SEP
matière colorante que répand cet animal , et qui sert pour le dessin au lavis.
SEPS. s. m. (Seps.) Lézard dont les jambes et les pieds sont si courts et si peu apparents, qu'il ressendjie à un serpent. (Seps.)
SEPT. adj. numéral des 2 g. ( Septem. ) Nonibre im|)air (|ui suit immédiatement le nombre six. (Le T se prononce lorscpie le mot est pris à part , ou lorsqu'il est suivi d'une voyelle, ou d'une// non aspirée.)] Septième. ] Subst. m. Le nombre sept.\ Le sept du mois , Le septième jour du mois. ] Le caractère ([ui marque en citiffre le nombre sept. 1 Une carte marquée de sept points. ( Set ; ou Se. )
SEPTANTE, adj. numéral des 2 g. ( Septuaginta.) Soixante et dix, nombre composé de sept dizaines. (y"u)\ Subst. et absol. , Les Septante, Les soixante et dix interprètes qui, suivant l'opinion commune , traduisirent d'hébreu en grec, par ordre de Plolémée Philadelphe, roi d'Égvpte, les livres de l'Ancien Testament. ( Sep-tan-te. )
SEPTEMBRE, s. m. (September.) Le mois qui était le septième de l'année, quand elle commençait au mob de mars , et qui est maintenant le neuvième. (Sep tan-bre. )
SEPTÉNAIRE, adj. des 2 g. [Septeuarius.) Qui vaut , qui contient sept. ) Subst. m. Un des espaces de la vie de l'honmie, quand on en divise tout le cours en plusieurs pat lies, chacune de sept ans, à compter du jour de la naissance. ( Sep-té-nè-re. )
SEPTENNAL, ALE. adj. (Septennis.) Qui arrive ou cpii est renouvelé tous les sept ans. ( Sèp-tén-nal. )
SEPTENNALITÉ. s. f. Se dit en parlant Des assemblées politiques dont la duiée est de sept ans. ( Sép-të-na-li-té. )
SEPIENTRION. s. m. ( Septentrio.) Le nord , celui des pôles du monde qui dans nos chmats est élevé sur l'hori/on. ] Ce pi<^ys est au septentrion de tel autre. Il est plus proche du septentrion que cet autre pays. | Constellation du nord qu'on appelle plus communément La petite Ourse. ( Sép-lantri-on. )
SEPTENTRIONAL, ALE. adj. {Septentrionalis.) Qui est du côté du septentrion. | Les peuples septentrionaux , et, subst., Les Septentrionaux. ( Sëp-tan-tri-o-nal. )
SEPTIDI. s. m. {Septimus dies.) Le septième jour de la décade , dans le calendrier ré[inblicain. (Scp-ti-di.)
SEPTIÈME, adj. des 2 g. (Septimus,) Nombre ordinal, qui suit immédialt-nient le sixième. ] La septième partie d' un tout , Chaipie partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé 'en sept j)rirties. ) Subst., Le septième jour d'une période , ou La septième partie d un tout. ) Cette femme est dans son septième , ou dans son sept , Elle est dans le septième mois de sa grossesse, j Subst. fém. Se dit, au jeu de piquet, D'une suite de sept
SÉQ
cartes de même couleur. | Un intenraDe de deux sons différents , à distance l'un de l'autre de sept degrés. ( Së-tiè-me. )
SEPl lïLMEMENT. adv. En septième lieu.
( Sè-tie-me-man. )
SEPTIER. s. m. r. Setier.
SEPTIQtrE. adj. des 2 g. {Septicus.) Se dit Des topiques qui font pourrir les chairs sans causer beaucoup de douleur. (Sëp-tic-e.)
SEPTUAGÉ?<AiRE. adj. des a g. et subst. {Septuagenarius.) Âgé de soixante et dix ans. ( Sëp-:u-a-jé-në-re. )
SEPTUAGÉSIME. s. f. ( Septuagesima. ) Le dimanche qui précède la Sexagésime , et qui est le troisième avant le premier dimanche de carême. (Sëp-tu-a-jé-zi-me. )
SEPTUPLE, adj. des 2 g. et s. m. ( Septuplas. ) Qui vaut sept fois autant. ( Sëp-tuple.)
SEPTUPLER. V. a. Rendre sept fois plus grand , multiplier un nombre par sept. (Sëptu-plé. )
SÉPULCRAL, ALE. adj. {Sepulcralh.) Qui appartient , qui a rapport au sépulcre. Cfiapelle sépulcrale, Chapelle destinée à contenir des tombeaux , et ornée dans le genre funéraire ou séjiulcral. j Cet homme a une figura sépulcrale , Sa figure est pâle , triste , sombre. | Voix sépulcrale^ ToLx sourde.
SÉPULCRE, s. m. (5e/7«/cTOm.) Tombeau, monument , lieu parliculier destiné pour y mettre un corps mort. Se dit Des toinbeaux des anciens.
SÉPULTURE, s. f. {Sepultura.") Inliumation, I Droit dt sépulture , Le droit qu'on a d'être enterré en tel lieu; Droit de sépulture, Ce (|ui est dû au curé ou à son église pour l'inhumation d'un mort. | Le lieu où l'on enterre un corps mort.
SÉQUELLE, s. f. coll. {Sequela. ) Il se dit par mépris D'un nombre de gens qui sont attachés au parti, aux sentiments, aux intérêts de qqn. j Se dit Des choses. | Fam. ( Sécë-le [c m.J.)
SEQUENCE, s. f. ( Sequentia. ) Suite de trois caries au moins, de la même couleur et dans le rang que le jeu leur donne : elle prend son nom de la carte la plus haute. | L'arrangement particuher que cnaque carlier a coutume de donner à ses jeux de cartes. (Sé-can-se. )
SÉQUESTRATTOI^. s. f. Action par laquelle on séquestre; État de ce qui est séquestré. ( Séc-es-tra-sion [cm,].)
SÉQUESTRE, s. m. {Sequester.) État d'une chose litigieuse remise en main tierce par ordre de justice, ou par convention des parties, jusqu'à ce qu'il soit réglé et jugé à qui elle appartiendra.] Celui entre les mains de qui les choses sont mises en séqu'^stre. j La chose séquestrée. (Séc-ës-tre [c m.].)
SÉQUESIRER. v. a. Mettre qq. ch. en séciueslre. jReiitermer illégalement nue personne, la mettre en charlre privée, j Écarter,
SÉR
séparer des personnes d'avec qqs. autres. { En parlant Des choses. Mettre à part, mettre de côté. (Sec-ës-tré [c m,].)
SEQUIN. s. m. ( Zeccnino, it.) Monnaie d'or qui a cours dans le Levant. En Turquie, le sequin vaut environ neuf Jr an es. Sequin de Gènes, valant environ deux francs.
( Sec-in [ c m. ]. )
SERAIL, s. m. (Ceraî, pers.) Nom particulièrement affecté aux palais qu'habitent l'empereur des Turcs, les grands du pavs, et plusieurs autres princes mahoniéfans. j Irapropr., Le palais, la partie du palais où les femmes sont renfermées, et dont le véritable nom est Harem. | ( Sé-rall [ )l m. J.)
SÉRANCOLIN. s. m. Sorte de marbre de couleur d'agate, qui tire son nom du lieu des Pyrénées où se trouve la carrière.
SÉRAPHIN, s. m. (Seraphim.) Esprit ce leste de la première hiérarchie des anges. (Sé-ra-fin.)
SÉRAPHIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient aux sérajihins. \ Le docteur séraphique, Saint Bonaveuture. L'ordre séraphique, L'ordre des religieux franciscains. ( Sé-ra-fic-e.) SÉRASQUIER. s. m. ( Ser, askier, ar. ) Nom que les Turcs donnent à un général d'armée, à un commandant. (Sé-rasc-ie [cm.].)
SERDEAU. s. m. Officier de la maison du roi , qui recevait des mains des gentilshommes servants les plats que Ton desservait de la table royale. | Le lieu où l'on portait les plats de cette desserte, et où mangeaient les gentilshomme servants. [L'endroit où se faisait la revente de cette desserte des tables. (Sër-dô.)
SEREIN, EINE. adj. {i,ere7uis.)Çh\\ es\.
clair, doux et calme. | Qui annonce une grande tranquilité d'esprit, ou Qui est exempt de trouble et d'agitation. | Poét., Des jours sereins , Des jours paisibles , heureux, j Goutte sereine , Privation de la vue, causée par la paralysie de la rétine ou du nerf opiiqiie. (Se-rin; ë-ne. )
SEREIN, s. m, ( Serotinus. ) Tapeur humide et froide , ordin. malsaine , qui se fait sentir au coucher du soleil. Le serein esl plus dangereux en été que dans d'autres saisons. Le serein pénètre , perce.
SERENADE, s. f. {Serenata, esp.) Concert de voix ou d'instruments, que l'on donne, le soir, la nuit, dans la rue sous les fenêtres de qqn.
SÉRÉNISSIME. adj. des 2 g. (Serenissimo, it.) Très-serein, Titre que l'on donne à qqs. princes.
SÉRÉNITÉ, s. f. {Serenitas.) État du temps, dé l'air, (pii est serein. I L'état ou la marque d'un esprit tranquille, d'une ân>e exempte de trouble et d'agitation, j Titre d'honneur qu'on donnait à qqs. souverain? et à qqs. pri uces. On traitait le doge de Venise, le doge de Gènes de Sérennè.
SER
SÉREint, EUSE. adj. (Sérum.) Aqueux.
I Trop chargé, trop plein de sérosité. | Maladies séreuses, Celles dans lescjuelles l'exhalation séreuse est tres-abondanle.(Sé-reu ; ze.)
SERF, EKVE. adj. et subst. {Seri-uj.) Dont la personne ou les biens sont assujettis à des droits contraires à la liberté naturelle ou à la propriété. (Serf. Sër-ve.)
SERFOUETTE, s. f. Outil de fer, à deux branches ou à dents renversées, dont les jardiniers se servent pour donner un léger labour aux plantes potagères. (Sër-fouë-le.)
SER FOUIR. V, a. {Circumfodere.)Cyràner, remuer légèrement la terre avec la serfouette. (Sër-fou-ir.)
SERFOUISSAGE. s. m. Action de serfouir. (Sër-fou-i-sa-je.)
SERGE, s. f. {Sargîum.) Étoffe légère, ordin. faite de laine. (Sër-je.)
SERGENT, s. m. {Serviens.) Officier de justice donî la fonction est de donner des exploits, des assignations, de faire des exécutions, des saisies, d'arrêter ceux contre lesquels il y a contrainte par corps. (Yi.) On se sert maintenant du mot Huissier.] Un sous-officier dans une compagnie d'infanterie. I Sergeïit-major, Le premier sous-officier d'une compagnie. | À Paris , Sergents de ville. Agents de police qui portent l'épée, et qui sont principalement chargés de maintenir le bon ordre dans les lieux pubhcs. [ Instrument de fer qui sert à tenir serrées Tune contre l'autae les pièces de bois qu'on a collées et celles qu'on veut cheviller. (Sërjan.)
SERGENTER. v. a. Presser par le moyen des sergents. | Presser, importuner, fatiguer pour obtenir qq. ch. (Sër-jan-té.)
SERGENTERIE. s. f. Office de sergent.
(Yi.) (Sèr-jan-te-rie.)
SERGER ou SERGIER. s. m. Ouvrier qui fait , qui fabrique des serges. (Sër-jé ; ou Sër-jié.)
SERGERIE. s. f. Fabrique ou commerce de serge. (Sër-je-rie.)
SÉRIE, s. f. {Séries.) Suite, succession, j Se dit Des différentes divisions dans lesquelles on classe, on distribue des objets nombreux. I Suite de grandeurs qui croissent ou décroissent suivant une certaine loi.
SÉRIEUSEMENT, adv. D'une manière grave et sérieuse. | Sans plaisanterie. | Froidement. I Tout de bon, avec suite, avec ardeur. I Prendre une cliose sérieusement. Se formaliser d'une chose, quoiqu'elle ait été dite en badinant et sans dessein d'offenser. (Sé-rieu-se-man.)
SÉRIEUX, EUSE. adj. (.Jeriw.) Grave.
Il est opposé à Enjoué, à gai. | Solide, important. ( Qui peut avoir des suites fâcheuses. I Sincère, vrai. | Un contrat, un traité sérieux. Un coulral, un traité qui n'est pas simulé. |, SÉRIEUX, subst. m. Gravité dans Vair, dans le» manières. | Prendre une chose
SER
dans le sérieux , La prendre pour vraie, fpioiqu'elle n'ait été dite que par plaisanterie et par jeu. (Sé-rieu; ze.)
SERIN, INE. s. {Siren.) Petit oiseau jaunâtre, à bec conique, dont le chant est fort agréable, et auquel on apprend à siffler, à chanter des airs.
SERINER. V. a. Instruire un serin au moyen delà serinette. | Jouer un air avec la serinette.
SERINETTE, s. f. Instrument enfermé dans une boîte, duquel on joue par le moyen d'une manivelle, et dont le principal usage est d'instruire les serins. | Fam., Un chanteur ou chanteuse qui ne fait que répeter les airs qu'il a appris, sans y mettre aucune expression. (Se-ri-në-te.)
SERINGAT, ou SYRINGA. s. m. Arbrisseau de la famille des Myrtes, qui porte, au printemps, des fleurs blanches dont l'odeur est très-forte. (Se-rin-ga ; ou Si-rin-ga.)
SERINGUE, s. f. [Syringa.) Petite pompe portative qui sert à attirer et à repousser l'air et les liquides. | L'instrument avec lequel on donne ou l'on prend soi-même des lavements. (Se-ring-e.)
SERINGUER. v. a. Pousser une liqueur avec une seringne. | Seringuer une plaie. Jeter, pousser avec une seringue qq. liqueur dans une plaie. (Se-ring-é [g m.].)
SERMENT, s. m. {Sacramentum.) Affirmation ou promesse en prenant à témoin Dieu, ou ce que l'on regarde comme saint, comme divin. | Rendre a qqn. ses serments. L'en délier. | Jurement. (Sër-man.)
SERMENTÉ, ÉE. part. du \tTheSermenter, qui n'est point en usage. Qui a prêté le serment requis pour l'exercice d'une charge, d'une place, etc. On dit plus ordin. Assermenté. (Sër-man-té.)
SERMON, s. m. {Sermo.) Prédication, discours chrétien, qui ordin. se prononce en chaire, dans une église, pour instruire et pour exhorter le peuple. | Fam., Une remontrance ennuyeuse et importune. (Sermon.)
SERMONNAIRE. s. m. Recueil de sermons. (Yi.)| Se dit Ue& prédicateurs dont on a des recueils de sermons. | Adj., Qui convient au sermon. (Sër-mo-nè-re.)
SERMONNER, v. a. Faire des remontrances ennuyeuses et hors de propos. Fam. (Sër-mo-né.)
sermonneur: s. m. Celui qui fait des remontrances ennuyeuses et hors de propos. On dit qqfs., au fém., Sermonneuse. Fam. (Sërmo-neur.)
SÉROSITÉ, s. f. {Sérum.) La partie la plus aqueuse des humeurs animales : elle est exhalée par les membranes séreuses, et fait partie constituante du sang, du lait, etc. j (Sé-ro-zi-té.)
SERPE, s.f. (Sarpere.) Instrument de fer, large , plat et tranchant, qui est recourbé
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vers la pointe, emmanché de bois, et dont on se sert pour émonder des arbres, etc. | Fait à la serpe. Mal fait. (Sër-pe.)
SERPENT, s. m. {Serperu.) Reptile allongé, cylindrique et sans pieds , tel que la vipère, la couleuvre , l'aspic, etc. | Les serpents de f Envie, de la Calomnie, L'envie, la calomnie. | C^il-de-serpent, Petite pierre de peu de valeur qu'on monte en bague , et qui a qq. ressemblance avec un ceil de serpent. I Instrument à vent, dont on se sert dans les chœurs de musique d'église pour soutenir les voix, et qui est fait à peu près en forme de gros serpent. | Celui qui joue de cet instrument. (Sër-pan.)
SERPENTAIRE, s. f. Nom vulgaire d'une espèce de cactier à grandes fleurs rouges et à tiges rampantes. | Serpentaire de f^irginie. Espèce d'aristoloche à tige flexueuse et marbrée, qui croît principalement dans la Viiginie, et dont la racine est employée comme tonique et stimulante. (Sër-pan-tè-re.)
SERPENTAIRE, s. m. Constellation de riiémisphère boréal, qu'on figure par Esculape tenant un serpent.
SERPENTE, s. f. Sorte de papier très-fin et transparent. — Adj., Papier serpente. (Sërpan-te.)
SERPENTEAU, s. f. Petit serpent éclos depuis peu. | Se dit De petites fusées enfermées dans une grosse , d'où elles sortent avec un mouvement tortueux. (Sërpan-tô.)
SERPENTER, v. n. (Serpens.) Se dit Des choses qui ont un cours tortueux, une direction tortueuse. (Sër-pan-té.)
SERPENTIN, adj. m. (Serpentinus.) Marbre serpentin, Marbre dont le fond est veri avec des taches rougea et blanches. (Sërpan-tin.)
SERPENTIN, s. m. {Serpentinus.) Pièce de la {)latine d'un mousquet, à laquelle on attachait autrefois la mèche. | Tuyau d'étain ou de cuivre étamé qui va en spirale depuis le chapiteau d'un alambic jusqu'au bas, et qui sert à condenser le produit de la distillation.
SERPENTINE, s. f. {Serpentinus.) Pierre fine tachetée comme la peau d'un serpent. | Le marbre serpentin. | Nom d'une plante exotique dont le bois, appelé Bois de serpent, était employé autrefois en médecine comme sudorifique, fébrifuge, etc. (Sërpan-ti-ne.)
SERPENTINE, adj. f. {Serpentinus.) Se dit De la langue du cheval, lorsqu'elle remue sans cesse au dehors ou au dedans de sa bouche.
SERPETTE, s. f. Petite serpe qui sert à tailler la vigne, à couper les raisins en vendanges, à émonder les arbres, et à d'autres usages. (Sër-pë-te.)
SERPILLERE. s. f. Toile grosse et claire dont se servent les marchands pour embal-
SER
1er leurs marchandises. | Se dit Des grosses toiles que les marchands mettent au devant de leurs boutiques pour se garantir du soleil. I Le morceau de grosse toile que certains marchands et leurs garçons mettent devant eux en forme de tabher, et qui est attaché par derrière avec une espèce d'agrafe. (Sër-pi-llè-re [11 m.].)
SERPOLET, s. m. {Serpjllum.) Petite plante odoriférante , et à fleurs labiées, qui \ipnt dans les Ueux extrêmement secs. (Sërpo-lë.)
SERRE, s. f. {Serere.) Lieu clos et couvert où, pendant l'hiver, on renferme lea orangers et autres arbres ou plantes qui ont le plus besoin d'être à l'abri de la gelée. | Le pied des oiseaux de proie, qui s'appelle Main en t. de fauconnerie. ] Fam, , Il a la serre bonne, se dit D'un homme qui a la main extrêmement forte ; — D'un avare, d'un larron, d'un concussionnaire, etc. | L'action de serrer, de presser les raisins et autres fruits qu'on met au pressoir, et qu'on serre à diverses reprises. (Sè-re.)
SERRE-FILE. s. m. Se dit Des officiers et sous-officiers placés derrière ime troupe en bataille, sur une ligne parallèle au front de cette troupe. I Le vaisseau qui marche le dernier de tous. — Adj., Vaisseau serre-file.
SERREMENT, adv. D'une manière trop ménagère, avec trop d'économie. (Sè-réman.)
SERREMENT, s. m. Action par laquelle on serre. | Serrement de cœur, L'état où se trouve le cœur quand on est saisi de tristesse. (Sè-re-man.)
SERRE-PAPIERS, s. m. Arrière-cabinet où l'on serre des papiers. | Sorte de tablette divisée en plusieurs compartiments, qui se met ordin. au bout d'un bureau, et où l'on range des papiers. | Petit meuble de marbre, de plomb, etc., qu'on pose sur les papiers d'un bureau pour les empêcher de se disperser. (Sè-re-pa-pié.)
SERRER. V. a. {Serere.) Étreindre, presser. } Serrer les nœuds de C amitié. Rendre l'amitié plus étroite. | Joindre près à près, mettre près à près. ( Serrer son style , Retrancher ce qu'il y a de superflu dans le style. Écrire d'une manière très-concise. | Se serrer contre le mur , Se mettre tout à fait contre. Serrer la muraille, Passer trèsprès de la muraille. | Serrer qijn. de près. Le poursuivre vivement. \Serrer les'vodes. Plier les voiles. | Serrer son jeu. Le presser, ne pas l'étendre, pour ne pas se décou\Tir. | Serrer la mesure. Presser vivement son ennemi. — Fam., Presser son adversaire dans la dispute. I Mettre qq. ch. en lieu où il ne soit exposé ni à être volé, ni à s'égarer, ni à être gâté. I Serré, ée. part, savoir le 'ventre ie/Te, Être constipé. | Un cheval serré du devant. Un cheval étroit du devant. | Fam,, Un homme serré^ Un homme avare, qui a peine
SER
à donner du sien. | Serré, adv. Bien fort. Fam.| Mentir bien serré , Mentir inipudeinment, effonténient , etc. | Jouer serré. Ne jouer qu'à beau jeu, et ne point se hasarder. Agir avec beaucoup de prudence. (Sè-ré.)
SERRE-TÈTE. s. m. Ruban ou coiffe dont on se serre la tête. (Sè-re-tê-te.)
SERRETTE. s. f. V. Sarrettk.
SERRON. s. ni. {Sererc.) Boîte dans laquelle on apporte des drogues des pays étrangers. (Vi.) (Sè-ron.)
SERRURE, s. f. {Serere.) Machine ordin.
le fer ou de cuivre, qu'on applique à une porte, à une armoire, etc., pour servir à les fermer , et à les ouvrir, et qui s'ouvtc et se ferme par le moyen d'une clef. (Sè-ru-re.)
SERRURERIE, s. f. L'art du serrurier.
I Les ouvrages mêmes de serrurerie. (Sèru-re-rie.)
SERRURIER, s. m. Artisan, ouvrier qui fait des serrures et plusieurs autres ouvrages. (Sè-ru-rié.)
SERTIR. V. a. {Sertus.) Enchâsser une pierre dans un chaton. (Sër-tir.)
SERTISSURE, s. f. Manière dont une pierre est sertie. (Sër-ti-su-re.)
SÉRUM, s. m. T. lat. synonyme de Sérosité. (Sé-ro-me.)
SERVAGE, s. m. État de celui qui est serf, esclave. | Poét. , L'amoureux servage, L'attachement qu'un amant a pour sa maîtresse. (Sër-va-je. )
SERVAL, s. m. Quadrupède de la famille des Chats. (Sër-val.)
SEK^VNT. adj. m. Qui sert. | Chez le roi , Gentilshommes servants , Officiers qui servaient à table par quartier. ] Frères servants. Les frères couvers employés aux œuvres serviles du monastère. | F'ef servant, Celui qui relève d'un autre fief appelé Fief dominant.\S\ihs\. m. Premier et second servant de droite, de gauche^ Les deux artilleurs qui se tiennent à droite et à gauche d'une pièce pour la servir. (Sër-van.)
SERVANTE, s. f. Femme ou fille qui est employée aux travaux du ménage, aux bas offices d'une maison, et qui sert à gages. | Servante-maîtresse, Servante qui a pris autorité dans la maison. | Terme de civilité dont se servent les femmes, soit en parlant, soit en écrivant. ] Espèce de table qu'on met dans les repas tout près de la grande table, et sur laquelle on place des assiettes, des bouteilles, etc., pour suppléer au service des domestiques. I Petite planche sur laquelle repose la frisquette, pendant que l'ouvrier étend sur le tympan la feuille qu'il va imprimer. (Sër-van-te.)
SERVIABLE. adj. des 2 g. Qui est prompt et zélé à rendre, service, qui aime à rendre de bons offices , qui est officieux. (Sër-vi-a-ble.)
SERVICE, s. m. (Servitium.) L'état ou les fonctions d'une personne qui sert en qualité
SER
de domestique. | Le service d'un domestique , La manière dont un domestique s'acquitte de ses fonctions. | Le service d'un maître , La manière dont un maître se fait servir. | Se consacrer au service de Dieu , Embrasser la profession ecclésiastique, ou la profession religieuse; ou Se donner entièrement aux œuvres de piété. | L'emploi, la fonction de ceux qui servent l'État dans la magistrature, dans les finances, etc. | Absol. , Le service militaire. | Être de service , Être dans le temps où l'on est obligé de faire les fonctions de sa charge. — Monter la garde, être de piquet, e\c.\ Services fonciers , se dit qqfs. Des servitudes. I Au i)lur. , La manière dont qqn. a sei'vi. Le temps pendant lequel il a servi. | Un ensemble d'opérations, de travaux, etc., pour lesquels sont nécessaires différentes personnes et différentes choses, dans certaines administrations, dans certains établissements. I Dans la maison du roi. Tous ceux qui sont nécessaires au service actuel du roi. I L'usage qu'on tire de certains animaux et de certaines choses. | Assistance qu'on donne, bon office qu'on rend à qqn. I La célébration solennelle de l'office divin, de la messe, et de toutes les prières publiques qui se font dans l'église. | Se dit Des messes hautes et des prières publiques qui se disent pour un mort. | Un nombre de plats qu'on sert à la fois sur table , et que l'on ôte de même. | Un assortiment de vaisselle ou de linge qui sert à table. | Au jeu de paume, Le côté où est celui à qui on sert la balle. I L'action de celui qui sert et jette la balle sur le toit. (Sër-vi-se.)
SERVIETTE, s. f. Linge qui fait partie du couvert que chacun trouve devant soi en se mettant à table, et dont on se sert aussi à divers autres usages. (Sër-vië-te.)
SÉRVILE. adj. des 2 g. (Servi lis.) Qui appartient à l'état d'esclave , de domestique. |Bas, rampant. | Crainte servile , se dit par opf^sition à Crainte filiale. | Qui s'attache trop à l'imitation d'un modèle , ou à la lettre d'un original. (Sër-vi-le.)
SERVILEMENT, adv. D'une manière servile. I Trop exactement , trop à la lettre. (Sërvi-le-man.)
SEPiVILITÉ. s. f. Esprit de servitude, bassesse d'âme. | Exactitude servile ou trop scrupuleuse. (Sër-vi-li-té.)
SERVIR. V. a. (Servire.) {Je sers, il sert, nous servons , ils servent. Je servais. Je servis. Je servirai, etc.) Etre à un maître comme domestique. ] Rendre à qqn. les mêmes services qu'un domestique rend à son maître. | Pron. , Se servir soi-même. Faire soi-même pour son service ce que d'autres font faire par un domestique. 1 Servir le prêtre , Être auprès de lui pour repondre la messe , pour lui présenter l'eau et le vin , etc. | Servir Dieu, Rendre à Dieu le culte qui lui est dû, et s'acquitter de tous les devoirs de religioa.