‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 599 sur 712 · SAV · texte numérisé non relu

SAV

nous savons, ils sapent. Je savais. Je sus. J'ai su. Je saurai. Je saurais. Sache , sachez. Que je sache. Que je susse. Sachant. Su. ) Connaître , avoir connaissance de, | Fam. , /i sait mieux qu'il ne dit ^ U parle contre sa propre ccnnaissance. | Fam. , Je sais ce que je sais, se dit Quand on ne teul pas s'cxphquer. | Subst. et fam. , Un je n* sais qui, Un homme que personne ne connaît ou ne considère. | Je ne sais quoi, ou, subst, Un je ne sais quoi, le je ne sais quoi, se dit d'Une qualité ou d'un sentiment indéfinissar ble. I Fam. , Je ne sache personne , Je ne connais personne. | Que je sache , se met à la fin d'une phrase Pour signifier que, si un fait est autrement qu'on ne le dit, on l'ignore. I Posséder qq. science , qq. art , être instruit, habile. | Être accoutumé, exercé à une chose, la bien faire. | Savoir Vivre, Se conduire dans le commerce du monde avec tous les égards, et même toutes les précautions qu'un honnête homme est obligé d'avoir oii de garder avec les autres, f^oy. Savoir-vivre.. ( Avoir dans la mémoire. | Fam., Savoir qqn, par cœur , Connaître parfaitement son caractère, ses habitudes. I Absol. , Avoir l'esprit orné et rempli de choses utiles. | Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l'adresse, l'habileté de faire qq. ch.| Apprendre, être instruit, être informe de qq. ch. j Paire sa- voir. Instruire, informer qqn. par lettre, par message, j C'est à savoir, à savoir, et plus ordin. Savoir y Façons de parler dont on se sert Pour spécifier les choses dont il s'agit. — Subst. et pour marquer du doute : Cest un à savoir. ] Su. subst. m. La con- Utiissance qu'on a de qq. ch. Au vu et au su de tout le monde. ( Sa-vouar. Je-sé. )

SAVOIR, s. m. Érudition, connaissance acquise par l'étude, par l'expérience. Il n'est d'usage qu'au singulier.

SAVOIR-FAIRE, s. m. Habileté , industrie pour faire i^ussir ce qu'on entreprend. ( Sa-vouar-fè-re. )

SAVOIR-VIVRE, s. m. Connaissance des usages du monde et des égards de politesse que les hommes se doivent en société.

SAVON, s. m. ( Sapo. ) Pâte ou composition faite avec de l'huile ou autre matière grasse, et un alcali, et qui sert à blanchir le linge, à nettoyer, à dégraisser. | Pop. , Donner un savon à qqn. , Le réprimander, le tancer fortement

SAVONNAGE, s. m. Nettoiement, biainchissage par le savon. (Sa-vo-na-je.) '"' "'

SAVONNER, v. a. Nettoyer, dégraisser, blanchir avec du savon, j Frotter, couvrir d'écume de savon le menton d'un homme, avant d'y passer le rasoir. | Pron. , se dit Des différents tissus qui peuvent supporter le savonnage, qui n'y perdent point leur couleur, leur consistance. | ¥o^ , Savonner qqn.^ Im faire une réprimande. (Sa-vo-né.)

SAVONNERIE, s. f. Lieu où l'on fait le

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savon. I Absol. , La Savonnerie, Manufacture à Chaillot , dans Paris , où l'on fabrique des étoffes de laine longue et brillante. (Savo-ne-rie.)

SAVONNETTE, s. f. Petite boule de savon purifié , préparé, et ordin. parfumé, dont on se sert pour rendre la barbe plus tendre au rasoir. | Savonnette à -vilain , s'est dit Des charges qu'on achetait pour s'anoblir. (Savo-në-te.)

SAVÇNNEUX, EUSE. adj. Qui tient de la qualité du savon. | Terre savonneuse, Terre argileuse , très-fine et douce au toucher, telle que la terre à foulon. (Sa-voneii; ze.)

SAVONNIER, s. m. Fabricant de savon.

I Arbre du Brésil et des Antilles, dont le fruit rend l'eau blanche , écumeuse , et propre à blanchir le linge. (Sa-vo-nié.)

SAVOUREMENT. s. m. Action de savourer. (Sa-vou-re-nian.)

SAVOURER, v. a. ( Sapor. ) Goûter avec attention et avec plaisir. | Jouir de qq. ch. avec délectation , avec une sorte de lenteur qui prolonge le plaisir.

SAVOURET. s. m. Gros os de trumeau, de bœuf, que les pauvres gens mettent dans leur pot pour donner du goût , de la saveur au bouillon. Os de porc salé qu'on fait cuire avec des choux pour leiu* donner de la saveur. (Sa-vou-rë.)

SAVOUREUSEMENT. adj. En savourant.

( — reu-ze-man.)

SAVOUREUX, EUSE. adj. Qui a une bonne saveur, une saveur agréable. (Sa-voureu; ze.)

SAXATELE. adj. des 2 g. {Saxatilis.) Qui se trouve , qui croît parmi des pierres. (Sacsa-ti-le.)

SAXIFRAGE, adj. des 2 g. (JSaxifraga.) Se dit Des médicaments qu'on a crus propres à dissoudre la pierre dans la vessie. Il est synonyme de Lithontriptique , mais moins usité. (Sac-si-fra-je.)

SAXIFRAGE, s. f. {Saxifrfiga.) Genre de plantes grasses dont il y a un grand nombre d'espèces, les unes servant d'ornement, les autres employées en médecine.

SAYON. s. m. (Sagum.) Saie, espèce de casaque ouverle, que portaient anciennement les gens de guerre. (Së-ion.)

SBIRE, s. m. {Sbirro, it.) Nom qu'on donne en différents pays, et surtout à Rome, à un archer. Se dit, par mépris, Des hommes armés qui sont chargés de proléger l'exécution des sentences judiciaires et des mesures de police.

SCABELLON. s. m. {Scabellum.) Sorte de piédestal ou de socle sur lequel on pose des bustes, des girandoles, etc. (Sca-bël-lon.)

SCABIEUSE. s. f. {Scabiosa.) Genre de plantes de la famille des Composées, dont plusieurs espèces servent à l'ornement des jardins. (Sça-bi-eu-ze.)

SCA

SCABIEUX , EUSE. adj. {Scaùiosus) Qui ressemble à la gale. (Sca-bi-eu ; ze.)

SCABREUX, EUSE. adj. {Scabrosus,) Rude, raboteux. | Dangereux, périlleux, difficile. (Sca-breû ; ze.)

SCALDE. s. m. Nom que les anciens Scandinaves donnaient à leurs poètes.

se ALÊNE, adj. {Scalenus.) Se dit D'un triangle dont les trois côtés sont inégaux.

SCALPEL, s. m. {Scalpeltum.) Couteau d'une forme particulière, dont on se sert pour disséquer, etc. (Scal-pël.)

SCALPER, v. a. Se dit Des sauvages qui arrachent la peau du crâne à un ennemi vaincu , après l'avoir coupée circulairement avec une espèce de couteau.

SCAMMONÉE. s. f. ( Scammonia. ) Sorte de gomme-résine concrète, très-purgative, qui nous vient de l'Orient , et qu'on tire de la racine d'une espèce de liseron. | La plante qui fournit cette substance. (Sca-mo-hée.)

SCANDALE, s. m. (Scandalum.) Ce qui est occasion de tomber dans l'erreur , dans le péché. I Occasion de chute que l'on donne par qq. mauvaise action , par qq. discours corrupteur. | L'indignation qu'on a des actions et des discours de mauvais exemple. | I L'éclat que fait une action honteuse. ( Pierre de scandale , Tout ce qui cause du

SCANDALEUSEMENT, adv. D'une manière scandaleuse. ( — leu-ze-man.)

SCANDALEUX, EUSE. adj. Qui cause du scandale, (Scan-da-ieu ; ze.)

SCANDALISER, v. a. {Scandalizare.) Donner, exciter du scandale. jPron., Prendre du scandale , s'offenser. (Scan-da-li-zé.)

SCANDER. V. a. (Scandere.) Mesurer un vers dont les pieds sont composés de longues et de brèves, pour juger s'il est selon les règles. I Mesurer les vers par le nombre de leurs syllabes.

SCAPHANDRE, s. m. (Sha^hé, ànér, gr.) Espèce de corset garni de liège , au moyen duquel un homme peut facilement se soutenir sur l'eau.

SCAPULATRE. s. m. (Scapularis.) Pièce d'étoffe qui descend depuis les épaules jusqu'en bas, tant par devant que par derrière, et que portent plusieurs religieux sur leurs habits. I Se dit de Deux petits morceaux d'étoffe bénite , qui sont joints ensemble, et qu'on porte sur la poitrine à l'aide d'un ruban passé autour du cou. | Se dit D'une bande qui s'appuie sur les épaules, et dont les extrémités sont fixées à un bandage ap pliqué sur le corps, de manière à l'empêcher de descendi-e, de glisser. | Adj. fém. Se dit De diverses parties qui appartiennent ou qui ont rapport à l'épaule. (Sca-pu-lè-re.)

SCARABÉE, s. m. (Scarabœus.) Se dit, en général. Des coléoptères, des insectes dont les ailes sont recouvertes par des étuis cornés ; particulièrement de Ceux qui ont des

SCÉ

antennes terminées par plusieurs feuillets.

SCARAMOUCHE. s. m. (n. pr.) Personnage bouffon de l'ancienne comédie italienne, qui est habillé de noir de la tête aux pieds.

SGARE. s. f. Nom d'un poisson de mer connu des anciens, et auquel ils attribuaient la faculté de ruminer. Genre de poissons qui ont de larges mâchoires semblables à un bec de perroquet.

SCARIFICATEUR, s. m. Espèce de boîte dans laquelle sont renfermées dix à douze pointes de lancettes qui en sortent par la détente d'un ressort, et qui font d'un même coup autant de scarifications à la peau.

SCARIFICATION, s, f. (Scari/icatio.) Opération de chirurgie par laquelle on fait plusieurs incisions à la peau avec une lancette ou un bistouri. ( — ca-sion.)

SCARIFIER. V. a. {Scarificare.) Faire des scarifications en qq. partie du corps.

SCARIOLE. s. f. K Escarole.

SCARLATINE, s. f. {Scarlatto , it.) Maladie contagieuse dont le phénomène le plus remarquaJble est la couleur écarlate que prend toute la peau. — Adj., Fièvre scarlatine.

SCASON ou SCAZON. s. m. Sorte devers^ latin , dont le 5® pied est un ïambe , et le 6^ un spondée : il est d'ailleurs semblable au vers ïambe. ( Sca-zon. )

SCEAU, s. m. ( Sigillum.) Lame de métal qui a une face plate , ordin. de figure ronde ou ovale, dans laquelle sont gravées en creux la figure, les armoiries, la devise d'un roi , d'un Etat , d'un corps , etc. , et dont on fait des empreintes sur des lettres , des diplômes , des actes publics , etc. , pour les rendre authentiques. | L'empreinte même faite par le sceau. | Absol. , Les sceaux, Les sceaux du roi , de l'État , ceux qu'on appose à tous les actes émanés directement de la puissance royale, de l'autorité souveraine. Garde des sceaux, Le ministre à qui ils sont confiés. I L'action de sceller. Le temps et le lieu où l'on scelle, où l'on appose les sceaux de l'État aux actes qui en doivent être revê tus. I S'opposer au sceau, S'opposer à ce que les lettres soient scellées. | Confier qq. ch, sous le sceau du secret , de la confession, k condition que le secret en sera inviolable, j Metti-e le sceau à une chose , La consommer, la rendre entière, complète. | Sceau de réprobation^ Sorte de flétrissure, de note d'infamie qui fait qu'un homme est repoussé ou évité par les autres. | Sceau-de-Salomon , Espèce de muguet : "voy. Grenouillet. Sceau-de- Notre-Dame : voy. Taminier. (Sô. )

SCEL. s. m. ( SigiUum. ) Sceau. Sous le scel du Chdtelet de Paris, etc. En parlant Du petit sceau , on disait . Scelet contre-scel. (Sël.)

SCELERAT, ATE. adj. (Sceleratus.) Coupable ou capable de grands crimes, j Perfide , noir, atroce. I Subst., Un franc scélérat. (Sélé-ra,)

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