence profonde. Fam. , se dit par plaisanterie. ( — ma-lëc. )

SALAMANDRE, s. f. {Saîamandra.) Reptile amphibie, à quatre pieds, à longue queue, et sans écailles, auquel on attribuait anciennement la faculté de vivre dans le feu : l'espèce commune a la peau noire et semée de grandes taches jaunes. | En langage cabalistique, se disait Des prétendus esprits du feu. I Nom qu'on donnait autrefois , par extension , à l'amiante flexible.

SALANT, adj. m. Marais salant, puits salant. Marais , puits d'où l'on tire du sel par évaporation.

SALARIER. V. a. Récompenser, donner le salaire qui est dû. | Sauoiik , kk. part. Qui reçoit des gages, un salaire. | Subst., Les salariés du gouvernement.

SALAUD , AUDE. s. Celui , celle qui est sale, malpropre. Adj., Cet homme est bien salaud. Injurieux et fam. ( Sa-lô; ô-de. )

SALE. adj. des 2 g. Qui est malpropre, qui n'est pas net , qui est plein d'ordures. | Subst. , Fi, le sale!\ Côte sale. Côte le long de laquelle il y a beaucoup de roches ou d'écueils cachés sous l'eau, j Gris sale. Gris terne qui n'a pas l'œil du gris ordinaire. | Son pinceau est sale, se dit en parlant D'un peintre dont les teintes sont embrouillées, confuses, mal fondues. | Déshonnéte, obscène, qui blesse la pudeur et la modestie. | Se dit De certaines choses qui sont contraires à l'honneur, à la délicatesse.

SALERIENT. adv. D'une manière sale.

( Sa-le-man. )

SALEP. s. m. Substance nourrissante qu'on tire de racines bulbeuses et muciiagineuses de certains orchis. ( Sa-lëp.)

SALER. V. a. Assaisonner avec du sel. | Saler le pot , Mettre du sel dans le pot où cuit la viande. | Mettre du sel sur des chairs crues pour les préserver de corruption et les carder longtemps. | Pop. , Ce marchand sale bien ce qu'il vend. Il vend sa marchandise trop cher. | Sage, ék. adj. Eaux salées y

sources salées , Eaux , sources dont on retire du sel par évaporation. | Fam. , Une raillerie, une épigramme salée. Où il y a du sel , qui est piquante, vive, offensante. Un propos sale. Un propos libre, un peu obscène. | Sai.k. subst. m. Chair de porc salée. | Petit salé, La chair du cochon nouvellement salée.

SALERON. s. m. La partie supérieure et creuse d'une salière , celle où l'on met le sel.

SALETÉ, s. f. Qualité de ce qui est sale, malpropre. | Se dit Des ordures, des choses qui sont sales par elles-mêmes. | Obscénité, j Parole , image sale et obscène.

SALEUR. s. m. Celui qui sale.

SALICAIRE. s. f. ( Salictarius. ) Plante à fleurs rouges et verticiUées , qui croît parmi les saules , sur les bords des ruisseaux et des mares, et dont la décoction est légèrement astringente. ( Sa-lic-è-re [c m.].)

SALICOQUE. s. f. Espèce d'écrevisse de mer. ( — coc-e.)

SALICOR. s. m. ou SALICORNE, s. f.

Genre de plantes qui croissent sur le bord de la mer, dans les marais salants , et dont on retire de la soude.

SALIENS. adj. m. *pl. {Salii.) Nom par lequel on désignait, à Rome, Les prêtres de Mars et Les poèmes chantés en l'honneur de ce dieu. | Subst. m. Se dit Des prêtres saliens. (Sa-li-in.)

SALIÈRE, s. f. Pièce de vaisselle pour mettre le sel qu'on sert sur la table. | Ustensile de cuisine, ordin. de bois, où l'on met le sel, et qu'on pend à la cheminée poiu" le tenir sèchement, j Se dit De certains creux qui se forment au-dessus des yeux des chevaux quand ils vieillissent. Se dit qqfs. des personnes. ) Pop. , se dit De certains creux que les femmes ont qqf. vers les clavicules.

SALIFIABLE. adj. des 2 g. Se dit Des substances qui jouissent de la propriété de former des sels en se combinant avec les acides.

SALIGAUD, AUDE. s. Celui, ceUe qui est sale, malpropre. Pop. (Sa-li-gô; ô-de.)

SALIGNON. s. m. Pain de sel fait d'eau de fontaine salée. (Sa-li-«on [nm.].)

SALIN, INE. adj. Qui contient du sel, qui est de la nature du sel. | Saliw. subst. m. Une saline. | Le produit brut qu'on obtient en faisant évaporer jusqu'à siccité la lessive des cendres végétales.

SALINE, s, f. Chair salée, poisson salé. I Le poisson salé, comme morues, harengs, etc. j Se dit Des lieux où l'on fabrique le sel en évaporant l'eau des puits ou des marais salants , ou celle des sources , des fontaines salées. | Se dit Des rochers, des mines de sel genmie.

SALIQUE. adj. des 2 g. Terres saliques^ Les terres qui furent distribuées aux guerriers francs après la conquête de la Gaule. La loi salique. Ancienne loi qui déclarait les femmes incapables de posséder les terres

saliques, et sur laquelle fut fondé l'usage qui excluait de la succession au trône de France les filles et leurs descendants. Le plus souvent on donne le nom de Loi salique à Cette seule partie de la loi. (Sa-lic-e.)

SAJLIR. V. a. Rendre sale. | // s'est sali, se dit D'un homme qui a fait qq. action fort nuisible à sa réputation. | Salir l'imagiiialion , Présenter à l'imagination des idées obscènes.

SALISSANT, ANTE. adj. Qui salit. [Qui se salit aisément. (Sa-li-san.)

SALISSON. s. m. Une petite fille malpropre. Pop. (Sa-li-son.)

SALISSURE, s. f. Ordiue, souillure, ce qui rend une chose sale. (Sa-li-su-re.)

SALIVAIRE- adj, des 2 g. Qui a rapport à la salive. (Sa-li-vè-re.)

SALIVATION, s. f. Écoulement de la salive, provoqué par qq. remède ou occasionne par qq. maladie. (Sa-li-va-sion.)

SALIVE, s. f. Humem- aqueuse et un peu visqueuse qui coule dans la bouche.

SALIVER, v. n. Rendre beaucoup de salive.

SALLE, s, f. Grande pièce dans un appartement. ( Se dit De certains gr«ide lieux couverts, destinés pour l'usage e. pour le service , ou pour le plaisir du public. | Se dit dans les hôpitaux , Des dortoirs où sont les lits des malades. | Un lieu planté d'arbres qui forment un couvert, une espèce de salle dans un jardin. (Sa-le.)

SALMIGONDIS, s. m. Ragoût de plusieurs sortes de viandes réchauffées. | Fam. , Une conversation, un discours, un écrit mêlé confusément de toutes sortes de choses disparates. ( — gon-di.)

SALMIS, s. m. Ragoût de certaines pièces de gibier déjà cuites à la broche. (Sal-mi.)

SALOIR, s. m. Vaisseau de bois dans lequel on met le sel. j Vaisseau , communément de bois, destine à recevoir les viandes qu'on veut saler. (Sa-louar.)

SALON, s. m. Pièce, dans un appartement , qui est ordin. plus grande et plus ornée que les autres, et qui sert à recevoir compagnie. ( La bonne compagnie, les gens du beau monde. | Absol., La galerie du Louvre, où se fait l'exposition périodique des ouvrages de peinture, scJilpture, gravure, etc., des artistes vivants. | L'exposition même. // a exposé ce tableau au dernier salon. Le salon de telle année.

SALOPE, adj. des 2 g. Qui est sale et malpropre. | Subst. fém. C'est une vraie salope. I Marie-Salope , Petit bâtiment d'une construction particulière, destiné à porter, à une certaine distance des ports les vases et les sables qu'on en retire.

SALOPEMENT. adv. D'une manière salope. (Sa-lo-pe-man.)

SALOPERIE, s. f. Saleté, grande inaioroprcté. \ Discours, propos ordurier. Fam,

SALORGE. s. m. Amas de sel. (Sa-lor-je.) SALPÊTRE, s. m. {Sal, petra.) Sel neutre formé de potasse et d'acide nitrique : on I0 prépare ordin. en décomposant par la potasse les nitrates tirés des plâtras de vieilles murailles, etc.

SALPÉTRER. v. a. Mettre du salpêtre sur un espace de terrain, le mêler avec la terre, qu'on frappe ensuite fortement, pour rendre ce mélange dur et impénétrable à la pluie. I Faire naître du salpêtre.

SALPÊTRIER. s. m. Ouvrier qui travaille à faire du salpêtre. ( — trié.)

SALPÊTRIÈRE. s. f. Lieu où l'on fait le salpêtre. ( À Paris , La Salpêtrière, Hôpital de femmes , qui était en même temps maison de correction, et qui est aujourd'hui un hospice pour les femmes âgées et pour les femmes en démence.

SALSEPAREILLE, s. f. Plante d'Amérique dont la racine est souvent employée en médecine comme dépurative et sudoriiique. (Sal-se-pa-rë-Ue [11 m.].)

SALSIFIS, s. m. Plante à fleurs composées, dont la racine, qui porte le même nom, est bonne à manger. (Sal-si-fi.)

SALTATION. s. f. {Saltatio.) T. d'antiq. romaine. L'art qui comprenait la dause, la pantomime, l'action théâtrale, l'action oratoire, etc. (Sal-ta-sion.)

SALTIMBANQUE, s. m. {Saltimbanco, it.) Jongleur, bateleur; charlatan ordin, placé sur un théâtre, dans une place publique, pour y faire ses exercices, et y débiter ses drogues, j Un bouffon de société , un mauvais orateur qui débite avec des gestes outrés des plaisanteries déplacées. (Sal-tinbanc-e.)

SALUADE, s. f. Action de saluer en faisant la révérence.

SALUBRE. adj. des 2 g. {Saluber.) Qui contribue à la santé.

SALUBRITÉ, s. f. {Salubritas.) Qualité de ce qui est salubre. | Se dit en parlant Des soins que l'administration prend de la santé publique.

SALUER. V. a. {Salutare.) Donner à qqn. une marque extérieure de civiUté, de déférence ou de respect, en l'abordant, etc. | ^ller saluer qqn. , Aller lui faire visite , lui rendie ses devoirs, j Se dit Des marques de respect qu'on donne à de certaines choses, j Faire ses compliments par lettre. | S'emploie pour signifier Les marques de civilité, de déférence, de respect qui sont en usage dans les troupes de terre et dans la marine. | La mer salue la terre. Les vaisseaux qui mouillent devant une forteresse doivent la saluer en tirant le canon. | En parlant des anciens Romains qu'on élevait à l'empire. Proclamer. SALURJE. s. f. Qualité que le sel communique.

SALUT, s. m. (Salus.) Conservation ou rétablissement dans un état heureux, dans, uii

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état convenable. | Cessation de danger, .recouvrement de sûreté, j La félicité éternelle. I Point de salut^ se dit en parlant D'une condition indispensable pour obtenir un succès. (Sa-lu.)

SALUT, s. m. (Salas.) Action de saluer, l Terme qu'on emploie dans le préambule aes lois et ordonnances, dans les lettres patentes du roi, dans les bulles des papes, dans les mandements des archevêques et évéques, etc., envers ceux auxquels ils sont adressés.

iSe dit Des prières qu'on chante le soir en e certains jours dans qqs. églises, après l'office, et qui se terminent pai' la bénédiction du saint sacrement.

SALUTAIRE, adj. des 2 g. (Salutaris.) Utile, avantageux pour la conservation de la vie, des biens, de l'honneur, de la santé, pour le salut de l'âme. (Sa-lu-tè-re.)

SALUTAIREMENT. adv. Utilement, avantageusement pour la conservation de la vie, des biens, etc. (Sa-lu-tè-re-man.)

SALUTATION, s. f. (Salutaùo.) Action de saluer. Fam. Manière de saluer un peu extraordinaire. | Salutation angélique, Les paroles que l'ange dit à la sainte Tierge, en lui annonçant qu'elle serait mère de Notre- Seigneur Jksus-Christ. (Sa-lu-ta-sion.)

SALVAGE. s. m. {Salvare.) Droit de salvage, Le droit qui se perçoit sur ce qu'on a sauvé d'un bâtiment naufiagé. (Vi.) On dit Droit de sauvetage. (Sal-va-je.)

SALVAJVOS. s. m. {Salva nos.) Bouée de sauvetage. ^. Bouée.

SALVATIONS. s. f. pi. Écritures par lesquelles on répondait aux réponses à griefs. (Sal-va-sion.)

SALVE, s. f. (Salve.) Décharge d'un grand nombre de canons ou de fusils tirés en même temps, soit en l'honneur de qqn., soit dans des occasions de réjouissance. | Se dit De plusieurs coups de canon tirés successivement, dans les mêmes occasions. | Se dit De plusieurs coups de fusil ou de canon qui se tirent en même temps à l'exercice ou dans le combat. | Une salve d'applaudissements. Le bruit-que fomt un gi'and nombre de personnes assemblées, en applaudissant toutes à la fois.

SALVE, s. m. (Salve.) Prière que l'Église catholique chante en l'honneur de la sainte Vierge, et que le peuple chantait autrefois à l'exécution d'un criminel.

SAMEDI, s. m. (Snbbatidies.) Le septième jour de la semaine. | Samedi saint y' Le samedi qui précède le jour de Pâques.

SAMSCRIT, ITE. adj. et s. F. SanscRrr, ITE. "' '

SAN-BENITO. s. m. T. esp. Sorte de casaque de couleur jaune, que l'inquisition fait revêtir à ceux qu'elle a condamnés. (Sanbé-ni-to.)

SANCIR. v. n. Se dit D'un navire qui

SAN

coule bas en plongeant son a\"ant le premier. (San-sir.)

SANCnFIANT, ANTE. adj. Qui sanctifie.

SANCTIFICATION, s. f. (Sanctificatio.) L'action et l'effet de la grâce qui sanctifie, ( — ca-sion.)

SANCTIFIER, v. a. (Sanctificare.) Rendre saint, j Votre nom soit sanctifié. Que votre nom soit loué, soit honoré dignement. I Sanctifier le jour du dimanche , Le célébrer suivant la loi, suivant l'intention de l'Église. (Sanc-ti-fi-é.)

SANCTION, s. f. (Sanctio.) Acte par le-, quel le roi, exerçant une partie de l'autorité législative, donne à une loi l'approbation, la confirmation sans laquelle elle ne serait point exécutoire. | La simple approbation que l'on donne à une chose. | La peine ou la récompense qu'une loi porte, décerne pour assurer son exécution. ( Constitution, ordonnance sur les matières ecclésiastiques. (Sanc-sion.)

SANCTIONNER, v. a. Donner la sanction, approuver, confirmer. (Sanc-sio-né.)

SANCTUAIRE, s. m. (Sanctuarium.) Chez les Juifs, Le lieu le plus saint du temple, où reposait l'arche, et qu'on nonunait autr. Le Saint des Saints. \ Parmi les chrétiens. L'endroit d'une église où est le maitre-autel, et qui est ordin. enfermé d'une balustrade. | Se dit, dans un sens analogue, en parlant Des temples consacrés aux divinités du paganisme, aux idoles. | Le sanctuaire des lois, de lajustice, se dit D'un tribunal, d'un lieu où l'on rend la justice. (Sanc-tu-è-re.)

SANDAL ou SANTAL, s. m. (SaiHalum.) Bois des Indes, dont on fait de petits meubles , et dont on se sert pour faire une couleur, une teinture rougeâtre, qui porte le même nom. Il y a aussi du Sandal jaune et du Sandal blanc, qui ont l'un et l'autre un» odeur fort agréable.

SANDALE, s. f. (Sandallum.) Espèce particulière de chaussure qui ne couvre qu'en partie le dessus du pied, et dont se servent principalement certains religieux.

SANDALIER. s. m. Celui qui fait des sandales. (San-da-lié.)

SANDARAQUE. s. f. (Sandaraca.) Résine odorante qui coule d'une espèce de thuya, par les incisions que l'on y fait en été. ( — rac-e.)

SANDJIAK. s. m. K SANorAc.

SANDJIAKAT. s. m. V. Sangiacat.

SANG. s. m. (Sanmiis.) Liqueur rouge qui circule dans les veines et dans les artères de l'homme et des animaux vertébrés. | Faire couler le sang. Etre cause d'une guerre, ou d'une rixe sanglante. [ Verser le sang. Donner la mort à un homme, à des hommes. | Cela fait bouillir le sang, se dit De ee qui cause beaucoup d'impatience. Cela allume le sang, De ce qui irrite, de ce qui anime ex-

SAN

céssivement | Fig., Le sang iui monte à la tête. Il est près de se fâcher, de se mettre en colère. | Fig., Sang-froid, L'état de l'âme lorsqu'elle est calme, lorsqu'elle se maîtrise. I Animaux à sang blanc, Les mollusques et autres animaux dont le sang est blanc; Animaux à sang rouge, Les quadrupèdes, les oiseaux, l&s reptiles et les poissons. | La nature corrompue ; et se joint ordin. au mot Chair. ) Race, extraction, famille. | Se dit Des enfants par rapport à leur père. | En France, Princes du sang, Les princes fiui sont de la maison royale. | Droit du sang, Le droit que la naissance donne. | Ccst un beau sang, se dit D'une famille composée de personnes belles et bien faites. | En pailant Des chevaux, Race. (San.)

SANG-DE-DRAGON, s. m. Plante qui est une espèce de patience , et dont les feuilles rendent un suc rouge comme du sang. | Gomme-résine d'un rouge foncé , qui est fournie par différents végétaux exoti([ues , et qu'on employait beaucoup autrefois en médecine comme astringente. On dit également Sang-dragon. (San-de-)

SANGIAC. s. m. Dans l'empire ottoman, Chacun des districts ou arrondissements territoriaux qui forment les principales subdivisions des provinces. | Le gouverneur d'un sangiac. (San-ji-ac.)

SANGIACAT. s. m. Titre, dignité du gouverneur d'un sangiac ; ou Le sangiac même, le territoire d'un sangiac. (San-jia-ca.)

SANGLADE. s. f. Grand coup de fouet , de sangle.

SANGLANT, ANTE. adj. {Sanguinolentes.) Taché de sang , souillé de sang. | Combat sanglant , Où il y a eu beaucoup de sang répandu. |iWor^ sanglante, Mort violente, avec effusion de sang. | Viande sanglante , encore toute sanglante, Viande rôtie qui est peu cuite. On dit plus ordin. Saignant, saignante. I Outrageux , très-offensant.

SANGLE, s. f. {Cingula.) Bande plate et large , faite de cuir , de tissu de chanvre , etc. , qui sert à ceindre , à serrer , et à divers autres usages.

SANGLER. V. a. Ceindre , serrer avec une sangle, avec des sangles. | Fam., Cette femme se sangle trop. Elle se sert trop dans son corsage, dans son corset. jFam., Sangler un coup de poing, etc. , Appliquer , donner avec force un coup de poing , etc. | Fam. , // a été sanglé, se dit D'un homme qui a essuyé qq. mauvais traitement, ou qq. perte considérable.

SANGLIER, s. m. Porc sauvage. | Poisson de mer dont le museau a qq. ressemblance avec celui d'un cochon. (San-glié.)

SANGLOT, s. m. {Singultus.) Soupir redoublé, poussé avec une voix entrecoupée. (San-glô.)

SANGLOTER, v. n. Pousser des sanglots.

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