‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 607 sur 712 · SEM · texte numérisé non relu

SEM

Y épandre de la graine. | Se dit en parlant De certaines choses que l'on répand, que l'on jette çà et là, que l'on dissémine. | berner de l'argent, Distribuer de l'argent à plusieurs personnes pour les attirer dans son parti. I Semer des pièges sur les pas dg qqn. , Lui tendre de secrètes embûches. |Répanare. I Un cerf mal semé , Un cerf qui a plus d'endouillers d'un côté que de l'autre.

SEMESTRE, s. m. {Semestris^^ L'espace de six mois consécutifs. | Se dit Des rentes mêmes, des traitements, etc., qui se payent par semestre , à la fin de chaque semestre, j Semestre de janvier, Le semestre qui commence le premier jour de janvier. | Se dit en parlant De certains emplois qu'on est obligé de remplir pendant la moitié de l'année, j Congé de six mois que l'on accorde à un mi^ li taire, j Se dit De ceux qui ont obtenu un congé de semestre. On les nomme autrement Semestriers. ( Chaque moitié d'une com]>agnie judiciaire qui servait par semestre. (Se-mëstre.) i

SEMESTRE, adj. des 2 g. {Semesiris.) S'est dit Des compagnies qui servaient par semestre , comme le grand conseil , la chambre des comptes de Paris, etc. j S'est dit De certains fonctionnaires publics qui ne servaient, que par semestre dans une compagnie.

SEMESTRIER. s. m. Militaire absent de son corps par un congé de six mois. (Semës-trié.)

SEMEUR, s. m. Celui qui sème du graîn.

SEML Demi. Se joint toujours à un autre mot.

SÉMILLANT , ANTE. adj. Remuant, extrêmement vif. Fam. (Sé-mi-llan [11 m.].)

SÉMINAIRE, s. m. (Seminarium.) Lieu !

destiné pour élever, instruire, former des ecclésiastiques dans la piété et dans les autres devoirs de leur état, | Se dit de Tous les ecclésiastiques qui demeurent dans un séminaire. I Le temps déterminé qu'on doit passer dans un séminaire , pour être admis aux ordres sacrés. | Se dit Des lieux où l'on se forme à une profession. (Sé-mi-nè-re.) I

SÉMINAL, ALE. adj. {Seminalis.) Quia ] rapport à la semence. '

SÉMINARISTE, s. m. Celui qui est élevé, ' < instruit dans un séminaire.

SEMIS, s. m. (Seminare.) Plant d'arbrisseaux , de plantes, de fleurs , venant de graines , et qui ont été semé^. Le travail que fait le jardinier pour former cette sorte de plant. (Se-mi.)

SÉMITIQUE, adj. ae» 2 g. Se dit Des langues qu'on regarde comme ayant été parlées par les enfants de Sem , et par leurs descendants. (Sé-mi-tic-e.)

SEMOIR, s. m. Sac où le semeur met le grain qu'il répand sur la terre. | Se dit de Machines inventées pour distribuer la semence avec plus d'exactitude et d'économie

SÉN

qu'il n'est possible de le faire quand on sème a la main, (Se-mouar.)

SEMONCE, s. f. Inutation faite dans les foiines pour qq. cérémonie. | Un avertissement mêlé de reproches, fait par qqn. qui a autorité. (Se-mon-se.)

SEMONCER. V. a. Faire une semonce, une réprimande. Fam. (Se-mon-sé.)

SEMONDRE. V. a. Inviter, convier à qq.

cérémonie, à qq. acte public. Ce v. ne s'emploie qu'à l'infinitif. (Vi.)

SEMONNEUR. s. m. Celui dont la fonction est de porter des billets pour certaines convocations. (Se-mo-neur.)

SEMOULE, s. f. Pâle faite avec la farine la plus fine, réduite en petits grains. (Semou-lle [II m,].)

SEMPER VIRENS. Rxpr. lat. Toujours 'verdoyant. Sorte de chèvrefeuille qui , pendant toute l'année, porte des feuilles et des fleurs. (Sin-për-vi-rins.)

SEMPITERNEL, ELLE. adj. {Sempiternus.) Qui dure toujours. Une inei'le sempiternelle, Une femme très-vieille. Fam., se dit par dédain. | Continueh (Sin pi-tër-nël ; ë-le.]

SÉNAT, s. m. (Senatus.) Assemblée de patriciens qui formait le conseil suprême et perpétuel de l'ancienne Rome. Ce nom se donne aussi, dans qqs. États , à Diverses assemblées dont les membres sont appelés à en faire partie par un droit de naissance ou par le choix du prince , ou par l'élection des citoyens, et dont la puissance, les attributions sont plus ou moins étendues. | Le lieu où le sénat s'assemble. ( Dans qqs. pays. L'assemblée des personnes dont est composé un tribunal de justice qui juge en dernier ressort. (Sé-na.)

SÉNATEUR, s. m. (Senator.) Celui qui est membre d'un sénat. | À Rome , Le Sénateur , Le magistrat qui est a la tête du corps de ville.

SÉNATORIAL, ALE. adj. Qui appartient au sénateur.

SÉNATORIEN, ENNE. adj. Qui appartient aux sénateurs. (Sé-na-io-ri-in ; ë-ne.)

SÉNATRICE. s. f. Femme de sénateur.

(Sé-na-tri-se.)

SÉNATUS-CONSULTE. s. m. {Senatus consultum.) Décision , décret du sénat.

SEN AU. s. m. {Sno<,v, angl.) Grand bâtiment à deux mâts, dont on se sert principalement pour la course. (Se-nô.)

SÉNÉ. s. m. {Sena.) Espèce de casse , arbrisseau qui croît dans le Levant, et dont les feuilles, que l'on nomme aussi Séné , sont employées comme purgatives. |/'o//<c-u/^j de séné , L'enveloppe de la semence du séné.

SÉNÉCHAL, s. m. {Seniscalus, b, 1.) Officier qui dans un certain ressort était chef de la justice , et qui était aussi chef de la noblesse quand elle était convoquée pour l'arrièreban. I Officier royal 4e robe longue, qui était

SEN

chef d'une justice subalterne. | Le princijKil officier de justice des seigneurs particuiier.'i qui avaient haute, moyenne et basse justice.

SÉNÉCILVLE. s. f. Femme d'un sénéchal.

SÉNÉCHAUSSÉE, s. f. Étendue de la juridiction d'un sénéchal. I Le lieu où se tenait le tribunal dont le sénéchal t !;it le clief. | Le tribunal même. (Sé-né-chô-sée.)

SÉNEÇON, s. m. {Senecio.) liante à fleurs comjjosées, qu'on donne ordin. à certains oiseaux, et qu'on eiiq>loie aussi en méde cine comme émolliente. (Sé-ne-son.)

SENELLE. s. f. F. Cewelle.

S EN ESI RE. adj. des a g. {Slnister.) T. de blason. Gauche. Le coté sénestre.\ Adv. A sénestre , À gauche. (Sé-nës-tre.)

SÉNEVÉ, s. m. (Sinapi.) La menue graine dont on fait la moutarde, et La plante même qui produit celle graine.

SENIEUR. s. m. {Senior.) Nom qu'on donnait dans plusieurs communautés au plus ancien, au doyen.

SÉNILE. adj. des 2 g. {Senilis.) Qui est dû , qui lient à la vieillesse.

SENNE, s. f. T. de pêche. K Shtne.

SENS. s. m. {Sensus.) Faculté de l'homme et des animaux , par laquelle ils reçoivent l'impression des objets extérieurs et corporels. I Cela tombe sous le sens , sous les sens , se dit D'une chose claire, évidente. | Concupiscence, sensualité. I La faculté de comprendre les choses, et d'en juger selon ta droite raison, | Sens commun , La facullé par laquelle la plupart des hommes jugent raisonnablement des choses. | La signification d'un discours, d'un écrit, d'une phrase, d'un mot. Avis, opinion, sentiment. | Un des côtés d'une chose, d'un corps, j Sews dessus dessous, loc. adv. qui se dit en parlant De la situation d'un objet tourné de manière que ce qui devrait être dessus ou en haut se trouve dessous ou en bas. | Se dit, fam.. De ce qui est dans un grand désordre et tout bouleversé. I Sens devant derrière, loc. adv. dont on se sert en parlant De la situation d'u^i objet tourné de telle façon que ce qui devrait être devant se trouve derrière. | À CONTRE-SENS. loc. adv. V. Contre-sens.

(Sans; et San.)

SENSAl ION. s. f. {Sensatio.) Impression que l'âme reçoit des objets par les sens. | Faire sensation y se dit De ce qui produit une im|)ression marquée dans le public , dans une assemblée, dans un spectacle , etc. (San-sa-sion.)

SENSÉ, ÉE. adj. (Sensus.) Qui a du bon sens, (|ui a de la raison, du jugemt'nl. | Conforme à la raison, au bon sens. cSan-sé.)

SENSÉMENT, adv. D'une manière sensée , d'une manière judicieuse, (San-séman.)

SENSIBILITÉ, s. f. Qualité par laquelle un sujet est sensible aux impressions des

980 SEN

objets, I Se dit en parlant Des" choses morales. jSe dit, absoL, Des sentiments d'humanité , de pitié , de tendresse. | La sensibilité d'une balance, d'un thermomètre ^ etc., La propriété {[u'onl ces instruments de marquer les plus légères différences, les moindres variations. (San-si-bi-li-té.)

SENSIBLE, adj. des 2 g. (Sensibilis.) Qui se fait sentir , qui fait impression sur les sens. I S'emploie, Gg., en parlant Des choses morales. | Qui a du sentiment, qui reçoit aisément l'impression que font les objets, j Qui est aisément ému, touché, attendri. | Qui se fait apercevoir, qui se fait remarquer aisément. | Cette balance , ce thermomètre , etc., est sensible. Cette balance, ce thermomètre, etc., marque les plus légères différences, les plus légères variations, j Note sensible, La note qui esta un demi-ton audessous de la tonique. Subst. f. La sensible. (San-si-ble.)

SENSIRLEIVÎENT. adv. D'une manière sensible et perceptible. | D'une manière sensible, et qui affecte le cœur. (San-si-bleman.)

SENSIBLERIE, s. f. Sensibilké fausse et eutrée , affectation de sensibilité. Fam. (Sansi-ble-rie.)

SENSITIF, IVE. adj. {Sensitivus.) Qui a la faculté de sentir. (San-si-tif.)

SENSITIVE. s. f. {Sensitiva.) Plante légumineuse qu'on appelle ainsi parce que, dès qu'on la touche, elle replie ses feuilles. V. Mimosa. (San-si-li-ve.)

SENSORItlM. s. m. T. did. Le point, la partie du cerveau que l'on suppose être le centre commun de toutes les sensations.

(Sin-so-ri-o-me.)

SENSUALITÉ, s. f. ( Sensualitas , b. 1. ) Attachement aux plaisirs des sens. Boire avec sensualité. Avec volupté. J ( Sen-su-ali-té.)

SENSUEL , ELLE. adj. {Sensualis , b. 1.) Voluptueux, fort attaché aux plaisirs des sens. I Qui flatte les sens. | Subst., se dit Des personnes. ( San-su-ël ; ë-le. )

SENSUELLEMENT. adv. D'une manière sensuelle. ( San-su-ë-le-man. ) SENTE, s. f. F. Sentier.

SENTENCE, s. f. (Sententia,) Dit mémorable, apophlhegme, maxime qui renferme un grand sens, une belle moralité. ( Un jugement rendu par des juges inférieurs. | Un jugement qui prononce la peine capitale. | Se dit Des jugements rendus dans les différents degrés de la juridiction ecclésiastique, et dont l'appel est toujours recevable , à moins qu'il n'y ait trois sentences conformes, j En parlant De cjqs. tribunaux des pays étrangers, se dit De toutes les décisions, de tous les jugements qui s'y rendent. | Le jugement de Dieu contre les pécheurs. (Santan-se. '^

SEN

SENTENCIER. v, a. Condamner qqn. par une sentence. ( San-tan-si-é. )

SENTENCIEUSEMENT, adv. D'une manière sentencieuse. (San-tan-sieu-ze-man.)

SENTENCIEUX, EUSE. adj. {Sententiosus. ) Qui contient des maximes , des mots remarquables. | Se dit Des personnes qui s'expliquent ordin. par sentences , par maximes, j Un ton sentencieux , Un ton qui annonce une iiffectation de gravité. (San-tan-sieu ; ze.)

SENTÈNE. s. f. F. Centaine.

SENTEUR, s. f. (Sentire.) Odeur, ce qui frappe l'odorat. (Vi.) | Parfum , composition qui rend une odeur agréable. ( San-teur. )

SENTIER, s. m. (Semita.) Chemin étroit au travers des champs, des bois, etc. (Santié.)

SENTIMENT, s. m. {Sentir e.) Perception que l'âme a des objets , par le moyen des sens. I La faculté qu'a l'âme de recevoir l'impression des objets par les sens. | La faculté que nous avons de connaître, de comprendre , d'apprécier certaines choses sans le secours du raisonnement, de l'observation ou de ï &\Yikv'\Qnce.\ Juger par sentiment , Juger d'un ouvrage d'esprit ou d'un ouvrage de l'art par Timpression qu'on en reçoit. | La sensibilité physique. | Se dit Des affections, des passions , et de tous les mouvements de l'âme. I Absol. , Avoir des sentiments , Avoir des sentiments d'honneur, de générosité , de probité, etc. | Sentiments naturels, Certains mouvements qui sont inspirés par la nature. I La sensibilité morale , la disposition à être facilement ému , touché , attendri. | L'oj)inion qu'on a de qq. ch. , ce qu'on en pense , ce qu'on en juge. ( San-ti-man. )

SENTIMENTAL, ALE. adj. Où il y a du sentiment, qui annonce du sentiment. | Se dit Des personnes qui affectent une grande sensibilité. ( San-ti- man-lal. )

SENTINE. s. f. ( Sentina. ) Partie basse de l'intérieur d'un navire, dans laquelle les eaux s'amassent et croupissent. (Vi.)| Fam., Sentine de vices, se dit D'un lieu, d'un homme. ( San-li-ne. )

SENTINELLE, s. f. (Sentinella, it. ) Soldat à pied qui fait le guet pour la garde d'un camp, d'une place, d'un palais, etc., et qui est détaché pour cela d'un corps , d'un poste de gens de guerre. Qqs, poètes ont fait Sen tinelle masc. | La fonction de la sentinelle. | Faire sentinelle, Atlendi'e, guetter. (San-linë-le. )

SENTIR. V. a. {Sentira.) {Je sens, il sent; nous sentons , etc. Js sentais. Je sentis. Je sentirai. Que je sente , etc. ) Recevoir qq. impression par le moyen des sens; éprouver en soi qq. ch. d'agréable ou de pénible. Il ne se dit point Des simples perceptions de la vue et de l'ouïe. | Absol., La faculté de sentir. I Se dit en parlant Des différentes affections que l'âme éprouve. | Être ému, touché, affecté de qq. ch. d'extéiieur. | Sentir qq~ ch.

Page 1