‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 597 sur 712 · SAT · texte numérisé non relu

SAT

c. Faire.) Contenter, donner sujet de cohieniemenL\ Satisfaire ses créanciers^ ses ouvriers. Leur payer ce qui leur est dû. | Satisfaire un homme qu'on a offensé , Lui faire réparation. | Satisfaire un besoin. Faire ce que besoin exige. | Satisfaire l'esprit, les sens, l'oreille, etc., se dit Des choses qui plaisent à l'esprit , aux sens , etc. | Satisfaire t attente de qqn.j Remplir l'attente , répondre à l'attente de qqn. |Pron., Contenter le désir qu'on a de qq. ch. | Se satisfaire soi-même, tirer soi-même raison d'une offense, d'une injure. I V. n. Faire ce qu'on doit par rapport à qq. ch. En ce sens, et lorsqu'il reçoit un complément, il est suivi de la prép. à. | Satisfait , AiTE. adj. Content. (Sa-tis-fè-re.)

SATISFAISANT, ANTE. adj. {Satisfaciens.) Qui contente, qui satisfait. ( — fe-zan.)

SATRAPE, s. m. {Satrapa.) Titre des gouverneurs de province, chez les anciens Perses. | Un grand seigneur orgueilleux , voluptueux et despote.

SATRAPIE, s. f. {Satrapia.) Gouvernement d'un satrape.

SATURATION, s. f. État d'un liquide qui est saturé. ( — ra-sion.)

SATURER. V. a. (Saturare.) Dissoudre dans un liquide le plus de matière qu'il est possible ; mettre dans un liquide tout ce qu'il peut dissoudre d'une matière , en sorte que ce qu'on ajoute au delà reste libre et ne se dissout point. ( Le public est saturé de ce genre d'ouvrages. On en a tant publié, qu'il n'en veut plus lire, plus acheter.

SATURNALES, s. f. {Saturnalia,) Fêtes en l'honneur de Saturne. | Se dit de Certains temps de licence, de désordre. Les Jours gras sont de véritables saturnales. Les temps d'anarchie sont de sanglantes saturnales. ( — na-le. )

SATURNE, s. m. ( Satumus.) Nom emprunté à la mythologie, et donné à une des planètes du système solaire. | Saturne , Le plomb ; Sel de Saturne, La combinaison de l'acide du vinaigre avec l'oxyde de plomb , quand cette combinaison est solide; et. Extrait de Saturne ^ Cette même combinaison, quand elle est à l'état de sirop.

SATYRE, s. m. {Satyrus.) Sorte de demidieu qui, selon la Fable, hab. les bois, et avait des jambes et des pieds de bouc. (Sa-ti-re.)

SATYRE, s. f. {Satjra.)Ce nom désignait, chez les Grecs , Certains poèmes mordants , espèce de pastorales ainsi nommées, parce que les satyres en étaient les principaux personnages : ces poèmes n'avaient point de ressemblance avec ceux que nous appelons Satires , d'après les Romains. La satyres grecques étaient des farces ou des parodies de pièces sérieuses.

SATYRION. s. m. {Satyrion.) Plante de la famille des orclns, qui exhale une odeur de bouc fort désagréable, et dont les raci-

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nés tuberculeuses imitent un scrotum. (Sali-H-on.)

SATYRIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient aux satyres. (Sa-ti-ric-e.)

SAUCE, s, f. {Salsa.) Assaisonnement liquide où il entre du sel, et ordin. qqs. épices pour y donner du goût. ( Cette sauce n'est pas faite , n'est pas assez faite , N'a pas assez bouilli , n'est pas assez liée. | Sauce courte, Sauce peu abondante. | Faire la sauce à qqn. , Le réprimander. (Sô-se.)

SAUCER. V. a. Tremper du pain , de " viande, etc., dans la sauce. | Pop., Saucer qqn., Le gronder, le réprimander fortement. I Médailles saucées. Médailles de cui\Te couvertes d'une feuille d'étain. (Sô-sé.)

SAUCIÈRE, s. f. Vase creux dans lequel on sert des sauces sur la table. (Sô-siè-re.)

SAUCISSE, s. f. Boyau de porc ou d'autre animal, rempli de viande crue, hachée, et assaisonnée. (Sô-si-se.)

SAUCISSON, s. m. Sorte de saucisse qui est fort grosse et de très-haut goût. | Sorte de grosse fusée. | Long rouleau de toile rempli de poudre dont on se sert pour porter le feu à un fourneau de mine. | Se dit de Fagots très-longs qu'on emploie pour revêtir les talus intérieurs et les embrasures des batteries. (Sô-si-son.)

SAUF , AUTE. adj. {Salvus.) Qui n'est point endommagé , qui est hors de péril. | Sauf , invariable : Sans blesser , sans donner atteinte à. — Sans exclure, sans préjudice, avec réserve de. — Hormis, excepté, à la réserve de. (Sôf. Sô-ve.)

SAUF-CONDUIT, s. m. Sorte de passeport par lequel il est permis à une personne d'aller en quelque endroit , d'y demeurer un certain temps, et de s'en retourner librement, sans crainte d'être arrêtée, j La sauve-garde temporaire que les magistrats accordent, en certains cas, aux débiteurs exposés à la contrainte par corps, | La permission qu'en temps de guerre un général donne à un ennemi de passer , librement et en sûreté , sur le terrain qu'occupe son armée. (Sôf-condui.)

SAUGE, s. f. {Salvia.) Plante aromatique à fleurs labiées et verticillées, à feuilles ridées et un peu épaisses, qui est souvent employée en médecine comme tonique et antispasmodique. (Sô-je.)

SAUGRENU , UE. adj. Impertinent , absurde, ridicule. Se dit Des choses. Fam. (Sôgre-nu.)

SAULE, s. m. (Salix.) Arbre qui croît ordin. dans les prés et le long des ruisseaux. I Saule pleureur , Espèce de saule dfnt les branches sont plus longues et plus flexibles que celles du saule ordinaire, et retombent vers la terre. (Sô-le.)

SAUMÂTRE. adj. des 2 g. {Sal.) Eau saumdtre, Eau qui a un goût approchant de celui de l'eau de mer ; Goût saumdtre.

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Saveur qui ressemble au goût de l'eau de mer. (Sô-mâ-tre.)

SAUMON, s. m. (Salmo.) Poisson de mer du même genre que les truites , qui remonte les rivières, et dont la chair est rouge. | Masse de plomb ou d'étain , telle qu'elle est sortie de la fonte. (Sô-mon.)

SAUMONÉ , ÉE. adj. Se dit De certains poissons, particulièrement des truites, quand la chair en est rouge comme celle des saur mons. (Sô-mo-né.)

SAUMONEAU, s. m. dimin. Petit saumon, saumon qui n'a pas encore acquis toute sa croissance. (Sô-mo-nô.)

SAUMURE, s. f. {Sal.) Liqueur qui se fait du sel fondu et du suc de la chose salée. Saumure de thon. (Sô-mu-re.)

SAUNAGE, s. m. Débit , traOc de sel. | Fnux-saunage, La vente, le débit de sel en fraude et contre les ordonnances. (Sô-na-je.)

SAUNER. V. n. {Sal.) Faire du sel.

(Sô-né.)

SAUNERIE. s. f. Nom collectif qu'on donne au lieu, aux bâtiments, puits, fontaines et instruments propres à la fabrique du sel. (Sô-ne-rie.)

SAUNIER, s. m. Ouvrier qui travaille à faire le sel. | Celui qui débite, qui vend le sel. I Faux-saunier , Celui qui vend, qui débite du sel en fraude et contre les ordonnances. (Sô-nié.)

SAUNIÈRE. s. f. Vaisseau, espèce de coffre où l'on conserve le sel. (Sô-niè-re.)

SAUPIQUET, s. m. Sauce ou ragoût qui pique, qui excite l'appétit. (Sô-pic-ë[cm,].)

SAUPOUDRER, v. a. {Sale pulverare.) Poudrer de sel. | Se dit en parlant De ce qu'on poudre d'autre chose que de sel, comme de farine, de poivre, etc. [ Fam., Un écrit saupoudré d'érudition. Où il y a une érudition superficielle. (Sô-pou-dré.)

SAUR. adj. m. r. Saure.

SAURAGE. s. m. Première année d'un oiseau avant qu'il ait mué. (Sô-ra-je.)

SAURE. adj. des 2 g. {Sauro, it.) De couleur jaune qui tire sur le brun. | Hareng saur , par abréviation de Saure, Le hareng salé, demi-séché à la fumée. On dit aussi Hareng saur et ; mais on écrit plus ordin. Hareng saur. \ Se dit De l'oiseau pendant sa première année, où il porte encore son premier pennage, qui est roux. (Sô-re.)

SAURER. V. a. Faire sécher à la famée. (Sô-ré.)

SAURET. adj. m. V. Saurk.

SAURIENS, s. m. {Sauras, gr.) Nom donné à l'une des quatre grandes divisions des reptiles : c'est celle qui comprend les lézards et les crocodiles. — Adj. Reptiles sauriens. (Sô ri-in.)

SAUSSAIE, s. f. {Salix.) Lieu planté de saules. (Sô-sèe.)

SAUT. s. m. {Saltus.) Action de sauter, mouvement par lequel on saute. | Fam.,

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Faire un grand saut y Aller s'établir dans un lieu fort éloigné de celui où l'on était. | De plein saut. Tout à coup, brusquement, j Fam., Faire le saut. Se déterminer «nfîn à prendre un parti, ou une résolution où il y a de la difficulté, du péril. | Fam., Faire/aire le saut à qqn.. Lui faire perdre son emploi. | Fam. , Ju saut du Ut, Au sortir du lit. | Chute. Fam. I Chute d'eau qui se rencontre dans le courant d'une rivière. | L'action d'un étalon qui couvre une jument. (Sô.)

SAUTE, s. f. Saute t/e/ve/z^, Changement subit de plusieurs quarts dans le vent régnant. (Sô-te.)

SAUTÉ, s. m. Sorte de ragoût. — Adj. , Filet de bœuf sauté. (Sô-té.)

SAUTELLE. s. f. Sarment que l'on transplante avec sa racine. (Sô-të-le.)

SAUTER, v. n. (Saltare.) S'élever de terre avec effort , ou S'élancer d'un lieu à un autre. | Se dit en pépiant Des choses que l'explosion d'une mine, ou d'un amas de poudh'e, détruit, renverse, brise et fait voler en éclats. I Fam. , Faire sauter qqn., Lui faire perdre son emploi. | Fam. , Faire sauter des bouteilles. Boire des bouteilles de vin. | Paire sauter une bille, La faire tomber, en jouant, hors de la table du billard. | S'élancer et saisir avec vivacité qqn. , qq. ch. , | Sauter au cou de qqn.. L'embrasser avec empressement. I Sauter aux yeux, se dit D'une chose qui est é\idente, qui se fait voir d'à- [ bord. ( Parvenii' d'une place inférieure à une autre plus élevée, sans passer par les degrés intermédiaires. | Passer subitement, rapidement, d'une chose à une autre qui est différente de la première, qui n'a point de liaison avec elle. | Le vent a sauté du nord à l'est. Il y a passé subitement, j V. a. Franchir. [ Omettre, passer qq. ch. , soit en lisant, soit en transcrivant. | Se dit D'un étalon qui saillit une jument. (Sô-té.)

SAUTEREAU. s. m. {Saltare.) Petite pièce de bois, garnie d'une languette de plume, qui , en sautant par le mouvement de la touche, fait sonner la corde d'un clavecin , d'une épinette. (Sô-te-rô.)

SAUTERELLE, s. f. {Saltare.) Insecte ailé qui s'avance en sautant, à l'aide de ses deux pattes postérieures , beaucoup plus langues que les autres. | La fausse équerre mobile; instrument qui est formé de deux ïègles assemblées à l'une de leurs extrémités par une charnière, et qui sert à prendre et à tracer toutes sortes d'angles. ( Sô-te-rë-le. )

SAUTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui saute, dont la prof;;,s9Îon est de faire des sauts et des tours de force. ( Fam, , Homme d'im caractère équivoque et qui se vante ridiculement. I Cheval dressé à exécuter les différents sauts, et qu'on fait monter aux personnes qui apprennent l'équilation. | Nom u 'une sorte de danse. (Sô-teur ; eu-ze.)

SAUTILLANT . ANTE. adj. Qui sautiB?,

SAU

cpn ne fait que sautiller. (Sô-ti-llau [11 m.))

SAUTILLEMENT, s. m. Action de sautiller, d'avancer en faisant de petits sauts. (Sô-ti-Ue-man [Il m.].)

SAUTILLER, v. n. Sauter à petits sauts. I Fig., Ne faire que sautiller. N'observer aucune liaison dans ses discours, dans ses écrits. (Sô-ti-Ué [11 m.].)

SAUTOIR, s. m. La figure que présentent deux ou plusieurs objets disposés de manière à imiter une croix de Saint- André X- j Porter un ordre en sautoir , En porter le ruban, le cordon en forme de collier tombant en pointe sur la poitrine. (Sô-touar.)

SAUVAGE, adj. des 2 g. {Salvaggio, it.) Se dit De certains animaux qui vivent dans les bois, qui se tiennent dans les déserts, dans les lieux éloignés de la fréquentation des hommes. | Qui n'est point apprivoisé, j Se dit Des lieux incultes et inhabités, j Adj. et subst. Se dit De certains peuples qui vivent ordiu. dans les bois, presque sans religion, sans Lei, sans habitation fixe, et plutôt en bêtes qu'en hommes. | Adj. et subst. Se dit D'une personne qui se plaît à vi\Te seule ; «t qui, soit par bizarrerie, soit par timidité , érite la fréquentation du monde, j Qui a qq. ch. de rude , de farouche. | Extraordinaire , contre l'usage. | Se dit De certaines plantes, de certains fruits qui viennent naturellement , sans qu'on prenne soin de les greffer , de les cultiver. (Sô-va-je.)

SAUVAGEON, s. m. Jeune arbre venu sans culture. | Se dit D'un arbre venu de semis, et qui n'a pas été greffé. V. Frakc. (Sô-va'-jon.)

SAUVAGERIE, s. f. Manière, humeur, habitudes sauvages. Fam. (SA-va-je-rie.)

S AU VAGIN , INE. adj. Goût sauvagin.

Certain goût, certaine odeur qu'ont qqs. oiseaux de mer, d'étang , de marais. Subst, m. Cela sent le sauvagin. (Sô-va-jin ; i--ne.)

SAUVAGINE, s. f. coll. Se dit Des oiseaux de mer, d'étang et de marais qui ont le goû sauvagin. | L'odeur de ces oiseaux. (Sô-vaji-ne.)

SAUVEGARDE, s. f. Protection accordé*; par le souverain, par une autorité a^<i-Q^. j Se dit Des lettres que l'on accorde à qqu. pour l'exempter de loger des gens de guerre. I Se dit Du garde, du détachement qu'un chef militaire envoie dans une maison , dans un village, pour les garantir de pillage et d'insulte, j Le titre , l'écrit par lequel une sauvegarde est accordée j Une chose ou une personne qui sert de garantie, de défense contre un danger qu'on redoute- (Sô-vegar-de.)

SAUVER. V. a. {Salmre.) Garantir, tirer du péril, mettre en sûreté. | Épargner une chose à qqn., l'en exempter. | Excuser , justifier. I Sauver une contradiction , Concilier deux passages , deux propositions contraires, j Sauver les défauts d'un ouvrage. Les pal-

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