SOM
SOMMAIRE, adj. des 2 g. {Sommarium.) Succinct, court, abrégé, qui expose un sujet en peu de paroles. | Subst. m. Extrait, abrégé. (So-mè-re.)
SOMMAIREMENT, adv. D'une manière sommaire, succinctement , brièvement. (Somè-re-man.)
SOMMATION, s. f. Action de sommer.
I L'acte par écrit contenant la sommation faite en justice. (So-ma-sion.)
SOMMATION, s. f. Opération par laquelle on trouve la somme de plusieurs quantités, on réduit à un petit nombre de termes un grand nombre de quantités.
SOMME, s. f. (Summa.) Une quantité d'argent. | Somme totale, La quantité qui résulte de plusieurs sommes jointes ensemble. I Adv. Somme totale. Eu réunissant toutes les sommes. La quantité qui résulte de plusieurs quantités jointes ensemble. | S'emploie fig. | Titre de qqs. ouvrages de certains livres qui traitent en abrégé de toutes les parties d'une science , d'une doctrine, etc. I Somme todtb. loc. adv. et fig. Enfin, en résumé, pour conclusion. (So-me.)
SOMME, s. f, {Summa.) Charge , fardeau que peut porter un cheval , un mulet , un âne, etc.
SOMME, s. m. {Somnus.) Repos causé par l'assoupissement naturel de tous les sens.
SOMMEIL, s. m. (Somnus.) Il signifie la même chose que Somme, mcds il a des usages différents ; par exemple, on ne dirait pas Faire un sommeil, comme on dit Faire un somme. \ S'emploie dans plusieurs phrases où le sommeil est personnifié. 1 S'emploie en parlant De la mort. | L'état d'inactivité, d'inertie où se trouvent certaines choses. | Une grande envie , un grand besoin de dormir. (So-mëll [11 m.].)
SOMMEILLER, v. n. Dormir d'un som ^ meil léger , d'un sommeil iiaparfait. | Dormir profondément. | Se dit De certaines choses qui sont dans un état d'inactivité, d'inertie. (So-më-Ué [11 m.].)
SOMMELIER , 1ÈRE. s. ( Summularius , b. 1.) Celui, celle qui, dans une communauté, dans une maison , a en sa charge le linge , la vaisselle, le pain, le vin et les liqueurs. ( So-me-lié. )
SOMMELLERIE, s. f. La charge, la fonction de sommelier. | Le Ueu où le sommelier garde le linge , la vaisselle qui lui sont eonfiés. ( So-më-le-rie. )
SOMMER. V. a. Signifier, déclarer à qqn., dans les formes établies, qu'il ait à faire telle ou telle chose , sinon qu'on l'y obligera. I Sommer une place. Sommer le commandant de la rendre. ( So-mé. )
SOMMER. V. a. Trouver la somme de plusieurs quantités algébriques ou numériques.
SOMMET, s. m. (Summum.) Le haut, la partie la plus élevée de certaines choses ,
SON
comme d'une montagne , d'une tour, de la tête, etc. j Poétiq. , Le double sommet, Le Parnasse, f Le sommet des grandeurs, Le comble des grandeurs. | Se disait autrefois pour Anthère. ( So-më.}
SOMMIER, s. m. Gros registre où les commis inscrivent les sommes qu'ils reçoivent. (So-mié. )
SOMMIER, s. m. Cheval de somme. | Un matelas de crin servant de paillasse. | Espèce de coffre, dans lequel les soufflets des orgues font entrer le vent , qui de là se distribue dans les différents tuyaux. | Pierre qui reçoit la retombée d'une voûte ; ou Pièce de bois de charpente qui porte sur deux pieds-droits et sert de linteau à l'ouverture des portes , des croisées , etc. j Se dit De deux pièces de bois qui servent à soutenir le poids ou l'effort d'une presse d'imprimerie. | La pièce de bois dans laquelle entrent les fiches qui servent à tendre les cordes d'un clavecin, d'un piano.
SOMMITÉ, s. f. {Summitas.) Le sommet, la partie la plus élevée de certaines choses. I L'extrémité de la tige fleurie de qqs. plantes dont les fleurs sont trop petites pour être conservées isolément ; et L'extrémité , la pointe des arbustes et des branches d'arbres.
SOMNAMBULE, s. et adj. des 2 g. {Somnus , ambulare.) Celui ou celle qui se lève tout endormi, et qui marche, agit, parle, sans s'éveiller. ( Som-nan-bu-Ie. )
SOMNAMBULISME, s. m. État, affection , incommodité du somnambule. ( Somnan-bu-lis-me. )
SOMNIFÈRE, adj. des 2 g. ( Somnifer. ) Qui provoque , qui cause le sommeil. | Subst. m. Le pavot est un somnifère très-connu.
SOMNOLENCE, s. f. {Somnolentia.) État intermédiaire entre le sommeil et la veille; Disposition habituelle à dormir. ( Som-nolan-se. )
SOMNOLENT, EN^TE. adj. {Somnolentus.) Qui a rapport à la somnolence. ( Som-nolan ; an-te. )
SOMPTUAIRE. adj. des 2 g. ( Sumptuarius.) Se dit Des lois qui restreignent et règlent la dépense dans les festins, dans les habits , dans les édifices, etc. ( Sonp-tu-è-re.)
SOMPTUEUSEMENT, adv. D'une manière somptueuse. ( Sonp-tu-eu-ze-man. )
SOMPTUEUX, EUSE. adj. {Sumptuosus.) Magnifique , splendide , de grande dépense. I Se dit aussi Des personnes. ( Sonp-tu-eu ; ze.)
SOMPTUOSITE, s. f. {Sumptuositas.) Grande et magnifique dépense. ( Sonp-tu-ozi-té. )
SON, SA, SES. {Suus, sua.) Adjectifs possessifs , qui répondent aux pronoms de la 3" personne Soi, se, il. On les met toujours devant le substantif. Le i*"^ est masc. , le 2* fém., et le 3** est des 2 g.; il est le pluriel de Son et de Sa. \ Quoique Son soit masc, l'eu-
SON
phonie veut qu'il tienne lieu de fém. lorsque le nom qui suit commence par nne voyelle , ou par ti sans aspiration. [ Fam., lîo», sa, joint au verbe Sentir, équivalent à l'article. // sent son homme de qualité. Il a l'air d'un homme de qualité. (Son. Sa. Se. )
SON. s. m. La partie la plus grossière du blé moulu.
SON. s. m. (Sonus.) Bruit, ce qui frappe l'ouïe.
SONATE, s. f. {Suonata, it.) Pièce de musique instrumentale, composée de deux, trois ou quatre morceaux d'un caractère et d'un mouvement différents.
SONDAGE, s. m. Action de sonder. (Sonda-je. )
SONDE, s. f. Instrument qui consiste en un plomb attaché à une corde , et dont on se sert à la mer et dans les rivières pour connaître la profondeur de l'eau ou la qualité du fond. ] Se dit De certains instruments qu'on enfonce dans un jambon, dans un melon, etc., pour en retirer une petite partie , et s'assurer de sa qualité. | Espèce de tarière qu'on enfonce dans la terre , soit pour reconnaître les différentes couches du terrain, ou la présence et la qualité des mines , soit pour forer un puits artésien, etc. | Fer emmanché de bois , dont les commis aux barrières des villes se servent pour connaître s'il y a des marchandises de contrebande dans les voitures chargées qui entrent. | Se dit Des instruments que l'on introduit dans la cavité de certaius organes, pour découvrir la cause cachée de qq. mal, ou dans le trajet des •plaies, des fistules, etc., pour en reconnaître l'état.
SONDER, v. a. Reconnaître par le moyen d'un plomb, attaché au bout d'une corde ou de qq. autre chose semblable , la qualité du fond ou la profondeur d'un lieu dont on ne peut voir le fond. | Enfoncer, introduire dans de certaines choses un instrument fait exprès, pour en connaître la nature ou la qualité. I Chercher la cause d'un mal dans qq. cavité du corps, observer et reconnaître l'état d'une plaie, etc., en y introduisant une sonde. | Se dit fig. au sens moral.
SONDEUR, s. m. Celui qui sonde.
SONGE, s. m. ( Somnium. ) Rêve , idée , imagination d'une personne qui dort, j Faire de beaux songes , Se repaître de vaines espérances. I En songe, loc. adv. dont on se sert en parlant Des songes qu'on a eus durant le sommeil. ( Son-je. )
SONGE-CREUX, s. m. Un homme qui affecte d'avoir des pensées profondes , et qui déraisonne , ou un homme qui rêve habituellemeut à des projets chimériques, j (Vi.) Celui qui rêve souvent à faire des malices ou des méchancetés. Fam. ( Son-je-creu.)
SONGE-MALICE, s. m. Celui qui fait souvent des malices, de mauvais tours. (Vi.) ( Son-je-ma-li-se.)
SON
SONGER. V. n. et v. a. (Somnlare.) faire un soHge. I V. n. Penser, considérer, faire attention, prendre garde. | Avoir qq. vue , qq. dessein. ( Son-jé.)
SONGEUR, s. m. Celui qui a raconté ses songes. ( Son-jeur. )
SONICA. T. du jeu de la bassette. Carte qui vient, ou eu gain ou en perte, le plus tôt qu'elle puisse venir pour faire gagner ou pour faire perdre. | Adv. , À point nommé , justement , précisément.
SONNA, s. f. Nom d'un livre qui contient les traditions de la religion mahométane. ( So-na. )
SONNAILLE, s. f. Clochette attachée au cou des bêtes, lorsqu'elles paissent ou qu'elles voyagent. ( So-na-Ùe [11 m.].)
SONN AILLER, s. m. L'animal qui , dans un troupeau ou dans un attelage , va le premier avec la clochette. ( So-na-llé [11 m.].)
SONNAILLER. v. a. Sonner souvent et sans besoin.
SONNANT, ANTE. adj. Qui rend un son clair et distinct. | Espèces sonnantes , Monnaie d'or, d' argent , etc. | J l'heure sonnante, À l'heure précise. (So-nan.)
SONNER. V. n. (Sonare.) Rendre un son.
I Faire sonner une lettre , L'exprimer pleinement dans la prononciation. | Être indiqué , marqué , annoncé par qq. son. | V. a. Tirer du son d'une cloche, d'une sonnette, etc., lui faire rendre du son. j Indiquer, marquer, annoncer qq. office de l'église par le son des cloches. I Fam., Ne sonner mot. Ne dire mot. I Se dit Des différentes manières de sonner du cor, de la trompe. | Se dit Des différentes manières de sonner de la trompette. | Sonner à cheval, Sonner pour faire monter à cheval la cavalerie. ( So-né.)
SONl?ïERIE. s. f. coll. Le son de plusieurs cloches ensemble. | La totalité des cloches d'une église. | Se dit De toutes les pièces qui servent à faire sonner une montre , une pendule, j Se dit Des différents airs que sonnent les trompettes d'un régiment. ( So-ne-rie. )
SONNET, s. m. {Sonetto, it.) Ouvrage de poésie, composé de quatorze vers distribués en deux quatrains et en deux tercets : les quatrains sont sur deux rimes seulement. ( So-në. )
SONNETTE, s. f. Clochette , ordin. fort petite , dont on se sert pour appeler ou pour avertir. | Grelot , boulette de cuivre ou d'argent , creuse et fendue , dans laquelle il y a un petit morceaiu de métal qui sonne et fait du bruit quand on l'agite. | Machine dont on se sert pour enfoncer des pilotis et des pieux. ( So-në-te. )
SONNEUR, s. m. Celui qui sonne les cloches. (So-neur.)
SONNEZ, s. m. {Seni) Terme dont on se sert aux jeux de dés , particulièrement au trictrac, lorsque le coup de dés amène les deux six. ( So-nè. )
SOR
SONORE, adj. des 2 g. (Sonoruj.) Qui a un beau son , un son agréable et éclatant. ( Qui renvoie bien le son, ou Qui rend un son , des sons.
SONORITÉ, s. f. ( Sonoritas. ) Qualité de ce qui est sonore. La propriété qu'ont certains corps de reuforcer les sons en les répercutant.
SOPEUR. s. f. T. de médec. F. Sopoa.
SOPHA. s. m. F. Sofa.
SOPHI. s. m. F. SoFi.
SOPHISME, s. m. {Sophisma.) Argument captieux , qui pèche ou dans le fond ou dans la forme. ( So-fis-me. )
SOPHISTE, s. m. Nom qui se donnait chez les anciens aux philosophes et aux rhéteurs. I Celui qui fait des arguments captieux. ( So-fis-te. )
SOPHISTICATION, s. f. Frelaterie , action de sophistiquer des drogues , etc. ( Sofîs-ti-ca-sion. )
SOPHISTIQUE, adj. des 2 g. ( Sophisticus.) Qui est de la nature du sophisme , qui contient des sophismes. j Qui fait usage du sophisme. (So-fis-tic-e.)
SOPHISTIQTJER. v. a. Subtiliser avec excès. I Frelater, falsifier une liqueur, une drogue , en y mêlant qq. ch. d'étranger. (So-fistic-é [c m.].)
SOPHISTIQUERIE. s. f. Excessive subtilité dans le discours , dans le raisonnement. Fam. I Frelaterie, altération dans les drogues , etc. ( So-fis-tic-e-rie. )
SOPHISTIQUEUR. s. m. Celui qui falsifie , qui altère les drogues. Fam. , Celui qui subtilise avec excès. ( So-fis-tic-eur [c m.].)
SOPHORE. s. m. T. de botan. Genre de plantes de la famille des Légumineuses , com prenant six ou huit espèces , les unes herbacées , les autres ligneuses ; toutes cultivées dans les jîurdins d'agrément. ( So-fo-re. )
SOPHRONISTES. s. m. pi. {Sophronistœ.) Magistrats d'Athènes, dont les fonctions étaient les mêmes que celles des censeurs à Rome. (So-fro-nis-te.)
SOPOR. s. m. T. lat. Sommeil lourd et pesant dont le réveil est difficile.
SOPORATIF, IVE. adj. {Soporare.) Qm a la force, la vertu d'endormir, d'assoupir. | Subst. m. Le laudanum, est un soporatif.
SOPOREUX , EUSE. adj. {Soporus.) Qui cause un assoupissement, un sommeil dangereux. ( So-po-reu ; ze. )
SOPORIFERE et SOPORIFIQUE, adj.
des 2 g. et s. m. ( Soporifer. ) Soporatif. Soporifique est aujourd'hui le plus usité des trois. ( — ri-fic-e.)
SOPRANO, s. m. T. ital. La voix qu'on appelle autrement Dessus. | Le chanteur qui a cette espèce de voix. | Un castrat.
SOR. adj. m. F. Saure.
SORBE, s. f. ( Sorbus. ) Fruit du sorbier domestique ou cormier. On l'appelle aussi Corme.
lOOO
SOR
SORBET, s. m. ( Sorbere.) Composition faite de citron, de sucre, d'ambre, etc. | Le oreuvage que l'on fait de cette composition» battue avec de l'eau. | Se dit De certaines liqueurs à demi. glacées. (Sor-bë.)
SORBETIÈRE, s. f. V. SARsoTiiRE.
SORBIER, s. m. (Sorius.) Arbre de la famille des Rosacées, dont il y a trois espèces ; le Sorbier domestique ou Cormier ; le Sorbier d^s oiseaux ou Sorbier sauvage , et le Sorbier hybride. ( Sor-bié. )
SORBONIQUE. s. f. Une dp5 trois thèses que les bacheliers étaient obligés de soutenir pendant leur licence, et qui devait être soutenue dans la maison de Sorbonne.
( — nic-e.)
SORBONISTE. s. m. Bachelier, docteur de la maison et société de Sorbonne.
SORBONNE. s. f. École célèbre de théologie, qui avait été fondée à Paris par Robert Sorbon, en 1252, et qui plus tard donna son nom à La faculté entière de théologie. ( Sor-bo-ne. )
SORCELLERIE, s. f. Opération de sorcier. I Se dit en parlant De certains tours d'adresse , de certaines choses qui paraissent au-dessus des forces de la nature. (Sor-sële-rie. )
SORCIER, 1ÈRE. s. ( Sortiarius, b. 1. ) Celui, celle qui, selon l'opinion des temps d'ignorance, a un pacte avec le diable, pour opérer des maléfices, et qui va à des assemblées nocturnes , qu'on nomme le Sabbat. | Pop., Cest un 'vieux sorcier, une vieille sorcière, se dit D'un homme vieux et méchant, d'une vieille et méchante femme. ( Sor-sié. )
SORDIDE, adj. des 2 g. {Sordidus.) Sale, vilain. Se dit Des personnes par rapport à l'avarice. | Se dit De l'avarice et des choses qui s'y rapportent.
SORDIDEMENT, adv. D'une manière sordide. ( — de-man.)
SORDIDITÉ. s. f. Mesquinerie , avarice.
Peu usité.
SORET. adj.m. T.Sacret, au mot Sa^vrv..
SORITE. s. m. (Sorites. ) Raisonnement composé de plusieurs propositions si bien liées entre elles , que l'attiibut de la première devient le sujet de la deuxième, l'attribut de la deuxième le sujet de la troisième, et ainsi de suite.
SORNETTE, s. f. Discours frivole, bagatelle. Fam. ( Sor-në-te. )
SORT. s. m. (Sors.) Dans le sens des anciens , La destinée considérée comme cause des divers événements de la vie. | L'effet de la destinée , de la rencontre fortuite des événements bons ou mauvais. | La condition, l'état d'une personne sous le rapport de la richesse. | La manière de décider qq. ch. par le hasard. | Xe sort en est Jeté, Le pai'ti en est pris, j Le sort des armes , Le combat , considéré relativement à l'incertitude du succès. ( Sor. )
SOR
SORT. s. m. ( Sors. ) Paroles , caractères , drogues , etc. , par lesquelles des gens trèsignorants croient qu'on peut produire des effets extraordinaiies , et presque toujours malfaisants , en vertu d'un pacte qu'ils supposent fait avec le diable.
SORTABLE. a4j. des 2 g. ( 5o/-^/r/. ) Convenable , qui convient à l'état et à la condition des personnes.
SORTANT, adj. m. Qui sort. Numéros sortants, Les numéros qui sortent de la roue de fortune , à chaque tirage de la loterie. | Substantiv. , Les entrants et les sortants , Les personnes qui enti-ent dans un lieu et celles qui en sortent, j Se dit Des membres d'un corps , d'une assemblée qui cessent d'en fane partie , et qui doivent être remplacés ou réélus.
SORTE, s. f. ( Sortiri. ) Espèce , gem-e. | Façon, manière de faire une chose. | De telle sorte, De telle manière, tellement. | De LA SORTE, loc. adv. Ainsi , de cette manière. | En quelque sorte, loc. adv. Presque , pour ainsi dire. | De sorte que , en sorte que. loc. conjonctives. Tellement que, si bien que.
SORTIE, s. f. ( Sortiri. ) Action de sortir. I Se dit en parlant Des marchandises qu'on transporte, qu'on fait passer d'un lieu dans un autre, j Issue, endroit par où l'on sort. I En t. de jeu , se dit Des cartes basses qui donnent le moyen de cesser de faire des levées. I L'attaque que font des gens assiégés, lorsqu'ils sortent pour combattre les assiégeants, et pour ruiner les travaux, j Fam., Faire une sortie à qqn.^ Lui faire une rude réprimande. | À la sortie de. loc. prép. Au moment où l'on sort de.
SORTILEGE, s. m. {Sortilegium.) Maléfice dont se servent les prétendus sorciers. (— lé-ge.)
SORTIR. V. n, ( Sortiri. ) ( Je sors, il sort ; nous sortons , ils sortent. Je sortais. Je sortis. Je sortirai. Je sortirais. Que je sorte. Que je sortisse. Sortant. Sorti. ) Passer du dedans au dehors. ( Sortir de la messe, etc. Sortir du lieu où l'on a entendu la messe , etc. | Sortir de prison , En sortir par autorité de justice , être élargi. | Se dit D'une personne qui, ayant été malade, se porte assez bien pour ne plus garder la chambre. | Celte figure sort bien. Elle semble être de relief et s'avancer hors du tableau. | Se dit en parlant D'un temps, d'une époque, d'un état, d'une condition où l'on cesse d'être. | S'emploie aussi fif!;ur. | Se tirer, se dégager de qq, endroit difficile. ( Se déli\Ter, s'affranchir, se tirer de qq. situation difficile, périlleuse. I Sortir de cadence , Ne plus danser en cadence. | Pousser au dehors, commencer à paraître, j S'exhaier. | Etre issu. I En parlant Des ouvrages de l'industrie , de l'art ou de l'esprit. Être produit. | Faire
sou
sortir, tirer. | Au sortir de. ioc. prép. Au temps , au moment que l'on sort de.
SORTIR. V. a. ( Sortiri. ) ( Se conj. régulièrement comme Finir : Il sortit. Ils sortissent. Il sortissait, etc. ) Obtenir, avoir. I Cet effet mobilier sortira nature de propre^ Sera répété et partagé comme propre.
SOT, OTTE. adj. ( Stultus. ) Qui est sans esprit et sans jugement. | Embarrassé, confus, j Se dit Des choses faites sans esprit et ■îans jugement. | Se dit De certaines choses fâcheuses ou ridicules. | Subst., C'est un sot en trois lettres , se dit D'un homme fort bête. I Fam., Qq. sot, Qq. sot le dirait , le ferait , y croirait , y serait trompé. ( Sô , ou Sot. So-te.)
SOTIE, s. f. Nom de certaines pièces bouffonnes du théâtre français à sa naissance.
SOT-L'T-LAISSE. s. m. Morceau trèsdélicat qui se trouve au-dessus du croupion d'une volaille. ( So-li-lè-se. )
SOTTEMENT, adv. D'une sotte façon.
( So-te-man. )
SOTTISE. ( Stultitia. ) Défaut d'esprit et de jugement. | Se dit Des actions et des discours qui aimoncent un manque d'esprit et de jugement, j Se dit Des paroles et des actions obscènes. | Injure. ( So-ti-ze. )
SOTTISIER, s. m. Recueil de sottises, recueil de chansons et autres vers libres. | Celui qui débite des sottises, qui tient des propos libres. Fam. ( So-ti-zié. )
SOU. s. m. ( Soldas. ) Monnaie de compte , la vingtième partie de l'ancienne livre, valant douze deniers. | La monnaie de cuivre qui avait cette valeur. | La pièce de cuivre valant cinq centimes. Pièce de cent sous ^ Une pièce de cinq francs. | Sou tournois , Sou de douze deniers ; et , Souparisis, Sou de quinze deniers. \ Sou À sou. Ioc. adv. Par petites sommes.
SOUBARBE. s. f. Foj. Sous-barbe.
SOUBASSEMENT, s. m. Partie inférieure d'une construction , sur laquelle semble porter tout l'édifice. | Espèce de pente que l'on met au bas du lit, et qui descend jusqu'à terre. ( Sou-ba-se-man. )
SOUBRESAUT, s. m. (Supra, saltus.) Saut subit, inopiné et à contre-temps. (Soubre-sô. )
SOUBRETTE, s. f. Nom que l'on donne , au théâtre , aux suivantes de comédie. | Fam. et par mépris , Une femme subalterne et intrigante. ( Sou-brë-te. )
SOUBREVESTE. s. f. {Super, vestis.) Sorte de vêtement sans manches, qui se mettait par-dessus les autres vêtements , pardessus la cuirasse. ( Sou-bre-vës-te. )
SOUCHE, s. f. {Stock, ail.) La partie d'en bas du tronc d'un arbre , accompagnée de ses racines , et séparée du reste de l'aibre. I Fam., Personne stupide et sans activité, j Celui de qui sort une génération , une suite
SOU looi
de descendants. | Celui qui est reconnu pour être le plus ancien dans une généalogie. | Faire souche , Commencer une branche dans une généalogie , êtie le premier d'une suite de descendants, | Succéder par souche , Succéder par représentation. | Le plus long des deux morceaux de bois ajustés sur lesquels les boulangers et les bouchers font des entailles pour marquer la quantité de pain ou dé viande qu'ils fournissent à crédit. | La partie qui reste des feuilles d'un registre, lorsqu'on les a coupées , dans leur longueur, en zigzag , de manière qu'en rapprochant la partie coupée et détachée du registre de celle qui y est restée , on reconnaisse si elles se correspondent exactement. | Le corps de la cheminée qui sort du toit et s'élève au-dessus du comble, soit qu'il n'ait qu'un seul tuyau , soit qu'il eu renferme plusieurs.
SOUCHET. s. m. Pierre qui se tire audessous du dernier banc des carrières. (Souche.)
SOUCHET. s. m. Plante monocotylédone, dont les diverses espèces croissent dans les endroits humides.
SOUCHET AGE. s. m. Visite qui se fait dans un bois après la coupe des arbres , pour compter les souches. ( — ta-je.)
SOUCHETEUR. s. m. Expert nommé pour assister au souchetage.
SOUCI, s. m. {Solsequium.) Fleur jaune, radiée, qui a une odeur forte, et qui vient en automne. La plante qui porte cette fleur. (Sou-si.)
SOUCL s. m. Soin accomipagné d'inquiétude. I Fam., Un sans-souci, Un homme qui ne se tourmente de rien.
SOUCIER (SE). V. -pron. S'inquiéter, se mettre eu peine de qq. ch., prendre intérêt à qq. ch., faire cas de qq. ch. (Sou-si-é.)
SOUCIEUX, EUSE. adj. Inquiet, pensif, chagrin, qui a du souci. | Qui marque du souci. (Sou-si-eu; ze.)
SOUCOUPE, s. f. Espèce de petite assiette de porcelaine , de faïence , etc., qui se place sous une tasse ou sous un gobelet de même matière , propre à prendre du café, du chocolat. I Espèce d'assiette qui a un pied, et sur laquelle on sert des verres et des cai-afes.
SOUDAIN, AINE. adj. {Subitaneus.) Subit, prompt. (Sou-din ; ë-ne.)
SOUDAIN, adv. (Subitaneus.) Dans le même instant, aussitôt après.
SOUDAINEMENT, adv. Subitement.
(Sou- dë-ne-man.)
SOUDAINETÉ, s. f. Qualité de ce qui est soudain. (Sou-dë-ne-té.)
SOUDAN, s. m. Nom qu'on donnait jadis à certains princes mahométans , et pai'ticu- Uèrement au souverain d'Egypte.
SOUDARD ou SOUDART. s. m. {Solvere.) Un homme qui a longtemps servi à la guerre. (Fam. et vi.) (Sou-dar.)
SOUDE, s. f. Genre de planter qui crois-
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sent sur les bords de la mer, et dont les cendres fournissent un sel alcali. | Espèce de sel alcali, autrement nommé Alcali minéral, qu'on tire^de ces plantes, ou qu'on extrait du sel marin. | Soude pure , Substance que l'on obtient en traitant la soude ordinaire ou du commerce par la chaux vive, puis par l'alcool.
SOUDER. V. a. (Solidare.) Joindre des pièces de métal ensemble, au moyen de rétain ou du cui\Te fondu, j Se dit en parlant Des pièces de métal qu'on amollit au feu et qu'on bat ensemble de manière à les unir et à n'en faire qu'une même pièce.
SOUDIVISEE. ou SOUS-DIVISER. v. a.
F". SOBDIVISER.
SOUDOYER. V. a. {Solvere.) (Se conj. c. Employer.) Entretenir des gens de guerre , leur payer une solde. Vi. ; on dit plus ordin. Solder. \ Se dit en parlant De tous ceux dont on s'assure le secours à prix d'argent. (Sou-doua-ié.)
SOU DR E. V. a. dont l'infinitif est seul employé. Donner la solution, résoudre.
(Yi.)
SOUDRILLE. s. m. Soldat libertin , fripon. Fam. I [11 m.]
SOUDURE, s. f. Composition ou mélange de divers métaux et minéraux, qui sert à souder, à unir ensemble des pièces de métal. I Le travail de celui qui soude. | L'endroit par où les deux pièces de métal sont soudées.
SOUFFLAGE, s. m. L'art ou l'action de souffler le verre. | Le bois qu'on ajoute par dehors à un navire pour lui faire mieux porter la voile. (Sou-fla-je.)
SOUFFLE, s. m. {Sufjlare.) Vent que l'on fait en poussant de l'air par la bouche. | La simple respiration. | L'agitation de l'air causée par le vent. | Inspii'ation , influence. (Sou-Qe.)
SOUFFLER. V. a. ( Sufjlare. ) Faire du vent en poussant de l'air par la bouche. | Se dit De tout ce qui pousse l'^air. | Se dit De l'homme et des animaux quand ils respirent avec effort, j Laisser souffler des chevaux , Les faire arrêter pour reprendre \\di- \e,me..\V esprit souffle oii il veut , Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. | Fam., N''oser souffler, ne pas souffler, Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes , des remontrances. | V. a. Souffler le feu , Souffler sur le feu pour l'allumer; Souffler une chandelle, Souffler sur la flamme d'une chandelle pour l'éteindre. | Souffler qqn.. Lire bas à qqn. les endroits de son discours , de son rôle, où la mémoire lui manque. | Souffler une dame, L'ôter à celui contre qui l'on joue , parce qu'il ne s'en est pas servi pour prendre une autre dame qui était en prise, j Fam., Souffler à qqn. un emploi, etc.. Lui enlever un emploi , etc., sur lequel il comptait. \ Souffler un navire , Renforcer
SOU
le bordage de la carène d'un naviie par de-, hors de nouvelles et fortes planches. |Absol., Chercher la pierre philosophale , chercher à faire de l'or, de l'argent par les opérations de l'alchimie. Fam. (Sou-flé.)
SOUFFLERIE, s. f. L'ensemble des soufflets de l'orgue. (Sou-fle-rie.)
SOUFFLET, s. m. Instrument servant a souffler, à faire du vent. | Le dessus d'une calèche, d'un cabriolet qui se replie en manière de soufflet. | Se dit De certaines petites calèches qui ont un pareil dessus. (Vi.) ] Un coup du plat de la main ou du revers de la main sur la joue. | Fam., Un dégoût, une mortification qui arrive à qqn. relativement à une place , à un avantage qu'il avait Ueu d'espérer, ou dont il jouissait. (Souflë.)
SOUFFLETADE. s. f. Plusieurs soufflets appliqués coup sur coup. (Sou-fle-ta-de.)
SOUFFLETER, v. a. Donner un soufflet, des soufflets à qqn. (Sou-fle-té.)
SOUFFLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui souffle comme ayant peine à respirer. Fam. I Adj., Cheval souffleur. Celui dont le flanc n'est pas agité au delà de ce qu'il doit être , quand l'animal a couru, mais qui souffle extraordinairement en courant. ] Homme qui souffle continuellement le feu. ( Souffleur d'orgues. Celui qui fait mouvoir les soufflets de l'orgue. | Celui qui , étant placé derrière une personne qui parle en public , lit en même temps , et prononce , de manière à être entendu d'elle seule, les mots qu'elle ne retrouve pas dans sa mémoire. | Homme ordin. placé dans un trou, au milieu et sur le bord de l'avant-scène , et qui , pendant la représentation, a la pièce sous les yeux , afin de pouvoir secourir la mé moire des acteurs. | Celui qui cherche la pierre philosophale péU' les opérations de l'alchimie. (Sou-fleur; eu-ze.)
SOUFFLEUR, s. m. Mammifère de l'ordre des cétacés et du genre des Dauphins. | Se dit Des mammifères cétacés en général, parce qu'ils font jaillir l'eau de leurs narines en «oufflant.
SOUFFLURE, s. f. Cavité qui se trouve dajas l'épaisseur d'un ouvrage de fonte ou de verre ; renflement du verre ou du métal occasioné par l'air qui n'a pu s'échapper. (Sou-flu-re.)
SOUFFRANCE, s. f. (Sufferre.) Douleur, peine, état de celui qui souffre. | La tolérance qu'on a pour certaines choses que l'on pourrait empêcher. [Suspension par laquelle on diffère d'allouer ou de rejeter une partie mise en compte, jusqu'à ce que les pièces justificatives aient été rapportées. | Se dit en parlant Des différentes affaires qui sont en suspens. (Sou-fran-se.)
SOUFFRANT, ANTE. adj. Qui souffre.
La partie souffrante , La partie du corps qui est affligée, affectée, malade. | V Église
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souffrante t Les âmes des fidèles qui sont dans le purgatoire. | Patient, endurant. (Sou-fran.)
SOUFFRE-DOULEUR, s. m. Personne qu'on n'épargne point, et qu'on expose à toutes sortes de fatigues. | Personne continuellement exposée aux plaisanteries, aux malices des autres. | Se dit D'un cheval , et même de certaines choses qu'on sacrifie à toutes sortes d'ouvrages. Fam. (Sou-fre — .) SOUFFRETEUX, EUSE. adj. Qui souffre de la misère, de la pauvreté. Fam. | Personne qui éprouve momentanément qq. douleur, qq. malaise. (Sou-fre-leu; ze.)
SOUFFRIR. V. n. {Sufferre.) {Je souffre, il souffre ; nous souffrons, 'Ils souffrent. Je souffrais. Je souffris. Je souffrirai, etc. ) Pâtir, sentir de la douleur. | Il a cessé de souffrir. Il est mort. | Éprouver de la peine, du dommage. | Se dit Des choses qui éprouvent qq. dommage sensible, j V. a. Endurer. | Souffrir un assaut, Soutenir un assaut, j Supporter. | Ne pouvoir souffrir une personne, une chose. Avoir pour elle de l'éloignement, de l'aversion. | Tolérer, ne pas empêcher, quoiqu'on le puisse. | Permettre. I Admettre, recevoir , être susceptible.
(Sou-frir.)
SOUFRE, s. m. {Sulphur.)m\akrs\ non métallique, sec, friable, et de couleur jaune, qui brûle avec une flamme bleue, et qui exhale , en brûlant, une odeur forte et pénétrante. I Foie de soufre, La combinaison d'un alcali fixe et du soufre.
SOUFRER. V. a. Enduire ou pénétrer de soufre. I Soufrer une étoffe de soie, de laine, La passer sur la vapeur de soufre. Soufrer du vin. Donner l'odeur de soufre au tonneau où on le met.
SOUGARDE. s. f. V. Sous-garde.
SOUGORGE. s. f. r. Sous -GORGE.
SOUHAIT, s. m. Désir, mouvement de la volonté vers un bien qu'on n'a pas. | Â uos souhaits. Façon de parler familière dont on salue celui qui éternue. | À souhait, loc. adv. Selon ses désirs. (Sou-ë.)
SOUHAITABLE, adj. des a g. Désirable.
(Spu-ë-ta-ble.)
SOUHAITER. V. a. {Suboptare.) Désirer.
I Fam., Je 'vous en souhaite, se dit À une personne qui témoigne avoir envie d'une chose qu'elle n'aura pas. (Sou-ë-té.)
SOUILLE, s. f. (Suile.) Lieux bourbeux où se vautre le sanglier. | Enfoncement, espèce de lit que forme, dans la vase ou dans le sable mou, un navire échoué momentanément. (Sou-lle [11 m.].)
SOUILLER. V. a. (Suile.) Gâter, salir, couvrir de boue d'ordure, de sang, etc. | Fig. Le péché souille l'dme. Souiller sa plume. Souiller ses mains du sang innocent , Faire mourir un innocent. | (Sou-llé [11 m. ].) ' SOUILLON, s. des 2 g. Celui, ou celle qui tache, qui salit ses habits. Fam. | Ser-
SOU
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vante employée à laver la vaisselle, et à d'autres bas services, qui exposent les vêtements à être salis. (Sou-llon [Il m.].)
SOUILLURE, s. f. Tache, saleté sur qq.
ch. I Parmi les Juifs, Souillures légales. L'impureté contractée, soit par certaines maladies, soit par certains accidents qui , selon l'opinion des juifs , rendent immonde. (Sou-llu-re[ll m.].)
SOÛL, OÛLE. adj. (Satollo, it.) Pleinement repu , extrêmement rassasié. | Pop., Être soûl de qcj. ch.. En être rassasié jusqu'au dégoût. I I\Te, plein de vin. | Soûl. s'emploie comme subsl. ,avec les pronoms possessifs Mon, ton, son, etc., pour dire Autant qu'il suffit, autaut qu'on veut. J'en ai eu tout mon soûl. \ Fam., se met qqfs. avec l'article Le. (Sou. Sou-le.)
SOULAGEMENT, s. m. Diminution de mal, de douleur; adoucissement d'une peine de corps ou d'esprit. (Sou-la-je-man.)
SOULAGER. V. a. DéUvrer, débarrasser d'une partie de qq. fardeau. | Diminuer et adoucir le travail, le mal, la douleur de qqn. I Absol., Se soulager , Satisfaire qq. besoin naturel. (Sou-la-jé.)
SOULANT, ANTE. adj. Qui soûle, qui rassasie. (Bas et vi.)
SOULAS, s. m. (Solari.) Soulagement, consolation. (Vi.) (Sou-lâ.)
SOÛLER. V. a. Rassasier avec excès , gorger de vin, de viande. [ Pop., Se soûler de plaisirs , Prendre toutes sortes de plaisirs avec excès. | Absol., Enivrer.
SOULEUR. s. f. Frayeur subite, saisissement. Fam.
SOULÈVEMENT, s. m. Le soulèvement des flots, La grande agitation des flots. Soulèvement de cœur , Mal d'estomac causé par le dégoût et l'aversion qu'on a pour qq. ch.
I Commencement de révolte. | Mouvement d'indignation. ( — ve-man.)
SOULEVER. V. a. {Sublevare.) Élever qq.
ch. de lourd, et ne le lever qu'à une petite hauteur. I La marée soulève les navires qui sont sur la vase. Elle les détache de la vase et elle les met à flots. La tempête soulève le& flots. Elle les agite. | Se dit en parlant Des choses légères qui en cachent d'autres. ) Exciter à la rébellion, à la révolte. | Exciter l'indignation. | V. n. Le cœur lui soulève,
II a mal au cœur, il a envie de vomir. | Soulever une question, La faire naître, la proposer, en provoquer la discussion.
SOULIER, s. m, (Solea.) Chaussure qui est ordin. de cuir, qui couvre tout le pied, ou seulement une partie du pied, et qui s'attache par-dessus. |Fam., N'avoir pas de souliers, Etre fort pauvi-e. | Être dans ses petits souliers. Être dans une situation gênante, critique, embarrassante. (Sou-lié.)
SOULIGNER. V. a. Tirer une ligne sous un mot, ou sous plusieurs mots. (Sou-li-«é [n m.].)
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SOULOm. V. n. {Solere.) Avoir coutume.
(Vi.) (Sou-louar.)
SOULTE. s. f. (Solvere.) (Qqns. disent Soute.) Ce qu'un des copartageants doit payer aux autres, poiu" rétablir l'égalité des lots, lorsque celui qui lui est échu ue peut se diviser, et qu'il se trouve d'une plus grande valeur que les autres lots. | Le payement qu'on fait pour demeurer quitte d'un reste de compte. (Yi.) On dit plus ordin. Pour solde.
SOUMETTRE, v. a. {Submittere.) (Se conj, c. Mettre.) Réduire, ranger sous la puissance, sous l'autorité, mettre dans un état d'abaissement et de dépendance. | Se soumettre à qq. ch. , à souffrir qq. ch,, S'engager , consentir à subir qq. ch. | Soumettre ses idées à celles de qqn. , Subordonner ses idées à celles d'un autre, être prêt à s'en désister, s'il y est contraire.] Soumettre une chose, au Jugement, à la critique de qqn., S'engager à déférer au jugement qu'il en portera. | Soumettre une chose à qqn., Appeler l'attention de qqn. sur une chose, la lui faire examiner. | Soumettre une question à l'examen , La considérer en détail pour la juger. | Soumis , ise. adj. Qui est disposé à l'obéissance. (Sou-më-tre.)
SOUMISSION, s. f. {Submissio.) Disposition à obéir. ( L'action même d'obéir. | L'action par laquelle on déclare se soumettre, se ranger à l'obéissance. | Au plur., Lesrespects qu'un inférieur rend à ceux qui sont au-dessus de lui. I Se dit aussi Des démonstrations respectueuses dont un inférieur use à l'égard d'un supérieur, pour apaiser son indignalion, pour lui faire satisfaction. ( Acte , écrit par lequel on déclare faire une acquisition, ou se charger d'un ouvrage, d'une fourniture , d'une entreprise, à telles et telles conditions. | L'action par laquelle on offre de payer, pour sa part, une certaine somme. | Faire sa soumission, Déclarer qu'on s'obhge à l'exécution de ce qui est demandé, ou de ce qui est jugé. (Sou-mi-sion.)
SOUMISSIONNAIRE, s. des 2 g. Celui ou celle qui fait sa soumission pour qq. marché ou pour qq. payement. (Sou-mi-sionè-re.)
SOUMISSIONNER, v. a. Faire sa soumission pour qq. marché, pour qq. payement. (Sou-mirsio-né.)
SOUPAPE, s. f. Sorte de languette qui se lève dans une pompe pour donner passage à l'eau , et qui se referme pour empêcher que l'eau ne retourne au lieu d'où elle est sortie. | Tout ce qui dans une machine donne passage à un fluide, et lui ferme le retour, lorsqu'il est une fois passé. ( Ce qui sert, dans l'orgue et autres instruments semblables , pour donner passage au vent , et pour empêcher qu'il ne rentre. | Tampon de forme conique, qui sert dans un réservoir
SOU
pour boucher le trou par lequel l'eau peut aller dans les canaux.
SOUPÇON, s. m. {Suspicio.) Opinion, croyance désavantageuse, accompagnée de doute. I Un cœur exempt de soupçon, Qui ne soupçonne pas ; et. Une conduite exempte de soupçon, Qui ne peut être soupçonnée, j Simple conjecture , simple opinion que l'on s'est faite de qq. ch. | Fam., Une apparence légère, ou la plus petite quantité possible d'une chose. (SOup-sdn.)
SOUPÇONNER. V. a. Avoir une croyance désavantageuse, accompagnée de doute, touchant qqn., ou qq, ch. | Former une simple conjectui'e, avoir une simple opinion touchant qq. ch. que ce soit. (Soup-so-né.)
SOUPÇONNEUX, EUSE. adj. Défiant, qui est enclin à soupçonner, qui soupçonne aisément. (Soup-so-neu; ze.)
SOUPE, s. f. {Suppe, aU.) Potage, sorte d'aliment, démets ordin. fait de bouillon et de tranches de pain , et qu'on sert au commencement du repas. | Dès la soupe, Dès le commencement du repas, j Soupe de lait. Blanc tirant sur l'isabelle. | Tranche de pain coupée fort mince. Tailler la soupe , Couper du pain par tranches pour en faire de la soupe.
SOUPENTE, s. f. Assemblage de plusieurs larges courroies cousues l'une siur l'autre , et servant à soutenir le corps d'une voiture. | Se dit De longues et larges bandes de cuir croisées, qui servent à maintenir, à suspendre un cheval dans l'appareil qu'on nomme travail. | Retranchement pratiqué en planches ou en maçonnerie, dans la hauteur d'une cuisine, d'une écurie, etc. (Sou-pan-te.)
SOUPER. V. n. Prendre le repas ordinaire du soir.
SOUPER ou SOUPE, s. m. Le repas ordinaire du soir. I Après-souper, Le temps qui s'écoule depuis le souper jusqu'à ce qu'on aille se coucher. On dit mieux Aprèssoupée. (Sou-pé.)
SOUPESER. V. a. Lever un fardeau avec la main , et le soutenir pour juger à peu près combien il pèse. (So' i-pe-zé.)
SOUTEUR. s. m. Celui qui est dans l'usage de souper.
SOUPIED. s. m. F. Sous-pied.
SOUPIÈRE, s. f. Vase large et profond, qui a ordin. deux anses , et dans lequel on sert la soupe.
SOUPIR, s. m. {Suspirium.) (On fait sen tir l'R, même devant une consonne.) Respiration plus forte et plus longue qu'à l'ordinaire, causée souvent par qq. passion, comme l'amour, la tristesse, etc. | Dernier soupir, Le dernier moment de la respiration, le dernier moment de la vie. ( Pause, silence qui équivaut à une noire. | Signe ayant à peu près la forme d'une virgule, qui marque l'endroit où l'on doit faire un soupir,
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1 Demi-soupir , quart de soupir, selon la différence des pause».
SOUPIRAIL, s. m. {Spîraculum.) Ouverture pratiquée à la partie inférieure d'un édifice, pour donner de l'air , pour donner du jour à une cave ou à qq. autre lieu souterrain. (Sou-pi-rall [H m.].)
SOUPIRER. V. n. ( Suspirare.) Pousser des soupirs, faire des soupirs. | Désirer ardemment, rechercher avec passion. | V. a, et poét., Soupirer ses peines.
SOUPLE, adj. des 2 g. {Supplex.) Flexible, maniable, qui se plie aisément sans se rompre, sans se gâter. | Se dit Des personnes et de certains animaux qui ont une grande facilité à se mouvoir. | Docile, complaisant, soumis, qui a l'humeur accommodante, l'esprit flexible aux volontés d'autrui.
SOUPLEMENT, adv. D'une manière souple , avec souplesse. ( Sou-ple-man. )
SOUPLESSE, s. f. F^'lexibiliié, facilité à se mouvoir, à se plier. | Tours de souplesse , Moyens subtils, adroits, cachés, artificieux, dont certaines gens se servent pour arriver à leurs fins. | Se dit en parlant De l'esprit , du style , de la voix. 1 DociUté, complaisance, soumission, flexibilité aux volontés d'autrui. (Sou-plë-se. )
SOUQUENILLE. s. f. (Succania, b. 1.) Espèce de surtout fort long , fait de grosse toile, et qu'on donne ordin. aux cochers, et aux palefreniers, pour s'en couvrir quand ils pansent les chevaux, (Souc-e-ni-lle [11 m.].)
SOURCE, s. f. (Surgere.) L'eau qui commence à sourdre, à sortir de terre eu certain endroit pour prendre son cours vers un autre; el L'endroit, le lieu d'où l'eau sort. | Source claire, vive, limpide. Ce ruisseau ne provient pas des pluies, c'est une eau de source. Se dit Des pays qui sont abondants, fertiles en certaines choses, et qui les répandent au dehors. | Le principe, la cause, l'origine, le premier auteur de qq. eh., d'où qq. ch. procède. I Se dit Des textes originaux. | Les sources de la "vie. Les principaux organes nécessaires à la vie. | Les sources de la grâce. Les sacrements. | Fam., Cela coule de source, se dit en parlant De ce qu'une personne dit ou écrit d'une manière naturelle, facile, j La source du ^ent, Le point d'où il souffle. (Sour-se.)
SOURCIER, s. m. Celui qui prétend avoir des moyens particuliers pour découvrir des sources. (Sour-sié.)
SOURCIL, s. m. {Supercilium.) Le poil qui est en forme d'arc au bas du front , audessus de l'œil. | Froncer le sourcil , Montrer siu" son visage de la mauvaise humeur, du mécontentement. (Sour-si.)
SOURCILIER , 1ÈRE. adj. Qui a rapport aux sourcils, j Arcade sourcilière , La saillie que présente l'os coronal , au-dessus de l'orbite de l'œil. (Sour-si-lié.)
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SOURCILLER, v. n. Remuer le sourcii en signe de mécontentement, d'impatience, etc. (Sour-si-llé [11 m.].)
SOURCILLEUX, EUSE. adj. {Supercilium.) Haut, élevé. Poétiq. | Un front sourcilleux , Un front où se peint l'orgueil. Un front empreint de tristesse , un front chagnn, inquiet. (Sour-ci-lleû ; ze [11 m.].)
SOURD , OURDE. adj. et subst. (Surdus.) Qui ne peut entendre, par le vice, le défaut, l'obstruction de l'organe de l'ouïe. | Adj,, se dit De certaines choses , pour marquer qu'EUes ne retentissent pas autant qu'elles devTaient , qu'elles ne rendent pas im son aussi fort qu'elles devTaient. | £ruit sourd, Eruil qui n'est pas éclatant, | Douleur sourde, Dotdeur interne qui n'est pas aiguë. I Lime sourde. Lime qui ne fait pas de bruit ((uand on l'emploie. Fam., Personne qui agit secrètement pour qq, mauvais dessein , ou qui , sous un air taciturne, cache de la malignité. I Lanterne sourde. Lanterne faite de telle façon , que celui qui la porte voit sans être vu , et qu'il en cache entièrement la lumière quand il veut. | Pierre sourde, Pierre qui a qq. ch, d'obscur, de brouiUé. | Se dit De certaines choses qui se font secrètement, sans bruit, sans éclat; se prend en mauvaise part. I Quantités sourdes , Les quantités incommensurables, (Sour,)
SOURD, s. m. Nom donné à la salamandre , dans qqs. provinces.
SOURDAUD, AUDE. Celui, celle qui n'entend qu'avec peine. Fam. (Sour-dô; ô-de.)
SOURDEMENT, adv. D'une manière sourde, peu retentissante, qui fait peu de bruit. I D'une manière secrète et cachée. (Sour-de-man.)
SOURDINE, s. f. (Surdus.) Ce qu'on met dans une trompette , et à certains instruments de musique , pour en affaiblir le son. I Ressort qui , étant poussé , retient le marteau , et l'empêche de frapper sur le timbre ou sur la boîte de la montre. | À la sourdiite, loc. adv. et fig. Avec peu de bruit, seci'ètement. Fam.
SOURDRE. V. n. (Surgere.) Sortir de terre. Se dit Des eaux, | Sortir, résulter.
SOURICEAU, s. m. Le petit d'une souris. (Sou-ri-sô,)
SOURICIÈRE, s. f. Piège, instrument pour prendre des souris. (Sou-ri-siè-re.)
SOURIRE. V. n. (Suôridere.) (Se conj. c. aire.) Rire sans éclater, et seulement par un léger mouvement de la bouche et des yeux, I Sourire à qqn. , Lui témoigner , par un sourire , de l'estime , de la complaisance, de l'affection , etc.— Se dit aussi Des choses qui présentent un aspect agréable, des idées riantes.
SOURIRE, s. m. Action de sourire.
SOURIS, s. m. Il signifie la même chose que Sourire, substantif. (Sou-ri.)
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SOURIS, s. f. {Sorex>) Quadrupède de la famille des Rongeurs, du même genre que le rat, mais plus petit, qui se retire dans les trous des maisons , et qui attaque les grains, la paille, les meubles, etc. | Couleur gris de souris , Un gris argenté. Chepal souris. Un cheval de cette couleur. | Pas de souris, Escalier étroit et roide, pratiqué à la gorge d'un ouvrage avancé , pour établir une communication entre cet ouvrage et le fossé qui se trouve en arrière. | Appareil destiné à mettre le feu à un fourneau de mine. | Certain muscle charnu qui tient à l'os du manche d'un gigot de mouton, près de la jointure. I Un cartilage des naseaux du cheval.
SOURNOIS, OISE. adj. et subst. Qui est caché et dissimulé. (Sour-noua; ze.)
SOUS. {Sub.) Prép. qui sert à marquer La situation d'une chose à l'égard d'une autre qui est par-dessus , qui est au-dessus. Sous la cheminée. Sous le lit. | Sert à marquer La subordination et la dépendance. | Être sous la protection de qqn.. En être protégé. | Se joint à beaucoup de mots de la langue , pour en former d'autres qui indiquent Une infériorité de position , d'ordre , de qualité , de rang, d'attributions, etc. Sous-tendante.
Sous-aide. \ Sert à marquer Le temps durant lequel un homme a vécu , un événement est arrivé , etc. ( Sert à marquer La situation de deux lieux, dont l'un est plus élevé que l'autre, | Sous tel nom , sous tel titre , etc. , Avec tel nom , avec tel titre , etc. | Sous ce rapport, À cet égard. | Passer qq. ch. sous silence, N'en point parler. | Affirmer sous serment. Faire un serment pour attester la vérité de qq. ch. | Moyennant, Avec. | Sous MAIN. loc. adv. En cachette, clandestinement. (Sou.)
SOUS-AFFERMER , et qqfs. SOUS-FER- MER. V. a. Donner à sous-ferme, ou Prendre à sous-ferme. (Sou-za-fér-mé ; ou Sou-fërmé.)
SOUS-AMENDEMENT, s. m. Amendement à un amendement. (Sou-za-man-deman.)
SOUS-AMENDER. v. a. Amender un amendement. (Sou-za-man-dé.)
SOUS-ARBRISSEAU, s. m. Toute plante, ligneuse dont les branches ne naissent jamais de boutons formés l'année précédente, comme celles des arbres et des arbrisseaux. (Sou-zar-bri-sô.)
SOUS-BAIL, s, m. Bail que le preneur fait à un autre, d'une partie de ce qui lui a été loué ou donné à ferme. (Sou-ball [Il m.].)
SOUS-BARBE, s. f. Partie postérieure de !a mâchoire inférieure du cheval, sur laquelle porte la gourmette. (Sou-bar-be.)
SOUS-CLAVIER, 1ÈRE. adj. et subst. m.
Qui est sous la clavicule. — Plusieurs autres termes d'anatomie sont formés de la même manière : Sous-cutané (qni est place jous la
SOU
peau). Sous-maxillaire (qui est placé au-dessous de la mâchoire). Sous-pubien (qui est placé au-dessous du pubis). Etc. (Sou-clavié.)
SOUSCRIPTEUR, s. m. ( Subscriptor. ) Celui qui prend part à une souscription,
SOUSCRIPTION, s. f. (Subscriptio.) Signature qu'on met au-dessous d'un acte pour l'approuver. | La souscription d'une lettre , La signature de celui qui l'a écrite , accompagnée de certains termes de civilité. ' L'engagement que prennent plusieurs peil sonnes de fournir chacune une certaine somme pour qq. entreprise, pour qq. dépense commune. Les sommes mêmes qxu sont fournies, j L'engagement de prendre, moyennant un prix convenu, un ou plusieurs exemplaires d'un livre , d'un ouvTage qui doit être publié dans un certain espace de temps. | La reconnaissance que le libraire donne à celui qui a souscrit. (Sous-crip-
SOUSCRIRE. V. a. (Subscr ibère.) Écrire son nom au bas d'un acte pour l'approuver. I Avec la prép. J , Consentir, approuver ce qu'un autre dit. [ Fournir, s'engager à foiM-nir une certaine somme pour qq. entreprise, pour qq. dépense commune, | S'engager à prendre, moyennant un prix convenu, un ou plusieurs exemplaires d'un livre, d'un ouvrage qui doit être publié dans un certain espace de temps,
SOUS-DÉLÉGUER. v. a. F. Subdéléguer.
SOUS-DIACONAT, s. m. Le 3* des ordres sacrés, celui qui est au-dessous du diaconat. (Sou-di-a-co-na.)
SOUS-DIACRE, s. m. Celui qui est promu au sous-diaconat, qui est au-dessous du diacre, (Sou-di-a-cre.)
SOUS-DIYISER, v, a. K Subdiviser.
SOUS-DOMINANTE, s. f, La quatrième note d'un ton, celle qui est immédiatement au dessous de la dominante. (Sou-)
SOUS-DOUBLE, adj. des 2 g. Qui est la moitié, (Sou-)
SOUS-DOUBLÉ, ÉE. adj. En raison sousdoublée , En raison des racines carrées.
SOUS-ENTENDRE. v. a. Ne point exprimer dans le discours une chose qu'on a dans la pensée. | Cette condition se sous-entend , Elle est réputée exprimée, ( Se dit De certains mots qu'on n'exprime pas , et qui peuvent être aisément suppléés, [Sous-ENTENDu, subst. m. Il y a là quelque sous-entendu. F. le mot suivant. (Sou-zan-tan-dre.)
SOUS-ENTENTE, s, f. Ce qui est sousentendu artificieusement par celui qui parle. (Sou-zan-tan-fe.)
SOUS-FAÎTE, s. m. Pièce d'un comble posée de niveau au-dessous du faîte, et liée par des croix de Saint-André, (Sou-fê-te.)
SOUS-FERME, s. f. Sous-bail, convention par laquelle un fermier général ou prin-